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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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The night we met [Gareth Nightingal]



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Wilson Harkin
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Lun 10 Juil - 23:11


The night we met.

Avec Gareth Nightingal


La nuit a déjà déployée son manteau de velours cobalt sur la ville. La lumière tamisée des réverbères se marie avec les phares de voiture de passage et l'éclairage de quelques boutiques de part et d'autre de la rue vide. L'air est agréable comme un cocon chaud autour du monde, j'élève mes yeux vers le ciel en souriant doucement. Je viens d'annoncer à deux papas et un petit garçon qu'ils avaient battu le cancer. Comment ne pas avoir cette implacable expression ravie. Je n'ai pas envie de rentrer, je suis fatigué mais de ces fatigues agréables, qui ralentissent doucement le cours des pensées mais desquelles ont se sent bien, rassuré. J'ai envie de prolonger la nuit encore un peu. Le néon rouge et les rires attirent mon attention. Quoi de mieux pour finir cette journée que l'ambiance réchauffée d'un bar, la lumière jaune, les éclats de rire embuée de vapeur d'alcool avec une musique arrière-plan.

Quand je pousse la porte, tous mes sens s'éveillent, le bruit, la chaleur, la lumière tout attire mon attention, comme un gamin qui rentrerait chez le confiseur, les yeux étincelants. Je me faufile entre les corps pour trouver un endroit dégagé près du bar, je m'y accoude et attendant que le patron me hèle pour savoir ma commande. Comme un bon anglais cliché je commande une pinte de real ales, Theakstones. Elle ne met que quelque instant à arriver, je reste au contour pour boire ma première gorgée en souriant. C'est tellement agréable… J'ai fermé les yeux un instant pour percevoir la musique mais quand je les rouvres, je découvre un jeune homme, bière à la main qui me regarde en souriant. Je suis tenté de répondre à son sourire comme habituellement, seulement le regard qu'il pose sur moi n'a rien de vraiment "sympa". Il ne se prive pas pour, sans un mot, me reluquer de bas en haut de ses yeux bleus.

Ne vous y trompez pas, j'ai déjà joué à ce genre de jeu. Tantôt charmeur tantôt charmé. C'est agréable, drôle, sexy, ça peut être bien de choses mais pas ça, là c'est simplement désagréable. Son regard libidineux n'a rien de flatteur ou d'attirant et je suis prêt à parier qu'il n'en a pas à sa première bière le garçon. Alors, le plus poliment et gentiment possible je baisse les yeux, comme si je ne l'avais pas vu, reportant mon attention de l'autre côté de la salle espérant qu'il comprenne le message silencieux. Je me fige bière aux lèvres, la repose sur le comptoir, la main qui vient de se nicher au creux de mes reins n'y a pas sa place même s'il a accompagné d'un "retourne-toi chéri" bancal. J'en déduis rapidement que l'autre n'a pas simplement changé de cible et si j'accède à sa requête en me retournant ce n'est en rien pour son bon plaisir. Je retire d'un mouvement contrôlé la main baladeuse, je le fixe d'un regard qui se veut froid malgré mes pupilles rougeoyantes. Je ne suis pas très doué pour repousser les gens, parce que d'un point de vue parfaitement objectif, je suis une crevette qui ne tient pas la comparaison face à lui physiquement parlant. Je ne cherche pas de problème, je ne suis simplement pas intéressé. J'entrouvre la bouche pour le lui signifier mais il me coupe, renchérissant d'une phrase absolument inélégante. Dans toute son imbécilité, ou sa générosité de mec imbibé, il décide de me renseigner un peu plus sur ses intentions envers moi ainsi que sur son programme pour le reste de la nuit, le tout comme si je n'avais pas mon mot à dire. Je fronce les sourcils l'air désemparé, si je dis quelque chose pour le renvoyer définitivement est-ce que cela sera vraiment utile ? Il n'a pas l'air du genre à abandonner si facilement à mon grand regret et je me vois mal l'insulter ou le frapper. La seule idée qui me passait par la tête pour me sortir de tout ça semblait dérisoirement inutile mais après tout, les autres choix restait pire …

« Je suis déjà avec quelqu'un, il .. il va arriver. Désolé.»


Le tout accompagné d'un petit sourire gêné, pas de ces sourires doux qui réchauffe le cœur, un sourire froid qui n'exprime rien d'autre qu'une certaine distance et de la politesse. Gêné en apparence tout du moins, parce que dans les faits, le rose que je devinais poindre sur mes joues était plutôt dû au mensonge et à la possibilité de l'échec de celui-ci. La symétrie entre nous était parfaite, si ce n'était qu'elle ne renvoyait que des éléments contraires, la pâleur de ma peau à son teint hâlé, ma silhouette menue contrastant avec sa carrure dessinée et son petit ventre, ma délicieuse envie de le fuir face à son apparente envie de rapprochement.



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Gareth Nightingal
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Mer 12 Juil - 16:06
The night we met
L’air frais de la nuit emplissait mes poumons, un doux contraste tandis que je bouillonnais de l’intérieur. Une journée insupportable, des clients insupportables ; incapables d’exprimer leurs désirs de manière intelligible et dénués de respect. Un couple issu de familles aisées, préparant leur mariage respirant le paraître plus que l’amour, m’avait poussé dans mes derniers retranchements de sérénité pendant près de trois heures. Je peinai encore à le réaliser. J’avais oscillé entre l’envie de leur dire simplement que nous n’avions pas ce qu’ils voulaient, ou de leur faire bouffer toutes les bagues de la bijouterie jusqu’à l’étouffement. Malheureusement, je n’avais pu choisir aucune de ces deux solutions, car ils avaient représenté une bien trop bonne affaire pour que mon patron ne les laisse filer. Soupirant intérieurement à chacune de leurs jérémiades, je m’étais plié en quatre pour trouver leur bonheur.

Après cette journée plus qu’agaçante, l’heure de fermeture sonna enfin. J’étais chargé de la faire, ma main tenant la clé de la boutique tremblait, j’avais les nerfs en pelote, et besoin de décompresser. D’un pas rapide, j’embarquai dans ma voiture et filait en trombe en direction d’un bar qui me voyait souvent comme client. Je me pris à brûler deux ou trois feux rouges, me fichant éperdument des quelques chauffeurs qui me klaxonnèrent. J’avais conscience de faire le con, mais cette sensation de vitesse déclenchait en moi une adrénaline agréable, presque euphorique. Les phares venant des voitures d’en face me paraissent comme de simples petites lucioles inoffensives. Toujours avec mon imprudence contrôlée, je parviens enfin devant l’un de mes lieux de détente favori.  

J’entendais déjà le bourdonnement des conversations et les éclats de rires graves. Lorsque je fis mon entrée, l’odeur ambiante de l’alcool et de la nicotine emplirent mes narines. Il régnait également une chaleur douce qui me fis frissonner. Je me faufilai furtivement entre les rangées et me dirigeai vers le bar où une place m’attendait, une aubaine compte tenue du monde présent. Las, je me posai sur le tabouret de bois, le corps presque avachi sur le comptoir, un soupir traversa mes lèvres. Le barman ne tarda pas à remarquer ma présence, et d'un sourire amusé vint prendre ma commande. Quelques instants suffirent à ce qu'il m'apporte une Iron Maiden Trooper, un nom bien long pour une bière. Sans réfléchir d'avantage j'approchai le goulot de ma bouche avide, la boisson fraîche et acidulée glissait le long de ma gorge. Alors que j'appréciai ce goût légèrement citronnée et caramélisée, j'observai un jeune homme aux cheveux blancs comme neige s'accouder au bar à son tour. Je n'étais pas dans son champ de vision, mais pouvais aisément le voir fermer les yeux en entamant sa pinte. Son visage avait quelque chose de doux, d'attirant, y compris ses yeux écarlates où se reflétaient les néons du bar.  

Ma bouteille tenue du bout des doigts, j'observai son regard s'égarer au loin devant lui, avant de se baisser brusquement et de se détourner. Je fronçai des sourcils et tournai alors ma tête pour comprendre la raison d'une telle gêne. Mes yeux roulèrent dans leurs orbites lorsque je compris qui en était à l'origine. Un type au regard azure, lui lançai des œillades plutôt salaces. Certains n'avaient aucun talent pour la séduction, et se permettaient de jouer les forceurs par-dessus le marché. Je l'avais vu se lever, l'air arrogant et titubant presque, et se rapprocher de celui qu'il avait pris pour cible. Ses cheveux noirs mi-long barrant son front, il le surplombe de toute sa hauteur, je ne doutai pas qu'il devait aussi me dépasser de peu. Ma main commença à serrer dangereusement la bière encore froide. Voir ce lourdaud profiter de son ascendance physique refaisait chauffer mes nerfs, j'avais un certain passif avec ce genre de personnage. D'une traite, je finissais ma boisson, gardant en bouche son arôme épicée et sentant mon estomac se réchauffer à cause de l'alcool, puis quittai ma place. L'air nonchalant, mais le regard sombre, je me rapprochai du duo. Les joues rosies du blondin ne faisaient que rendre l'armoire à glace plus insistante. J'avais en tête de passer mes nerfs sur lui, mais les paroles hésitantes du jeune homme me firent changer d'avis.  

« Tu m'excuseras, mais je n'aime pas qu'on joue avec ce qui m'appartient... »

J'agrippais l'épaule du brun sans agressivité, l'obligeant à relâcher le chaton piégé dans ses griffes, et passai mon autre main dans le dos de ce dernier. Je lui offris un sourire tendre comme s'il était réellement ma moitié, tâchons d'être crédible. Mais c'était sans compter sur le caractère borné du géant, que l'alcool n'arrangeait pas. Il revint à la charge, me poussant à lui faire face.  

« Je suis sûr qu'on peut partager, tu vas pas garder tout ça pour toi. »

L'entendre parler comme d'un objet fit disparaître mon sourire, l'expression de mon visage devint plus dure, ma respiration commençait doucement à se faire entendre. Je m'insinuai dans sa tête, voulait qu'il me craigne, me voit comme celui qui l'écraserait et veuille se tenir loin de moi. Cependant, l'absence de maux de tête me fit tiquer. L'homme montra un moment d'hésitation, mais ne se résigna pas pour autant. L'alcool semblait inhiber sa peur, génial...  

« Ça ne fait pas partie de mes principes, j'en ai bien peur. »
« Allez, dégage de là! »

Il m'attrapa par le col de ma veste et me poussa sur le côté, me faisant bousculer un autre homme n'ayant rien demandé. Moi qui voulais passer une soirée tranquille... Le voyant recommencer son manège comme si je n'avais pas existé, je serrai mes poings jusqu'à faire blanchir mes jointures. J'enserrai l'arrière de sa nuque de ma main droite et le bloquai contre le comptoir, mon nez à seulement un ou deux centimètres du siens. Un murmure suffit :  

« Fous-lui la paix, ou tu pourras admirer de près ce que tu n'arrives pas à garder dans ton froc. »

Là, je sentis un coup de marteau à l'arrière de mon crâne, la douleur me fis resserrer mon emprise sur son t-shirt. Ses yeux s'écarquillèrent et dans un élan de lucidité, il me poussa en arrière, non sans imprimer son poing dans ma joue gauche, avant de décamper comme un lapin en m'insultant, me traitant de malade. J'apposai doucement mes doigts sur ma joue, pour la retirer immédiatement dans une grimace. J'essuyai le sang à la commissure de mes lèvres, sa frappe m'avait fait perdre l'équilibre, je ne m'y étais pas attendu. Je n'étais revenu à la vie qu'il n'y a quelques semaines, et me rendais compte petit à petit des limites de mon pouvoir. Et ce mal de crâne qui s'estompait plus lentement que la normale, j'étais vraiment crevé.
 
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Wilson Harkin
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Lun 17 Juil - 22:23


The night we met.

Avec Gareth Nightingal


« Tu m'excuseras, mais je n'aime pas qu'on joue avec ce qui m'appartient... »

La voix a beau sonner de façon particulièrement grave et profonde elle n'en reste pas moins claire et assurée. En un clin d'œil mes yeux et mon esprit se tourne vers l'origine de cette phrase se promettant salvatrice. Deux yeux couleur azure perçants, un regard sans faille et sans l'ombre d'un doute, qui en un instant fait naitre chez moi un sentiment de sécurité. Comme ne pas faire confiance à quelqu'un qui possède une aura telle que celle-ci. Le jeune homme semble si sûr de lui, que pas un brin de méfiance n'ose poindre dans mon esprit. Si bien qu'au lieu de me demander pourquoi ce garçon ose venir se mouiller dans un problème qui ne le regardait pas pour me venir en aide, je me contente de lui sourire le plus doucement du monde, les yeux pétillant autant de malice que de remerciements silencieux. Comme une brise en été, je sens un sentiment rassurant m'envahir. Après tout, l'indésirable n'oserai pas, n'oserai plus continuer son manège à présent … Et le sourire si charmant de mon présumé nouvel ami est un argument solide pour étayer mon précédent mensonge pourtant si bancale.

Eh bien l'autre ne s'arrête pourtant pas. Ignorant la remarque de l'inconnu séduisant, sa main dissuasive posée sur son épaule et celle soutenant notre lien qui a trouvé sa place dans mon dos. D'un coup il me semble presque être devenu spectateur de la scène. J'observe silencieusement ce qui se passe, yeux grands ouverts, tiraillé entre l'idée d'intervenir, de prendre la main du garçon aux cheveux châtains pour l'entrainer plus loin dans le bar pour le remercier et de rentrer chez moi mettant fin à tout problème et celle qui me semble la plus logique, rester pour l'instant en retrait pour ne pas dans une quelconque action irréfléchie envenimer un peu plus la situation.

Comme si la situation avait besoin de moi pour s'envenimer. Le ton se durcit. Les regards s'échauffe, j'ouvre la bouche pour venir en aide à mon sauveur seulement rien ne vient. Je n'arrive pas à esquisser l'ombre d'un geste et ma bouche reste muette. J'ai assez vu d'homme saoul dans ma vie pour savoir que chacune de mes paroles serait inutile et pourrait au contraire donner du crédit à sa petite farce. J'ignore si j'ai l'air apeuré mais, il est certain que la surprise peut aisément se lire sur les traits de mon visage quand l'imbécile en vint aux mains. Mon corps comme par réflexe s'avance un peu. Je ne tiens la mesure contre aucun d'entre eux. Je le sais très bien mais cela ne m'empêche pas de vouloir mettre un terme à cela, d'avoir envie de faire face avec celui qui se tient à mes côtés. Et même si l'envie d'à mon tour tenter de mettre fin à cette mascarade est bien présente, la scène se passe bien trop vite pour que le projet se concrétise.

Celui qui n'était venu que me défendre, se retrouve à basculer sur un autre client n'ayant rien demandé, je me mords la lèvre, sans tenter de dissimuler l'inquiétude dans mon regard quand il se pose sur le garçon, ni la condescendance quand ils trouvent l'imbécile alcoolisé. Je suis du genre calme et serein, plutôt pacifiste même et pourtant quand je le regarde, je ne peux m'empêcher de penser qu'un bon coup le ferait redescendre de ses délires aux vapeurs d'alcool. Et comme s'il pensait comme moi mon providentiel inconnu reparait, venant exprimer plus fermement sa pensée. Mon inutilité me fatigue. Je suis là debout, observant stupéfait ce qui se déroule. Et je me maudis intérieurement de ne pas être capable de faire cogner mes phalanges contre le visage du débile. Il suffit d'un fragment de seconde pour que cet échange bascule. Mon aidant reprends le dessus, tout va si vite que je n'ai pas le temps de me rendre compte que l'homme ivre lève le poing, que celui-ci à déjà atteint la joue du garçon d'en face. L'autre prend la fuite si rapidement que cela ne rime à rien, pourquoi en faire tant jusque-là pour fuir après avoir donné ce coup. Mon cœur cogne contre ma poitrine, comme s'il tentait se s'en échapper à tire d'ailes.

Et même si je ne comprends pas ce comportement, toute mon attention se reporte sur le garçon qui grimace déjà à la douleur. Merdalors. Je vais immédiatement le rejoindre inquiet et pose ma main sur son bras, détaillant sa joue et sa bouche meurtrie. Ce n'est pas grand chose mais en aucun cas il n'aurait dû avoir la moindre douleur ou la moindre blessure. Pourquoi existe-t-il de tels cons sérieusement ? Et ce garçon qui n'a rien demandé se retrouve, partiellement par ma faute et mon inefficacité, avec une entaille à la lèvre.
Instinctivement, je passe ma main sur sa lèvre pour recueillir un peu de sang. Merde merde merde. Je m'énerve à retardement. Tic tac, tic tac. L'on peut certainement suivre le cours de mes pensées sur mon visage, peut importe. Pourquoi sérieusement l'autre a osé le frapper. Je fronce les sourcils plongeant mes yeux dans les siens aux airs d'océan.

« Ça va ? »

Ce n'est pas une phrase débordante d'éloquence ou d'intelligence, seulement c'est la seule chose qui me vient à l'esprit. Ce garçon vient de se prendre un coup de poing et moi je lui demande s'il va bien, quel imbécile. Je ne suis d'aucun soutient en plus de n'être d'aucune aide, de mieux en mieux. Je ferme les yeux l'espace d'une seconde, histoire de souffler de calmer mon esprit toujours embrumer d'adrénaline. Bon. Voilà, le flot bouillonnant de mes pensées se calment peu à peu, remettant de l'ordre et de la logique dans tout ça. Je me mordille la lèvre alors tout s'éclaircit.

« Merci ! Merci beaucoup et hum … Désolé pour ça. »

« Ça » C'est autant pour le coup, que pour le comportement de l'autre que pour mon inefficacité précédente. Un vaste désolé à la hauteur de mon merci. Parce que je réalise que sans son intervention et au vu du caractère de l'imbécile, je m'en serais bien tiré avec plus de casse sans lui. Très bien, honnêtement je ne vois même pas comment, j'aurais pu vraiment m'en sortir. Et mon merci me semble un peu léger en face à cela. Bien évidemment, je ne peux m'empêcher de penser qu'en un petit baiser il en serait fini de sa douleur, je ne peux également pas empêcher mes joues de rougir vivement à cette même idée tout en reluquant ses lèvres, ou plutôt sa blessure. J'ai conscience qu'il n'est pas commun de se faire embrasser par un inconnu et qu'il n'a peut-être pas envie d'un contact intempestif tel que celui auquel je songe. D'ailleurs l'emplacement de la coupure n'aide pas la couleur de mes joues, je baisse les yeux tentant de me reprendre un peu, de faire bonne figure. Je lui tends la main en me forçant à retrouver mon sourire.

« Wilson, Vraiment ravi de t'avoir rencontré ! »


J'appuie sur le vraiment en retenant un rire, face à euphémisme du terme. "Ravi" bien plus que ravi, reconnaissant même ! En tout cas voilà, j'ai déjà corrigé un peu mes maladresses parce qu'avant de songer à un quelconque baiser même si celui-ci est pour la bonne cause, je lui dois bien un merci et une présentation en bonne et due forme. L'air lourd qui avait semblé prendre forme durant la bagarre s'allégeait peu à peu, tout comme mon humeur. Virant au sourie. Une éclaircie chassant les nuages. Même si à proprement parler, c'est le jeune homme face à moi qui avait chassé la menace d'intempérie. Le fils de mes pensées continue de s'emmêler à propos de la joue, de ses lèvres. Ma gêne ne compte pas vraiment, j'en ai vu d'autre. Connu d'autres peaux, ma bouche a embrassé bien d'autres douleurs pour que cela ne m'arrête vraiment, en tout cas une fois passé le premier embarra. Alors, d'un mouvement fluide, presque gracieux, je désigne l'endroit qui a viré de l'Albâtre au rose Giroflée.

« Je peux t'aider à soigner ta douleur si tu veux ! »

Oui, c'est un peu mensonger. Non ça ne l'est pas, j'omets simplement la façon dont je peux le faire dans un premier temps. Et puis, qui me dit qu'il veut en entendre plus de ma part après tout. D'un point de vue tout à fait objectif, sa petite soirée tranquille a dérapé par ma faute.



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Gareth Nightingal
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Mar 18 Juil - 15:40
The night we met
Le jeune homme aux cheveux argentés me rendit mon sourire, ses yeux rubis presque pétillants, à mon avis il devait être heureux de voir quelqu'un le débarrasser, -du moins tenter- de ce gros lourdaud. C'était qu'il avait vraiment l'air d'un pauvre agneau piégé par un méchant loup... Les choses ne se passèrent cependant pas comme prévu... Le type que j'essayai d'éloigner me dépassait d'une demi-tête et était bien plus musclé que moi. En plus de ça, il avait l'immense don d'être bouché et bien sûr hein, de profiter de son ascendant sur moi. L'alcool qui coulait dans ses veines le rendait certainement encore plus agressif. Malgré cela, je n'étais pas du genre à baisser la tête même devant plus fort que moi, maintenant que je savais me défendre moi-même, quitte à me prendre une belle branlée, tant pis... Enfin, ça m'avait coûté la mort quand même... Détail, les armes blanches c'est de la triche !

Bref, je me retrouvais à valdinguer sur le côté, un pauvre homme m'épargnant une chute certaine en... Manquant lui-même de tomber de son tabouret, mais je le rattrapai à temps. Je vis le blondin tenter une approche timide vers moi, cependant c'était oublié l'armoire à glace qui revenait dans sa direction. Les choses s'enchaînèrent très rapidement, j'usais de mon pouvoir sur lui, sachant que c'était la seule chose pouvant l'arrêter. La peur de se faire littéralement castrer s'insinua bien dans son petit esprit d'homme des cavernes, mais pas autant que je l'aurai voulu ; alors que la douleur dans mon crâne elle, ne se gêna pas pour se manifester. L'alcool avait tendance à rendre plus imprudent, plus téméraire, ainsi grâce à ça, il eut assez de courage pour me mettre une droite bien placée, avant de quitter le bar à grande vitesse. Bon au moins on ne le reverrai plus.

Assis parterre, j'effleurai ma joue et ma lèvre des doigts, cette dernière était un peu fendue sur le côté, de quoi avoir du sang dégoulinant un peu sur mon menton, fait chier... Je me relevai en pestant contre le coupable, puis sentis un contact léger sur mon bras. C'était celui que je venais d'aider, je pouvais voir l'inquiétude sur son visage aux traits fins. Ses sourcils froncés lui donnait un petit air plus sérieux, c'était ce genre d'expression qu'il aurait dû montrer au bougre de tout à l'heure. Bon, pas sûr que ça aurait suffit vu le spécimen. Je lui fis un sourire rassurant, ce n'était pas grand chose. Je le regardai d'un air surpris en sentant son doigt sur ma lèvre, les tâchant de sang par la même occasion. Un picotement douloureux me fit tiquer mais je ne dis rien.

« Ça va t'en fait pas, ça lance juste un peu. »

Semblant être rassuré il souffla un bon coup, je me demandai ce qui lui traversait la tête actuellement. J'espérai qu'il ne se sente pas responsable de quoi que ce soit, j'aurai très bien pu choisir de ne rien faire. Je le regardai mordiller sa lèvre et le trouvait mignon, pas du genre que je mettrai dans mon lit non, juste mignon dans sa façon d'être. Il m'avait l'air tellement fragile. Il finit par me remercier et par, s'excuser ? Ahlala...

« Il n'y a pas de quoi, c'était normal, enfin pour moi. Et t'excuses pas tu n'y es pour rien, ça m'a juste énervé de le voir faire pression comme ça... »

Mon regard s'était soudainement assombri, cette situation m'avait juste rappelé moi une bonne douzaine d'année en arrière, j'étais comme lui à cette époque là. Frêle et trop peureux de ce qui pourrait se passer si j'avais le malheur de répliquer. Mais j'avais eu le temps de développer une vraie rage contre eux, que je ne m'étais pas gêner de déverser lorsque mon corps m'en donna la possibilité. C'était comme si à ce moment-là uniquement, j'étais devenu moi-même, celui que je ne pouvais pas être parce que je me serais fait marcher dessus. Quelqu'un de relativement impulsif, imprudent et légèrement arrogant. Pour ce dernier point, je mettais plus cela sur le fait que je ressentais le besoin de montrer que j'avais changé, à qui ? Personne en particulier, si n'était moi-même. Seulement pour le jeune homme devant moi, c'était différent. Rien que son regard montrait qu'il était tout simplement trop naturellement gentil pour faire du mal à quelqu'un. Un côté certes attendrissant, mais à double tranchant, trop vulnérable. En parlant de ça, ses joues avaient soudain pris une teinte rosée, était-il gêné à ce point pour ma lèvre ? Je le voyais la fixer avec insistance, mais vraiment ce n'était pas grave. Il existait vraiment des personnes adorables dans cette ville.

Sa voix aussi douce que lui me sortit de mes pensées. Je clignai des yeux à plusieurs reprises, me rendant compte que j'étais partis un peu loin. J'apprenais enfin son nom et pu de nouveau admirer son joli sourire qui lui creusait une petite fossette. Ne voulant pas le laisser la main dans le vide je la serrai.

« Gareth, et tout aussi ravi. »

Sa main resta quelques secondes dans la mienne avant que je ne la relâche. D'un geste délicat il me refit mention de ma blessure. J'avais bien raison, il s'en voulait toujours pour ça et ne parvenait pas à passer à autre chose. Sa remarque me fit légèrement rire, parce que j'étais curieux de savoir comment il comptait me soigner dans un bar, que cachait-il ? Je pris un air un peu espiègle, taquin.

« Me soigner ? Tu as une trousse de soin sur toi à tout hasard ? »

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Wilson Harkin
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Mer 26 Juil - 18:37


The night we met.

Avec Gareth Nightingal


Le sourire rassurant du jeune homme fonctionne à merveille sur moi, je me détends peu à peu. À sa réponse je recommence à me mordiller la lèvre, évidemment que cela reste douloureux, celui qui a pris ses jambes à son cou n'y ai pas allé de main morte. Alors, évidemment que je me fais du souci, seulement ce garçon ne peut pas savoir que c'est dans ma nature de m'inquiéter pour les autres et je fais du mieux possible pour ne rien laisser paraitre. Mot d'ordre, se détendre ! Quand il reprend la parole mon sourire s'élargit discrètement, c'est définitivement quelqu'un de bien ! Peut-être pas exactement du genre prince charmant sur son fidèle blanc destrier mais pas si éloigné, il me semble du genre à sauver la veuve et l'orphelin. Ce qui en soit est une super chose mais qui doit le mettre dans de drôle situation comme ce soir. Il faut penser à se préserver aussi ! Si ce gars n'avait pas fui tout à coup qui sait dans quel état il serait. Et voilà que j'en viens à me dire, qu'il faudrait soigner sa lèvre mais aussi lui faire la morale parce que c'est absolument génial de défendre les gens seulement il ne faut pas non plus foncer tête baissée !

Bon grand-frère Wilson, on se calme. Ce garçon n'a pas besoin d'être paterné par quelqu'un qui n'a même pas été capable de se débarrasser d'un lourdaud tout seul !

Je hoche la tête pour lui montrer que je comprends ce qu'il dit même si je n'arrive pas à l'affirmer à voix haute. Je sais bien que je ne suis pas coupable de la bêtise de l'homme qui est venu m'aborder mais cela n'empêche que j'aurais dû mettre ma propre gentillesse confondu avec de la bêtise de côté pour m'en occuper moi-même… Enfin ce qui est fait est fait et l'autre ne mérite pas d'encombrer encore un peu plus de sa présence nos pensées.

« Gareth, et tout aussi ravi. »

Gareth. Et bien Gareth à un rire communicatif, mes yeux pétillent, sourient. Je ne n'arrive pas à définir si son expression est simplement curieuse, taquine ou bien moqueuse. Et quelle qu'elle soit, je peux comprendre, il n'a pas tort dans ses paroles, car même si mon don me permet de le soigner en un clin d'œil lui ne le sait pas. Et puis il y a tout de même cette règle tacite qui me chuchote que parler de ce pouvoir n'est pas une bonne idée. Après tout cela n'a rien de normal de près ou de loin et je n'ai pas envie de passer pour une bête de foire. Car même si ce garçon m'a l'air tout à fait charmant, je ne veux pas exposer ce don face à lui. Alors voilà que je me remets à réfléchir. Comment pourrais-je le soigner sans qu'il ne comprenne réellement ce qui ce passe ?

« Je devrais refaire les présentations. Wilson, médecin pour te servir. »

J'ai dit ça l'air amusé, comme si c'était une réponse des plus logiques à sa question. Alors que cela ne répond pas du tout à son interrogation, j'ai beau être médecin cela ne dit pas comment je peux l'aider là tout de suite, dans un bar. En tout cas mon enjouement est définitivement de retour, j'ai presque envie d'esquisser une petite révérence taquine à la fin de ma phrase mais, je m'abstiens.

« Bon effectivement je n'ai pas de trousse de soin mais, ne néglige pas les astuces ! »


Plus je réfléchie, plus le bisou magique me semble une mauvaise idée. Et pourtant si la raison avait son mot à dire dans mes actions, je le saurai depuis longtemps. Alors je prends une grande respiration et continue en m'efforçant de ne pas réfléchir.

« Fais confiance au médecin et aux astuces de famille ! Ferme les yeux et ne les rouvres pas avant que je ne te l'ai dit d'accord ? »

Rien ne m'assure qu'il va réellement fermer les yeux, obéir à un presque inconnu rencontré dans un bar. D'ailleurs il aurait plutôt raison de ne pas le faire mais je mise sur mon apparence complètement inoffensive pour une fois, tout en espérant qu'il soit aussi impulsif que lorsqu'il est intervenu un peu plus tôt. Croise les doigts Will. Force le destin.

Je me penche et récupère du baume à lèvre dans mon sac en récupérant largement sur mon doigt. Retenez bien, ça semble bête et pourtant en cas de petite coupures cette astuce fonctionne très bien cela arrête à la fois les petits saignements, diminue la douleur et aide à la cicatrisation. Si ce n'est pas beau … Seulement pour ce soir je ne compte m'en servir que comme alibi ?! Je ne sais pas si c'est le bon terme en tout cas, cela sera une bonne excuse ou explication pour couvrir le reste. Enfin, je l'espère.

Alors, j'attends qu'il ferme les yeux et dépose le plus légèrement possible un baiser sur la petite fente qui orne sa lèvre. Je fais ça avec toute la délicatesse du monde, remplaçant en un fragment de seconde mes lèvres par le baume. Il n'aura pas remarqué le changement si je m'y suis bien pris, il n'aura rien senti de ce furtif baiser, aussi léger qu'un battement d'aile de papillon. Aucunes chances. Je me rassure comme je peux, me mordant la lèvre. Je fronce les sourcils, aie, évidemment. Parce que mon envie de l'aider m'a fait sauter le chapitre « récupération de la blessure », bon ce n'est pas très douloureux et puis il ne s'attardera pas là-dessus. Je ne sais pas. Je n'espère pas. SI le jour de ma mort je n'ai pas tout compris je garde la scène en mémoire. Et celle-ci me chochotte de garder le secret, d'arrêter mes bêtises avant qu'il n'arrive quelque chose.

En tout cas, le jeune homme est soigné et objectivement, il n’y verra que du feu.

« Tu peux rouvrir les yeux ! »

Quitte ou double.



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Gareth Nightingal
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Lun 7 Aoû - 0:55
The night we met
Je sentais que l'argenté commençait à se détendre un peu plutôt que de continuer à s'inquiéter pour moi, même s'il recommençait à martyriser sa pauvre lèvre de ses dents, signe que son inquiétude ne s'était pas si estompée que cela. C'était bête à dire mais, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'une personne aussi mignonne n'avait rien à faire dans un bar pareil... Loin de moi l'idée de dire que seuls les rustres s'y rendaient, non, mais il faisait contraste dans cette ambiance alcoolisée et incertaine. La gentillesse et la douceur lui sortaient par les pores, et son côté fragile avait le don d'attirer des bougres impatients et sans aucune gêne. Mais bon, peut-être avait-il l'habitude de venir ici, et que ce soir il avait juste fait une mauvaise rencontre. En tout cas c'était un mal pour un bien, je ne lui aurais peut-être pas adressé la parole dans une situation différente, ainsi allaient les choses.

Il hoche la tête lorsque je lui affirme qu'il n'y est pour rien et finit par se présenter, j'en fis donc de même. Son rire accompagne le mien lorsque je me questionne sur ses talents de soigneur. Ma question avait le mérite d'être posée après tout, j'attendais de voir comment ce cher Wilson allait soigner ma vilaine coupure. Cependant pas avant une seconde présentation, un médecin donc, on avançait lentement, mais le mystère demeurait complet.

« Oh je vois, tu te balades avec une panoplie ? »

Son expression inquiète est maintenant remplacée par un air amusé, je préférais cela de loin, et puis j'aimais voir sa petite fossette. Cela ne m'arrivait pas souvent de trouver une personne tout simplement charmante sans qu'il n'y ait une quelconque ambiguïté, sa façon d'être était attrayante. J'étais curieux de connaître ces fameuses astuces dont il parlait avec fierté. Je haussai néanmoins un sourcil lorsque Wilson me demanda de fermer les yeux. Qu'est-ce qu'il comptait faire exactement ? J'espérai ne pas être tombé sur un comédien profiteur, non parce que ça casserait vraiment tout et me mettrait en rogne...  Bon, Gareth arrête ta paranoïa deux minutes... De toute façon qu'est-ce qu'il pouvait bien faire sans que je ne m'en rendes comptes ?

« Ça devient étrange, mais ok ! »

Un sourire amusé ourlant mes lèvres, je fermais doucement mes yeux et attendais la suite. Attends, il ne comptait pas m'embrasser quand même ? Je l'entendis farfouiller dans son sac, et commençait à m'impatienter, je voulais ouvrir les yeux mais résistais à l'envie malgré tout. Je finis par enfin sentir un contact sur ma lèvre lésée, un léger picotement me fis tiquer, puis vite remplacée par une sensation d'engourdissement. Wilson m'avait mis quelque chose, une crème peut-être. Donc si je comprenais bien, le médecin m'avait demandé de fermer les yeux parce que c'était gênant pour lui, il devait être très timide. Mais dans ce cas j'aurai pu le faire moi-même, ou alors il y tenait particulièrement, je vous ais dit qu'il était mignon ?

Je l'entendis ensuite me dire que je pouvais recouvrer la vue. Mes yeux clignèrent quelques fois puis je portais mon doigt à ma lèvre, ne ressentant pratiquement plus aucune gêne. Là, je fronçais les sourcils. D'accord sa crème pouvait être très efficace, mais, au point de me guérir complètement ça me paraissait difficilement imaginable. Je passais lentement ma langue dessus, il n'y avait plus aucune coupure... Et lui se mordait la lèvre en fronçant les sourcils... S'il y avait une chose que j'avais appris à faire en jouant régulièrement au poker, c'était d'observer les comportements des autres dans les moindres détails, les petits gestes qui traduisaient tant de choses. Et ici, Wilson me paraissait gêné, inquiet ?

« Comment tu...as fait ça ? J'ai du mal à croire que ton astuce, la crème que tu m'as mise, puisse soigner une blessure instantanément... Et pourquoi tu fais cette tête d'un coup ? »

Oubliant le fait que je ne le connaissait pas, je prenais délicatement son menton dans mon pouce et mon index pour que l'argenté tourne la tête vers moi. Il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans cette histoire. Est-ce qu'il pourrait posséder, un pouvoir comme moi ? Après tout en y réfléchissant bien, pourquoi serais-je le seul à avoir été sauvé par la Mort, pourquoi pas d'autres ? Mes yeux s'écarquillèrent en voyant que ma blessure était allée se loger sur sa propre lèvre. La chair rosée était à vif et je passai mon pouce doucement dessus, avant d'arrêter mon geste en me souvenant de l'aspect désagréable de cela.

« Tu m'as pris ma blessure... Qu'est-ce que tu es ? »

Je ne pouvais pas lui demander s'il était comme moi, j'ignorai ce qu'il se passerait si je l'avouai, déjà j'étais inquiet pour lui, et s'il mourrait sur le coup pour l'avoir dévoilé ? Mais il pouvait aussi être autre chose, je n'osais pas imaginer les possibilités. Ma main tenait toujours son menton alors que je le regardai dans les yeux, j'espérai qu'il ne partirait pas en courant, je lui suivrai de toute manière.

Codage par Libella sur Graphiorum
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