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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Judas △ Le Roi Corneille | Terminé



Messages : 25
Métier : Vendeur de comics / Cambrioleur
Pouvoir : Ornithomorphie : Se transforme en une forme à mi chemin entre le corbeau géant et la harpie, cette forme lui permet de voler. Néanmoins, une rage folle le prend, en plus d'une douleur profonde lors de la transformation.
Humeur : Taquin

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Judas Mackensie
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Mar 18 Juil - 8:12

Judas Mackensie

❝ Le Roi est L'Oiseau ❞

• Nom : Mackensie
• Prénom : Judas
• Surnom : La presse l'a surnommé "Le Roi Corneille" à cause des plumes retrouvées sur les lieux des cambriolages. Ses proches, quant à eux, l'appellent Jude.
• Âge : 30 ans
• Plutôt : Ton père.

• Origine(s) : Gallo-Irlandaises
• Métier : En journée, il est vendeur dans un petit magasin de comics et goodies. La nuit, il se fait cambrioleur.
• Groupe : Reload Physic ( Divers ? )

• Pouvoir : Ornithomorphie
C'est le terme le plus adéquat en tout cas. Sa peau se recouvre de plumes, des ailes noires lui poussent dans le dos, ses yeux virent au jaune, puis, dans une transformation plus poussée, au rouge, quand, par chance, ses yeux ne saignent tout bonnement pas. Ses longs doigts peuvent même se changer en serres. Son visage, seul, semble plus ou moins demeurer humain - si l'on oublie les profondes traces rougeâtres et le sang qui le barre -. A mi-chemin entre le corbeau géant et la harpie, cette forme lui permet de voler.
• Malus : Pour commencer, son retour de la mort ne s'est pas fait sans dégâts. Les jambes demeurant profondément broyées dans sa chute, les soins et la rééducation ne lui ont pas permis de retrouver un état physique normal. Tout d'abord en fauteuil roulant, et s'il doit encore s'y résigner assez souvent, il peut à présent marcher un peu s'il utilise une canne. Cependant, ses jambes restent très fragilisées. Ensuite, pour ce qui est de sa transformation, celle-ci est particulièrement douloureuse, sa peau et ses muscles se faisant déchirer par les plumes ainsi que par les appendices osseux de ses ailes nouvelles. Ce qui est un plus grand souci, c'est que Judas perd de son humanité en se transformant, se laissant aller à un instinct plus animal. Rapace. Il craint sincèrement de ne plus pouvoir redevenir humain s'il se transforme trop longtemps. Et enfin...
Ce pouvoir est tout sauf discret.
C'est déjà un gros malus en soi.
• Marque : Une croix juste au travers de ses pectoraux, à la manière d'une cible.
• Âge de la mort : 27 ans
• Cause de la mort : A été jeté du haut d'une falaise. Pas besoin de faire un dessin.

• Mon pseudo sur le net : Blob Succulent
• Âge : 24 ans
• Présence sur le forum : 5/7
• Que pensez-vous du forum : Il me semble cool et les gens ont l'air sympathique  Yawn
• Comment l'avez-vous connu ? Au pif total de la randomization d'un saute mouton partenariarique.

• Le personnage sur mon avatar est : Sergey Razumovsky du comics Major Grom
• Le code est :
Caractère du personnage
Un bon garçon, un opportuniste, une brute et, entre les trois, Judas. Il n’est pas désagréable, pour une première rencontre, de manière générale. Le sourire grand, aimable quand on ne le presse, ne le bouscule pas. Mais, c’est vrai qu’il s’échauffe vite, bien malgré lui. Il aimerait avoir ce don, ce qu’on les plus fins manipulateurs, les menteurs, que de retenir sa frustration, sa colère, lorsqu’on l’y pousse. Les clients mal-élevés, ceux qui le prennent pour un balais, il ne peut pas les voir en peinture. Tout comme, généralement, sa fierté est aisée à piquer. Ses traits se tendent, son nez se fronce, lèvres pincées, son visage est un malheureux spectacle émotif.
A ce stade, on croirait aisément que le roux soit semblable à un livre ouvert, pourtant, il est bien deux émotions qu’il camoufle à la perfection ; la peine et la peur. Au mieux, ces deux apparaitront comme de la colère. Beaucoup de choses se transmettent par la colère, chez lui. Ou la moquerie. Sarcastique au possible, ce qu’il ne peut supporter qu’on lui fasse, lui, en abuse plus que de raison. Mauvaise langue, provocateur, c’est comme s’il cherchait les ennuis. Le conflit. Alors, il se contrôle, au travail, quand on ne lui a rien fait, cependant, il faut bien peu de choses pour que la bête se réveille et que le naturel revienne au galop. C’est un comportement qui lui aura valu une certaine difficulté à conserver ses boulots. En même temps, un employé qui provoque et beugle sur ceux qui l’embêtent, ça fait mauvais genre. Pourtant, ce trait de caractère n’était pas aussi prononcé auparavant. Comme quoi, sa fierté se sera faite plus sensible quand il a perdu l’usage normal de ses jambes. Dur, pour lui qui avait l’habitude de s’exprimer à coup de grands gestes, très expressif comme bonhomme. Encore plus avec ceux qu’il apprécie.
Judas est un amical boute-en-train absolument sans-gêne. Le genre à s’inviter à pas d’heure, à pousser à parler, le contact facile, à se confier sur son épaule. Le roux bouscule, assurément, il dérange dans les habitudes. Pousse dans les retranchements. Cependant, il est d’un sincère bon sentiment. Expressif qu’il est, on le croirait bavard mais, c’est tout l’inverse, Judas excelle dans la position d’auditeur compréhensif. Il faut dire que l’homme a du mal à parler, à choisir ses mots, il préfère de loin converser à l’écrit. Les paroles lui semblent plus aisées lorsqu’elles sont sur papier, ou, encore mieux, sur un écran. Il aime l’informatique, cette distance, et à la fois cette proximité avec autrui.  Il a étudié les réseaux et la sécurité, alors, ça lui fait toujours drôle de connaitre la vie en détail d’une personne qu’il n’a jamais rencontrée, et qu’il n’a pas quitté son ordinateur, depuis son fauteuil roulant. Judas est méfiant, quelque part. C’est pour ça qu’il navigue sur des réseaux sécurisés et qu’il a ce foutu tic que de se renseigner sur les personnes qu’il rencontre. Jude a peur qu’on en sache trop sûr lui, alors, pour calmer cette crainte, il préfère prendre les devants, pour toujours avoir un train d’avance.
Sans nul doute, Judas est intelligent. Il apprend seul, et rapidement. Cependant, son caractère fougueux lui fait défaut. Sa colère le transporte plus loin qu’il ne le désirerait. Il est caché au creux d’un cocon et, tenter de le percer provoque son émoi, son recul. De loin, Judas préfère couper contact, repousser. Il est si proche avec autrui, et pourtant si distant. Distant de lui-même.
Ironiquement, le courant passe mieux avec les jeunes, les enfants. Judas les adore. Ils sont si francs, et d’une manière, si brute, un peu comme lui. Il a l’impression de mieux les comprendre. Un rien peu les fasciner, et il se sent comme parler leur langage, à base d’imaginaire cultivée par les comics, les jeux-vidéos, les films. On ne peut pas se le cacher, Jude adore la pop-culture, les jeux-de-rôles, ainsi que les conventions qui y sont liées.  En même temps, à trainer autant de temps sur le net’, il ne pouvait en être autrement. Gamin dans une certaine mesure, ses passions colorées lui offrent un baume au cœur, une légèreté qui se ressent au quotidien. Son frère disait que Judas avait un cœur d’oiseau. Chantant aux belles couleurs, mais, qu’il suffisait du moindre geste brusque pour le voir s’envoler loin, pour ne jamais revenir.
Et ça, Judas ne l’a pas oublié. Il n’a pas oublié comme il avait songé que cela pourrait être bien, s’il s’envolait. Comme ça. Selon son envie, son émotion. Puis la chute. Et depuis, regarder vers le ciel, autant que vers le bas depuis les hauteurs lui offre un vertige nauséeux. Attiré par le vide, terrorisé par celui-ci.
Le destin a fait de lui un oiseau effrayé par la hauteur.
Physique du personnage
Sur son visage à l’âge indéfinissable, son sourire s’étire. Grand de dents blanches bien alignées, nul ne pourrait dire s’il s’agit là d’un mouvement de bonheur, de politesse, mesquin, ou bien, de moquerie. Ses commissures s’évadent vers le haut, et il ne peut s’en empêcher. L’expression joviale, ses pensées peuvent paraîtres mystérieuses, pourtant, d’un tout autre côté, Judas ne semble point retenir ses émotions, à la manière d’un livre ouvert. Le teint clair, les joues roses – bien que l’on accordera ses couleurs sur le fait de sa sensibilité au soleil Ou : le fardeau d’un vrai roux - ; l’homme n’est assurément plus un enfant mais, n’a certainement pas encore été sujets aux affres de l’âge. De son avis, il n’est que perfection. Après tout, ce n’est pas la modestie qui l’étouffe. Par ailleurs, son attitude laisse parfaitement sentir cet excédent de confiance en lui et, plus particulièrement, d’amour-propre. Judas à cette manière, ces manières, presque délicates quand il s’y met. Précieux, dirait-on. Et s’il pouvait marcher correctement, on jurerait qu’il passerait l’entièreté de son existence à se pavaner. A défaut, il attend au creux de son fauteuil roulant, au mieux, ses doigts jouent avec sa canne, comme s’il avait besoin d’une certaine activité. Ce serait vite fait de réfléchir à sa faiblesse, à sa frêle condition physique. Il est vrai que, même lorsqu’il se dresse, Jude ne brille pas de hauteur, avec son modeste mètre soixante-six. Il n’affiche pas non plus des muscles saillants bien que, pour l’œil aguerri, on lui remarquera ses épaules carrées et, pour celui plus attentif encore, que son torse -et surtout ses bras-, ne sont absolument pas en reste en matière de musculature. Après tout, cela fait un moment déjà que l’homme a besoin de se reposer sur ceux-ci, quand ses jambes ne peuvent plus le trainer. Cependant, il existe un détail, que l’on ne peut remarquer à cause de ses vêtements, bien que l’on puisse se douter de son existence. Défaut honteux, complexe embarrassant. Judas possède des jambes fines, trop fines par rapport au reste de son corps. Des gambettes de demoiselle, dirait-on, avant de se rappeler que ces mêmes jambes se sont affinées à cause du manque d’activité, de leur difficulté à se mouvoir.  L’homme les trouve peu coordonnées, mal assorties avec le reste. C’est disgracieux, et il les cache autant que possible.
Pour ce qui est de son style vestimentaire, Judas aime les beaux vêtements, ceux qui font ‘‘classe’’, au point de le prendre pour un couturier de mode aux goûts fantasques. Mais ça, c’est parce que Judas aime sortir, se faire beau pour passer de bonnes soirées. Cependant, en journée, le roux est bien différent. De larges pulls et pantalons, avec ses cheveux calés dans un bonnet, ou bien ses nombreux T-Shirt aux références douteuses empreintes de pop-culture et de pseudo-geekeries. C’est basculer dans un tout autre univers.
Du moins, c’est ce que l’on pourrait se prendre à songer, avant de voir ce sourire. Fermement plaqué sur ses fines lèvres frippones.

Toujours le même.
Histoire du personnage
Pour accéder à l'histoire, cliquez ici

Parce que "votre message dépasse la longueur autorisée" aaaaarrrh
Et désolé pour le rush de fin. J'ai coupé pleins de bouts et je voulais pas faire encore plus trainer en longueur



Fiche | Profil
Thème 1
Thème 2
Messages : 511
Localisation : Chez moi, en tournage ou dans un bar
Métier : acteur
Pouvoir : Connaissance illimité
Double(s) compte(s) : akemi William's
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R:Psychic
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Nathaniel Okigaara
R:Psychic
Mar 18 Juil - 8:20
BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE hâte de voir ta fiche et de voir ce que fera ton pouvoir en rp =3

_________________

They say before you start a war,

You better know what you're fighting for.

Well, baby, you are all that I adore.

If love is what you need, a soldier I will be.


Spoiler:
 


Speed ~ Thought ~ Fright
Messages : 54
Métier : Technicien d'Identification Criminelle
Pouvoir : Déplacement accéléré
Humeur : Inquiète

Double(s) compte(s) : Stefan Allesia
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R:Physic
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Ginger Briggs
R:Physic
Mar 18 Juil - 9:03
Bienvenue ! YAY

Gnn. Phobs. Je... je... Ooh yeaaah ~

Ton pouvoir est trop cool, Ami des Corbeaux ! Et proxénète, meow, en voilà un métier cool XD (je devrais pas trouver ça cool en vrai, c'est pas très sympa comme job, mais osef c'est la classe, Niflheim devient vraiment un repaire de crapules, TMTC)

J'ai hâte de lire la suite de ta fiche ! Et de savoir comment on t'a poussé de cette falaise !
Bonne continuation

_________________





Paper, please:
 


↑ Merci Celis ♥️ (sur une idée originale de Tyty)

Messages : 233
Métier : Gérant du Raven
Pouvoir : Communique avec les corbeaux
Humeur : (⌐▨_▨)

Double(s) compte(s) : Yoan S. Myers & Phineas Lockwood
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R:Divers
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Noah Edwing
R:Divers
Mar 18 Juil - 9:09
Hey JUDAS YAY
BIENVENUE breathing intensifie huehuehue
Ah bon ? j'aime bien ton métier c'est original en effet et du boulot pour les flics 8D J'aime bien ton vava aussi et ton pouvoir est cool (bienvenue dans le gang des corbeaux, j'espère que tu es prêt à m’obéir Noahchou ♥ )

_________________


Spoiler:
 


Messages : 25
Métier : Vendeur de comics / Cambrioleur
Pouvoir : Ornithomorphie : Se transforme en une forme à mi chemin entre le corbeau géant et la harpie, cette forme lui permet de voler. Néanmoins, une rage folle le prend, en plus d'une douleur profonde lors de la transformation.
Humeur : Taquin

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R:Physic
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Judas Mackensie
R:Physic
Mar 18 Juil - 11:41
Hey merci merci beaucoup à vous ♥️

Nath > Tout l'intérêt est de ne pas y succomber, à ce pouvoir.  Eheh à voir ce que cela donnera ♥️

Ginger > Ouii ! Phobs Phobs Phobs ♥️♥️♥️ Et ce métier est cool . Tu vois, je peux faire des prix très sympa à mes amis ... Hem. la suite arrive ~

Noah > Oh, un confrère au nom biblique. hem Et oui! Je pense au marché du travail dans cette ville ! Donner du boulot aux policiers et recruter.......parmi les nombreux chômeurs de cette ville. hop hop hop, ça va relancer l'économie tout ça ( Oh et je viens de voir. Ami corbeau oui. Corneille. Corbeau. Hem, c'est de la même famille. )
Et en lisant ton pouvoir, je me suis posé une question hautement existentielle... Si Noah ressent les émotions des corbeaux, est ce que ça veut dire qu'il peut aussi ressentir...........Ceux de Judas ? TRIGGERED OOOOOOH breathing intensifie - TAN TAN TAN - Révélation révélationeuse du plot twist intersidéral


Ne rien pouvoir c'est vivre mort

Messages : 202
Métier : Prostitué & Apprenti fleuriste
Pouvoir : Intrusion dans les rêves d'autrui
Humeur : Troublé - Déprimé - Enragé

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R:Psychic
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Lindsey Hermann
R:Psychic
Mar 18 Juil - 11:59
Welcomeuuuuuh !!

Ah oui oui oui, j'aime déjà beaucoup ton personnage qui m'a l'air super intéressant !
Vu son métier il va falloir qu'on se créer un lien ! Enfin un proxénète pour mon petit Lin huhu :p

Bonne continuation pour ta fiche !

Hanhan

_________________

Merci Stef' <3:
 





↑ Merci Celis ♥️ (sur une idée originale de Tyty)

Messages : 233
Métier : Gérant du Raven
Pouvoir : Communique avec les corbeaux
Humeur : (⌐▨_▨)

Double(s) compte(s) : Yoan S. Myers & Phineas Lockwood
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Noah Edwing
R:Divers
Mar 18 Juil - 12:19
J'avais pas vu pour le nom aussi. Nous sommes liés
Techeniquement ouaip il pourrait. Je suppose. J'ai déjà un truc similaire avec Raven (Deuxième membre du gang des corbeaux Noahchou ♥ ) vous voulez tuer Noah AVOUEZ :grrr:
Hm j'aime ce côté décalé boulot/Maison. On sa s'entendre 8D

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Spoiler:
 


Messages : 25
Métier : Vendeur de comics / Cambrioleur
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Judas Mackensie
R:Physic
Mar 18 Juil - 12:35
Lindsey > Merciiii et heureux de voir que mon entreprise ne sera pas en mal d'employé Mais attention Lindsey, c'est un contrat très, très, très longue durée Hanhan

Noah > ooooh. C'est le destin Nous perturberons tes émotions huhuhu . Il nous faudra clairement un truc, rien que pour la famille corbeau nh ♥️

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Yop&Cats
Qui suis-je~
Cat ARMY - Mes liens
Cat ARMY - Mes chats
Cat ARMY - Mes rps
(╯ಠ_ರೃ)╯︵ ┻━┻
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Localisation : Dans les rues
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Pouvoir : Capacité de peindre sur les mur au toucher
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Inno Snowen
R:Divers
Mar 18 Juil - 22:44
BIENVENUE SAVE ME INTENSIFIES

Je t'approcherai jamais SAVE ME INTENSIFIES

Mais sinon le perso est cool ! :stormy:

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You gotta be there for me too



Raven discutte en #9476a6
Messages : 80
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Femme de ménage au regard de braise.
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Raven L. Morgan
Femme de ménage au regard de braise.
Mer 19 Juil - 4:59
Bienvenue keupin korbo ♥️

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Clique pour écouter ♥️



Mes Teams check :
 



Messages : 61
Localisation : Dans un bar.
Métier : Hôte de caisse dans un supermarché | Etudiant dans le tourisme.
Humeur : Rayonnante.

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Human
Mer 19 Juil - 10:20
Citation :
Plutôt : Ton père.
Je suis d'accord ça se tient J'tassure !

Bienvenue, ton personnage a l'air trop coool breathing intensifie et cet avatar oooouwh Yawn

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Je possède le swag.:
 


Merci pour ces cadeaux ♥:
 



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Judas Mackensie
R:Physic
Dim 23 Juil - 8:41
Inno > Heeey merci ♥️ Je suis tout flatté yes yes yes ( Inno, Inno, c'est joli comme tout comme nom )

Raven > Merci copain corbeau ! ♥️

Peter > Heureux que tu l'approuves 2swag4me et merci beaucoup Gimmeh da booty



Bon et du coup, j'annonce, je suis parti sur la première idée du personnage que j'avais ( j'hésitais entre le proxénètou et ...ça ) et je suis reviendu sur ma première idée parce qu'après réflexion, c'était plus facile à écrire pour moi. Donc, désolé si il y a déception etou *cries*

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I'm nothing of a Saint,
I'm a Sinner.
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Ivan Miller
First I drink the coffee, then I do the stuff.
Sam 29 Juil - 11:40
Je crois t'avoir déjà dit bienvenue mais je le redis.
BIENVENUE. ♥

Prends le temps qu'il te faut pour ta fiche, bien que tu attendras les deux semaines le 1er août. Préviens nous s'il te faut un petit délai supplémentaire !

Bon courage !

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♥♥:
 


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Judas Mackensie
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Sam 29 Juil - 18:35
Merci beaucoup eeet je crois qu'il va me falloir un délai .... Chisaki crying


Je n'en avais pas parlé jusqu'à présent paaaarce que je pensais que je n'aurais pas besoin de le faire mais, ça fait une semaine que je suis malade. je pensais que ça passerai vite et que je finirai ma fiche dans la foulée mais commejesuisunkkquisesoignemal ça a viré en infection tout récemment du coup grosse fièvre depuis deux jours, migraine aussi profonde que la Moria et toute la sexytide qui s'en suit BREF

je sais pas combien de temps ça va me durer, mais j'essaye de faire au plus vite

bisou et amour sur vous

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tell me pretty lies
look me in the face
tell me that you love me
even if it's a fake

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Seishiro Fujiwara
SEIrial Killeuse à votre service !
Sam 29 Juil - 21:39
J'ai déjà dû te souhaiter la bienvenue sur la cb, mais je te le redis ici, bienvenue ! Yaaas

On te rajoute alors un délai supplémentaire pour que tu puisses terminer ta fiche comme il se doit, mais surtout repose toi bien ♥️

Bon rétablissement et bon courage pour la suite de ta fiche ! Love you ♥
(N'oublie pas que le staff est à ta disposition si tu as des questions)

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Judas Mackensie
R:Physic
Jeu 3 Aoû - 12:48
Merci merci beaucoup !
- j'ai enfin été voir un médecin j'ai de bons médocs et tout, donc ça commence à aller mieux \o -

j'essaye de terminer au plus vite ! Yaaas

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Nathaniel Okigaara
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Jeu 3 Aoû - 13:01
Rétablie toi bien vite, la santé avant tout. J'me disais aussi que t'étais pas venu depuis un bail >.<

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Judas Mackensie
R:Physic
Jeu 3 Aoû - 23:47

Enfoui aux plus abyssales des profondeurs de sa mémoire, demeure un rêve. Une chimère doucereusement chaude aux volutes tendres. Des frissons dans le ventre et des rayons lumineux semi-dissimulés, un peu comme quand on se cache le visage de ses doigts, au soleil. Tentant et pourtant, si brûlant lorsque Judas s’y force. Trop vieux. Trop dissout dans la masse d’images, de sons, de sensations. Il existe des impacts, sur la surface de ce cristallin miroir. Moments de vide, dont l’homme ne se souviendra probablement jamais et néanmoins, il parvient à le prononcer :

Elle avait les mains douces.
Plus qu’un souvenir, une certitude.

Judas ne peut dire qu’il n’a pas connu sa mère, ce serait mentir. Il sait qu’il a passé au moins une année en sa compagnie – peut-être deux - avant de … avant de quoi d’ailleurs ? Quand il eut l’âge et la conscience de poser des questions, son père demeura muet et même son frère ainé ne sut lui répondre. Il fait partie des privilégiés, ceux à n’être pas nés en couveuse, ça, il le sait. Il sait aussi que Solomon le regarde mal pour ça. Il n’est pas son vrai frère. Lui, il a connu la machine. Le plus grand le bouscule et Judas ne lui en veut pas. Il ne peut pas en vouloir à un garçon qui a l’air d’avoir mal. Il ne peut pas en vouloir à un ainé qui semble avoir peur de lui. Le roux ne comprend pas, dans un premier temps, et c’est normal. Il est jeune, beaucoup trop jeune. Il laisse faire les choses, regarde les évènements se dérouler avec ses grands yeux d’enfant. A force de silence quand il appelle à sa mère, il finit par se taire. Très vite, il assimile ce mur invisible à une distance. Elle est partie. C’est ce qu’il se dit, c’est ce qu’il croit. De toute manière, il n’y aura jamais personne pour le contredire.

C’est une grande maison pour affirmer qu’il n’y a personne. Les ombres sont nombreuses pourtant. Elles se déplacent et filent bien plus vite que Judas ne peut le réaliser. Les murmurent se mêlent, le garçon ne les comprend pas, il n’essaye pas de les comprendre. Il n’en ressent pas le besoin. Tout ce qu’il reconnait, ce sont les pas de Solomon dans son dos avant qu’il ne lui lance son ballon entre les omoplates, et cette porte qu’ils n’ont pas le droit de franchir. Elle est grande, plus que toutes les autres de la maison. Ou ce n’est pas le cas, mais, l’interdiction lui offre cette sensation de gigantisme, d’immuabilité. Il arrive que les deux garçons passent des heures au-devant de celle-ci, assit sur la moquette moelleuse du couloir, prêt à décamper au moindre mouvement de poignée. Ils partagent ça, les deux Mackensie ; cette curiosité, ce désir de savoir, cette envie de flirter avec l’inconnu, l’interdit.  Ils sont au courant, que leur père se trouve juste derrière. Qu’il est à ses affaires, des histoires d’adultes, et que s’ils sont pris à fureter par ici, ils se souviendront de la raclée qu’ils prendront. Cependant, il ne s’agit pas de la première fois, et encore moins de la dernière. Alors, il y a cette brève période, où Judas et Solomon s’accordent. Le plus grand pose son oreille contre la solide surface de bois, tandis que l’autre surveille, à l’autre bout du couloir. Plus qu’un jeu, c’est une entente, peut-être la première, entre les deux garçons.

A cette époque, le vieux Hefin n’est qu’une ombre, une présence oppressante et si attendue à la fois. Judas comme Solomon envient son contact, la moindre de ses paroles. Mais, il demeure fugace, ne s’attardant pas sur eux. Les garçons connaissent bien mieux ceux qui se relaient aux cuisines, ou bien, ceux qui font le ménage. En même temps, Hefin n’a jamais su s’occuper d’enfants en bas-âge, il ne l’a jamais désiré. Il attend qu’ils grandissent, qu’ils soient capable de comprendre un minimum quand il leur parle sérieusement, il ne sait pas communiquer autrement de toute manière. Avec leurs pauvres cinq années d’écart, Solomon part en premier. Il est enfin autorisé à passer la porte et Judas se retrouve seul à attendre. Attendre son tour. Le maigre lien qu’ils ont pu construire se brise aussi soudainement qu’il a pu naitre. Le plus âgé le regarde de haut, ils ne mangent même plus ensemble. Le jeune Mackensie n’est pas le plus malheureux des enfants pour autant. Il a droit à des jeux, un peu de tout, à défaut de savoir ce qu’il aime, et le garçon s’en contente facilement. C’est un gamin souriant, peut-être un peu simple mais, au moins, il ne pose pas de gros problèmes. Il peut passer des heures sur un livre qu’il ne sait même pas lire, ou tripatouiller ce faux pistolet jusqu’à comprendre comment le tenir plus ou moins correctement. Seulement, la taquinerie le chatouille et, quand il le croise, il ne peut s’empêcher de chiper les affaires de Solomon, ou de le provoquer, juste pour le mettre en colère et à sa poursuite. Courir, occupation primaire. Dans les rires à peine étouffés et l’adrénaline, le plus jeune file à travers les couloirs, glisse sur le sol, quand il ne s’agit tout bonnement pas d’échapper à son poursuivant en grimpant à un arbre. Judas s’écorche les doigts et les genoux sur l’écorce de ce vieil ami feuillu au fond du jardin mais, il ne s’en rendra compte que plus tard, quand la peau aura gonflé et rougi. Il cherche ses appuis, les force, jusqu’à se percher sur un branche « Attrape-moi So’ ! » et il rit de voir son frère déjà autant essoufflé « T’es trop lent. » qu’il ponctue en lui tirant la langue. Bestiole, il s’amuse de l’agacement du brun qui donne un coup de pied dans l’une des racines qui serpentent sur le sol. Jeu de chamailleries infantiles, petite fierté du plus jeune. Solomon a beau être plus fort – il le sent bien quand ce dernier parvient à le coincer sous son bras – Judas a toujours été plus rapide et, ce n’est pas quelque chose qui changera de sitôt.

Quand on regardera l’adulte, personne ne s’en doutera. Mais, Judas a une enfance dorée qui ne connait pas le besoin matériel et qui ne manque point de confort. Il peut manger à sa guise et peut même se permettre de choisir le repas qu’il préfère. Solomon est plus difficile que lui à ce niveau, il a plus d’attentes, surtout depuis qu’il est un ‘‘grand’’. Il doit bien manger pour devenir fort, c’est ce que lui a dit leur père. Il n’a plus de temps à perdre avec les jeux de gamins. Le roux hausse les épaules, il comprend sans comprendre. Il a mieux à faire de toute manière, très tôt, il découvre l’informatique, et c’est un véritable coup de foudre qui s’empare de lui. Au début, ce ne sont que de petits jeux d’apprentissage mais, rapidement, Judas demande plus et, comme tout autre chose, Hefin le lui offre. C’est aussi vers cette période que son père commence à venir vers lui. Tout comme Solomon au même âge, il est devenu assez grand maintenant.  

La première fois que Judas passe le chambrant de la porte légendaire, il retient son souffle, sans même le réaliser. Il est debout, bien habillé pour l’occasion, quand bien même le costume rend une allure ridicule, flanqué sur un garçon d’à peine dix ans. Tandis que son père, lui, se tient à son bureau, le genre de gros meubles que l’on voit dans les films, chez les méchants. Le reste du décor est en accord avec l’idée, cependant, Judas tremble trop pour oser laisser courir ses yeux sur les détails de la pièce. Ici, ça sent le cuir et le tabac. Le vieux, aussi. Vieux bois, vieux papiers. Même Hefin n’est déjà plus tout jeune. Ses cheveux de poivre et de sel commencent à se dégarnir sur son front, tandis que les marques des ans se font plus prononcées sur son visage. Il sourit peu, les sourcils froncés, et ça lui donne à présent l’air perpétuel d’un chien méchant. Cependant, le plus jeune prend sur lui, il sait que c’est important. Après tout, c’est bien la première fois que son père demande à lui parler ainsi.

D’Homme à Homme.

Pour révéler la Bête.

Hefin trempe dans de sales affaires mais ça, c’était bien quelque chose dont Judas se doutait depuis un moment. L’école à la maison, tout ce secret au sujet des activités de son père, les nombreux types à l’air mauvais qui se succèdent dans les couloirs, et ceux qui ont l’air de l’être un peu moins, jusqu’à ce que Judas remarque que leurs manchettes sont tâchées de rouge. Il n’en faut pas plus pour imaginer le tableau. Le garçon en entend parler de manière plus précise, Solomon commence à lui confier des trucs, comme le fait que leur père tient à ce qu’il s’entraine au stand de tir, ou le fait qu’il a déjà vu un mort. Et Judas n’aime pas ça. Quand bien même son frère le pousse, le charrie « Fait pas ta fillette. » il lui rappelle « C’est comme ça qu’on devient un Mackensie, Papa l’a dit. » Seulement, le plus jeune préfère passer du temps avec Reed. C’est lui qui s’occupe de la sécurité chez eux. Pas de celle où on se tient devant les portes avec des gros bras, non. Celle qui empêche l’ennemi de les écouter sur leurs téléphones, de lire ce qui se trouve sur les ordinateurs. Il est bizarre, Reed. C’est un grand type maigre aux cheveux fous et aux larges cernes. Judas parie qu’il ne dort jamais et, il n’a sûrement pas tort. Il a des tics aux doigts mais ça, c’est parce qu’il boit beaucoup de café. Celui qui fascine le plus Judas, c’est cette manière qu’à sa paupière droite de tressauter quand il se lance dans un sujet qui le passionne, ou quand il s’énerve.
« Eh Domino, fous-moi la paix ! » Qu’il lui disait, au début, en fermant la porte du local sur son nez. C’était bien le seul homme à travailler pour son père qui n’hésitait pas à mal lui parler. Les autres s’écrasent, préfèrent tout bonnement éviter les enfants d’Hefin, juste histoire de ne pas s’embrouiller avec le patron. Néanmoins, Judas revenait à chaque fois et, un jour, Reed a eu la flemme de le virer.
Depuis, Judas le regarde travailler, dès qu’il a le temps. Curieux, il essaye de comprendre les manipulations qu’effectue l’adulte, autant que la manière dont il s’est retrouvé à travailler ici. Le roux amène son propre petit ordinateur et commence à essayer les mêmes commandes que celles dont Reed semble le plus utiliser. Un jour, sa machine s’éteint tout d’un coup, il lève les mains, comme se rendant à la police pendant que Reed se lève d’un coup «  Merde ! Qu’est-ce que t’as foutu Domino ! » Il secoue la main, et c’est seulement à cet instant que Judas remarque l’odeur de brulé. Il grimace.  Il a encore beaucoup de choses à apprendre. Le garçon trouve tout ça bien plus intéressant que les exercices sportifs auxquels le soumet son père, ou que le collège. Jude y est finalement entré, comme son frère quelques années avant lui – ce qui n’avait, en soit, pas franchement aidé à leur lien -, il y découvre l’éducation générale, ainsi que la socialisation avec des jeunes de son âge. C’est nouveau, étrange  un peu flippant mais aussi,  quelque part, extrêmement excitant. Personne ne l’aurait parié, cependant, et contre toute attente, Judas parvient assez facilement à se faire des amis, peut-être même plus que Solomon. Lui qui était bien plus renfermé dans leur maison semble gagner un second souffle. Plus encore que cette socialisation surprenante, le cadet Mackensie se découvre un certain attrait pour l’athlétisme. L’autre grimace : « C’est pour être certain que je te chope jamais ou quoi ? » et Jude rit. Il n’avait jamais autant rit avant cette époque.

Alors, il sait qu’il ne doit super pas parler du travail de son père, encore moins de l’endroit où ils vivent mais, cela parait vite être une mentalité plus au moins général auprès des jeunes de cet établissements. Peut-être certains enfants de gens importants. Qui sait, il pourrait y avoir un fils de diplomate.

Ou celui d’un mafieux.

Ainsi, la vie privée scrupuleuse respectée, Judas n’a plus à s’inquiéter de potentielles et suspicieuses questions. Il passe de bons temps à étudier et avec son club, quand bien même il sait que son père ne viendra jamais voir la moindre compétition. Le roux n’ose même pas poser la question à Reed, qui sait, l’homme pourrait fondre au contact du soleil et puis, même s’il l’apprécie énormément, il ne pense pas que ce dernier se déplacerait pour lui. Il a de plus fortes responsabilités, et Hefin serait capable de le fustiger pour avoir quitté son poste. Alors, quand à la fin de sa première course, essoufflé et suant, il réalise que c’est Solomon qui vient vers lui pour lui tendre une petite bouteille d’eau, Judas demeure interloqué : « Mais…Q…..kf ! » Il tousse, frottant l’un de ses yeux du dos de sa main
« Oh, va pas t’étouffer, bois. » le roux est maladroit quand il ouvre le contenant. Ses doigts glissent, le geste trop précipité. « On pourra dire que j’suis venu juste pour t’empêcher de te dessécher, le reste était plus …mouaif. »
Judas lève le nez de la bouteille en grimaçant « Mouaif ? »
« Mais la troisième place c’est quand même cool. »
Sa mimique se mue en sourire : « Et ? » Pousse le plus jeune.
Solomon soupire « T’es quand même sur le podium. »
Jude fait presque un saut sur place, renversant une partie de l’eau sur le sable et ses baskets tandis qu’il encre ses pieds dans le sol, jambes écartées, les poings sur les hanches.
« Eeet en considérant que t’es le plus jeune du club. C’est cool, aussi. »
Judas gonfle le torse de plus belle et son frère se demande s’il est seulement encore capable de respirer.
Probablement pas, mais ce n’est pas ce qui lui est important dans l’instant présent.

Avec Reed, le cadet Mackensie fait des jeux. L’adulte lui prépare un dossier, que le roux devra ‘‘capturer’’ de son pc sur le sien. Il prévient, cependant que les fortifications sont solides et que « J’ai toujours aimé les Tower Defense. »
Ça prend déjà des mois pour que Judas atteigne son ordinateur, et, quand il finit par y parvenir, ce n’est que pour prendre le contrôle de son bureau, chose dont l’ingénieur informaticien se rend compte assez aisément. Judas cherche des indices, parfois, il supplie Reed de lui donner rien qu’une toute petite idée sur comment il pourrait contourner son pare-feu. Et Reed rit, le plus jeune transpire. Avec le temps, il parvient, tout fier, à trouver l’accès au document avant que celui-ci ne se révèle piégé, et c’est un gif de Reed lui tirant la langue qui vient le narguer depuis son écran.
« Mais…que ? »
« T’étais dans mon bac à sable. »
« Ton quoi ? »
« Une sorte de faux ordinateur. T’inquiète, tu finiras par y arriver. »

Judas pourrait jurer que l’homme prend son pied à le voir transpirer de la sorte et s’arracher les cheveux au moindre mur virtuel qui se dresse devant lui. Sadique. Qu’il se persuade, qu’il croyait déjà depuis longtemps. C’est sûrement un moyen, pour lui, de s’occuper, et cette pensée fait grimacer le garçon. Cependant, quelque chose le dérange dans cette idée. Quelque chose qui ne lui semble pas tout à fait vrai. Ce sont des détails, parfois, Judas est certain qu’il ne les remarque même pas lui-même mais, il y a ces moments, où le roux trouve une solution et où Reed se met à sourire différemment. Jude est presque sûr qu’il ne se moque pas de lui et, quelque part
Ça le rend fier.

Après la quête du dossier, les exercices s’enchainent, plus ardus et, une fois que Judas a trouvé la technique, le langage, tout lui semble plus facile tout à coup. Alors, il n’est pas encore capable de créer des pièges à son tour, et de vraies défenses informatiques, mais, il avait envoyé ce message clignotant sur l’ordinateur de l’adulte à son insu et il s’en était pas mal amusé. Plus encore, Judas commence à être curieux des autres appareils de leur grande maison, y mettant le nez sans prendre trop de gants, quitte à se brûler les doigts ou…les yeux.

Solomon tape du poing sur son matelas après avoir entendu quelqu’un gratter à la porte. C’est la troisième fois, bon sang. « Quoi ? » Il est sincèrement agacé.
« Sol…Papa va être vraiment super colère s’il apprend que tu dors toujours pas. »
« Hein ? File te coucher toi-aussi ! »
La poignée de la porte se baisse lentement tandis que la petite tête rousse fait timidement immersion au sein de l’espace interdit de son aîné. « Ok, mais faut d’abord que tu m’expliques tes gouts bizarres »  Solomon réalise à peine maintenant que son frère tient un petit ordinateur portable dont il tente maladroitement de lui montrer l’écran, et il appuie sur une zone de ce dernier, comme désignant une ligne de texte au-dessus de ce qu’il semble reconnaitre être une vidéo « Et puis, ça veut dire quoi ‘‘PonyBoy Lat…»
« Eeeeh ??? » Il n’a pas le temps de finir que le brun semble passer par une multitude de couleurs avant de regarder son propre pc, posé sur son lit à côté de lui, puis sur celui du plus jeune. « Comment tu s….Merde. » Il ferme son ordinateur en un claquement sec « Vas-y, balance, qu’est-ce que tu veux, en vrai ? »
Les yeux de Judas s’illuminent soudainement tandis qu’un grand sourire nait et s’étend sur son visage, faisant bouger ses tâches de rousseurs. Il se précipite alors vers Solomon, laissant son ordinateur sur la première surface libre à côté de laquelle il passe et bondit sur le lit : « Aha ! » à moitié debout, il commence à tirer sur l’un des pans du drap pendant que l’autre essaye de l’empêcher, très brièvement, avant de rendre les armes « Non putain ! …arg. Laisse tomber. » L’un des gars du ménage l’embête bien assez avec son lit pour que son idiot de frère le mette en bazar lui-aussi. Le tissu libéré du poids du matelas, le petit Jude étend les bras au maximum dont il est capable avant de tout étendre au-dessus de leurs deux têtes : « Tu es tombé dans mon piège ! Maintenant, tu es prisonnier ! Tu partiras plus jamais ! » Et il essaye de prendre la plus grosse voix dont il est capable pour imiter un rire diabolique. C’est-à-dire : rien de très concluant, pour un garçon qui n’a pas encore mué. Solomon fait les gros yeux et soupire de plus belle « Attends, tu m’as espionné, puis dérangé, en pleine nuit, alors que j’étais….Hem….occupé. Juste pour jouer ? »
« Bah … » Judas laisse un silence de quelques secondes en suspension, en train de sincèrement réfléchir, jusqu’à ce qu’il n’hausse petitement les épaules « … Ouai ? »
Malgré l’obscurité, le plus jeune encore un gros ‘‘plaf’’ quand son frère se frappe le front.

« T’es. Le. Pire. »

Judas sourit.

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_Eh ? Comment ça se passe cette retraite aux Bahamas ? Je pensais que t’aurais plutôt été du genre à finir au fond de la Sibérie, ou au nord de la Finlande, genre, un endroit où il fait nuit au moins la moitié de l’année.
_Pas assez de réseau. Le froid aime pas l’électronique.
_Tu te fous de moi là.
_Ok, j’avoue, je me sauve en Islande à la fin de l’année. J’ai des vieux potes à moi en plus.
_Je me disais bien.
_Oh et, mes condoléances, tout ça.
_T’en fais pas. A la prochaine.
_Fais gaffe à toi, Domino.


Judas referme son écran en se frottant le visage de la paume de la main. Il a bien grandi, la p’tite tête qui filait aux travers des couloirs de l’immense demeure familiale, celui qui tremblait tellement à l’idée de déplaire à son père qu’il préférait s’emmêler les doigts et fixer le sol. Vers le lycée, le roux a clairement annoncé son intention de ne pas suivre la même voie que son géniteur, ou son frère. Déception profonde et menaces en auront découlé. Alors, il aura bien réglé quelques affaires, juste histoire d’aider, il aura continué à s’entrainer au tir et au combat, sans grande envie. Judas, il préférait faire des études, de l’informatique mais sans toucher à l’illégal. Hefin avait prévenu qu’il ne le soutiendrait pas.
Et Judas ne doutait pas de la capacité de son père à tenir parole.
Quelqu’un toque à la porte et l’hôte ne se retourne même pas pour lever la voix : « C’est ouvert. » Il sait que son frère devait passer. Ou du moins, qu’il allait le faire, sans forcément énoncer son intention à ce sujet.
« T’attendais quelqu’un ? » Demande Solomon, qui s’avance sans même retirer sa veste.
« Mhmh. » Réponds juste Judas, faisant mine d’être trop occupé à boire une gorgée de son thé pour réaliser avoir noyé sa réponse au-dedans. Puis, il repose sa tasse et n’a qu’à tourner la tête pour aviser son visiteur de la tête au pied, fronçant les sourcils : « ça va ? »
« Bah… » L’autre hausse les épaules.
« Comme un fils qui vient de perdre son père quoi. »
« …Jude. ‘Tain. Tu pourrais être un peu plus … ? »
L’interpellé grimace « Désolé. » avant de se lever pour piocher dans ses placards. Son appartement est si petit qu’il n’a guère besoin de se déplacer pour aller d’un bout à l’autre. Ils sont à peine deux, et déjà à l’étroit. Le rhum coule au fond du verre, verre qu’il fait glisser sur le comptoir – qui sert d’unique table de l’endroit – en direction de Solomon. Ce dernier le vide cul sec. Judas se pince les lèvres et demeure silencieux. Il pourrait poser des questions, essayer de dire quelque chose mais, il sait qu’il ferait plus de mal que de bien. Il ne se sait vraiment pas doué pour ça, alors, il préfère autant attendre que son aîné brise la glace. Si celui-ci a envie de parler, il parlera.

« Viens, on y va. » Et le verre claque sur la surface du comptoir.

Il semblerait que ce soit un non retentissant.

Solomon a repris les affaires familiales. Son cadet en fronce le nez, il ne pensait pas que ça arriverait si tôt. Enfin, il est bien content de ne pas être dedans, content qu’au moins, son frère respectera son désir de rester loin de tout ce monde-là. Quand le plus grand demande à aider financièrement, le second refuse. Il s’en est toujours sorti et il ne veut pas que ça change. De plus, et ça, Judas ne l’avouera probablement jamais, il se sent déjà redevable envers son frère pour déjà milles-et-unes choses dont l’intéressé ne soupçonne sûrement même pas l’existence. Ce n’est pas de billets, ou de piston pour l’aider à poursuivre ses études, encore moins le soutenir avec un nouvel appartement, non. Pour Jude, le simple fait que Solomon soit là est déjà un cadeau sur lequel il ne devrait pas cracher. Judas sait qu’il n’est pas un bon frère. Trop distant, trop maladroit avec les mots, il a plus l’habitude de le provoquer que de réellement le soutenir. Judas sait qu’il n’est pas une bonne personne non plus. Il est de ceux qui ne préviennent pas quand ils décommandent un rendez-vous, préférant juste ne pas s’y pointer. De ceux qui donnent un faux numéro, ou qui ne rappellent tout bonnement pas. De ceux qui réfléchissent à deux fois, en voyant quelqu’un dans le besoin, histoire de réfléchir à la manière dont le dérangement encouru sera proportionnel, ou non, au sentiment d’avoir bien fait.

Cependant, les miracles arrivent, tout comme il arrive à Judas de porter son aide à quelqu’un sans forcément attendre quelque chose en retour, juste parce que ça lui passait par la tête. Il lui arrive aussi de rappeler. De rappeler des gens comme Kane.
Kane, c’est un sportif quotidien qui fait du triathlon mais, très clairement, ce n’est pas en faisant du footing au parc ou en courant dans un stade qu’ils se sont rencontrés. Parce que Kane étaient comme beaucoup d’autres, il aimait faire la fête et surtout, sans conséquences. Un point en commun qui ne pouvait que les pousser à s’approcher dans une boite pleine de monde. Et, comme beaucoup d’autres avant lui, Judas l’avait mis dehors au matin, pensant que ce serait comme d’habitude une unique fois et que, si l’autre devait insister, ou qu’ils devaient se recroiser à une autre soirée, Judas veillerait à l’ignorer en serrant les dents. Cependant, ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu.
Effectivement, ils se sont revus, dans une autre soirée, un autre bar. Judas avait déjà commencé à l’ignorer et… Kane lui a offert un verre en lui demandant son nom, comme si c’était la première fois qu’il le rencontrait. Le roux a haussé un sourcil, surpris, avant de donner un nom au hasard ; Heartcliff. Un nom que Kane savait ne pas être le vrai. Il a joué le jeu. Et ils ont joué le jeu de la première fois à nouveau.
Et une autre fois.
Et encore.
Ils ont fini par réellement s’échanger leurs numéros.
Kane n’est pas un gars chiant. Il ne l’appelle pas pour rien, n’essaye pas de le voir plus que de raison, ne lui pose pas de question. Mieux encore, il file dès qu’il sent que cela devient trop bizarre, ou gênant, il a un excellent instinct de survie. Et Judas aime ça.

« ça serait cool d’avoir des pâtisseries au petit dej’, tu vas en chercher ? »
L’interpellé roule des yeux « Merde, Ju’, après tout ce temps, tu pourrais au moins me dire clairement de partir, ou ne pas le dire et me laisser faire. »
« Nan, j’ai vraiment envie de sucre. » Judas s’étire, allongé sur le dos contre le matelas, essayer de tirer ses bras vers le plus loin possible au-dessus de sa tête.
« C’est vrai ça ? »
« Non. »
Kane pouffe de rire. « Merde. »
« Quoi ? » Judas redresse un peu la tête en croisant ses bras au-derrière. « T’utilises cette technique avec tout le monde. Ça craint. » qu’il entend comme réponse.
« Eh, ma technique est par-faite. Fausses clefs préparées, dire un faux digicode eeet y a aucune possibilité de sonner directement chez moi, du coup, je reste au calme. Pourquoi ? Tu veux faire ton rebelle aujourd’hui ? »
Kane se mit à sourire « Et bien … » Posant une main, puis l’autre contre le matelas « …je pensais pouvoir un peu… » Grimpant sur le lit en s’appuyant sur ses genoux «… profiter de toi ce matin si-je-n’ai-rien-de-prévu-et-toi-non-plus. » avant de se faire arrêter par un pied posé à plat contre son torse. Tendant la jambe, Judas le poussa à se redresser juste sur ses genoux.
« Et qu’est ce qui te fait dire que j’en ai envie moi aussi ? »
« Alors … » l’autre homme fait glisser sa main contre sa cuisse relevée, effleurant sa peau blanche du bout des doigts avant de le saisir sous le genou « c’est agréable, ça détend, et ça coûte pas une livre » Il se penche un peu en baissant la tête pour embrasser sa cheville, avant de remonter le long du mollet «du coup… pourquoi pas?»
Judas sourit à son tour en haussant un sourcil « Pourquoi pas…hein ? »
Mais le téléphone sonne et un silence s’installe entre les deux hommes. Le roux se mord la lèvre inférieure « Merd…….mhn. Je pensais l’avoir éteint. » Il tend un bras vers sa table de nuit et s’empare de l’objet dérangeant en retirant directement sa batterie et en jetant le tout plus loin.
« Ah bah, tu fais pas dans la dentelle. »
« Au moins, on est tranquille. »
Quand une seconde sonnerie se met à résonner entre les murs du maigre appartement. Judas soupire lourdement « Putain, c’est l’autre. Attends, pour celui-là. » il souffle et compte les sonneries, jusqu’à ce que celles-ci s’arrêtent.
« Bien. » Il repose sa jambe contre le matelas avant de se redresser, glissant sa main sur la nuque de son amant « Où est-ce qu’on en ét- » le nouvel élan de sonnerie couvre sa voix et il se laisse retomber contre le matelas en grognant bruyamment. Kane note même une différence de mélodie. « Attends, t’as combien de téléphones ? »
« Beaucoup TROP.  Arg ! » Et il attrape l’un des coussins pour se l’écraser contre le visage, laissant à peine entendre un étouffé « Arrêêêêêête d’appeleeeeer. » Puis, comme si l’intervenant avait entendu la requête miséreuse, comme un bon dieu reçoit une prière, le silence revint. Judas attend encore un peu avant de relever le coussin, haussant un sourcil, interrogateur, en regardant son vis-à-vis « Tu me poses pas de questions sur ça ? »
Kane hausse les épaules, avec un petit rire « T’inquiète, j’assume parfaitement le fait que tu sois un agent des services secrets britanniques. »
Moment de silence, un autre. Et Judas dans laisse retomber ses deux mains de chaque côtés de sa tête en soufflant petitement « Ok, j’avoue. T’es parfait. Mange-moi. »
L’interpellé éclate de rire « Eh…Quoi ?! » il a du mal à parler entre deux échappées claires et absolument hilares « Dis pas ça » Il se baisse sur lui en appuyant ses bras autour du roux « je serai capable de te prendre au mot. »
Jude se pince alors les lèvres, comme pour retenir de rire en retour et tend une main entre eux deux « Et bien, je te conseille ce bras, c’est un bon morceau. Bonne qualité. Mais, si tu ne veux pas… » Il appuie soudainement contre l’un des pectoraux de l’athlète et le pousse sur le côté, échangeant de place en se mettant au-dessus de lui « … Je peux toujours le faire moi. »
« Oh tu sais, ça me va aussi. »
Judas lui sourit avec un petit clignement d’yeux entendu « Super alors. »
Seulement, avant qu’il n’ait pu l’embrasser, la sonnerie de l’un de ses milliers de téléphones se met à tinter une nouvelle fois. Posant son front contre le sien l’espace d’une seconde, il inspire longuement avant de souffler un « …Ok. » et de se redresser. Il vire du pied ses affaires du chemin plus pour passer sa frustration qu’autre chose avant de se pencher sur un sac où se cache le vil objet. Du coin de l’œil, il voit Kane se rhabiller. Parfait, parce qu’il ne décrochera pas avant qu’il ne soit parti.
Enfin, quand l’homme enfile sa veste, Judas lève un index en sa direction : « N’oublie pas de prendre du Carrot Cake. » répondu par un simple « Yep ! » avec un geste de la main. Le roux en a un sourire fin avant que celui-ci ne disparaisse complètement une fois la porte close.
Bon, son appel maintenant.


Judas ne supporte plus Solomon quand il se fait aussi insistant. Alors oui, il est au courant que ce dernier a des soucis avec son travail mais, pour le plus jeune, tout est très clair ; bosser là-dedans - et il ne veut même pas entendre en quoi exactement - c’est signer avec les problèmes. Une mauvaise idée, un sale cancer à traiter au plus vite avant qu’il ne s’installe. De cette manière, il était absolument hors de question pour Judas de lui rendre de petits services, parce que cela signifie s’engager pour de plus gros. Il sait et a toujours su cependant à quel point l’entreprise familiale compte pour son frère. A quel point leur père comptait pour lui. Alors, il essaye au moins de l’aider à trouver des solutions, sans vouloir s’engager plus.

« Et ton blond, il en pense quoi ? »
« Arrête, on dirait que tu parles d’un cliché quand tu l’appelles comme ça. »
« J’sais plus son nom. » Sincère, il a réellement du mal à le retenir. Pourtant, son frère n’est pas du genre à ramener un type différent par soir, non, ça faisait un moment qu’il était avec. Judas n’avait pas vraiment d’avis particulier à son sujet, à part qu’il avait l’air archi sérieux – et ennuyeux – et que c’était le genre de gars à porter des costards et des lunettes classes juste pour cacher qu’il a pas une thune en vrai. Enfin, ça avait l’air sérieux, donc c’est que c’était un type bien, ou cool, quelque part. Un quelque part que Jude n’arrive décidément pas à discerner malgré l’effort mais bon, chacun ses goûts.
« Bref. Il dit quoi, lui ? »
Solomon soupire.
« Il dit que je devrais céder des parts à Dallas et ses gars et que, peut-être, je devrais…mh. Enfin. Me retirer petit à petit. »
Judas lève les mains de chaque côté de sa tête en faisant les gros yeux, l’air ahuri
« Merde, enfin un bon conseil que tu vas peut-être écouter parce que ça vient pas de moi ! »
« Mais je peux pas Judas ! » Le brun le fusille du regard, avant de s’accouder à la table, frottant son visage dans ses mains. Sa barbe fait un son grattant au contact de ses paumes. « Je peux pas laisser tout ce qu’a fait papa. Et … tu peux pas comprendre. Y’a des hommes qui comptent sur moi. Je peux pas les laisser tomber. Des types comme Dallas, ou pire encore, pourraient leur tomber dessus, juste pour se venger d’un truc que papa a fait. C’est tout une histoire, et je peux pas juste…jeter mes responsabilités comme … ça » laissant retomber ses poings mollement contre la surface de bois, ses bracelets métallisés y cliquètent à ce choc, bien que moindre.
L’instant d’hésitation sur la fin fit douter Judas à propos du ‘‘ça’’ comme mot de finalité. Mais c’est probablement puisqu’il est sensible à ce sujet. « Fais… » Il grimace un peu, il glisse ses mains dans ses poches, un peu bêtement. « …Ce qui te semble juste alors. » avant de lever un petit regard vers lui «… Et n’oublie pas de faire attention aussi. A toi. S’il te plait. »

Solomon essaye de faire sa vie sans trop se concentrer sur les bruits qui courent. Même s’il n’est plus à l’étude, il continue de travailler les réseaux et la sécurité en ligne. Il y passe peut-être un peu plus de temps que d’habitude en ce moment. Juste pour s’occuper l’esprit. Il a même réussi à avoir un boulot dans l’IT d’une petite entreprise comptable, c’est assez cool, bien que l’ambiance y soit super ennuyeuse. Cependant, malgré la raison, qui l’incite à continuer sur cette voie, à faire attention à son comportement et à rester bien rangé pour une fois, c’est sa curiosité qui le pousse à filer encore sur le Darknet. Juste un peu, le bout de son nez, qu’il se dit. De toute manière, il sait comment se rendre intraçable et il sait ce qu’il cherche alors, il n’y aura pas de problèmes. De cette manière, Judas tente d’en apprendre plus, de savoir si des gangs rivaux ont fait des achats spéciaux, comme une grosse cargaison d’armement par exemple, ou s’il y a eu des appels à recrutement, ou encore… des têtes mises à prix. Il commence à y passer trop de temps, trop de temps la nuit. Ses yeux sont cernés mais lui, il n’est pas comme Reed, il n’a jamais pu supporter le café noir, le roux préfère de loin la théine, comme drogue douce. Cela influe sur son travail en journée, cela fini par se remarquer.
Pendant ce temps, son aîné poursuit ses appels incessants. Quand les choses deviennent plus tendues, il demande même à le rejoindre avec une arme ‘‘comme au bon vieux temps’’. Ils ont une dispute. Ce n’est pas la première, pas la dernière. C’est ce qu’il se dit. Et puis, l’orage fini toujours par passer.



« Wow, c’est vrai que ça fait un moment que je t’avais pas parlé de vive voix, enfin, tu vois, j’ai fini par venir. J’suis pas aussi fantomatique que tu le dis. Et puis, c’est bien pour toi que je fais ça » Judas lui sourit en croisant les bras contre son torse « chanceux gars que t’es hein ? » Le roux se retourne un moment vers la fenêtre. Eh. Ils sont obligés de la laisser ouverte comme ça ? Il fait un froid de canard, là-dehors. D’une main lasse, il la pousse pour la refermer. « T’es pas obligé de parler hein, surtout qu’on s’est un peu quittés en froid la dernière fois. Je peux comprendre que tu boudes. Tu boudes hein ? Je savais que tu l’étais au fond, comme moi. Juste que tu caches mieux ton jeu. »
Puis, l’action faite, il revient auprès de Solomon, tirant une chaise au passage pour poser son noble séant dessus. Le cadet Mackensie chipe un verre sur la table « tu permets ? Ouai, bien sûr que tu permets » et le vide d’un trait « J’avais hyper soif. Tu vas pas laisser ton frère mourir de soif hein ? Tu sais, comme cette fois-là, à ma première course officielle. T’es arrivé façon héros du soleil levant. C’est cool. T’es cool. Trop cool. En plus tu te vantes pas, c’est encore pire. Ça te donne une espèce d’aura type mystérioso-badass. C’est comme ça que t’avais autant de succès ? Enfin, ça, ça a pas vraiment changé même si t’es casé. Au fond, je sais que même si t’as la carrure d’un orc, ton alignement, c’est clairement Loyal Bon. T’aurais été du genre à jouer Paladin. Si tu jouais. Moi, à ma dernière partie, j’ai fait Voleur. Quelle surprise ! » Il rit « …Ouai, toujours le même rôle, j’ai pas le gout du risque. »
Son regard se baisse une seconde, et, avec un fin sourire narquois, de sa main de libre, il s’empare de celle de son frère qui se trouve à porter, sans lui demander son avis. De son pouce, il appuie sur l’alliance qui s’y trouve « T’as même trouvé le temps de te fiancer putain ! T’aurais pu me le dire quand même. Je l’ai appris par ton blond, ça craint. C’est toi mon frère quand même. Mais bref, félicitations, tout ça. Je sais pas pourquoi mais, j’suis sûr que c’est toi qui a fait la demande en premier. » Sensiblement, ses doigts se ressèrent sur ceux, plus bruns, moins pâles, de son aîné. Il redresse alors le nez d’un coup, une petite étincelle dans le regard « On peut faire ce jeu tu sais, si tu veux pas parler. Où j’essaye d’enlever ma main super vite, et toi tu dois la rattraper. T’as toujours été trop nul à ce jeu. Mais je vais te laisser une chance. »  Ses doigts fins commencent à glisser de la paume plus large. Son regard est aux aguets, comme pour guetter la moindre réaction du brun. Avec le temps, ce dernier est vraiment devenu plus carré. Judas lui, se demande encore s’il a pas un peu d’adolescence en retard. Il a pas hérité des bons gênes, c’est nul.
« Si tu bouges pas, t’arriveras jamais à m’attraper. »
Ses doigts glissent encore un peu.
« Eh So’, t’es trop lent. »
Il se pince les lèvres.
« Attrape-moi, So’. »
C’est alors que sa mâchoire se crispe, un peu trop brusquement ; il s’en fait mal aux dents. Pendant que sa gorge se fait plus serrée, il étouffe « Attrape-moi putain ! » Qu’il jure. Et, brutalement, il agrippe sa main à celle de Solomon et, tout en se penchant, écrase son front contre cette dernière, fermant les yeux. Fort. Le plus fort qu’il le peut. Le petit verre en plastique se broie entre ses doigts.

« Tout se passe bien ? » Une tête passe par la porte et celle de Judas se redresse immédiatement.
« Ah heu …Ouai, ouai. Je crois. Enfin, je crois qu’il y avait un tube qui était mal mis. »
L’homme se fait plus soucieux « Oh ? » et entre dans la pièce et va vérifier les signaux de son patient. « Ne vous en faites pas, tout semble en ordre. » Il lui adresse un sourire qui se veut rassurant « On s’occupe de votre frère. »
Judas lui rend son sourire, en un peu plus grimaçant « Eh…ouai. Merci. » Et il repose précautionneusement la main de Solomon à sa place, le long de son corps, sur le drap blanc de ce lit d’hôpital dont les moniteurs qui y sont reliés produisent des bip à intervalles réguliers.

Quand le jeune Mackensie sort de la chambre, bien après l’infirmier, il jette le gobelet dans une poubelle juste au dehors. Il n’y a pas grand monde à cette heure du jour. A peine la porte close dans son dos, son regard ne peut cependant que croiser celui de son vis-à-vis, juste en face de lui.
« Oh heu …Salut machin. J’imagine. »
L’autre se passe la main sur le visage en s’arrêtant sur ses lunettes, juste pour les remonter un peu en soupirant : « Oui. Bonjour Judas. »
Le roux remarque assez facilement que ses yeux sont gonflés, comme s’il avait longuement pleuré. Tout comme l’alliance à son doigt. Et Jude songe une seconde au fait qu’il a rarement eu une vision aussi…triste. Pas qu’elle transpire de drame à chaudes larmes non. Mais pour ses détails. Son aura. Dans la seconde, il ne sait pas trop comment réagir face à tout ça, face à toute cette tristesse que l’autre lui renvoie sans vraiment le faire. Mais, c’est peut-être parce qu’il se concentre sur cette idée, sur la meilleure manière de faire parce que sinon, il ne ferait que se focaliser sur sa propre épine, plantée là, profondément. Celle qui lui semble s’enfoncer progressivement en déchirant petit-à-petit ses chairs. Non ça, il ne le veut pas.
Alors, quand il voit le blond amorcer une parle, Judas le coupe : « Je sais que tu m’en veux. » et, envers le froncement de sourcils qui lui répond, il poursuit « …J’ai pas été là. J’aurai dû. Voilà. » Jude se passe la main sur le bas de son visage en détournant soigneusement le regard, frottant ses lèvres, son menton. Mince, il s’est mal rasé ce matin.

« …J’allais dire la même chose en fait. »
Le Mackensie cligne des yeux, surpris : « Hein ? »
Son vis-à-vis esquisse un sourire maigre. Un souffle amusé très bas, tandis qu’il s’explique avec une voix singeant le robotique.
« Je sais que tu m’en veux. J’étais là, j’aurai dû mieux le protéger. »
« Oh. »

Ils restent un moment comme ça, à se regarder plus ou moins, sans trop savoir que dire. Une voix dans les speakers annonce qu’un certain Docteur Amory est attendu en salle d’opération. Sacré Amory.
C’est le plus âgé des deux qui finit par prendre la parole « C’est Vasiliy, au fait. Mon prénom. Je préfère te le rappeler, au cas où. »
« Hein ?....ah ! Oui. Ouai. Faudra que je note ça, genre, à la place du pseudo sur ton numéro. »
« C’était quoi ? »
« Le Blo… hem. » Judas voit très bien le regard que Vasiliy lui lance, avec son sourcil levé, c’est comme s’il lui disait Sérieux, mec. Sur ton téléphone aussi ? Et après tu t’étonnes de pas retenir mon nom ?
Et Jude lui répond par un sourire à la fois grimaçant et désolé.
Désolé, vraiment.

Le temps passe et les dettes s’amoncellent. Solomon n’est pas prêt de se réveiller avant un bon moment, il est même possible qu’il ne se réveille jamais, d’après ce qu’en disent les médecins. Alors, les frais d’hospitalisations se font plus lourds, sur le long terme et Vasiliy ni Judas n’ont vraiment les moyens de payer. Alors, il y aurait peut-être moyen de gratter dans la fortune familiale, c’est une solution à laquelle songe le roux, cependant, il ne lui faut pas bien longtemps avant de se rendre à l’évidence.

Tout a disparu.

Envolé. Fiou. Même quand Judas va errer dans les alentours de son ancienne maison, il ne peut plus en approcher, même de très loin. Ce sont des nouveaux gardiens qui trainent dans les environs, et ils n’ont franchement pas l’air commode.
Ils leur ont tout volé. Ceux qui ont collé son frère dans le coma, ils ont tout pris dans la foulée. Balayé le nom Mackensie sous le tapis avec la poussière, dans la poussière.
Il est certain que Judas ressente une certaine colère. Quelque part, il aurait même envie de se venger, néanmoins, il est conscient qu’il n’a qu’un pied dans ce monde-là et qu’il n’a clairement pas les épaules pour mener une vendetta seul, encore moins les capacités de regrouper des gens pour l’aider dans cette entreprise. Avec son talent, il les ferait tous tuer, et lui avec.
Mais, c’est quand il songe à ces idées que celle qui pourrait les sortir de leurs ennuis financier lui vient à l’esprit. Il va avoir besoin de son ordinateur. Et de Reed.

Il parvient à le contacter au fond de son Islande mais, de toute manière, Reed a toujours trouvé le moyen d’être accessible pour Judas. Ce dernier lui demande quelques renseignements sur ce qui traine dans les gangs de la ville. Dallas et ses hommes ont sûrement des ennemis, des ennemis qui pourraient avoir été aidés par son père à une époque. Des gens qui ne fusilleraient pas Jude dès qu’il pointerait le bout de son nez. Bien évidemment, Reed s’inquiète de ces questions. « Tu te mets au buisness ? » Qu’il demande. « A moitié. » Lui répond le plus jeune. « J’ai besoin d’argent, assez vite. »
« Ok Domino, je te check ça. »
Le brave vieux Reed.

C’est chez un certain Rowan que termine Judas. Il se présente pour aider à rendre quelques petits services, en expliquant qu’il connait le métier. Il peut assez aisément livrer des trucs ou encore, gérer des ventes sur le Darknet pour son compte. Il s’aventure même à dire qu’il sait utiliser plusieurs armes, si ça peut aider.
« J’en attendais pas moins d’un Mackensie. » Est une réponse convenable, en plus de lui être favorable.

Il est dans les affaires.


Sa politique de ne jamais se mêler à ce milieu lui fait mal. Très mal. Vasiliy n’aime pas ça non plus, cependant, les résultats sont là et, au bout d’un moment, l’argent commence à rentrer. Pas énormément, mais juste ce qu’il faut pour qu’ils aient l’esprit un peu plus tranquille. Seulement voilà, comme tous deux s’en doutaient, les missions s’enchainent pour Judas. Les cargaisons à refourguer, plus grosses. Le risque d’être pris, plus grand. Il a de plus en plus contact avec des gars d’autres gangs et ça non plus, ça ne sent pas bon. Il ne faut pas longtemps pour que ce qui devait arriver finisse par se produire.

Judas l’aurait parié, mais, pas à ce moment-là, pas en pleine journée. Pas alors qu’il revenait d’une petite supérette et qu’il avait juste pris du soda et quelques chips. La cagoule noire l’a aveuglé tout d’un coup. En parlant de coup, celui sur son crâne, juste dans la moitié de minute d’après, a achevé de lui faire avoir toute résistance.
Même si le Mackensie ne s’était jamais retrouvé dans une telle situation, quand il ouvrit les yeux, il su assez vite qu’il était dans le coffre d’une voiture. L’odeur de l’essence, le bruit, et les objets qui encombraient la place, le forçant à se recroqueviller au plus possible. De la musique assez forte provenait de l’avant du véhicule, lui rappelant qu’il pouvait crier autant qu’il le désirait, personne ne l’entendrait. Puis, au bout d’un long moment, le moteur s’est arrêté, la musique aussi.

C’est comme ça qu’il s’est retrouvé ici.

Le vent salé frappe son visage et, malgré la hauteur, Judas est certain de sentir les embruns des vagues qui se brisent, tout en bas. De gauche à droite, il n’y a que des falaises. Des plaines. La première maison doit se trouver loin. La route aussi. Il ne remarque qu’un petit chemin, plus loin, qui serpente difficilement jusqu’en bas, jusqu’à cette petite crique formant une minuscule plage. Le reste ne sont que des rochers, des écueils tranchants, quand il ne s’agit pas de plateformes rocheuses que l’on peut deviner sous l’eau, au moment où la mer se retire. En clair, ce n’est vraiment pas le meilleur spot de plongeon. Pourtant, c’est là qu’il se trouve, le bout de ses chaussures dépassant dans le vide et les mains attachées dans le d…Oh. Il tourne la tête, l’air surpris, quand le gars derrière lui tranche l’épais scotch de chantier qui joignait ses poignets entre eux. Quand celui-ci se recule, Judas a un mouvement pour faire de même, mais, une arme se pointe sur lui.
« Fais un pas en arrière et t’es cuit. »
Il lève doucement les mains « Ok…ok… » pour regarder à nouveau vers l’océan. Merde. Se retenir de baisser les yeux lui semble difficile. Il ne sait pas trop ce qu’il doit faire mais, les paroles dans son dos ne le rassurent pas.
Les gars sont quatre, plus ou moins installés contre leur voiture en buvant ce que Jude assume être des bières. Il les entend discuter :
« On lui demande de sauter ? »
« Non t’es con, on attend qu’il perde l’équilibre, c’est plus marrant. Regarde, il vacille déjà. »
En même temps, le vent ne l’aide pas, songe le roux.
« C’est dommage quand même, on pourrait pas s’amuser un peu avec avant ? C’est du gâchis comme ça. »
« Il te plait ? » l’autre a un ton pas convaincu.
« Assez mon genre ouai. »

A la base, Judas se concentrait sur leur conversation pour ne pas penser au vide mais, soudainement, leurs paroles sont bien loin de l’aider. Il sent ses jambes trembler sous son corps et se cambrant, il amorce un mouvement.
« Hep-hep ! Un pas vers l’arrière, et ta tête explose. » Les autres rient.
Le Mackensie ferme les yeux fortement, il les sent humide. Il ne saurait trop dire s’il s’agit de peur, de colère, ou de frustration. Sûrement un mélange des trois. Bien vite dissout par le premier en particulier quand le fond de la crique lui semble tourner quand il la regarde. Il étend les bras par réflexe, pour se donner de l’équilibre mais, bien vite, c’est pire. Ses bras lui font à la fois l’effet de poids qui le tirent vers le vide et, en même temps, il ne peut se résoudre à les baisser. Derrière lui, il entend quelques petits applaudissements, ainsi qu’un sifflement. Il jure entre ses dents. La bile lui remonte au fond de la gorge. Il a envie de vomir. Mais, plus encore, son corps, et surtout sa tête, parait s’envelopper progressivement dans du coton, comme s’il perdait le contrôle de lui-même. Comme s’il était sur le point de tomber dans les pommes.
Judas secoue la tête brutalement pourtant, la sensation revient. Plus insidieuse et profonde encore. Il n’avait jamais expérimenté le vertige avant. Ses genoux flanches un peu, la terre cède à moitié sous sa chaussure droite et il tente de se rattraper mais son mouvement est trop brusque.

Judas tombe.

Et c’est le noir.



Sur toutes les morts qui auraient pu lui arriver, Judas n’aurait jamais parié sur celle-là. Il ne faut vraiment pas qu’il parie, il est nul à ça. Comme pour prier. Il espère le mieux, ou le moins pire. Et pourtant, quand il revient à lui, le Mackensie peut à peine regarder l’état de ses jambes sans vomir. Les os sortent de toutes parts, la chair déchirée de bout en bout par endroits et la douleur. Dieu qu’il n’était pas prêt pour cette douleur. Elle est si forte que son cri s’étouffe dans sa gorge, ou bien, c’est à cause de l’eau salée. Il peut à peine quitter celle-ci, en rampant, qu’il s’écroule. Perd connaissance. Cela lui arrive plusieurs fois, tandis qu’il progresse à la manière d’un mollusque, le sang tâchant le sable. L’un de ses bras, aussi, lui semble cassé, mais cela n’est rien, en comparaison du bas de son corps. Epuisé, Judas finit par s’évanouir pour un temps plus long.

C’est un couple de touristes qui le trouvent, bien plus tard. Ils passaient dans le coin et ont voulu emprunter le petit sillon pour aller voir la minuscule plage en contrebas. Quelle surprise. Les pauvres. Quelles vacances. Ils ont appelés les secours, bien évidemment et Judas aura été transporté à l’hôpital.
Ce dernier est content de ne pas être conscient quand ses os sont plus ou moins remis en place. On lui apprend, pendant son rétablissement, qu’il faudra vraiment beaucoup de temps et de travail pour qu’il puisse marcher à nouveau. C’est un choc. Judas ne pensait pas à ça. Il sent ses pieds, ses jambes, alors, il ne pensait pas devoir rester immobilisé. Mais ce n’est pas une question d’handicap, juste de la fragilité. Une fragilité qui demeurera probablement toute sa vie. Le roux s’offusque, il jure, dit que ce n’est pas possible. Il passe ses nerfs sur les infirmiers, sur les médecins. Il n’est pas un patient facile. Il veut se lever dès qu’il en a l’occasion, malgré son bras et ses jambes plâtrés. Il ne veut rien entendre. Il ne veut pas comprendre.

Il ne veut pas réaliser.


Vasiliy lui rend visite. Beaucoup. Judas est surpris. Même s’il est un peu son beau-frère, quelque part, il trouve ça beaucoup trop gentil, bizarre. Entre lui et Solomon, le blond doit vraiment passer sa vie à l’hôpital à présent. Seulement, il y a une visite à laquelle Judas s’attend encore moins.
« Hey. »
« Hey… Kane. T’as réussi à me trouver dans ce labyrinthe ? Chapeau. »
L’autre rit un peu, et lève ses deux mains prises « Je sais qu’en général, on amène des fleurs dans ce genre de situation, mais je t’ai pris une barre chocolatée et un soda. J’ai pensé que la nourriture ici était un peu … »
Judas le coupe « ça vaut mille millions de fleurs ça. Vas-y, balance. » avec un sourire. Il se reçoit la barre contre la hanche « Aouch ! »
« Désolé, t’as dit de balancer ! Par contre pour le soda, tu m’excuses, je vais éviter. » S’amuse Kane en ouvrant la canette pour verser le contenu dans un verre posé sur la table-plateau du roux.
Leur rencontre est étrange. Maladroite. Courte aussi, plus de convenances qu’autre chose. Plus un au revoir qu’un bon rétablissement. Alors, quand Kane reprend la direction de la porte, Judas lui demande : « On est d’accord sur le fait que tu ne me rappelleras pas ? »
Son mouvement se fige, une minute de silence « Oui. » Et après une seconde « Désolé » à peine étouffé.
Judas secoue la tête avec un sourire « T’en fais pas. Je comprends. Prends soin de toi Kane.» Même si l’autre était de dos, il leva une main « Merci, toi aussi. » avant de filer. Le Mackensie se frotta le visage de sa paume de libre.

C’était ça, l’instinct de survie de Kane, celui qu’il avait toujours aimé.



Déjà, à l’hôpital, son don nouveau lui donne des difficultés. Quand il s’énerve, tout seul, de ne pas pouvoir se lever, de ne pas pouvoir bouger comme il le voudrait, Judas se sent comme possédé par une force nouvelle. Il se penche vers l’avant, le dos rond, se mordant la lèvre au sang. Puis, c’est comme une ombre sombre qui le couvre, le submerge. Les infirmiers sont déjà arrivés alors qu’une lampe avait été cassée, les meubles ayant eu l’air d’avoir été bougés et que des plumes noires s’éparpillaient çà et là dans la chambre. Alors, Judas se plaignait de l’oiseau qui était venu se loger dans sa chambre, désignant la fenêtre ouverte.
Quel ennui.


Quand son état se stabilise, c’est Vasiliy qui le ramène à la maison. Il le remercie bassement même s’il sait que le blond songe sûrement déjà à la même chose que lui. A présent que Judas ne peut plus marcher, qu’il n’a plus son travail, et que les économies qu’ils ont pu faire sont passées dans les soins du Mackensie, ils sont au point mort. Retour case départ et l’inquiétude de ne plus pouvoir subvenir à l’hospitalisation de Solomon revient errer au-dessus de leurs têtes. Jude se dit qu’il pourrait gérer des ventes sur le Darknet pour le compte de quelqu’un mais Vasiliy l’en dissuade. Ce n’est pas une bonne idée, surtout vu comme ça s’est terminé la fois d’avant.
Non, c’est dans le bus qu’un début de solution s’exprime pour le plus jeune. Le temps a passé et son bras va mieux à présent. Tout comme il commence à s’habituer à son nouveau mode de déplacement. Dans tous les cas, le moyen qui apparait comme le dénouement de leurs problèmes se trouve être un homme. Il aura accroché l’œil de Judas, comme d’autres usagers, à cause de son allure. Costume chic, montre chère, se plaignant dans son téléphone hors de prix à, ce que le roux suppose être, son mari que sa voiture a été saisie par la fourrière et que c’est un scandale qu’il doive rentrer à pied de cette manière. Sans trop savoir pourquoi, Jude le suit jusqu’à une banlieue bien aisée. De loin. En silence. Une capuche rabattue sur sa tête. Après tout, le temps ne semble pas très clément. Puis, quand l’homme rentre chez lui, Judas se cale dans un coin pour observer la bâtisse. Grande, assurément sécurisée – il peut même voir les caméras à certains endroits – mais surtout, de là où il se trouve, il peut remarquer certaines œuvres dans le jardin, et quelque chose lui dit qu’il ne s’agit pas là des seules richesses de son propriétaire. L’esquisse d’un plan de dessine dans son esprit. En revendant des objets de valeurs, ils auraient assez de ressources pour payer les soins de Solomon. Alors, repoussant les moindres remous moraux qui peuvent le troubler, Judas se met à travailler sur son premier cambriolage.

Judas aura introduit le réseau électronique de la maison par le biais d’une puce placée dans le boitier du quartier. Il aura cherché sur le net les plans de la maison, quitte à les voler directement sur l’ordinateur de son architecte. Il aura attendu de remarquer une recherche de voyage sur l’ordinateur personnelle du propriétaire, noté les dates enregistrées pour son vol. Il aura listé soigneusement les sécurités en place pour les envahir une par une. Puis, le soir venu, Judas a enfilé un masque, pris son petit ordinateur portable et, aura enclenché le virus qu’il avait soigneusement préparé avant de laisser celui-ci et son fauteuil roulant de côté pour se …transformer.
Il s’est déjà transformé avant. Entièrement. Mais le stress de la situation lui fait l’effet d’une radiation violente. La douleur est forte, la rage aussi. Il manque d’enfoncer une barrière mais se retient tout juste. Heureusement. Cela aurait fait bien trop de bruit. Alors, avec toute l’appréhension qu’il ressent, il s’envole. Pas bien haut. Il ne le pourrait pas même s’il le désirerait de toute manière. Juste histoire d’atteindre la maison. Il se tient à la fenêtre du premier étage quand il enfonce la vitre. Ce n’était pas ce qui était prévu. C’était juste … un réflexe. Un désir profond de briser cette surface translucide qui lui bloquait le passage. Il retient un cri, ses plumes se maculant de rouge. Il entre pourtant, les yeux fous, le cœur battant la chamade. Il cherche quelque chose qui pourrait l’intéresser mais, le bruit de la vitre cassée a sûrement alerté quelqu’un. Alors, au lieu de voler quoi que ce soit, il ravage la maison de part en part. Lui-même ne sait dire pourquoi. C’est la frustration que ça ne se soit pas passé comme prévu. La colère d’avoir mal préparé son coup. La rage de voir qu’il n’y a personne à massacrer dans cette maison. Puis l’oiseau noir se sauve à tire d’ailes. La furie passée, son corps revient à la normale et il s’écroule à côté de son fauteuil roulant. Alors, il rampe jusqu’à celui-ci et s’y hisse. Son bras lui fait mal. Il sent comme la coupure du verre. Il n’attend pas plus longtemps pour filer.

Le premier cambriolage est un échec.
Le second sera une réussite.

Au fil du temps, Judas peaufine son travail, se découvre un style. Vasiliy n’est pas au courant de cette activité, bien qu’il se doute que tout cet argent soudainement apparu doit bien venir de quelque part. Le plus vieux s’en inquiète mais, finit par laisser faire. Ils n’ont rien de mieux après tout.
Malgré ces rentrées d’argent, Judas cherche à se trouver un travail ‘‘réglo’’. Et il les enchaine, des petits, des qui le sont moins,  en plus des difficultés moteurs, le tempérament de Judas est un vrai problème et, souvent, il se fait renvoyer pour cette raison. Tout ça jusqu’à ce qu’il n’aide ce bon vieux gars et son magasins de comics. Au-début, c’était juste pour lui rendre service et, au final, l’autre aura fini par l’engager. Comme quoi, être dans un milieu qui lui plait aide à apaiser ses colères et le rend plus patient. Il le tient, pour l’instant, son boulot. Jude s’y fait même une place avec le temps, tout comme il s’habitude à son nouveau rythme de vie.

Quand bien même ses transformations lui paraissent toujours plus douloureuses.
Quand bien même ses transformations se font de plus en plus furieuses.

Mais il n’a pas encore à s’en inquiéter.
C’est ce qu’il se dit.


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Elliot Hayaki
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Sam 5 Aoû - 0:47


Pré-validation de modérateur

« Bienvenue Judas ! o/ Alors, je vais être cash, mais je suis fan de ta fiche. Je vais essayer de ne pas t'écrire une déclaration d'amour, mais je me suis réellement attachée à ton personnage. J'ai trouvé la scène autour du coma très belle et juste, comme énormément de choses dans ta fiche. Au départ, j'ai fait l'erreur de me dire qu'un piaf cambrioleur mafieux en chaise roulante, ce serait too much, mais l'avantage d'une histoire si longue et écrite de cette façon, c'est que l'on comprend le milieu dont il est issu. Tout finit par couler de source. On suit son évolution. On a envie d'en savoir plus et de te stalker.

P.S : Tu as de très bons goûts musicaux. Je ne connaissais pas ce remix de 30 minutes WAZAA »

Pouvoir ► J'aime énormément le pouvoir. Au départ vu le nom, je m'attendais à quelque chose de plus cute, mais je suis loin d'être déçue, au contraire WAZAA Habituellement j'aurais peut-être demandé un renfort malus vu ce que permet le pouvoir, mais quand j'ai repensé aux jambes de Judas, je me suis dit que couplé à la description de la douleur qu'il doit ressentir même après être revenu à la normale, il est certainement déjà bien trop affaibli que pour faire grand chose.

Très sympa aussi le côté perte d'humanité couplé à la crainte de ne pas pouvoir reprendre sa forme humaine ensuite. Le fait de peut-être rester une bête sauvage en quête de sang qui ravage tout sur son passage devrait le faire réfléchir à deux fois avant d'en abuser OHOHOH

Cohérence contexte ► Je n'ai pas relevé le moindre soucis par rapport au contexte ♥️

Orthographe ► Nickel, rien n'a agressé mes pauvres petits yeux fragiles et purs. Je t'aime très fort toi Yawn

Autre ? ► Bienvenue dans l'Héliateam  WAZAA Allez viens, on va s'organiser des parties de JDR. Je me demande à quoi ça pourrait ressembler avec Deathking en Maître du Jeu  Ah bon ?    

Le staff est à ta disposition pour toutes questions ou informations complémentaires. Modérateurs ou administrateurs, n'hésites surtout pas. ♥️


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Sam 5 Aoû - 1:05


Tu es validé ! Bravo !

« Ahlala quelle fiche ! Heureusement que je l'ai lu pendant que j'avais du temps à perdre pendant deux heures de voiture... XD Au moins, le délai supplémentaire était mérité ! L'histoire était longue, je peux même te dire que je me suis plusieurs fois demandé quand est-ce que tu allais mourir... ;; En tout cas, je me suis beaucoup attachée aux personnages, j'ai genre envie d'en savoir plus sur Kane par exemple, il a l'air cool ! Enfin bref, c'est une très bonne fiche comme on les aime, avec ces petits détails qui font tout. Que dire de plus ? Allez, vu qu'Elliot a encore tout dit, je vais simplement te valider ♥ »

• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
• Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
• Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥


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