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[Flashback] Au détour d'une ruelle - PV Phineas

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Andrew K. Prescott
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Dim 18 Juin - 13:19
Encore une de ces longues journées où tu t'ennuies à voir défiler des potins inintéressants devant tes yeux. Comment les femmes sur ces photos peuvent-elles être aussi superficielles quand on voit ce qu'il est fait à certaines… Tu soupires derrière ton écran alors que tes doigts défilent rapidement sur le clavier qui est face à toi. Tu n'as même pas à faire marcher ton cerveau pour écrire cet article. Ta passion s’estompe peu à peu, ton goût pour l'aventure ne cessant d'augmenter alors que tu es cloîtré ici. Tu as besoin de voyage, ce n'est pas bon pour toi de rester ici, et pourtant tu es bloqué, ton passeport ayant été confisqué. Tout comme ton droit à partir dans d'autres pays. Tu bois une gorgée de café en relisant distraitement l'article avant de faire rapidement un petit ctrl+S et d'éteindre l'ordinateur. Tu n'as plus qu'à attendre que le chef de rédaction le lise et le valide, mais il est déjà l'heure pour toi de rentrer. Tu t'ennuies bien assez comme ça, hors de questions de faire des heures supplémentaires pour ce genre d'actualité ! Tu te redresses en attrapant ton coat que tu jettes négligemment sur ton épaule en saluant tes collègues avant de quitter le bureau. L'un d'eux te suit jusqu'à l'ascenseur, venant gentiment te proposer d'aller boire un coup. Tu ne sais pas si c'est un plan drague, un fan ou juste un gars qui tente de sympathiser mais ce soir tu n'es pas d'humeur. La journée a été particulièrement longue. Bon elles le sont toujours un peu de toute façon, mais un de tes collègues venait tout juste de rentrer de Syrie avec un superbe article sur ce qu'il se passe sur le terrain, et ça avait eut le don de t’énerver. Notamment parce qu'avant c'était toi le mec qui prenait ce genre de risque. C'était toi qui devait te traîner au milieu de la poussière avec un gilet pare balle et la boule au ventre de te faire tirer dessus comme un lapin. Mais tout ça c'était fini désormais, ton terrain ça allait être le champagne et les tapis rouges dorénavant. C'est sur que ça pourrait être pire, mais toi ce que tu aimes c'est l'aventure, non pas le luxe. Tu soupires, déclinant poliment son offre en lui promettant que ça se fera une prochaine fois, puis tu sors du bâtiment. Ta voiture étant au garage, tu es destiné à marcher un peu ce soir. Tu traînes des pieds, pas motivé à retourner dans ton appartement miteux sans vie. Tu finis par enfiler ta veste alors qu'un frisson parcourt ton corps en même temps que le vent vient caresser ta peau. Remontant ton col et glissant tes mains dans les poches, tu te balades dans les rues éclairées qui te mèneront jusqu'à chez toi.

Au détour d'une ruelle, tu croises un homme à l'air louche, semblant se cacher du mieux qu'il peut en évitant les zones de lumières que procurent les lampadaires. Tu hausses les épaule en continuant ton chemin, mais un autre homme passe à côté de toi, attirant une nouvelle fois ton regard et ton intérêt. Tout aussi discret, une allure rapide qui te force presque à te retourner. Que se passe-t-il ? Tu t'arrêtes en les observant. L'homme numéro 1 tourne à droite, le deuxième fait de même sa tête regardant à droite puis à gauche. Sûrement une coïncidence, et pourtant tu sens qu'il se passe un truc. Ton flair te trompe assez rarement. Alors tu deviens le troisième homme, celui qui piste les deux autres. Tu reviens un peu sur tes pas, mais tu n'en as que faire, si le scoop est là alors c'est tout bénef' pour toi.

Après cinq minutes où tu parviens à être exceptionnellement discret, les deux hommes finissent par aller dans un cul de sac. Tu sens l'embrouille à pleins nez, peut-être une bagarre ? Un règlement de compte ? Sur la pointe de tes bottines de cuir noirs, tu réussis à te cacher derrière une benne à ordure. Outre l'odeur forte incommodante, tu es en assez bonne posture. Tu arrives à les entendre tout en étant bien planqué. Le son n'est pas parfait, tu entends quelques brides et notamment le mot « drogue ». C'est à ce moment la que tu fouilles dans ta poche pour attraper ton téléphone. Tu sens bien que celle-ci continent quelques choses, ton toucher te confirme qu'il y a un écran, mais surtout des touches, ce qui ne manque pas de te surprendre. Pas de chance c'est ta Game Boy Color qui tu ressors. Tu fronces les sourcils en remarquant que ton téléphone n'est pas là, te demandant où cet instrument de malheur a pu se cacher une nouvelle fois. Les smartphones ce n'est pas ce que tu affectionnes le plus, si tu avais pu tu serais sûrement rester au vieux Nokia 3310. Bien suffisant pour le peu d'appels que tu passes et les quelques SMS que tu envoies et reçois. Mais non, pour ton travail il te fallait le portable dernier cri qui te permettrait de suivre l'actualité, et donc d'avoir internet, mais aussi de pouvoir prendre des photos si tu étais face à un scoop… Quelle ironie ! Pendant que tu pestes dans ton coin, tu ne fais même plus attention aux deux hommes qui ont cessé de discuter. L'un d'eux est même déjà parti alors que toi tu es toujours en train de maudire cette Game Boy, avant de te dire que tu jouerais bien à Pokemon une fois de retour chez toi. Quand tu finis par relever le nez tout en rangeant la console, tu tombes nez à nez avec une braguette. Tu mets un temps à comprendre, et surtout à relever les yeux pour voir à qui cet entrejambe appartient. Le brun, l'homme numéro deux que tu as suivi tout à l'heure est là, face à toi. Et il ne semble pas vraiment content. Durant un court laps de temps, tu parviens à mieux visualiser son visage, une voiture passant à proximité de la ruelle, éclairant son faciès. C'est fou ce qu'il a l'air jeune ! Sûrement un de ces petits dealers… Et pourtant il semble être vraiment trop bien habillé pour tremper là dedans.

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Phineas Lockwood
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Lun 19 Juin - 10:40

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

La vibration de ton téléphone te tire subitement de tes pensées. Sursautant à moitié, tu portes sur ton smartphone un regard surpris, comme si cet appareil n’était pas à toi, avant de reposer rapidement les pieds de ta chaise, et tes pieds, sur le sol, dans un grognement râleur. A vrai dire, tu n’avais pas besoin de lire le message que tu savais qu’il venait de ton petit frère, probablement déjà la maison. Tu ne savais pas bien pourquoi tu lui avais offert un téléphone -pour savoir où il était, pouvoir le joindre en toute situation probablement- mais lui semblait trouver un malin plaisir à t’harceler de messages régulièrement. Tu actives rapidement ton écran pour lire les quelques mots qu’il t’avait écrit : « hey le vieux, j’ai faim. ». Tu hausses un sourcil avant de tapoter la réponse, lâchant ton téléphone nonchalamment sur ton bureau. Tu soupires violemment, attirant l’attention de ton partenaire qui semblait tout aussi occupé que toi.

Tu t’emmerdais royalement. Cet état de fait était appuyé par la présence d’origami sur ton clavier, de gribouillis sur des papiers volants et enfin la page de démineur ouverte sur ton écran. Tu n’étais pas un fervent admirateur de ces jeux mais tu te sentais comme un lion en cage, impatient de sortir. Ta jambe tressautait. Tu t’ennuyais, tu avais besoin de sortir et malgré tous tes efforts, ce trafic de drogue ne semblait pas vouloir se faire ce soir. Cela faisait quelques semaines maintenant que vous traquiez ce réseau. Les premiers jours avaient été exaltants, tu avais traqué un nombre important d’individus suspects, interrogé l’autre moitié et avait travaillé d’arrachepied avec les flics locaux pour mieux connaitre les petits dealers. Mais voilà que depuis quelques jours plus rien ne semblait bouger comme si tout le trafic s’était figé. Et toi tu trépignais. Tu mordillais ton crayon à papier nerveusement. Tu avais même passé les deux nuits précédentes à déambuler dans les rues dans ton costume de Batman mais rien à faire tu n’avais rien trouvé.

Ton regard se porte sur l’horloge murale de votre bureau, celle qui te rappelait sans cesse que tu étais obligé de rester ici tant que tu n’avais pas de piste. Il était déjà dix-huit heures. Un mouvement sur ta gauche t’attire et tu vois ton partenaire se lever pour quitter le bureau, « pas la peine de rester toute la nuit, ça ne bougera pas pour l’instant. Tu devrais faire une pause » t’annonces-t-il avec son air calme. Tu grimaces et donne un coup rapide dans ton bureau pour faire tourner ta chaise d’ennui, lui disant que cela faisait des heures que tu étais en pause.

Un haussement d’épaule et une heure plus tard tu étais toujours là, à relire encore et encore les dossiers de cette affaire. Tu détestais les moments de creux, tu avais l’impression d’être sur la touche et tu n’aimais pas ça, tu avais besoin d’être au milieu du terrain, dans le feu de l’action. Pas derrière un bureau à tailler tes crayons pour la cinquième fois la journée. C’était pas comme si tu écrivais quelque chose en plus. Et c’est à cet instant que le graal sonne. Ton portable vibre à nouveau mais ce n’est pas le numéro de ton abruti de petit frère qui s’affiche mais bien celui d’un numéro que tu sais déjà prépayé et non attribué d’ici quelques minutes. Ton visage s’éclaire et tu te lèves soudainement, attrapant ton manteau noir pour quitter le commissariat. Ton indic semblait avoir du nouveau et tu n’allais pas te faire prier pour le retrouver et avancer un peu sur cette affaire. Silencieusement tu te glisses jusqu’à un de ses endroits favoris. Tu restes dans l’ombre et tu le fixes, attendant qu’il sente ton regard pour te guider dans un coin plus tranquille.

Il s’appelait Jo’, tu n’en savais pas plus -en réalité si mais tu aimais lui faire croire le contraire- et était un simple sans-abri qui acceptait beaucoup contre quelques services que tu lui rendais. Plutôt prudent il se faufilait entre les gens, les immeubles, les poubelles, telle une ombre que l’on ne voyait pas par cette nuit, et toi tu le suivais. A quelques mètres de distance tu le filais simplement, comme tu filais n’importe qui. Lorsqu’il t’amène dans un cul de sac tu sais que c’est le moment pour toi pour sortir de l’ombre et se rapprocher de lui pour discuter. Sa voix s’élève dans un murmure et il commence à te raconter les mouvements du trafic, son regard furetant à gauche et à droite avec inquiétude. Tu hoches la tête, essayant de contenir ton sourire et cette vague d’excitation qui te prend : enfin du mouvement ! Te dis-tu. Tes doigts se serrent dans ta poche d’impatience, tu as envie d’appeler ton partenaire sur le champ pour pouvoir continuer l’affaire, mais tu es distrait par un bruit derrière toi. Tu as à peine le temps de froncer les sourcils que Jo’ est déjà parti. Tu pestes un peu avant de te diriger vers la source du bruit avec prudence.

Tu portes alors ton regard sur cet homme recroquevillé derrière la benne – qui puait la mort soit dit en passant- et tu fronces les sourcils. Pourquoi écoutait-il votre conversation ? avait-il quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Il n’avait pourtant pas l’air d’être un drogué, était-il un des chefs ? Mais un des chefs se cacherait-il ainsi derrière une benne à ordure ? Ils avaient peu de scrupule, mais ils avaient au moins un peu d’estime de soi… Les mains sur les hanches tu regardes l’homme de haut non sans un petit contentement -c’était toujours mieux d’avoir la hauteur et la surprise- mais avec agacement d’avoir vu ta conversation écourtée. Jo’ allait mettre des jours avant de te recontacter à nouveau. Tout ça à cause d’un mec qui n’avait pas l’air de tremper dans le milieu. Suspicieux, tu fini tout de même par élevé la voix, bien décidé à ne pas le laisser filer.  

« Monsieur, je vais vous demander de me suivre bien gentiment. »

Sans attendre tu glisses ta main dans ta poche pour sortir ta plaque de policier. Faudrait pas qu’il ait l’idée de s’enfuir. Tu pourrais le rejoindre sans problème -il n’avait pas l’air très sportif- mais tu préférais éviter.

« J’ai quelques questions à vous poser. »
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Andrew K. Prescott
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Lun 19 Juin - 10:47
Tu es toujours en train de le regarder, plissant un peu les yeux pour mieux le voir dans la nuit. Atteint de myopie, il est encore plus difficile pour toi de voir dans la nuit, du coup impossible de distinguer correctement ses traits. Heureusement qu'une voiture est passée non loin de là, juste assez de lumière pour voir quelques bouts de son visage, et notamment cette étrange chevelure gominée. On a presque l'impression de voir un de ces stéréotypes de yakuzas dans les mangas quand ils portent une banane… Ou alors tu as vraiment très mal vu ? Tu n'as plus le temps de réfléchir de toute façon, l'homme est déjà en train de te parler, et rien qu'à sa phrase tu te crois dans un série policière. Tu sursautes, te méfiant de ce qu'il va bien pouvoir sortir de sa poche. Un flingue ? Un couteau ? Ou tout autre truc qui lui permettrait de t'égorger vif sans que personne ne puisse te voir ou t'entendre ? Mais non, il en extirpe un objet qui brille très légèrement grâce à la lune. Tu plisses les yeux, incapable de lire ce qu'il y a dessus mais tu reconnais assez facilement cette forme particulière. La plaque confirme en deux secondes ta pensée. Bon sang un flic, il a fallut que tu sois en train de filer un flic et en plus de te faire chopper ! Bien joué Andrew, ce n'est pas comme si tu risquais d'aller passer 4 mois en taule si le gars venait à t'arrêter ! Tu as bien dans l'idée de t'enfuir, partant comme un dératé avec ta Game Boy à la main. D'ailleurs tu regardes rapidement autour de vous pour voir les issus disponibles, mais très franchement, si c'est un policier il te rattrapera sans mal. Du peu que tu distingues de sa silhouette, le bonhomme à l'air de s'entretenir un minimum, alors que toi… Pour le combat tu es prêt, pour une course poursuite un peu moins. Et tu ne comptes surtout pas agresser un agent de police ! La prison très peu pour toi, même si ce n'est sûrement pas le même enfer qu'en Tchétchénie tu as bien assez donné ! Une nouvelle fois l'homme ouvre la bouche et t'informe qu'il va devoir te poser des questions. Une grimace se colle à ton visage. Des questions sur quoi ? Tu n'as rien compris à leur conversation, les seuls mots que tu as pu entendre ne t'ont pas appris grande chose. Tout ce que tu pourras lui dire à la limite, c'est quelles différences il existe entre une Game Boy et un portable pour que lui aussi ne se trompe pas quand il part en filature. Pas sur que ça l'intéresse réellement.

Tu soupires avant de te redresser pour ne plus être en face de son entrejambe, c'est tout de même plus agréable de pouvoir regarder son interlocuteur dans les yeux. Et puis la manière dont il avait de te regarder de haut t'agaces profondément. Une fois debout tu es ravi de constater que vous faîtes finalement la même taille, ça l'empêchera de te regarder avec cet air supérieur maintenant. Un petit sourire en coin, fier de cette découverte, tu remets correctement ta veste en place, puis un peu ton nœud papillon alors que ton esprit tourne à vive allure pour te sortir de ce mauvais pas. Une idée, il te faut une bonne excuse pour expliquer pourquoi tu étais derrière cette benne. Perte de lentilles ? Non, tu portes tes lunettes sur le nez. Si tu lances tomber ta Game Boy maintenant il saura au bruit que tu viens juste de la lâcher. Le silence se fait long et pesant, tu jettes discrètement un œil à tes pieds comme pour voir si une des ordures qui traînent par terre pouvait te donner une idée. Ton regard s'illumine alors, tu n'avais pas fait attention mais tout à l'heure en sortant ta console, ton trousseau de clef avait choisit de suivre la même direction. Oh joie ! C'est le moment de mettre à l’œuvre tous les cours d'art dramatique que tu as pu prendre lorsque tu étais au lycée. Certes ça date un peu, mais tu ne doutes pas que tu t'en sortiras brillamment ! Rapidement tu te penches par terre pour récupérer les clefs puis tu te redresses en les collant sous le nez du flic.

- Oh mon dieu ! Je les ai retrouvé enfin ! J'étais là tout à l'heure parce que…

Mince, qu'est-ce que tu peux bien foutre dans ce genre de ruelle à cette heure-ci de la nuit… Ton regard glisse autour de vous, jusqu'à tomber sur une enseigne lumineuse non loin de là. Tu ne prends pas vraiment le temps de lire ce qu'il y a d'écrit, tu dois parler rapidement si tu ne veux pas éveiller plus de soupçons chez lui.

- J'étais dans le magasin là-bas, dis tu en pointant du doigt. Puis j'ai voulu jeter un mouchoir que j'avais dans la poche, j'ai fait tomber mes clefs donc je me suis penché pour les ramasser. Quand j'ai entendu des voix et je me suis caché parce que j'ai eu peur pour ma vie Monsieur l'agent… Vous savez ici ce n'est pas très fréquentable…

Tilt, une ampoule s'allume dans ton esprit. Une enseigne rouge, ouvert à cette heure-ci dans le quartier malfamé… Du coin de l’œil tu te forces à regarder plus attentivement pour mieux lire l'enseigne. Oui Andrew, tu viens fièrement de dire à un flic que tu étais dans un Sex-shop, et qu'en plus tu en es ressorti avec un mouchoir sale… Pour ne pas éveiller des soupons ce n'était peut être pas l'excuse idéal, mais tant pis, tu incarneras ton rôle jusqu'au bout !

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Phineas Lockwood
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Mar 20 Juin - 19:01

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Ton regard le suit lorsqu’il fini par se relever et se mettre à ta hauteur. Zut, il était aussi grand que toi et malgré ta prestance naturelle, tu semblais immédiatement bien plus petit face à lui. Oh non il ne t’intimidait pas (fallait pas déconner) mais disons que tu avais perdu ce petit plus. Tu grimaces intérieurement, quelle idée de ne faire qu’un mètre 75… tu aurais tellement souhaiter être plus grand. Déjà à l’école tu étais parmi les plus petits et malgré ton regard fier et droit, tu te faisais toujours écraser par les autres. Il fallait dire que certains étaient plutôt gros baraqué face à ta maigreur. Tu jettes rapidement un œil sur l’individu clairement suspect. Il était habillé de façon assez étrange : il portait un nœud papillon (c’était réellement encore à la mode ce truc ?). Rien que cet aspect-là de son être en faisait un réel suspect, qui de nos jours portait un nœud papillon en dehors des mariages et enterrement ? Tu n’en avais encore jamais porté et c’était tant mieux, tu n’avais pas envie de ressembler à un clown.

Tu restes un moment le regard planté sur ce nœud papillon, comme si c’était réellement un élément étrange. Puis tu remontes ton regard vers sa mèche bleue -BLEUE-, ses lunettes, et… tout son être à vrai dire. Tu devais tout de même t’avouer que ce style un peu space lui allait étonnement bien, sur toi ça donnerait sans doute l’impression que tu étais un ado qui essayait les affaires de son grand père. Mais lui, ça lui donnait un certain charme. Enfin, ça lui aurait donné un certain charme, s’il ne s’était pas caché derrière une poubelle (tu étais sûr que ces fameux vêtements étaient maintenant imbibés) et s’il n’avait pas l’air suspect.

Toujours curieux d’entendre sa réponse, tu ranges ta plaque dans la poche intérieure de ta veste et garde ton air parfaitement sérieux et autoritaire. A vrai dire, tu n’étais pas très bon pour aborder cet air-là, ton partenaire était bien meilleur, tu n’intimidais pas grand monde. Mais c’était une bonne chose de temps en temps, ils ne s’attendaient pas à ce que tu ais autant de force. Ton regard glisse une dernière fois sur le corps de l’inconnu. Moui, enfin là tu n’avais pas vraiment besoin d’utiliser beaucoup de force pour le contrôler si tu en avais besoin.

Ta question posée depuis quelques minutes maintenant, le silence se fait très long. Tu fronces les sourcils, insistant silencieusement pour avoir une réponse, même si tu savais qu’il ne faisait certainement que se chercher des excuses. Curieux, tu attends pourtant patiemment de voir laquelle il allait te donner (c’était toujours très impressionnant l’imagination des criminels pris au piège).

Puis il bouge enfin, t’arrachant un petit sursaut (bizarrement tu avais commencé à oublier pourquoi tu étais là face à lui) alors qu’il se penche pour récupérer … ses clefs. Tu hausses un sourcil en regardant lesdites clefs puis sa voix qui s’élève pour la première fois. Et là, ton cerveau semble faire un blackout, immergé de scepticisme et d’incompréhension. Tu suis le geste de l’homme pour porter ton regard sur… l’enseigne, haussant les sourcils, puis les fronçant avant d’écouter la suite de l’explication. Interdit, tu ne peux qu’ouvrir la bouche, ne sachant plus trop si cet homme était vraiment désespéré et/ou fou ou si il était sincère et qu’il venait ouvertement de t’avouer qu’il venait de se traire l’anguille… dans un magasin. Bon ok, tu ne jugeais pas les gens comme ça, après tout tout le monde faisait ce qu’il voulait (et tu n’étais pas le plus saint non plus, tu étais un homme après tout) mais te l’avouer ainsi te déconcertait clairement.

Tu restes silencieux, incapable de savoir quoi répondre. Tu le fixes, puis l’enseigne, et te demande si ce look si particulier était offert avec la séance de plaisir ? Tu ne savais pas trop quelle tête tu devais avoir, mais ta perplexité ne devait pas réellement être masquée.

« Euh… ok… »

Devais-tu le croire ou non ? tout ça te semblait vraiment suspect… tu affiches une dernière grimace avant de te ressaisir, vrai ou non, il n’en était pas moins suspect et tu comptais bien l’interroger jusqu’à ce que tu sois certain qu’il n’ait rien à voir avec cette histoire de drogue.

« Je vais quand même vous amener au poste pour vous questionner un peu plus. Désolé. »

Ton désolé sonnait faux, tu n’avais pas spécialement l’intention de montrer que tu étais désolé, tu ne l’étais pas, il écoutait aux portes et ton indic s’en retrouvait particulièrement découvert et en danger.

« Et vous allez me suivre bien gentiment »

Tu le regardes puis lui offre ton plus beau sourire -un peu sadique ?

« A moins que vous ne préfériez les menottes ? »
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