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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Les rires éclatent mieux lorsque la nourriture est bonne /// with Reo

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Kyle Underwood
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Ven 28 Juil - 0:46
ft. ... & ...
Votre résumé.

Les rires éclatent mieux lorsque la nourriture est bonne
La lumière passait au travers des volets en partie fermés de Kyle, se déposant ainsi délicatement sur son lit. Obligeant le blondinet à s'arracher des bras de Morphée, laissant échapper un bâillement par la même occasion. Il s'étira lentement, pas franchement motivé pour s'extirper de cette bienveillante chaleur que lui procure son lit. C'est donc au bout de plusieurs minutes de préparation mentale intense, qu'il se glissa hors de son nid moelleux. Silencieux, le jeune adulte marcha en direction de sa cuisine. Il aurai pu faire des oeufs au plat, du bacon, des crêpes, toutes sortes de choses ! Mais les céréales et le lait restent indétrônable (ex-aequo avec les tartines tout de même). Un bol de céréale à la main, Kyle se retrouvait assit dans son canapé regardant la télévision, se réveillant petit à petit. Ce n'est qu'une petite demi-heure plus tard que le blondinet émergea totalement, retrouvant son attitude habituelle.
C'est donc une fois totalement réveillé qu'il se prépara. Aujourd'hui, jour de vacance, il comptait bien en profiter pour aller au festival. Pour rien au monde il ne voudrait manquer cela, et puis il y avait une partie de celui-ci consacré à la nourriture ! Vous n'aurez donc aucun mal à imaginer pourquoi cette information lui donne encore plus envie de s'y rendre. Dorénavant légèrement impatient, le blondinet prit quelques vêtements au hasard dans son placard. Un pantalon rouge pastèque, ainsi qu'un débardeur couleur saumon, orné d'une pizza dessinée façon cartoon. Il pourrait partir, mais avant cela il lui restait tout de même une chose à faire. Allant vers sa table de nuit, il prit l'objet se trouvant dessus. Kyle se concentra légèrement sur celui-ci jusqu'à ce qu'il frémisse, lui déclarant donc par la même occasion, enjoué :

<< Alors Porte-clé-sama ! Prêt pour cette nouvelle journée ? >>

L'objet en question, n'étant autre que son porte-clé orné de ses clés ne réagit pas. Semblant complètement ignorer son interlocuteur. Le blond l'observa donc quelques instants, essaya de lui parler, mais rien ne fonctionna, il se résolu donc à lui dire légèrement lassé :

<< Tu sais pertinemment que je ne peux pas prendre le risque de te laisser animé durant ce festival. Et ne me fait pas encore cette attitude de chien battu ! Je ne craquerais pas ! >>

L'objet continua d'adopter une attitude boudeuse, déçu de ne pas pouvoir observer ce qu'il se passerait durant cette journée. Et Kyle, grâce à sa volonté glacé ne craqua pas, évidement ! Jamais il ne ferait ça, et c'est pour cela qu'il renchérit d'un ton adoucit :

<< Bon..... Tu as gagné.... Mais dès que je décide que c'est risqué tu redeviens inanimé ! Compris ? >>

Sautant dans la main du blondinet Porte-clé-sama sortit donc victorieux. Tandis que le blondinet enfilait ses chaussures, ferma la porte et la verrouilla. Accrochant ensuite son porte clé à une boucle de son pantalon, il partit en direction de la plage ou se déroulait le festival.



Environ quarante-cinq minutes, c'est le temps que Kyle avait mit à pied pour atteindre la plage (heureusement que pour compenser les moments où il est distrait il marche vite). Au bord de l'eau aux reflets azur, sur le sable blanc et fin, l'animation était certaine. Le festival prenait place, étendu jusqu'à perte de vue, des dizaines et des dizaines de boutiques le composant. Le blondinet s'aventura donc dans ce dédale de commerçants, cherchant des marchandises susceptibles de l'intéresser. Tandis qu'il marchait, une brise légère lui apportait des odeurs alléchantes de nourriture, odeurs qu'il n'hésita pas à suivre. Tout droit, à droite, à gauche, seul son odorat guidait ses pas. Celui-ci. L'emmena directement vers le lieu convoité par le blond, les stands de nourriture ! Son estomac quand à lui, déclara au jeune adulte qu'il était l'heure de se sustenter. Et ça, le blond n'était pas contre, loin de la, il se dirigea donc vers le stand le plus proche dégageant une odeur de frite. Jouant un peu des coudes pour y accéder, il remarqua la seule, l'unique, la dernière barquette de frite ! Il demanda donc, salivant à l'avance et pressé :

<< M'sieur ! La dernière barquette de frite s'il vous plais ! >>

Mais quel ne fût pas la surprise de Kyle quand il entendit une voix masculine demander la barquette convoitée. Ce n'était plus une simple barquette à présent, mais c'était LA barquette, la seule, la dernière, l'unique.

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Reo Euston
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Ven 28 Juil - 21:26

Une musique de fanfare brisaient ses fenêtres et faisaient vibrer les murs de son appartement. Progressivement les rayons de l'astre solaire filtraient au travers les rideaux gris-clair, projetant des flaques de lumières irrégulières contre le sol de bois. Perché sur ses jambes, les cheveux mouillés, Reo pris place sur le tabouret qui jalonnait le coin de la cabine de douche. Serviette de spa autour de la taille, accroché avec dextérité près de son torse, le garçon se préparait pour égayer le festival de sa présence. À mesure qu'il se séchait ses précieuses fibres capillaires, ses jambes se balançaient en suivant le rythme de la musique. Il était si heureux. Même si cela impliquait qu'il dût user de pieux mensonges pour calmer le courroux de son amoureux. En vacances pour deux semaines chez des membres de sa famille, le garçon aux cheveux verts ne pourrait le retenir prisonnier comme un oiseau en cage. Chantonnant sa liberté, Reo habilla ses belles plumes d'un cardigan bleu cobalt couvrant un t-shirt gris strié.

Il était dix heures quand le garçon ferma la porte après deux tours de clé. Son tic l'obligea à vérifier la poignée avant de tourner les talons, casque sur les oreilles. Ses doigts effilées s'accrochèrent à la lanière de son tote bag, soucieux de perdre ses affaires de plage en cours de route. Comme l'esthétisme de son sac en toile ne possédait aucune fermeture pour protéger son contenu, le jeune homme devait surveiller lui-même les mains baladeuses.

Habitant à proximité de la plage, le Haut-perché emprunta son sentier quotidien qui coupait directement par une partie boisée. Les fleurs bordaient allègrement le terrain communautaire. Son bonheur avait atteint son paroxysme lorsqu'il se délecta des effluves de snacks et de toutes sortes de viandes venant des quatre coins du pays. Bientôt, il put percevoir le bruissement fluide des vagues. S'adossant contre un poteau de bois, servant à délimiter l'espace piéton des vélos, Léo enfila une paire de claquette, déposant ses baskets, semelle en l'air, pour ne pas salir la toile de son petit sac blanc. En Angleterre, personne ne se déplaçait en chaussette-claquette et le garçon ne dérogea pas à la règle.

Pépiant joyeusement, le jeune homme se glissa parmi les autres. Il lui était si plaisant de faire des activités communes avec de nouvelles personnes. Déambulant parmi les stands, Reo évoluait comme un enfant émerveillé. Les chapiteaux colorés qui les abritaient utilisèrent chaque fragments de l'espace et, étaient disposés de façon à ce que les gens suivent une ligne précise, agrémenté dans la même optique qu'un magasin Alénias. De joyeuses banderoles, quant à elles, s'enchevêtrèrent au-dessus de sa tête, dans un ordre si distinct, qu'il aurait pu verser sa petite larme.

Bientôt, un son familier attira son attention. Un ballon claqua contre le sol de béton dans le même laps de temps qu'un autre foulait le sable dans la direction opposée. Devait-il se laisser endoctriné par l'appel puissant du basket-ball ou devait-il s'immerger dans l'univers inconnu du volley-ball ?

***

Midi trente. La rencontre s'était déroulé en plusieurs étapes et l'équipe de Reo avait finalement remporté la victoire après un score très serré et une manche de perdue. La sueur ruisselait sur son front et ses cheveux étaient plaqués en arrière. Cherchant dans une trousse à maquillage, le garçon afficha un visage rayonnant quand ses doigts entrèrent en contact avec le salvateur de son atout charismatique. Son peigne. Délicatement, il démêla ses nœuds. S'il aimait prendre soin de son apparence, il ne mettait pas plus de temps qu'un garçon ordinaire. Attachant ses cheveux ébènes dans un rapide chignon élégant, il revient vers ses camarades sportifs pour les saluer et les remercier pour le match.

L'appel de la mer était fort. De ses bras liquides, elle semblait le narguer, en les ondulant, laissant derrière sa robe, une plaque d'écume duveteuse. Il aurait volontiers céder à son désir, si la fascination qui l'animait chez la nourriture n'était pas plus essentielle. Pressé, il joua des coudes et des épaules parmi la houle opaque qui obstruait la place, tel un nuage d'orage dans un ciel azur. Avantagé de par son immense taille, le Haut-perché atteignit un stand de hot-dog. Marchand et client s'échangèrent les biens. Mais il manquait quelque chose. Une saveur pour relever le goût du pain et de la saucisse. Un aliment indissociable. Des frites !

- Bonjour Monsieur, la dernière barquette de frites je vous prie. ♪

Gazouilla t-il sur la pointe des pieds. Au même instant, un petit blondinet fournit la même demande. Les yeux ronds, le vendeur fit coulisser désespérément ses mirettes en direction des deux hommes. À qui devait-il obéir ? Sidéré qu'un enfant manque autant d'égard et de politesse, Reo lui adressa un regard mesquin. Cette barquette, c'était la dernière. Léo la voulait. S'il était certain de sa capacité pour partager sans broncher son appartement ou son âme, hors de question qu'il cède sa nourriture. Offensé, sa main droite se joignit à sa poitrine, à demi courbée, pendant qu'il souffla, le timbre s'harmonisant avec son état d'esprit :

- Je suis désolé. Mais j'étais là avant.

Il ne cacha pas sa déception. Ni sa colère. En réalité son visage s'ornait de tellement d'émotions à la fois qu'il eut un aspect indéchiffrable. Sournoisement, le chevelu plongea sa même main dans son porte monnaie. Son tote bag qui était son plus grand inconvénient devenait son arme la plus puissante. Pas besoin de l'ouvrir. Pièce à la main, Reo les tendit au vendeur et lui suggéra de garder la monnaie. La barquette lui revenait de droit. Il en était désormais l'héritier.

Fier, il roucoula quand le pot de plastique lui chatouilla les mains. Elles étaient encore chaudes. Une odeur de sel fin iodé s'infiltrèrent dans ses narines. Piochant délicatement dedans, du bout des doigts, il s'en délecta. Croustillante sur le pourtour et fondante à l'intérieur, leur goût était inimitable. HMMM HMMM CHÉ CRO BHOOON ! Pourtant, elles avaient aussi un arrière-goût de regret. Agir de la sorte avec les autres ne s'accoutumait pas avec son comportement. Et son interlocuteur avait l'air si déçut, que sa petite moue sur sa figure délicate eut l'effet d'un coup poignard au cœur.

Rongé par la culpabilité, Reo s'approcha de lui doucettement et posa une main amicale sur son épaule. Le dos de son interlocuteur touchait presque la barquette.

- Attend ! Est-ce que... Est-ce que tu veux qu'on partage ?

Il tendit généreusement le lot, le prix, le saint Graal, dans sa direction et ajouta combien son comportement avait été disgracieux et incorrect. Il dosa son discours d'excuses sincères et l'invita à s’asseoir près de lui, sur les roches bordant la mer. Ainsi, ils pourraient déguster les mets exquis de la plage, tout en se vantant de dominer les flots.

HRP:
 

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Kyle Underwood
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Dim 30 Juil - 2:14

ft. Reo

LES RIRES ÉCLATENT MIEUX LORSQUE LA NOURRITURE EST BONNE


<< Je suis désolé. Mais j'étais là avant. >>

C'était ce qu'avait déclaré le grand à la chevelure noir, penché sur Kyle, d'un ton où la colère et la déception ressortait. Celui-ci s'accordant aux émotions déchiffrables sur le visage du concurrent du blondinet pour la sainte barquette. Avant qu'il n'ait le temps de réagir, l'autre avait déjà sortit de l'argent, soudoyant le vendeur et récupéra l'objet attirant les convoitises. Puis  l'emmerdeur se permettait de pavaner fièrement son trophée, narguant le jeune adulte avec ses pommes de terres frites délicatement salées. Profondément vexé et déçu, Kyle regardait l'individu avec envie, son estomac produisant des bruits déchirants. Le blondinet arborait à présent un regard de chien battu, faisant ressortir toute la déception et la tristesse qu'il ressentait. Très peu de personnes résistaient à ce regard, et l'inconnu n'y échappa pas. S'approcha d'un pas calme du petit blond, posant une main sur son épaule. Lui proposant de partager, tendant le réceptacle en plastique au jeune adulte, qui quant à lui se garda bien de refusa et répondit positivement. Déjà concentré sur le butin exposé devant lui, Kyle n'écoutait que d'une oreille distraite les paroles d'excuses énoncées par l'homme se tenant face à lui. Malgré tout, ses paroles semblant sincères, il les accepta volontiers. Puis, les deux allèrent s'assoir sur des rochers dominant les flots marins. Le blondinet, savourant chaque bouchées du contenu de la barquette, ce mélange de saveur exquis : croquant et fondant à la fois, la perfection. Ils observèrent les eaux en contrebas, discutant de choses diverses sans une quelconque importance, comme leurs prénoms respectifs. Cela dura jusqu'à l'écoulement de leur repas, au moment où Kyle déclara à Reo d'une voix enjouée :

<< Dis ! Dis ! Dis ! Tu voudrais aller faire un tour avec moi pour voir le reste du festival ? >>

Au fil de la conversation, le petit blond c'était aperçu que Léo le prenait pour un enfant. N'ayant pas le coeur de lui dévoiler la vérité, il décidait donc de profiter un tantinet de la situation (tant qu'à faire). Sans même laisser le temps à sa nouvelle connaissance de répondre, le blondinet lui attrapa sa veste, l'entraînant à sa suite dans le labyrinthe de stands. Laissant derrière eux la brise marine et les vagues léchant le sable et les bords des rochers.
Ils parcoururent quelques dizaines de mètres, jusqu'à l'arrêt soudain de Kyle. Les yeux pétillants en regardant le stand qui lui faisait face. De la nourriture japonaise, le stand en était plein, des confiseries, des plats, des desserts, de l'alcool, il y avait de tout ! Les yeux étincelants, le petit blond prit les mains du grand à la chevelure sombre, les enserrant des siennes et triturant les doigts de l'autre. Il déclara quelques instants après tel un enfant, la voix emplit d'espoir et de joie, désignant le stand d'une main le bras tendu :

<< Onii-chaaaan ! Tu peux m'en acheter ? S'iiiiiiil te plaaaaaaît ! >>


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Reo Euston
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Jeu 3 Aoû - 20:11

Le garçon accepta le butin, incarnant un enfant sauvage n'ayant pas dégusté de mets de choix depuis des lunes. Profitant de sa docilité, Reo put l'entraîner sans difficulté sur les rochers, bras dessus, bras dessous. La structure âpre contre sa peau, l'obligea à étaler sa veste en guise de serviette, tandis qu'il déposa la barquette entre les deux. Son interlocuteur aux belles bouclettes blondes en avait déjà entamé une bonne partie. Le Haut-perché grimaça en jaugeant l'état des frites. Celles qui restèrent étaient molles et trop cuites. Repoussant le récipient en plastique dans sa direction, Reo se contenta de son hog-dog et fixa l'horizon, le regard rêvasseur. La mer s'agitait sous leurs pieds, envoyant un ballet de vagues prédatrices, s'exposer contre les parois rocheuses, dans un fracas tonitruant. Au loin, l'astre solaire, ayant atteint son apogée, brillait comme un seul et unique point jaune, tel le repère sur une carte azur uniforme.

Mais le duo ne se formalisa pas à se muer dans le silence. Rapidement, ils s'échangèrent leurs prénoms et des détails sur leurs préférences. Reo relata ses passions pour la littérature classique ainsi que sur pour le basket, pendant que Kyle lui communiqua son goût pour la nourriture. Ce qui n'étonna pas le chevelu qui lui répondit par un allègre sourire. Soudain, le petit garçonnet se redressa sur ses quilles et lui proposa de l'accompagner faire une croisière à bord de la terre ferme. Léger, l'intéressé hocha doucement de la tête et lui donna la main, afin de ne pas le perdre dans la foule. Pourtant, Kyle fut plus rapide en desserrant son étreinte pour venir tirer son cardigan afin de l'entraîner, poursuivant un itinéraire précis.

- Ne tires pas si fort, tu vas agrandir ma veste !

Râla t-il sans pour autant se faire obéir. Reo se sentait davantage plus responsable de cet enfant au visage angélique. Son teint blêmit par son pigment de peau naturel, ses petits doigts, sa voix suave ainsi que sa manière d'agir à son égard. Tout indiquait que ce petit bout avait besoin d'un grand frère protecteur. Mais dans ce cas, que faisait ici, un enfant si jeune ? Ses parents étaient t-ils dans le coin ? Était-il seul ? Une collection de questions s'additionnèrent aux autres soucis de son esprit. Arborant une expression méditative, ses traits basculèrent en une moue surprise lorsqu'il faillit trébucher sur une dalle de pierre balisant un chemin en direction d'un stand. Kyle ne regardait pas où il posait les pieds. S'il se frayait facilement un parcours à travers la foule opaque, Reo avait plus de mal à esquiver les passants.

- Tu pourrais attention, on a faillit tomber tous les deux.

Le corrigea t-il d'un air faussement courroucé. Visiblement, il ne parvenait pas à se montrer catégorique avec un charmant petit bonhomme. Mais le blondinet ne l'écoutait déjà plus. Aussitôt, ses yeux carmins pétillèrent de curiosité lorsqu'ils croisèrent un plateau de nourritures japonaises. Les effluves singulières qui s'infiltrèrent dans ses narines, le divergea de la réalité pour le ramener peu à peur sur le port de ses origines. Kyoto. Son pays. La nationalité de sa mère. Même s'il n'était pas né au pays du soleil levant, la petite famille passaient ses vacances et parfois les week-end dans cette ancienne capitale impériale. Reo s'y était toujours senti comme chez lui. Ainsi, il avait appris à parler la langue natale de sa génitrice à force d'entendre du japonnais depuis sa naissance. Alors, que Kyle s'extasie devant les produits du berceau de son âme, il l'attendrissait encore plus.

Le délicieux garçon savait s'y prendre avec lui. Oh que oui. Joignant ses petits doigts aux siens, il joua avec son index, puis son majeur. Les entrelaçant dans un geste amical, Kyle orna sa bouille d'un regard suppliant tandis qu'il quémanda, non sans excitation, l’obtention de sa générosité.

Oni-chan ? Reo piqua un fard. Sa longue jambe se plia près de ses vertèbres lombaires, pendant qu'un doux gazouillement remonta de sa gorge, pour prolonger son bec dans un chant radieux. La commissure de ses lèvres se distendu et ses mains viennent pincer la paire de joue du gentil blondinet.

- Owwww. ♥ Mon Otõto-chaaan ! C'est d'accord. Dis-moi ce que tu veux.

S'approchant du stand alambiqué comportant principalement les couleurs allégoriques du pays, le Haut-perché saisit la main du garçonnet, puis, le dirigea en sécurité près des merveilles du monde. Saluant le vendeur en effectuant une courbette, le tronc à demi-penché, Léo incita à son interlocuteur d'imiter son geste. Au Japon, la politesse n'était pas qu'une simple formalité. On apprenait les bonnes manières dès le plus jeune âge. L'homme leur proposa ensuite une plate-forme ornement de différent mets, allant du simple sushi au raffiné gyozas, rien n'était laissé au hasard. Des baguettes à disposition se dressait dans un pot rouge. Piochant deux paires, Reo tendit les morceaux de bois industriels gravés de kanjis signifiants « bon appétit » à son compagnon de festival. Il choisit des fragments de tempura, magnant ses baguettes avec dextérité. En distinguant du coin de l’œil la maladresse de son interlocuteur, le chevelu pivota dans son sens et lui expliqua comment en faire bon usage.

- Regarde Otõto-chan. Prend tes baguettes de cette façon. Entre ton index et ton pouce.

Plaçant les doigts du charmant blondinet sur ses instruments, il glissa une main dans ses cheveux dorés en prononçant ensuite pour lui-même :

- Itadakimasu !

Croquant goulûment dans le beignet de poisson, le jeune adulte sourit, replongé dans ses repas du dimanche. Depuis que ses parents avaient déménagé dans la ville originale de sa très chère maman, Reo leur rendait visite durant ses courtes périodes de vacances et Misaki lui contactait toujours des plats de là-bas. Sa cuisine était bien meilleure. Soudain, alors qu'il finissait de louer le vendeur pour cette excellente dégustation, un sachet de couleur lorgna ses yeux. Des bonbons !

- Câlinou. Regarde. Tu veux que je te prenne lesquels ? À moins que tu préfères que je t'achète un plat que tu as goûté ? Moi en tout cas, j'ai très envie d'un ramune à la noix de coco ainsi que ce petit paquet kasugai saveur litchi.

Pépia t-il, les yeux débordant d'émotion. Éternel être friand, les confiseries étaient de loin, son péché mignon. Et s'il possédait bien l'un des sept pêché capitaux, c'était bien la gourmandise.

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