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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Le loup est dans la place !... et il a faim [PV Tybalt]



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Icilio M. Pierce
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Dim 7 Mai - 17:32
Le loup est dans la place !... et il a faim

 Le temps faisait encore de ses caprices, semblant rejouer le drame de sa vie et toutes les émotions qu'il tentait d'imiter en bien piètre acteur qu'il était. Il avait d'abord fait très frais le matin et Icilio avait du protéger son cou d'une écharpe, puis beau et chaud tout l'après midi pour finalement redevenir frisquet et se mettre à pleuvoir par ci par là en fin d'après midi : des nuages qui s'ennuyaient comme lui disait souvent sa mère lorsqu'il était gamin. C'était un samedi soir humide, froid et piquant, mais avec les années de métier qu'il avait maintenant derrière lui il ne se berçait plus d'illusions: il savait que tout samedi soir qui se respecte lui amenait un trop plein de clients. Le bar devait sûrement être blindé à l'heure qu'il était, déjà ouvert depuis deux heure. S'il était de fermeture il se verrait contraint de mettre dehors les derniers clients, trop alcoolisés pour avoir ne serait-ce qu'un soupçon de notion du temps. Il y avait le droit tous les week end et le plus triste était qu'il ne s'agissait pas là du pire scénario auquel il pouvait être confronté : il y avait ces clients qui se tapaient dessus dès le troisième verre, ceux à qui il fallait appeler un taxi pour éviter qu'ils ne se fassent violer dans un coin sombre tant on pouvait faire ce qu'on voulait d'eux dans leur état et ceux encore qui ne voulait pas quitter le bar et nécessitaient parfois d'en venir aux mains ou à la police. Heureusement, ce ne serait pas à lui de fermer le bar ce soir. Il s'était arrangé avec Aaron, son collègue, pour que celui ci vienne le remplacer à minuit et s'occuper du service jusqu'à 6h le matin. Régulièrement, ils avaient ce genre de petites magouilles bien à eux pour se soulager un peu. Le mois dernier Icilio lui avait rendu service pour qu'Aaron - qui devait partir en vacances le lendemain - puisse avoir un billet d'avion moins cher en partant de nuit, ce qui n'aurait pas été possible normalement puisqu'il était de service jusqu'au matin. Il lui devait donc bien ça, tout ce qu'il voulait c'était pouvoir rentrer dormir un peu, la période des examens ayant été rude avec lui ce semestre, il était fatigué.

Une grimace s'installa sur son visage lorsque sa main réchauffée par la chaleur de la voiture dans laquelle il avait ses fesses posées depuis vingt minutes entra en contact avec le métal mouillé de la portière. D'un signe de la main, il remercia son camarade de classe qui lui avait gentiment proposé de le déposer depuis la fac pour qu'il évite d'avoir à faire le trajet à pied : son vélo avait crevé. Il referma la porte après avoir échangé quelques camaraderies avec son sauveur et traversa la route pour rejoindre le trottoir d'en face, sur lequel se dressait fièrement un vieux bar aux allures rétros : son lieu de travail.

La façade entière était en bois, ce qui n'en faisait pas le meilleur des endroits l'hiver puisque même en mettant les chauffages à fond il faisait rarement chaud mais au moins les lieux avaient du charme et sortaient de l'ordinaire. D'ici, il voyait déjà l'inscription « ouvert;D » sur leur pancarte accrochée aux vieilles portes vitrées de l'entrée. Celle ci semblait se faire malmener par le vent et tenter désespérément de se décrocher alors il la décrocha pour la coincer entre l'entre deux de la vitre. En entrant, il essuya ses pieds sur l'espèce de vieille serviette/serpillière laissée au sol exprès avant de se faire aborder par Vincent -son autre collègue- au bord de la crise de nerfs à devoir gérer la salle tout seul depuis l'ouverture.

« J'me change, j'arrive Vince. Zen ! » il essaya de calmer le jeune homme tout en saluant les quelques habitués qui l'avaient repéré à peine arrivé. « T'es en retard Icilio ! Ça fait une heure que t'aurais du être là. » lui rétorqua Vincent de toute sa bonne humeur lorsqu'il passa derrière le bar. « Je sais, je sais. T'auras qu'à partir une heure plus tôt, c'est bon »

Il ouvrit la porte des vestiaires pour s'y enfoncer, entendant son collègue s'énerver sur la caisse enregistreuse en voulant encaisser un client mais il ne dit rien et le laissa s'énerver dans son coin. Il retira ses vêtements mouillés pour les étendre aux casiers ouverts et troqua son jean et son pull pour un uniforme tout juste revenu du pressing : un simple pantalon noir à pince et une chemise noir qui n'allaient pas du tout avec l'ambiance rock n roll du bar mais bon… quand le patron avait une idée en tête...

Il enfila les chaussures toutes aussi noires qui allaient avec et referma les vestiaires à clé derrière lui. Les lieux étaient littéralement envahit, pas une table ne restait libre bien longtemps et les clients chahutaient au rythme de la musique et de leurs beuveries ce qui provoquait un brouhaha insupportable entre la musique des vieilles années rock qui beuglaient dans les enceintes aux murs et les diverses conversations entre clients. Ses yeux s'éloignèrent de la déco très old school du bar pour se reposer sur Vincent et son idylle avec sa machine.

« Foutue machine, j'vais te faire la peau !! »

Hah… il éloigna gentiment son collègue de la caisse enregistreuse, certes pas toute jeune et bien casse pieds mais qui ne méritait pas tant de haine.

« Donne, donne, t'énerve pas ça sert à rien. Va plutôt prendre la commande du groupe là bas et de ce type qui vient d'entrer, sur la gauche » il lui conseilla tout en cherchant à ouvrir cette pauvre machine au bout de sa vie. En quelques secondes à peine et avec l'aide d'un couteau, il réussit à la débloquer et rendre leur monnaie aux clients qui repartirent avec le sourire, heureux d'avoir pu être sauvés de Vincent et de sa mauvaise humeur légendaire qui était très vite devenue source de blagues et anecdotes pour les habitués. Heureusement.

A peine eu il le temps de prendre ses aises derrière le bar que celui ci se fit littéralement envahir. Si cela n'avait été que pour des commandes il n'y aurait pas vu d’inconvénients : il les aurait tous servis et tous seraient retournés à leur place… mais il savait que si des clients s'installaient au bar quand il y était c'était surtout pour lui parler et y rester. L'un commença à lui parler de ses gosses, l'autre de son couple, un autre de sport et un autre à le draguer. Il espérait vraiment que cette soirée passe vite.

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Tybalt O. Dreher
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Lun 8 Mai - 19:36
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« Samedi soir, on broie du noir. »

Était-ce là le dicton correct pour justifier ses déboires au bar ? Si ça n'était pas le cas : au diable les maximes ayant perdues leur sens au fil du temps, figée dans une plaquette de marbre linguistique. Il n'y avait pas d'intérêts à préserver des expressions désuètes pour l'unique raison de vouloir se congratuler d'un langage vieux comme le monde. Molière décédé, il fallait faire place à la nouveauté, fantasmée, adaptée et sensée. Oui, laisser la scène à Tybalt Othello Dreher qui allait faire des siennes.

Voilà des semaines qu'il n'avait rien fait, qu'il s'était temporairement assagi le temps de rassurer les brebis qu'il n'y avait plus de loup rôdant dans la ville. Toutefois, tout cela n'était qu'une énième mise-en-scène afin qu'elles baissassent leur garde à son éveil. Tel le calme avant la tempête, il était le volcan ensommeillé faisant mijoter en son sein l'Amour ardent qui allait bientôt déborder. On n'avait plus entendu de disparition ou de meurtre depuis un petit moment et les habitants de Nifhleim ne s'étaient jamais senti plus en sécurité que maintenant. Quelle naïveté. Cela expliquait certainement l'afflux d'agneaux dans ce bistro à cette heure avancée de la nuit.

Concentré sur ses différents jobs, le blond avait momentanément négligé son principal hobby pour avancer dans ses carrières et échapper aux enquêtes policières. À présent, il se sentait fatigué, comme un introverti las de ne pas avoir eu de temps pour soi. Aimer était un moyen de se recharger et ne pas le faire était le priver d'exister. De ce fait, il s'était lui-même octroyé la permission d'occuper un bar pour la soirée et de chercher compagnie s'il y avait. Son choix s'était porté sur un lieu très fréquenté, qui exhibait à ses portes usées une pancarte attestant son ouverture et qui attirait moult habitués par sa décoration rustique. Si cela n'était pas vraiment de son goût, l'aspect chaleureux qu'inspirait les meubles l'invita à passer les battants vitrés.

En y entrant, il sentit le plancher humide et les murs défraîchis lui agresser les narines. Ceux-ci paraissaient ne pas avoir été renouvelés depuis quelques années et ne semblaient pas non plus les seuls éléments défectueux ici. La pluie avait amené son lot de malheurs en trempant les clients et avait forcé les gérants à déposer une pauvre serviette à l'entrée afin qu'on s'y essuya les pieds. De là, on y percevait d'ores et déjà l'étendue de la vétusté de l'endroit. On s'acharnait sur la caisse enregistreuse, capricieuse, fâcheuse, qui ne voulait accepter d'autres pourboires. De l'autre côté, un des serveurs s'irritait et s'impatientait par faute d'une tension trop haute sûrement. Animation, brouhaha et effluve sucrée d'alcool fermenté persuadèrent étrangement Tybalt de rester et de s'installer au comptoir.

Par manque de moyens, le bar était plutôt petit et miteux par rapport à ce qu'il aurait visité en temps normal. Néanmoins, le fleuriste avait fort peu le désir de s'ennuyer à critiquer un pub dans lequel il n'allait y rester qu'une, voire deux, heures. Autour de lui, le bavardage s'était mué en messes-basses et les buveurs qui s'étaient agglutinés autour du barman le fixaient avec insistance. Ce n'était pas des façons correctes de l'accueillir mais, il préféra passer outre pour commander à boire. Sourire charmant aux lèvres, il passa une main dans sa chevelure trempée et demanda d'une voix caressante :

« Bonsoir, j'pourrais avoir une Heineken, s'il vous plaît ? »

Les murmures reprirent de plus belle, plus effrénées et plus intéressées, à l'instar d'une vague qui faisait écho dans l'immensité de l'océan azuré. Il avait sans le vouloir attiré l'attention de la populace, l'arrachant au métisse derrière la table et la gonflant d'un sentiment de curiosité. Certains le reconnurent de ses nombreux réseaux sociaux et venaient naturellement lui demander un selfie pour leurs propres murs. D'autres se demandaient simplement s'il était un acteur échoué à leur bar préféré. Mais qu'importe. Les perles bleus de ses yeux vinrent balayer l'ensemble de la clientèle tandis que ses lippes rosées leur adressèrent un « Bonsoir » lascif, accompagné d'un rictus sympathique. Peut-être qu'ainsi, allaient-ils cesser ces chuchotis pour lui parler directement plutôt que de spéculer à son côté ?

Ne leur accordant pas plus d'attention, son regard se posa sur sa montre argentée pour voir qu'il était déjà vingt-deux heures trente avant de le relever. Dans une heure donc, il allait lever l'ancre. Il disposait de soixante minutes pour se trouver son nouvel amant, et qui la Mort pouvait-elle trouver à son goût ? Ses pensées s'interrompirent au moment où il reçut sa bière et ses prunelles observèrent l'offrande qui se présentait d'elle-même à lui. Les coins de ses lèvres s'étirèrent un peu plus en un visage rayonnant et il récupéra sa boisson pour se désaltérer. Et lui ?

« Merci. » le gratifia-t-il d'abord. « C'incroyable comment la pluie m'est tombée dessus. J'suis trempé. »

Il lança des banalités pour que les autres purent également s'identifier dans ses paroles et avoir de leur empathie. Il reposa un coude sur la surface plane, tenant sa petite bouteille et dévisagea l'employer face à lui, tout de noir vêtu. À son faciès, il n'était évidemment pas quelqu'un d'ici, pas même de ce pays. Il avait de cette aura exotique et bienveillante qui ne manqua pas de lui donner envie de le leurrer. La cible était décidée.

« Dites, vous savez où j'peux trouver un p'tit... restaurant italien, encore ouvert à cette heure-ci ? J'ai pas encore mangé, j'commence à avoir faim. »

Mensonge et vérité. En réalité, il y avait déjà dîné, mais était en proie à une autre faim, celle de la chair. Courtoisement, il s'insinuait dans le cœur des gens, guidé par le hasard et aidé par sa mine conviviale. Son cerveau avait enclenché le mensonge et avait engendré son instinct qui lui avait soufflé de l'interroger sur la restauration d'un pays entourant la Méditerranée. Pure envie. Il savait que cela allait également susciter l'intérêt d'autres. Seulement, il n'y avait que celui du barman qui l'intéressait.

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Icilio M. Pierce
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Jeu 11 Mai - 20:30
Le loup est dans la place !... et il a faim

« Eh, tu m'écoutes ou pas ?? » insista l'un de ses habitués en tapotant nerveusement les doigts contre sa tasse de café. Bien sûr qu'il écoutait, il l'écoutait brailler sur son fils, râlant parce que celui-ci ne voulait pas correspondre à ses idéaux et ça l'irritait tellement d'avoir à entendre ce genre de conneries qu'il préférait faire comme si de rien n'était, frottant frénétiquement la tâche d'il ne savait quoi qui lui semblait incrustée dans le bois du bar. Il hochait régulièrement la tête histoire de lui donner un semblant de réponse mais cela ne semblait suffire à l'homme qui cherchait son approbation.

Dire qu'il passait son temps à pester contre son propre père qui s'était subitement découvert un instinct paternel sur-développé après avoir passé la majeur partie de sa vie à ne pas s'occuper de lui… Eh bin, finalement… il était bien content d'avoir son père inexistant/collant. Au bout de cinq minutes d'écoute active, il craqua, balançant son torchon sur l'étagère sous le bar avant de lui faire part de son irritation. « Ok, ok. Et si tu l'laissais faire ce qu'il veut ce pauvre gamin, hein ? C'est pas ta vie, c'est la sienne. Ce n'est pas parce que vous partagez la moitié de votre ADN qu'il te doit quoique ce soit. Tu veux mon avis ? Bien : la seule personne qui rend l'autre malheureuse dans l'histoire ça a l'air d'être toi. Il s'en branle de ta menuiserie alors laisse le étudier le droit, bordel. S'il se plante il retentera ou fera autre chose mais c'est SON putain d'avenir, il en fait ce qu'il veut ». Les autres clients autour se mirent à rire en coeur, lui donnant l'impression d'avoir accueillit une meute de hyènes surexcitées. Ils attendaient désespérant sa réaction depuis dix minutes, toujours autant amusés par sa franchise castratrice. Le père de famille continua de râler en s'indignant encore un peu mais finit par plonger son nez dans son journal sans demander son reste et devînt sage comme une image. Un silence s'installa pour son plus grand bonheur. Il crut d'abord que sa réponse en avait été la source mais se rendit rapidement compte que celui ci provenait plus de l'entrée en scène d'un nouveau personnage que de ses dires. Il balaya la salle des yeux, tous les clients avaient le regard fixé sur ce grand type blond littéralement trempé de la tête aux pieds. Il le plaignait un peu quand même… non pas d'être mouillé mais d'avoir le droit à ce silence malaisant.

Il s'agissait là du genre de comportements sociaux qu'il ne pouvait pas comprendre : à partir de quel moment était il humainement correcte de faire sentir à quelqu'un qu'il était étranger et qu'on le surveillerait pour ça ? Il secoua la tête, désespéré. Il avait mieux à faire que de s'occuper de ça de toute façon et au moins pendant ce temps il pouvait faire son boulot sans avoir à suivre cent cinquante conversations inintéressantes à la fois. En voyant qu'il ne participait pas à leur petit jeu de connards l'un des clients lui jeta un coup d'oeil, l'air de lui dire « tu l'as déjà vu celui là ? » mais il l'ignora pour prendre la commande du nouveau à qui les clients laissèrent difficilement une petite place, creusant un fossé entre eux et lui. Visiblement, ce monsieur intriguait la peuple.

« Bien sûr, tout de suite » il répondit à sa demande, tournant les talons pour récupérer une Heineken dans le frigo derrière lui. C'était assez rare qu'on lui prenne de la bière en bouteille, peu importe la marque. En règle générale les clients leur préféraient les pressions mais soit, lui ça l'arrangeait, c'était beaucoup plus facile et rapide à servir. Ploc, il décapsula la bouteille et lui fit glisser sur le comptoir. Il ne comprit pas pourquoi certaines personnes vinrent demander à faire une photo avec… ça le laissa vaguement perplexe sur le moment… parce que d'accord, certes : c'était un bel homme... mais au point de vouloir absolument une photo avec il ne fallait peut être pas exagérer. Haaah… il ne comprendrait sûrement jamais les autres humains, c'était fatiguant de devoir toujours s'interroger sur la raison du pourquoi les Hommes se comportaient comme ils le faisaient et de se sentir totalement exclu de ce système de comportements, indifférents aux stimuli qui semblaient pourtant parfaitement capter l'attention des autres.

Pour ne pas changer, le nouveau venu commença à lui faire la conversation et ce malgré le nombre de clients qui semblaient vouloir lui parler. Pourquoi toujours lui ? Ce n'était pas comme s'il se mettait particulièrement en valeur ni comme s'il avait une tête sympathique, est-ce que c'était parce qu'il était plus facile de discuter avec lui « le serveur inconnu », un peu comme l'on parlerait à un psy, plutôt qu'à des personnes sur lesquels ont pouvaient retomber et qui voudraient construire un semblant de relation avec nous, peu importe la nature de celle ci ? Il devait y avoir de ça, il ne voyait pas pourquoi il attirait tant les autres sinon et cela lui semblait être une meilleure explication que de commencer à se croire particulièrement charismatique et irrésistible… parce que rien que d'y penser, il se faisait pitié tout seul. Bien entendu, la pluie servit d’accroche à la conversation : à croire que les gens aimaient parler du temps, presque autant qu'ils aimaient parler d'eux même. Il s'était prit la pluie et était trempé… oui, en effet, sa vision était suffisamment bonne pour qu'il puisse le constater par lui même mais il garda pour lui sa réflexion, haussant simplement les épaules tout en l'écoutant continuer son bavardage, ce qui lui laissa tout le loisir de l'observer sans que cela puisse être mal interprété. Étrangement, il lui trouvait un il ne savait quoi très attirant… cela rendrait la conversation plus acceptable.

Depuis aussi loin qu'il s'en souvienne, Icilio n'avait jamais eu un « type d'homme». Grands, petits, beaux moins beaux, il n'en avait que faire, tout comme il ne s'attardait absolument jamais sur une couleur de peau ou une couleur de cheveux ni d'yeux. Si un mec était bien foutu, c'était pour lui un plus. S'il était beau, pareil. Il ne rejetait pas pour autant tout ceux qui ne rentraient pas dans ses critères de beauté absolue. Juger de la valeur de quelqu'un à sa tronche ou son cul : il trouvait ça ridicule et le fait de savoir qu'on le faisait sûrement avec lui parfois l'agaçait rien que d'y penser. D'ailleurs, sur les quelques mecs avec qui il avait couché, il s'était bien moins éclaté au pieu avec ceux qu'il avait pourtant trouvé les plus beaux, d'ailleurs ils étaient les plus chiants. Il n'y avait donc aucune logique à choisir un partenaire à son apparence uniquement. Bref, trêves de ruminations intérieures ! Il s'accroupit, disparaissant un instant pour chercher une serviette propre sous le bar et se releva pour la lui tendre alors que l'homme-humide demandait après un restaurant italien, monsieur avait « faim ». La question le fit inévitablement sourire. Est-ce que… c'était fait exprès ou... ?

« … Italien, hein ? Hm... » il fit mine de réfléchir même si en réalité il n'en savait foutrement rien. « J'crois pas qu'on puisse trouver ça dans le coin… j'en ai jamais vu en tout cas, ni entendu parler. » il répondit en s'appuyant contre le bord du comptoir. « Mais si vous avez faim, on fait des sandwichs… un sandwich préparé par un italien ça peut se faire » il ajouta en se désignant lui même des pouces, un sourire en coin. « mais c'est tout ce qu'il aura d'italien ce sandwich parce qu'on ne fait que du basique » Il se met à tripoter son stylo « vous n'êtes pas du coin, hein ? C'est la première fois que vous venez ici ? J'me serais rappelé d'vous j'pense sinon »

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Tybalt O. Dreher
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Jeu 25 Mai - 19:23
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De sa propre initiative, le barman lui lança généreusement une serviette neuve du dessous du bar et Tybalt – assez réactif – l'attrapa dans les airs afin qu'elle n'atteignit pas lamentablement sa face. Voilà qui était un geste gracieux de la part de son interlocuteur qui, de cette manière, témoignait d'une bonne éducation et d'une prévention bienveillante à son égard. Cela ne donna au blond qu'un désir plus profond de l'aimer en retour. Si en temps normal, le vlogger prenait du temps pour photographier ce qu'il consommait avant de boire ou de manger, cette fois-là, il ne le fit pas. En effet, s'il projetait d'accomplir de grands desseins pour la Mort avec cet employer du bar, mieux valait qu'on ne sut pas où il se trouvait à l'heure du crime.

Il le remercia donc d'un sourire courtois et se sécha brièvement les cheveux en l'écoutant lui répondre d'un ton avenant. Bingo, son instinct avait vu juste. S'il n'avait jamais été dans ce coin de ville, ni à cette brasserie plus précisément, il n'empêchait qu'il savait Niflheim peu tourné vers les spécialités culinaires étrangères et par extension, italiennes. C'était pourquoi, il ne s'étonna pas à ses paroles et se permit un léger rire lorsqu'il lui avoua qu'il était probablement tout ce qu'il pouvait proposer d'italien. Au fond, c'était tout ce qu'il souhaitait et le barman ne pouvait que bien tomber. Le blond ne montra cependant pas ses intentions immédiatement et opina du chef à ses questions posées.

« En effet, c'est la première fois que j'viens dans ce bar et ce quartier. J'voulais voir du nouveau et rencontrer de nouvelles têtes... Et pour l'instant, j'aime beaucoup ce que j'vois. » commenta-t-il innocemment. « Oubliez le sandwich italien, votre discussion et un peu de bière me suffiront à m'faire oublier ma faim... »

Il leva sa boisson Heineken et en but une gorgée pour ponctuer sa phrase avant de la reposer devant lui sans bruit. Le linge à présent lui aussi mouillé sur ses épaules, il s'en servit temporairement d'écharpe pour absorber le reste d'humidité de son t-shirt et garda ainsi sa chaleur corporelle.  Il jeta un rapide coup d’œil au stylo que tenait l'autre mais doutait que c'était un signe de nervosité de sa part. Il avait la carrure de quelqu'un de confiance, l'aura d'une personne extravertie et juste, tout le contraire de lui et pourtant similaire aussi. Au vu de ses expressions, il paraissait être un habitant du voisinage. Le fleuriste passa son pouce sur la façade de sa bouteille pour en nettoyer la condensation qui s'y formait et reprit parole, tout en mimant de l'intérêt modéré pour son vis-à-vis :

« Si j'comprends bien, vous êtes donc du coin ? Si vous savez que j'suis pas un habitué, c'est qu'vous bossez depuis un moment, non ? »

Il arqua un sourcil pour accentuer son interrogation et inclina à 5° sur le côté sa tête, bien qu'il pouvait d'ores et déjà deviner les réponses à ses questions. Les conclusions étaient vite tirées. Toutefois, il était quasiment sûr de ne pas faire d'erreur. S'il avait su prédire ses origines sur un coup de tête, alors le destin avait fait que tout allait bien se passer pour ce soir. Se redressant sur son siège, il se rapprocha du brun et pencha son buste par-dessus le comptoir, sans pour autant aller jusqu'à empiéter son espace vital. D'autant plus qu'il pouvait très bien sentir le chien mouillé avec ses habits trempés.

« …Enfin, j'demande ça mais, c'est surtout parce que j'voudrais avoir des conseils sur quelques endroits sympas à visiter. Resto', club ou musée. J'prends d'tout, surtout s'il y a d'autres gens aussi prévenants qu'vous. »

Littéralement comme figurativement, cela s'entendait. Un large sourire étira les coins de ses lèvres, espiègle et joueur à souhait puisqu'il voulait montrer patte blanche à l'agneau. Est-ce qu'il avait réussi à lancer son hameçon ? Il n'y avait qu'à guetter sa réaction pour le savoir. En attendant, il camoufla son sourire en prenant une autre gorgée et sentit de nouveau des regards inquisiteurs et insistants sur lui. Les autres buveurs, qu'il avait momentanément négligé, le fixaient d'un air éberlué du fait qu'il se montrait aussi transparent pour une première rencontre. Non pas ses vêtements translucides dû à la pluie, mais à cette conversation d'où on pouvait sentir l'ambiguïté à plein-nez.

« Ah mais évidemment, si quelqu'un d'autre a des r'commandations, j'dis pas non. Ce serait même bien qu'j'ai un guide avec moi. »

Cependant, Tybalt savait que personne n'allait se proposer. Après tout, il était une créature étrange qui n'avait pas à se trouver là et à accaparer l'attention du barman pour lui seul. L'humanité était une bête si faible face au partage et cela se vérifiait tout à fait dans la situation présente.

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Icilio M. Pierce
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Mer 21 Juin - 19:53
Le loup est dans la place !... et il a faim

Un sourire étira ses lèvres alors qu'il lançait un « Comme vous voulez ! » au nouveau client, un petit haussement d'épaules en appuie. Il n'aimait pas particulièrement avoir à préparer des sandwichs parce le bar ne proposait que des sandwichs à la viande ou au poisson… et pour un type végétalien c'était, comment dire ? Désagréable à préparer. Le client l'arrangeait donc grandement !

Il  s'empressa de reservir une pression à l'un de ses habitués assis au comptoir avant que ce dernier ne lui reproche, de ses yeux assassins - postés au garde à vous sur leur nouvelle recrue pour l'instant-, de ne plus s'occuper de lui. Il observa avec attention le jeune homme alors que celui ci continuait la conversation en semblant s'adresser à lui et se fit à nouveau la réflexion qu'il n'était pas mal du tout. D'ailleurs, il aurait pu relever la remarque offerte gratuitement par le blond quant à sa satisfaction face à ce qu'il découvrait du quartier et de ses occupants mais il n'en fit rien. C'était clairement tendancieux et dans un élan narcissique il aurait presque pu le prendre pour lui mais Narcisse n'avait jamais pu faire de lui son esclave, la réflexion passa à des kilomètres de sa conscience.

L'homme se rapprocha, prenant ses aises avec visiblement la ferme intention de dialoguer avec lui ce soir, commençant à l'interroger sur son poste. Malheureusement pour lui, Icilio n'aimait pas parler de lui même. Il écoutait, il pouvait même discuter, vous engueuler, vous conseiller s'il était de bonne humeur mais personne ne pouvait lui arracher des informations sur sa vie : il restait toujours le plus vague possible. Ce client en savait déjà beaucoup trop en sachant de lui qu'il était italien (sicilien était plus exacte et précis, d'ailleurs).

« En effet, ça commence à faire quelques années. »

Il fit tourner son stylo entre ses doigts, amusé, ne laissant pas s'échapper la remarque de son interlocuteur cette fois ci. Celle ci bien que majestueusement lâchée innocemment était clairement donnée pour le valoriser. Est-ce qu'il s'imaginait des choses ou ce client essayait de le draguer ? Ce serait sans doute la technique de drague la plus sophistiquée et la moins lourde qu'il ne lui aurait jamais été donné d'affronter dans ce bar… Habituellement, les clients qui voulaient lui faire comprendre qu'il leur plaisait y allaient un peu plus franco… voire un peu trop. Souvent même.


« J'sors pas des masses… mais je connais deux ou trois endroits sympas que vous pourriez rechercher. Sinon, y'a le musée d'art en ville et le muséum d'histoire naturelle aussi. Pour ce qui est des clubs, je ne suis pas le mieux placé pour vous conseiller : je ne les fréquente jamais. Et niveau resto', j'peux que vous conseiller des restaurants vegé friendly. »


Les autres clients le faisaient vraiment marrer en se jetant les uns les autres des regards lourds de sens. Ce pauvre homme était en plein procès sans même être au courant et la sentence ne semblait pas être en sa faveur. L'ambiance devenait de plus en plus lourde à mesure qu'il restait comme si le comptoir entier lui sommait de s'en aller. Il se demanda si l'homme l'avait remarqué lorsqu'il se mis à tenter une approche sociale avec les autres ou si c'était seulement lui qui ne connaissait que trop bien ses clients… mais à quelque part, le mec lui fit de la peine.

« Allez vous renseigner à la mairie, ils seront ravis de vous orienter » proposa un premier client. « Vous savez pas utiliser internet ? Vous trouverez tout ce que vous chercher dessus ! » ajouta un deuxième. « Ou sinon vous pouvez faire ça à l'ancienne et vous balader en ville jusqu'à tomber sur ce qui vous intéresse » en rajouta une couche un dernier. Tant de mauvaise foi et d'hostilité mélangée… ça ne faisait pas bon ménage, mais ça le faisait rire de tous les voir sortir les crocs. Il ne lui semblait pas si dangereux que ça à lui, ce pauvre mec mouillé. Certes, il était sûrement un peu trop bavard et à bien des égards plutôt original mais il ne le sentait pas spécialement méchant. Bizarre, ah ça oui ! Tous ses neurones s'étaient ligués pour faire passer le message « cet être humain est étrange. Il faut se méfier des personnes qui ont l'air trop gentilles » et il aurait été judicieux de les écouter mais pour une raison qui lui échappait… cette même bizarrerie l'attirait. Il gribouilla quelques lettres sur son calepin, arracha la page et la lui tendit.

« Tenez, l'adresse et le numéro de la mairie. Ça sert toujours. Puis s'il vous faut un guide et que vous n'êtes pas pressé : je finis à minuit. Sinon… on peut voir ça un autre jour, mais j'serais dispo que dimanche la semaine prochaine donc j'suis pas certain d'être votre meilleur choix »

ft. Tybalt O. Dreher
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Tybalt O. Dreher
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Lun 11 Sep - 22:38
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Les remarques désagréables continuaient et se heurtaient à un mur inébranlable d'indifférence. Que pensaient-ils ? Que ces répliques désobligeantes allaient le faire déguerpir ? Point du tout. Il sirotait sa bière nonchalamment avec un léger sourire aux lèvres et paraissait presque se moquer d'eux de cette façon. Pour lui, ils n'étaient que des ouvriers tentant de protéger leur fourmilière. Ainsi, il ne les considérait aucunement comme une menace. À la place, il dédiait toute son attention au succulent met qu'ils essayaient égoïstement de garder pour eux. Le brun. Ce dernier lui offrit par ailleurs les coordonnées de la mairie sur une feuille négligemment arrachée et lui avoua ne pas être quelqu'un de fêtard. Voilà qui était un comble pour un barman, lui qui était au centre des célébrations lorsque cela arrivait. Tybalt se contenta d'opiner du chef afin de monter de l'intérêt à ses paroles et pinça ses lèvres en guise d'énième sourire. S'il n'avait que faire de ces restaurants végétaliens, cela lui faisait comprendre au moins que celui-ci était autant intéressé par la cause animale que la surproduction de viande. À moins que ce ne fut une allergie à ce type d'aliment ?

« Oh, je vois. Tant pis pour les clubs, dans ce cas. Je peux toujours visiter ces musées à la place ou revenir à ce bar pour les soirées, si l'envie me prend... et si je ne vous ennuie pas, bien sûr. J'ai l'impression que les étrangers ne sont pas très appréciés ici. »

Il plaisanta, n'incluant pas la populace massée autour du comptoir car, il savait pertinemment qu'ils allaient refuser sa présence en ces lieux. Il sirota de ce fait sa bière en les observant du coin de l'œil et ne perdit pas son expression sympathique même après leurs pensées vulgairement dévoilées. C'était des chiens de garde humains et dans leurs répliques, ceux-ci professaient une part de vérité. Oui, ils n'avaient pas tort. Tybalt pouvait tout à fait rechercher sur internet les réponses à ses questions, surtout pour quelqu'un qui travaillait dans le web. Néanmoins, cela ne le démonta pas dans ses intentions et pour preuve, il reposa lentement son breuvage afin de leur laisser entendre :

« L'aventure est d'autant plus palpitante lorsque l'on est au contact des locaux... »

Sur ces mots, le blond plia en quatre le papier qu'on lui avait confié pour le glisser dans sa poche et justifia ce geste de l'heure actuelle. Après tout, la mairie devait être close à ce moment de la journée et il se montrait beaucoup plus enclin à suivre son interlocuteur au bout du monde plutôt que de s'ennuyer à limiter ses interactions à son smartphone. Voyager, partir, découvrir, tout cela ne pouvait pas s'expérimenter par le biais d'un écran. Il opta donc de rester sur place et profita de l'ambiance cosy du bar, nonobstant l'aura malveillante qui émanait des autres. Il fit la sourde oreille quant à leur mauvaise foi mais, ne s'empêcha pas de leur adresser la parole pour montrer qu'il était au-dessus de ces chamailleries puériles. Cette possessivité apparente était inutile puisque le barman était toujours maître de ses actes à la fin. Toutefois, patienter deux heures lui paraissaient une éternité. Minuit était beaucoup trop loin à son goût et il tenta de s'occuper en demandant au garçon une seconde bière.

« J'me dis que quitte à être là, mieux vaut rester un peu pour sympathiser avec des personnes intéressantes... Au moins, jusqu'à ce que la pluie cesse. Sinon, si je ne vous ennuie pas, jusqu'à ce que vous terminiez votre service ? Le temps passe plus vite quand on est en bonne compagnie après tout. » dit-il en dardant ses yeux dans ceux de l'employé.

Avec ce geste, Tybalt sous-entendit que le compliment lui était destiné et prit soin de gagner des points de sympathie en évitant de transformer son bref regard en une longue fixation. Il s'abstenait de cette manière d'un éventuel embarras, et transformait un acte lourd en une gestuelle attirante pour l'autre. En effet, le blond avait auparavant noté une réponse corporelle positive de son interlocuteur vis-à-vis de son innocent éloge. Pour simplifier la chose, sa remarque avait été accueillie par une attitude amusée, qui se traduisit par des doigts s'activant autour d'un stylo et d'une proposition ouverte. En somme, le fleuriste s'interpréta cela comme un feu vert pour la suite.

« Cela vous dérange si l'on fait connaissance ? Je doute qu'il n'y ait quelqu'un d'enclin à me parler mis-à-part vous-même, malgré toutes mes bonnes intentions... »

Ses yeux s'égarèrent sur les personnes à ses côtés afin d'appuyer ses dires. Ceux-ci poursuivaient leur intimidation inutile pendant que lui, sur son visage, s'éclairait d'un masque bienveillant à leur encontre. S'il tentait effectivement de paraître affable auprès d'eux, cela n'était effectué qu'à demi-effort. Après tout, cela l'accommodait parfaitement de n'avoir que l'italien en tant que locuteur. Bien évidemment, ses intentions demeuraient dissimulées derrière des « bonsoir » et des « comment ça va, vous ? » qui résonnaient dans le silence cruel des ivrognes accoudés. Des soupirs ennuyés et des échanges oculaires lui firent office de discussion et d'excuse pendant une demi-dizaine de minutes. Puis, après d'innombrables blagues privées entre habitués, il se rabattit finalement sur le barman lorsque celui-ci ne sembla pas occupé.

« Dites-moi, comment vous avez fait quand vous avez débuté ce job ? À moins que ce soit seulement ma tête qui ne leur revient pas ? »


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Icilio M. Pierce
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Ven 13 Oct - 19:28
Le loup est dans la place !... et il a faim

Il sourit à sa remarque concernant l'accueil fait aux « étrangers » par les habitués du bar, répondant d'un simple « comme vous voulez », n'infirmant pas ni ne confirmant ainsi s'il le dérangeait ou non. L'ambiance qui s'était installée dans le bar commençait à lui peser cependant. A bien des égards, il n'aimait pas se sentir pris entre deux feux et sa position actuelle lui semblait bien trop délicate pour prendre partie ouvertement. S'il vexait ses habitués en leur laissant penser qu'il préférait le nouveau client, il savait que ceux ci ne manqueraient pas d'aller se plaindre au patron qui viendrait alors lui faire une leçon sur le comment son commerce avait pu tenir tant d'années grâce à la fidélité de ses clients, comme il avait eu le droit durant son speech de présentation le jour de son embauche. D'un autre côté, il n'avait pas envie d'être désagréable avec qui que ce soit pour leur faire plaisir, d'autant plus qu'il lui plaisait bien ce type à lui. Sans oublier qu'un nouveau client satisfait pouvait rapidement devenir un nouvel habitué. Il décida donc de ne pas se positionner et de laisser le jeune homme se défendre tout seul comme un grand. De toute façon, celui-ci  ne lui semblait pas du tout intimidé et plutôt bien s'en tirer. Les habitués n'étaient pas tous cons et méchants mais ils avaient néanmoins besoin d'être convaincus, c'était un vieux commerce et ils se sentaient privilégiés par leur ancienneté, spéciaux, un peu garant de sa survie et de son maintient tel qu'ils l'appréciaient. La moindre once de changement les brusquait rapidement, tout comme le sang neuf. Pourtant, il fût forcément touché – bien qu'il n'en voyait pas trop la nécessité- de cet élan de protectionnisme envers sa personne. Il était un grand garçon, jusqu'à preuve du contraire il avait toujours su gérer les clients lourds, désagréables voire violents, il pouvait se démerder avec un client vaguement dragueur. Ils les laissa donc se débrouiller et régler ça entre eux, se contentant de servir qui réclamait son service, tout en restant aux aguets, prêt à intervenir si certains allaient trop loin. Il fit attention à ne pas donner trop d'importance au blond, non pas pour plaire aux autres clients mais parce que sa fierté ne l'autorisait pas à lui montrer ouvertement l’intérêt qu'il lui portait, lui qui se surprenait à espérer qu'il décide de l'attendre jusqu’à la fin de son service. Celui-ci finit par lui recommander une bière, une petite demi heure plus tard, relançant le dialogue : monsieur voulait être en bonne compagnie. En toute honnêteté, il n'était pas certain d'être la meilleure compagnie qu'il soit mais il tira son tabouret pour s'installer en face de lui. Quant à savoir s'il acceptait de faire connaissance, c'était une autre question ! Il n'était pas sûr de vouloir discuter de lui même jusqu’à minuit avec un étranger, c'était même plutôt l'envie inverse qui l'envahissait mais sa curiosité l'emporta. Autant il ne voulait pas parler de lui, autant il voulait en savoir plus sur ce drôle de client. « Ils ne sont pas méchants, seulement méfiants » il répondit , histoire de clarifier la situation, ce à quoi l'un des habitués ajouta « Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas de quoi l'être de nos jours ! »

Ses mains se rejoignirent, liant ses doigts entre eux alors qu'il jeta un regard amusé à ce dernier, l'air de lui dire « tiens, c'est toi qui dit ça ?! ». Le client comprit son air moqueur et s'élança dans un monologue en marmonnant dans sa barbe qu'il était peut être casse couilles mais qu'il n'était pas pétant lui. C'était donc là un des problèmes, le nouveau client brillait de trop, il faisait tâche avec le décore cosy du bar. S'il avait eu de meilleurs rapports avec elle, il se serait permis d'envenimer le dialogue en rappelant que la jalousie était un vilain défaut mais il jugea plus opportun de laisser sa vieille ennemie dans son coin et de ne pas lui donner matière à se manifester. Après tout, s'il était question de jalousie, il était bien placé pour comprendre le problème. Il se contenta donc de répondre au jeune homme en face de lui. « Quand j'ai commencé, j'ai eu mon lot de tentatives déstabilisantes. Entre ceux qui cherchaient la bagarre et ceux qui voulaient voir s'ils pouvaient me prendre pour un con, j'ai été pas mal occupé. »

Un rire à moitié étouffé se laissa entendre vers le fond du bar, Icilio se pencha un peu plus en avant, par dessus l'épaule du blond, pour s'assurer de l'identité du client à qui il appartenait. Il haussa la voix en se rasseyant à sa place. « Ouais, t'es concerné par cette remarque, Freddy! »

Il secoua la tête, dépassé par la persistance à le faire chier qu'avaient certains de ses clients puis continua. « Je leur ai simplement montré que je n'étais ni un con ni un truc sur lequel se défouler. Ça va beaucoup mieux depuis. » Il s'étira un peu tout en jetant discrètement un œil à la pendule métallique accroché au mur derrière son beau client, il avait l'impression désagréable que le temps n'avançait pas. « M'enfin… Tu m'déranges pas, non. D'ailleurs, j't'aurais pas proposé d'm'attendre si ça me dérangeait….  Je m'appelle Icilio. Et toi ? ». Son regard se planta dans celui du blond. "Tu comptes m'attendre du coup ?..."

ft. Tybalt O. Dreher


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