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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Sei un cazzo~ [PV Stefan]



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Inno Snowen
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Lun 15 Mai - 20:26
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La pluie. La pluie qui m'empêche de travailler correctement, finir la devanture de cette putain de boulangerie. Ce qui veut dire que je vais encore devoir passer une journée de plus à faire le singe sur mon escabeau avec mes foutus pinceaux, sots, bombes et pochoirs, résister à l'horrible tentation de voler et MANGER tout ce qu'il se trouve dans la vitrine, encore heureux que les anglais soient LOIN d'égaliser la puissance d'une boulangerie italienne. Mais quand on a le ventre aussi creux que le mien parce-que l'argent ça tombe pas du ciel, bah ça reste une torture. J'veux dire ils auraient pu fermer le temps que je fasse mon boulot, bande de petits cons.

Déjà trempé, je range tout mon matériel dans le petit coin d'arrière boutique qui m'est réservé, comprenant que ce ne sont pas les employés qui vont me fournir de quoi m'abriter et que ce n'est pas ce soir que je pourrais m'acheter un petit quelque chose à gober. Merde hein... J'prend mon sac et sort en saluant vaguement le propriétaire, bousculant au passage un des clients, puis je pars m'asseoir sous l'abris de bus un peu plus loin dans la rue, jurant toujours à voix basse. Il me faut bien ça pour laisser couler mon humeur qui touche actuellement des profondeurs morbides. J'essaye de m'enrouler dans ma veste déjà pleine d'eau en vain, espérant ne pas finir crevé malade. Me voilà donc en train de grelotter, fixant d'un air assassin tout ce qui se passe autour de moi sans vraiment le voir.

Je le savais. Que c'était stupide d'espérer commencer une quelconque nouvelle vie. Je parle tellement mal anglais que je dois tout répéter quinze fois, je ne comprends rien au système administratif du pays -mais ça c'était déjà le cas en Italie- et je n'aurais bientôt plus d'argent pour me payer un loyer, sans parler de MANGER. J'ai déjà eu une chance irréelle de trouver ce gars qui voulait refaire sa devanture pour pas cher. C'est sans parler du pire, des sueurs froides qui coulent encore dans mon dos quand j'essaye vaguement de démêler quelques souvenirs, des cauchemars qui me donnerait bien envie de me tirer une balle et surtout pourquoi ce connard de bus met autant de temps à arriver !!! En plus un abruti vient de s'asseoir à côté de moi. J'crois que c'est le type auquel j'ai marché sur les pieds en voulant sortir de la boulangerie, my baaad. Non je rigole j'en ai rien à foutre de ta tête.

Soupir. "Chi vive nella speranza muore a stento" * grommelle-je pour moi-même, ce foutu proverbe que le compagnon à mon père n'a pas arrêté de répété pendant toute mon enfance, si bien que j'ai fini par m'y associer moi et toute ma vie avec.



*à force de vivre dans l'espérance, on meurt dans le désespoir

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Jeu 18 Mai - 23:46


Sei un cazzo
Avec Inno Snowen


Oliver Paul, twenty years old
Thick head of hair worries he's going bald ♪♫♪♫


Sa tête bat la mesure alors que la chanson lui trotte dans la tête, un léger sourire aux lèvres. Assurément, il est de bonne humeur malgré la pluie insistante qui goutte sur la capuche de sa veste. C’est vrai, quoi. C’est une bonne journée. Dans l’ensemble oui, c’est plutôt le cas. Jusqu’à il y a peu, il ne se passait pas grand-chose dans sa vie. Il se contentait de partager son temps entre ses cours à la fac, le club de basket, la guitare, les soirées, ses quelques amis et ses quelques amants. Il n’était pas en partiel, la prochaine rencontre sportive n’aurait pas lieu avant un bon mois et le carrousel de son cercle social tournoyait suffisamment pour que le temps défile plus vite qu’en réalité. Chaque jour semblait plus rempli que le précédent même si les semaines se ressemblaient toutes. Il en avait conscience, mais il ne s’en est pas soucié pendant un bon moment. À quoi bon ? Il n’était pas malheureux de vivre ainsi et c’était plutôt reposant. C’est d'ailleurs précisément pour cela qu’il a choisi de venir ici, derrière l’excuse de ses études. Il n’y a que récemment que ces vacances ont commencé à prendre le goût de routine et sitôt qu’il s’en est rendu compte, alors qu’il beurrait ses toasts en jogging devant la fenêtre de sa chambre étudiante, il a pris la décision d’y remédier. Sa première initiative a été de déménager.

À l’heure actuelle, c’est chose faite. Papà et Leo n’ont pas été si difficiles que ça à convaincre, contrairement à ce qu’il craignait. Tant que le loyer n’était pas beaucoup plus cher que ce qu’ils payaient déjà pour sa chambre étudiante, ils étaient disposés à laisser s’exprimer son désir d’indépendance autrement que dans 10m² de surface. Il en a sauté de joie. À présent, il vit dans parmi les poutres dans la mansarde d’un immeuble grinçant de partout mais il s’y sent déjà chez lui alors que tous ses cartons ne sont pas encore défaits. Et pour remercier les meilleurs pères du monde auxquels il a eu droit, il a résolu de trouver un petit boulot. Tant pis pour les statistiques sur les étudiants qui travaillent. De toute façon, ça peut encore attendre. Dans l’immédiat, il est surtout content de rentrer dans son nouveau chez lui, au point de fredonner sous la pluie et de saluer les boulangers avec un grand sourire alors qu’il prend place dans la queue. Ses aides au logement sont tombées il y a peu. Il ira remplir les placards demain. Aujourd’hui, il a bien mérité une petite gâterie et les choux à la crème de cette boulangerie se défendent honorablement, pour des pâtisseries anglaises. Il est tellement de bonne humeur qu’il ne bronche pas quand un petit brun aux cheveux longs, la tête rentrée dans les épaules, le bouscule en sortant du magasin après s’être extirpé de l’arrière boutique. Presque pas. Tiens ? Étonné, il le suit un moment du regard avant de se rappeler où il l’a vu : à l’instant ou presque, en train de descendre d’un escabeau appuyé contre la devanture. Curieux, il paye, remercie et salue poliment avant de retourner dehors pour lever le nez vers la façade de la boulangerie. Ah, alors c’est ça qu’il faisait… Cool !

Avec un sourire appréciateur, il se dirige vers l’arrêt de bus à deux pas. Il n’est pas si loin de chez lui que ça, mais sa tolérance à la pluie a tout de même ses limites. Prenant place sous l’abri, il reconnait avec un haussement de sourcil le peintre de la devanture. J’en connais un qui s’est levé du pied gauche. En effet. Embusqué sous ses mèches sombres et humides, résolument engoncé dans une mauvaise humeur qui lui fait jeter un regard noir sur tout ce qui passe sous ses yeux, le bougre n’a clairement pas envie qu’on le dérange. Stefan s’assoit à l’extrémité du banc, résolu à le laisser tranquille. Jusqu’à ce qu’il l’entende maugréer dans sa barbe. Attends, mais… Non, il ne rêve pas. C’est bien un italien fluide et dépourvu du moindre accent qu’il vient d’entendre de la bouche de cet inconnu de mauvais poil. Un large sourire lui barre aussitôt le visage :

« Ah, ma bisogna sperare perché bisogna vivere ! »*
*Ah, mais il faut espérer puisqu'il faut vivre !

C’est sorti le plus naturellement du monde, avec un entrain qui fait vibrer l’ombre d’un rire dans sa voix. Le brun grognon ne peut pas douter une seule seconde que ce dicton qui prend l’exact contrepied du sien s’adresse à lui. D’ailleurs, Stefan s’est à demi tourné dans sa direction sur son banc, tout heureux de cette occasion de renouer avec sa langue maternelle :

« Je ne pensais pas que je serais aussi content de croiser un compatriote. Enchanté ! C’est très sympa, ce que vous faites sur la devanture. »

Ses yeux rieurs en profitent pour détailler le jeune homme. Petit, anguleux, le visage en triangle barré d’une cicatrice bien visible en plein milieu du nez, les yeux noisette embusqués sous des arcades farouches. Rien de bien engageant mais Stefan n’en a cure. Il en faut plus que ça pour entamer sa bonne humeur. Toujours avec le plus parfait naturel, il pioche un chou à la crème dans le sachet bien dodu que lui a remis le boulanger et il le tend à son camarade d’exil, sur cette île pluvieuse d’Angleterre bien loin de leur soleil méditerranéen.

« Vous êtes de quel coin d’Italie ? Vous êtes là depuis longtemps ? »

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Inno Snowen
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Ven 19 Mai - 22:18
Sei un cazzo~

Je me demande parfois pourquoi les gens se comportent ainsi... Je veux dire, d'où ils sortent leur concept de pseudo-gentillesse gratuite dont je me sens si éloigné ? Genre jamais tu me verras proposer de la nourriture à un autre humain, aha, encore moins si c'est moi qui ai payé ! M'bon. J'me plains pas. Moi, on me tend la main, je mange le bras entier, en l’occurrence mes doigts se dirigent bien vers le chou mais dévient brusquement de leur trajectoire initiale -des années de techniques et d'entrainement ardu- vers le paquet. Déjà, dire merci c'est pour les faibles et oui, on me propose, j'abuse, au maximum, sans aucune honte. C'est naturel chez moi. "Oh ça tombe bien, j'ai pas mangé depuis hier matin..." Je ne lui laisse pas l'occasion de récupérer son dû, quitte à me retourner de l'autre côté en toute vitesse, à me lever et faire le tour de l'abri de bus sous la pluie battante. Quand je reviens à ma place initiale, le sachet est vide et je me rassois tranquillement, un air satisfait brillant sur mon visage... pour quelques secondes, avant de retrouver sa noirceur habituelle.

Tiens un rital. Eh bien moi je ne pensais pas que je serais aussi mécontent de retrouver un patriote tiens. J'ai déjà envie de le taper avec son air de beau parleur, pchh. Insupportable cette race ! Heureusement que j'ai été épargné. En plus sa bonne humeur contamine mon espace vital, j'ai l'impression de me faire infecter. Va afficher ta joie ailleurs eh ! Je déprime OKAY et voir des gens heureux ça me fout la rage au ventre. "Je m'appelle Jésus et je suis ici depuis la nuit des temps ? Qu'est-ce-que ça peut te faire hein ? Espèce de pédo-aaAAA- ATCHOUUUM ! Ahh.... J'ai froid putain. Je préférerais la météo de Rome." Moi , Ne pas râler et ce en toute circonstance possible ? Tu t'es cru au paradis. Pfft. "Je dessine du pain sur un mur pour pas crever de froid ou de faim, en quoi c'est sympa ? Achète-toi des yeux, c'est un bon conseil. "

Voilà voilà, j'espère que ça lui clouera le bec. "En plus j'veux pas dire mais j'crois que tu t'es grave fais arnaquer par le boulanger. J'veux dire yavait pas 15 choux à la crème et puis de toute façon ils sont surgelés, je le vois faire puisque j'y travaille. " Oui, je tiens absolument à lui miner le moral et ce de toute les façons possibles, hm. Parce-qu'en attendant ça me rend joyeux. Un peu. Regarde je SOURIS. Comme un connard assumé. "Alors quoi, t'avais espoir que tout ce passerait bien ?" Avec son stupide proverbe là, je vais lui mettre ma main dans la tronche oui. "J'espère que t'y crois tellement fort à ton illusion de vie que quand tu tomberas pour me rejoindre sous les ponts, tu auras bien mal." Parce-que la méchanceté gratuite, ya que ça de vrai.
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Sam 20 Mai - 17:09


Sei un cazzo
Avec Inno Snowen


The elevator dings, and they awkwardly step in
Their fingers touch on the rooftop button... ♪♫♪♫


Depuis qu’il est tout petit, il a l’habitude de partager. Que ce soit sa maison avec des touristes de passage, ses jouets avec leurs enfants ou son temps entre lui-même et les autres, pour lui c’est normal. Et même mieux : c’est bénéfique. C’est toujours un bon moyen de faire connaissance, de se faire apprécier et parfois d’avoir un petit quelque chose en retour. Partager, c’est bien. Son geste envers ce confrère grincheux s’est donc effectué comme un réflexe de bienveillance, sans réfléchir. Après tout, qu’est-ce que je risque ? Absolument rien. Soit il accepte, soit il refuse. Aussi nombreuses soient les déclinaisons de ces deux attitudes, il les connait toutes depuis le temps. Croyait-il. Car soudain, une correction de trajectoire particulièrement vicieuse fait passer la main du brun au-dessus du chou qu’il lui tendait vers le sac qu’il a négligemment posé sur ses genoux. Hey, mais ! Pris par surprise, Stefan réagit avec un poil de retard, tente de récupérer son goûter et finit par rester seul sur le banc de l’abribus, la main en suspens, suivant d’un regard ébahi le voleur qui s’est carapaté sous la pluie pour bâfrer tout le contenu du sachet. Sérieusement ? Oui. Il a encore du mal à s’en remettre lorsque le brun revient s’assoir une fois son méfait accompli, trempé mais fier de lui. Si les choses s’étaient arrêtées là, Stefan se serait sûrement énervé. Il y aurait peut-être même eu des représailles à ce pillage sauvage de choux à la crème, dont il garde précieusement le dernier survivant hors de portée. Mais voilà que le coupable part aussitôt dans une litanie de mauvaise humeur absolument époustouflante. Et ça, ça lui coupe la chique.

Sans mot dire, l’étudiant écoute ce petit bonhomme aigri dévider son fiel quasiment sans discontinuer. Il ne cherche ni à l’interrompre ni rétorquer à sa langue de vipère, quand bien même en prend-t-il généreusement pour son grade. Il y a beaucoup trop d’informations dans un débit aussi bref. C’est absolument fascinant. Pédophile, aveugle, stupide, naïf et un bon coup de désillusion dans les dents en bonus, en moins d’une minute trente. Incroyable… C’est le mot. Même si son visage ne permet pas d’en jurer, il est abasourdi par cette performance qui se solde par un sourire vicelard de l’artiste, visiblement très content de lui aussi. Il peut, dans sa catégorie. Et l’avis du public ne se fait guère attendre après ça : Stefan éclate de rire. Spontanément, comme un gosse, d’un rire joyeux qui rebondit entre ses côtes comme le torrent entre les rochers. Un ado en crise. Qui emmerde le monde et écoute du punk dans sa chambre. Ouais, c’est complètement ça ! Essuyant une larme au coin de sa paupière, il retrouve juste assez de sérieux pour répondre de façon compréhensible :

« Merci du tuyau, je changerai de boulangerie à l’avenir ! Et, ma foi, c’est un très joli pain. Mais tu aurais peut-être du le faire surgelé aussi, puisque c’est la politique de la maison. Tu serais sans doute moins bien payé, mais au moins ça serait marrant. »

Tellement marrant qu’il s’en faut de peu pour qu’il ne reparte en fou rire. Il gobe son chou à la crème pour se calmer, avant de repartir exactement sur le même ton jovial qu’il avait tout à l’heure en l’abordant :

« Je te l’accorde, à Rome le temps est incomparable à cette époque de l’année. Moi aussi je viens de là, j’ai grandi dans le Trastevere. Mon père y tient une maison d’hôtes qui s’appelle la Casa d’Anna, tu connais ? Tu viens de quel quartier ? Je dirais que t’es pas là depuis très longtemps, si ? »

Il sourit toujours, mais différemment de tout à l’heure. Maintenant, il sourit comme il le fait quand il a vraiment repéré ce qui l’intéresse chez les gens, avec curiosité et espièglerie. Il admet que c’est étrange. C’est même très bizarre et ça ne lui était encore jamais arrivé, mais il n’y peut rien : cet italien-là l’a tellement soufflé avec son numéro de Schtroumpf Grognon que l'effet final est totalement l'inverse de l'effet voulu : loin d'être refroidi, il se sent comme un chaton devant un bernard-l’hermite. Il a envie de jouer avec. Et si son vis-à-vis brandit sans vergogne le glaive de l’acrimonie, pas de problème. Il a le marteau de la joie en arme principale.

« Et si tu veux tout savoir, je n’espérais rien de particulier. Du coup, je ne suis pas déçu : c’est la première fois que j’entends autant de répliques assassines en si peu de temps et c’était super drôle ! Tu me rappelles le chat de mes voisins. C’est pas pour me moquer de toi, je l’aimais beaucoup. Tu es tout le temps comme ça ? Et tu vis vraiment sous un pont ? »

Je me demande si c’est facile de tenir sur la longueur… En attendant de le savoir, il lui adresse un hochement de tête. Quelque chose lui dit qu’il sera mal reçu s’il tente de lui serrer la main :

« Moi c’est Stefan. Ravi de te connaître ! »

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Inno Snowen
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Lun 22 Mai - 18:22
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Il rit. Ce connard.
Je tire une moue, rictus mauvais. "J'ai prévu de le faire après avoir eu l'argent." On apprend pas à un Démon à faire une ridicule grimace. Evidemment je ne pensais pas vraiment à repeindre en dessinant du surgelé mais plutôt rajouter discrètement de nuit quelque chose de plus... dégradant. Tellement dégradant qu'il sera obligé de refaire appel à mes services pour repasser au propre. Quoi ? Je m'adapte au métier. Puisqu'il n'y a pas de client, il suffit d'en... créer soi-même.

"Non. Ma "famille" ne m'a jamais amené avec elle dans un restaurant ou une chambre d'hôte et si je n'en ai jamais entendu parler par ailleurs c'est parce-que vous n'étiez pas assez bon tout simplement." Haussement d'épaule monumental duquel découle un tsunami de désintérêt complet. Qu'est-ce-que j'en ai à foutre de sa vie ? Ah oui c'est vrai, RIEN.  "Je suis là depuis que la pluie m'empêche de travailler et qu'un gros con me parle. Aurais-tu l'amabilité de fermer ta sale gueule et faire comme tous ces connards, c'est à dire  ignorer mutuellement les autres ?" Parce-que pour une fois ça m'irait parfaitement. Je veux dire, j'veux juste rentrer dans ma chambre et me rouler en boule dans le lit, pourquoi le monde entier se met en travers de ma route ?

Je suis tellement jaloux de son sourire que je pourrais en crever tout de suite sur le trottoir. De mon point de vue c'est plein d'une moquerie évidente et d'une pitié méprisante que je mangerais bien pour tout lui vomir dessus. Je me décide donc à ne plus poser mon regard sur lui, ne serait-ce que pour une milliseconde. Oui j'suis tout le temps comme ça je suppose et si tu continues de me regarder comme une bête de foire je vais vraiment te casser la tête, aurais-je voulu lui cracher à la face. Mais non, je me retourne avec un faux air innocent. "On m'a appris à ne pas répondre aux questions des inconnus méprisables et pouilleux." Oh puis... "Et moi je serais ravi de te dé-connaître." Le ton est plus calme et sulfureux, juste une preuve de plus de mon agacement infini face à cet homme qui ne vaut d'ailleurs pas la peine d'être qualifié ainsi. 'Chose pénible' serait plus adapté à son cas.  

Je me lève, rageux. Finalement je préfère marcher sous la pluie plutôt que de le supporter un instant de plus. Fuck le bus. "Et oui, ça arrive de vivre sous un pont, sale bourg'..." Sur ce, je cherche expressivement du regard quelque chose de tangible sur lequel passer mes nerfs. Comme par exemple la voiture arrêtée au feu trois mètres plus loin, qui vient de m'éclabousser volontairement. Ok j'étais déjà trempé mais le geste m'énerve quand même. Sans trop réfléchir, je lance le paquet vide de la boulangerie en direction de la vitre et fous un coup de pied à la porte en passant. J'avoue que ça fait super mal aux doigts d'orteil mais j'ai au moins la satisfaction de me dire que le conducteur n'a pas apprécié et qu'au pire les cellules du poste de police seront à l'abri et plus chaudes qu'un abri de bus.

Alors voilà, je me casse en boitant sous la pluie, fatigué des gens. J'en ai même oublié mon sac.

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Lun 22 Mai - 20:45


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Avec Inno Snowen


Don't jump little boy, don't jump off that roof
You've got your whole life ahead of you... ♪♫♪♫


Un très bref écho de son rire de tout à l’heure vibre dans sa gorge.

« Bon plan. »

Pas tant que ça en y réfléchissant bien, mais c’est uniquement un brin de solidarité commerçante qui parle. Même si Stefan n’aimerait pas que ce genre de choses arrive à son père, il n’a pas non plus beaucoup de pitié à dépenser pour quelqu’un qui ne joue pas franc-jeu et sert du surgelé à ses clients au prix du frais. Faut pas pousser non plus… Et en parlant de ça, on dirait que Schtroumpf Grincheux commence à en avoir plein les pattes. Sa verve hargneuse du début laisse place à une certaine forme de lassitude, ou tout du moins de désintérêt. Sans se départir par ailleurs de sa verve assassine. L’étudiant est blessé d’entendre dénigrer ainsi la maison d’hôtes familiale, d’autant plus qu’il sait que ce n’est pas vrai, mais il parvient à se retenir de rétorquer ou de le montrer. Inutile de lui donner des prises, il me crache déjà très bien dessus tout seul. À sa dernière provocation, il rétorque avec un étonnement amusé comme si la réponse tombait sous le sens :

« Pourquoi je voudrais être un connard ? C’est toujours plus sympa de se parler, non ? Ne serait-ce que pour pouvoir m’accabler de noms d’oiseaux à la pelle. Mais ce n’est pas ton avis. Je respecte. »

Et de fait, il s’est redressé très légèrement sur son banc, sourit un tout petit peu moins, parle un tout petit moins joyeusement. Ce n’est pas qu’il est vexé – Non… –  il lui faut quand même plus que ça. Stefan fait partie de ces gens qui ont une suffisamment haute opinion d’eux-mêmes pour endurer sans perdre d’aplomb les insultes dont ils savent qu’elles sont infondées. Celles dont l’accable son compatriote acariâtre sont purement gratuites et lancées au hasard puisqu’il ne le connait pas (et n’en a clairement pas l’intention d’après ses dires). Mais disons plutôt qu’il sent bien dans toute cette avalanche d’acrimonie qu’il s’est trompé d’approche, que son indéboulonnable joie de vivre n’est clairement pas ce à quoi le sombre italien a envie d’avoir affaire. D’ailleurs ça se voit puisqu’il ne tarde pas à se lever brusquement pour aller poursuivre son bonhomme de chemin malgré le temps affreux, poings enfoncés dans les poches et tête rentrée dans les épaules. Stefan le regarde s’éloigner sans rien dire alors qu’il se fait asperger au passage d’une voiture, qu’il se venge rageusement à coup de pieds et de sachet en papier, qu’il s’éloigne sous la pluie et les coups de klaxon furieux en boitillant piteusement. Bizarre ce mec, mais… Pauvre gars… Malgré tous les quolibets dont il s’est vu abreuver, Stefan ne peut s’empêcher cette vision de tirer sur les cordes sensibles de son empathie. C’est sans doute très naïf, mais il ne peut pas s’empêcher de se dire que le brun doit être malheureux, qu’il ne serait pas aussi haineux envers le monde entier si ça n’était pas le cas. Bien sûr, ce ne sont pas ses affaires et il ne peut pas s’occuper de toute la misère du monde. Mais tout de même. Pour lui, c’est naturel de tendre la main à son prochain, de lui ouvrir sa porte et de partager avec lui, que ce soit un toit, un repas, ou simplement une conversation. Alors ça lui fait mal de regarder partir cet inconnu plein d’amertume, sans feu ni lieu, et sans sac à dos. Sac à dos ? Baissant vivement la tête, il réalise en effet que le sac plein de bombes de peinture est resté là sous l’abribus pendant que son propriétaire taille la route. Aussitôt, sans réfléchir, il le saisit par la poignée et se lance à sa poursuite.

« Hey, attends ! »

T’es peut-être en train de faire une grosse connerie, Stef. Tu le sais, hein ? Oui. Mais tant pis. Quelques foulées de ses longues jambes lui permettent de le rattraper et il le dépasse brièvement pour se retourner vers lui avec un sourire. Un gentil sourire.

« Tiens. Tu auras du mal à revenir lui ruiner la façade sans ça. »

Il attend que son vis-à-vis récupère son bien et aussitôt, il ajoute avec un brin d’humour, et aussi de sollicitude :

« Je sais, je sais, je suis un sale bourge misérable et pouilleux, gros con, sale gueule, t’en as d’autres en réserve et t’as très envie de me dé-connaître. J’ai pigé l’idée. Mais toi, t’es trempé, t’es gelé et t’avais rien bouffé depuis hier matin. C’est toi qui l’as dit, pas moi. »

La pluie froide commence à couler le long de ses mèches blondes et s’infiltre dans le col de son blouson. Elle plombe le ciel jusqu’à l’horizon, détrempe les trottoirs et ruisselle dans les caniveaux. Le seul son de ses gouttes sur le macadam lui donne envie de rentrer cher lui et de s’enterrer sous un pull, avec un bon cappuccino et des shortbreads. Autrement dit, ce n’est pas un temps à laisser quelqu’un dehors. Partager, c’est bien. Et il faut le faire quand on le peut.

« Alors t’as vraiment pas d’autres endroits qu’un coin de pont où dormir cette nuit ? »

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Lun 22 Mai - 21:56
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"Je le respecte gniagniagnia..." Je mime cet abruti en franchissant la rue à petites mais hargneuses enjambées. Mais quel con celui-là alors, il fait parti des pires, ceux qui te noient dans le miel de leur soi-disant gentillesse et compassion. Pfeu, plutôt mourir. J'ai du mal à envisager que quelqu'un veuille se montrer autant empathique envers un inconnu comme moi. J'aurai du lui proposer mon psy qui est tellement mauvais que ça l'aurait encore plus enfoncé, ahaha ! Merde je me suis niqué le pied quand même. Je regrette rien mais quand même... putain. Qu'est-ce-qu'il se passe encore ? J'ai pas le droit de courir en boitant dans la rue et en murmurant des insultes comme un dératé ? "QUOI ELLE A QUOI MA GUEU- Oh. Ah..." Mon sac. Sans me départir de ma rogne, je le lui arrache de ses mains sales et le reprend tout contre moi. C'est encore lui. Je vais le surnommer "la tique qui te suce le sang et te suis partout sans que t'arrive à la crever". Oui j'ai faim et froid, très bien, je l'ai dis, il est tout content. Bientôt il va frétiller d'la queue si ça continue, le sale chien. "Et alors, ça te fais marrer peut-être ?" Grincement de dents. S'il tenait à enfoncer le couteau dans la plaie et à y renverser un paquet de gros sel, c'est parfaitement réussi, bravo, il est même encore plus doué que moi.  

"J'étais censé finir la façade aujourd'hui. La pluie me retarde depuis plusieurs jours et je n'ai pas l'argent nécessaire pour payer l'hôtel pour les prochains jours. Il y en a qui roulent pas sur l'or. Dégage maintenant..." Je suis trop fatigué et las pour continuer ce petit jeu. Je veux qu'il me laisse mourir de froid, renifler et trembler dans mon coin. Evidemment tout serait infiniment plus facile si j'avais suffisamment confiance pour demander main-forte. Tu crois que ça me fais plaisir d'être autant sur la défensive ? Normalement je suis méchant certes, mais pas comme ça. J'ai juste le réflexe humain de ne pas retendre une deuxième fois le bras quand on me l'a déjà arraché une première fois. Je sais parfaitement que pour un jeune normalement constitué -donc à l'inverse de moi-même- il est relativement facile de trouver un logement, même un placard à balai sous un toit. Il suffit d'avoir des relations, des amis, de regarder sur internet les annonces et d'aller visiter, demander la caution à papa. Parfait, il me manque quasiment l'intégralité de la liste. Appeler à l'aide est trop risqué. On sait jamais sur qui on peut tomber, je veux pas en faire les frais une deuxième fois. Frissons. Personne n'offre sa main sans penser à une éventuelle récompense, donnée ou prise de force. On ne me fera plus croire l'inverse et c'est bien pour ça que je hais tant parler de ma vie avec des abrutis que je ne connais ni d’Ève ni d'Adam. Comme lui.

Je tourne les talons une deuxième fois sans rien dire et trace ma route.

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Mar 23 Mai - 12:50


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He said, "I think you're projecting
The way that you're feeling
I'm not suicidal just idling insignificantly ♪♫♪♫


Le brun récupère son sac sans douceur et s’y cramponne avec méfiance. Pas l’ombre d’un merci. Pas grave. Il s’y attendait de toute façon. D’ordinaire ça le refroidit un peu, il apprécie la gratitude pour ses actes de bonté. Mais pour cette fois, il passe outre.

« Non ça ne me fait pas marrer. Tu en as l’air persuadé mais je ne te parle pas pour me moquer de toi. »

Si je voulais me moquer de toi, tu le sentirais autrement mieux passer, mon gars… Mais ce n’est pas le sujet. Son vis-à-vis est loin d’avoir baissé sa garde. Au contraire, Stefan sent parfaitement dans son regard peser tout le poids de son amertume. Sa voix elle-même en est chargée alors qu’il finit par lui avouer ses soucis de logement, qui tombent de sa bouche comme un paquet de dépit juste avant qu’il lui ordonne de lui lâcher la grappe. L’étudiant le laisse passer sans rien dire, fixant une seconde ou deux les longs cheveux noirs qui lui tombent dans la nuque, rendus encore plus sombres par la pluie battante. Juste un tout petit instant avant de le rattraper à nouveau. Ce type n’a rien de sympathique. Mais genre vraiment rien, ou alors pas grand-chose... C’est à se demander pourquoi il ne lui obéit pas et ne le laisse pas effectivement tranquille dans sa galère de chambre d’hôtel et de manque d’argent. Une part de lui-même se pose sincèrement la question, et pourtant rien n’y fait. Il y a de la détresse chez ce compatriote qui semble n’avoir pour seuls et uniques points communs avec lui qu’une langue chantante et une patrie lointaine. Et il n'aime pas laisser ce genre d'affliction sans réponse, sans au moins essayer de faire ce qui est à sa portée. Alors même s’il sait qu’il risque à nouveau de se faire jeter, il poursuit quand même ses enjambées jusqu’à marcher à son niveau et lui dire tranquillement avec un nouveau sourire :

« Si tu veux, j’ai un coin de canapé de libre dans mon appart’. Ce n’est pas très grand, mais beaucoup moins cher que l’hôtel et mieux isolé qu’un dessous de pont. »

Alors ? Psychopathe ou pervers sexuel ? Parce qu’il va mal le prendre ou alors se demander sur quel fou il est tombé, c’est sûr et certain. Et Stefan ne lui en tiendra pas rigueur, ce serait au contraire un beau réflexe de survie. Après tout, aucune personne saine d’esprit n’ouvrirait sa porte de la sorte à un parfait inconnu, lequel viendrait en plus de l’insulter sans vergogne. Mais tant pis. Il prend le risque. Parce qu’il peut se le permettre et qu’il ne veut pas se dire qu’il a laissé ce gars finir à la rue alors qu’il avait besoin d’aide. Même s’il doit passer pour un fou ou un imbécile. Je parierai plus sur le pervers sexuel, quand même…

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Inno Snowen
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Mar 23 Mai - 21:00
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C'est dingue. Je suis obligé de courir et il réussi encore à me rattraper tranquillement. C'est ça la merde quand t'es petit, et en plus là je boite. J'ai rigolé en disant que j'avais mal aux doigts de pied. En vrai c'est remonté jusque dans ma cheville, que j'ose pas trop regarder. On sait jamais, elle ressemble peut-être déjà à un balon ? L'horreur. L'envie de lui faire un croche patte me démange grandement. En fait, j'étais sur le point de balancer mon pied sur le côté pour mettre en oeuvre une de mes meilleures techniques afin qu'il se rétame à mes pieds, quand soudainement ses paroles ont fait dériver mon cerveau. Cerveau envahit d'une soudaine méfiance qui me dresse le poil et me fait reculer quelques pas en arrière puis tendre les épaules. Notre discussion prend une toute autre forme et je ne suis plus agacé. J'ai simplement peur, une peur qui me fait mettre un masque de tranquillité glaciale parce-que je n'ose pas montrer une seule parcelle de mes craintes. "Je ne veux rien." siffle-je. Mon ton est tellement froid qu'on se croirait transporté sur une banquise. Je me fais interrompre par le brusque grondement de mon estomac, qui a probablement dans l'idée de provoquer un tremblement de terre, mais qu'importe. Je ne tendrai pas la main. "Si tu tiens tant que ça à jouer au bon samaritain dans la rue, paye-moi ma chambre." Fini les insultes. Maintenant je simplement devenu distant, à des milliers de kilomètres de lui, sur une autre galaxie. Et plus il avancera vers moi, mieux je reculerai. Je fronce les sourcils. "Et à manger. Pour ce soir." Quelque chose de consistant et réchauffant. Je ris, sournoisement. "Alors tu veux aider, hein ? Mon vieux on va travailler ta soi-disant bonne volonté. Je vais te prouver qu'elle est sale et souillée et que tu ne tiendras pas plus de deux minutes quand tu comprendras que c'est chiant d'aider des gens. Et si jamais t'as les couilles de t'avancer sur ce chemin, tu le regrettera tellement fort que ça va s'entendre à des kilomètres. Je vais te prouver que tu veux juste ça pour soulager ta sale petite conscience, ou alors ta sale petite libido. Dans les deux cas tu es un minable. Parce-que je n'y crois pas. "

Je renifle et me demande si je pourrais voler un mouchoir dans sa poche. Tout le monde a des mouchoirs dans sa poche, sauf moi. Moi, toujours le mec qui se retrouve con devant ses hasards merdiques. Je fourre mes mains dans mes poches trempées et avance, dieu seul sait vers où. Ça fait splash splash quand je marche, insupportable. "Rajoute des vêtements secs et chauds à la liste." Je me retourne vers le pseudo-mécène avec un sourire affr- radieux. Oh je sais parfaitement qu'il va refuser et tracer sa route, mais je sais pas pourquoi, ça me remplit de joie d'avoir pu le traiter comme un esclave pendant quelques minutes. Je veux le voir se décomposer, tomber de son piédestal de pitié de merde et se fracasser sur le sol et enfin, j'irai lui écraser la tête avec ma chaussure. Jouissif. Ou presque.

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Mer 24 Mai - 12:38


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I come up here, for perception and clarity
I like to imagine I'm playing Sim City
All the people look like ants from up here
And the wind's the only traffic you can hear ♪♫♪♫


Il s’arrête et se retourne vers le brun alors que celui a brutalement changé d’attitude. Un changement radical qui le rend soudain aussi froid et tendu qu’un pic à glace. Aïe. Stefan sait aussitôt qu’il a été trop loin. C’est normal, après tout. Il a l’air plus que suspect à proposer de la sorte son logement à un inconnu, n’importe qui réagirait pareil. Lui-même à la réflexion, se dit qu’il s’y est mal pris. En même temps, il ne m’a pas laissé énormément de fenêtres de tir… Le petit peintre refuse sa proposition d’un ton hivernal, quand bien même le grognement apocalyptique de son estomac vient donner un contrepoint presque comique à son assertion. Pourtant, l’étudiant voit soudain son sourire s’émousser. Haussant le sourcil face à la première exigence qui lui est faite, il se prend de plein fouet une nouvelle vague de fiel de la part de son vis-à-vis, qui semble décidément tirer une joie mauvaise et incompréhensible à piétiner ses élans de bonté, à les tourner en ridicule. Tant et si bien que même Stefan commence à, non pas perdre patience – Non… – mais disons plutôt à prendre un peu de recul face à tellement de haine. Visiblement, il est tombé sur un de ces misanthropes cyniques qui pensent que la bienveillance n’est qu’un joli masque à arborer en société, pour couvrir l’orgueil boursoufflé et les envies méprisables de tout un chacun. Ce jeune homme est visiblement persuadé que c’est son cas, en plus d’être déterminé à le lui prouver par un stratagème ubuesque. Cela l’amuserait presque. Il se dit que ça doit tout de même être bien triste de vivre de la sorte. Sans rien dire, il le laisse s’éloigner de quelques pas et lui rend un sourire indulgent en réponse à son air satisfait. Bon. Et bien j’ai perdu. Il le rattrape une dernière fois à pas tranquilles.

« Dans ta bouche, ça sonne vraiment comme un chouette programme. Le seul souci c’est que perso, j’ai rien à te prouver. Désolé. »

Stefan aime partager. Il aime rencontrer les autres et rendre service. Il en tire sincèrement une joie de tous les jours et ne cesserait pour rien au monde d’être tel qu’il est pour pouvoir continuer de s’y abreuver. Mais cette générosité ne le rend ni naïf, ni inconditionnellement gentil pour autant. Il est trop fier pour ça. Le petit peintre refuse sa bienveillance et crache dans sa main tendue ? Soit. Il le laissera là où il l’a trouvé. Après tout, c’est lui qui l’a voulu. C’est pas parce que tu t’étouffes dans ton mal-être que je vais accepter indéfiniment que tu me le craches à la gueule. Parvenu à sa hauteur, il a récupéré son porte-monnaie pour en sortir quelques billets. Une soixantaine de livres. Tout ce qu’il a sur lui à part des piécettes, mais il n’en range pas moins soigneusement son crapaud dans la poche de sa veste, le poing toujours fermé dessus. Sait-on jamais. Il lui tend l’argent, quasiment certain qu’il ne le refusera pas. De nouveau, il lui adresse un sourire et dit d’un ton paisible :

« Tiens. Si tu te démerdes bien, tu pourras avoir le repas et une chambre dans une auberge de jeunesse. Pour tes fringues, faudra te contenter du radiateur. Ah ! Je te laisse. Le bus arrive. Ciao ! »

Et en effet, il lui adresse un dernier signe de la main avant de retourner au petit trot vers l’abribus pour héler le chauffeur. Montant à bord, il valide sa carte et s’installe en souriant à côté d’un vieil homme aux cheveux blancs qui serre son chapeau sur ses genoux. Par la fenêtre ruisselante de pluie, il aperçoit la petite silhouette brune qu’il a laissée sur le trottoir. Un autre sourire lui étire le visage, mais c’est plus un réflexe pour combattre le léger sentiment d’amertume qui l’envahit. En ce qui le concerne, il a agi comme il l’aurait du. Ça lui a peut-être coûté soixante livres, mais au moins s’en est-il sorti la tête haute. Sans céder à son chantage, et sans lui donner raison non plus. À ses yeux, c’était la meilleure issue possible et il ne regrette rien. Et pourtant, rien n’y fait, il n’est pas totalement satisfait. Pas qu’il tenait absolument à accueillir chez lui ce compatriote hargneux et ingrat, mais tout de même. Il aurait voulu que ça se déroule autrement. Et il est, non pas fâché – Non… – mais légèrement irrité que le petit peintre y ait mis tant de mauvaise volonté. Fait chier… Contrarié, il décide de ne plus y penser.

Il y arrive assez bien. Rapidement, entre ses cours et les circonvolutions diverses de son cercle social, il parvient à retrouver le sourire et à se sortir la mésaventure de la tête, sans que celle-ci ne modifie son quotidien plus loin que le changement de boulangerie. Malgré tout, lorsque le bus le ramène chez lui et qu’il jette un œil sur la devanture de l'ancienne, il ne peut s’empêcher de s’en amuser, à différents degrés selon l’état d’avancement. Et puis un jour, alors que des travaux sur le trajet de la ligne le contraignent à rentrer chez lui à pied, il retombe sur lui par hasard. Un peu moins d’une semaine s’est écoulée depuis leur rencontre et le temps commence enfin à s’améliorer bon gré mal gré même si la bruine persiste. Stefan avance tranquillement dans la rue, son sac de cours sur l’épaule et un sandwich au poulet à la main. Il n’avait pas spécialement prévu de repasser par là mais voilà soudain qu’il aperçoit une silhouette connue, accroupie sous son escabeau parmi ses bombes de peinture. Tiens tiens… Il pensait se contenter d’un sourire et d’un signe de la main, pour ne pas lui faire le plaisir de l’ignorer, quand il distingue en plus une petite boule de poils pataude qui s’éparpille entre ses jambes. Stefan marque aussitôt un temps d’arrêt. Sincèrement surpris, et intrigué, il finit même par s’approcher, un sourire aux lèvres :

« Salut ! Tu t’es fait un copain ? »

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Inno Snowen
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Mer 24 Mai - 13:39
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Sans un mot, je lui arrache les billets des mains et les fourre dans ma poche, remarquant avec regret qu'il tient son porte-feuille hors de ma portée. Tch... Enfin, il retourne d'où il vient et me laisse tranquille, c'était plutôt prévisible. Mon but était tout de même de le faire détaler, à la base. Et j'échoue rarement à cette tache une fois que je l'ai en tête, la preuve. Je regarde le bus s'éloigner et relâche petit à petit toute la pression qu'il m'a imposé. Au moins il n'a pas continué à me noyer dans des propositions bancales et trop étranges pour être acceptables. Je ne sais pas vraiment si j'aurais pu résister à la panique dans le cas inverse. "Conna-...a.. ATCHOUM !" Le bus a disparu, et moi j'ai gagné soixante livres en insultant un débile. Parfois la vie est cheloue...

Je suis donc rentré à l’hôtel pour me sécher. J'ai acheté un parapluie, un de ceux qui sont tellement lowcost que tu ne peux pas le déplier sans qu'une des baleines casse ou se torde dans le mauvais sens et puis au moindre coup de vent ça se transforme en parachute. J'ai rassemblé mes affaires qui tiennent dans un sac, fait un scandale à la réception juste pour le plaisir de gâcher la journée du réceptionniste, puis j'ai cherché une auberge et enfin quand la pluie s'est arrêté, j'ai terminé mon pain sur ce putain de mur. Enfin. Le boulanger à l'air content de lui, il a une magnifique devanture qu'il a payé une bouchée de pain -sans mauvais jeu de mot- en esclavageant un foutu rital qui n'avait pas le choix. S'il savait...

On pourrait penser que je suis de bonne humeur car ces derniers jours n'ont finalement pas été les plus terribles pour moi, mais non, j'ai toujours envie de tuer quelqu'un. Tout ça parce-que je l'ai trouvé sur le trottoir ce matin, tout tremblant et fiévreux, qui essayait d'appeler à l'aide en vain. Mais personne ne s'arrêtait. Les gens sont très bons pour devenir sourds quand ça les arrange, hm. Oui, je parle du chaton que je suis en train de garder au chaud contre ma veste, accroupi sous l'escabeau. Je pense qu'il est juste fatigué et mort de faim. Il n'a pas l'air blessé mais je ne peux pas être certain qu'il n'ai pas choppé quelque chose... Il faudrait l’amener chez un vétérinaire, dont la consultation dépasse largement mes moyens. Alors je peste et le regarde miauler doucement, ça me crève le cœur j'y peux rien. J'allais rentrer pour lui trouver à manger et le mettre à l'abri quand il m'a interrompu. Alors je me retourne brusquement. Et je crise.

"Tu me stalke ou comment ça se passe... ?"
déclare-je après un moment d'observation hargneuse envers sa personne. Je caresse la boule de poils et la garde bien contre moi, aucune envie qu'elle prenne peur à cause d'un crétin qui s'approche trop près. Et encore, elle n'aurait sûrement pas la force de s'enfuir bien loin. Je gronde. Oui je m'entend infiniment mieux avec des animaux qu'avec les humains, qu'est-ce-que ça peut lui foutre ?

Après un moment de réflexion pour peser le pour et le contre, un sourire mauvais apparaît sur mon visage. "Alors t'as toujours envie de te crever pour m'aider ?" Je sais que c'est un peu risqué, mais d'un autre côté l'Auberge n'accepte pas les animaux et je ne pourrais pas m'en occuper correctement. C'est trop compliqué. Alors que lui par contre... Je désigne le chaton. "Je veux que tu adopte et garde Fanfan chez toi~" Quoi ? C'est un prénom totalement choisi au hasard, je le jure. De toute façon le hasard je pisse dessus !

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Sam 27 Mai - 16:15


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« Non. Je passais par là pour rentrer chez moi et je me demandais juste à quoi ressemblait ton nouvel ami… »

Forcément… Stefan se redresse alors que le petit brun blottit le chaton à l’intérieur de sa veste, le protégeant de la pluie et de sa présence néfaste. Un petit sourire en coin lui échappe. Certes, il est toujours aussi peu aimable. Mais le voir faire preuve d’autant de sollicitude envers cette petite boule de poils en détresse a quelque chose d’attendrissant. De mignon. Ça ne peut pas être un complet connard dans ces conditions. Cependant, comme ça n’excuse pas tout non plus, l’étudiant ne laisse rien transparaître de ce qu’il peut bien penser. À sa question piège et à son sourire mauvais, il répond d’un haussement d’épaule :

« Pas plus que ça. Pourquoi ? »

Lors de leur premier échange une semaine plus tôt, Stefan n’était pas vexé. Ni agacé – Nooooooon… – Mais quand même. Il ne peut pas dire qu’il a apprécié. Il mentirait s’il affirmait ne pas être rancunier et ne prendre aucun plaisir à l’idée de lui rendre de la monnaie de sa pièce. Enfin, je ne sais pas encore ce qu’il compte me demander… Et en effet, ça vaut le détour. Il ouvre soudain de grands yeux sur la figure butée du peintre qui lui désigne le chaton pelotonné contre lui, sincèrement surpris. Quoi, sérieusement ?! C’est ça, son test infernal de ma bonne volonté ? Et il a appelé ce chat Fanfan ?! Là encore, trop d’informations en une seule fois. Exactement comme l’autre jour, il finit par éclater de rire. Il peut dire ce qu’il veut sur cet énergumène, mais pas qu’il manque d’aplomb. Reprenant son souffle, il fixe à nouveau son regard sur lui, toujours un peu ébahi de ce qu’il lui demande :

« Hahahaha ! Vraiment ? Rien que ça ? Sans même l’ombre d’un ‟s’il te plaît” ou d’un ‟merci” ? Alors que je ne suis visiblement pas un hôte assez bon puisque tu n’en avais jamais entendu parler ? Heureusement que Fanfan est plus mignon que toi… »

Rancunier ? Oh, si peu… C’est puéril, c’est vrai. Il en a bien conscience. Mais nul n’est parfait et, pour sa part, Stefan aime rappeler qu’on lui a fait des crasses. Même s’il n’y a que peu de chance pour que ça ait une bonne influence sur leur situation actuelle, ça fait toujours du bien à son égo.

« Je n’ai toujours rien à te prouver. Je voulais t’aider parce que ça me fait plaisir. Je ne suis pas gentil sans conditions. »

Cependant, ne voulant pas prendre le risque de le froisser étant donné ses intentions, il lève aussitôt une main pour stopper l’éventuel déluge d’insanités auquel il pourrait avoir droit après une telle provocation et annonce avec un sourire chaleureux :

« Mais avant que tu ne repartes pour un tour, ne t’inquiète pas : j’accepte de l’héberger, ton petit père. On ne va pas le laisser dans cet état. Il y a une clinique vétérinaire à trois rues de chez moi. »

Je ne suis pas un monstre, tout de même. Et puis, il est chou à vouloir prendre soin de cette petite bête… D’un geste, il l’invite à le suivre, attend quelques secondes qu’il se soit décidé et ait rassemblé  ses affaires, puis reprend son chemin en mordant dans son sandwich au poulet. La journée est finalement loin d’être inintéressante. Revenant à son niveau, il penche la tête pour apercevoir le chaton blotti dans l’échancrure du blouson, attendri :

« Tu l’as trouvé où ? Tu es sûr qu’il n’appartient à personne ? »

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Inno Snowen
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Sam 27 Mai - 20:24
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Je pense qu'il n'y a que deux hypothèses plausibles. Soit cet homme a un sérieux problème mental -peut-être une sorte de maladie du rire qui le fait passer pour un attardé- soit j'étais destiné à une carrière de clown. Dans les deux cas ça m'agace profondément, alors ma mâchoire se resserre, je presse ma langue contre mes dents, près à l'ensevelir sous une montagne d'insultes. La seule chose qui me retient est la petite boule de poil qui respire doucement contre moi.

Haussement de sourcils. "Evidemment qu'il est plus mignon que moi, que toi et que n'importe quelle horreur humaine sur cette terre. Et je n'ai aucunement l'intention de paraître mignon." gronde-je comme s'il s'agissait d'une évidence compréhensible par les gamins de deux ans. A croire qu'il n'a même pas atteint ce niveau-là d'âge mental. "Je tenais à te mettre au courant, tu dois absolument savoir que tu es patéth-" Ah ! Laisse-moi parler gros con ! J'ai horreur qu'on me coupe la parole ! Il n'y a que moi qui ai le droit de faire ça ! "Parce-que tu as cru que je te laissais un choix ? Je ne comptais pas te laisser repartir sans Fanfan." Hop, je lui rend sa tentative de sourire mauvais, sauf que le mien il a vingt-trois ans d'expérience, il t'éblouit de méchanceté. Il ne sait pas encore de quoi je serai capable pour atteindre mon but. "Dans le caniveau. Et personne de censé ne laisserait un chaton fiévreux errer dehors. S'il appartenait à quelqu'un alors cette personne n'est pas digne de le récupérer. Et maintenant il est à moi. Il m'aime, MOI." A moi., rien qu'à moi. Moi. Je me sens déjà inséparable de lui. Il aspire tout mon amour ! Hum... Peut-être dans un éclair de bonne conscience vraiment furtif, j'irai poster des avis de recherches et des annonces autour du quartier. Peut-être. "Ce n'est pas moi que tu aides, mais Fanfan, ne te fais pas de fausses idées." siffle-je, les yeux plissés.

Maintenant que les choses semblent bien claires... Je range à la va vite l'escabeau dans un coin, récupérer mes bombes dans mon sac, peu inquiet d'être recouvert un peu partout jusqu'aux cheveux de peintures aux diverses couleurs. "C'est pas loin j'espère ?" grogne-je enfin en me relevant, poupoutant Fanfan contre moi. "Je veux vérifier que tu l'amène bien chez toi et à la clinique, que tu lui achète bien de la nourriture normale et que tu lui fournis bien un endroit agréable pour dormir. Et ensuite je viendrai vérifier que tu le soignes, qu'il a des jouets, que la litière est propre et que tu le traite comme il se doit" dis-je plutôt robotiquement, en égrenant sur mes doigts les éléments l'un après l'autre. Je le fixe. "Et enfin je te laisserais tranquille... pour quelques jours."



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Mar 30 Mai - 1:10


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Stefan se retient de ricaner devant son vilain sourire et sa condamnation à adopter le petit chat. Juste un peu. Pfouh, j’suis terrifié…

« Heureusement qu’on tombe d’accord, dans ce cas. »

Il aurait bien répondu quelque chose de plus cinglant, mais il ne tient pas à énerver plus qu’il ne l’est déjà le petit peintre. Après tout, il ne le connait pas, ignore ce qu’il serait prêt à encaisser et ne veut pas prendre le risque de le voir changer d’avis. Parce qu’il a beau dire, Stefan a maintenant lui aussi très envie de venir en aide à l’adorable orphelin dont il distingue les moustaches et les grands yeux dans l’ouverture de la veste. Parce que ça serait faire une très bonne action, qu’il aime bien les chats (même s’il préfère les chiens), mais également parce qu’il ne peut pas s’empêcher de trouver attendrissant ce nabot balafré et grincheux qui s’est pris d’affection aussi rapidement pour ce petit animal en détresse. Comme quoi, les apparences sont trompeuses. Mais si je lui dis, il va se fâcher… Oui, il y a des chances. Alors Stefan préfère confirmer ses dires avec un sourire :

« Oh, mais tout est parfaitement clair, ne t’inquiète pas ! Je suis ravi d’aider ce joli petit chat. Entre Fanfan, il faut s’entraider. C’est important. »

En plus, il l'a appelé Fanfan, quoi... Une fois tout son barda remballé, le petit peintre charge son sac tâché de couleurs en tout genre sur son épaule, cale confortablement son précieux passager contre sa poitrine et accepte de le suivre en continuant de grommeler. À croire qu’il ne s’arrête jamais. Néanmoins, le chat a des effets visibles sur sa mauvaise humeur perpétuelle. Déjà parce que le brun n’est pas avare de caresses à son encontre, loin de là, mais aussi parce qu’il donne un regain de vitalité à toutes ses demandes extravagantes. Toujours le sourire aux lèvres, Stefan voit se dérouler la liste des obligations à remplir pour que le nouveau maître de Fanfan estime qu’il fait un bon travail de pet-sitter. Et il devine déjà qu’il sera extrêmement pointilleux. Nul doute que cela usera sa patience à terme, mais pour l’instant, il ne peut pas s’empêcher de trouver ça drôle. On dirait un papa poule… Je lui dirai plus tard, juste pour voir s’il se fâche vraiment. En attendant, il les conduit pendant dix petites minutes dans le quartier qu’il connait maintenant comme sa poche, jusqu’à pouvoir désigner une devanture à l’angle d’une façade.

« C’est là, on voit l’enseigne d’ici. Ensuite on n’aura plus que trois rues à traverser pour arriver chez moi. Normalement, on devrait pouvoir acheter la plupart des trucs de première nécessité chez le vétérinaire et pour ce qui est des jouets et tout ça, je ferai un saut à l’animalerie. Oh, et je te demanderai ton nom et ton numéro de téléphone aussi. »

Et oui. Tournant un sourire amical vers son compère italien, il précise aussitôt sa pensée même s’il devine qu’elle sera mal accueillie, avec un sarcasme ou une vacherie quelconque :

« Si j’héberge le chaton nommé Fanfan, il faut que je puisse m’organiser avec toi pour que tu lui rendes visite et vérifies que je le traite comme il faut. Et ça sera plus facile si on peut se contacter directement. Ah, on y est ! »

On dirait qu’on se partage la garde de notre gosse. Oui ça y ressemble beaucoup, se dit-il en poussant la porte du cabinet. Une sonnette avertit de leur entrée et une odeur de désinfectant et de poils de chien les accueille dans un hall clair et propre. Les murs sont décorés d’affiches de prévention et de photos d’animaux en tout genre. Derrière le comptoir, des étagères alignent différents produits pour nourrir et soigner les bêtes de tout âge et de tout pelage (mais pas que). Stefan dépasse la salle d’attente et s’avance aussitôt vers l’homme en blouse blanche qui vient les accueillir. Prenant les devants pour prévenir une éventuelle saillie agressive de son compagnon de fortune, il arbore un grand sourire et annonce dans un anglais impeccable, où demeure perceptible son accent :

« Bonjour ! Excusez-nous, on n’a pas pris rendez-vous mais mon ami a trouvé ce petit chat dans la rue et il n’a pas l’air au mieux de sa forme. Ah, et comme on aimerait aussi le recueillir, on voudrait savoir ce qu’il faut faire pour bien s’en occuper. »

S’appuyant légèrement sur le comptoir, il se retourne vers le brun pour qu’il dévoile Fanfan aux regards.

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Inno Snowen
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Lun 12 Juin - 15:20
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GniaGniaGnia.
Je refuse d'écouter ce qui peut bien sortir de sa bouche. Il me suffit de savoir qu'il accepte de garder Fanfan, le reste me passe au dessus de la tête. Alors je le suis avec précaution, un peu stressé. Même si je n'ai pas le choix, j'ai toujours un doute sur ma décision. C'est pour ça que j'essaye de me repérer dans le quartier au fur et à mesure que nous marchons, au cas où une fuite serait nécessaire. Lorsqu'il me pointe du doigt la direction, je fronce les sourcils et renifle. C'est vrai qu'il a l'air plutôt sincère et motivé pour garder le chat à l'entendre parler, mais je me demande si ça ne le rendrait pas encore plus louche !! Je gratifie ses explications d'un bref grognement. "Je n'ai pas d'abonnement téléphone. T'as cru que je roulais sur l'or ou quoi..." C'est bien lui pourtant qui m'a donné quelques billets pour pas que je crève il y a quelques jours à peine ! Cela dit je dois avouer -intérieurement et sans le montrer- qu'il a peut-être raison avec son argument. "On a qu'à fixer une horaire quotidienne." grogne-je, refusant tout de même de lui donner mon adresse, aussi temporaire fût-elle.

Pas la peine d'en dire plus puisque nous sommes déjà arrivés. Une chance qu'il parle mieux anglais que moi. C'est une excellente raison pour le laisser mener le rendez-vous de A à Z. Je sors Fanfan de ma veste et le dépose sur la table sans un mot, accompagné d'un regard jugeur. J'espère qu'il sait faire son boulot ce gars, sinon ça va pas aller. Alors je m'enfonce dans le fauteuil d'un air morne. Même pas dit que Fanfan soit complètement sevré vu l'âge qu'il a l'air d'avoir. Mais c'est l'examen de santé qui me préoccupe le plus. J'espère que c'est un affaiblissement dû au manque de soin et pas une autre maladie... Je ne quitte pas des yeux MON chaton et tripote ma veste avec mes doigts nerveux en attendant.

Finalement nous ressortons avec un nouveau carnet de santé du chat et Fanfan tout nettoyé dans une cage adaptée. J'ai compris que nous aurions d'autres rendez-vous prévus pour le vacciner rapidement et plus tard pour le stériliser quand il aura dépassé six mois. Nous avons aussi un sachet de produits pour enlever les parasites et des compléments nutritionnels pour renforcer son immunité. "Quand est-ce qu'on pourra lui mettre une puce ? C'est évident qu'il n'appartient à personne." dis-je d'un ton méchant. Non, je n'ai pas envie de poster des annonces pour qu'un mauvais propriétaire récupère MON trésor. Pas plus que je n'ai envie de le refourguer à la fourrière.

Je porte la cage avec un air protecteur et me dirige vers l'animalerie sans me soucier de savoir si je suis toujours suivi ou pas.



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Ven 16 Juin - 23:12


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La vache, mais on dirait vraiment qu’il est cliniquement incapable de sortir une miette de mot gentil… C’est fascinant certes, mais à la longue Stefan est perplexe. Lui qui est si volubile, c’est vraiment perturbant de tomber sur un type aussi renfrogné. Heureusement qu’il parvient à en tirer quelque chose sur les détails pratiques. Un sourire lui éclaire le visage quand il obtient une suggestion constructive, sur un ton moins désagréable que le reste. Quelle victoire !

« Bene ! Dans ce cas, disons 19h. Je serai sûr d’être rentré de la fac. Mais tu veux toujours pas me dire ton nom ? Ton prénom, à la rigueur. Je t’ouvre pas si je sais pas qui t’es ! Ça pourrait être un catnappeur… »

Il se retient de rire à l’idée. Le voilà promu Grand Gardien du chaton nommé Fanfan, avec interdiction de laisser quiconque gravir le donjon (son immeuble) sans le mot de passe adéquat. Mais sans aller jusque là, il répugne à l’idée d’ouvrir sa porte à quelqu’un qu’il ne sait pas comment appeler. Si le petit peintre, le compatriote ou le Schtroumpf Grognon lui conviennent pour le moment, ils risquent de ne plus s’avérer suffisants s’ils sont en contact régulier pour se partager la garde de leur petit protégé. Et puis merde, c’est quand même plus sympa de savoir à qui on a affaire. Cependant, son attention est vite détournée par leur arrivée au cabinet. Le vétérinaire qui les prend en charge est un jeune homme charmant, plein de patience et de précautions envers le chaton affaibli par son séjour dans le froid et la pluie. Même s’il ne se prive pas de sourires et d’un brin d’humour, Stefan écoute attentivement toutes les indications qu’on leur donne pour prendre soin de Fanfan. Fanfan qui s’avère être un mâle de tout juste quatre semaines, un peu fluet pour son âge, pas encore sevré mais sans que cela ne nécessite de le nourrir toutes les deux heures au biberon. Dieu merci… Il est affaibli et il a faim, mais il ne semble pas en danger. Le recueillir et s’en occuper est faisable et ne devrait pas trop leur poser de soucis pourvu qu’ils restent attentifs et minutieux. Bref, rien d’insurmontable. Stefan finit par régler la consultation et les produits de première nécessité. Ptain, je sens que j’ai pas fini de raquer pour ce petit père… Il tourne la tête vers le petit peintre à sa question agressive, comme s’il craignait qu’un propriétaire légitime ne surgisse d’un seul coup au coin de la rue pour récupérer Fanfan. Il sourit.

« D’après le véto, ça se fait à 6 mois en même temps que la stérilisation, pour profiter de l’anesthésie. Mais on peut le faire à partir du 3e mois si on veut. Avant, c’est trop douloureux pour un si petit chaton. »

J’aurais du le faire chanter. Il aurait pu, vu qu’il est visiblement celui qui se débrouille le mieux en anglais des deux. Mais ça n’aurait pas été très charitable. Après tout, il ne fait que s’inquiéter pour son nouveau compagnon, ce n’est pas bien méchant. Dans la foulée, ils se mettent en route vers l’animalerie qui se trouve elle aussi dans le quartier. Tant qu’à faire, autant boucler toutes les courses avant de rentrer installer Fanfan dans sa nouvelle demeure. L’étudiant est heureux à cette idée. Il a toujours été heureux à cette idée et, bien que les circonstances ne soient pas les mêmes, ça lui rappelle l’époque où ils ont adopté Apollonia. Cette dernière lui manque, d’ailleurs. Je rentrerai à Rome aux prochaines vacances, histoire de la voir tant que je le peux encore. C’est vrai qu’elle se fait vieille, qu’elle est sourde et commence à boitiller d’une patte. Mais mieux vaut ne pas y penser. Pour l’instant, il est fort occupé à parcourir le rayon des livres disponibles à l’animalerie pour y trouver de quoi s’occuper du petit chat. La plupart des ouvrages concernent les chatons déjà sevrés mais ça sera toujours utile. Dans l’immédiat, le vétérinaire lui a conseillé plusieurs sites internet très bien faits. Dès qu’il a trouvé ce qu’il intéresse, il se dépêche de rejoindre le petit peintre, parti avec la cage du côté des fournitures. Il s’approche, goguenard :

« Tu préfères quelle couleur pour le panier ? »

Sa blague sera sans doute mal reçue, mais tant pis. Il trouve vraiment la situation fantastique. Je suis quand même en train d’adopter un chaton, avec un type aussi aimable qu’une teigne que je ne connais même pas. Ça n’arrive pas tous les jours. Et ça le fait vraiment rire. Même s’il présume qu’il rira beaucoup moins quand il tentera d’expliquer la situation à ses parents…

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Inno Snowen
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Dim 18 Juin - 18:14
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Le panier ? Je repose la souris en mousse que j'étais en train de regarder et hausse un sourcil. "Qu'est-ce-que j'en sais ? C'est pas moi qui vais dormir dedans, demande lui..." Je le fixe d'un air ahuri et me désintéresse aussitôt pour revenir aux jouets en mousse. Au bout de très longues minutes de réflexion intense, je choisis un lot de trois souris qui couinent, un plumeau et une balle rouge. Pffr qu'est-ce-que c'est cher pour des machins fabriqués en Chine et remplaçables par un bout de ficelle... Mais comme c'est pas moi qui paye autant en profiter ! "Voyons il nous faut aussi une litière, un plaid, une gamelle, un collier... Et je crois que c'est tout pour l'instant..." Et encore je suis gentil et patient, je n'ai pas encore parlé du griffoir, coussin, arbre à chat... Je compte sur mes doigts avec un sourire goguenard tout en vérifiant que l'énergumène ne s'en aille pas trop loin. Parce-que j'ai pas trop envie de le perdre dans l'animalerie -qui est assez grande- et de devoir aller passer une annonce à l'accueil comme les gamins perdus. Pire, il pourrait s'échapper avec la cage !

Finalement après une légère dispute sur la couleur du plaid, nous arrivons aux caisses. Je trépigne devant les autres clients, impatient que l'on puisse libérer Fanfan de sa cage. Je n'aime pas le laisser comme ça. Si ça se trouve il a trop chaud, trop soif, trop faim ? Au bout d'un temps qui me parait tellement infini que je tape littéralement du pied, nous passons enfin puis sortons du magasin. Je lui laisse le soin de porter le plus de choses possibles, il faut bien qu'il commence à prendre ses responsabilités après tout, non ? Non mais sans blague.

Enfin nous arrivons chez lui. J'ai pas très bien retenu le chemin du coup, entre le vétérinaire, l'animalerie et l'appartement. Tant pis... J'entre prudemment et observe minutieusement les locaux, fronçant les sourcils, le nez plissé. "Hmm..." J'enlève quand même mes chaussures dans un élan annuel de politesse, puis me ballade un peu partout. Je me gêne pas pour trouver un coin qui n'a pas l'air sale ou poussiéreux, puis pousser des affaires que je prend même pas la peine de regarder -peut-être même que ça vaudrait mieux pour moi- pour déposer le panier puis le plaid, puis la cage juste devant. Je l'ouvre et attire Fanfan dehors pour le porter dans mes bras. "Heyy regarde c'est tout à toi ça maintenant ! Tu vas être heureux et bien nourri !" Hop, bisou sur son nez humide trop mignon ! Et je crois que j'ai encore une fois oublié que je n'étais pas seul... C'est relou, j'aime pas qu'on puisse m'observer dans mes crises d'affection excessive. Je fais une moue sous le nez du chaton et choisis de continuer à ignorer la présence de l'autre humain das la pièce. Après tout c'est mon petit moment de joie, il va pas venir me le gâcher non mais oh.

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Lun 3 Juil - 12:30


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C’était certainement involontaire – même carrément involontaire, il est sans doute pas du genre à faire des blagues – mais Stefan rigole quand il entend sa réplique sur le panier. Curieusement si, il voit tout à fait le petit peintre dormir dedans, rouler en boule autour de son petit chat. Adorable ! Tellement qu’il ne se prive pas de le dire :

« Ha ! Dommage, j’imagine bien la scène, ça serait trop mignon. D’ailleurs, tu as toujours un endroit où dormir, toi ? »

Tant qu’à faire, autant parler de choses sérieuses. Mais sa question reste lettre morte, comme beaucoup de ce qu’il peut bien dire avec lui. Puisqu’il est bien trop concentré sur les achats nécessaires à Fanfan, l’étudiant décide de laisser ça de côté pour l’instant. Ils trouveront bien un moment pour aborder le sujet plus tard, quand ils seront de retour chez lui pour tout installer. Ils font le tour du rayon pour chat en piochant régulièrement sur les présentoirs et Stefan est surpris de se découvrir de si grandes réserves de patience. Le prix des jouets et la couleur du plaid, ça allait encore. Même si ce rouge est trop agressif pour un si petit chat, sérieusement… Mais le prendre pour son porteur jusqu’à l’appartement, c’est peut-être un peu pousser pépère dans les orties. Malgré tout, il ne se met pas en colère. Pas encore. Tout en lui refilant quelques uns des sacs dans les bras quand ils arrivent sur son palier pour pouvoir récupérer ses clés, il s’interroge sur la raison de cette indulgence envers ce nabot teigneux. La réponse lui tombe du ciel moins d’une minute plus tard.

« Tu veux boire quelque chose ? J’ai du thé, du café et du jus de fruits. Et de la bière. »

Pas de réponse. Apparemment, son invité a mieux à faire : après avoir repoussé sans ménagement son ampli de guitare et un carton de BD dans un coin, il y installe d’office le plaid et le panier, libère Fanfan de sa cage et le félicite pour sa nouvelle maison avec une telle tendresse que l’étudiant en reste bouche bée. Sans déconner, mais il est vraiment trop chou avec cette petite bête ! Ce petit bisou sur la truffe, c’est trop attendrissant. Stefan aimerait presque le revoir en replay. Il commente avec malice, malgré la détermination du petit peintre à l’ignorer :

« En fait, y a qu’avec les humains que t’es pas aimable, c’est ça ? »

Il commence à déballer les autres affaires de Fanfan, nettoie ses gamelles et remplit son bol d’eau, lit attentivement les consignes sur le paquet de lait en poudre et finit par préparer un petit biberon. Il lui donnera des croquettes mouillées à mâchouiller plus tard. Je me voyais pas faire ça avant au moins dix ans. Et surtout pas en équipe avec un oiseau pareil… Mais ça ne fait rien. C’est amusant, pour le moment. Il revient vers son invité pour lui passer le repas du chaton, se doutant qu’il voudra le lui donner lui-même.

« Et avec ça, je sais toujours pas ton nom. »

Il insiste, mais c’est important. Qu’il puisse le reconnaître et savoir à qui il a affaire quand il viendra s’occuper de la petite bête.

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Inno Snowen
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Lun 10 Juil - 20:27
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Je crois qu'il m'a parlé.
Mais Fanfan réclame tout autant d'attention, donc tant pis pour lui... Je dépose doucement le chaton sur son nouveau coussin tout neuf, rien qu'à lui, pour lui. En fait, je ne relève le nez que pour m'emparer du biberon, fronçant le nez. Mon nom ? Pourquoi ?! Ah oui... Mince. J'ouvre la bouche pour répondre, cherchant très vite un truc bidon à lui répondre. Je crois que ça se voit, mais il ne pourra jamais le prouver. "Ro-roberto." Oui voilà Roberto. Je bafouille complètement avant de retourner toute ma concentration sur Fanfan en essayant de garder un air digne mélangé à une tête parfaitement naturelle, beau raté au final.

Ce n'est pas simple de donner le biberon au chaton, mais pour ma défense, ce n'est pas la première fois que je le fais, puis ça m'amuse plus que je ne voudrais le laisser paraître. Lorsque Fanfan a l'air de ne plus en vouloir du tout, je le laisse sur le coussin et repose le biberon. En fait ça m'avait tout simplement manqué de pouvoir m'occuper d'un animal... Ceux que j'avais avant me manquent encore horriblement. Je me rembrunis un peu avant d'être ramené à la réalité par l'énorme gargouillement de mon propre estomac, peu discret. C'est vrai que pour le coup j'ai presque autant faim que Fanfan et maintenant l'animal est dans une situation beaucoup plus meilleure que celle de son maître. Tant pis, je me contenterai du repas absolument immonde servi à l'auberge, ça aura toujours le mérite de ne pas me laisser mourir de faim.

"A quelle heure tu es disponible pour que je revienne les autres jours ?"
Là tout de suite, je dois avouer que je n'ai aucune envie de partir. Fanfan est trop mignon pour que je le laisse tout seul ou en compagnie de cet homme, enfin bref, je le veux avec moi pour le caresser et tout et tout. Et puis en plus j'ai un peu peur que l'autre profite de mon absence pour me faire chanter, ou se débarrasser du chaton, ou simplement me le voler. Cela doit se voir dans le regard plutôt dur et jugeur que je lui lance. "T'as intérêt à bien le nourrir comme il faut, vérifier qu'il ne rechute pas et ne pas le laisser seul trop longtemps !" Parce-que sinon je l'étripe. Ou au moins, j'essaye de toutes mes forces, hum.

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Mer 12 Juil - 22:19


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Nan mais vas-y, ignore-moi, c’est mon passe-temps favori de parler dans le vide… C’est vrai que ce n’est pas très agréable. Mais Stefan lui pardonne parce qu’il est trop mignon avec ce petit chat. On dirait un jeune papa qui rentre tout juste de la maternité, surtout quand il s’occupe de lui donner le biberon. Ça lui ferait presque oublier qu’il essaye de le mener en bateau. L’étudiant marque un temps d’arrêt avant de répéter le prénom qu’il vient de lui servir.

« Roberto… »

Non mais sérieux… Pas besoin d’avoir fait Harvard pour deviner que c’est complètement bidon. C’est tellement écrit sur son visage qu’il doit faire un gros effort et se mordre la joue pour ne pas éclater de rire. En plus, c’est le nom de mon grand-père… Enfin. Une fois encore, Stefan accepte de passer outre, sans savoir pourquoi. Le petit peintre n’a vraiment rien fait pour. Mais outre le fait qu’il forme vraiment un charmant tableau avec le petit Fanfan, quelque chose lui souffle qu’il ne faut pas le brusquer. Il y a de la méfiance, de la peur même parfois dans son regard même si ça ne dure pas longtemps. L’étudiant a presque l’impression qu’il doit l’apprivoiser lui aussi, et que ça sera autrement plus difficile qu’avec un petit chat qu’il va nourrir tous les jours. Et d’ailleurs puisqu’on parle de ça, un pouffement lui échappe pour de bon cette fois lorsqu’il entend le gargouillis de compétition s’échapper de l’estomac de son compatriote. Ouah, à ce point-là ? Ça aussi c’est attendrissant, dans un sens. Le sourire aux lèvres, il se lève pour rejoindre le coin cuisine, répondant à sa question avec un trait d’humour :

« 19h. Mais tu le sais déjà, puisque je te l’ai dit tout à l’heure. »

Écouter les humains, c’est bien aussi. On apprend des trucs utiles, parfois. Allez, ce n’est pas bien méchant. Vu tout l’argent qu’il a dépensé pour Fanfan, il peut bien charrier un peu son propriétaire, même si ce dernier risque de mal le prendre. Et évidemment ça ne loupe pas. Stefan se permet de soupirer en plongeant dans son frigo pour y récupérer les matières premières pour son repas du soir :

« Oui Roberto, c’est prévu, je ferai tout ça. Mais en attendant, j’ai plutôt l’impression que c’est toi qu’il faudrait nourrir comme il faut. »

Il se mord la lèvre pour ne pas rigoler en ouvrant le bac à légumes au passage. Roberto, quoi… Prudent, oui. Méfiant, pourquoi pas. Apeuré peut-être, ça éveille la curiosité. Mais un mélange des trois qui le pousserait à choisir un alias aussi ridicule, c’est quand même vraiment curieux. Enfin, chaque chose en son temps. Pour l’instant, il exhibe fièrement de belles tomates rouges et son plus beau sourire.

« Tu veux rester manger ? C’est pâtes à la tomate, ce soir. »

Promis, il n’empoisonnera pas son assiette et ne lui facturera pas le dîner. Il fait ça parce que ça lui fait plaisir, même s’il ne voit absolument pas pourquoi. Mais étrangement, un instinct lui souffle qu’il a intérêt de s’y habituer. Que le petit peintre va revenir souvent pour papouiller à l’envie son chaton. Qu’il se pourrait même qu’il finisse par ne pas repartir de sitôt…

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