RSS
RSS

Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

 :: Centre Ville :: Bars et Boîtes de nuit Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Don't press the trigger



“ You hate me? Well okay, grab a chair and wait for me to care. „
Messages : 14
Métier : Branleur à temps plein. :hm:
avatar
Human
Jeu 17 Aoû - 15:09
Don't press the trigger
  • ft. Thomas Lavender


« Don’t close your heart… »


Doucereuse émotion qu’est l’amour. Qu’est-il réellement, celui qui emprisonne ton cœur foisonnant en échange de quelques caresses dévorantes ? Quel triste événement de n’être au final qu’un simple objet bridé par le désir et l’amour d’une autre personne ? Quel choix difficile entre le cœur et la raison pour qu’au final ce soit le premier qui l’emporte sans prendre en compte du plus important. C’est consciemment et à des risques périlleux que l’on décide d’ouvrir son cœur au risque d’en souffrir. Pourquoi se laisser emporter par de vifs sentiments qui ne sont qu’une bombe à retardement ? Celle qui lorsqu’elle explosera pourrait créer des stigmates irréparables. Pourquoi l’amour est-il aussi doux qu’il est douloureux ?

Le doux courant de ses pensées comme le flot des paroles qui se glissait dans son petit studio. Et les yeux clos, Van était adossé contre son mur. Sa clope se consumait lentement. Le temps semblait ne plus avoir d’emprise sur lui. L’immortalité de ses souvenirs errait comme une bête en cage au fond de son pauvre petit cerveau.
Puis, il relâcha dans une lente volute de fumée sa dernière latte. Son regard d’or s’ouvrit à nouveau sur son monde. Ses fringues étaient posées en bordel sur sa télé. Il semblait que la douleur ne voulait toujours pas s’échapper. Il ne pouvait s’enfuir de la prison de douleur dans laquelle lui-même s’était enfermé. Quel boulet. Rageur, le garçon écrasa sa clope entre les cadavres de mégots qui gisaient le cendrier au pied de son matelas. Il fallait qu’il pense à autre chose. Rapidement, le brun se saisit de sa veste et de son paquet. S’il continuait de se morfondre, il allait faire une grosse connerie ce soir. La nostalgie ne lui collait définitivement pas à la peau. Puis après avoir enfilé ses vieilles baskets, tout s’enchaîna très vite et il se retrouvait, enchaîné face aux astres de la nuit.

Son regard se porta vers l’horizon. Des immeubles et encore des immeubles. Tant de gens, mais si peu d’intérêts. Il déambula dans la ville comme une âme en peine, sans but, il se demandait même ce qu’il foutait encore là. Un courant d’air se glissa entre ses mèches brunes.  Le garçon chipa une nouvelle clope dans son paquet, passant les ruelles bruyantes. Il devait s’échapper du calme ambiant de son appart, se casser les oreilles pour oublier la douleur qui brûlait sa poitrine. Sans honte, il bouscula la population qui ne se déplaçait pas du milieu de son chemin. Même il grogna en lançant des regards glaciaux.  Heureusement que son cousin n’était pas là, sinon, il se serait pris une mandale derrière la tête.

Une lumière au fin fond de la rue attira son regard d’or, Van s’échappa de la foule afin de s’y diriger et se planta devant le bar. Terminant une énième clope –il devrait arrêter de fumer un jour -  il la balança sans l’éteindre et allait pour pénétrer dans le bar. Le colosse qui servait de videur lui barra la route de son bras. Le jeune brun haussa un sourcil en s’arrêtant, « ne pas insulter », il se répéta intérieurement ce mantra pour ne pas craquer, il avait l’habitude – en même temps, il se trouvait être ridiculement petit pour son âge. Il prit son temps pour fouiller dans ses poches et sortit une pièce d’identité cornée et toute abîmée et la planta devant le molosse qui se tenait devant lui.  Celui-ci l’observa rapidement puis le laissa passer.  Van entra, et grommela une rapide formule de politesse à sa façon.

La salle puait l’alcool et la transpiration. Le jeune homme retroussa le nez puis alla écraser son cul sur le premier tabouret à côté du comptoir. Le monde s’amassait dans la petite pièce, un chanteur dans un coin avec sa guitare grattait quelques notes en faisant rythmer la foule au son de sa voix. Van tapait la cadence du bout des doigts sur le bois ciré.  Il ne pipait mot et se laissait porter par le temps qui passait. Premier verre, il balança quelques pièces sur le comptoir, la joue posée contre la paume de sa main et sirota sa pression – autant commencer en douceur.  

Van resta assis, longtemps probablement, car il ne voyait pas le temps qui lui filait entre les doigts. Son cœur se noyait sournoisement, les verres se multipliaient face à lui tandis que l’argent se consumait. Il tentait de combler son manque comme il pouvait, il s’égarait.



_________________




You want to end your life. Now and again we try. To just stay alive
Maybe we'll turn it all around


Messages : 23
Localisation : Dans la rue peut-être bien
Métier : Serveur
Pouvoir : Voleur de Voix
Humeur : Excellente

Double(s) compte(s) : Natt Salmeron
avatar
R:Physic
Voir le profil de l'utilisateur




Thomas Lavender
R:Physic
Lun 28 Aoû - 19:15



ϟ Don't press the trigger ϟ





L'anarchie faisait battre ton cœur. Impuissant menteur, tu te sauvais des ténèbres, offrant ton corps et ton âme. Tu cherchais le réconfort des autres, la passion et l'amour. La lumière fuyait, tes jours se terminaient dans la chaleur, l'humidité et l'obscurité d'une pièce inconnue. La folie te guettait, tous les jours, un peu plus. Tu ne voulais pas t'en faire, tu prenais tout ce que tu trouais pour oublier et pourtant, tu n’obtenais jamais rien.

Défoncé, tu continuais.

Le plaisir te déchirait, tu te mentais, ton corps ne réagissait plus. Tu aimais tellement ça, mais tu t'en détestais. Tes addictions, ta simplicité d'esprit, tout devait te permettre d'oublier ce semblant de vie que tu voulais te construire autour de tes nuits à paraître et à disparaître. Tu n'étais qu'une erreur, une tâche sur le tableau. Il y avait un autre monde face à toi, brillant, léger. La musique, les sourires... Le bonheur, c'était ça. Il transformait les humains, colorait le monde et pourtant tout était mort autour de toi.

Que t'était-il arrivé ?

Tu étais là, depuis longtemps. Ton cœur et ton esprit semblaient encore perdus. Tu fuyais ton appartement, la solitude. Incompréhensible, alors que tu ne percevais les couleurs que dans ton antre. Tout était si facile au loin, bloqué derrière ton ordinateur, à vivre une vie qui n'était pas la tienne. Ton imagination t'emportait, mais ce n'était pas la réalité. Le monde aussi terne et invivable qu'il puisse paraître, tu en avais besoin pour ne plus sombrer.

Tes dernières sorties s'étaient accompagnées de tes mensonges habituels. Tes rendez-vous traités comme une vengeance à l'amour qui banalisaient la luxure, te faisaient survivre dans les mauvais quartiers. Ce soir, encore, tu étais là, face au bar, à attendre, on ne sait quoi. Les verres s'étaient enchaînés en silence. Aujourd'hui, c'était toi qui te retrouvais seul. Ton rendez-vous avait décidé de t'ignorer et sans donner de réponse, il disparut de ton esprit.    

Les minutes devenaient des secondes, les heures devenaient des minutes et le temps s'effaça.

Tu jetas ton attention sur celui qui venait de te rejoindre au bar. Il était ailleurs, silencieux, peut-être dans sa bulle, morose. C'était un inconnu, comme ses hommes qui vivaient autour de toi. Machinalement, tu l'avais regardé, tu l'avais jugé. Il n'était pas bien différent des autres, peut-être sa coiffure... Dérangeante. Ton imagination, ta curiosité maladive prirent le dessus, une seconde à l'observer et tu commençais à l'inventer. Attendait-il ses amis ou un rendez-vous fantôme ? Ta mauvaise humeur transformait tes idées, peut-être que lui aussi était là sans raison. Comme toi, il était absent et vivait dans un monde morne et mort ?

Tu ne sais pas vraiment comment tu en étais arrivé là, une main maladroite ou une gorgée de trop. Un coup brutal, à peine réfléchi et ton nouveau verre tomba au sol. Dans une dernière action ratée pour éviter le pire, l'alcool termina sa chute sur le pantalon de ton voisin. Tout devenait plus sombre maintenant, tu avais provoqué l'hécatombe. Un verre brisé, un regard énervé. Tu restais muet, comme si on t'avait arraché la langue. Tu ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. C'était idiot ? Une excuse et une main apportant de l'aide auraient suffi, mais non. Que ça soit à cause de l'alcool ou de ta stupidité, tu restais inerte, appréhendant la suite, comme un enfant qui venait de faire une bêtise.

Fiche par Millaby sur Kitten-LS • Ne pas retirer les crédits

_________________



Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Centre Ville :: Bars et Boîtes de nuit-