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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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I love you more than I have ever found a way to tell you. ft Willy ♥




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Hamish Brackens
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Lun 14 Aoû - 22:53
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Tu tournais en rond depuis une bonne heure déjà, enfermé dans cet appartement que tu partageais avec ton ami.

Toutes les cinq minutes, ton regard se posait sur l'horloge accrochée au mur, puis vers la porte d'entrée et enfin vers ton portable, en quête d'un quelconque signe de vie de la part de ton ami. Tu ne pouvais t'empêcher de te sentir de plus en plus énervé et angoissé, au fur et à mesure que les minutes défilaient. Ce n'était pas vraiment ton genre de stresser pour rien, surtout parce que William était tout simplement parti sans toi – même si ça t'embêtait un peu.

C'est presque comme si tous tes problèmes tournaient autour de lui (presque comme tes pensées, en fait). Mais tu te disais que c'était justifié ; et que tu avais quand même le droit de t'inquiéter pour la seule personne qui comptait réellement pour toi. Enfin, tu n'étais pas dans un tel état pour rien non plus ; ton ami semblait s'amuser à partir on ne sait où, pour revenir quelques heures plus tard, parfois blessé (ah, ce n'était pas très grave, ce n'était que quelques égratignures et ça n'arrivait que très rarement – mais c'était déjà trop pour toi, tu refusais que quelqu'un porte la main sur ton ami sans que tu ne puisses rien y faire). Parfois, ça t'énervait bien plus que ça t'angoissait.

Ça t'énervait parce que tu pouvais attendre des heures sans avoir de nouvelles, et tu ne cessais de te demander quand arrivera le jour où ton ami finira par rentrer blessé bien plus gravement que d'habitude ; ou le jour où il ne rentrera pas du tout (et tu tentais tant bien que mal d'éviter cette pensée-là comme la peste, mais tu savais qu'elle était toujours là, dans un coin de ton esprit). Ah, tu avais bien essayé d'en parler avec William ; mais il arrivait toujours à changer de sujet, ou il te disait de ne pas t'en mêler. Et toi, tu n'osais pas insister ; tu ne voulais pas vraiment le mettre en colère.

Parfois, tu te demandais si c'était parce qu'il t'en voulait encore de l'avoir autant évité lorsque tu avais découvert tes sentiments (même si cet incident commençait à dater un peu). Tu n'as jamais été sûr de savoir s'il t'en voulait vraiment, mais tu avais parfois l'impression que c'était bel et bien le cas. Tu pouvais le comprendre ; mais maintenant, tu ne l'évitais plus et c'était tout ce qui comptait. Tu n'assumais toujours pas assez tes sentiments pour avoir le courage de les avouer, mais tu avais réussi à les dissimuler, du mieux que tu le pouvais. Tu avais même l'impression d'être encore plus proche de ton ami, et tu te demandais si c'était à cause de ça que tu te sentais aussi énervé et angoissé à chaque fois que William partait pour faire… pour faire quoi d'ailleurs ? Tu n'en avais aucune idée, et ça t'énervait encore plus.

Tu te disais que tu réagissais comme un adolescent en face de son premier coup de cœur, qui ne supportait pas de ne pas avoir de nouvelles pendant plus de cinq secondes et qui envoyait des dizaines et des dizaines de messages. Sauf que voilà, tu n'étais plus un adolescent (même si, parfois, tu avais encore la maturité d'un – parfois), et tu n'envoyais aucun message à William, lorsqu'il sortait. (Tu avais un peu honte de te l'avouer, mais il était bel et bien ton premier coup de cœur…) Ah, peut-être que tu devais en envoyer, pour dire d'être sûr qu'il n'était pas en train de lentement mourir dans une ruelle et de te rassurer un peu. Mais, dès que tu te retrouvais en face de ton portable, la conversation avec ton ami ouverte, tu ne trouvais pas tes mots ; ils restaient coincés au bout de tes doigts et tu finissais toujours par abandonner, dépité.

Et puis, tu n'avais plus le droit te t'inquiéter, c'est ça ? William était bien la seule personne pour qui tu pouvais aller jusqu'à donner ta vie, c'était totalement normal que tu sois aussi énervé et angoissé dès qu'il partait faire on ne sait quoi, on ne sait où. Bon, peut-être que tu exagérais (après tout, ton ami ne rentrait que très rarement blessé et ce n'était probablement pas de sa faute), mais s'il avait au moins la décence de te dire où il se trouvait, tu te sentirais déjà un peu mieux.

Mais bon, on ne pouvait pas tout avoir non plus (parfois, tu te demandais franchement comment tu avais réussi à tomber amoureux d'un gars aussi énervant) – tu ne demandais pas la Lune ; tu voulais juste savoir si ton ami était en sécurité ou non, rien qu'un petit message – un seul – qui prouverait qu'il allait bien. Mais non, apparemment tu en demandais déjà trop ; et ton ami ne semblait pas comprendre que tu pouvais t'inquiéter pour lui.

Tu avais soupiré avant de lancer un dernier regard à ton portable. Tu en avais marre de tourner en rond dans l'appartement, alors tu t'étais installé sur le canapé (après avoir dévoré quelques paquets de gâteaux, comme tu le faisais si bien lorsque tu étais contrarié) avec un coussin dans les bras. La télévision était allumée, mais tu ne l'écoutais pas vraiment – tu ne l'écoutais jamais, en fait. Tes pensées ne semblaient pas vouloir quitter William, et ça t'énervait de penser autant à lui – d'un côté, tu te disais qu'il était adulte et qu'il pouvait bien faire ce qu'il voulait, mais de l'autre… tu aimerais quand même savoir ce qu'il pouvait faire. (Tu te demandais toujours comment tu avais fait pour l'éviter autant sans devenir fou.)

Il n'était pas si tard, et pourtant tu commençais déjà à piquer du nez. Toute cette histoire te fatiguait un peu plus à chaque fois que ton ami partait, et ça t'énervait de plus en plus. Tu espérais juste que tu n'allais pas finir par t'endormir avant qu'il ne rentre – sans trop savoir pourquoi, ça te dérangeait. Comme si tu voulais t'assurer qu'il était bel et bien rentré en un seul morceau. Comme si tu voulais t'assurer qu'il n'allait pas te claquer entre les doigts pendant que tu dormais.

Tu étais en train de somnoler lorsqu'un claquement de porte t'avait fait sursauter, te ramenant violemment sur Terre. Le temps que tu réalises que c'était la porte d'entrée de l'appartement – et non celle d'un voisin ou d'un bruitage à la télévision – et de te retourner, tu avais à peine eu le temps de voir William monter les escaliers. Tu avais froncé les sourcils ; ce n'était pas son genre – d'habitude, il restait un peu dans le salon ou la cuisine avant de monter. Ça t'avait paru étrange – trop étrange pour que tu décides que c'était normal.

Alors, sans réfléchir, tu avais abandonné ton coussin et tu étais monté à l'étage. Tu t'étais dirigé vers la salle de bain (tu arrivais à voir un rayon de lumière dépasser de sous la porte), et tu avais frappé à la porte avant de la pousser. Tu avais senti ton cœur s'emballer en voyant le reflet de ton ami dans le miroir, blessé au visage – tu avais senti la colère monter en toi (et tu t'étais vaguement demandé contre qui elle était dirigée ; vers William, ou vers celui – ou celle ? – qui avait osé lui faire ça).

Tu avais dégluti, réfléchissant à chacun de ses mots, avant de croiser les bras. Tu avais posé tes yeux sur le reflet de ton ami, évitant soigneusement son regard.

« Qu'est-ce que tu t'es encore fait ? » tu avais tenté de le dissimuler, mais ton énervement se faisait sentir dans tes paroles.

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William Scott
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Mar 15 Aoû - 1:54

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William

BRACKENS
Hamish

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Le cœur toujours battant, tu t'étais mis en direction de la sortie. T'enfuyant rapidement de cette fichue porte de secours donnant sur ce fichu parking, tu jetais quelques coups d'oeil aux passants marchant derrière toi. Tu ne pouvais pas prendre le risque que ce Jack te suive plus longtemps, tu devais trouver une solution pour t'en débarrasser. La main toujours posée sur ton ventre – ah, tu pouvais encore ressentir la douleur à cet endroit – tu slalomais entre les clients vagabondant dans les multiples boutiques. Vérifiant une dernière fois que ton agresseur ne te suivait pas, tu accéléras le pas, sortant finalement de ce bâtiment par l'entrée principale.

Tu ne pouvais pas te promener avec le visage légèrement couvert de sang sans te faire remarquer par chaque passant, alors tu redéfinissais constamment ton trajet à chaque fois que tu en croisais un pour emprunter des chemins plus isolés. Ce ne fut pas une mince à faire, d'autant plus qu'à peu près tous les habitants de cette ville avaient décidé de sortir en même temps et peuplait littéralement toutes les rues. Le timing n'était pas le bon cette fois.

En une dizaine de minutes de course acharnée – oh tu remerciais ta bonne endurance qui te sauvait toujours –, tu finis enfin par revenir dans les quartiers proches que tu commençais à connaître comme ta propre poche. Tu n'étais vraiment pas loin de ton appartement, ton objectif était presque rempli, tu avais presque réussi à revenir sans que personne ne se rende compte de ce qu'il venait de se passer une vingtaine de minutes auparavant, sur ce parking.

Oh, tu étais fier. Tu avais été discret pour une fois. Personne n'avait eu la bonne idée d'appeler un médecin ou même la police – malgré le peu de profondeur de tes blessures qui ne nécessitaient pas tant de soin. La seule note négative qui aurait pu tout ruiner était Hamish. Mais ton ami s'était probablement endormi devant la télé, ou il était occupé à faire autre chose qu'à surveiller ton arrivée. Tu étais presque sûr qu'il ne t'entendrait pas – ou qu'il ne réagirait pas. Non, vraiment, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.

Sur le pas de l'appartement, tu tournas la tête dans chaque direction que suivait la rue pour vérifier une dernière fois que cet homme ne te suivait pas. Il n'y avait aucun signe de sa présence, alors tu entras discrètement par la porte d'entrée du bâtiment. Tu ne savais pas réellement ce qu'il te prit lorsque tu montas les escaliers et claqua la porte d'entrée de l'appartement avec autant de bruit qu'aurait pu le faire une comète en percutant une planète – tu n'avais vraiment pas été discret. Bon, ça allait peut-être réveiller Hamish, mais il ne broncherait pas et se rendormirait tout de suite.

La salle de bain était à l'étage, alors tu évitas soigneusement de rester trop longtemps dans le salon en voyant que la télévision était allumée. Une fois en haut, tu cherchas du bout des doigts le petit interrupteur qui éclaira tout à coup la pièce. Tu clignas des yeux un nombre incalculable de fois tout en fronçant les sourcils. Elle t'avait presque aveuglé tant sa luminosité contrastait avec l'obscurité régnant dans les rues que tu venais à peine de quitter.

La traversant à grand pas, tu te postas devant le miroir pour constater que l'homme ne t'avait pas loupé. Il avait réussi à te couper sur une des pommettes, et au coin de la lèvre. Typiquement des endroits qui peuvent saigner abondamment – et qui l'avaient fait, le sang coulait encore faiblement. Soufflant, tu ouvris rapidement l'armoire à glace pour pousser la boîte de dentifrice qui barrait la route entre ta main et la petite bouteille d'alcool à désinfecter que tu saisis et posas sur le rebord du lavabo. Il ne te manquait que le coton que tu trouvas sur l'étage juste au-dessus de l'emplacement originel de la bouteille d'alcool.

Une fois ces deux éléments indispensables en main, tu retira le bouchon de la petite bouteille de désinfectant pour en appliquer sur le morceau de coton qui avait tendance à s'émietter entre tes doigts. Soufflant à nouveau, tu pris ton courage à deux mains pour poser le coton sur une première coupure. Tu laissas échapper un faible gémissement plaintif au contact entre l'alcool et la plaie. Tes pommettes étaient assez sensibles de base, alors les picotements que tu ressentis n'étaient franchement pas agréables.

Tu passais à la seconde blessure, celle trônant vicieusement au coin inférieur de ta lèvre, lorsqu'une voix te coupa de ton élan.

« Qu'est-ce que tu t'es encore fait ? »

Il ne manquait plus que ça. Hamish t'avait entendu et t'avais rejoins dans la salle de bain pour probablement te faire la morale. Il venait profiter de l'occasion pour se venger de toutes les fois où tu lui passais un savon quand il faisait quelque chose de déplaisant. Tu n'avais franchement pas besoin de ça après la journée catastrophique – merveilleuse si on omet quelques détails – que tu venais de passer.

« Je n'ai rien fait. » Tu répondis avant d'espacer légèrement tes lèvres pour désinfecter la plaie plus facilement.

Ce qui n'était pas totalement faux, en fait. Tu n'avais rien fait, ce n'était pas toi qui avait décidé de t'envoyer un coup de poing dans la joue, mais quelqu'un d'autre. Bon, tu l'avais peut-être cherché, mais il n'empêche que tu n'avais en rien souhaité cette situation.

« Ce n'était qu'un accident, rien de plus. » Gardant ton calme – tu ne souhaitais pas réellement t'énerver, tu n'en avais plus réellement la force après cette journée –, tu finis de soigneusement désinfecter la dernière plaie qu'il te restait avant de jeter le petit morceau de coton dans la poubelle et de ranger la bouteille d'alcool à désinfecter, partant à la recherche des pansements.

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Hamish Brackens
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Mar 15 Aoû - 17:27


D'habitude, tu serais resté sur le canapé et tu aurais fait comme si tu n'avais rien vu, comme si tu ne t'étais pas inquiété toute l'après-midi. Tu aurais ravalé ta colère et tu aurais fini par monter dans ta chambre en évitant soigneusement William (comme pour lui faire subtilement comprendre qu'il avait fait quelque chose qui t'avait contrarié). Mais aujourd'hui, tu ne savais pas vraiment ce qu'il t'avait pris – tu n'avais juste pas réfléchi. Tu en avais eu marre de t'inquiéter et de t'énerver pour rien, alors tu avais suivi William jusqu'à la salle de bain. Tu voulais lui faire comprendre.

Tu t'étais retenu de grincer des dents en le voyant nettoyer ses blessures. Tu voulais lui arracher cette bouteille d'alcool des mains et lui donner celle d'antiseptique au nom imprononçable à la place – non, franchement, il fallait être stupide pour utiliser de l'alcool pour désinfecter ses blessures lorsqu'il y avait autre chose de plus efficace et de moins douloureux de disponible. Et puis, il fallait d'abord nettoyer à l'eau un petit moment après s'être lavé les mains – et tu doutais que ton ami l'avait fait. Tu voulais aussi lui retirer ce bout de coton – tu avais acheté des compresses stériles en même temps que la bouteille d'antiseptique après avoir emménagé, et tu te demandais pourquoi ton ami s'entêtait à utiliser des choses qui n'étaient vraiment pas adaptées.

Tu étais sur le point de traverser la salle de bain à grand pas, et à l'obliger à s'asseoir sur le bord de la baignoire pour t'occuper toi-même de ses blessures. Tu voulais que ce soit bien fait – mais tu avais un peu peur de l'approcher. Tu te souvenais encore de la dernière fois que tu avais soigné quelques-unes de ses blessures ; tu te souvenais de la façon dont tes mains tremblaient, dont ton cœur battait un peu trop fort, dont tes mots avaient du mal à sortir. Et, pour l'instant, tu n'avais pas envie de lui rendre service – alors tu étais resté immobile, tes yeux toujours fixés sur le reflet du miroir.

William t'avait répondu, et sa réponse ne te satisfaisait pas – tu ne lui avais pas demandé si c'était lui qui s'était fait ça, mais comment. Ah, peut-être que ta question était mal formulée et qu'il avait compris autre chose que ce que tu voulais dire. Mais tu le savais bien qu'il ne s'était pas fait ça seul – tu en étais même sûr ; ton ami était bien trop prétentieux pour faire exprès de se blesser au visage.

Un mal de crâne t'avait prouvé que ce n'était pas rien qu'un accident. Tu avais soupiré et tu avais quitté le miroir du regard juste le temps de rouler des yeux. Tu ne comprenais pas pourquoi William te mentait ; tu ne comprenais pas pourquoi tu n'avais pas le droit de savoir pourquoi il rentrait blessé. Tu avais l'impression qu'il ne te faisait pas confiance, que tu n'étais pas encore assez proche de lui pour qu'il te donne la raison. Ça t'attristait un peu (tu le savais ; tu étais la seule personne à qui il faisait vraiment confiance, alors tu ne comprenais pas) – mais en même temps, ça te mettait encore plus en colère. Cette fois-ci, tu avais vraiment grincé des dents.

(Tu étais resté muet un instant et tu avais fermé les yeux pour tenter d'atténuer ta migraine récente. Tu ne voulais pas commencer à lui crier dessus tout de suite, tu ne voulais pas vraiment le mettre en colère non plus. Tu voulais en parler calmement ; tu ne voulais pas te mettre toi-même trop en colère. Tu savais que tu allais dire quelque chose de travers si c'était le cas. Tu devais garder ton calme.)

« Et toutes les autres fois aussi, c'étaient des accidents ? » tu tentais vraiment de dissimuler ton énervement, même si tu y arrivais de moins en moins. « Tu t'amuses à foncer dans des murs quand tu sors ? »

Tu pensais que tu avais le droit de savoir. Après tout, ton ami essayait toujours de fourrer son nez dans ta vie privée, jusqu'à t'inonder de questions dès que tu sortais de l'appartement sans lui – surtout le soir. (Tu supposais que c'était pour savoir si tu allais revenir saoul ou non, mais il ne t'en empêchait pas non plus, et ce n'était pas en te posant une dizaine de questions avant que tu ne quittes l'appartement que tu n'allais pas revenir totalement ivre). Alors, toi, tu avais bien le droit de faire pareil, non ? (Ce serait bien plus simple, si tu ne détestais pas fouiller dans la vie des gens… mais là, ce n'était pas n'importe qui ; c'était ton meilleur ami et la personne qui comptait le plus pour toi.)

(Tu trouvais ça injuste.)

Et tu en avais marre d'être aussi inquiet pour ton ami, sans savoir pourquoi exactement. Tu n'étais sûr de rien – tu ne savais même pas dans quel coin de la ville il se trouvait (ça se trouve, il se faisait tabasser au pied de votre appartement, et tu n'en savais rien), ou ce qu'il pouvait faire. Ça t'énervait de ne pas savoir quel danger William faisait face, ça te frustrait de ne rien savoir. Tu n'étais pas curieux de base, et tu n'osais jamais insister lorsqu'il te disait de ne pas t'en mêler ou lorsqu'il te mentait. Mais aujourd'hui, tu n'allais vraiment plus laisser passer ça. Tu étais bien décidé à savoir la vérité.

« Pourquoi tu me mens ? » ça sonnait comme un reproche – en fait, c'en était un – et tu avais rouvert les yeux pour les poser sur ton ami. « Je n'ai pas le droit de savoir ? »

Tu avais voulu rajouter quelques mots, mais tu t'étais retenu. Tu devais rester calme, tu ne devais pas t'énerver. Tu devais réfléchir soigneusement à chacun de tes mots et ne pas laisser ta colère parler. Tu te savais capable de dire des choses que tu ne pensais pas sur le coup de la colère (ou bien de dire des choses que tu ne voulais pas que William sache), et tu ne voulais pas lui dire gratuitement des méchancetés. Pas pour l'instant du moins – tu n'avais pas besoin de t'énerver et de le blesser inutilement pour obtenir quelques réponses.

« Tu n'as pas confiance en moi, c'est ça ? » ta voix s'était légèrement adoucie ; tu ne voulais pas que ces paroles-là donnent l'impression que tu continuais à lui reprocher tout et n'importe quoi. Cependant, tu avais réellement commencé à te demander s'il te faisait vraiment confiance.

Tu te demandais si, peut-être qu'il ne te disait rien sur ses sorties, c'était parce qu'il appréhendait tes réactions. Peut-être que tu allais te mettre en colère si tu apprenais la raison, peut-être que ça allait changer la vision que tu avais de lui ? Peut-être qu'il avait honte de la raison ? Tu n'en avais aucune idée.

Mais tu t'en fichais. Tu préférais te mettre en colère contre lui un bon coup en apprenant la raison, plutôt que de continuer à t'inquiéter pour lui lorsqu'il sortait. Tu détestais ne pas le savoir en sécurité – et tu voulais tout faire pour qu'il le soit. Tu ne voulais pas qu'on porte à nouveau la main sur lui.

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William Scott
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Mar 15 Aoû - 21:21

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Hamish

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« Et toutes les autres fois aussi, c'étaient des accidents ? » Répondit Hamish après un long silence durant lequel tu avais eu le temps de trouver la fichue boîte de pansements qui s'était cachée derrière une sorte de bouteille d'antiseptique dont le nom t'échappait et qui n'avait strictement rien à faire là. Tu ne savais même pas depuis combien de temps elle était là. Hamish reprit la parole au moment où tu allais lui répondre qu'il était particulièrement perspicace. « Tu t'amuses à foncer dans des murs quand tu sors ? »

Tu étouffas un semblant de rire en te rappelant que ce n'était pas vraiment le moment de plaisanter et qu'Hamish n'avait franchement pas l'air d'humeur à vouloir s'amuser.

« Non, ce serait particulièrement stupide et ridicule. » De plus, tu avais un doute comme quoi le fait qu'un mur pouvait être réellement coupant – tu avais plus tendance à penser qu'il n'aurait fait que briser les quelques os du nez.

Ouvrant la boîte de pansements, tu soupiras en voyant qu'il en restait deux, ce qui était assez pour cette fois. Tu notas dans un coin de ton cerveau que tu devais aller en acheter avant qu'ils ne trouvent une nouvelle utilité – ce qui ne tarderait probablement pas tant que tu n'avais pas mis un terme à cette affaire.

« Pourquoi tu me mens ? Je n'ai pas le droit de savoir ? »

« Que tu saches la vérité ou non, cela ne changerait rien.  » Sortant les deux pansements, tu en pris un premier pour le coller directement sur ta pommette, suivi du second qui fut plus délicat à placer. Une fois cela fait, tu rangeas rapidement la boîte dans l'armoire.

Hamish ne devait pas le savoir. Il ne risquait rien même si tu le mettais au courant, mais tu ne pouvais pas. Tu n'en avais tout simplement pas le droit. Il s'agissait d'une affaire, tu n'avais rien à dire, c'était confidentiel. Un secret professionnel bien que cette mission ne t'eusse pas été confiée officiellement, en somme. Et d'ailleurs, tu ne te sentais pas réellement le courage de parler de ce la façon honteuse à laquelle tu avais fui.

« Tu n'as pas confiance en moi, c'est ça ? » Ajouta Hamish alors que tu t'apprêtais à lui demander de ne pas s'en mêler, autant pour son bien que pour le tien.

Tu te tournas vivement vers ton ami, un air d'indignation plaqué sur ton visage. C'était stupide. Bien-sûr que tu avais confiance en lui, il était ton meilleur ami. Jamais tu ne l'aurais laissé entrer dans ton appartement si tu n'avais pas la certitude d'être parfaitement en sécurité. Si tu ne lui disais rien, ce n'était pas seulement parce que c'était une affaire qui ne le concernait pas, mais aussi parce que tu ne souhaitais pas l'embêter avec tes propres ennuis. Ce n'était pas comme cela que tu fonctionnais, tu gardais toujours tout pour toi, et cela t'allait parfaitement.

« Hamish, j'ai une totale confiance en toi, crois-moi ; mais je ne peux rien te dire pour l'instant. » Tu n'aimais pas cette situation ; d'un côté, tu avais envie de tout lui raconter pour passer à autre chose, pour lui prouver que tu lui avais foi en lui, mais de l'autre, tu ne pouvais pas. Si tu ne débloquais pas cette situation rapidement et avec les bons mots, elle se transformerait en guerre perpétuelle entre vous. Il te fallait désormais faire preuve de plus de prudence dans ce que tu pouvais dévoiler. Oh, tu n'aimais pas devoir marcher sur des œufs quand tu devais t'adresser à la personne la plus importante dans ta vie.

« Maintenant, je te retourne la question. As-tu réellement confiance en moi ? » Tu ajoutas, tout en regardant ton ami dans les yeux. C'était sérieux, tu avais besoin de savoir ce que pensait réellement Hamish. « J'aimerais que tu attendes encore un peu avant que je ne t'explique tout cela en détail. Je sais que ma demande est égoïste, mais quelques semaines supplémentaires suffiront à ce que je termine ce que j'ai à faire. »

Tu commençais à étouffer dans cette pièce, alors tu t'avanças vers la porte pour passer près d'Hamish et en sortir, espérant pouvoir finir cette discussion au plus vite.

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Hamish Brackens
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Mer 16 Aoû - 12:18


Tu avais manqué de t'étrangler lorsque William t'avait dit que ça ne changerait rien que tu saches la vérité ou non. Ça changeait absolument tout si tu savais la vérité ! Ce que te frustrait le plus dans toute cette histoire, c'était justement le manque d'information que tu avais ; tu n'avais vraiment aucune idée de ce que faisait William. Alors, bien sûr que ça changeait tout si tu en savais déjà un peu plus (au moins, tu n'aurais plus à t'inquiéter de savoir où se trouvait ton ami). Parfois, tu détestais ne pas avoir William dans ton champ de vision pendant un certain moment – alors ne pas savoir où il était pendant parfois des heures devenait de plus en plus insupportable. Surtout que ça arrivait plus souvent ces derniers temps, et tu commençais vraiment à te sentir angoissé.

(Tu te demandais quand même ce qui faisait le plus mal ; les blessures avec lesquelles ton ami rentrait, ou bien cette douleur dans ton cœur dès que tu les voyais, dès que William te disait de ne pas t'en mêler…)

Il s'était tourné vers toi d'un coup, si violemment que tu avais sursauté. Pendant une seconde, tu avais cru que tu l'avais finalement mis en colère – ah, tu ne voulais pas que ce soit le cas, pour l'instant du moins. Honnêtement… en y repensant, tu t'en fichais un peu, en fait. Tu étais si angoissé dès qu'il quittait l'appartement que tu voulais lui faire comprendre ce que ça faisait – et tant pis s'il se mettait en colère. Tu voulais juste éviter de lui balancer toutes sortes d'insultes à la figure.

(Maintenant que tu y penses… tu ne l'avais jamais vraiment vu en colère. Peut-être énervé, ou agacé, ou contrarié, mais jamais en colère. Tu n'osais pas te l'avouer, mais tu avais un peu peur de le voir dans cet état-là…)

Tu t'étais mordu l'intérieur des joues pour t'éviter de lui demander pourquoi il ne pouvait rien te dire. Tu trouvais ça injuste. Même s'il avait confiance en toi (et tu avais soigneusement ignoré ton cœur qui avait raté un battement lorsque tu l'avais entendu te le dire), tu ne pouvais toujours rien savoir et tu allais devoir continuer à t'inquiéter pour lui. Tu te demandais s'il savait ce que ça faisait, de tourner en rond pendant des heures, trop énervé pour se poser quelque part et trop stressé pour penser à autre chose. Est-ce qu'il ressentait la même chose lorsque tu sortais le soir pour aller boire ? Sans doute que non, toi, tu ne rentrais jamais blessé lorsque tu étais ivre, et tu restais prudent – il n'avait pas à s'inquiéter autant que toi, c'était sûr.

Tu recommençais à t'énerver. Tu avais serré des poings pour t'éviter de lui crier dessus une bonne fois pour toute – tu voulais qu'il comprenne.

Tu avais de nouveau manqué de t'étrangler lorsqu'il t'avait demandé si toi tu avais confiance en lui. Tu étais sur le point de lui dire à quel point tu lui faisais confiance – c'était presque une confiance aveugle, en fait –, mais tu t'étais interrompu avant même d'avoir lâché un mot. (Tu devais réfléchir à tes paroles avant de parler, tu ne pouvais pas juste dire ce qu'il te passait par la tête, tu le savais très bien.) Ce n'était pas à cause d'un manque de confiance que tu t'inquiétais autant pour ton ami – mais une erreur était si vite arrivée, et, même si tu savais que William était trop intelligent pour se faire tuer aussi facilement, il ne suffisait que d'un faux pas pour tout faire basculer. Et il revenait blessé ; c'était la preuve qu'il pouvait faire des erreurs.

Tu avais pris une grande inspiration avant de finalement lui répondre.

« Bien sûr que j'ai confiance en toi » le ton de ta voix laissait entendre à quel point c'était évident ; mais il y avait toujours cette pointe d'agacement (« bien plus que tu ne le crois » tu avais voulu ajouter pendant une seconde, avant de changer d'avis).

(Tu avais baissé le regard, un peu déçu que ton ami ait douté de toi – mais bon, tu venais de faire exactement la même chose, alors tu n'avais pas ton mot à dire.)

Tu avais froncé les sourcils alors que William continuait. Tu avais posé tes yeux sur lui, et tu avais décroisé les bras. Oh, tu n'aimais pas ça. Pas du tout. Non seulement tu n'avais même pas le droit de savoir, mais en plus tu allais encore devoir rester aussi angoissé pendant encore « quelques semaines ». Tu n'en revenais pas ; tu te demandais si tu n'avais pas halluciné les paroles de ton ami, tu te demandais s'il ne se foutait pas de toi. Il n'avait vraiment pas remarqué à quel point tu étais stressé lorsqu'il rentrait ? Tu t'étais forcé à réfléchir, serrant tes poings contre tes hanches – tu ne voulais vraiment pas le couvrir d'insultes pour faire passer ta colère. Ça n'allait rien apporter du tout. Mais tu voulais vraiment lui faire comprendre à quel point ça t'énervait.

« Quelques semaines ? » tu t'étais presque étouffé avec tes mots, tant tu n'y croyais pas. « Mais, as-tu seulement une idée de ce que ça représente pour moi ? C'est bien plus qu'égoïste ! »

(C'était injuste.)

En voyant que William semblait vouloir partir, tu t'étais planté entre la sortie et lui. Oh non, tu n'allais pas le laisser fuir comme ça ; tu n'en avais pas fini avec lui. Tu devais lui faire comprendre, sinon, ça n'allait jamais s'arranger et tu allais le regretter de ne pas avoir été jusqu'au bout. Peut-être que William ne voulait pas te dire où il allait, ou ce qu'il faisait – mais ce n'était pas une raison pour le laisser partir. Peut-être que s'il comprenait ce que tu pouvais ressentir, il changerait d'avis (même si tu n'étais pas très sûr…).

(Ton cœur battait fort, trop fort. Tu ne savais pas vraiment si c'était à cause de ses stupides sentiments, ou si c'était parce que tu étais énervé.)

« Si je veux autant savoir, c'est parce que je m'inquiète pour toi, tu sais ! » tu avais craché ses mots en te redressant de toute ta hauteur – tu t'étais presque mis sur la pointe des pieds. « Pour l'instant, tu ne rentres qu'avec quelques égratignures, mais après ce sera quoi ? Des os brisés ? Des organes perforés ? Ou, mieux, tu ne rentres pas du tout, parce que tu es en train de te vider de ton sang je ne sais où ? »

Pendant une seconde, tu t'étais dit que tu n'avais aucune raison de t'énerver contre lui. Après tout, il l'avait dit lui-même ; ce n'était pas vraiment de sa faute s'il rentrait blessé (même si tu pensais qu'il provoquait un peu quand même…). Mais, oh, s'il te disait juste où il se trouvait, ou ce qu'il faisait, tu irais déjà mieux. Tu angoisserais déjà un peu moins. Mais, apparemment, il ne voulait rien savoir – et ça te frustrait tant.

« Tu n'as pas l'air de comprendre que tu comptes pour moi » tu commençais à ne plus réfléchir à tes mots avant de parler – et c'était mauvais. Très mauvais. Tu le savais, mais tu t'en fichais – si c'était le seul moyen de le faire comprendre, alors tu étais prêt à courir le risque. Tu voulais vraiment qu'il te comprenne. « Tu n'as pas l'air de comprendre ce que ça fait d'attendre parfois des heures à angoisser parce que son seul véritable ami est parti se mettre en danger inutilement ! Non, apparemment tu ne comprends pas, tu es bien trop intelligent pour faire attention à ce que je ressens, ou juste pour ressentir ce genre de choses. »

(Peut-être que tu allais trop loin, peut-être que tu avais dit quelque chose de travers. Ce que tu disais n'était vraiment pas sympa – ça ne te ressemblait pas.)

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William Scott
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Mer 16 Aoû - 18:18

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BRACKENS
Hamish

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« Quelques semaines ? Mais as-tu seulement une idée de ce que ça représente, pour moi ? C'est bien plus qu'égoïste ! »

C'est vrai qu'en y pensant, cela paraissait long. Mais tu n'y pouvais rien, tu étais sur cette affaire depuis des mois déjà, et ce serait mentir que de penser que tu allais bientôt attraper cet homme pour l'emmener moisir là où il ne dérangera que les gardes de la prison. Au moins, Hamish était prévenu, tu n'allais probablement pas cesser de revenir couvert de blessures dans les jours à venir.

Tu soupiras et pinça l'arrête de ton nez en fermant les yeux lorsque Hamish se posta pile dans l'encadrement de la porte. La fatigue te gagnait progressivement, tu en avais marre de cette conversation qui n'allait rien vous apporter, et tu ne voulais vraiment pas t'énerver réellement contre ton ami. Ce n'était pas juste, s'il te poussait trop loin, tu allais sans doute lui siffler des atrocités alors que c'était toi, celui qui était en tort, dans toute l'histoire. Et tu allais le regretter. Parce qu'étrangement, avec Hamish, tu regrettais toujours ce qui n'allait pas, ce qui pouvait le blesser.

«  Écoute...  » lanças-tu, avant d'être interrompu par ton ami.

« Si je veux autant savoir, c'est parce que je m'inquiète pour toi, tu sais ! » le ton qu'avait pris Hamish te déplaisait fortement. « Pour l'instant, tu ne rentres qu'avec quelques égratignures, mais après ce sera quoi ? Des os brisés ? Des organes perforés ? Ou, mieux, tu ne rentres pas du tout, parce que tu es en train de te vider de ton sang je ne sais où ? »

Hamish n'avait pas tort. Ce n'était pas improbable que tu rentres à l'appartement avec bien plus que de simples coupures. Cependant, tu avais l'habitude depuis quelques années déjà de côtoyer le danger, et cela ne te faisait plus réellement peur. Tu avais conscience des risques, et tu prenais tout de même le temps de refuser d'intervenir sur les affaires beaucoup trop dangereuses qui pouvaient avoir raison de toi, même si un imprévu pouvait vite arriver. Mais cette crainte de la mort, ce n'était pas toi qui la ressentais, mais ton ami. Oh, tu n'aimais pas réellement cela.

« Tu n'as pas l'air de comprendre que tu comptes pour moi » poursuivit Hamish. Il semblait inarrêtable. « Tu n'as pas l'air de comprendre ce que ça fait d'attendre parfois des heures à angoisser parce que son seul véritable ami est parti se mettre en danger inutilement ! Non, apparemment tu ne comprends pas, tu es bien trop intelligent pour faire attention à ce que je ressens, ou juste pour ressentir ce genre de choses. »

Cette fois-ci, c'en était trop. Tu avais l'habitude d'entendre les autres te traiter de monstre incapable de ressentir quelconque foutu sentiment et cela ne t'affectait plus depuis longtemps. Il t'arrivait même d'en jouer pour faire peur à d'autres personnes ou pour tout simplement leur dire d'aller se faire mettre là où bon leur chantait parce qu'ils te tapaient sur les nerfs avec leur foutue morale.  Mais ces mots, prononcés par Hamish, furent aussi violent qu'un coup de poignard en plein cœur – tiens, la preuve que tu en avais un, quelque part sous le tas inhumain qui te constituait. Cette simple phrase, tu ne pouvais plus l'entendre, surtout pas venant d'Hamish.

Les yeux foudroyant Hamish – oh ça aussi, tu allais le regretter –, tu serras aussi les poings avant d'ouvrir la bouche, laissant s'exprimer toute la colère qui s'était accumulée en seulement quelques minutes.

«  Tu veux savoir à ce point ? Très bien, mais ne viens pas te plaindre par la suite. » Tu marquas un très court temps d'arrêt avant de recommencer à élever la voix. « Si je suis revenu blessé aujourd'hui, c'est parce que j'ai rencontré une personne contre ma volonté ; et crois-moi, ce n'est pas le genre à te faire des cadeaux quand tu croises son chemin. Je veux juste l'empêcher d'agresser d'autres innocents. Cela faisait bien des mois que je le soupçonnais, et j'ai eu la preuve de sa culpabilité aujourd'hui, au prix de quelques coups. Tu es content ? Tu vois, ça ne change strictement rien de connaître la vérité.  » Tu avais craqué. La pression que t'infligeait Hamish avait eu raison de toute la prudence que tu avais tenté de garder jusqu'ici. Tant pis, il avait voulu tout savoir, maintenant il le savait ; il n'avait plus le droit se plaindre.

Mais tu étais lancé dans ta fureur, piégé dans tes derniers retranchements ; en voulant mettre fin à la dispute, tu laissas exploser ta rage sans parvenir à l'arrêter. Peut-être que tu aurais dû te gifler pour retrouver le contrôle de ton esprit et de ton corps, peut-être que tu aurais dû te mordre les lèvres tellement fort que tu en aurais saigné pour que la douleur te fasse taire une bonne fois pour toute.

« Je ne sais pas moi, tu devrais te réjouir que je rentre en vie sain et sauf, plutôt que de me crier dessus.  » Tes paroles étaient amères, tu aurais préféré qu'Hamish te balance un bon coup de poing  –  un de plus n'allait pas te tuer – pour t'empêcher d'en dire plus, mais tu n'arrivais pas. C'était plus fort que toi.

Oh, qu'est-ce que tu ne donnerais pas pour revenir dans le temps et ne jamais rentrer. Hamish ne serait jamais venu te demander des explications, et rien de tout cela ne se serait produit. Tu n'en pouvais plus de cette conversation, elle était toxique, tu en étais même malade.

« Il est hors de question que, sous prétexte que tu t'inquiètes, je commence à t'envoyer des messages toutes les cinq minutes pour te prévenir que tout va bien. Ne te mêles plus de mes affaires maintenant, tu n'as rien de plus à savoir.  »

Tu te battais toujours intérieurement pour stopper ce démon que Hamish avait réveillé. La meilleure solution était de partir très vite de cette salle de bain, de te réfugier dans ta chambre et de passer tes nerfs sur autre chose. Tu t'approchas d'un pas, prêt à écarter Hamish du passage s'il t'empêchait de partir.


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Hamish Brackens
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Mer 16 Aoû - 20:56


Tu te disais que tu aurais mieux fait de te taire, de laisser passer comme d'habitude et de ravaler ta colère. Tu te disais que tu aurais mieux fait de t'endormir sur le canapé et faire comme si tu n'avais pas passé l'après-midi à guetter l'arrivée de ton ami. Mais non, aujourd'hui, il avait fallu que tu t'en mêles – ah, tu aurais très bien pu en parler calmement aussi. Tu aurais pu lui demander de s'asseoir sur le canapé, lui en parler calmement, lui raconter ce que tu ressentais dès qu'il quittait l'appartement. Et tout ça, sans s'énerver – à croire que tu étais incapable de ne pas te mettre en colère à la moindre occasion. La conversation n'était même pas encore finie que tu t'en voulais déjà (tu aurais vraiment dû te taire…).

En croisant le regard de ton ami (juste pendant une seconde), tu avais compris que tu avais dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Ça ne t'étonnait pas vraiment, tu te disais que tu venais d'être assez dur avec lui – tu étais presque choqué de tes propos. Jamais tu n'aurais osé lui dire ça si tu n'avais pas laissé parler ta colère – tu t'en voulais vraiment. Tu étais presque sur le point de t'excuser, mais William t'avait coupé dans ton élan.

Oh, tu avais carrément dit quelque chose qui ne fallait pas. Tu te demandais vaguement qui était cette personne dont il parlait – et si tu n'étais pas aussi lâche, tu aurais été capable de la retrouver pour rendre justice personnellement et lui faire comprendre que personne ne touchait à ton ami. Tu te faisais déjà une joie de le haïr.

« Mais tu n'es pas policier, si ? » tu étais presque méprisant (et tu détestais ça, tu détestais avoir un ton aussi horrible). « Pourquoi tu fais ça au juste ? Pourquoi tu cours après je ne sais quel agresseur au lieu d'appeler les flics ? »

Tu ne comprenais toujours pas pourquoi ton ami ne voulait pas te le dire. Tu ne comprenais pas pourquoi il avait fallu que tu lui craches des mots horribles à la figure pour qu'il te le dise enfin. Peut-être que tu n'étais pas censé le savoir, mais pourquoi ? Et puis, ça lui servait à quoi de courir après les criminels du coin et de mettre sa vie en danger, au lieu d'appeler la police, comme tu l'avais dit ? Rien que de le voir rentrer blessé te mettait hors de toi, mais de savoir qu'il se mettait en danger aussi inutilement te mettait encore plus en colère. Ce n'était vraiment qu'un crétin.

Croisant une nouvelle fois le regard de ton ami, tu avais remarqué à quel point il semblait effrayant lorsqu'il était en colère. Tu avais presque eu peur de te prendre un poing dans la figure et tu étais tendu – comme si tu t'attendais à vraiment t'en prendre une. C'était étrange de voir William dans un tel état, et ça te faisait encore plus regretter de t'être énervé contre lui. Tu avais serré les dents.

(Tu ferais mieux de t'excuser.)

Tu avais fermé les yeux alors qu'il continuait – tu ne voulais plus l'écouter, tu ne voulais plus qu'il soit en colère. Il avait peut-être raison ; tu devrais sans doute te réjouir. Tu en demandais trop ; William rentrait vivant et c'était tout ce qui comptait. Mais toi, tu voulais toujours plus, tu ne voulais plus qu'il soit blessé. Tu voulais qu'il soit réellement sain et sauf, tu ne voulais plus t'inquiéter parce qu'il risquait un jour d'être blessé plus gravement. Tu en demandais vraiment trop.

Tu t'étais mordu l'intérieur des joues en écoutant ton ami. Non, tu ne voulais pas des messages vides de sens (quoi que, si ça pouvait t'aider à te sentir un peu moins anxieux, tu en voulais bien) ; toi, tu voulais William, sain et sauf, à tes côtés. Tu voulais entendre sa respiration, écouter les battements de son cœur, sentir sa chaleur corporelle. Tu ne voulais rien d'autre, tu voulais juste William.

Et tu avais eu l'impression que quelque chose s'était brisé, au fond de toi. Comme si ce lien qu'il y avait entre vous deux venait tout juste de disparaître, comme si votre amitié venait d'être sévèrement amochée. Les mots de William t'avaient fait mal (mais tu avais sûrement dû lui faire mal aussi, alors tu n'avais rien à dire), et tu avais baissé la tête. Tu étais tant en colère, à la fois contre William et contre toi-même. Tu aurais vraiment dû te taire. Tu n'étais qu'un idiot.

Tu ne savais pas vraiment ce que tu avais ressenti lorsque William t'avait poussé pour sortir de la salle de bain – mais tu n'avais jamais ressenti une telle douleur dans ton cœur. Quelque chose s'était définitivement rompu entre vous, et tu haïssais ce sentiment – ça te rendait fou (tu étais partagé entre colère et regret, mais tu ne voulais pas y penser. Tu ne voulais penser à rien). Tu ne voulais pas qu'un froid s'installe entre vous deux, à cause de tes caprices. Tu ne voulais pas le perdre un peu plus chaque jour parce que tu avais été trop curieux. Tu ne voulais pas le laisser partir sans avoir le dernier mot, tu ne voulais pas le laisser faire. Il n'avait toujours pas compris. Tu jouais avec le feu, mais tu t'en fichais.

(Tu avais l'impression de gâcher votre amitié. Tu avais un peu envie de pleurer.)

Tu avais définitivement arrêté de réfléchir. Au moment où William avait enfin réussi à sortir, tu t'étais retourné d'un coup et tu avais agrippé son poignet. Tu l'avais serré aussi fort que tu pouvais, pour être sûr qu'il ne soit pas tenté de se dégager et de s'enfuir avant que tu n'aies eu le temps de dire un mot. Tu ne voulais pas vraiment lui faire mal – mais tant pis, tu n'y pensais pas.

« Pourquoi ça te gêne autant que je m'inquiète pour toi ? » tu avais à peine le temps de penser à tes mots que tu les disais déjà. Tu devais te calmer, tu ne devais pas t'énerver autant. Mais tu te disais que c'était déjà trop tard pour faire machine arrière – tu n'en avais plus rien à faire. « Toi, tu ne gênes pas pour toujours fouiner dans ma vie privée, alors pourquoi je n'aurais pas le droit moi aussi ? J'ai sûrement autant de raisons que toi de le faire. »

Tu ne lâchais plus William du regard, tes yeux plantés dans les siens (ça t'étonnait, toi qui avais tant du mal à le regarder dans les yeux d'habitude). Tu sentais ton cœur battre beaucoup trop fort dans ta poitrine et tu te demandais si ton ami pouvait l'entendre aussi. Tu ne voulais pas qu'il pense que tu lui criais dessus pour rien, tu voulais juste lui faire part de tes peurs, rien de plus. (Au fond de toi, tu ne voulais plus que William soit en colère. Tu ne voulais plus qu'il te fixe avec ce regard…)

Tu avais pris une grande inspiration et tu avais haussé le ton.

« Tu n'as franchement aucune idée de ce que je peux ressentir dès que tu quittes ce foutu appartement pour aller te mettre en danger inutilement » tu perdais ton souffle, tu te noyais dans les yeux de ton ami et ton cœur te faisait mal. « Je m'inquiète pour toi, bien plus que tu ne le penses, mais tu n'as pas l'air de le comprendre ! Tu comptes bien plus que n'importe qui alors ça m'énerve lorsque tu t'amuses à te mettre en danger comme ça, sans même me prévenir ! Peut-être que, oui, j'aimerais bien recevoir un message toutes les cinq minutes pour éviter que je passe toute l'après-midi à tourner en rond parce que je m'inquiète pour toi ! Qu'est-ce qu'il se passera le jour où tu vas être blessé bien plus gravement, et que je ne pourrais rien faire pour toi, parce que je n'ai aucune idée d'où tu te trouves ? Je ne me le pardonnerai jamais, et tu le sais très bien ! Je ne veux pas te perdre, William – je ne peux pas te perdre ! Tu ne comprends pas que tu comptes vraiment pour moi, tu es mon seul véritable ami, la seule personne en qui j'ai réellement confiance ! Tu ne comprends pas que tu représentes tout pour moi, tu es ma raison de vivre ! Tu ne comprends pas que je ne peux vraiment pas te perdre, que je ne peux pas te laisser te mettre en danger comme ça, tu ne comprends pas que je t'aime, espèce de crétin ! Tu ne— ah. »

(Et c'était à ce moment-là que tu t'étais rendu compte à quel point tu n'assumais pas tes sentiments.)

Tu avais lâché son poignet, si violemment qu'on aurait dit que tu t'étais brûlé avec, et tu avais senti tes joues chauffer d'un coup. Tu n'arrivais plus à regarder William, ton regard était tombé à tes pieds alors que tu te demandais si tu avais vraiment dit ça. Plus aucun mot ne sortait de tes lèvres et tu n'arrivais plus à penser correctement – tu ne savais plus quoi faire.

Merde. Tu l'avais vraiment dit et tu n'en revenais pas. Tu n'en revenais pas d'être aussi idiot et de l'avoir dit aussi facilement (tu le savais pourtant que tu étais capable de laisser échapper ce genre de parole si tu ne réfléchissais pas. Tu étais vraiment con). Tu avais cherché une excuse, n'importe quoi pour pouvoir expliquer ses deux mots en particulier – mais rien ne venait et tu n'avais pas la force de nier (ou bien tu n'avais pas envie…). Ton cœur semblait être sur le point de s'arrêter et tu avais chaud. Tu étouffais.

Tu étais resté muet un long moment, avant de secouer la tête pour reprendre tes esprits et reculer d'un pas. Tu avais serré les poings pour ne pas être tenté de te tordre les doigts, et ton regard était resté à tes pieds.

(C'était presque drôle comment tu t'étais calmé en quelques secondes.)

« …Oublie ça » ta voix n'était plus qu'un murmure presque inaudible – même les battements de ton cœur étaient plus bruyants. « Je euh… oublie vraiment ce que je viens de dire. Pardon. »

Et tu t'étais enfui, lamentablement. Tu avais traversé le couloir à grands pas et tu t'étais réfugié dans ta chambre. Tu avais claqué la porte et tu t'y étais adossé un instant, avant de te laisser tomber vers le sol. Tu t'étais recroquevillé sur toi-même, cachant ton visage dans tes genoux. Tu te broyais les doigts, mais tu n'en avais plus rien à faire (tu avais du mal à respirer).

Tu te détestais.

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William Scott
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Jeu 17 Aoû - 0:49

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BRACKENS
Hamish

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Presque. Tu y étais presque. La distance te séparant du reste de l'appartement se réduisait considérablement ; tu allais bientôt être libéré de cette pièce, exempté de ce tribunal infernal dont tu étais l'accusé et ton ami celui qui avait le droit de juger tes actes te condamner quand bon lui semblait. Tu allais pouvoir jouir de cette liberté pour t'enfermer dans ta chambre et ne jamais en ressortir. Enfin, c'est ce que tu pensais jusqu'au moment où tu sentis une force faire pression sur ton poignet, te gardant prisonnier dans cette fichue salle de bain.

« Pourquoi ça te gêne autant que je m'inquiète pour toi ? » Entendant encore la voix de ton ami, tu te tournas à nouveau dans un soupire pour faire face une énième fois à ton bourreau. « Toi, tu ne gênes pas pour toujours fouiner dans ma vie privée, alors pourquoi je n'aurais pas le droit moi aussi ? J'ai sûrement autant de raisons que toi de le faire.  »

Tu ne connaissais pas les raisons de ton ami, ni s'il en avait réellement autant que toi ; mais tu connaissais parfaitement les tiennes. La toute première qui te venait à l'esprit était celle que tu t'imposais suite à ton travail – même si elle ne tenait vraiment pas la route quand il s'agissait d'Hamish. Ton travail demandait assez de rigueur pour fouiller et connaître toute la vie d'un homme en seulement quelques jours, mais aussi beaucoup de prudence pour ne jamais le laisser remonter jusqu'à toi. Mais tu ne pouvais tout simplement pas avouer à ton ami que si tu voulais toujours tout savoir, c'est parce qu'il s'agissait de ton métier. Ce n'était même pas la véritable raison derrière ta curiosité poussée concernant ton ami.

Mais tout cela était injuste, tu en étais conscient. Tu avais toujours pris soin de ne jamais dévoiler quoi que ce soit d'extrêmement personnel, et toutes tes pensées concernant ta vie privée avaient été enfermées dans un coffre, perdu quelque part dans ton esprit. Ce n'était pas juste pour Hamish, tu lui faisais confiance, il aurait dû avoir accès à ces données, il aurait dû avoir le droit d'en savoir plus sur toi ; tu venais seulement de t'en rendre compte. Oh, tu avais était tellement égoïste pour t'introduire dans sa vie privée alors que lui n'en avait pas le droit. Mais tu avais peur.

Cette peur qu'il découvre quoi que ce soit de négatif te concernant et pouvant le faire fuir à l'autre bout du pays te rongeait. Oh, tu avais fait tellement de choix que tu regrettais encore aujourd'hui, tu avais tellement d'anecdotes inavouables que tu souhaitais cacher, que tu voulais effacer de ta mémoire. Peut-être qu'il allait partir si tu lui avouais que ton passé était lié à la drogue – il acceptait déjà moyennement ton addiction au tabac ; alors qu'allait-il dire ?

Tout était perdu, n'est-ce pas ? Après cette dispute, il était clairement évident qu'il allait partir, renoncer à vivre avec toi à cause de ce comportement que toi-même tu condamnais ; et c'était normal, tu comprendrais sa décision. C'était bien trop tard maintenant pour parler de tout ce qui pouvait te tracasser, de tout ce qui te rendait anxieux lorsqu'il essayait peu à peu de découvrir ce que tu avais fait durant toutes ces années.

« Tu n'as franchement aucune idée de ce que je peux ressentir dès que tu quittes ce foutu appartement pour aller te mettre en danger inutilement. » Tu grinças des dents à l'entente du mot inutilement. Tout ce danger que tu côtoyais était nécessaire ; et malheureusement, cette violence était cruciale lorsque ton enquête était au point mort. Cet homme pouvait s'en prendre à n'importe qui, et qui sait s'il n'allait pas s'en prendre à des gens que tu connaissais, qui sait s'il n'allait pas viser Hamish un jour ou l'autre ? Jamais tu ne le laisserais faire.

Tes yeux fixaient toujours ceux de ton ami, écoutant d'une oreille tout ce qu'il en était arrivé à lâcher d'une traite – tu te demandais même si tu l'avais déjà entendu parler autant auparavant –, tandis qu'une partie de toi tentait d'oublier les visions que ton esprit t'envoyait contre ton gré, tu n'avais vraiment pas envie de voir ces images d'un Hamish blessé – c'était déjà assez dur quand tu le voyais dévasté par l'alcool, pratiquement incapable d'articuler quelque chose de cohérent ni même de marcher tout seul.

« … tu ne comprends pas que je t'aime, espèce de crétin ! Tu ne— ah. »

Et la sentence est tombée. Ce fut tellement imprévisible que ton esprit balaya tout le discours de ton ami pour s'attarder sur la dernière phrase – quoi que tu avais bien enregistré tout ce qu'il venait de dire. Tu clignais rapidement des yeux, la surprise t'empêchant de répondre quoi que ce soit à ton ami, l'étonnement qui t'avait fait passer à côté des battements de ton cœur ayant subitement accéléré, et la stupéfaction qui brouillait ta compréhension du réel sens de ces mots.

Tout cela te paraissait loin, cette phrase te semblait tellement étrangère que tu ne savais pas si ton esprit l'avait inventée ou si Hamish l'avait réellement prononcée. Le soupçon perdurait toujours même si ton ami avait réellement dit cette simple phrase, car tu n'arrivais pas à savoir s'il la pensait réellement. Tu étais perdu dans un océan de pensées qui n'avaient aucun sens ; laissé pour compte dans tes doutes.

La soudaine attitude plus neutre, voire froide, de ton ami fut la seule chose dont tu avais eu besoin pour infirmer tous ces doutes. Mais il avait opté pour la fuite avant même que tu ne puisses réagir. Si tu avais eu le temps, si toutes ces pensées ne t'avaient pas paralysé, tu l'aurais rattrapé. Mais cette révélation avait eu l'effet d'une bombe dans ton esprit, et tu ignorais encore l'étendue des dégâts. Toutes tes pensées étaient en désordre, tu n'arrivais pas à aligner correctement ces quelques mots qui l'auraient supplié d'attendre, ton esprit était complètement chamboulé.

Le soudain claquement d'une porte – supposée celle de la chambre d'Hamish – te tira de ce flux de pensées entremêlées. Ah, il était trop tard aussi pour avoir une explication sur ce qu'il venait de se produire. Tu avais toujours la possibilité de te rendre devant la porte de sa chambre et d'y rester jusqu'à ce qu'il te laisse entrer, mais ce n'était pas une bonne idée. Surtout pas maintenant, pas après une dispute de la sorte – la toute première où tu t'étais réellement laissé emporté. Et puis, Hamish devait déjà s'en mordre les doigts, il devait déjà regretter tout ce qu'il avait dit – autant sur le début que sur la fin de la conversation ; tu n'avais plus le droit d'aller l'embêter avec un sujet aussi délicat. Il n'aurait pas voulu en parler, de toute manière ; il aurait sûrement craqué en pensant que tu venais rire de lui, que tu venais voir l'étendue des dégâts que ses sentiments avaient causé.

Appuyant finalement sur l'interrupteur, l'aveuglante lumière fit place à l'apaisante obscurité et tu refermas la porte de cette pièce derrière toi. Tu t'avanças lentement vers les escaliers avant de descendre les marches une par une.

Une fois en bas, tu te laissas machinalement tomber dans le canapé. Ah, tu aurais pu aller directement dans ta chambre pour y trouver la solitude et la paix, mais tu avais besoin d'être dans une pièce plus vaste pour ne plus te sentir piégé entre ces murs. Tu étouffais encore, et même en ouvrant les fenêtres, rien ne changea. Joignant tes mains au niveau de ton menton, tu tentas vainement de faire un premier tri dans ton esprit avant de grogner et d'éteindre cette fichue télévision qui t'empêchait de penser correctement. Qui avait eu la stupide idée de l'allumer et avait oublié de l'éteindre ? Tu grinças des dents avant de te rappeler que celui qui l'avait fait n'était autre qu'Hamish et qu'il avait eu une bonne raison de la laisser allumée – bien qu'il n'avait franchement pas été obligé de venir te voir dans cette salle de bain.

Le calme revenu, tu commençais à ranger tes pensées. D'un côté, tout ce qui concernait ton égoïsme sans borne que ton ami devait endurer ; de l'autre, ce que tu allais faire au sujet d'Hamish.

Premièrement, c'était évident que tu allais devoir t'ouvrir plus facilement et parler de sujets plus que privés à Hamish – il était ton ami et ton colocataire, il y avait certainement pas mal de choses qu'il devait savoir pour pouvoir te supporter sans te crier dessus –. Soit, tu consentirais à lui répondre tout en sachant pertinemment que certains sujets allaient être plus délicats que d'autres car, pour la majeure partie, tu ne voulais pas y repenser. Peut-être que tu n'allais pas réussir à en avouer certains, toujours est-il que tu comptais peser le pour et le contre avant d'en parler avec ton ami.

Deuxièmement, concernant Hamish, tu étais toujours perdu. Tu l'avais toujours considéré comme un meilleur ami, et tu n'arrivais même pas à déterminer la réelle relation que vous entreteniez, autant avant qu'après de tels aveux. Tout était entremêlé dans ton esprit. Il t'aimait, il avait été clair là-dessus. Il n'y avait aucune hésitation qui aurait pu trahir un mensonge, autant dans sa voix que dans ses yeux.

Savoir qu'une personne avait réellement assez de courage – et de patience, vu que tu pouvais être un sacré enfoiré quand tu t'en donnais la peine – pour t'aimer était une sensation étrange et nouvelle. Enfin, bien que tu ne connaissais pas beaucoup de chose concernant le sujet des sentiments, tu te doutais bien qu'Hamish n'avait jamais choisi cela, et que ça lui était tombé dessus du jour au lendemain. Et c'est justement pour cela qu'une question te triturait l'esprit. Hamish voyait-il ses sentiments positivement, ou était-ce négatif à ses yeux à cause de ton comportement qui suggérait à quiconque voudrait s'approcher de toi que c'était inutile parce que tu n'étais pas le genre de personne à vouloir s'attacher à quelqu'un – et encore une fois, c'était faux. Tu te savais réellement insupportable à côtoyer, alors tu n'étais probablement pas la meilleure personne pour rendre ses sentiments faciles à vivre. Tu commençais même à te détester pour avoir été aussi odieux avec lui, quelques minutes plus tôt. Ta colère était allée trop loin, surtout que tu t'étais défoulé sur ton ami. Ah, ce n'était pas toujours facile à assumer, le rôle de connard sans cœur.

Soupirant lourdement, tu te relevas lentement en prenant appui sur tes jambes touchant maintenant le sol glacé de l'appartement. Au moins, même si certains sujets demeuraient flous dans ton esprit, tu avais tout de même réussi à donner une réponse à certaines questions et craintes que tu avais eues jusqu'à maintenant. Ah, celles qu'il te restait à présent nécessitaient la présence d'Hamish pour y répondre concrètement. Tu te demandais encore ce qui allait advenir de votre amitié par la suite, si ton ami – enfin, tu n'en étais plus trop sûr après cette dispute – allait faire ses bagages et partir de votre appartement, si ta vision de ta relation avec Hamish avait changé au point que votre amitié soit changée à jamais, et surtout si tu le voyais encore comme ton meilleur ami ou s'il représentait vraisemblablement plus à tes yeux.

Tu ne l'avais jamais remarqué jusqu'à maintenant – son absence ne faisait que confirmer cette impression – mais tu t'étais toujours senti bien lorsque tu étais en sa compagnie. Peu importe ce qui arrivait, il avait toujours eu les mots et les gestes pour te remonter le moral et te soutenir quand tu ne te sentais pas en forme, et tu n'avais vraiment pas envie de le perdre. Il faisait vraisemblablement partie de ta vie maintenant. Tant pis, tu t'excuserais le lendemain matin en espérant qu'il ne tienne pas trop compte de cette colère relâchée – tu avais accumulé trop de stress pendant cette journée, et il avait eu la malchance de venir te voir le mauvais jour – et qu'il comprenne que tu ne voulais en aucun cas que cette situation se reproduise.

Quittant ce salon calme – tellement que c'en était devenu irritant –, tu te dépêchas de monter rapidement dans ta chambre – toute aussi glacée et calme que la pièce que tu venais de quitter – pour enfiler un pyjama improvisé avec les premiers vêtements que tu avais pioché dans l'armoire – oh non, tu n'avais pas réellement envie de dormir avec une chemise parsemée de petites tâches de sang, c'était déjà bien assez ennuyant. Une fois changé, tu glissas sous les couettes qui, heureusement, chauffèrent assez rapidement pour que tu puisses t'emmitoufler dans ces douces couvertures. Tu n'allais probablement pas dormir tant ces questions et ces remords allaient te torturer, mais tu te sentais déjà légèrement mieux maintenant que tu étais allongé sur ton matelas confortable. Ah, tu aurais pu simplement les oublier le temps d'une nuit, mais ces questions concernaient Hamish, alors tu n'allais probablement pas pouvoir les effacer de ton esprit assez longtemps pour que tu puisses t'endormir.

Saisissant ton téléphone, tu hésitas un court instant. Avais-tu le droit d'envoyer un message à ton ami pour lui souhaiter bonne nuit comme tu avais l'habitude de le faire chaque soir ? Après ce qu'il venait de se produire, probablement pas ;alors tu posas ton téléphone sur la table de chevet. Tu ne voulais pas le déranger – quoi qu'il ne devait sûrement pas dormir, mais tu n'étais pas sûr de vouloir de la conversation qui aurait pu suivre cette salutation nocturne alors que le poids de la journée se faisait de nouveau sentir à travers tes muscles – et la douce douleur que tu pouvais encore sentir dans ton estomac. Tu finis par mettre ton cerveau en pause, dans l'espoir de récupérer un peu d'énergie.


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Hamish Brackens
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Sam 19 Aoû - 18:03


Stupide, stupide, stupide ; tu étais si stupide ! Tu le savais que ça allait t'échapper si tu ne réfléchissais pas avant de parler, et pourtant, tu avais continué à lui dire tout ce que tu avais sur le cœur. Jusqu'à lui dire que tu l'aimais, sans réfléchir. Tu avais envie de te frapper pour être aussi idiot. Tu aurais mieux fait d'être resté sur le canapé lorsque ton ami était rentré, de ne pas être monté après lui pour lui crier dessus, de t'être tout simplement endormi devant la télévision. Tu aurais mieux faire de te taire. Tu regrettais tout ce que tu avais fait, tout ce que tu avais dit.

Tu regrettais être tombé amoureux de lui.

Qu'allais-tu faire maintenant ? Il était clair que tu n'allais plus jamais réussir à te retrouver en face de ton ami (déjà que tu avais parfois du mal), et tu te demandais même si tu allais avoir le courage de lui adresser la parole à nouveau. Devais-tu partir d'ici ? Tu n'en avais aucune envie, pas parce que tu n'avais nulle part où aller, mais parce que tu allais devoir quitter William. Même si tu n'allais sans doute plus avoir le courage de te présenter à nouveau devant lui, tu ne pouvais pas vivre loin de lui. C'était tout simplement impossible – même s'il te détestait, tu serais capable de rester. Tu étais presque dépendant de lui (et, dans un sens, ça t'effrayait un peu… et tu te trouvais minable d'avoir besoin de quelqu'un pour vivre correctement).

Et s'il te demandait de partir ? Et s'il ne t'adressait plus jamais la parole ? Et si tu le perdais de vue, une nouvelle fois ? Tu avais secoué la tête ; tu ne voulais surtout pas penser à ça. Tu ne devais pas penser à ça. Pourquoi te demanderait-il de partir ? Juste à cause de sentiments stupides ? Ce serait idiot – mais tu ne connaissais pas l'avis de ton ami sur ces sentiments, alors qui sait ? (Peut-être qui considérait ça inutile ? Peut-être qu'il allait penser que tu lui étais inutile ?)

Tu avais gâché votre amitié, tu en étais maintenant sûr. Non seulement en lui hurlant des méchancetés à la figure (dont certaines que tu ne pensais pas tant que ça…), mais aussi en lui révélant tes sentiments. Tu avais gâché près de quinze années d'amitié en un quart d'heure – et tu n'avais aucune idée de comment réagir. Le mieux à faire serait de retourner auprès de William, de t'expliquer et de t'excuser calmement – mais tu n'avais pas bougé. Tu ne pouvais pas aller le voir après lui avoir balancé tes sentiments comme ça à la figure – tu en étais incapable.

Tu ne savais pas vraiment pourquoi tu les assumais aussi peu. Tu te souvenais que tu avais pendant longtemps été jaloux des autres couples, lorsque tu souffrais encore de ta solitude – mais ce n'était plus le cas maintenant. Tu te disais souvent que tu n'avais pas le droit d'aimer ton ami, justement parce que ça allait gâcher votre amitié. Et tu avais l'impression que tes sentiments te rendaient faibles car, si William n'était plus là, tu ne savais pas ce que tu deviendrais. Tu avais honte de tes sentiments. Tu aurais préféré n'en avoir jamais eu.

Au fond, tu ne te comprenais pas. Parfois, tu avais envie qu'il soit au courant – tu avais souvent essayé de lui dire, avant de changer d'avis sans même avoir dit un mot. Mais maintenant qu'il était finalement au courant, tu ne voulais plus qu'il le soit, tu voulais remonter dans le temps pour te mettre des claques. Tu n'assumais pas – ni tes sentiments, ni la façon dont tu lui avais dit, avec des mots si horribles…

(Ton cœur s'emballait toujours ; il battait si fort que ça en devenait presque douloureux.)

Ton souffle ne voulait pas revenir, tu étouffais à force de trop penser. Tu t'étais levé d'un coup (et tu avais eu du mal à reprendre ton équilibre, tu t'étais levé beaucoup trop vite), et tu avais traversé ta chambre en quelques enjambées pour ouvrir ta fenêtre en grand. Tu avais appuyé ta tête contre l'encadrement alors que tu prenais une grande inspiration d'air frais. Tu avais toujours un peu de mal à respirer – tant pis, tu allais faire avec.

Tu t'étais assis contre le mur en dessous de ta fenêtre, et tu avais de nouveau essayé de comprendre ce qu'il venait de se passer. En fait, il n'y avait rien à comprendre ; tu n'étais qu'un idiot et c'est tout. Tu avais secoué la tête, te disant que ça ne servait à rien de te maltraiter ainsi – c'était arrivé et tu ne pouvais plus rien y faire. C'était à toi de recoller les morceaux, c'était à toi de t'excuser. C'était de ta faute – et c'était bien la seule chose que tu voulais assumer.

Jetant un regard mauvais à la porte de ta chambre, tu t'étais demandé si William allait venir te demander des explications ou non. Après tout, tu t'étais enfui comme un voleur, coupant court à votre conversation et tu pouvais comprendre qu'il souhaite la continuer. Et tu ne savais pas si tu voulais qu'il vienne te voir, ou si tu voulais ne plus entendre parler de lui pour le restant de la soirée. Tu ne savais jamais rien, de toute façon. Tu détestais ça.

Tu avais fermé les yeux alors que tu entendais ton ami descendre les escaliers. Devais-tu prendre ça comme un rejet ? Ou bien avait-il décidé qu'il ferait mieux de te laisser seul pour l'instant ? (Après tout, il devait te connaître depuis le temps – il devait savoir à quel point tu étais embarrassé et honteux en ce moment) Tu n'en avais aucune idée, et tu te demandais si tu ne devais pas sortir de ta chambre pour aller le rejoindre et mettre les choses au clair. Ou bien en niant tout ce que tu avais dit et en disant que ce n'était que des mensonges. Mais ce serait vraiment la pire chose que tu pouvais faire – et tu serais incapable de le faire, de toute façon. (Malgré tout, tu étais quand même un peu soulagé de l'avoir dit ; au moins, tu n'avais plus à t'inquiéter de le dire accidentellement… exactement comme tu venais de le faire.)

Mais tu n'avais pas bougé d'un millimètre. Tu n'osais pas sortir de ta chambre, tu n'osais pas te trouver en face de lui – pas pour ce soir, en tout cas. Tu savais que tu allais t'emmêler les pinceaux et être encore plus embarrassé, que tu n'allais pas savoir aligner deux mots. Tu ne voulais pas te ridiculiser encore plus. Tu avais déjà eu ton quota pour la journée.

(Au fond, tu savais que tu ne devais pas avoir honte de tes sentiments. Ce n'était pas la fin du monde si William était au courant ou si ce n'était pas réciproque. Tant que tu pouvais rester à ses côtés, c'était suffisant pour te rendre heureux – même s'il ne t'aimait pas en retour.)

Soupirant un grand coup, tu avais finalement décidé que ça ne servait à rien d'y penser toute la nuit. Tu t'étais levé, et tu avais fermé la fenêtre avant de te diriger devant ton armoire. Tu t'étais rapidement changé, sans vraiment faire attention aux habits que tu prenais, et tu t'étais laissé tomber dans ton lit. Tu savais que tu n'allais pas réussir à dormir convenablement, mais ton matelas était déjà bien plus confortable que le sol de ta chambre. Et, même si tu t'étais dit que c'était inutile d'y penser toute la nuit, tu savais que tu allais quand même le faire. Tu étais déjà fatigué de cette nuit.

(Ah, tu t'en voulais tant. Tous ses sentiments étaient bien trop compliqués pour toi – même si tu étais celui qui en avait, tu ne les comprenais pas toujours. En fait, tu n'étais même pas sûr de les avoir compris un jour.)

Sans surprise, tu avais assez mal dormi. Tu avais passé une grande partie de la nuit à te tourner et te retourner entre des draps, et à fixer le plafond. Tu n'arrêtais pas de penser à tout ce que tu avais dit, et à William et ce qu'il devait maintenant penser de toi (tu sentais ton cœur faire un bond dès que tu pensais à lui…). Tu redoutais le lendemain matin, lorsque tu allais devoir sortir de ta chambre et faire face à ton ami – tu allais sans doute devoir t'expliquer. Et tu te demandais si tu étais vraiment capable de le faire. Tu te demandais pourquoi tout ça était aussi compliqué.

Tu avais quand même réussi à dormir – pas énormément, mais assez pour être un minimum reposé. La première chose que tu avais fait lorsque tu t'étais réveillé, c'était de te demander si cette dispute de la veille était bien réelle, ou si tu l'avais rêvé. Tu avais essayé de te voiler la face en te disant que ce n'était qu'un rêve, mais tu avais vite abandonné – tu n'arrivais même pas à te convaincre. Tu étais resté un long moment dans ton lit, même après t'être rendu compte que tu n'allais plus réussir à te rendormir, ton regard fixé sur ton réveil sur la table de nuit (tu ne regardais pas vraiment l'heure, tes yeux s'étaient juste posés là). En fait, tu avais prévu de passer ta journée entière sous ta couverture – mais tu commençais à avoir vraiment soif, et tu avais besoin de te dégourdir un peu les jambes. Et puis, tu étouffais dans ta chambre.

Après avoir lâché un long soupir, tu avais finalement repoussé les couvertures et tu t'étais levé. Tu t'étais rapidement changé, faisant attention à prendre des habits propres cette fois-ci, et tu avais quitté ta chambre. Tu avais fait un rapide tour dans la salle de bain pour te passer un peu d'eau sur le visage, puis tu avais finalement descendu les escaliers. Tu t'étais lentement dirigé vers la cuisine, passant une main dans tes cheveux pour que tu sois un minimum coiffé.

Tu t'étais figé en voyant que ton ami s'y trouvait déjà. Tu t'étais rapidement demandé si ce n'était pas une meilleure idée de retourner dans ta chambre (et tant pis pour ta soif), mais tu avais secoué la tête. Ce n'était pas parce que ton ami était déjà là que tu n'avais plus le droit de te faire un thé – et tant pis si tu te sentais gêné, tu pouvais toujours emporter le thé avec toi dans ta chambre.

Faisant ton possible pour ne pas croiser son regard (ou même juste déposer tes yeux sur lui), tu t'étais directement dirigé vers la bouilloire que tu avais allumée après avoir vérifié le niveau de l'eau. En prenant une tasse, tu t'étais autorisé à jeter un regard vers William, avant de rapidement reporter ton attention sur ta tasse (tu avais senti ton cœur rater un battement). Tu avais l'impression qu'il y avait quelque chose de différent – et pas dans le bon sens du terme.

En fouillant dans les sachets de thé, à la recherche de ton préféré (celui à la poire et à la cannelle…), tu faisais semblant de ne pas remarquer le malaise qui s'était installé. Tu avais dégluti avant d'éteindre la bouilloire avant même que l'eau ait fini de bouillir – ton thé allait être à moitié froid, tant pis. Tu avais passé ta main dans ta nuque, puis tu t'étais enfin tourné vers William.

(Tu avais hésité un court instant ; tes mots avaient un peu trop de mal à sortir.)

« Je, euh… » tu détestais la façon dont ta voix tremblait légèrement (tu avais encore l'impression d'être un gamin en face de son premier coup de foudre). « Pardon pour hier soir, je ne voulais pas te mettre en colère. Pardon si j'ai dit quelque chose qui t'a contrarié. Je n'ai pas vraiment réfléchi, j'ai juste… mh… »

La fin de ta phrase ne voulait pas sortir ; tu ne trouvais pas les mots et tu ne voulais pas te souvenir de ce qui avait mis un terme à la dispute de la veille. Ton regard était tombé à tes pieds, alors que tu te demandais vraiment si ce n'était pas une meilleure idée de retourner dans ta chambre.

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William Scott
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Sam 19 Aoû - 23:52

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BRACKENS
Hamish

I love you more
Cette nuit fut atrocement longue. Tu n'avais probablement jamais connu pire soirée depuis le stress des examens et la vie d'étudiant. Ah, cette nuit, tu l'avais passée, en grande partie, à te retourner et à chercher une position plus convenable pour t'endormir ; alternant toujours entre ton oreiller moelleux – mais un peu trop – et celui un peu plus compact. Ton cou te faisait toujours souffrir au bout d'un moment, et changer d'oreiller en pleine nuit devenait indispensable ; mais là, tu n'arrivais même pas à trouver celui qui te permettait de te détendre le plus. Cette nuit, c'était le genre de nuit où tu faisais plus ample connaissance avec le magnifique plafond qui tremblait quand le voisin habitant l'appartement juste au dessus s'amusait à faire du sport dans sa chambre. Oh, tu avais aussi appris à côtoyer le sol par la même occasion lorsque tu tombais de ton lit en pensant être au milieu – ah, la traîtrise des draps glissants.

Comme tu pouvais le constater en laissant tes yeux se poser sur l'horloge affichant une heure encore matinale, il était tôt. Tu ne te levais jamais à cette heure-ci ; et même si tu étais déjà réveillé la plupart du temps, tu restais toujours dans ton lit pour absorber un maximum de chaleur et de confort avant de commencer ta journée. Mais aujourd'hui, c'était différent. Tu n'avais franchement plus envie de rester allongé et compter chaque léger bruit produit par l'horloge ; pas après la nuit atroce que tu venais de passer. Le côté répétitif et ennuyant alors que tu allais commencer une journée qui allait probablement être difficile te poussa à faire émerger une première jambe des couvertures, suivie de près par la seconde. Tu finis par te lever complètement après être resté assis sur le rebord du lit pendant quelques minutes.

Tes pas te menèrent silencieusement devant la porte de ta chambre que tu finis par ouvrir après avoir hésité une dizaine de secondes. Traversant le couloir, tu rejoignis la salle de bain dont la porte était toujours ouverte – tu ne n'étais pas dérangé à la refermer – pour appuyer sur l'interrupteur et la lumière aveugla tes yeux fatigués. L'eau glaciale se mit à couler lorsque tu soulevas soigneusement la poignée du lavabo. Les mains jointes, tu la laissais s'accumuler dans tes paumes avant de te pencher en avant et de t'en asperger le visage. Le changement soudain de température – oh, tu avais un léger mal de crâne qui se formait à cause du manque de sommeil, et probablement aussi parce que tu n'as pas arrêté de te repasser la scène de la veille pendant toute la nuit – acheva une bonne fois pour toute de te réveiller.

Levant doucement la tête, tu observais les petites cernes qui formaient des poches sous tes yeux et qui n'étaient visiblement pas là d'habitude. Enfin, il n'était pas rare que tu fasses une nuit blanche de temps en temps, mais ces cernes n'étaient jamais aussi marquées. Ton regard se dirigea vers les pansements, et tu en effleuras du bout des doigts celui qui se tenait juste sous ton œil pour vérifier qu'il tenait encore – même après la fatigante épreuve de la recherche de position confortable pour dormir et la non-moins terrible épreuve du jet d'eau. Tu finis par passer la main dans tes cheveux en bataille pour décoller les quelques boucles qui avaient fini écrasées contre ton front.

Ah, ces pansements n'allaient pas tenir longtemps, mais ils pouvaient toujours attendre encore un jour ou deux ; ce n'était pas bien important. Tu ne voulais pas sortir aujourd'hui, tu n'en avais pas la force, autant physique que mentale. Et puis, tu aurais attiré l'attention, et c'était bien la dernière chose que tu souhaitais en ce jour.

Le doigt pressant légèrement l'interrupteur, la lumière clignota légèrement avant de replonger la salle dans l'obscurité. Armé de ta fidèle robe de chambre que tu adorais porter dans l'appartement, tu te dirigeas vers la cuisine, tout en veillant à ne pas faire craquer les marches du vieil escalier sous ton poids – tu n'étais franchement pas lourd, mais ce bois grincerait même avec le simple poids d'un chaton, alors tu avais développé la technique ultime au fil du temps. Ah, c'était peut-être stupide, mais le bois était moins usé sur les extrémités des marches, alors tant que tu étouffais le bruit, ça allait. Hamish n'avait sûrement pas beaucoup dormi – tu t'en doutais ; en fait, tu le savais –, alors cela n'aurait pas été franchement aimable de ta part de le réveiller – en admettant qu'il se soit endormi bien-sûr – alors que le soleil se levait à peine.

La cuisine était bien la première pièce où tu avais tendance à rester le matin. Elle était éclairée – tu venais d'ouvrir le volet de la cuisine – et une atmosphère chaude s'en dégageait. Faisant quelques pas, tu te retrouvas face à l'étagère contenant la vaisselle. Piochant une tasse au hasard – oh tant qu'elle avait une anse et qu'elle n'allait pas se briser sous le poids du café, n'importe laquelle était suffisante –, tu ne prêtas aucune attention à celles qui se trouvaient juste à côté – et l'une d'elle manqua de tomber, mais tu l'avais vue juste à temps, alors elle eut la vie sauve. Ah, tu avais beau être fatigué, tes réflexes ne te faisaient pas encore défaut.

Posant la tasse près de la machine à café, tu branchas cette dernière avant de rajouter de l'eau dans le réservoir et d'appuyer sur le bouton marche pour laisser préchauffer cette machine salvatrice le temps que tu insères une capsule de café. Oh, le goût du café en capsule était atroce, mais tu n'avais franchement pas l'envie de t'occuper du filtre ; c'était quand même relativement pratique comme solution, même si le goût du café s'en retrouvait impacté.

Tu attendais que la machine ait versé le café dans la tasse avant de la reprendre et de t'asseoir sur le meuble le plus près de la fenêtre surplombant la pièce. Oh, tu n'avais pas l'habitude de déjeuner ainsi puisque tu trouvais le confort des chaises beaucoup plus agréable que celui d'une surface plane glacée. Mais cette fois, tu n'avais pas envie d'être confortablement installé à table ; non, tu avais envie de voir la vie à l'extérieur de l'appartement – tu n'allais pas sortir, alors cela n'allait probablement pas te faire de mal d'observer le facteur remplir les boîtes aux lettres, ou les personnes âgées qui promènent leur chien tant que les rayons du soleil ne tapent pas encore trop fort et que la température est supportable. Il y avait vraiment toute sorte de passant hormis ceux cités précédemment ; des célibataires – à en juger à leur démarche et leurs habits –, des couples qui se tenaient la main, quelques enfants qui avaient eu le courage de sortir de leur lit ; il y avait même deux oiseaux qui se disputaient sur une boîte aux lettres dans la rue, en face du bâtiment.

La température du café – il était vraiment bouillant – réchauffait tes mains précédemment mordues par l'eau glacée. Soufflant légèrement sur la surface du cappuccino, tu finis par tenter une première gorgée. Ah, cette amertume que tu ne connaissais que trop bien – vraiment, et tu la sentais plus avec les capsules –, même si elle fut coupée avec la douceur du lait, te fit grimacer. Le café n'était vraiment pas ta boisson favorite, mais tu en avais besoin pour éviter de littéralement tomber de fatigue dans l'appartement. Elle allait t'aider à carburer une heure supplémentaire. Et ce n'était vraiment pas rien. L'effet du stimulant psychotrope allait forcément te servir aujourd'hui – autant sur le plan physique où tu allais être plus dynamique, que sur le plan mental où l'effet placebo allait te convaincre que, non, tu n'étais pas fatigué.

Ah, depuis que tu t'étais levé, tu savais que cette matinée allait être étrange. Depuis que Hamish habitait avec toi dans cet appartement, depuis qu'il remplissait le sombre silence par des échos de rire, depuis qu'il avait l'habitude de te tenir compagnie ; vous aviez toujours partagé vos repas, et spécialement le petit-déjeuner. Tu avais toujours trouvé sa compagnie agréable, et elle commençait à te manquer. En y faisant attention, c'était la première fois depuis des mois entiers que tu n'avais pas eu l'occasion de rêvasser en faisant tourner le café amer et bon marché dans ta tasse de porcelaine. Ah, étrangement, celle solitude ne t'avait pas manqué, elle.

Tu avais vu la moitié de ta tasse – la délivrance était proche – lorsque des bruits de pas venant de l'escalier se firent entendre dans l'appartement. Tu pouvais sentir Hamish entrer dans la cuisine, mais tu préféras ne pas détourner ton regard de la fenêtre – oh, tu ne voulais pas voir son visage probablement marqué par le remord et la fatigue ; et tu ne voulais pas qu'il puisse voir le tiens non plus. Chaque bruit provoqué par ton ami, et que tu entendais, t'indiquait précisément quel geste il exécutait ; il utilisait la bouilloire, ouvrait les tiroirs, fouillait dans les sachets de thé pour trouver celui qui allait pouvoir satisfaire son palais. Tu sentais aussi son regard qui finit par se poser sur toi.

« Je, euh… » En entendant sa voix, tu finis par te retourner et poser les yeux sur ton ami qui faisait de même. Ah, tu étais surpris qu'il ait décidé de briser le silence – toi qui pensait qu'il allait juste prendre son thé et partir sans un mot. « Pardon pour hier soir, je ne voulais pas te mettre en colère. Pardon si j'ai dit quelque chose qui t'a contrarié. Je n'ai pas vraiment réfléchi, j'ai juste… mh… » Arquant un sourcil, tu attendais la fin de sa phrase avant constater qu'elle n'allait probablement pas arriver tant Hamish semblait perdu – le fait que son regard ait glissé jusqu'à ses pieds indiquait clairement son embarras.

«  Ne t'excuse pas. Tu n'es pas celui en tort dans toute cette histoire. » Portant une nouvelle fois ton café aux lèvres, tu en pris une énième gorgée qui te fit grimacer – ce café semblait infini. « Je pense que c'est plutôt à moi de m'excuser, je me suis emporté alors que tu n'avais rien fait. Tu ne demandais pas quelque chose d'impossible à expliquer, et j'aurais dû te répondre franchement plutôt que de m'obstiner à vouloir te cacher la vérité. »

Ton regard vint se planter et se perdre dans le fond de la tasse que tu secouait légèrement pour faire tourner le liquide qu'elle contenait. Mordillant ta lèvre inférieure – c'était une mauvaise habitude que tu avais pris ces derniers temps, et tu ne savais pas réellement d'où cela provenait –, tu finis par ramener ta main libre dans tes cheveux avant de frotter l'arrière de ton crâne en signe d'embarras.

«  Vraiment, j'insiste... Le problème ne vient pas de toi. J'ai eu une journée assez mauvaise, et j'étais sur les nerfs. Si je n'avais pas été aussi égoïste, si j'avais compris plus tôt que tu tenais à moi et que ça ne servait à rien que je te cache quoi que ce soit, tu n'aurais jamais eu à élever la voix. » Ah, tu évitais le regard d'Hamish – il semblerait que ce soit ton tour – ; c'était pathétique. Tu te détestais pour ne pas réussir à le regarder dans les yeux pour t'excuser alors que lui-même avait pris son courage à deux mains pour affronter ton regard. « Je suis désolé d'être aussi stupide, ça ne doit pas être évident de me supporter tous les jours. »

Ton regard se détacha de la tasse et tu pris la gorgée finale de ton café – il était quasiment froid, et l'amertume se faisait beaucoup plus sentir – avant de poser cette tasse en porcelaine à côté de toi ; là où tu ne risquais pas de la faire tomber dans un faux mouvement. Tu te pinças les lèvres, relevant les yeux vers Hamish ; réfléchissant à ce que tu allais bien pouvoir dire après, ce qui allait pouvoir apaiser cette tension naissante qui ne faisait que t'étouffer.

Oh, tu en étais sûr – après avoir cogité pendant toute la nuit –, mais tu avais tout de même besoin de l'entendre plus clairement et venant d'un Hamish plus calme que la veille.

« Mmh... Ce que tu as dit, hier soir...  » Ta voix s'était faite plus incertaine, hésitante, comme si tu avais perdu toute confiance en toi. « C'est vrai ? »

Tu avais vraiment besoin qu'il te le dise à nouveau, qu'il ne regrette pas ses paroles – oh bien-sûr qu'il les regrettait, tu pouvais toujours espérer –, qu'il ne se réfugie pas sur un mensonge.


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Hamish Brackens
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Dim 20 Aoû - 14:24


C'était gênant. Vraiment.

Ce malaise qui s'était installé, ce silence embarrassant, tu n'en voulais pas. C'était ce que tu redoutais le plus. C'était l'une des raisons pour laquelle tu ne voulais pas avouer tes sentiments – parce que tu savais que ça allait finir comme ça. Parce que tu savais que tu allais être bien trop gêné en présence de ton ami. Parce que tu savais qu'un froid allait s'installer entre vous. Tu détestais ça – tu ne voulais plus éviter ton ami, pas à cause de stupides sentiments (mais apparemment, c'était plus fort que toi…).

Tout était différent. Il était vrai que tu étais déjà souvent embarrassé en présence de William, mais c'était gérable – tu savais passer outre et quand même réussir à agir normalement avec lui. Mais, maintenant qu'il était au courant pour tes sentiments, tu n'arrivais plus à faire comme si de rien n'était. Tu n'arrivais plus à le regarder ou à lui parler normalement. Tu n'arrivais plus à rien, et ça t'énervait. Tu ne voulais pas que ça se passe comme ça.

Alors, tu avais fait ton mieux pour ignorer ce malaise. Tu avais attrapé la bouilloire et tu avais rempli ta tasse avant d'y mettre ton sachet de thé. Tu avais envie de retourner dans ta chambre, de t'y enfermer et ne plus jamais ressortir pour ne plus avoir à faire face à un tel malaise. Tu avais l'habitude d'être gêné, mais tu haïssais que ce soit autant le cas avec ton ami. Jusqu'au point où tu voulais ne plus le voir, alors que tu étais avide de sa présence.

Tu avais noyé tes pensées dans ton thé alors que tu en prenais une gorgée (il était tiède…), ton regard toujours posé à tes pieds. Tu avais presque sursauté en entendant la voix de William, et tu avais un instant eu le courage de le regarder à nouveau, avant de tourner la tête pour ne plus l'avoir dans ton champ de vision. Tu avais fermé les yeux – tu ne voulais pas entendre ses excuses. Malgré ce qu'il venait de te dire, tu pensais toujours que tout était de ta faute. Tu étais celui qui avait haussé la voix en premier, tu étais celui qui était venu lui crier dessus alors qu'il ne t'avait rien fait. Tu étais celui qui s'inquiétait bien trop.

Ne trouvant pas les mots (et tu n'avais pas envie de le contredire non plus, ça allait te donner l'impression de t'apitoyer sur ton sort), tu avais juste haussé les épaules. Tu avais de nouveau porté ta tasse à tes lèvres, sans un mot, alors que la voix de William parvenait encore une fois à tes oreilles. Tu t'étais mordu l'intérieur des joues pour te retenir de l'ordonner de se taire – tu ne voulais pas qu'il soit désolé pour quelque chose que tu avais déclenché. Tu voulais lui crier qu'il n'était pas stupide. Tu voulais lui dire à quel point tu pouvais le supporter. Tu te demandais comment, d'ailleurs – ton ami pouvait vraiment être insupportable par moment, il ne t'avait jamais rendu la vie vraiment facile (même lorsque vous étiez gamins, il était infernal avec toi). Mais tu te disais que toi non plus tu ne devais pas être très facile à vivre, alors tu ne te plaignais pas.

Mais tu n'arrivais pas à lui dire que tu pourrais toujours le supporter. Même s'il te faisait attendre toute l'après-midi dans l'angoisse, même s'il n'était qu'un crétin. Tu ne trouvais pas tes mots, tu ne savais pas de quelle façon lui dire. (Au fond, tu savais que tu allais encore plus déballer tes sentiments si tu lui disais ce genre de choses – tu savais que tu n'allais pas encore réfléchir, car c'est ce qui t'empêchait de trouver tes mots. Tu ne voulais pas rendre la situation encore plus gênante.) Tu avais de nouveau pris une gorgée de thé pour faire taire tes pensées, et tu avais senti le poids du regard de William sur toi. Tu avais fait ton possible pour ignorer les battements de ton cœur qui avaient accéléré.

Tu avais à nouveau fermé les yeux alors que ton ami prenait la parole. Tu ne voulais pas te souvenir de ce que tu avais dit la veille. Tu voulais oublier et ne plus jamais en parler. Tu voulais faire comme si tu n'avais rien dit et que tout redevienne normal. Qu'il n'y ait plus ce malaise et que tu puisses passer une matinée normale avec ton ami. Mais tu n'avais pas le droit de nier non plus.

Tu ne pouvais pas lui mentir – tu n'avais pas le droit de lui dire que tout ça n'était qu'un mensonge que tu avais inventé pour couper court à la conversation. Tu n'avais pas le droit de lui dire que ce n'était qu'un mensonge, alors que ça faisait des semaines – voire des mois – que tu t'étais rendu compte que tu l'aimais. Que tu le voyais bien plus que comme un simple ami. Qu'il représentait tout à tes yeux. Tu ne pouvais pas lui mentir car ça manquerait de respect à la fois à lui, mais aussi à toi (et puis, de toute façon, tu ne voulais pas lui mentir – pour une fois, tu voulais assumer tes sentiments).

Alors, tu avais posé ton regard sur lui et tu avais senti ton cœur t'emballer. Tu l'avais fixé un moment, cherchant après tes mots, alors que tu sentais ton souffle se couper. Tes mots restaient coincés dans ta gorge, mais tu avais enfin réussi à parler. À lui parler. À essayer d'assumer.

« Oui » ta voix était presque descendue au stade de murmure, alors tu avais un peu haussé le ton après t'être raclé la gorge (tu sentais des joues chauffer, tu sentais ton cœur qui voulait s'enfuir). « Oui, c'est vrai. Je n'ai jamais été aussi sincère. »

Tu n'étais pas resté aussi distant de lui à cause d'un simple mensonge. Tu ne frissonnais pas à chaque contact physique avec lui à cause d'un simple mensonge. Tu ne te noyais pas dans ses yeux à cause d'un simple mensonge. Tu l'aimais, ce n'était pas un foutu mensonge et tu avais envie de le lui crier. De lui crier à quel point tu l'aimais, de lui crier depuis combien de temps tu t'en étais rendu compte. Tu voulais le prendre dans tes bras, le serrer fort contre toi, l'embrasser, passer tes mains dans ses cheveux, dans sa nuque, dans son dos… Tu voulais qu'il soit à toi, tu voulais pouvoir lui donner tout l'amour que tu avais pour lui.

Mais tu ne pouvais pas, ce n'était que ton ami. Rien de plus. Tu n'avais pas le droit de l'aimer – tu n'avais pas le droit de gâcher votre amitié. Tes yeux s'étaient baladés sur le visage de William, et ils s'étaient arrêtés sur ses pansements. Tu t'en voulais encore de lui avoir crié dessus pour quelque chose qu'il n'avait pas fait – en fait, tu lui en voulais de lui avoir crié dessus tout court ; tu avais juste remué le couteau dans la plaie. Tu t'en voulais vraiment.

Tu voulais que votre relation revienne à la normale, mais tu l'avais changée à jamais. Tu n'allais plus jamais pouvoir le regarder en face, ou réussir à lui parler aussi facilement qu'avant – tu n'allais jamais réussir à t'habituer au fait qu'il était au courant. Et ça te rendait triste. Tu avais réellement foutu en l'air des années d'amitié et tu ne te le pardonnais pas. Tu avais dit la chose de trop. Tu avais soupiré, détachant finalement ton regard de ton ami – tu ne méritais même plus l'avoir comme ami. Tu étais vraiment un idiot.

Tu ne pouvais plus rester auprès de lui, sans pouvoir l'approcher, sans pouvoir le toucher. Ça te rendait presque fou – tu ne supportais plus être dans la même pièce que lui. Tu avais craqué. Avec un nouveau petit soupir, tu avais jeté le reste de ton thé dans l'évier et tu avais posé ta tasse. Tu étais resté immobile un instant, puis tu t'étais tourné vers ton ami. Tu avais serré les poings.

« Oublie ça, s'il te plaît » tu avais secoué la tête. « Fais comme si je n'avais rien dit. »

(Mais une partie de toi lui criait tout le contraire, l'implorait de ne pas faire comme si tu n'avais rien dit. De ne pas t'ignorer. De ne pas te rejeter. Une partie de toi espérait que tu puisses enfin l'aimer…)

Et tu étouffais. Tu étouffais dans cette cuisine ; ton souffle ne voulait pas revenir, il était parti dès que tu avais vu William dans la pièce. Tu voulais respirer, tu voulais que ton cœur se calme, tu ne voulais plus de ce malaise. Alors, tu avais pris la fuite. Tu avais traversé la cuisine à grands pas, alors qu'une voix au fond de toi te hurlait de rester auprès de William. Te hurlait d'assumer tes actes et tes sentiments une bonne fois pour toute. Tu voulais lui parler calmement, lui demander ce qu'il va advenir de vous deux, lui dire que tu resteras à ses côtés quoi qu'il décide. Mais tu ne pouvais pas, tu en étais incapable – tu ne trouvais pas tes mots et tes pensées étaient en désordre. Tu allais encore de ridiculiser. Tu avais arrêté de réfléchir, et tu continuais de t'éloigner.

Tu n'étais vraiment qu'un lâche.

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William Scott
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Dim 20 Aoû - 18:31

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William

BRACKENS
Hamish

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« Oui » La voix de ton ami était faible, mais par chance, tu l'avais clairement entendue. « Oui, c'est vrai. Je n'ai jamais été aussi sincère. » Un léger sourire étira tes lèvres, mais tu le dissimulas aussi rapidement que possible – tu ne voulais vraiment pas qu'il puisse penser que tu te moquais de lui, alors qu'en réalité, cette réponse avait réussi à te satisfaire, sans vraiment savoir pourquoi.

Oh, non ; tu n'avais jamais douté de sa sincérité. Le poids des mots qu'il avait prononcé était lourd de sens ; alors tu voulais juste t'assurer qu'il était au courant, qu'il les pensait réellement et qu'il n'allait pas se défiler derrière une justification erronée en certifiant que ses mots avaient dépassé sa pensée, qu'il voulait dire autre chose mais que sa bouche l'avait trahi. Bien-sûr, il aurait très bien pu juste te dire qu'il t'aimait mais en tant que meilleur ami ; mais il n'avait pas démenti, il n'avait rien rectifié ; et c'était tout ce dont tu avais besoin pour effacer toutes les questions qui te tracassaient depuis la veille. Il l'assumait – tant bien que mal, mais il l'assumait. Et c'était tout ce qui comptait.

Ton regard, toujours fixé sur lui, décomposait tous ses gestes – oh, ce pauvre thé qui avait mal fini t'en aurait presque donné de la peine – et tu ne savais pas réellement quelle émotion te submergeait. Ah, même si tu regrettais toujours que le dialogue entre vous ne soit pas revenu à la normale, il y avait définitivement quelque chose qui te rendait heureux. Et c'en était même frustrant de ne pas savoir comment appeler cette fichue sensation. La veille, tu avais eu la chance – involontaire – d'apprendre ce qu'une personne pouvait ressentir lorsqu'elle savait qu'une personne tenait à elle ; et aujourd'hui, tu allais clairement trouver un terme pour définir ce qui était resté mystérieux à tes yeux.

« Oublie ça, s'il te plaît. Fais comme si je n'avais rien dit. »

Non. Il n'en était absolument pas question. Cette confession – qui aurait pu être tout à fait banale si elle avait été prononcée par une personne que tu n’affectionnais pas spécialement – tu aurais pu l'oublier ; mais elle n'était pas si ordinaire que cela ; et elle venait d'Hamish. Alors non, tu n'allais certainement pas l'oublier aussi facilement. Tu découvrais un sentiment qui t'était inconnu depuis des années ; alors tu n'allais pas t'en débarrasser aussi facilement.

Et malheureusement, même si tu avais voulu oublier tout ce qui s'était passé ; tu n'aurais pas pu. Ton pouvoir était dérangeant parfois, mais il pouvait aussi être utile lorsque tu souhaitais conserver des épisodes positifs de ta vie.

Observant Hamish – oh, il montrait clairement des signes d'une fuite prochaine avec ses yeux tournés vers la porte –, tu grimaças légèrement en le voyant se diriger vers le salon. Oh non, il était hors de question qu'il prenne la fuite aussi facilement, tu n'allais certainement pas le laisser faire ; tu ne voulais pas te retrouver encore tout seul dans cette cuisine. Prenant appui sur le meuble sur lequel tu t'étais posé depuis plus d'une demi-heure maintenant, tu t'élanças et te précipitas vers Hamish pour saisir son poignet. Si tu ne mettais pas les choses au clair maintenant, votre amitié allait se briser petit à petit, et tu ne pouvais vraiment pas risquer cela – déjà que cette tension entre vous ne présageait rien de bon. Il était hors de question qu'une froide distance remplace tout ce que vous partagiez jusqu'ici.

« Hamish. Attend... S'il te plait. »

Peut-être était-ce dû à ton élan ; mais pour t'assurer qu'il n'allait pas se dégager de ton emprise et courir se réfugier dans sa chambre, tu l'attiras vers toi pour le réceptionner dans tes bras ; sa tête appuyée contre ton torse. Ah, ce n'était peut-être pas la meilleure idée du siècle que d'user du contact physique pour le retenir ; mais ça avait été tellement imprévisible que même toi tu en es demeuré surpris pendant quelques secondes. Tu voulais le rassurer, lui dire que ce n'était pas grave, que ça n'allait rien changer ; mais tu n'avais pas réussi à trouver les mots qui auraient pu exprimer au mieux ce que tu voulais lui dire. Ah, c'était tellement soudain que tu n'arrivais même pas à réfléchir à ce que tu allais lui dire.

Alors tu avais tout simplement posé la main libre – l'autre étant passé dans son dos pour le maintenir dans ton étreinte – dans ses cheveux pour l'amener doucement à reposer sa tête contre le côté gauche de ta poitrine – contre ton cœur, tout simplement. Tu espérais sincèrement que ton message allait passer, qu'il allait comprendre que tu n'allais pas le détester pour tout ça, que tu n'allais pas lui demander de partir ; et que tu n'allais pas oublier ce qu'il s'est passé.

Et tout à coup, quelque chose te frappa.

Ton cœur battait tellement vite depuis quelques secondes – depuis qu'Hamish avait tenté de prendre la fuite – ; il allait forcément s'en rendre compte et comprendre ce que tout cela impliquait, avec une telle proximité. Sans vraiment y faire attention, ton regard avait dévié, il s'était posé ailleurs ; tu l'esquivais sans le vouloir. Oh, tu étais toujours surpris du manque de confiance que tu venais de ressentir ; et même celui qui te traversait parfois lorsque tu étais avec ton ami.

Ah ; c'était ça. Ce sentiment qui t'était inconnu, ce sentiment dont le nom t'échappait encore. Ce sentiment que seul Hamish pouvait te faire ressentir. Tu avais mis tellement de temps à t'en apercevoir – et tu te détestais à savoir que s'il n'avait jamais avoué tout ce qu'il avait sur le cœur, tu aurais continué à jouer les aveugles, à ignorer toute cette joie que ton ami pouvait t'apporter, et tu sentirais sûrement toujours ce vide dans ton cœur.

Tu aimais Hamish.

Le silence ne faisait qu'accentuer ta gêne, et te poussa à prendre ton courage à deux mains pour finalement planter ton regard directement dans celui d'Hamish. Ah, tu ne savais pas vraiment par quoi commencer, d'autant plus que tu avançais sur un terrain glissant que tu n'avais jamais exploré avant. Mais tu devais te reprendre ; tu ne pouvais pas t'enfermer dans le silence alors que la plupart du temps, tu étais le genre de personne à vouloir toujours avoir le dernier mot.

« Mmh... Hamish, » respirant un grand coup pour reprendre le peu de confiance qu'il te restait – oh tu n'aimais pas murmurer parce que tu étais gêné –, tu finis par déglutir pour évacuer tout ton stress. « Je pense que j'ai également des sentiments pour toi. » Ah, tu te frappais mentalement pour avoir ajouté le premier verbe qui te faisait perdre toute crédibilité ; bien-sûr que tu en avais pour lui, tu t'en étais rendu compte et ça venait littéralement de te frapper. Mais il était un peu trop tard pour rectifier, ça n'aurait pas fait vraiment sérieux et il aurait pu penser que tu doutais encore. Idiot. Tu n'étais même pas capable d'assumer non plus.

Tu soupiras en fermant les yeux avant d'adresser un léger – mais sincère – sourire à Hamish.

« Je ne suis qu'un crétin, tu as raison. Je ne m'en rends compte que maintenant alors que c'était sous mon nez depuis le début. » Un léger rire ponctua la fin de ta phrase, tu espérais maintenant que ton ami allait accepter de te pardonner pour avoir attendu tant de temps pour prendre conscience de l'amour que tu ressentais pour lui.


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Hamish Brackens
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Lun 21 Aoû - 23:53


Tu fuis, encore et toujours, comme tu savais si bien le faire. Parce que fuir était la seule chose que tu savais faire. Parce que tu n'avais jamais su assumer, parce que tu continuais de te voiler la face. Tu te décevais ; tu ne voulais pas fuir. Tu ne voulais pas t'éloigner, tu ne voulais pas recommencer à éviter William, tu ne voulais pas avoir l'air aussi froid. Tu ne voulais pas gâcher ce qu'il restait de votre amitié. Mais tu continuais à t'éloigner et tu n'écoutais pas tes pensées rationnelles qui te hurlaient de faire le contraire. Tu ne comprenais pas, tu agissais toujours sans réfléchir – alors que là, c'était important. Tu prenais les décisions les plus importantes que tu avais jamais prises ; et tu choisissais encore la fuite. Tu voulais être heureux avec William, tu voulais l'aimer et tu voulais assumer – mais tu faisais tout le contraire et tu avais envie de te frapper. Tu ne te comprenais pas.

Tu avais entendu les pas de William et sa voix qui te demandait d'attendre – mais tu avais continué d'avancer. Tu avais de la chance qu'il t'ait rattrapé, que lui ait du courage et qu'il ne soit pas aussi lâche que toi. Tu avais de la chance que sa main se soit agrippée à ton poignet (et tu avais senti un choc électrique remonter le long de ton bras, si bien que tu avais sursauté). Tu avais de la chance qu'il t'ait pris dans ses bras – là où tu voulais vraiment aller. Là où tu ne risquais plus de fuir. Là où tu pouvais enfin être toi-même.

Tes pensées étaient en désordre et elles s'embrouillaient ; tu avais l'impression d'avoir de la statique dans la tête. Tu avais mis un moment à comprendre que tu étais dans les bras de ton ami – et tu avais senti tes joues virer au cramoisi lorsque tu t'en étais enfin rendu compte ; et ton cœur avait recommencé à rater un battement sur deux. Tu ne savais pas vraiment comment réagir ; devais-tu le repousser ? Devais-tu répondre à son étreinte ? (Avait-il fait ça parce qu'il avait pitié de toi ?) Tu aimais être dans ses bras ; tu voulais le serrer contre toi, mais en avais-tu le droit ?

Tu avais tressailli en sentant sa main derrière ta nuque, et tu avais arrêté de réfléchir. Tu avais doucement posé ta tête et tes mains contre son torse ; tu t'étais presque appuyé de tout ton poids contre William, comme si tu voulais qu'il te retienne, comme si tu ne voulais plus qu'il y avait ne serait-ce qu'un millimètre d'espace entre vous. Comme si tu étais en train de fondre. Tu sentais les battements de son cœur, et tu avais remarqué à quel point ils semblaient rapides, affolés. Exactement comme les tiens. Exactement comme si…

Oh. Tu ne pouvais pas y croire. Pas sans avoir eu une confirmation de sa part. Tu ne voulais pas avoir de faux espoirs, tu ne voulais pas croire autre chose que ce qu'il voulait te dire. Tu avais relevé la tête, tu avais tenté de capter son regard mais il semblait t'éviter. Tu voulais croiser ses yeux, rien qu'une seconde – ça t'étonnait, toi qui arrivais si peu à regarder les autres dans les yeux, surtout William. Tu avais dégluti.

« Mais, tu… euh… » mais la suite ne venait pas, tu n'arrivais pas à la dire. Tes mots restaient coincés dans ta gorge et tu détestais ça. Tu voulais t'exprimer, tu voulais lui demander, tu voulais lui dire tes pensées. Mais elles ne sortaient pas.

Et tu avais enfin croisé son regard (tu avais senti ton cœur s'arrêter). Tu t'étais figé et tu t'étais noyé dans son regard. Tu avais presque envie de détourner les yeux – mais tu n'y arrivais pas. Tu avais le souffle coupé, et tu ne trouvais plus rien à dire. Tu voulais lui demander, vraiment, mais tu n'y arrivais pas (et ça te donnait l'impression d'être minable). La voix de William était finalement parvenue à tes oreilles, et ton cœur s'était définitivement arrêté. Tu avais arrêté de respirer, et tu l'avais fixé un long moment. Tu t'étais appuyé un peu plus contre lui, et tu avais mis un peu trop de temps à comprendre ce que ces mots impliquaient vraiment. Tu ne voulais presque pas y croire.

« Vraiment ? » et tu avais eu envie de te mettre une claque – bien sûr que c'était la vérité, tu pouvais le savoir quand quelqu'un te mentait. C'était si idiot, mais c'était la seule chose que tu avais réussi à dire.

Tu t'étais contenté de fixer William, alors que tes mains remontaient lentement vers sa nuque. Tu avais frissonné alors que tu reprenais peu à peu tes esprits, que tu comprenais réellement ce que ton ami t'avait dit. Tu avais fermé les yeux un instant, comme si tu avais peur que tu allais te réveiller en les rouvrant et que tout ça n'avait été qu'un rêve. Mais ce n'était pas le cas et tu étais heureux. Tu n'avais pu t'empêcher de sourire alors que William reprenait la parole, et tu avais finalement passé tes doigts derrière sa nuque. Tu avais attendu ça un peu trop longtemps à ton goût ; tu pouvais enfin le serrer contre toi, tu pouvais enfin l'aimer autant que tu voulais. Tu savais que tu allais mettre un moment à t'y habituer, mais tu t'en fichais. (Et toi, cinq minutes plus tôt, tu lui demandais de tout oublier… tu ne te le serais jamais pardonné s'il l'avait vraiment fait.)

(« Oui, tu n'es qu'un crétin » tu avais eu envie de dire, mais tu avais peur de le vexer sans faire exprès. Tu avais peur d'avoir l'air trop sérieux en le disant. Tu avais peur que ta voix te trahisse et qu'elle ne te donne pas le ton que tu voulais. Tu ne voulais pas tout gâcher en voulant plaisanter, maintenant que tout était parfait.)

Baissant un instant les yeux, tu avais pris une grande inspiration. Tu ne savais pas exactement ce que tu voulais, tu ne savais pas exactement quoi faire et tes pensées étaient toujours aussi embrouillées. Mais tu ne voulais pas rester là à le regarder sans rien faire, tu ne voulais pas avoir l'impression d'attendre qu'il se passe quelque chose. Tu voulais vraiment assumer, tu voulais aller au bout des choses. Tu voulais lui faire comprendre que tu étais sérieux, que tu l'aimais à en étouffer. (Tu voulais lui faire comprendre tout ce que tu avais ressenti ses derniers mois.)

(Ça te faisait presque rire à quel point tu pouvais détester les contacts physiques, mais que tu n'avais jamais été aussi bien de ta vie que dans les bras de William. Tu avais attendu ça trop longtemps, tu voulais rattraper le temps perdu.)

Tu avais relevé les yeux, et tu t'étais de nouveau noyé dans le regard de William. Tu avais cessé de réfléchir – mais ce n'était pas une impulsion non plus, c'était juste tout ce que tu voulais. Ce que tu avais rêvé de faire depuis longtemps déjà.

« Je vais t'embrasser » c'était un murmure, un tout petit murmure – mais tu n'avais pas besoin de hausser la voix ; tu savais que William allait t'entendre même si tu chuchotais. « Tu n'y vois aucun inconvénient, j'espère » (tu étais presque surpris d'avoir réussi à dire quelque chose de clair et de cohérent, tant tes pensées étaient toujours en désordre.).

Tu lui avais souri une dernière fois, et tes mains avaient glissé vers les côtés de son visage. Tu t'étais mis sur la pointe des pieds, t'appuyant un peu contre lui, et tu avais fermé les yeux. Tu avais hésité une toute petite seconde.

Et tu l'avais embrassé.

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William Scott
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Jeu 31 Aoû - 17:01

SCOTT
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BRACKENS
Hamish

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Le regard fixé dans les yeux de ton ami – tu semblais avoir repris assez de confiance en toi pour ne plus détourner ta vision de celui qui l'occupait depuis quelques secondes –, tu fis glisser cette main qui l'avait tendrement amené à écouter les battements de ton cœur afin qu'elle rejoigne son bras – posée légèrement au dessus de son coude.

« Vraiment ? »

Un léger sourire illumina ton visage alors que tu acquiesças silencieusement d'un faible mouvement de tête. Oh, le silence était bien la meilleure réponse que tu pouvais formuler à ce moment – non seulement parce que tu ne savais pas réellement quoi dire, mais en plus parce que cela ne servait à rien de confirmer ce que ton ami avait très bien compris. Il n'avait plus à douter de ta sincérité – et toi non plus d'ailleurs, tu n'avais plus à ignorer ces sentiments.

Mais tu pouvais tout de même comprendre son étonnement ; tu ne l'avais pas réellement habitué à voir ton côté sentimental – et tu ignorais même en avoir un jusque là ; alors cela devait forcément paraître étrange que tu puisses exprimer ne serait-ce qu'une once de sentiment, surtout de l'amour. Ah, il n'était pas le seul à qui cela semblait anormal ; toi non plus, tu n'avais pas l'habitude de ce genre de comportement ou de pensée ; mais tu allais probablement t'y faire assez vite.

« Je vais t'embrasser. » Ah, Hamish avait ces étoiles dans les yeux. Ces fameuses étoiles qui parsemaient son iris émeraude – ou plutôt olive sur l'instant, mais tu les trouvais plus scintillant que jamais. Il t'offrait enfin une chance de pouvoir les admirer, de plonger dans son regard et de t'y noyer.  « Tu n'y vois aucun inconvénient, j'espère. »

Ah, Hamish était vraiment adorable.

« Mmmh... Non. Je n'en vois aucun. » Avais-tu répondu après avoir fait semblant d'hésiter pendant un court instant.

Et ta main glissa à nouveau pour rejoindre, cette fois-ci, la hanche de ton ami. Ton regard parcourait son visage, partait de ses yeux pour passer par sa joue rougie et finit enfin sur ses lèvres. Ah, tu ne te rappelais même plus la dernière fois que ton visage était aussi proche de celui d'une autre personne. Une ou deux images te revenaient en mémoire ; c'était une époque où tu était encore un gamin. La dernière personne qui fut aussi proche de toi était celle qui t'avait mise au monde, ta mère qui couvrait toujours tes blessures de baisers au front, ou qui frottait sa joue contre la tienne lorsque tu étais blotti dans ses bras, prêt à t'endormir. Mais tout cela était du passé, le seul être qui comptait le plus pour toi, à présent, se trouvait en face de toi.

Cet écart qui séparait vos deux visages diminuait au fur et à mesure où tu rapprochais tes lèvres de celles de ton ami, avant de les effleurer avec un surplus de douceur dont tu te pensais incapable pour finalement les sceller dans un baiser. Ah, cette sensation, tu ne l'avais jamais expérimentée ; et c'était bien la première fois que tes lèvres rencontraient autre chose que le poing d'une personne que tu avais délibérément énervée – elles se souvenaient encore de la douleur que tu avais ressenti la veille –. Et, en y réfléchissant ; c'était nettement plus agréable.

Et cela te faisait même regretter de ne pas l'avoir fait plus tôt – même si, franchement, si ce n'était pas pour Hamish, tu n'aurais probablement jamais trouvé l'utilité d'embrasser quelqu'un.

Brisant ce petit moment qui n'avait duré que le juste temps qu'il fallait pour partir à la recherche d'air – ah, cette légère nervosité ne facilitait pas les choses – ; tu pris soin de t'éloigner légèrement du visage de ton ami afin de poser ton front contre le sien et de plonger à nouveau ton regard dans ses yeux. Ah, il était décidément plus charmant quand il n'était pas en colère – oh tu ne voulais pas réellement penser à l'énervement que tu lui avais provoqué la veille – ; même si cela n'allait pas t'empêcher de le taquiner parfois quand il ne sera pas aussi calme que pendant cet instant.

«  Je t'aime, Hamish. » Oh, tu étais sur le point de rajouter son nom de famille pour appuyer ce que tu ressentais, mais il allait peut-être trouver cela perturbant, distant ou un peu trop cérémonieux, alors tu l'effaças bien vite avant qu'il ne t'échappe ; avant qu'un sourire n'illumine ton visage.

Tu relevas légèrement la tête alors que tes lèvres se posèrent une dernière fois sur son front. Les mains posées de chaque côté du corps de ton ami, elles glissèrent et tes bras finirent par l'encercler. Ah, cela te paraissait toujours étrange de serrer quelqu'un dans tes bras, et tu avais encore du mal à te figurer que c'était bel et bien ce qui t'arrivait en ce moment. Ah, tant pis, tu avais probablement dû être maladroit, mais c'était l'intention qui compte ; n'est-ce pas ?

Ton regard dévia soudainement alors que tu t'éclaircissais la voix.

« J'imagine que tout cela fait de nous un... couple ? » Finissant par te replonger dans les yeux de ton ami, Hamish, tu laissas s'échapper un faible rire – oh, tu étais joyeux, mais tout de même un peu sérieux. « Enfin, j'imagine que ça ne te dérange pas si je te considère comme mon petit-ami ? »

Ah, tu ne savais pas réellement comment votre relation allait encore évoluer à partir de là, et tu ignorais encore de quelle manière tu allais pouvoir montrer à Hamish que tu tenais à lui et que tu ne voulais pas le perdre. Mais tu ne t'en souciais pas réellement, c'était secondaire ; tu allais trouver tout seul, comme un grand. Tu allais pouvoir marcher la tête haute en sachant que l'homme qui se tenait à tes côtés n'était autre que celui qui avait réussi à faire chavirer ton cœur.


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Hamish Brackens
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Sam 2 Sep - 19:58


(Tu t'étonnais. C'était si rare que tu fasses le premier pas, c'était même trop rare, presque impossible. Mais là… tu en avais juste tant envie. Tu n'avais pas pu t'en empêcher – tu n'avais pas envie de précipiter les choses, mais tu avais attendu si longtemps.)

C'était doux, si doux. Un peu simple, un peu calme ; mais c'était tout ce que tu voulais. Tu ne voulais rien d'autre, tu ne voulais que ça. Tu avais même du mal à te faire à l'idée que tes lèvres étaient posées sur celles de William, tu te demandais si tu étais vraiment en train de l'embrasser. Et c'était le cas, et tu étais si heureux. Tes mains avaient glissé le long de sa mâchoire pour s'arrêter juste en dessous de ses oreilles, alors que tu pressais un peu plus tes lèvres contre les siennes. Tu avais légèrement envie d'approfondir, d'aller un tout petit peu plus loin – mais tu ne voulais pas que ça aille trop vite. Tu voulais profiter, savourer – tu voulais que ça dure le plus longtemps possible.

(En fait, tu avais même l'impression que le temps s'était arrêté…)

C'était court aussi – peut-être un peu trop court à ton goût, mais tu n'avais pas protesté. Tu l'avais laissé faire lorsqu'il avait éloigné ses lèvres des tiennes (elles avaient laissé un goût sucré derrière elles…) et qu'il avait posé son front sur le tien. Tu avais passé tes bras derrière sa nuque avec un petit sourire que tu n'arrivais pas à dissimuler, et tu t'étais noyé dans ses yeux. Littéralement – tu avais presque du mal à respirer (ou alors était-ce parce que tu avais retenu ton souffle jusque là ?). Tu ne l'avais jamais regardé dans les yeux aussi longtemps (à part la veille, lorsque tu étais en colère, mais tu ne voulais pas y penser… pas maintenant), et c'était presque étrange. Tu remarquais de détails que tu n'aurais jamais pensé être capable de remarquer – et ça te donnait l'impression d'être passé à côté de quelque chose depuis tout ce temps. D'avoir perdu des jours précieux. D'avoir perdu ton temps. (Tu t'en voulais un tout petit peu de ne pas avoir avoué tes sentiments plus tôt – mais tu préférais ne pas y penser maintenant.)

Tu ne pensais pas qu'un jour, tu arriverais à être aussi proche de quelqu'un. En fait, ça t'avait déjà surpris d'être capable de tomber amoureux que quelqu'un – et tu t'étais presque habitué au fait que votre relation allait rester au stade de l'amitié (comme si tu étais persuadé que tu n'allais jamais avoir le courage de juste lui dire…). Ça t'avait fait bizarre, car tu avais repoussé et été agressif envers tant de personnes par le passé – et ce n'était que récemment que tu avais décidé de réellement changer ce trait de personnalité là. Tu avais longtemps pensé que tu passerais le restant de tes jours seul – et voilà que tout venait d'être chamboulé. Et pas en mal. Tu ne pouvais t'empêcher d'avoir ce sourire idiot accroché aux lèvres, mais tu t'en fichais. Tu étais juste si heureux.

Et William avait prononcé ses deux mots, précédés de ton prénom – tu avais senti ton cœur s'arrêter (oh, tu avais presque ri de l'effet que pouvaient te faire ses deux petits mots). Tes propres mots avaient un peu de mal à sortir, ils restaient coincés dans ta gorge sans que tu ne saches vraiment pourquoi – tu avais réussi à faire le premier pas et à l'embrasser, alors pourquoi quelques petites paroles ne voulaient-elles pas sortir ? C'est vrai, tu avais souvent du mal à parler lorsque tu étais à proximité de William – mais tu ne voulais plus avoir du mal, tu voulais que tes mots sortent comme lorsque tu n'avais pas encore conscience de tes sentiments. Ton cœur battait un peu trop fort.

« Je t'aime aussi, William » (et tu t'étais rendu compte à quel point tu avais plus de mal à le dire que lorsque tu étais en colère, la veille. C'était presque drôle – mais tu détestais avoir autant de mal à parler).

En fait, ça te faisait presque bizarre de pouvoir enfin le dire sans avoir à t'inquiéter, sans avoir peur de quoi que ce soit. Peur que ce ne soit pas réciproque. Peur de briser votre amitié. Peur de perdre William à cause de sentiments idiots. Tu avais l'impression qu'on avait retiré tout un poids de tes épaules, que tu pouvais respirer librement à nouveau. Que tu n'avais plus à te forcer à réfléchir avant de parler, que tu n'avais plus à faire semblant de considérer William juste comme un ami.

Tu avais senti ses bras s'entourer autour de toi, et tes mains avaient quitté sa nuque pour s'égarer dans son dos, alors que tu ne pouvais t'empêcher de le serrer contre toi. Tu sentais sa chaleur corporelle à travers vos habits, tu sentais son odeur, tu sentais les battements de son cœur, tu sentais sa cage thoracique se soulever et s'abaisser avec sa respiration. Tu étais légèrement embarrassé (pour changer…) – mais pour rien au monde tu voudrais te trouver à un autre endroit que dans les bras de William.

Sa voix était parvenue à tes oreilles, et tu avais ri. C'était exactement ce que tu voulais, que vous formiez un couple. C'était bien la seule chose pour pouvait te rendre autant heureux (tu te demandais même si tu avais été aussi joyeux un jour par le passé…), c'était tout ce que tu voulais. Tu avais relevé la tête – tu voulais capter son regard, tu ne voulais plus fuir, tu ne voulais plus avoir honte de tes sentiments. Tu voulais juste être heureux avec William.

« Non, ça ne me dérange pas du tout » tu avais un grand sourire (tout ça était presque irréel…). « Ça me fait même plaisir que tu me considères ainsi… j'espère que ça ne te dérange pas non plus si je te considère aussi comme mon petit-ami. »

Oh, ça te faisait bien plus plaisir que William te considère ainsi. Petit-ami… ça sonnait presque étrange – mais tu t'étais tout simple dit que c'était normal pour toi, parce que c'était nouveau. On ne t'avait jamais considéré comme plus qu'un ami (et William était le seul à t'avoir considéré comme un meilleur ami), et tout ça était presque trop nouveau pour toi. Tu n'étais pas habitué – mais avec le temps, ça viendra. Et tu pourras désigner William comme ton « petit-ami » sans que les mots ne restent un instant coincés dans ta gorge. Et tu pourras lui dire « je t'aime » sans aucune hésitation, sans rester silencieux une seconde avant. Et tu pourras le prendre dans tes bras, le serrer contre toi, sans avoir à réfléchir, ne serait-ce qu'une seconde. Et tu pourras faire tout ce que tu voulais, sans être gêné, sans te poser de questions.

Tu te demandais encore pourquoi tu avais attendu si longtemps pour tout avouer (et tu aurais sûrement attendu encore longtemps si tu n'avais pas tout dit sans faire exprès…). Car c'était seulement maintenant que tu te rendais compte à quel point toutes tes craintes étaient idiotes ; c'était réciproque et c'est tout ce qui comptait. Tu n'allais pas gâcher votre amitié, un froid n'allait pas s'installer entre vous. Tu ne sentais plus que la chaleur de William et les battements de son cœur.

Tu avais rigolé, doucement. Pour la première fois de ta vie, tu arrivais enfin à entrevoir un avenir où tu pouvais être heureux.

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Merci Oli ♥️

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