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La petite ronde de la mouise [Inno Snowen]

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Ginger Briggs
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Sam 15 Juil - 23:02


La petite ronde...

« La ballade de l'ascenseur »

Quand je suis d’astreinte, je dors chez Jaden.
Ouais, je sais, c’est une faute professionnelle, normalement je suis censé être chez moi et n’en bouger que si on m’appelle, histoire d’être dispo. Sauf que de chez moi, je mets vingt-cinq putains de minutes en bécane à rejoindre le commissariat quand la circulation est fluide alors qu’il m’en faut à peine douze de chez Jaden, en bus puis à pied, treize si je chope un caillou dans la chaussure. On ne peut pas vraiment m’accuser de tirer au flanc. Mais je dois bien reconnaître que ce n’est pas uniquement par amour pour mon boulot.

J’aime bien les jours d’astreinte où l’on n’a pas besoin de moi. Je reste chez lui et je m’occupe un peu de son ménage, je fais la cuisine pour qu’il puisse avancer ses traductions. Quand on n’a plus rien à faire, on regarde un film, on va chercher Daiki à l’école, on joue un peu avec lui en rentrant et la soirée se passe tranquillement. Si le besoin se fait sentir, je m’autorise une petite sieste dans la chambre d’amis, qui m’est réservée quand je suis là. Et puis parfois, juste parfois, Jaden me rejoint pour qu’on fasse l’amour. On ne devrait pas, je sais bien. On n’est plus ensemble et on n’est seulement amis après tout. Mais j’avoue que l’idée de lui dire non ne tient que jusqu’à ce qu’il m’embrasse, parce qu’il est convaincant le bougre. J’aime les jours d’astreinte que je passe avec lui. Quand on était ensemble, on n’a jamais vraiment habité tous les deux en dehors des vacances d’été. Ça ne me dérangeait pas trop, cette relation à distance.

Ah ouais ? Et les soirées où tu regardais ton portable en te retenant de l’appeler alors que tu n’avais rien à lui dire, juste pour entendre cinq secondes le son de sa voix ? Et les matins où tu te réveillais enfoui dans l’oreiller dont tu n’avais pas changé la taie depuis son dernier passage, en quête de son odeur ? Et toutes les nuits où il te manquait tellement que tu te mordais la lèvre pour ne pas pleurer en pensant aux quelques heures de moto qui te séparaient de Niflheim, de son corps, de son sourire, de ses baisers, de tout ce qui te donnaient envie de vivre plus fort que tu ne l’avais jamais souhaité ? Elles ne te dérangeaient pas trop non plus, celles-là ?

Mais vivre comme ça, avec lui, quelques jours par mois, c’est comme de goûter à ce qu’aurait pu être notre vie de couple à l’époque et c’est plutôt agréable. J’accepte toujours sans rechigner quand on me colle d’astreinte, en croisant les doigts pour que ce soit pour rien. Et puis ça me permet d’être au plus près s’il y a besoin, si jamais il perd encore le contrôle. Ouais… c’est le truc qui me fait garder pied dans la réalité. En dehors du fait que Jaden soit avant tout mon ami, cette petite angoisse qui reste toujours perchée sur mon épaule quand je le regarde dans les yeux m’empêche de donner corps à la nostalgie qui me menace parfois. Ce n’est pas une vie de couple qu’on mène pendant mes jours d’astreinte. Ce temps-là est révolu et cette certitude me revient douloureusement dans la gueule quand parfois ce n’est pas Jaden, mais Sae, qui me rejoint dans la chambre d’ami et que je ne la repousse pas non plus malgré le goût de cendre que laissent ses baisers sur ma langue. Enfin. Ça n’arrive pas tous les jours non plus, Dieu merci.

Aujourd’hui est un jour d’astreinte où on dirait que je suis bon pour rester sur le banc de touche. Jaden est parti pour la journée à une réunion avec sa maison d’édition et ne reviendra pas avant ce soir, fatigué et sans doute pas contre un bon repas. Perspective suffisante pour que je me décide à sortir faire des courses et acheter de quoi nous bricoler des hamburgers. La junkfood, c’est quand même meilleur quand on la fait maison. Et puis j’en connais un autre qui sera content, du haut de ses sept piges… J’aurais pu me contenter d’aller à la supérette du quartier mais l’envie d’un peu de renouveau dans ma garde-robe et de céder aux sirènes de la consommation me conduit à pousser ma route jusqu’au centre commercial de Niflheim. Je gare la Harley dans le parking et me laisse porter par l’escalator jusque dans le hall. Les verrières, les îlots de verdure artificiellement disposés, la musique d’ambiance et la foule d’êtres humains qui flânent me déconnectent un moment de la réalité. Un coup d’œil à ma montre m’apprend qu’il est 11h30, et mon estomac confirme. Et merde… Faut jamais faire les courses quand on a la dalle. Enfin. Plus vite j’en aurai terminé, mieux ce sera pour tout le monde. Je navigue une grosse demi-heure entre les boutiques de vêtements avant de jeter l’éponge sans trouver quoi que ce soit à me plaire. C’était bien la peine de se donner tout ce mal, tiens. La supérette, c’était aussi bien. Mais juste avant de repartir acheter mon steak haché, mon cheddar et mes pains à burger, je me souviens d’une boutique de thé particulièrement bien fournie au dernier étage. Avec des dizaines de parfums différents, des tasses en porcelaine et des mugs colorés alignés dans la vitrine. J’hésite un moment, me mordant la lèvre avec un soupçon de honte…

Quoi ? P'pa est derrière ton épaule, c’est ça ?

Et puis je m’autorise dix minutes de rab pour aller y faire un tour. Cette fois, mes poumons de fumeur me soufflent discrètement que l’ascenseur est une bonne idée pour grimper jusqu’au troisième étage. En plus ça tombe bien, il n’y a quasiment personne. Juste un petit brun aux cheveux longs auquel j’emboîte le pas lorsque les portes métalliques s’ouvrent…

« Quel étage ? »



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Inno Snowen
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Mar 18 Juil - 23:04
La petite ronde de la mouise

Le matériel de peinture, ça coûte la peau du cul. Voilà pourquoi je m'évertue à faire le tour de la ville à la recherche de tous les magasins de beaux-arts pour comparer les prix... et la stupidité des vendeurs. J'ai besoin de renouveler mes bombes, mais aussi de refaire mon stock de papier, et peut-être de m'équiper d'une boite de beaux crayons. Et de feutres. Et aussi de tous les petits stylos que je n'ai jamais testé encore... Si je m'écoutais, j’achèterai tout le magasin. Mais je me contente de pleurer en regardant mon unique billet de vingt euros.

Le prochain que je dois aller visiter se trouve dans un immense centre commercial, chose qui m'agace déjà l'avance. La dernière fois que je suis allé dans un centre commercial, ya un connard qui m'a fait passer pour un voleur alors que c'était lui le fautif ! Et puis tous ces gens amassés là, ça me fout la gerbe... C'pour ça que je prend l’ascenseur, en espérant éviter les escalators blindés. Échec puisque je vois déjà quelqu'un me suivre pour entrer, mais bon une seule personne c'est déjà mieux que dix, et en plus je me fatigue pas à marcher. C'est fou, je suis positif des fois !  "3ième." Je répond évasivement, déjà perdu dans le futur rayon de feutres dans mon imaginaire, avec tous mes futurs achats. Sauf que voilà, d'un coup ça fait CLONG et puis on se retrouve dans le noir, et surtout, L’ASCENSEUR NE BOUGE PLUS. Je cligne des yeux un instant, hagard. Puis je me dis que ça va repartir dans quelques secondes. Au bout d'une minute, je suis bien obligé de me rendre à l'évidence, on est coincé... Et pour une fois ce n'est pas l'idée d'être enfermé avec un inconnu qui me panique le plus. Est-ce-qu'on va manquer d'air ? J'ai entendu dire que si les câbles lâchaient, on se faisait écraser par le plafond avec la pression... Pas que je sois claustrophobe mais bon, tout d'un coup mon imaginaire devient très productif, si bien que j'en oublie l'existence du bouton d'urgence et me contente de prononcer d'un ton haché. "On va pas mourir, hein ?" Enfin techniquement je suis déjà mort... Mais passons. Ya qu'à moi que ça arrive les merdes comme ça. J'ai envie de retourner sous ma couette maintenant, et encore... c'est même pas la mienne pour de vrai.

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Ginger Briggs
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Ven 21 Juil - 0:34


La petite ronde...

« La ballade de l'ascenseur »

Tout en appuyant sur le bouton du troisième étage, j’essaie de reconnaître le brin d’accent qu’il m’a semblé entendre dans la voix de mon compagnon d’ascenseur. Un peu chantant, rouleur de « r »… ça sent le sud de l’Europe mais je n’en mettrais pas ma main au feu. Je ne suis pas très bon pour deviner ce genre de choses, et puis ce n’est pas comme si j’allais taper la discute alors qu’on va se côtoyer vingt sec- CLONG ! Plus de son, plus d’image. Ah. D’accord. Clignant de l’œil qu’il me reste pour m’habituer à la pénombre soudaine, je maîtrise ma vieille parano d’ancien flic de terrain (couché, calme, calme, pas de cris ni d’explosions ou de coups de feu à l’extérieur, ça signifie que tout va bien) et regarde autour de moi comme si ça pouvait m’aider à identifier la cause du problème. Les réflexes stupides qu’on a, parfois…

Allez, c’est pas si grave. T’as connu pire. C’est pas dans une boîte de conserve comme celle-ci que t’es devenu borgne…

Ouais, c’est vrai ça, c’est dingue comme je me sens plus serein d’un coup. Mais, blague naze à part, c’est vrai que ça commence à faire long pour une petite panne passagère. La voix tendue du jeune homme à côté de moi me le confirme, avec quelques mots qui me font hausser le sourcil sans que cela ne puisse se voir. Restant tout d’abord silencieux, je le regarde une seconde (bilan : il n’est pas très grand et il a les cheveux longs, c’est tout ce que je peux dire avec certitude), puis appuie sur le bouton d’urgence dont le rétro-éclairage fonctionne toujours. Un jingle et une voix synthétique annoncent poliment que des employés de maintenance vont bientôt nous répondre. Ensuite seulement, j'affirme tranquillement :

« Pas si on reste calme. »

Allez, je veux bien admettre que ça soit flippant. Ça l’est, assurément. Se retrouver coincé d’un seul coup dans une petite boîte de métal close et suspendue au bout de trois pauvres câbles en acier (je schématise, mais c’est l’idée), c’est vrai qu’il y a plus réjouissant. Mais honnêtement mon p’tit, t’inquiète pas. On va s’en tirer. Ce foutu machin va bien repartir à un moment ou un autre. De marbre de mon côté de l’habitacle, je jette un coup d’œil vers lui sans distinguer grand-chose de plus que tout à l’heure, traversé par une soudaine hypothèse :

« Vous avez peur du noir ou des endroits clos ? »

Bon Dieu, j’espère que non, j’ai pas la formation pour ce genre de cas. De manière générale, je ne suis pas très bon pour rassurer les gens… Mmh, espagnol, ou alors italien pour son accent. Mais je n’en suis pas encore complètement sûr, et c'est peut-être pas le plus urgent que j'ai à traiter. Juste à cet instant, quelqu’un décroche à l’autre bout du bouton d’urgence :

« Hotline des ascenseurs HighWay, que puis-je pour vous ? »

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Inno Snowen
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Ven 28 Juil - 16:00
La petite ronde de la mouise

Pas si on reste calme... Mais parce-que j'ai l'air calme peut-être ?! Souriant en short et claquette pour aller siffloter sur la plage en étant tout détendu ? Encore un abruti tiens ! Enfin au moins il a l'air... plutôt normal, même si je me méfie aussi des apparences. Après tout je me demande si ce n'est pas pire de tomber sur un psychopathe qui le cache plutôt que sur un attardé qui le montre. Au pire, je peux toujours lui planter mes clés dans les yeux s'il s'approche un peu trop bizarrement. "Non j'ai pas peur ! Mais bon c'est pas ma passion non plus de rester dans le noir pendu en l'air hein..." Je laisse ça aux malades mentaux. Moi tout ce que j'aimerais pour le moment, c'est aller acheter mes putains de feutres !  Et retrouver la terre ferme. Alors quand la voix retentit dans le haut parleur, je peux pas m'empêcher de sursauter puis de crier. «Bandes d'incapables ! Même pas foutu d'entretenir vos ascenseurs correctement ! Sortez moi d'ici !» Et les révisions mensuelles elles servent à quoi hein ? Pfeu, encore des gens qui ne savent pas travailler. Et hop, un dernier chapelet de jurons dans ma langue natale, parce que c'est quand même plus facile d'insulter les autres en italien qu'en anglais. Ils l'ont bien mérité ! En plus c'est vachement facile de dénigrer les gens à distance, moi j'adore ça. C'est pas fatiguant et on est direct protégés par la distance. Finalement, je suis content que l'autre ait pensé à appuyer sur le bouton d'urgence... ça m'a permit de me défouler... Du coup, je me sens bien mieux et je finis même par ignorer la suite de la conversation. Je m’assoie sans rien dire en essayant vaguement de prendre mon mal en patience. Peine perdue mais au moins je suis presque sage.

«Ils pourraient au moins nous mettre la lumière tant qu'on y est... ça va durer combien de temps encore ?»
grommelle-je au bout d'un petit moment. Parce que là, à part regarder mon portable, il n'y a rien à faire et encore... le mien c'est un vieux Nokia tout pourri, je peux même pas prendre de photo avec. «Personnellement je n'ai pas que ça à faire...»


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Ginger Briggs
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Dim 30 Juil - 11:19


La petite ronde...

« La ballade de l'ascenseur »

Ça m’a fait rire, mais je me suis contenté de sourire. Non, c’est pas ma grande passion non plus… Au moins, il n’est pas claustrophobe. Un peu tendu peut-être, mais c’est toujours ça de pris.

Ou pas.

Ouais. Parce que là, mon compagnon de cellule n’a peut-être pas peur du noir, mais il n’a pas sa langue dans sa poche non plus et pas nécessairement dans le bon sens. Je ne m’y attendais tellement pas que je reste sans voix pendant une seconde alors qu’il se met à insulter l’employé de la hotline. Et en italien, c’est confirmé. D’ailleurs, l’entendre changer de langue me fait réagir.

« Hé, ho, calme on a dit. »

Je m’avance pour prendre la place devant le haut-parleur avant qu’on nous raccroche au nez. Enfin, m’est avis que quand tu prends les appels de détresse de gens coincés dans des ascenseurs en panne, tu dois en voir des vertes et des pas mûres à longueur de temps donc il devrait vite s’en remettre.

Mais merde, sur quoi t’es tombé encore… C’est ce que tu te dis plus ou moins, même si tu gardes ton sang-froid.

« Oui bonjour, nous sommes actuellement coincés dans l’ascenseur du centre commercial de Niflheim, j’ai oublié le nom exact… »

La suite de la conversation sert en gros à m’expliquer que pas de panique, y a sans doute déjà des mecs de la maintenance ou de la sécurité qui ont détecté la panne et qui sont sur le coup, on nous sortira bientôt d’ici, ça ne devrait prendre que quelques minutes tout au plus. Super. Mais déjà, j’ai moyennement confiance en un mec certainement très urbain dans le civil mais dont le boulot consiste en partie à éviter qu’on ne fasse une crise d’angoisse dans un des ascenseurs de la compagnie qui l’emploie. Et en plus, quelque chose me dit que le temps va être long alors que je jette un coup d’œil vers le petit italien, qui a fini par s’asseoir dans un coin pour grogner.

"En voilà un qui fait bien mentir les préjugés sur les gens riants et chaleureux du sud." T’as pas honte de tomber aussi facilement dans les clichés racistes, Gin ?

Je lui réponds en haussant les épaules par réflexe :

« Quelques minutes, mot pour mot. Mais curieusement, je doute que vous fassiez aller les choses plus vite en insultant les gens à même de nous faire sortir d’ici. »

Je m’appuie contre la cloison, les bras croisés sur la poitrine, tout en l’observant dans la pénombre. Je commence à m’y habituer, je discerne presque les traits de son visage. Ouais, c’est un peu vache comme angle d’attaque. Mais merde, je veux bien qu’on soit stressé tant que ça ne nous met pas encore plus dans la mouise.

« En fait, dans notre situation, ce n’est pas très utile de s’énerver tout court… »

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Inno Snowen
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Mar 8 Aoû - 21:34
La petite ronde de la mouise

"Qu'est-ce-que t'en sais hein, p'têtre que ça me permet de respirer et pas faire une crise ! Tu veux que je fasse une crise c'est ça ?! Espèce de con !" Voilà, juste par envie de me justifier et de le contredire complètement. Je lui grogne dessus et me renfrogne pendant quelques minutes, lorsque l'ascenseur se met enfin de nouveau en branle. Alléluia, Amen, tout ça ! Cela va sans dire que je le pousse dès que les portes s'ouvrent afin de me précipiter dehors en premier. Autant avouer que je suis vacciné des ascenseurs, à vie. Stefan se payerait tellement de ma gueule si je lui racontais ça... Heureusement, je ne lui dirai jamais. Je ne perd pas de temps pour me réfugier au magasin de beaux-arts, retrouver mon petit univers et oublier cette mésaventure bien pourrie, sans même jeter un dernier regard au mec qui était coincé avec moi. Beaucoup trop calme, cet énergumène, on se demande s'il est bien humain.

Et une trentaine de minutes plus tard, j'ai bien rêvé mais rien acheté. Bin ouai, c'est ça quand on est un putain de demi-clochard dont le talent est dédaigné par la majorité de la population. C'est tout de même pas ma faute si es gens préfèrent donner des millions et s'égosiller devant une cuvette de chiotte signé "je fais de l'art contemporain" plutôt que de s'intéresser à mes petits bonhommes. Je soupire, fourre mes mains dans mes poches et zieute jalousement dans la rue les gosses en vacances avec leurs glaces dégoulinantes. Je donnerai tout pour avoir une glace moi et eux ils ont qu'à pleurnicher comme des abrutis pour l'avoir, pfeu. Quel monde de merde ! Heureusement, il y les parcs. Et dans certains parcs, il y a des chats. Même si certains sont adoptés, je me gêne pas pour jouer avec les moins sauvages. Je vais donc me réfugier dans un de ces espaces verts, dans celui qui a un petit lac vaseux et des hauts arbres. La seule tâche noire, ce sont les autres humains -pas moi bien sûr- qui s'y aventurent. Mais les petites boules de poils arriveront bien à me faire oublier tout ça. Tiens, en voilà un tout tigré près de la rive ! Il est tout mignon, je fond. "Minouu minouuu..." Je m'approche tout doucement, tendant la main. Ma cible se rapproche enfin alors je mets un autre pas en av- Sploch.
J'ai glissé.
Dans la boue.
Je suis tombé dans l'eau !

Mais putain ! Cri très peu viril qui se fait entendre dans tout le parc.
Eurk ! C'est froid ! Ça pue ! C'est visqueux ! Ça glisse ! Je sais pas bien nager moi en plus ! Et le chat ! Il est parti...
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Ven 11 Aoû - 13:40


La petite ronde...

« Les farces du hasard »

Je sais bien que dans ce monde, il existe des gens hargneux qui passent littéralement leur temps à gueuler. Sur le papier, je l’admets. Il faut faire avec. Mais là tout de même, je me dis que j’ai grandement sous-estimé le spécimen. Est-ce que je rêve ou il vient de m’insulter gratuitement juste parce que j’ai dit que ça ne servait à rien de s’énerver ? En tout cas, ça y ressemble fort. Et je ne peux pas dire que ça me branche des masses.

Une bonne claque ? Allez, juste une…

Non, pas de violence. Ça serait tomber bien bas pour pas grand-chose. Filer une torgnole gratuite à un type qu’on connait pas et qui panique un peu dans un ascenseur en panne juste parce qu’il nous a traité de con, c’est pas joli-joli. Ignorons-le, plutôt. Toujours appuyé contre la paroi dans mon dos, je détourne le visage dans la pénombre avec un soupir.

« J’ai pas l’impression que tu l’aies évitée en quoi que ce soit, la crise… »

Ignorer, on a dit. Jouer au plus con ne nous avancera à rien non plus. La preuve : il ne se prive pas pour me bousculer sans ménagement quand on finit par refaire surface au troisième étage du centre commercial, alors que je lui rends au bas mot une tête et quinze kilos. Un claquement de langue agacé m’échappe alors que je regarde s’éloigner sa chevelure noire en bataille et son sweat informe qui retombe de travers sur ses épaules.

P’tit con. C’est ça que tu te dis, hein ? Et puis avoue-le, t’as bien envie de lui retourner une taloche sur le coin du nez. Une toute petite…

C’est pas faux. Mais le propre des fantasmes, c’est de ne pas les réaliser sinon ils perdent toute leur séduction. De toute façon, ça ne ferait que me compliquer la vie et j’ai mieux à faire. Je poursuis donc ma route jusqu’à la boutique qui m’a valu cinq minutes coincé dans le noir avec un jeune italien acariâtre. Au moins cette fois, j’y trouve mon bonheur. Je repars de là avec un assortiment de cinq boîtes de thés différents, un mug jaune et des biscuits sablés au gingembre dont j’avais vraiment pas besoin mais qui me faisaient trop envie parce que je commence à avoir les crocs. Satisfait, je quitte donc le centre commercial pour retourner chez Jaden et me bricoler un truc à manger. À pied, je précise. Bizarrement, se retrouver bloqué dans un ascenseur vous fait retrouver le goût de l’air libre et vous rend méfiant envers les transports de type boîte close, comme le métro par exemple. Et puis il fait beau, pourquoi ne pas en profiter ? C’est ainsi que je me retrouve à traverser un charmant petit parc sur la route. Il est moins grand et moins fréquenté que d’autres mais j’y croise tout de même des gens venus profiter de leur pause de midi, des enfants joyeux qui courent après une balle dégonflée, un grand-père sur un banc qui nourrit des pigeons. C’est reposant, comme endroit. J’ai vraiment bien fait de passer par ic- PLOUF !

Ah.

Je tourne vivement la tête sur ma gauche, en direction du bruit. En contrebas du chemin de graviers où je marchais, j’aperçois une silhouette détrempée qui patauge dans la vase d’un plan d’eau, en couinant avec force.

« C’est pas vrai… »

Si si. Aussitôt, je dévale le carré d’herbe qui me sépare de la rive. Bien plus vite que je ne le devrais d’ailleurs, mais je m’en soucierai plus tard. Pour le moment, je lâche mon sac de course, rejoins le malheureux qui barbote sans parvenir à se relever, le chope sous les bras et le soulève pour le ramener sur la berge. Bilan : de l’eau jusqu’aux genoux, une paire de pompes de foutues et une bonne cargaison d’insultes mentales pour ma pomme parce que j’ai accéléré sans le vouloir. Pas à fond, mais un peu. Réfléchir avant de courir, bon dieu, c’est quant même pas compliqué. J’espère que personne n’a rien vu, à commencer par ce maladroit. Maladroit qui se révèle bientôt ne pas être un complet inconnu. Je hausse les sourcils en reconnaissant les longs cheveux noirs et le sweat trop grand.

Obah tiens ! La bonne blague !

Je pousse un soupir haletant, cherchant à reprendre mon souffle. Ça n’a pas duré trop longtemps mais le contrecoup n’est jamais agréable même à petites doses. Comme si mon corps réalisait à retardement l’effort qu’il a du fournir. C’est pourquoi je pointe un doigt sur le gamin trempé, assis dans l’herbe.

« Si tu m’insultes, je t’y replonge. »

Merde, quoi. On ne traite pas de con les gens qui vous tirent de la mouise, même si vraisemblablement ils le sont un peu à vouloir aider des hurluberlus pareils. Enfin… Ne soyons pas trop rude non plus. Personne n’aime faire un plongeon surprise dans l’eau froide tout habillé. Me redressant pour respirer convenablement, je le considère avec plus d’attention. Gamin, gamin, j’ai parlé un peu vite. Il a tout de même l’air d’avoir dépassé la vingtaine. Ses cheveux mouillés et collés contre son visage mince lui donnent l’air légèrement piteux mais pas assez pour masquer la méfiance dans ses yeux en amande ou la cicatrice qui lui traverse l’arête du nez, brisant les lignes juvéniles de ses traits. Vraiment, mais comment il a fait son compte, à piquer une tête dans cette mare ? Sans compter qu’il n’y avait aucune raison de paniquer comme ça, en se calmant un peu il aurait pu s’en sortir tout seul. Et puis s’il est toujours aussi sympa que tout à l’heure, ça va vite me courir aussi. Tel que c’est parti, j’aurais pas droit à un merci alors que j’aurais pu tranquillement tracer ma route et aller manger en me disant qu’il finirait bien par se rendre compte que l’eau lui arrivait aux genoux. Il mériterait que je l’engueule, tiens…

Hahaha, t’es tellement pas crédible quand tu t’énerves. Allez, fais pas ton mauvais flic, personne n’y croit. Tu n’aurais pas passé ton chemin même s’il avait été encore plus près de la berge. T’as même été jusqu’à accélérer pour être sûr de lui sauver la mise. Au fond, t'as beau grogner, tu sais bien pourquoi t’as fait ça, pas vrai ? Tu l’as vu en danger, alors t’as voulu l’aider. Même s’il n’est pas sympa. Même si tu ne le connais pas. Et maintenant, y a qu’une seule question que t’as envie de lui poser…

Avec un soupir, je repousse mes cheveux en arrière en me demandant dans quel pétrin je me suis encore fourré. Je n'aurais pas du le menacer, c'était idiot. Je finis par demander, plus calme :

« Ça va, pas de bobo ? »

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Ven 11 Aoû - 14:34
La petite ronde de la mouise

Je me souviens quand j'étais petit, une fois on a fait une classe verte en montagne, on a traversé un ruisseau et bin moi j'ai voulu marcher sur une pierre mouillée, sauf que j'ai glissé et tout le monde s'est foutu de ma gueule, même le prof ! Depuis ce jour l'expression "j'ai fais plouf" reste en souvenir de ce très mauvais moment décisif de ma construction mentale et BREF depuis, je déteste barboter dans l'eau comme un idiot avec de la vase dans la bouche et AAAAAAAAH ! Un truc vient de me frôler le cul ! YA DES POISSONS ! SANTA MADRE !!! Tout d'un coup je crie et bois la tasse en essayant de me tirer de là, mais le bord glisse et tout ce que je fais, c'est agiter les bras comme un gogole.

Mais tout d'un coup je lévite et sors enfin de cette marre puante ! Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je remarque qu'un bras me tient et me traîne sur la berge... Mince, je préférais la première option... 'Fin sur le coup je suis trop sonné pour lui prêter attention et je me contente de me recroqueviller sauvagement sur moi-même  en grelottant parce-que évidement quand je suis tout mouillé, le vent choisit de se lever, pour que j'attrape bien la crève, bravo. Je reconnais enfin la personne et me demande d'un air atterré qu'est-ce-que j'ai fais pour mériter une pareille menace... Non mais c'est vrai !! Je plisse les yeux en le fixant, soudain nerveux et près à détaler au moindre geste suspect. J'avais presque envie de le remercier mais finalement la sensation s'est évaporée avec ce qu'il vient de dire. "J'ai froid..." concède-je à lui dire en grinçant des dents. Et sinon je crois que je vais bien mais il n'a pas besoin d'être au courant ! Déjà, c'est suffisamment la grosse honte d'être tombé sous son nez, je vais pas lui avouer non plus que j'ai hurlé pour rien et encore moins que j'ai eu la frousse. Limite je préférerais avoir été blessé pour de vrai, au moins ça m'aurait fait une excuse valable, mais non... Je dois juste avoir un bleu, et encore.

Je renifle contre ma manche et je relève en grommelant. Il doit bien se foutre de ma tronche derrière sa tête d'idiot, et bien je l'emmerde ! Et je n'ai pas abandonné mon but premier, je viens de voir que l'animal s'était réfugié à quelques pas de la rive, alors je m'approche de lui doucement... Mais pas très discrètement faut avouer... le "sploch sploch" que produisent mes chaussures trempées ne fait pas plaisir à entendre. Mais passons. Tout en ignorant parfaitement -ma spécialité première- l'individu derrière moi, je progresse jusqu'à pouvoir caresser le chat du bout des doigts. Il est tout doux, c'est mi- "aa.... ATCHOUM !"


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Ginger Briggs
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Ven 11 Aoû - 20:26


La petite ronde...

« Les farces du hasard »

Visiblement, plus de peur que de mal. Enfin, pour l’instant. Autant il y avait peu de chances pour qu’il se noie dans trente centimètres d’eau vaseuse, autant il va bientôt signer pour une bonne pneumonie des familles s’il reste dans cet état. Mine de rien, le fond de l’air est encore frais. D’ailleurs, il le grommelle lui-même en me répondant, tout tremblant et tout pelotonné sous son sweat trempé. Effectivement.

« Ah… C’est plutôt normal. »

Ouais. Et qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour y remédier, là est toute la question.

"On". D’accord. Tu te sens responsable de lui maintenant, c’est ça ? Tu l’as sauvé des eaux alors tu te dis que ça serait bête qu’un vilain virus ruine tous tes beaux efforts ? Certainement. Ça te ressemblerait bien. T’es vraiment incorrigible…

Ouais, surtout que ce gus-là ne m’a pas l’air du même acabit qu’Emrys (je crois bien qu’il s’appelle Emrys). M’est avis que je devrais plutôt le laisser tranquille, lui souhaiter bon vent et passer mon chemin. D’ailleurs, il a quant à lui beaucoup moins de scrupules et se relève bientôt en reniflant pour s’approcher avec précaution d’un buisson près duquel est tapi… un petit chat. Je hausse les sourcils, surpris. Est-ce que cet animal aurait quelque chose à voir avec la présente situation ? Peut-être. Si c’est le cas, ce petit père ne peut pas être si mauvaise tête qu’il en a l’air. Même si perso, je n’aime pas trop les chats. C’est sournois, les chats. Avec un soupir, je récupère mes cigarettes dans la poche de ma veste, la retire et m’approche du jeune italien pour la poser sur ses épaules. Elle est vieille, sent le tabac et le cuir est tout râpé, mais au moins elle est sèche. Et chaude.

« Tu habites loin ? Tu as besoin de te sécher et de vêtements chauds. Tu me la rendras plus tard… »

Et moi je vais attendre qu’il se réchauffe un brin. Perso ça va, j’en ai vu d’autres. Ça fait longtemps que je vis en Angleterre maintenant donc je ne ferais sans doute pas le malin si je revenais goûter aux hivers de mon pays natal mais je peux encore me vanter d’être plutôt résistant au froid. D’ailleurs il ne fait même pas froid. Le printemps touche à sa fin, le temps est très doux, c’est juste une petite brise un peu traître. Distraitement, je tripote le paquet de cigarette que j’ai glissé dans la poche de mon pantalon. Je m’en grillerais bien une petite mais je n’aime pas fumer à côté des animaux. D’un geste, je désigne le petit chat qu’il caresse du bout des doigts.

« C’est pour lui que tu t’es retrouvé dans cet état ? »

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Inno Snowen
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Ven 11 Aoû - 22:44
La petite ronde de la mouise

Bordel.
Heureusement que je n'ai pas sursauté trop fort, le minou n'a pas eu un gros peur. Mais quand même la soudaineté de l'éternuement le surprend et le fait reculer, alors je me grouille d'y remédier en le reprenant dans mes bras et en le calmant. Bin ouai t'as cru que mon corps il allait résister aha ! Non il s'est dit "oulà Inno il a une journée de merde alors c'est le moment d'en profiter à fond pour l'enfoncer ! Allez les gars, on laisse entrer tous les microbes de l'univers et que ça saute !" Bon... J'allais me relever lorsque une veste s'abat sur mes épaules et m'arrache un léger sursaut. Hein ?! Quoi ? Mais qu'est-ce-qu'il lui prend ?! Attendez... Je réfléchis deux minutes l'air con, en me demandant pourquoi il tient tant à m'aider depuis tout à l'heure. Je crois que ça me rappelle un mauvais jour de pluie sous un abri de bus avec un autre hurluberlu blond. L'odeur de clopes qui prend au nez, je déteste, la première chose que ça me rappelle, c'est Fabio. Fabio m'aurait appâté bien avec une veste, c'était son genre. Je déteste Fabio. Mais Stefan aussi me rappelait Fabio et pourtant il n'est pas tant... pas pareil. Perplexe et sur la défense, que me transforme en statue tout en profitant de façon inavouable de la chaleur qui se dégage de l'habit.

"Non enfin si, c'est un peu loin..." marmonne-je enfin, réalisant la question. Je n'en ai aucune idée en fait, je suis toujours paumé dans cette ville dont je n'arrive toujours pas à prononcer le nom correctement, il faut dire que je ne mets pas beaucoup de cœur à l'ouvrage. Elle a beau être dix fois plus petite -et infiniment plus moche- que Roma, j'y arrive pas. Je me rend surtout compte que je suis capable de répondre sans m'inventer trois millions de scénarios psychotiques sur les conséquences de mes mots. A force de devoir supporter -voire encore pire, répondre- aux bavardages incessants de Stefan, je me suis de nouveau habitué à avoir une conversation plus ou moins normale. Je deviens moins méfiant, est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? J'ai trop peur de me poser cette question-là.

"Oui... Enfin, je suis pas mort non plus ! Je vais b-bi-" Reniflements. Et ma fierté, arrêtez de la piétiner non d'une chèvre ! "Bref t'as compris." Et bon c'est bien sympa tout ça mais c'est bon, j'ai déjà atteint mon quota de paroles à des inconnus pour toute la journée, et mon quota d'emmerdes aussi tiens ! Je vais rentrer et me barricader pendant trois jours. "C'est par où la sortie ?" Oui parce-que les espaces verts et boisés, c'est encore pire niveau sens de l'orientation... Je peux tourner quinze fois sans m'en rendre compte. J'ai pas particulièrement envie qu'il puisse se moquer mais comme j'veux pas non plus mourir ici et m'éterniser, je fais une exception. Je demande. Je me doute pas qu'une manifestation est en train de nous bloquer l'avenue, ni qu'une grève des transports va nous empêcher d'aller plus vite.

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Ginger Briggs
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Lun 21 Aoû - 10:55


La petite ronde...

« Le forfait de groupe »

« Ouais. Assure-toi vite de changer de fringues, quant même… »

J’ai bien compris, oui. J’ai bien compris que malgré sa fanfaronnade, il est à surtout à deux doigts de signer pour un rhume carabiné, vu comment il grelotte et renifle à tout bout de champs. Enfin, il s’en rendra compte bien assez tôt à mon avis. Je l’observe en coin alors qu’il se redresse après avoir fait le plein de papouilles auprès du matou. Il me fait un peu pitié, tout de même. Je lui indique la sortie du doigt lorsqu’il me la demande :

« La plus proche est de ce côté. Il n’y a qu’à suivre le sentier. »

Je lui emboîte le pas plus ou moins consciemment parce que je prends le même chemin, en restant à distance respectueuse pour ne pas avoir trop l’air de le suivre, bien que j’avoue que le timing ne soit pas top. Mais bon, j’ai pas à trop me prendre le chou non plus. Dès qu’il aura un peu séché, je reprendrai ma veste, je lui souhaiterai bon vent et il sera libre de finir de se réchauffer chez lui. Du moins le croyais-je naïvement jusqu’à ce que le brouhaha qui nous parvient depuis le boulevard à la sortie du parc me rappelle que les petits désastres aiment bien venir en groupe dans leur forfait à la journée.

« Ah… »

Dépité, je contemple avec mon camarade d’infortune la foule de gens en colère qui défile pour je ne sais quelle raison. Le Brexit ou un truc comme ça, j’en sais rien bon Dieu. Malgré tout, je reprends vite contenance. Quand tout ne pas comme on veut, ça sert à rien de perdre son temps à pleurnicher. Mieux vaut trouver une solution aussi vite que possible. Je me tourne donc vers le petit brun avec un haussement d’épaule placide :

« Bon bah on va passer par l’autre côté, alors… Ça ne te dérange pas que je fasse un bout de chemin avec toi ? Le temps que tu me rendes ma veste. »

Un gargouillis monstrueux me tord les tripes alors que je finis ma phrase. Il me souffle dans l’oreillette qu’on pourrait aussi se poser dans un bar pour que je me commande une bière et une entrecôte parce que je commence sérieusement à crever la dalle, mais en toute honnêteté ce n’est pas une option. Je ne peux pas décemment aller tailler une bavette au sens propre avec ce petit gars tout mouillé que je ne connais pas. Ce serait déplacé. Et si je l’invite, ça sera carrément glauque.

Ouais, à vue de nez il a quoi ? Dix ans de moins que toi ? Trop vieux pour être ton fils et trop jeune pour être décemment ton partenaire, ce pour quoi on vous prendra forcément. Quelle autre raison pour deux hommes de bouffer ensemble ? C’est ce que tu dis. C’est ce que tu es persuadé qu’on va penser de toi. Franchement, c’est pas facile d’être dans ta tête tous les jours, Gin. Si tu savais combien il y a de barrières inutiles…

Alors qu’on retraverse le parc en sens inverse vers une autre sortie moins bouchée, je finis par craquer et m’allumer ma clope. Ça me coupera la faim et je n’aurais qu’à faire attention au sens du vent.

« Alors, c’est par où chez toi ? »

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Inno Snowen
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Ven 25 Aoû - 10:02
La petite ronde de la mouise

Pourquoi donc me suit-il ? Il ne pourrait pas se trouver un autre sentier et une autre sortie, hm ? Enfin bon... La fuite est toujours possible alors je reste plutôt calme. Même si, c'est un peu malaisant. Même lui, il a l'air gêné, d'après le coup d’œil que je viens de lui lancer. Enfin... Je porte sa veste, c'est pour ça qu'il me suit, pas vrai ? -et il peut crever pour que je la lui rende tant que je n'en ai pas envie- mais il n'est pas si insupportable que ça. Il m'a même aidé, même si je refuse clairement de l'assimiler. Ça me crève le cœur de penser que son calme plat me rassure un tout petit peu. C'est stupide en plus, ça ne dit rien sur ce qu'il se passe dans sa tête, je devrais même pas me fier à ça. Je pourrais retourner le problème dans tous les sens pendant encore trois heures, mais des cris me déconcentrent soudainement.

Une grève... Oui il me semblait bien avoir vu des informations dessus dans les panneaux du métro, quand j'y réfléchis. Mais il fallait qu'ils choisissent cette avenue précise, dans toute la ville, hein ! Je marmonne une malédiction en voyant tout ses cons qui déambulent et me bloquent le passage, quelque chose qui ressemble à "figlio di puta". Travaillez au lieu de faire chier la planète ! Rha... "Ah. O-ok." Ce n'est pas comme si on avait le choix, après tout. Il va m'obliger à me rendre sa veste si je l'envoie chier. En marmonnant contre le mauvais sort, je le suis en sens inverse, jetant des coups d’œil pour voir s'il n'y a pas d'autres chats. Mais non. Ils ont raison de se cacher tiens, loin de la mauvaise fortune qui me colle aux basques.

Je me retourne vers l'homme en entendant sa question. "Euh..." Ne pas avoir l'air perdu... Ne pas avoir l'air perdu... "P-peut-être p-par là." dis-je en pointant du doigt la direction qu'il me semble avoir prise pour venir. En général, je regarde sur mon téléphone pour retrouver le chemin en métro, c'est plus facile et c'est ce que j'ai fais à l'allée. Les stations, c'est plus simple que les milliers de rues qui se ressemblent toutes et en plus ça m'évite de marcher ! Mais il n'y a plus de métro maintenant que les manifestants se sont levés. Et mon téléphone... Je plonge précipitamment la main dans ma poche pour vérifier l'état du portable. Humide mais pas mouillé et je ne l'ai pas perdu dans la vase... Encore heureux. Je tapote vite fait pour que Google Maps me donne l'itinéraire, puis essaye de le suivre. C'est pas compliqué quand même, je devrais avoir la capacité cognitive de faire ça ! Enfin... Plus vite je serai arrivé, plus vite je serai au chaud -et débarrassé de ce type. Il faut que je me concentre sur cette idée, me dis-je en lorgnant sur un stand de crêpes et de chocolat chaud. Il n'y a que des enfants dedans, je déteste les enfants. Pourquoi tout ce qui est bon est réservé aux mioches, hein !



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Ginger Briggs
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Dim 27 Aoû - 20:50


La petite ronde...

« Le forfait de groupe »

Mon dieu, pauvre petit père… Je reste impassible avec ma clope à la main mais vraiment, on dirait un chaton perdu. Finalement, il sort son portable miraculé d’une poche de son jean humide et tapote sur l’écran pour retrouver le chemin de sa maison. Pour ma part, je patiente en essayant de résister à l’odeur de sucre qui provient d’un stand un peu plus loin. Ça c’est signe que je dois vraiment avoir les crocs. Je suis plus salé que sucré, de base. Malgré tout, je finis par craquer et, quand on passe devant et que je vois de près les gosses avec leur crêpes pleine de chantilly et de chocolat, je lui fais signe :

« Je fais un arrêt stratégique. Faut que j’avale quelque chose avant de m’écrouler dans le gravier… »

Je tire mon porte-monnaie de la poche de mon jean pour me payer une crêpe à la confiture de fraise, le moins écœurant qui m’a paru dans la liste des garnitures proposées. Enfin, je suis content de l’avoir dans le bide. Visiblement, le petit brun est d’accord avec moi. Cinq minutes plus tard, nous quittons le parc avec chacun notre crêpe, en essayant de ne pas nous brûler tout en suivant les indications de Google Maps. Au final, le trajet nous prend une bonne quinzaine de minutes. Ça m’éloigne de chez Jaden, surtout avec la grève qui me fera perdre du temps au retour mais tant pis. C’est souvent le prix des bonnes actions. Peu de mots sont échangés pendant cette marche, le jeune italien n’étant pas très causant. J’évite de trop le regarder, il a une fâcheuse tendance à me jeter des coups d’œil méfiants. Mais au final, alors que je trouvais la situation propice au malaise, je finis par m’y habituer. Je me rends compte que ça ne me gêne pas plus que ça de ne rien dire, surtout que jusqu’ici le bougre ne m’a pas prouvé qu’il savait se montrer aimable. Alors que, quand il est silencieux, ça va. Il me fait penser à un petit animal farouche… Je n’ai pas le temps de me perdre dans mes pensées plus longtemps. Bientôt, nous arrivons devant un vieil immeuble d’habitation en briques rouges qui semble être notre destination. J’adresse donc un dernier signe de la main au petit brun avant de tailler ma route. C’est que j’ai du chemin devant moi…

« Voilà, tu es sain et sauf, maintenant. Bonne fin de journée ! »

Je l’espère pour lui. Entre l’ascenseur et la mare, c’était vraiment pas son jour…

C’est pas faux. Mais ce n’est pas pour autant que c’est le tien, tu sais ?

Oui. J’aurais du le savoir. Les petits désastres arrivent en bande et n’apportent pas de quoi manger. Cette triste loi de l’univers me revient dans la tronche lorsque j’arrive sur le palier de Jaden après une demi-heure de marche et que je me rends compte que je n’ai pas le double des clés pour rentrer chez lui. Ni mon portable, ni mon portefeuille, parce que j’ai oublié de reprendre ma veste à l’italien.

« Meeeeeeeeeeeeerde ! »

Et du coup plus le choix : me voilà reparti dans les rues de Niflheim en sens inverse alors que je suis claqué, que j’ai faim, et que je ne suis pas franchement ravi par la perspective de me taper une heure de marche avant de pouvoir grailler. Ou même que tous mes papiers soient aux mains de ce jeune inconnu.

Bordel, Gin, sérieux… Gros toxico qui pense d’abord à son cancer plutôt qu’à sa carte d’identité et à sa putain de plaque de police…

Oui ça va, je sais… Heureusement, j’ai bonne mémoire. Je parviens à retrouver sans trop de mal la rue et l’immeuble. Ragaillardi, je gravis les trois marches qui mènent à la porte d’entrée, pour me retrouver comme un con face à l’interphone. Putain mais c’est pas vrai… Cette fois, mea culpa, moi aussi je jure dans ma barbe devant cette connerie de machine. Evidemment, je ne sais pas comment il s’appelle, mon voleur de veste. Ce qui signifie que je vais devoir me taper tous les appart’ à poser la question pour la retrouver, fait chier. L’enchaînement de la loose, ça va bien cinq minutes… Cependant, juste à ce moment, on dirait que la chance se décide à me sourire.

« Bonjour ? Vous avez perdu quelque chose ? »

Je tourne la tête vers la voix amicale qui s’adresse à moi depuis la rue. Mon œil tombe rapidement sur un jeune homme blond et engageant d’une vingtaine d’années, un petit sac de course à la main, qui vient de descendre de vélo et s’apprêtait visiblement à entrer. Puisque ça peut m’épargner la corvée de l’interphone, je tente ma chance et réponds poliment :

« Bonjour, excusez-moi, j’ai prêté une veste à un jeune homme qui habite ici et j’ai oublié de la récupérer. Je ne sais pas si vous le connaissez, c'est un jeune homme brun aux cheveux mi-longs avec un accent italien et une cicatrice sur le nez... »
« Ah bah vous avez de la chance ! Je suis son coloc’. Venez, on va aller lui poser la question. »


Et aussitôt, le garçon me rejoint sur le palier pour ouvrir la porte et m’inviter à entrer avec un large sourire. Je suis tellement soulagé que je le lui rends généreusement tout en le suivant à l’intérieur, participant sans m’en rendre compte au sympathique flot de paroles dont il m'abreuve. Voilà au moins une tuile de réglée, quelle chance… J’attends patiemment qu’il ait fini de ranger son vélo sous l’escalier et gravis à sa suite les marches grinçantes jusqu’au dernier étage, sous les combles. Il déverrouille la porte, l’ouvre et pénètre dans le couloir-entrée qui mène au salon à gauche et à la chambre à droite. Un vague relent de litière pour chat flotte dans la pièce, mais elle est éclipsée à mes narines par une délicieuse odeur de cuisine qui prend d’assaut mon estomac vide. Avant même que j’ai le temps de me reprendre tandis que j’essaie par réflexe d’identifier la mangeaille toute proche, le blond nous annonce d’un éclat de voix malicieux :

« Rob’ ! Y a la police pour toi ! »

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Inno Snowen
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Mer 30 Aoû - 19:45
La petite ronde de la mouise

Un arrêt stratégique, bonne idée... Si seulement ce stand n'était pas envahi de ces insupportables gosses ! Enfin, la gaufre au nutella est supportable elle au moins ! Heureusement vu son prix; pas que je sois radin mais alors celui-là c'est un voleur chui sûr. Enfin, au moins je peux manger et fermer ma gueule sans avoir à parler. J'me retiens juste à un moment de faire remarquer à monsieur qu'il ne s'agissait que d'un bout du chemin, pas du chemin en entier ! Mais pas envie de me retrouver sans veste dans le vent, veste qui me tient tellement bien au chaud que je finis par l'intégrer dans mon environnement et oublier qu'elle ne m'appartient pas, voire que je la porte ! Enfin, je reconnais l’immeuble. Ça au moins, je l'ai enregistré, je peux pas me tromper ! Il n'y a pas le vélo de Stefan, tant mieux ! Parce-que là, j'ai vraaaaaaaiment pas envie de de le croiser, de lui parler, de l'écouter ni même de poser mes yeux sur lui. Houste ! Seul Fanfan aura le droit de voir mon désespoir et de m'offrir le réconfort nécessaire à cette journée di merda. "C-ciao." grommelle-je, de toute façon le temps que je me décide à ouvrir la bouche, il était déjà parti d'un air super pressé.

Du coup voilà, j'rentre à l'appart, balance mes chaussures dans le couloir. C'quand j'vais dans la salle de bain pour me foutre à poil que je vois la veste dans la glace. "... Ah." Ah oui. Bin c'est malin tiens, j'vais pas lui courir après moi maintenant. Je fronce les sourcils un instant, avant de décider que cela attendra une bonne douche brûlante. Après quoi je fonce mettre un boxer propre, un énorme tee-shirt "Le Roi Lion" dans lequel je nage, mes pantoufles toutes chaudes; pis un gros bol de céréales et de chocolat chaud, avec plus de cacao que de lait. Pis je me roule dans le plaid et m'affale sur le canapé avec Fanfan. Là enfin, je me permet de fouiller dans la veste. Certains le feraient pour trouver de quoi recontacter le propriétaire... Moi j'ai juste la flemme. Je sors son porte-feuille et fourre mes mains dans toutes les poches d'un air amusé. En plus Fanfan à l'air de kiffer mordiller les manches, alors je lui abandonne l'habit par terre, ouvrant le porte-feuille pour y trouver des cartes... une photo de couple avec une meuf et un gosse, parfaitement niais, des clés, un portable, ehehe. Cool ! Pas besoin de déverrouiller pour prendre des photos, alors je m'amuse à prendre des selfies avec Fanfan pendant dix minutes, avant de revenir à l'âge adulte. Je regarde enfin la petite plaque et la fait tourner entre mes doigts, puis blêmit. Mais ce mec... C'est un flic !

Pas le temps de réfléchir plus que la porte d'entrée s'ouvre avec fracas. J'ouvre grand la bouche et panique un instant. Ai-je le temps d'aller faire le mort dans la salle de bain ? Non, il faudrait que je traverse le couloir... La police ?! Pourquoi donc !? D'un air ahuri, je laisse tomber le plaid en me levant et sort du salon, toujours en portant mon bol. "Va fanculo Stefan..." dis-je avant même de regarder. Comme ça c'est fait... Quand je tourne la tête je reconnais enfin l'homme. Qu'est-ce-qu'il fout i- Ah. Oui, la veste. Chui con... "Ouai c'est vraiment la police Stefan, alors tu ferais mieux de te faire tout petit et discret..." réplique-je en faisant tourner la plaque entre mes doigts dans un sourire idiot, avant de me reprendre. "Euh... Je vais chercher la veste." M'attendais pas à ce qu'il rapplique aussi tôt, mais en réfléchissant deux secondes, il n'avait pas trop le choix. Le soucis c'est que tout ses papiers sont encore étalés sur le canapé, alors euh... Je ramasse la veste avec Fanfan accroché au dos et je lui tend le pack avec la plaque en plus, en essayant de garder ma dignité. Puis le porte-feuille et son contenu. Puis je m'enroule à nouveau dans le plaid et reprend ma place sans un mot, préférant ne pas regarder ce fameux "Ginger". J'sais même pas comment ça s'prononce d'ailleurs.

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Ginger Briggs
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Jeu 7 Sep - 20:49


La petite ronde...

« Le forfait de groupe »

Je ne suis pas particulièrement calé en langue étrangère mais là, pas besoin  de s’appeler Babel pour comprendre ce que le petit brun vient d’envoyer dans la tronche de son coloc’, lequel ne réagit pour ainsi dire pas. L’habitude, certainement. Eh bah... Effectivement, outre le fait qu’il m’a bien semblé reconnaître cette douce voix amicale, je vois arriver du salon son légitime propriétaire : le jeune homme que j’ai tiré de la flotte une heure plus tôt, au sommet de sa gloire avec son t-shirt XXL, ses pantoufles et son bol de céréales qu’il tient avec méfiance contre son torse. Il pense peut-être que je suis venu le lui voler jusqu’à me reconnaître pour de bon et narguer son compatriote blond avec ma plaque de police. Je lève les yeux au plafond en détournant le regard. Ouais, bon, tu parles d’un flic pour oublier ses affaires sur les épaules du premier venu comme ça. Pourvu que ça ne s’ébruite pas trop. Sans mon ancienneté, ça pourrait me valoir pas mal d’embrouilles. Pendant que le petit brun retourne dans le salon chercher ma veste abandonnée nonchalamment sur le sol (pas sur que ça me plaise, ça…), l’autre me regarde avec un grand sourire surpris, pas réellement impressionné dirait-on.

« Wow. C’est pas tous les jours que je fais preuve d’autant d’intuition. J’hésitais entre ça et la SPA mais il l’aurait vraiment mal pris… »
« Oh, j’y penserai pour ma reconversion dans vingt piges… »
« Hahaha ! Vous voulez un café ? Oh, Fanfan, vieni qui bambino ! »


D’un geste précautionneux, il attrape le chaton roux et blanc pendu au cuir qui faisait allègrement ses griffes sur ma possession (ça aussi, ça me les brise légèrement…). Je le laisse faire en tirant une légère moue. Je n’aime pas trop les chats. Je comprends pourquoi ils plaisent autant et celui-ci est mignon parce qu’il est petit mais pour moi, ça reste quand même des animaux vicieux.

Et tu n’aimes pas leurs griffes, leurs feulements, la façon qu’ils ont de te regarder avec leurs pupilles fendues. Ça te met mal à l’aise et, comme ils sont loin d’être cons, en général les chats le sentent. C’est jamais le grand amour entre vous. Faut que tu le dises ça aussi, au lieu de rejeter toute la faute sur eux…

Je récupère mon portefeuille rangé approximativement de l’autre main pendant que le blond bataille avec les minuscules griffes du chaton, me souvenant soudain qu’on m’a proposé un café quand… :

« Merci, c’est gentil mais je ne vais pas vous… Ce chat a pissé sur ma veste. »
« Quoi ?! »


Si si, je confirme, pas moyen de s’y tromper. L’odeur de pisse de chat, ça vous marque à vie. Et le pauvre cuir de mon blouson va s’en souvenir longtemps aussi. Mais pas tout de suite, parce que pour l’instant c’est la foire. On me passe de quoi essuyer le plus gros des dégâts avec force excuses, la bestiole fautive est gentiment congédiée vers sa litière et avant d’avoir pu dire quoi que ce soit, j’ai droit à une splendide dispute de… de couple, oui c’est ce qui me vient à l’esprit, entre le blond et le brun. Le tout en italien.

Quelle journée de merde, hein ?

Tu m’étonnes…

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Inno Snowen
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Mer 13 Sep - 14:57
La petite ronde de la mouise

Ouai.
J'avais remarqué le pipi moi aussi, l'odeur et la petite flaque humide ça trompe pas. Peut-être que Fanfan a voulu marquer ce nouvel objet qui pue l'inconnu, où alors il a eut peur, j'en sais rien. J'ai rien dit, évidemment. Bin quoi j'allais pas lui tendre la veste en mode "oh ne vous inquiétez pas ça part à la lessive..." alors que c'est même pas vrai. Je me dépêche de reprendre Fanfan hors de la litière d'un geste protecteur, pendant que Stefan continue de se plaindre et que l'autre regarde mon pauvre chéri d'un air assassin. "Quoi ? C'est pas sa faute, il n'a que quelques mois ! J'y ai passé des fringues moi aussi, c'est pas la fin du monde ! Vous êtes vraiment un monstre si vous accordez plus de valeur à un morceau de tissu qu'à une vie ! Pff !" Au début il a même fait ses besoins sur mes pantoufles pikachu, vous croyez que j'étais content ?! Bin j'en suis pas mort, hein. M'excuser ? Mais pourquoi donc ? Il n'aurait pas dû oublier sa veste s'il y tenait tant, voilà tout. S'il est même pas capable d'assumer ses conneries mais qu'en plus il remet la faute sur mon dos, il va se faire foutre ! Parce-que moi j'ai une terrible mauvaise foi, ehe. Et c'est que je deviens agressif quand on touche à ce que j'aime. "Et votre gosse quand il fait pipi au lit vous le regardez comme ça aussi ! Bah dis donc quel père !" Je me retiens tout juste de lui cracher dessus. Stefan a la bonne idée hypocrite de l'inviter à venir boire et manger dans la cuisine pour s'excuser. Bin au moins je peux rester seul et tranquille dans le salon. Je claque la porte et dépose Fanfan au sol en le caressant. "Refais plus ça espèce d'idiot... Enfin... Je t'aime quand même, mhrouuu...." Je frotte son visage au mien et rigole brièvement. Puis je m'enroule dans le canapé et reprend ma position originale, essayant de calmer ma crise de misanthropie. En plus j'en avais grave envie du plat de Stefan moi, il fait trop chier l'autre à me piquer la place.

Deux épisodes de série stupide plus tard, je me décide quand même à faire irruption dans la cuisine en ignorant royalement les occupants, pour aller prendre une bouteille de Yop dans le frigo. Un regard noir plus tard et je retourne dans mon refuge. Pas capable de résister, je donne un tout petit peu de Yop à Fanfan. Cet idiot me quémande et me laisse même pas boire tranquillement. Il se tuerait en buvant toute la bouteille s'il le pouvait... Ah, mon petit chou. Mes bras se serrent autour de sa fourrure et je finis par piquer du nez. C'est fatiguant toute cette journée pourrie.

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