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[Flashback] Au détour d'une ruelle - PV Phineas

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Andrew K. Prescott
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Dim 18 Juin - 13:19
Encore une de ces longues journées où tu t'ennuies à voir défiler des potins inintéressants devant tes yeux. Comment les femmes sur ces photos peuvent-elles être aussi superficielles quand on voit ce qu'il est fait à certaines… Tu soupires derrière ton écran alors que tes doigts défilent rapidement sur le clavier qui est face à toi. Tu n'as même pas à faire marcher ton cerveau pour écrire cet article. Ta passion s’estompe peu à peu, ton goût pour l'aventure ne cessant d'augmenter alors que tu es cloîtré ici. Tu as besoin de voyage, ce n'est pas bon pour toi de rester ici, et pourtant tu es bloqué, ton passeport ayant été confisqué. Tout comme ton droit à partir dans d'autres pays. Tu bois une gorgée de café en relisant distraitement l'article avant de faire rapidement un petit ctrl+S et d'éteindre l'ordinateur. Tu n'as plus qu'à attendre que le chef de rédaction le lise et le valide, mais il est déjà l'heure pour toi de rentrer. Tu t'ennuies bien assez comme ça, hors de questions de faire des heures supplémentaires pour ce genre d'actualité ! Tu te redresses en attrapant ton coat que tu jettes négligemment sur ton épaule en saluant tes collègues avant de quitter le bureau. L'un d'eux te suit jusqu'à l'ascenseur, venant gentiment te proposer d'aller boire un coup. Tu ne sais pas si c'est un plan drague, un fan ou juste un gars qui tente de sympathiser mais ce soir tu n'es pas d'humeur. La journée a été particulièrement longue. Bon elles le sont toujours un peu de toute façon, mais un de tes collègues venait tout juste de rentrer de Syrie avec un superbe article sur ce qu'il se passe sur le terrain, et ça avait eut le don de t’énerver. Notamment parce qu'avant c'était toi le mec qui prenait ce genre de risque. C'était toi qui devait te traîner au milieu de la poussière avec un gilet pare balle et la boule au ventre de te faire tirer dessus comme un lapin. Mais tout ça c'était fini désormais, ton terrain ça allait être le champagne et les tapis rouges dorénavant. C'est sur que ça pourrait être pire, mais toi ce que tu aimes c'est l'aventure, non pas le luxe. Tu soupires, déclinant poliment son offre en lui promettant que ça se fera une prochaine fois, puis tu sors du bâtiment. Ta voiture étant au garage, tu es destiné à marcher un peu ce soir. Tu traînes des pieds, pas motivé à retourner dans ton appartement miteux sans vie. Tu finis par enfiler ta veste alors qu'un frisson parcourt ton corps en même temps que le vent vient caresser ta peau. Remontant ton col et glissant tes mains dans les poches, tu te balades dans les rues éclairées qui te mèneront jusqu'à chez toi.

Au détour d'une ruelle, tu croises un homme à l'air louche, semblant se cacher du mieux qu'il peut en évitant les zones de lumières que procurent les lampadaires. Tu hausses les épaule en continuant ton chemin, mais un autre homme passe à côté de toi, attirant une nouvelle fois ton regard et ton intérêt. Tout aussi discret, une allure rapide qui te force presque à te retourner. Que se passe-t-il ? Tu t'arrêtes en les observant. L'homme numéro 1 tourne à droite, le deuxième fait de même sa tête regardant à droite puis à gauche. Sûrement une coïncidence, et pourtant tu sens qu'il se passe un truc. Ton flair te trompe assez rarement. Alors tu deviens le troisième homme, celui qui piste les deux autres. Tu reviens un peu sur tes pas, mais tu n'en as que faire, si le scoop est là alors c'est tout bénef' pour toi.

Après cinq minutes où tu parviens à être exceptionnellement discret, les deux hommes finissent par aller dans un cul de sac. Tu sens l'embrouille à pleins nez, peut-être une bagarre ? Un règlement de compte ? Sur la pointe de tes bottines de cuir noirs, tu réussis à te cacher derrière une benne à ordure. Outre l'odeur forte incommodante, tu es en assez bonne posture. Tu arrives à les entendre tout en étant bien planqué. Le son n'est pas parfait, tu entends quelques brides et notamment le mot « drogue ». C'est à ce moment la que tu fouilles dans ta poche pour attraper ton téléphone. Tu sens bien que celle-ci continent quelques choses, ton toucher te confirme qu'il y a un écran, mais surtout des touches, ce qui ne manque pas de te surprendre. Pas de chance c'est ta Game Boy Color qui tu ressors. Tu fronces les sourcils en remarquant que ton téléphone n'est pas là, te demandant où cet instrument de malheur a pu se cacher une nouvelle fois. Les smartphones ce n'est pas ce que tu affectionnes le plus, si tu avais pu tu serais sûrement rester au vieux Nokia 3310. Bien suffisant pour le peu d'appels que tu passes et les quelques SMS que tu envoies et reçois. Mais non, pour ton travail il te fallait le portable dernier cri qui te permettrait de suivre l'actualité, et donc d'avoir internet, mais aussi de pouvoir prendre des photos si tu étais face à un scoop… Quelle ironie ! Pendant que tu pestes dans ton coin, tu ne fais même plus attention aux deux hommes qui ont cessé de discuter. L'un d'eux est même déjà parti alors que toi tu es toujours en train de maudire cette Game Boy, avant de te dire que tu jouerais bien à Pokemon une fois de retour chez toi. Quand tu finis par relever le nez tout en rangeant la console, tu tombes nez à nez avec une braguette. Tu mets un temps à comprendre, et surtout à relever les yeux pour voir à qui cet entrejambe appartient. Le brun, l'homme numéro deux que tu as suivi tout à l'heure est là, face à toi. Et il ne semble pas vraiment content. Durant un court laps de temps, tu parviens à mieux visualiser son visage, une voiture passant à proximité de la ruelle, éclairant son faciès. C'est fou ce qu'il a l'air jeune ! Sûrement un de ces petits dealers… Et pourtant il semble être vraiment trop bien habillé pour tremper là dedans.

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Phineas Lockwood
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Lun 19 Juin - 10:40

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

La vibration de ton téléphone te tire subitement de tes pensées. Sursautant à moitié, tu portes sur ton smartphone un regard surpris, comme si cet appareil n’était pas à toi, avant de reposer rapidement les pieds de ta chaise, et tes pieds, sur le sol, dans un grognement râleur. A vrai dire, tu n’avais pas besoin de lire le message que tu savais qu’il venait de ton petit frère, probablement déjà la maison. Tu ne savais pas bien pourquoi tu lui avais offert un téléphone -pour savoir où il était, pouvoir le joindre en toute situation probablement- mais lui semblait trouver un malin plaisir à t’harceler de messages régulièrement. Tu actives rapidement ton écran pour lire les quelques mots qu’il t’avait écrit : « hey le vieux, j’ai faim. ». Tu hausses un sourcil avant de tapoter la réponse, lâchant ton téléphone nonchalamment sur ton bureau. Tu soupires violemment, attirant l’attention de ton partenaire qui semblait tout aussi occupé que toi.

Tu t’emmerdais royalement. Cet état de fait était appuyé par la présence d’origami sur ton clavier, de gribouillis sur des papiers volants et enfin la page de démineur ouverte sur ton écran. Tu n’étais pas un fervent admirateur de ces jeux mais tu te sentais comme un lion en cage, impatient de sortir. Ta jambe tressautait. Tu t’ennuyais, tu avais besoin de sortir et malgré tous tes efforts, ce trafic de drogue ne semblait pas vouloir se faire ce soir. Cela faisait quelques semaines maintenant que vous traquiez ce réseau. Les premiers jours avaient été exaltants, tu avais traqué un nombre important d’individus suspects, interrogé l’autre moitié et avait travaillé d’arrachepied avec les flics locaux pour mieux connaitre les petits dealers. Mais voilà que depuis quelques jours plus rien ne semblait bouger comme si tout le trafic s’était figé. Et toi tu trépignais. Tu mordillais ton crayon à papier nerveusement. Tu avais même passé les deux nuits précédentes à déambuler dans les rues dans ton costume de Batman mais rien à faire tu n’avais rien trouvé.

Ton regard se porte sur l’horloge murale de votre bureau, celle qui te rappelait sans cesse que tu étais obligé de rester ici tant que tu n’avais pas de piste. Il était déjà dix-huit heures. Un mouvement sur ta gauche t’attire et tu vois ton partenaire se lever pour quitter le bureau, « pas la peine de rester toute la nuit, ça ne bougera pas pour l’instant. Tu devrais faire une pause » t’annonces-t-il avec son air calme. Tu grimaces et donne un coup rapide dans ton bureau pour faire tourner ta chaise d’ennui, lui disant que cela faisait des heures que tu étais en pause.

Un haussement d’épaule et une heure plus tard tu étais toujours là, à relire encore et encore les dossiers de cette affaire. Tu détestais les moments de creux, tu avais l’impression d’être sur la touche et tu n’aimais pas ça, tu avais besoin d’être au milieu du terrain, dans le feu de l’action. Pas derrière un bureau à tailler tes crayons pour la cinquième fois la journée. C’était pas comme si tu écrivais quelque chose en plus. Et c’est à cet instant que le graal sonne. Ton portable vibre à nouveau mais ce n’est pas le numéro de ton abruti de petit frère qui s’affiche mais bien celui d’un numéro que tu sais déjà prépayé et non attribué d’ici quelques minutes. Ton visage s’éclaire et tu te lèves soudainement, attrapant ton manteau noir pour quitter le commissariat. Ton indic semblait avoir du nouveau et tu n’allais pas te faire prier pour le retrouver et avancer un peu sur cette affaire. Silencieusement tu te glisses jusqu’à un de ses endroits favoris. Tu restes dans l’ombre et tu le fixes, attendant qu’il sente ton regard pour te guider dans un coin plus tranquille.

Il s’appelait Jo’, tu n’en savais pas plus -en réalité si mais tu aimais lui faire croire le contraire- et était un simple sans-abri qui acceptait beaucoup contre quelques services que tu lui rendais. Plutôt prudent il se faufilait entre les gens, les immeubles, les poubelles, telle une ombre que l’on ne voyait pas par cette nuit, et toi tu le suivais. A quelques mètres de distance tu le filais simplement, comme tu filais n’importe qui. Lorsqu’il t’amène dans un cul de sac tu sais que c’est le moment pour toi pour sortir de l’ombre et se rapprocher de lui pour discuter. Sa voix s’élève dans un murmure et il commence à te raconter les mouvements du trafic, son regard furetant à gauche et à droite avec inquiétude. Tu hoches la tête, essayant de contenir ton sourire et cette vague d’excitation qui te prend : enfin du mouvement ! Te dis-tu. Tes doigts se serrent dans ta poche d’impatience, tu as envie d’appeler ton partenaire sur le champ pour pouvoir continuer l’affaire, mais tu es distrait par un bruit derrière toi. Tu as à peine le temps de froncer les sourcils que Jo’ est déjà parti. Tu pestes un peu avant de te diriger vers la source du bruit avec prudence.

Tu portes alors ton regard sur cet homme recroquevillé derrière la benne – qui puait la mort soit dit en passant- et tu fronces les sourcils. Pourquoi écoutait-il votre conversation ? avait-il quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Il n’avait pourtant pas l’air d’être un drogué, était-il un des chefs ? Mais un des chefs se cacherait-il ainsi derrière une benne à ordure ? Ils avaient peu de scrupule, mais ils avaient au moins un peu d’estime de soi… Les mains sur les hanches tu regardes l’homme de haut non sans un petit contentement -c’était toujours mieux d’avoir la hauteur et la surprise- mais avec agacement d’avoir vu ta conversation écourtée. Jo’ allait mettre des jours avant de te recontacter à nouveau. Tout ça à cause d’un mec qui n’avait pas l’air de tremper dans le milieu. Suspicieux, tu fini tout de même par élevé la voix, bien décidé à ne pas le laisser filer.  

« Monsieur, je vais vous demander de me suivre bien gentiment. »

Sans attendre tu glisses ta main dans ta poche pour sortir ta plaque de policier. Faudrait pas qu’il ait l’idée de s’enfuir. Tu pourrais le rejoindre sans problème -il n’avait pas l’air très sportif- mais tu préférais éviter.

« J’ai quelques questions à vous poser. »
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Andrew K. Prescott
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Lun 19 Juin - 10:47
Tu es toujours en train de le regarder, plissant un peu les yeux pour mieux le voir dans la nuit. Atteint de myopie, il est encore plus difficile pour toi de voir dans la nuit, du coup impossible de distinguer correctement ses traits. Heureusement qu'une voiture est passée non loin de là, juste assez de lumière pour voir quelques bouts de son visage, et notamment cette étrange chevelure gominée. On a presque l'impression de voir un de ces stéréotypes de yakuzas dans les mangas quand ils portent une banane… Ou alors tu as vraiment très mal vu ? Tu n'as plus le temps de réfléchir de toute façon, l'homme est déjà en train de te parler, et rien qu'à sa phrase tu te crois dans un série policière. Tu sursautes, te méfiant de ce qu'il va bien pouvoir sortir de sa poche. Un flingue ? Un couteau ? Ou tout autre truc qui lui permettrait de t'égorger vif sans que personne ne puisse te voir ou t'entendre ? Mais non, il en extirpe un objet qui brille très légèrement grâce à la lune. Tu plisses les yeux, incapable de lire ce qu'il y a dessus mais tu reconnais assez facilement cette forme particulière. La plaque confirme en deux secondes ta pensée. Bon sang un flic, il a fallut que tu sois en train de filer un flic et en plus de te faire chopper ! Bien joué Andrew, ce n'est pas comme si tu risquais d'aller passer 4 mois en taule si le gars venait à t'arrêter ! Tu as bien dans l'idée de t'enfuir, partant comme un dératé avec ta Game Boy à la main. D'ailleurs tu regardes rapidement autour de vous pour voir les issus disponibles, mais très franchement, si c'est un policier il te rattrapera sans mal. Du peu que tu distingues de sa silhouette, le bonhomme à l'air de s'entretenir un minimum, alors que toi… Pour le combat tu es prêt, pour une course poursuite un peu moins. Et tu ne comptes surtout pas agresser un agent de police ! La prison très peu pour toi, même si ce n'est sûrement pas le même enfer qu'en Tchétchénie tu as bien assez donné ! Une nouvelle fois l'homme ouvre la bouche et t'informe qu'il va devoir te poser des questions. Une grimace se colle à ton visage. Des questions sur quoi ? Tu n'as rien compris à leur conversation, les seuls mots que tu as pu entendre ne t'ont pas appris grande chose. Tout ce que tu pourras lui dire à la limite, c'est quelles différences il existe entre une Game Boy et un portable pour que lui aussi ne se trompe pas quand il part en filature. Pas sur que ça l'intéresse réellement.

Tu soupires avant de te redresser pour ne plus être en face de son entrejambe, c'est tout de même plus agréable de pouvoir regarder son interlocuteur dans les yeux. Et puis la manière dont il avait de te regarder de haut t'agaces profondément. Une fois debout tu es ravi de constater que vous faîtes finalement la même taille, ça l'empêchera de te regarder avec cet air supérieur maintenant. Un petit sourire en coin, fier de cette découverte, tu remets correctement ta veste en place, puis un peu ton nœud papillon alors que ton esprit tourne à vive allure pour te sortir de ce mauvais pas. Une idée, il te faut une bonne excuse pour expliquer pourquoi tu étais derrière cette benne. Perte de lentilles ? Non, tu portes tes lunettes sur le nez. Si tu lances tomber ta Game Boy maintenant il saura au bruit que tu viens juste de la lâcher. Le silence se fait long et pesant, tu jettes discrètement un œil à tes pieds comme pour voir si une des ordures qui traînent par terre pouvait te donner une idée. Ton regard s'illumine alors, tu n'avais pas fait attention mais tout à l'heure en sortant ta console, ton trousseau de clef avait choisit de suivre la même direction. Oh joie ! C'est le moment de mettre à l’œuvre tous les cours d'art dramatique que tu as pu prendre lorsque tu étais au lycée. Certes ça date un peu, mais tu ne doutes pas que tu t'en sortiras brillamment ! Rapidement tu te penches par terre pour récupérer les clefs puis tu te redresses en les collant sous le nez du flic.

- Oh mon dieu ! Je les ai retrouvé enfin ! J'étais là tout à l'heure parce que…

Mince, qu'est-ce que tu peux bien foutre dans ce genre de ruelle à cette heure-ci de la nuit… Ton regard glisse autour de vous, jusqu'à tomber sur une enseigne lumineuse non loin de là. Tu ne prends pas vraiment le temps de lire ce qu'il y a d'écrit, tu dois parler rapidement si tu ne veux pas éveiller plus de soupçons chez lui.

- J'étais dans le magasin là-bas, dis tu en pointant du doigt. Puis j'ai voulu jeter un mouchoir que j'avais dans la poche, j'ai fait tomber mes clefs donc je me suis penché pour les ramasser. Quand j'ai entendu des voix et je me suis caché parce que j'ai eu peur pour ma vie Monsieur l'agent… Vous savez ici ce n'est pas très fréquentable…

Tilt, une ampoule s'allume dans ton esprit. Une enseigne rouge, ouvert à cette heure-ci dans le quartier malfamé… Du coin de l’œil tu te forces à regarder plus attentivement pour mieux lire l'enseigne. Oui Andrew, tu viens fièrement de dire à un flic que tu étais dans un Sex-shop, et qu'en plus tu en es ressorti avec un mouchoir sale… Pour ne pas éveiller des soupons ce n'était peut être pas l'excuse idéal, mais tant pis, tu incarneras ton rôle jusqu'au bout !

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Phineas Lockwood
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Mar 20 Juin - 19:01

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Ton regard le suit lorsqu’il fini par se relever et se mettre à ta hauteur. Zut, il était aussi grand que toi et malgré ta prestance naturelle, tu semblais immédiatement bien plus petit face à lui. Oh non il ne t’intimidait pas (fallait pas déconner) mais disons que tu avais perdu ce petit plus. Tu grimaces intérieurement, quelle idée de ne faire qu’un mètre 75… tu aurais tellement souhaiter être plus grand. Déjà à l’école tu étais parmi les plus petits et malgré ton regard fier et droit, tu te faisais toujours écraser par les autres. Il fallait dire que certains étaient plutôt gros baraqué face à ta maigreur. Tu jettes rapidement un œil sur l’individu clairement suspect. Il était habillé de façon assez étrange : il portait un nœud papillon (c’était réellement encore à la mode ce truc ?). Rien que cet aspect-là de son être en faisait un réel suspect, qui de nos jours portait un nœud papillon en dehors des mariages et enterrement ? Tu n’en avais encore jamais porté et c’était tant mieux, tu n’avais pas envie de ressembler à un clown.

Tu restes un moment le regard planté sur ce nœud papillon, comme si c’était réellement un élément étrange. Puis tu remontes ton regard vers sa mèche bleue -BLEUE-, ses lunettes, et… tout son être à vrai dire. Tu devais tout de même t’avouer que ce style un peu space lui allait étonnement bien, sur toi ça donnerait sans doute l’impression que tu étais un ado qui essayait les affaires de son grand père. Mais lui, ça lui donnait un certain charme. Enfin, ça lui aurait donné un certain charme, s’il ne s’était pas caché derrière une poubelle (tu étais sûr que ces fameux vêtements étaient maintenant imbibés) et s’il n’avait pas l’air suspect.

Toujours curieux d’entendre sa réponse, tu ranges ta plaque dans la poche intérieure de ta veste et garde ton air parfaitement sérieux et autoritaire. A vrai dire, tu n’étais pas très bon pour aborder cet air-là, ton partenaire était bien meilleur, tu n’intimidais pas grand monde. Mais c’était une bonne chose de temps en temps, ils ne s’attendaient pas à ce que tu ais autant de force. Ton regard glisse une dernière fois sur le corps de l’inconnu. Moui, enfin là tu n’avais pas vraiment besoin d’utiliser beaucoup de force pour le contrôler si tu en avais besoin.

Ta question posée depuis quelques minutes maintenant, le silence se fait très long. Tu fronces les sourcils, insistant silencieusement pour avoir une réponse, même si tu savais qu’il ne faisait certainement que se chercher des excuses. Curieux, tu attends pourtant patiemment de voir laquelle il allait te donner (c’était toujours très impressionnant l’imagination des criminels pris au piège).

Puis il bouge enfin, t’arrachant un petit sursaut (bizarrement tu avais commencé à oublier pourquoi tu étais là face à lui) alors qu’il se penche pour récupérer … ses clefs. Tu hausses un sourcil en regardant lesdites clefs puis sa voix qui s’élève pour la première fois. Et là, ton cerveau semble faire un blackout, immergé de scepticisme et d’incompréhension. Tu suis le geste de l’homme pour porter ton regard sur… l’enseigne, haussant les sourcils, puis les fronçant avant d’écouter la suite de l’explication. Interdit, tu ne peux qu’ouvrir la bouche, ne sachant plus trop si cet homme était vraiment désespéré et/ou fou ou si il était sincère et qu’il venait ouvertement de t’avouer qu’il venait de se traire l’anguille… dans un magasin. Bon ok, tu ne jugeais pas les gens comme ça, après tout tout le monde faisait ce qu’il voulait (et tu n’étais pas le plus saint non plus, tu étais un homme après tout) mais te l’avouer ainsi te déconcertait clairement.

Tu restes silencieux, incapable de savoir quoi répondre. Tu le fixes, puis l’enseigne, et te demande si ce look si particulier était offert avec la séance de plaisir ? Tu ne savais pas trop quelle tête tu devais avoir, mais ta perplexité ne devait pas réellement être masquée.

« Euh… ok… »

Devais-tu le croire ou non ? tout ça te semblait vraiment suspect… tu affiches une dernière grimace avant de te ressaisir, vrai ou non, il n’en était pas moins suspect et tu comptais bien l’interroger jusqu’à ce que tu sois certain qu’il n’ait rien à voir avec cette histoire de drogue.

« Je vais quand même vous amener au poste pour vous questionner un peu plus. Désolé. »

Ton désolé sonnait faux, tu n’avais pas spécialement l’intention de montrer que tu étais désolé, tu ne l’étais pas, il écoutait aux portes et ton indic s’en retrouvait particulièrement découvert et en danger.

« Et vous allez me suivre bien gentiment »

Tu le regardes puis lui offre ton plus beau sourire -un peu sadique ?

« A moins que vous ne préfériez les menottes ? »
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Andrew K. Prescott
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Lun 26 Juin - 19:33
Tu n’arrives pas vraiment à distinguer les expressions de l’homme, du coup c’est assez compliqué pour toi de savoir s’il gobe à ton histoire ou pas du tout. Tu tentes de prendre l’air le plus innocent qu’il soit, mettant en avant tes compétences pour la comédie. Il ne répond pas. Tu as débité ton histoire et aucun mot ne sort de la bouche du policier. Tu sens son regard sur toi, puis tu vois vaguement son visage qui se tourne, sûrement pour regarder l'enseigne lumineuse que tu as montré deux secondes avant. Un simple « euh ok », dit discrètement suffit à savoir que l’homme était assez surprit par ta franchise ou par tes activités en tout cas. Mais une grimace s’installe sur ton visage quand il insiste quand même pour t’emmener au poste de police. Nan mais pas moyen ! S’il sait que tu es, ça sera d’autant plus louche et à cette allure tu vas vraiment finir en prison ! Peut-être que c’est le moment d’utiliser l’arme fatale. Tu n’es pas que talentueux pour la comédie, tu excelles particulièrement dans les scènes dramatiques, et surtout tu as un pouvoir impressionnant. Le genre de truc très utile et que le monde entier t’envie : tu sais pleurer sur commande. Parfois il te suffit simplement de repenser à la scène dans Rox et Rouky, quand le vieille dame abandonne le renard pour que les larmes te montent aux yeux. D’ailleurs, juste à l’instant rien que d’y penser tu sens légèrement ta vue qui se trouble. Trop émotif ? Que nenni, c’est le talent.

- Ah euh oui, je… Oui bien sûr. Dis-tu en reniflant bruyamment.

C’est maintenant qu’il faut te montrer faible, c’est maintenant qu’il va devoir se sentir supérieur et peut être même un peu gêné de la situation. Après tout un homme de 30 ans qui pleure parce qu’un flic veut lui poser des questions c’est un peu pitoyable. Tu acquiesces quand il te demande de le suivre, et pousse un petit couinement de peur quand il te menace avec des menottes. Tu voûtes ton dos, pour faire sentir la honte qui se pose sur toi. BAM, la mère de Bambi qui se fait tuer, les larmes coulent un peu plus, et tu arrives même à simuler un petit hoquet. Bon sang mais quel jeu d’acteur ! Tu mériterais vraiment un Oscar à ce stade-là. Tu suis donc le policier, frottant ton nez avec la manche de ta veste.

- Je ne voulais pas vous espionner je vous jure, j’avais juste perdu mes clefs Monsieur l’agent… S’il vous plaît je ne peux pas aller au poste, je n’ai pas de voiture c’est mon époux qui va devoir venir me chercher. Tu renifles un peu. OH MON DIEU ! Dis-tu en t’exclamant un peu plus fort, lâchant un nouveau hoquet. Et mon fils, que va-t-il penser de tout ça ?!

Tu marches un peu plus lentement, continuant de pleurer alors que les mots de Stitch te reviennent en mémoire. « Ohana signifie famille ». Ce sont vraiment des génies chez Disney pour te faire pleurer aussi facilement, ou alors c’est juste toi qui est trop sensible. Toujours est-il que tu t’accroches à ton petit manège, tu sais que tu ne le reverras pas ce type, alors tu peux raconter tous les bobards que tu veux si ça peut te permettre d’échapper au poste de police. Peut-être que tu devrais enfoncer le clou ? Genre te casser la figure pour que l’homme aux cheveux gominés est encore plus pitié de toi ? En plus grâce aux lampadaires il voit désormais distinctement ton visage, et surtout les larmes que tu fais ruisseler sur tes joues. Tu le regardes, prenant des yeux de petit chaton perdu qui quémande de la nourriture.

- Je dirais tout ce que vous voulez Monsieur l’agent, mais s’il vous plaît, ne m’emmenez pas au poste de police…

Tu jettes un coup d’œil par terre, parfait ! Une bout de trottoir qui ressort, tu tapes ton pied dedans. Tant pis si tu risque de te faire mal, tu es un acteur parfait pour le moment, et avec ça tu vas l’achever ! Du coup tes pieds s’emmêlent et tu t’étales avant que le flic des village people n’ait eu le temps de te rattraper. Tu grognes de douleur, ton genoux aura sûrement un gros bleu, mais c’est surtout que ta main a rappé par terre et saigne un peu. Maintenant tu passes en mode victime. Rapidement tu te redresses.

- Pardon, je vous fais perdre votre temps, je suis si maladroit… Je vais me dépêcher pour marche plus vite !

L’oscar est décerné à Andrew K. Prescott dans sa fabuleuse interprétation du pitoyable homme victimisé. D'ailleurs tu joues tellement bien ton rôle, que lorsque vous arrivez dans un quartier moins glauque et mieux éclairé, les gens se tournent pour vous regarder.

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Phineas Lockwood
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Ven 30 Juin - 10:43

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Lorsque tu avais entendu le premier reniflement ton sang s’était figé et une grimace avait paré ton visage. Une vague d’angoisse et d’agacement te parcouru, tu n’étais pas doué avec les émotions des gens. Tu étais même plutôt nul, tu préférais rigoler, rester optimiste et faire sourire les personnes mais c’était toujours trop délicat lorsque tu annonçais un décès et tu ne t’y étais au final jamais fais. Alors lorsque l’homme en face de toi devint un pleurnichard, quelque part dans ton crâne une alarme s’alluma. Ne te laisse pas faire te disait-elle, écartes son regard humide, barricade ton cœur qui vient de louper un battement. Tu étais vraiment aussi faible ? Tu grimaces encore et tentes de garder ton calme. Tu étais un inspecteur, quelques larmes ne pouvait pas contrecarrer ou mettre en danger un plan.

Ton regard se perd sur sa posture affligée, ses reniflements et sa dignité qui était partie au galop et ne semblait pas vouloir revenir. Non sérieusement il n’avait plus vraiment la gueule d’un gamin alors pourquoi se mettait-il à pleurer soudainement ? Tu portes un regard accusateur à tes menottes avant de regretter de l’avoir menacer avec. Et si cet homme avait subi des traumatismes avec cet instrument ? Nouveau regard sur tes menottes, nouveau regard sur lui. Il était vraiment pitoyable mais tu devais avouer que s’il jouait la comédie il la jouait bien… et s’il était sincère et bien… tu ne savais pas trop quoi dire ou réagir. Fort heureusement, ou pas, il se mit à parler. Les informations qui arrivèrent te prirent à nouveau de court et tu ouvrir un peu la bouche en signe de stupéfaction. Ça allait vraiment très loin là, tu ne voulais que l’interroger pas le foutre en taule…. Quoi que ça te démangeait affreusement là.

« Ecoutez Monsieur » commences-tu avant de te stopper face à son regard de chien battu. On aurait dit le chat dans Shrek… avant même que tu puisses continuer ta phrase il t’avait à nouveau supplié -tu refoulas rapidement ce sentiment de satisfaction. Nouvelle grimace puis tu continues ta marche en réfléchissant à ce que tu devais faire de lui, le croire ou non, avant que ton attention ne soit attiré…et bah par lui encore. Tu ne pouvais même pas penser en paix. Tu te retournes subitement pour observer son corps à genoux devant toi. Tu fronces les sourcils, étrangement tu ne cherches pas à l’aider, même si plus ça allait et plus ça avait juste l’air d’être un pauvre homme un peu pommé. Tu soupires, serres les dents un instant avant de lui répondre le plus calmement possible.

« Calmez-vous je ne vous arrête pas, j’ai juste quelques questions et besoin de vérifier votre identité. Vous comprenez que je n’aime pas être suivit » petit sourire sans joie, tu glisses ta main dans ta poche de manteau pour sortir un paquet de mouchoir que tu lui tends.

Tu finis par suspendre ta marche, peut content d’attirer les regards. Nouveau soupire, très bien tu croyais probablement à ses paroles de caliméro mais tu comptais bien avoir son nom pour vérifier qu’il ne faisait pas parti des fichiers. Tu le fixes un instant avant de tirer ton téléphone de ta poche.

« Votre nom ? Ne cherchez pas à m’en donner un faux je le saurais tout de suite… et vous pourrez retrouver votre mari et fils plus rapidement »

Tu lui jettes un petit coup d’œil pour voir si il réagit à tes mots. Allait-il se mettre à courir ou bien tu allais effectivement le trouver dans tes dossiers ? Décidemment tu ne savais pas quoi en penser, son visage était ravagé par les larmes et tu avais l’impression que tu venais de lui annoncer le décès d’un proche. Certaines personnes étaient probablement de grands sensibles même si leurs carrures ne le supposaient pas au premier abord. Nouveau regard sur le visage de l’homme : tu le voyais mal faire partie d’un trafic de drogue, bien que complétement navrant il n’avait pas l’air d’un drogué. Ou alors il jouait vraiment très bien la comédie.

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Andrew K. Prescott
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Ven 30 Juin - 12:07
Au fur et à mesure de ta petite comédie, tu jettes des coups d’œil à l’homme pour voir ce qu’il pense de tout ça. Tu arrives à lire un peu de pitié dans ses yeux, et tu te dis que c’est toujours mieux qu’un regard froid. Ça veut dire que ton petit manège fonctionne plutôt pas mal sur lui, mais tu en veux toujours plus. Et couche sur couche, l’homme pitoyable arrivera à se libérer ! Le fait de te casser la figure a surement bien aidé, des gens chuchotent autour de vous, regarde l’homme aux cheveux gominés qui pour le coup passe un peu pour un tyran. Tout ton plan fonctionne parfaitement, et même lorsqu’il te demande ton identité, tu ne laisses rien transparaitre. A la place, tu attrapes un mouchoir dans la poche intérieure de ta veste. Tu y va très doucement et sous le regard du flic, tu sors très doucement le petit paquet. Bruyamment tu te mouches avant d’essuyer tes yeux à l’aide des manches de ton trench coat retirant auparavant tes lunettes rondes.

- Je vous ai dit que je ne vous suivais pas Monsieur… Tu renifles un peu. Je m’appelle Cameron McAllen, je suis originaire de Londres mais j’ai déménagé ici depuis quelques mois.

Tu essuies ton petit nez en trompette avec le mouchoir, laissant l’agent taper le nom sur son téléphone pour te rechercher. Tu vas même jusqu’à lui épeler ton nom de famille pour qu’il ne fasse pas de fautes. De toute façon tu n’as pas peur, cette identité tu l’utilises depuis quelques temps lors de tes enquêtes. C’est un personnage que tu utilises dans certaines circonstances, ici par exemple ça permettra au flic de voir qu’en plus de ne pas avoir de casier judiciaire tu lui as raconté la vérité. Tu ne sais pas exactement à quel genre d’infos il aura accès, mais tu as créé toute une vie autour de cet homme. Il a même son propre compte Facebook que tu alimentes parfois de statut avec des anecdotes sur sa famille. Mais jamais de photos, histoire de préserver la vie privée tout ça quoi. Ca faisait déjà quelques années que tu l’utilisais, tu avais demandées à un de tes contacts hackers de le créer, et il t’avait sorti de bien des situations difficiles. Ici l’objectif était surtout que l’agent ne découvre pas qu’en plus d’avoir menti sur l’histoire de la famille, tu avais un casier judiciaire. S’il voit ça, tu peux être sûr que tu passeras la nuit en garde à vue. Surtout que le mot « journaliste » sera placardé en gros sur ton front.

L’appareil du flic n’étant pas des plus rapides, surement une histoire de manque de moyen, tu te poses juste à côté, contre une rambarde qui sépare la route du trottoir, puis tu attends. Bien sûr tu continues à renifler, mais il ne faut pas trop en faire non plus, alors tu montres à l’agent que tu te calmes. Les larmes ne coulent plus sur tes joues et tu les as tout essuyer avec tes manches. On voit par contre que tes yeux sont un peu rouges et légèrement gonflés à force d’avoir frotté.

- Alors Monsieur l’agent, est-ce que c’est bon ? Je peux rentrer retrouver ma famille ?

Tu le regardes, prenant encore une fois une tête de circonstance pour que l’homme ait pitié de toi et finisse pas capituler. Puis, sans prévenir et comme pour donner le coup de grâce, une vieux papi qui n’était pas très loin arrive vers vous. Il commence à houspiller sur le policier, en lui disant qu’il ne devrait pas arrêter d’honnête gens et encore moins de les faire pleurer. Tu luttes contre l’envie de rire, mais ce n’est pas vraiment simple quand on voit le regard légèrement perdu de l’homme. Alors tu te mors un peu l’intérieur de la joue en baissant le regard pendant qu’il se fait agresser par le vieil homme. C’est limite si il ne va pas jusqu’à le frapper à l’aide de son sac de course. Mais en bon policier qu’il est, il arrive quand même à calmer le jeu, le menaçant surtout de l’arrêter pour agression envers un policier. Le papi s’éloigne en rouspétant, en disant que les flics devraient mieux faire leur travail en arrêtant les dealeurs de drogue plutôt que les pères de famille. Reprenant ton sérieux, avec ta joue douloureuse à force de l’avoir mordu, tu redresses la tête pour planter tes yeux bleus dans ceux du policier.

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Phineas Lockwood
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Ven 7 Juil - 11:21

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Tout ton corps te criait que tu te faisais embobiné. Tu ne saurais dire si c’était ton intuition de super flic ou bien si c’était juste que sa tête ne te revenait pas. Chacun de ses mots te semblaient faux, chacun de ses gestes te semblaient surjoués et chaque partie de lui te semblaient suspectes. Et pourtant il te semblait pitoyable à pleurer ainsi, à salir les manches de son manteau, renifler et pleurnicher comme un enfant que l’on aurait pris sur le fait. Sa comédie, ou bien son caractère tu ne saurais le définir, t’avais presque fait oublier pourquoi tu étais là dans ce quartier, au milieu de la soirée, et pourquoi tu t’acharnais sur lui. Ton avis était mitigé mais tu devais t’avouer qu’il n’avait pas vraiment l’air de faire partie de tout ce trafic. Non c’était juste un parasite dont tu ne savais pas quoi faire. Le libérer au risque de t’être trompé ou bien l’embarquer au risque de…t’être trompé aussi ?

Mais si tes soupçons semblaient te tiraillait, lorsqu’il te donna son nom tu fus surpris de ne pas le connaitre. Bon ce n’était pas comme si tu connaissais tout le monde mais tu étais prêt à lui prendre les poignets en criant fièrement « AHAH je savais que tu étais pas net ! » et encore une fois donner raison à ton intuition. Mais lorsque tu écrivis son nom sur ton téléphone, pestant contre celui-ci qui commençait à se faire vieux, tu fus surpris de trouver son dossier. Marié, enfant, vierge. Le dossier, pas lui. Quoi que vu sa gueule de pleurnichard ça t’aurait pas étonné. Il était pourtant mignon c’était sûr, il faisait ta taille, son style vestimentaire lui allait plutôt bien, c’était un genre, et il avait de beaux yeux. Le tout royalement saboté par la rougeur de ces derniers, les reniflements et ses manches humides. Tu soupires.

« Ok. Je vous ai trouvé vous ne m’avez pas raconté de bobards. »

Tu fronces un peu les sourcils avant de reprendre la parole, le regardant droit dans les yeux -même si cette vision rougatre de ses globes te révulsait un peu, tu avais l’impression d’être le méchant dans l’histoire.

« Je peux avoir votre carte d’identité ? »

Oui avec d’autres tu aurais lâcher l’affaire, ça va, mais il te semblait suspect et le nom pouvait toujours être celui d’un de ses amis ! Non mais sérieusement, un type comme ça marié et avec un enfant ? Dire que toi tu n’arrivais pas à tenir tes relations. « Tu travailles trop » disaient-ils, « Tu préfères ton frère ou ton boulot à moi », « Je pensais que tu savais manier les menottes, je suis déçu ». Ce genre de chose. Or tu étais très bon avec des menottes, il ne l’avait juste pas compris. Pffrt. Tu grimaces alors que l’homme continue de parler. Retrouver sa famille. Tu restes silencieux, comme si tu considérais sa demande. Tu fus pourtant brutalement interrompu dans ton jeu de regard et de mimique pour faire paniquer l’homme par un vieillard.

Tu le regardes surpris et perdu alors qu’il se met à déblatérer tu ne savais quoi sur ton métier. Oui bah c’était pas marqué agent de la paix sur ton front mais inspecteur dans la criminelle. Tu ravales ta colère au fond de toi avant de lui offrir ton sourire le plus faux.

« Ecoutez monsieur vous interférez dans une enquête criminelle, comme vous le voyez sans doute à ma tenue je ne suis pas un simple policier, aussi je vous prierais de tracer votre route sinon je vous embarque. »

Nouveau sourire, peut-être plus sadique et vainqueur alors que tu vois le regard un instant perdu de l’homme, considérant rapidement ta menace. Petit silence, il finit par partir en rouspétant dans sa barbe blanche. Décidément, tu adorais jouer avec ton autorité c’était tellement jouissif. Evidemment tu n’en abusais pas. Pas trop du moins.

Tu fini par te tourner vers ce fameux Cameron, le toisant silencieusement. Tu ne savais pas quoi faire de lui, mais tu sentais que tu étais en train de lâcher. Non pas parce qu’il t’avait convaincu (enfin si, à moitié) mais bien parce que tu avais autre chose à foutre que passer ta nuit avec lui. Un frisson d’angoisse te parcourut, était-ce le genre à pleurer au lit pour chaque action ? Brr, tu ne voulais définitivement pas le savoir, tu haïssais les dépressifs et pleurnicheurs, tu étais trop optimiste et joyeux pour te confronter à eux. Tu soupires finalement.

« Bon. Ok. Vous pouvez y aller. Mais si jamais je découvre que vous m’avez menti, je ne serais pas aussi gentil »

Un nouveau regard d’avertissement et tu laissais finalement tomber. Un bon film t’attendait chez toi avec ton frère probablement endormi devant.

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Andrew K. Prescott
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Sam 15 Juil - 18:39
Quand l'homme te dit que tu peux partir, tu te retiens de justesse de lâcher un soupir de soulagement. Bon sang c'est qu'il s'est quand même bien accroché le bougre ! Sans ce petit vieux pour te défendre tu aurais sûrement fini au poste de police, ton identité aurait été révélé et tu te serais fait enfermer en prison. Mais apparemment la chance était de ton côté. Après un regard qui devait signifier à coup sûr un truc important, le flic parti vers sa voiture. Tu le regardes un instant, puis pars aussi pour retourner chez toi. Une fois dans ton vieil appartement miteux, tu défais légèrement ton nœud papillon en poussant un soupir comme si tu manquais d'air. Les mensonges c'est sympa, il y a toujours une bonne montée d'adrénaline, mais après la fatigue refait surface. Tu t'affales dans le canapé qui te sert de lit et te mets à fixer le plafond.

Trois mois ont passé depuis ta première rencontre avec le flic. Depuis tu as eu le temps de te renseigner sur lui, découvrant notamment son prénom, son nom et surtout sa page Facebook. Phineas Lockwood... On croirait presque le nom d'un personnage de dessin animé ! A en croire sa page, le policier a le même âge que toi. Malheureusement il a verrouillé la plus part de ses autres informations. Pas que sa vie te passionne plus que ça, mais ça aurait pu être intéressant de voir les photos histoire de se moquer un peu. Déjà que sa photo de profil est assez étrange…

L'attente est longue, tu aurais voulu le prendre en filature, tu sentais bien qu'il avait des informations intéressantes et que le suivre ne pourrait être que bénéfique pour tes enquêtes. Mais à ce moment là tu étais encore bloqué à cause de ta peine avec sursis. Tu ne pouvais pas prendre le risque de te faire une nouvelle fois attrapé par lui, il ne croira jamais qu'encore une fois tu étais là par hasard. Alors à la place tu as pris une grande décision, celle de te reprendre en main. Il était enfin temps de te bouger et de remettre de l'ordre dans ta vie. De toute façon tu semblais être bien parti pour rester quelques mois voir des années en ville alors autant t'installer réellement au lieu de vivre dans cet appartement miteux.

Tout s'est assez vite enchaîné, tu trouves rapidement un nouveau logement à acheter que tu rénoveras, puis tu adopteras un chien pour te tenir compagnie. Quand tu apprends que tu n'as plus cette peine judiciaire au dessus de ta tête, un monde nouveau s'ouvre complètement à toi. Alors que tu avais arrêté toutes enquêtes durant ton temps libre, il est temps pour toi de ressortir ta radio te permettant d'écouter la fréquence de la police. Bon tu vas juste être obligé d'écouter durant un moment pour savoir quelle est le matricule de ce fameux Phineas. Une fois que tu pourras le noter, ça sera simple pour toi de le suivre tel un chewing-gum collé à la semelle de sa chaussure. Alors que Rory dort à tes pieds, tu règles l'appareil. Des voix commencent à en sortir. Des noms, des matricules, tout un tas d'informations arrivent à tes oreilles. Tu tournes le bouton à droite, puis à gauche pour essayer de capter un peu tout le monde quand enfin tu arrives à une voix qu'il te semble reconnaître. Oui c'est bien lui ! Tu montes un peu le son puis commence à prendre note de ses indications. Comme ça maintenant tu sais qui il poursuit et surtout dans quel rue. Tu pars de chez toi en trombe, te mettant au volant de ton bolide, la radio à tes côtés. Rapidement tu rejoins l'endroit où le flic est sensé se trouver. Tu te gares pas trop loin, disons une distance correct, puis tu sors de ta voiture. Mais comme l'idiot que tu es, tu fais claquer ta porte ce qui fait que tous les regards se posent sur toi. Forcément, tard dans la nuit, dans un endroit isolé avec un flic et sûrement un indic, ils sont sur leur garde. Tu grimaces en espérant qu'il ne t'a pas reconnu alors que tu te rassois dans ta voiture pour repartir sagement et l'air de rien. Franchement quel crétin !

Quand tu es enfin chez toi, tu montes tes escaliers en trombe pour allumer ton ordinateur. Une bonne partie de ta nuit sera consacré à te renseigner sur les filatures et surtout comment bien les faire. Que tu te fasses chopper une fois de temps à autre pourquoi pas, mais tu ne peux pas te faire griller à chaque fois que tu le suis, autrement tu n'aura jamais les informations dont tu auras besoin. Tu as tout de même attendu deux semaines avant de retenter l'expérience, histoire que le flic oublie l'incident de la dernière fois. Cette fois-ci tu le retrouves sur un terrain de basket dans un quartier peu recommandable. Il semble être en train de surveiller un groupe de type, peut être un échange de drogue ? Un règlement de compte ? Bon sang ce que ça peut être excitant ! Tu as garé ta voiture bien plus loin que la dernière fois, mais tu fais quand même attention lorsque tu refermes ta porte. Marchant sur la pointe de tes bottes, tu rejoins discrètement Phineas, ne te mettant pas trop loin mais te cachant au mieux, téléphone portable en main !

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Phineas Lockwood
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Ven 21 Juil - 11:26

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Tu avais complétement oublié cette histoire. Ta vie avait repris son cours tranquillement, tu avais enquêté sur un cambriolage, quelques agressions, et toujours ton trafic de drogue qui semblait avancer au ralenti. Un jour pourtant ton indic t’avait donné l’information qui t’avait arraché ce sourire carnassier qui te sciait si bien lorsque tu étais sûr d’attraper un criminel. Pour ce jour spécial tu avais enfilé ton plus beau manteau, ton plus beau costard et tu avais tenté de te coiffer un peu. Certains avaient leurs jours spéciaux, des mariages, des fêtes, des anniversaires, des rendez-vous galants. Toi tes jours spéciaux c’était comme ceux-là, ceux où tu arrivais devant une bande de malfrat irradiant de confiance et que tu leurs passais les menottes aux poignets. Le soir tu fêtais ça avec tes collègues et ta vie était parfaite.

Ce jour-là pourtant, alors que tes doigts s’enroulaient autour des poignets d’un mec en costume qui semblait parfaitement défoncé, tu avais baladé ton regard à droite et à gauche à la recherche d’un type suspect. Peut-être habillé comme ton père. Un mec étrange, un pleurnichard. Un type au pif bien sûr. Mais tu n’avais rien vu de suspect parmi la troupe que vous étiez entrain d’arrêter et tes pensées avaient bien vite oublié cet instant fugace.

Les mois étaient passés à une vitesse folle et comme à ton habitude tu n’avais rien vu arriver. L’hiver avait fait place au printemps et le printemps à l’été. Tu avais quitté ton éternelle veste de costume noire pour uniquement aborder ta chemise blanche et ta cravate ne trouvait sa place à ton cou que de plus en plus rarement. Tu supportais la chaleur évidemment, et de toute façon en Angleterre ce n’était pas la mort non plus, mais tu étais définitivement plus à l’aise ainsi. Et puis ton partenaire te disait parfois que tu avais l’air plus sexy en chemise décontracté alors tu te laissais un peu aller.

Aujourd’hui avait été un jour comme les autres, tu avais interrogé un certain nombre de personne, tu avais couru après d’autres mais l’euphorie d’en avoir attrapé quelques-unes s’était très rapidement tarie devant sa photo. A chaque fois que tu entrais dans ton bureau, sa photo arborait le mur qui t’étais destiné. C’était ton mur, ta traque et à chaque fois que tu le voyais ton cœur se serrait. Cela faisait déjà un mois et vous n’aviez toujours aucune trace de lui. Ton regard glisse sur les trois autres photographies et tu grimaces en lisant pour la énième fois leurs noms. Misha Davidoff. Tu croises son regard marron. C’était un jeune homme, à peine 23 ans, tu le savais russe, nouveau depuis quelques années à Niflheim, un homme assez solitaire. Nikolas Eastwood. Tu observes son visage fin, il était maigre, petit, mais tu devais avouer qu’il avait cette beauté féminine qui le rendait attrayant. Il n’avait pas passé l’étape de la chirurgie mais tu étais convaincu que s’il n’avait pas disparu, il aurait été une très belle femme. Chan-Yeol Park. Lui ça avait fait un certain grabuge, mais ce qui t’avais marqué était sa beauté. C’était un acteur, il avait ton âge, il aurait probablement eu une belle carrière. Il avait déjà une petite popularité ici…

Puis tu reviens sur lui, Randall Fishman. Il allait se marier avant de disparaitre. Il était mignon, riche et avait une vie dont beaucoup rêvait. Tes collègues avaient simplement prétendu qu’il avait dû fuir l’engagement et qu’il devait se trouver dans des iles avec des jeunes hommes à ses pieds. Mais tu n’étais pas dupe, tu l’avais vue. Encore. Elle trônait au milieu de toutes les photographies dont tu n’avais pas besoin de lire les détails pour connaitre leurs vies. Elle couronnait ses victimes de sa couleur sanglante et la voir te faisait serrer les dents et les poings. Elle te narguait, elle te narguait d’être là, de faire le lien, mais de n’être que le seul élément que tu avais. Tu avais soupiré et détourné ton regard du chrysanthème rouge avant de te concentrer sur ton partenaire qui te parlait d’un nouveau cambriolage. Tu grimaces encore, tu étais dans la section des crimes violents alors pourquoi fallait-il que tu gères des cambriolages ?

Tu t’installes sur ton fauteuil noir alors qu’il te parle de la cargaison qui allait être vendue au marché noir et qu’il fallait aller surveiller tous ces petits trafics. Tu grimaces encore : tu détestes les planques, c’est le genre de truc où tu t’ennuies grave en espérant qu’il se passe quelque chose. Des heures d’attente pour rien… Tu fini par hausser les épaules avant de saisir tes clefs et filer à ta voiture. Ton partenaire avait sa propre planque et même si parfois tu râlais d’être séparé de lui, tu devais admettre que vous faisiez du bon boulot à deux. Et puis parfois cela t’arrangeait de pouvoir utiliser ton pouvoir en pleine nuit, bien plus pratique pour passer inaperçu et tout entendre.

C’est ce que tu fis ce soir-là. Une fois arrivé sur le terrain de basket où tu savais que se déroulerait l’échange -merci les indics- tu t’étais glissé dans un recoin sombre, suffisamment loin pour ne pas attirer les soupçons. D’ici tu n’entendais que des murmures indistincts mais sans attendre et après un rapide coup d’œil autour de toi, tu passes ta main sur ton visage pour revêtir ton masque blanc.

Immédiatement le monde te semble bruyant, les odeurs t’assaillent, tes yeux se floutent et tu mets quelques secondes à reprendre pied face à ce brouhaha. Tu te concentres, tu tentes d’ignorer le mal de crâne qui te saisit lentement -heureusement que vous étiez dans un coin désert, tu n’avais jamais tenté dans un lieu rempli de gens mais tu imaginais sans mal ta tête exploser. Tu te tournes vers le groupe un peu plus loin et y portes ton regard et tes oreilles, te semblant tout d’un coup d’être au milieu du groupe. L’un d’eux avait un accent français et ils parlaient … russes ?! Tu tressautes lorsque tu te rends compte que tu ne comprenais absolument rien…Pourquoi diable n’avait tu jamais appris d’autres langues que l’anglais et l’espagnol ? Ton cerveau carbure alors que tu essayes de saisir ce qu’ils racontent mais ton attention est brusquement attirée par le bruit familier de quelqu’un qui se rapproche. Tu fronces les sourcils sans te retourner, masquant ton visage. La personne agissait silencieusement et tu ne l’aurais sans doute pas entendu si tu n’avais pas utilisé ton pouvoir. A son odeur tu ne le sentais pas très loin de toi, tu l’entendais respirer et un sourire t’échappe alors que tu le sens peu assuré. Ce n’était clairement pas un professionnel, un flic ? Peut-être, mais tu aurais été tenu au courant, un trafiquant ? Que faisait-il derrière et pourquoi ne te dénonçait-il pas ? Tu réfléchis rapidement avant de faire disparaitre ton masque, défaillant face au silence qui s’imposa à tes oreilles. Tu n’avais pas beaucoup de temps avant que le sifflement arrive et te prive un moment d’une partie de ton ouïe.

Sans attendre, tu te mets à ramper rapidement, puis tu te glisses sans préavis à côté de l’intru, tournant le dos aux hommes, à moitié assis au sol, qui semblaient ne pas être d’accords. Tant mieux cela te laissait un peu de temps. Tu te tournes vers l’homme et…

« …toi… »

Tu le regardes perdu avant de sursauter en entendant un nouvel éclat de voix des hommes derrière vous. Ils avaient élevé la voix et maintenant vous pouviez les entendre plus ou moins clairement.

« Qu’importe. Tu sais parler russe ? »

Tu le fixes de ton regard pressé, le temps n’était pas aux questions, même si il n’y échapperait pas. Père de famille mon cul oui. Il n’était définitivement pas là par hasard.


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Andrew K. Prescott
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Jeu 27 Juil - 18:53
Alors que tu jettes quelques coups d’œil vers le flic, tu tentes en même temps d’entendre ce qu’il se dit plus loin. Une chance pour toi, les russes sont du genre à parler assez fort et ce en toute circonstance, qu’ils doivent être discret ou non. Mais qu’est-ce que tu peux bien en avoir à faire que Viktor se marie enfin franchement ? Allez passer donc aux choses sérieuses avant que tu ne te fasses attraper bon sang ! Pourquoi les mafiosos commence toujours à parler de leur famille avant des réellement entrer dans le vif du sujet, ils ne peuvent pas penser à ceux qui les écoutent en douce ?

Afin d’entendre un peu mieux la conversation, doucement tu essaie de t’avancer pour te cacher derrière une poubelle. Comme quoi tu les collectionnes celle-là, toujours sur ton chemin pour te planquer ! Les poubelles sont formidables, aimez vos poubelles. Tu vois mieux et tu entends mieux, mais tu es aussi un peu plus proche du policier. Heureusement pour toi c’est encore assez loin pour qu’il ne t’entende pas. Les mafieux entrent enfin dans le vif du sujet, l’échange de marchandise. Plus concentré que jamais, tu les fixes du regard en tendant l’oreille. Rah bon sang ce que ça serait chouette d’avoir un genre de superpouvoir qui te permettrait de tout entendre. Quel chanceux ce Superman ! Toi tu n’es qu’un pauvre terrien tout banale et myope en plus ! Un bruit, un chuchotement, un sursaut. Tes yeux se calent dans ceux du policier qui semble un peu perdu de te voir ici. Forcément, lui qui te prend pour un bon père de famille un peu chouineur…

- Oh euh, je cherche ma lentille ?

Mh, ce mensonge là il craint. Tu devrais le penser à le rayer de ta liste, surtout quand on voit que tu as tes lentilles sur le nez. Et puis à quoi bon de toute façon il t’a clairement reconnu, autrement il n’aurait pas dit « toi ». Tu relèves la tête quand tu entends que l’un des mafieux est en train de s’engueuler avec l’autre. Ça ce n’est jamais bon pour le business… Puis l’homme aux cheveux gominé te regarde une nouvelle fois, tu ne sais pas si tu déchiffres de l’impatience dans son regard ou juste l’envie de te frapper. Souvent avec toi les deux vont de pair. Puis pour te montrer silencieux et en même temps répondre à sa question, tu lève le pouce en signe de OK, tout en tirant la langue sur le côté et lui faisant un clin d’œil. Bref, digne d’un smiley que l’on pourrait trouver sur internet quoi. Tu te rapproches un peu de l’endroit où était le policier, après tout c’est un emplacement de choix et maintenant que tu es grillé… Autant en profiter. Et puis, peut être que contribuer à l’enquête te permettra de te faire une place dans son monde, et qu’il te refilera des infos gratos ? Ou que tu arriveras au moins à éviter la garde à vue pour ce soir. Ta concentration revient à son maximum, tu essaies de reprendre le fil de la discussion et de combler les trous avec les quelques secondes que tu as pu louper à cause de ce Phineas.

- Alors, le gros là il n’est pas content. Parce que le chauve n’a pas emmené tout ce qu’il était prévu. Sentant l’entourloupe il a préféré ne prendre que la moitié, se faire payer puis donner la suite. Sauf que ce n’était pas ce qui était prévu.

Tu chuchotes doucement mais assez fort pour que le policier t’entende sans trop devoir se coller à toi. De toute façon les russes sont tellement en train de gueuler qu’il ne t’entendrait pas même si tu venais à chanter la reine des neiges. Tu acquises un peu tout en les écoutant, la conversation commençait à s’éterniser. Et pourquoi t’as fait ci ? Et comment je peux te croire ? Et patati et patata. Tu sens que tout ça risque de mal finir si aucun ne vient à céder. Un des gorilles du gros a d’ailleurs l’air près à dégainer son flingue. Bon sang c’est vrai qu’on voit bien de ce côté-là, tu vas finir par troquer les poubelles pour des bacs de fleurs bientôt. Au moins ça sera joli et l’odeur sera nettement plus agréable.

- Oh euh, là je crois que c’est en train de se régler. Il vient de demander au blond d’aller chercher le reste des bijoux volés qui sont tout simplement dans la voiture alors que l’autre gorille va prendre la valise de bijoux. D’ailleurs, ils se disent pas au bout d’un moment qu’un mafieux avec une valise c’est louche ? Un sac à dos licorne ou je ne sais quoi permettrait d’actualiser un peu plus les clichés.

Le plus sérieux du monde tu regardes Phineas. Pourquoi lancer ce genre de débat maintenant ? Et bien pourquoi pas. Mais une nouvelle fois ton attention est appelée ailleurs, entendant un des gars parler plus fort. Mais cette fois-ci il ne gueule plus. Non il semble assez heureux de ce qu’il peut voir de la marchandise alors que de l’autre côté l’homme est en train de compter ses liasses de billet. Si le flic est assez intelligent, c’est le moment pour lui de bondir et de tous les coffrer. Si tu es assez intelligent, il faudra profiter cette cohue pour te barrer rapidement.

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Phineas Lockwood
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Jeu 3 Aoû - 10:36

Au détour de la rivière ruelle
#Andrew Prescott

Ton regard le fixe avec un air dépité. Il cherchait encore des excuses ? tu n’étais pas stupide, il était –-encore- planqué derrière une poubelle, bizarrement dans un lieu où un père de famille normal n’aurait rien à faire. Et puis bon, hein, la lentille avec ses lunettes sur le nez. Tu sais ton regard un peu blasé, quoi que légèrement amusé, c’était la deuxième fois que tu le rencontrais, et bizarrement avec ton métier on ne croyait plus au hasard. Tu hausses un peu les épaules, ce n’était pas ta priorité et sans attendre tu lui avais demandé si il parlait le russe. Bon c’était un peu stupide, tout le monde ne parlait pas le russe, et tu ne voyais pas pourquoi un type aussi étrange que lui le parlerait mais tu te sentais désespéré, tes suspects parlaient probablement du truc le plus important de la semaine et voilà que tu n’en comprenais pas un mot.

Qui était l’abruti qui ne t’avais pas prévenu que c’était un gang de russe ? Tu parlais un peu l’espagnol, du moins suffisamment pour comprendre ce qui se disait entre ce genre de gangster, mais russe… qu’est-ce qu’ils venaient foutre sur une ile comme l’Angleterre de toute façon ? Tu grimaces en les entendant s’échauffer et tu poses ton regard pressant sur le binoclard, haussant un sourcil lorsqu’il te fait un ok silencieux. Non… sérieusement ? Tu ne savais pas si tu t’en retrouvais heureux d’avoir un traducteur ou dépité de voir que c’était lui. Tu le suis du regard alors qu’il passe discrètement devant toi pour rejoindre ton ancienne planque, essayant du mieux possible de retenir ses détails physiques qui te permettraient de le reconnaitre dans tes fichiers, avant de le rejoindre tout aussi discrètement. De toute façon les hommes parlaient maintenant si fort que tu aurais pu aplatir le sol comme un éléphant, tu ne savais pas s’ils t’auraient vu.

Tu t’installes à côté de l’homme, te fichant de le déranger en calant ton épaule contre lui : la planque était petite. Tu portes alors ton regard vers le groupe de russes tout en reprenant ta concentration. Un peu plus et tu les oubliais pour coffrer l’individu suspect à ta droite. Tu ne savais décidément plus lequel était le plus suspect et ta curiosité le concernant devenait un peu trop importante. Il ne t’échapperait pas. Tes pensées s’évaporent bien vite alors que sa voix s’élève doucement pour te traduire ce qui se disait. Tu lâches un soupire, bien eu étonné par le résultat de leur conversation. Tu les fixes toujours autant, fronçant les sourcils en voyant décidément la situation s’échauffer. Tu hésites un moment, peut-être devrais-tu appeler des renforts ?

Le binoclard continue de te traduire la situation avec sérieux et pendant quelques secondes tu te dis que ce n’était pas une si mauvaise idée de lui avoir demandé son aide. Mais ça c’était avant qu’il ne te parle de licornes. Tu hausses un sourcil avant de t’arracher un petit rire.

« C’est des petites frappes alors ils veulent se la jouer cool. Je suis sûr qu’ils ont mis toutes leurs économies dans la valise pour pouvoir faire genre. Ils doivent espérer que cette transaction soit leur porte vers la fortune. »

Tu portes un regard sur le type avec la valise entrain de faire la transaction avec un petit rire en imaginant une licorne à la place.

« Un pikachu marcherait bien aussi. »

Lâches-tu alors que tu quittes la scène du regard pour attraper ton téléphone et envoyer un sms à ton partenaire pour le prévenir que la transaction était de ton côté (oui tu aurais dû le faire depuis le début, mais il était réactif). Tu envoies un autre sms à tes collègues quelques rues plus loin en stationnement pour leur signaler la voiture et les individus à attraper. Et toi ? et bien tu suivrais les acheteurs pour tomber sur le plus gros trafic et récupérer les bijoux. Tellement plus amusant que les coffrer maintenant.

Tu captes les deux vendeurs avec leur sourire colgate alors qu’ils sont entrain de remonter dans leurs voitures et sans attendre tu commences à te relever. Tu te stop dans ton geste pour regarder l’homme à côté de toi. Tu hésites un instant avant de soupirer.

« Jvais les filer pour trouver leur planque. Tu viens ? »

Dans tous les cas tu l’aurais ramené avec toi, mais ta conscience t’avait glissé que ce n’était peut-être pas si mal de lui proposer gentiment. Peut-être pourrais-tu alors l’interroger plus facilement plus tard, et il pouvait encore t’être utile avec son russe. Tu te mets accroupi et tu commences à te rediriger vers ta voiture.

« Grouille-toi »

Glisses-tu avant de te glisser le plus silencieusement possible vers ta voiture garé plus loin, mais suffisamment prêt pour toujours avoir la vision sur ce qu’il se passait avec les deux zigotos.


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Andrew K. Prescott
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Sam 12 Aoû - 10:00
Tu ne t’attendais clairement pas à ce que Finn te suive dans tes délires de sac de mafieux. A vous deux vous seriez sûrement les grands gagnants de l’émission “les rois du shopping”, ce stupide truc où les participants critiquent le style des autres. Plus superficiel on meurt. Alors que tu commençais à t’imaginer défilant avec ton sac à dos licorne, et à tes côtés un Finn avec son saillant petit sac Pikachu, une lumière te tire de ta rêverie. Tu glisses les yeux vers l’homme qui pianote à une rapidité impressionnante sur son téléphone, tu essaies de lire ce qu’il écrit mais ça va vraiment trop vite pour que tu puisses comprendre quoi que ce soit. Tu te doutes juste qu’il n’est pas en planque seul et qu’il doit donc prévenir des gens pour l’aider, enfin tu présumes encore une fois. Tu n’es pas devin tu ne peux pas tout savoir en étant sûr à 100%. C’est le dernier SMS qui te confirme tout simplement ton ressentiment, réussissant cette fois-ci à en lire une partie.

- C’est marrant je croyais que les policiers avaient encore des radios, ce que vous pouvez être modernes quand même !

Tu acquiesces pour montrer ton approbation, certains pourraient y voir de la moquerie et pourtant ce n’est rien de tout ça. Tu constates simplement que même la police arrive à progresser. Ton attention se tourne ensuite vers les russes, déjà installés dans leurs grosses voitures et prêt à partir. Si t’étais un flic, tu attendrais surement qu’ils rentrent chacun chez eux afin de pouvoir chopper toute la bande. Parce que finalement, si on les arrête maintenant, ça revient au même que couper la tête de l’hydre, deux autres prendront très certainement sa place et ça sera un cercle sans fin ! Mais visiblement, ce Finn a l’air d’en avoir pas mal dans la tête, puisqu’il te propose de les filer, semblant avoir exactement le même plan que toi. Tu réfléchis deux secondes, parce que tu as le choix entre te sauver et louper une super descente de police, ou le suivre et vivre cette fameuse expérience. Le choix est vite fait de ton côté, tu trouveras surement le moyen de t’éclipser par la suite ! Silencieusement tu acquiesces, puis réajuste ton nœud papillon alors que le policier t’engueule déjà pour que tu le suives. Crapahutant pour rester le plus discret possible, tu le suis jusqu’à une voiture de fonction. Il avait été assez intelligent pour prendre une voiture banalisée histoire de passer incognito, cet homme est visiblement pleins de surprises !

Tu t’installes dans la voiture, fermant très délicatement la porte comme Google et ton cours sur les filatures te l’avaient appris. N’ayant pas l’habitude d’être à deux, et surtout de ne pas être au volant la place est assez étrange pour toi. D’ailleurs tu jettes un discret coup d’œil à ta voiture, pas sur que ça soit un bon plan de suivre le flic dans sa voiture mais c’est trop tard il a déjà démarré de toute façon. C’est peut être toi le crétin dans l’histoire finalement, monter dans la caisse d’un flic comme si t’étais un gamin à qui on a proposé une friandise… Pourtant ta maman t’a assez bien appris à te méfier de ce genre de choses, mais non là tu as foncé direct la tête la première. Tu soupires, regardes les réverbères qui défilent dans la nuit, tu en as déjà marre de la route. Tu n’aimes pas quand tu ne conduis pas, parce qu’il n’y a rien à faire et c’est dans ces moments là que tu deviens assez bavard. Sauf que tu dois te retenir, hors de question de parler de toi à cet homme ! Alors à la place tu viens tripoter la radio, sans lui demander son avis. Tout d’abord tu l’allumes puis tu passes 5 bonnes minutes à la faire grésiller le temps de tomber sur une radio qui te convienne. Heureux comme un pou, tu tombes sur une station de jazz que tu affectionnes tout particulièrement. Tu tombes sur la classique mais indémodable musique de Ray Charles, Hit the Road Jack. Rien de mieux pour mettre l’ambiance, du coup sans idée tu pousses le son. Bref tu fais un peu comme chez toi. Et même si par respect tu te retiens deux secondes de chanter, le dynamisme de cette chanson a raison de toi. Tu ne chantes pas horriblement mal mais on ne peut pas dire que tu chantes super bien non plus. Durant un temps tu oublies complètement la filature, de toute façon ce n’est pas toi qui conduit alors il n’y a aucune intérêt pour que tu restes à 100% concentré sur ce qu’il se passe. A la place tu chantonnes tout en regardant dehors et gigotant un peu, voyant que vous vous enfoncez un peu plus dans le quartier pauvre. Encore une fois ces russes sont un gros cliché puisqu’ils se garent dans une usine désaffectée. Franchement, ils n’ont jamais vu les films où tous les mafieux sont dans les mêmes lieux ? C’est limite trop facile de les coffrer maintenant, il suffit de trouver une usine et on est sur que des trucs louches s’y passent.

- Et maintenant ?

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