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La constance des sentiments par rapport à la mort — TOD

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J'suis overbooké niveau RP, déso'!

Messages : 79
Métier : Fleuriste ; Télétravailleur au Téléphone Rose ; Vlogger
Pouvoir : Création des plantes
Double(s) compte(s) : Castiel J. Kent
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Tybalt O. Dreher
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Mar 18 Avr - 18:57

Tybalt O. Dreher
« I didn't want to hurt them, I only wanted to kill them. »
– David Berkowitz
• Nom : Dreher
• Prénom : Tybalt Othello
• Surnom : Tod (ses initiales) ; Tyty ; Ton amant du combiné ; etc.
• Âge : 27
• Plutôt : Seke – à tendance seme, s'il a le choix

• Origine(s) : Germaniques & Anglaises
• Métier : Fleuriste, à mi-temps (3/7 jours) & Télétravailleur dans une hotline à vocation de Téléphone Rose, à mi-temps (2/7 jours) + Gourou des réseaux sociaux (vlogger, il poste 7/7 jours ses repas et ses séances à la gym). Quand il s'ennuie, il cherche des annonces de doubleur de voix.
• Groupe : Reload Element

• Pouvoir et description : Création de plantes
La beauté des roses est de celle qui vous blesse, de celle qui vous saigne et de celle qui vous charme de par sa ravissante couleur. Ses épines mortelles ajoute un côté venimeux à sa vénusté, et vous, pauvres naïfs, êtes toujours attirés par le raffinement de ses délicates pétales. Elle incarne la pitié et vous force à la pardonner car, vous vous êtes d'ores et déjà follement épris de son parfum séduisant.

Ce que vous ne savez pas, c'est que la naissance de cette fleur nécessite un sacrifice de son père, Tybalt. Lui, plus fou qu'il n'y paraît, renonce aveuglément à ses précieux sentiments pour sa croissance nocive. Pour son esthétisme, il abnègue sans argumenter, lui-même envoûté par son enfant empoisonné. La magnificence de ce dernier consomme plus qu'il ne donne. Il est choyé par un géniteur abusé qui lui offre tendrement un deuxième présent – celui-ci abondant – venu de son insanité ; et, de ce don, naissent les effluves florales et toxiques de cette plante.

Elles sont les fruits de sa folie sanglante et soulagent son cœur de ses cris intérieurs. Elles le rendent inconsciemment monstrueux à mesure qu'elles prospèrent. Elles s'embellissent à son insu et le drainent de son humanité là où son toucher bénit. Bientôt, il ne sera plus qu'une carcasse vivante à l'allure vaguement humaine.

Résumé :
- Il peut créer des plantes n'importe où, n'importe quand, de n'importe quelle taille et de n'importe quelle sorte, tant qu'il y a assez d'espace et qu'il n'en abuse pas jusqu'à mort s'en suive. Plus précisément, si la plante est :
- Petite (-50cm ; type fleurs en pot), toxique ou non et existe : cela lui donne une migraine légère au bout de la 10ème création. — 5ème pour les plantes de taille moyenne. (-1,5m ; type plants)
- Petite, empoisonnée ou non et inventée : il subit des migraines modérées et supportables à des quantités de création plus restreintes. (5ème petite ; 2ème moyenne)
- Grande, non toxique (+1,5m ; type arbustes) et chimérique ou non : il sera en proie à de violents maux de tête comme si on lui poignardait le crâne.
- Grande, toxique et chimérique : il perd conscience pendant la croissance et perd temporairement la mémoire, la gravité variant de ce qu'il aura produit.
- La limite se trouve en lui : son imagination et son corps, qui comprend notamment son cerveau.
→ Note : les céphalées ont pour résultat de diminuer sa capacité à ressentir des émotions.

• Position de la marque et description : Un « X » de 2cm sur sa tempe.
• Âge de la mort : 17 ans. Ni trop jeune, ni trop vieux. Ni enfant, ni adulte. Un entre deux qui te rend mal à l'aise.
• Cause(s) de la mort : Suicide à l'arme à feu. One shot.

►►

Mon pseudo sur le net : Taemi / ou l'invité Lost
Âge : 20

Présence sur le forum : 7 / 7 jours ; ça dépend des semaines
Que pensez-vous du forum : Il est cool et vraiment intéressant. J'ai déjà dis par MP que j'aimais beaucoup le design aussi. J'espère y rester longtemps. o/  Et sinon, je pense qu'il faudrait un bottin pour les métiers, pour savoir ce qui est déjà pris et privilégier la diversité. & peut-être un autre pour les marques aussi pour éviter que deux aient les mêmes ? (Je ne sais pas, je suggère, c'est tout. /pan)

Le personnage sur mon avatar est : Erwin Smith de Shingeki No Kyojin
Le code est :
À la fleur de l'âge, il faut savoir se relaxer en profitant des plaisirs simples de la vie. Et toi, tu le sais. Tu aimes savourer un bon verre de vin et en humer doucement son parfum. Tu aimes également t'installer sur ton fauteuil en tissus fin et lire un polar saisissant de ton autre main. Occasionnellement, tu te plais à dépoussiérer ton violoncelle Thomann et à rendre hommage à de grands compositeurs décédés, tels que Bach, Beethoven ou Brahms, sans que cela ne soit une liste exhaustive. Tu marques ainsi le vestige d'un temps révolu par le frottement languissant des crins de ton archet et par le pincement puissant de tes doigts émérites.

Une fois par mois, tu te surprends à participer à des œuvres de charité car, tu y es souvent invité en tant que célébrité du web. Pour eux, tu es fervent donneur et miséricordieux. Depuis, tu ne cherches plus à justifier les dons de tes abonnés qui financent à la fois ces réceptions caritatives et tes dépenses quotidiennes. Tu montres un vrai cœur d'artichaut, toi qui es particulièrement faible devant les miaulements d'un chaton ou les yeux mouillés d'un chiot. Tu es un ange terrien, gardien de la bonté et de l'oblation ; et ton spacieux appartement en est ton témoin, puisqu’il a déjà accueilli plus d'une âme perdue dans le passé.

Ce soir, néanmoins, tu laisses ton costume angélique au placard et te contentes d'écouter un somptueux morceau de Tchaïkovski à la radio. Tu viens de poster une photo de ton carpaccio au saumon sur les réseaux sociaux que tu te laisses aller sur ton canapé, éclairé à la lueur d'une lampe tamisée. Tu remarques que la musique enchaîne sans transition sur de l'electro swing, mais tu n'es pas gêné par ce changement abrupt. Malgré l'énorme contraste entre ces deux genres, tu apprécies ce moment de sérénité quand la quiétude de la nuit règne sur Niflheim.

Malheureusement, un rien trouble déjà cette accalmie. Tu peux percevoir, entre les deux notes perchées de la trompette, les grincements réguliers du lit de ton voisin de droite. Tu sais ce qui se trame chez lui. Cependant, tu répugnes à l'idée de le voir en tenue d'Adam et préfère donc ignorer ses activités pour cette soirée exceptionnelle. En effet, tu as un invité de marque aujourd'hui, une offrande de qualité pour ton harem. À première vue, tu ne saurais dire s'il est à ton goût avec ses billes sombres qui lui servent d'yeux, et puis finalement, tu décrètes que tu l'aimes d'un amour naissant.

Après tout, aimer ou haïr, quelle différence ? Ils sont tous deux intimement liés par un rapport que tu dis morbide. Tu mimes ces sentiments de plus en plus dénués de sens de tes actes indécents et violents. Derrière ton joli minois, tu es aussi insensible que la loi et pourtant, tu espères vainement que l'Amour, la Haine fasse surgir un nouveau toi. Mais tu ne comprends pas, tu ne comprends plus rien. On te dépouille de ces choses pourtant essentielles à l'être humain. Désormais, même un animal pourrait mieux saisir les nuances de ces concepts abstraits. Pour toi, l'empathie et l'indifférence n'ont plus de distinction et tu aimes comme tu hais, de cette même intensité, avec la fausse idée que tout est prédestiné.

À bien y réfléchir, que tu saches ou non les discerner importe peu. Cela n'est qu'une insignifiante finalité, qui demeure cependant follement espérée. Tu réussis sans mal à faire passer cela comme du fétichisme. Qu'ils sont candides ! Le sang coule, nonobstant ce que tu penses ; et ta lame pénètre doucement leur corps transcendé de toute la passion que tu leur portes. Ils geignent de douleurs et tu soupires fébrilement en retour. Tu jouis d'un orgasme intense à cette union malfaisante ; tu es même extatique face à ce que tu crées. Les autres ne saisissent pas la chance que tu as d'avoir ta culpabilité effacée par ton décès altéré.

Oui, tu le sais. La Mort t'aime et tu l'aimes aussi. C'est bien pour cela que tu es un Reload. Tu es probablement l'unique, sinon pourquoi n'y aurait-il pas d'autres témoins ? Cela te confère logiquement son statut de préféré ou de protégé. Cela même te dédouane de toutes responsabilités et te permet de ne pas avoir peur des policiers. Il est ton seul Dieu, il est l'amant que tu veux, celui qui t'a rendu pieux parce qu'il t'a rendu heureux. Il a su concevoir ta façon d'aimer, comme personne auparavant ne l'avait fait. Pour preuve, il t'a appelé à le divertir même après que les rideaux se soient baissés.

Tu lui sers donc ce qu'il attend de toi : de la tragédie humaine servie sur un plateau d'argent. Tu es le Maestro, ici bas, à son service. Tu t'inspires des classiques, de Sophocle à Shakespeare, et tu te complais à fréquenter des endroits huppés pour trouver ton futur bien-aimé. La sélection est souvent longue. Parfois même, tu n'es pas celui qui choisit. Ce sont les brebis qui arrivent, guidées par la voix de Dieu, et qui te convainquent de les aimer. Tu endosses alors ton costume de berger, et sourit jusqu'à la scène finale, dans laquelle ces innocentes âmes tiennent le rôle principal.

Ô grand jamais elles ne se doutent de toi, M. Tout le monde. Tu es trop courtois, trop charmant, et trop aimant pour cela. Tu peux être la romance personnifiée de Roméo Montaigu ou l'impétuosité puéril de l'éphèbe jouvenceau que tu serais toujours toi, l'Imposteur Fourbe. Tu incarnes avec brio le rôle qu'on t'attribue : le voisin parfait, le collègue dédié, l'amant passionné ou l'ami dévoué ; et c'est ainsi que s'en suit le cirque de ta vie car, de la Mort, tu es son messager et personne ne peut te corriger.
↑ Mental
↓ Physique
Être soigné est une chose, être équilibré en est une autre. Tybalt donne toujours une attention particulière à son apparence. Celle-ci a beaucoup d'incidences dans son « travail » sur les réseaux sociaux. Après tout, à se considérer comme Gourou du mode de vie sain, il a le devoir de veiller scrupuleusement sur son régime alimentaire s'il veut promouvoir la silhouette svelte.

Fort heureusement, il n'a pas beaucoup à s'en faire puisqu'il dispose déjà d'un corps d'Apollon. Sa carrure athlétique, sa taille de titan – avoisinant le mètre 95 – et son poids – variant de 78kg à 80kg – sont un avantage certain dans le monde contemporain. S'il peut aisément prétendre à une carrière de modèle, le jeune homme n'a jamais considéré cela comme une option. La célébrité digitale lui est déjà suffisante et similaire. De même, il n'a que faire d'apparaître sur les pages de couverture des magazines People, quand il a d'autres projets qui lui tiennent plus à cœur.

Pour la Mort, il doit magnifier le théâtre de sa vie, et cela doit commencer par lui. De ce fait, il taille méticuleusement chaque poil blond cendré sur son corps et coiffe quotidiennement ceux qui se trouvent sur son crâne. Cependant, ses follicules pileux ne sont pas les seuls à bénéficier de soins particuliers. En effet, il poli aussi ses ongles et badigeonne généreusement sa peau de crème hydratante pour garder son apparence juvénile. Il n'y a que le bout de ses doigts épais qui trahissent son travail manuel et qui lui font défaut du fait que de la corne se forme en raison de sa pratique du violoncelle.

Que ce soit excessif ou non, il demeure intraitable sur ce qu'il lui faut pour maintenir sa ligne. Il pratique régulièrement du sport à la gym où il jongle entre musculation et boxe ; et mange sainement grâce à des repas cuisinés avec des denrées du rayon bio. Il sait pertinemment que ses efforts paient quand son regard azuré se porte sur son reflet et qu'il y admire sa musculature délicieusement dessinée sur sa peau rosée. S'il en aime les résultats, il ne s'en cache pas et il ne prend pas moins de 10 minutes à se contempler dans la glace avant de se coucher. Au fond, qu'a-t-il à gagner de jouer la modestie, seul chez lui ? Plaire aux yeux est aussi plaire au cœur et il s'adonne à la culture de son corps aussi bien que de son propre potager – qu'il espère un jour faire pousser.

Avec Tybalt, vous ne resterez pas longtemps sur vos gardes, car son sourire inspire sympathie et son regard vous souffle compagnie. Une aura de bienveillance apparaît en sa présence ; et sur son unique passage, les fleurs semblent s'épanouir. Néanmoins, son impression d'amabilité n'est pas sa seule qualité, puisque sa voix de basse, caressante et vibrante, lui sert aussi de gagne-pain. Ses paroles posées sur un timbre grave résonnent lascivement en votre sein et vous charme instantanément pour vous envelopper de vos fantasmes enfouis. Il vous fait vivre ces rêves pervertis que vous osez à peine murmurer au bord du lit et vous rend accrocs aux intonations de ses mots chauds par son habileté à jouer la comédie.

Si vous le voyez dans la rue, vous l'identifierez sans mal. Il aime s'habiller sans trop s'embêter et porte, le plus souvent, un t-shirt ou un débardeur accompagné d'un pantalon qui met en valeur son gabarit. Sur ces mêmes pensées, il arbore également une tenue de sport élastique  – souvent représentée dans ses selfies – ou un pyjama confortable et de couleur neutre pour rester chez lui. Toutefois, son armoire ne se limite pas qu'à un choix réduit de vêtements ennuyeux car, sachez que les têtes tournent pour lui quand il daigne faire des efforts vestimentaires. Par exemple, il n'hésite pas à se vêtir de l'un de ses deux costumes cossus et fait sur-mesure pendant les œuvres caritatives auxquelles il est gracieusement invité. Et nul besoin d'ornements superflus pour le faire briller parce qu'à cet instant, vous penserez déjà qu'il a l'allure d'un prince sans son preux destrier.

Cependant, on ne vous répétera jamais assez de se méfier des pattes poudrées. Sous ce physique propret, un monstre au sourire maniaque se dissimule en secret. Il vous fixe de ses yeux déments d'où une lueur sanglante scintille en silence. C'est par ailleurs cette dernière qui vous fait comprendre que votre fin approche. Son sourire – bien que toujours impeccable – ne vous est plus rassurant et vous rappelle même Jack Torrance de Shining. De surcroît, son visage se tord subitement d'un rire fou, vous effrayant définitivement tandis que vous vous ratatinez sur vous-même. Vos frissons de jubilation a laissé place aux tremblements craintifs et le son qui s'échappe de sa gorge ne vous transporte plus dans vos songes. À présent, il ne réussit plus qu'à exciter vos pires cauchemars et à alimenter vos peurs.

Vous êtes convaincu que vous avez affaire à une autre personne, et vous avez grandement tord. Cette créature n'est que le vrai Tybalt, caché sous ce masque plaisant que vous avez cru réel.
Cela va bientôt faire dix ans que je suis mort et je m'en souviens comme si c'était hier.

La scène se peint clairement dans ma tête sans que je n'ai d'efforts à faire. En un instant, je me retrouve à nouveau à ce jour où tout a basculé. Je me tiens dans une pièce au carrelage damé et retiens mon souffle, anticipant ce qui va se dérouler. Petit à petit, l'espace se meuble et s'habille jusqu'à l'apparition une porte d'où trois pions de taille humaine arrivent l'un après l'autre. Je les reconnais comme ma famille et je souhaite sourire de cette réunion inédite. Cependant, je ne le fais pas car, je suis figé sur place, comme emmuré dans du béton qui coule sur mes muscles. Je veux pousser l'ennemi invisible mais, ne trouve qu'assez de force pour chanceler à reculons. Je suis arrêté par un plan de travail dans mon dos, acculé dans la bataille qui s'annonce. Je crispe ma mâchoire.

Face à moi, je la revois essayer de s'en prendre à moi et de me frapper encore une fois, alors qu'elle aurait pu s'éviter cette peine, en ne me faisant jamais naître. Oui. Moi, son propre enfant, la chair de son sang, je suis dominé et maltraité par elle. Je suis celui qu'elle essaie en vain d'assassiner, parce qu'elle a été trahi. Injustement, ses doigts se nouent autour de ma gorge et se resserrent jusqu'à ce que l'air commence à me manquer. Cependant, elle ne s'en tient pas à cette façon. Elle trouve cela trop facile et s'empare plutôt d'un couteau à viande pour m'ouvrir le cœur et que l'on passe un tendre moment entre mère et fils.

Néanmoins, avant d'en arriver là, peut-être devrais-je remonter à l'origine de ce chapitre final, quand toute cette histoire a débuté.

•••

Cologne. Ville d'Allemagne de l'Ouest, occupée par l'un des Alliés au temps de la Guerre Froide. Ses habitants partageaient le territoire avec la milice anglaise et bénéficiaient de la protection de la Couronne d'Angleterre, loin de l'influence néfaste des nazis. Ce fut à cet endroit même qu'Eva, colognaise, rencontra Gunther, anglais, avec qui elle se mariait plus tard sur un coup de tête.

Cologne encore, après la chute du mur de Berlin, était peuplée de plus d'un million d'allemands et était composée d'un large panel de culture intéressant. Elle proposait, entre autre, une série de basiliques romanes, un carnaval gigantesque et une cathédrale Dom qui ne constituaient qu'un ridicule aperçu du magnifique panorama germanique.

Moi, Tybalt Othello Dreher, j'étais natif de cet endroit à la puanteur dissimulée sous la richesse ostentatoire de notre patrimoine culturel. En effet, je naquis à l'aube du printemps, du jour où les fleurs revivaient après un rude hiver, le 21 Mars 1990 avec la force vocale d'un nouveau-né en bonne santé.

•••

Le saviez-vous ? Nous commencions la vie dans les pleurs, nous existions dans les larmes et nous terminions noyés dans nos sanglots accumulés car, nous étions les divertissements des écrivains divins. C'était pour cela que nous souffrions tout au long de notre fragile existence, meurtris et marqués par le sadisme d'En-Haut. Évidemment, ma petite-sœur, Juliette, et moi n'étions pas des exceptions à cette règle universellement implicite.

J'avais cinq ans quand elle s'en rendit compte. Eva Dreher, 28 ans, souffrait d'un mal invisible et puissant et était brutalement confrontée à la réalité gangrenée, laquelle était également sa source de frustrations profondes. Elle était l'incarnation de l'opportunité gâchée par une vie au foyer, vouée à la médiocrité d'un mari frivole et d'une prison dorée. Pourquoi ? Parce que sa beauté aryenne n'était qu'un cadeau empoisonné des divinités sarcastiques. Elle n'attirait que le cynisme de l'Amour et la misogynie masquée qui lui parasitaient l'esprit jusqu'à ce que la Mort vint les séparer. Pauvre d'elle ? Je ne le pensais pas. Elle payait le prix de sa superficialité et de sa paresse à utiliser les neurones qu'on lui avait doté. Non seulement cela, mais elle était aussi la génitrice égoïste et la tortionnaire de droit de deux bambins innocents, qu'elle n'avait fait naître que pour l'illusion d'un accomplissement hasardeux et le contentement bref de son époux, Gunther Dreher.

Elle comprit donc qu'elle était incapable de s'envoler de ses propres ailes, puisqu'elle était traînée et tirée en arrière par des boulets. Madame faites ceci ; maman vient par là ; chérie, oublie tout et aime moi. Esclave d'eux, elle saisissait enfin qu'elle ne serait jamais une femme accomplie puisque sa vision du bonheur était réduite. Humaine de son état, elle désirait ce qu'elle n'avait pas. Elle souhaitait devenir ce qu'elle avait abandonné en se mariant avec un déchet. Ses songes étaient remplis de ses espoirs brisés et elle se coupait à vouloir les recoller. Bridée dans ses possibilités, elle était constamment insatisfaite des possessions matérielles que lui offrait son conjoint et se sentait aliénée du monde extérieur, à présent lointain pour elle. Il ne lui fallut pas longtemps pour commencer à nous fixer d'une idée malsaine en tête. Dans la nature, la loi du plus fort régnait ; et bien, chez nous il en était de même. Quand elle essayait de s'en prendre à Juliette, je l'en empêchais du haut de mes 120cm. Je réussissais si bien qu'elle me battait et me pétrissait pour deux, comme une pâte à pain en préparation, pour que je devins délicieux à la cuisson et pour me punir d'avoir prétendu être bon.

En outre, saviez-vous à quoi l'humain était le meilleur ? Bien entendu, à la torture. L'imagination ne connaissait pas de limite lorsqu'il s'agissait de faire souffrir autrui ; et elle en était l'exemple parfait. Tous les jours, elle me frappait d'une vigueur renouvelée et chaque fois, d'une manière changée : mains nues, chaussure, ceinture, verre... Son ennui était trompé par mon sang qui décorait abstraitement les murs. Si je criais à l'aide, cela ne servait qu'à empirer ses assauts qu'elle m'offrait. Un coup de pied, un coup de fer, un coup de fouet et je me laissais faire. Juliette n'avait que trois ans en ce temps, que pouvait-elle protéger ? Papa n'était jamais à la maison, que pouvait-il arrêter ? De même, à l'école, la douleur était transparente quand la monnaie pansait les plaies ; et les Dreher en avait beaucoup. De ce fait, mes professeurs fermaient les yeux devant mes bleus, me critiquaient pour ce que j'étais et, cerise sur le gâteau, donnaient plus de raisons à ma mère pour qu'elle me châtiât sans relâche. Par conséquent, l'abus devint mon quotidien sans que je ne m'y habitua, ni qu'il ne diminua.

•••

« — Qu'est-ce que t'as à m'regarder comme ça ? Pour qui est-ce que tu m'prends ? Hein ? Ta chienne, c'est ça ? » vociférait-elle comme si j'avais été lui.

Huit ans, c'était un grand chiffre, non ? C'était quasiment gagner une dizaine et accéder à un monde nouveau. De plus, j'avais grandi de 21cm et j'étais presque arrivé à sa hauteur. J'étais devenu grand garçon, autonome et bien portant. Pourtant, elle me frappait toujours autant et ma rébellion était morte étouffée dans l’œuf. Chaque soir, elle prenait encore grand plaisir à me lyncher et s'amusait à me molester jusqu'à l'inconscience. Elle se délectait de mes geignements à l'écrasement de mes jambes et hurlait souvent qu'elle souhaitait me voir décédé.

Tristement, trois ans avaient suffi pour qu'elle oublia la raison de sa haine envers moi, et cela ne sembla pas la déranger. Désormais, ses sévices étaient devenus sa seconde nature et cela ne lui suffisait plus pour se sentir vivre. C'était pour cette raison que des hommes commençaient à lui rendre visite et qu'ils s'enfermaient dans la chambre pendant de longues heures avec elle. C'était dans ces moments-là que je me savais sauvé pour la nuit car, elle versait de sa frustration dans ces étrangers qu'elle s'amenait. C'était aussi dans ces soirées que ma mère daignait me montrer un semblant d'amour, avec des mots durs plutôt que ses instruments de tortures.

« — Quoi ? T'as des gosses ? Tu m'l'avais pas dis, Eva !
T'occupes. Attends-moi dans la chambre, j'vais lui parler. »

Elle venait me voir, se plaçait face à moi et me serrait fortement l'épaule en me regardant dans les yeux. L'azur de ses iris me faisait imperceptiblement frissonner et son visage proche du mien suintait l'alcool à pleins nez. Mon regard vagabondait sur sa face et je voyais l'âge qui avait tracé un profond sillon sur sa peau vieillie. Malgré ces creux visibles, je trouvais qu'être trentenaire ne la rendait que plus belle. Elle était pour moi un chef-d’œuvre gaspillé des cieux dont elle avait pleinement conscience. Ses lèvres carmins se séparèrent afin de se mouvoir pour moi et je fus emporté par son charisme soudain. C'était la première fois qu'elle voulut discuter avec moi sans l'idée de me gifler après. Mon cœur battait plus fort à chaque syllabe prononcée et j'entendais le son de sa voix me caresser les oreilles. Jamais n'avait-elle parlé aussi doucement, aussi prudemment pour moi. Nonobstant ses menaces, je la voyais « jolie comme un cœur » dans sa robe noire, fendue sur le côté.

« — ...T'as compris, Tybalt ? Pas un bruit et reste dans ta chambre. J'veux rien entendre. »

Ô combien, je l'aimais à cet instant. Oui, j'en oubliais instantanément ses coups et je tombais sous le charme de cette façade qui me demandais de la fermer. Je voulus qu'elle continuasse à m'insulter avec ce doux timbre dont je ne lui savais pas. Puis, l'évidence me frappa, contrastant avec le son velouté d'Eva. Je remarquais subitement que je ne connaissais de l'amour que le sien, maternel et vibrant. Mon père, toujours en voyage d'affaires, ne m'était qu'un lointain individu, aussi inconnu que ces amants qu'elle rapportait chez nous.

Quant à Juliette, elle ne voulait plus être impliquée avec moi. Elle, qui n'en pouvait plus de cette violence, s'enfermait dans sa chambre pour s'isoler. Elle niait mon existence pour mimer la normalité sans intérêt et reniait nos liens de parenté exprès. J'aurais été un menteur si je disais que je n'étais pas tenté de lui tatouer mon amour fraternel à mon tour mais, je me montrai tout de même clément à son égard. Je ne le fis pas uniquement par miséricorde. Après tout, comment pouvait-elle comprendre l'amour spécial que nous nous échangions, mère et moi ?

Puis, il y eut une fois où la vérité m'éclaira. Il y eut cet homme qui me parut familier et qui entra dans notre foyer sans qu'il ne fut invité. Il se déchaussa comme s'il était chez lui, enleva sa cravate et ôta sa veste pour la poser sur notre porte-manteau. Là, il fronça les sourcils, visiblement troublé par quelque chose et parut immédiatement devenir rouge de colère. Ma mère était déjà en compagnie d'un autre quand il ouvrit la porte en grand, la surprenant dans une position gênante. J'étais dissimulé derrière le panneau de ma chambre à les espionner quand cela était arrivé. L'homme en question était Gunther Dreher, mon géniteur éternellement absent, qui s'imposait à nous cette nuit pour une raison qui demeura obscure. Il hurla sur sa compagne jusqu'à en faire trembler les murs et envoya royalement paître l'intrus qui souillait son lit.

Mon père était pour ma mère ce que le Joker était pour Harley Quinn, le persécuteur tyrannique aimé d'une écervelée blonde. Il la délaissait après s'être servi d'elle, sans ressentir de remord à ses actes traumatisants. Il lui rappelait le néant qu'elle représentait dans la misère dans laquelle il l'avait placé et qu'elle avait tacitement accepté. S'il était une totale pourriture, il lui restait tout de même une qualité qui ressortit sur l'instant : l'audace. Cette dernière le fit revenir comme une fleur après un long voyage d'affaires pour la haïr de folâtrer avec un autre, alors qu'il en faisait de même à l'étranger. En effet, il avait été dupé par l'ironie du sort, puisqu'il s'était fait cocu par sa femme elle-même cocue par lui.

Cela résuma le cercle vicieux qui se répéta jusqu'à ce que l'un s'avouât vaincu plus tard. Personne n'était innocent dans cette histoire. Les sentiments qui les avait unis par les liens du mariage – quoi qu'ils furent dans l'ancien temps – les avaient quittés depuis longtemps. À ses joutes verbales, on se demandait également où se trouvait l'attrayante galanterie du dandy d'autrefois. La politesse s'était muée en vulgarité avec la guerre. De même, il était clair que l'ex-soldat qui avait auparavant milité pour les valeurs de la Grande-Bretagne n'était plus ce qu'il était. Corrompu jusqu'à la moelle, il incarnait à présent l'expression humaine de l'un des sept péchés.

Il désirait le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Il voulait le monopole des femmes tout comme il souhaitait les rendre minables. Il y contribuait par les belles illusions qu'il leur suggérait et n'avait aucun scrupule à le faire. Jamais il ne s'était dit qu'il aurait été victime de sa propre farce, et cela lui fut évidemment insoutenable à vivre quand cela lui arriva. Ainsi, il la tira brutalement du lit pour la battre plus ardemment qu'elle ne me frappait sous mon regard. Nue, meurtrie, abandonnée par la vie dont elle s'était moqué, Eva me regarda piteusement. Elle était lamentablement allongée sur le sol et m'appelait silencieusement pour venir à son aide, tandis que son corps opalescent se colorait de mauve. Était-ce donc cela l'amour ? L'impétueuse colère qui assujettissait les plus faibles de gestes furieux envers l'autre ? Cela était si...

•••

La répugnance ne se trouvait pas seulement chez les adultes. Mon école secondaire avait pour nom Katholische Hauptschule Adolf-Kolping-Schule et s'apparentait à l'Enfer. Mes camarades me prenaient pour un monstre et étaient terrifiés de moi quand ils voyaient mes nombreuses contusions. Ils pensaient que j'étais un scélérat de douze ans qui ne cherchait qu'à les corrompre, et peut-être n'avaient-ils pas tord au fond. J'avais cette attitude belliqueuse et je-m'en-foutiste qui cachait un égoïsme certain. La sécurité d'autrui ne m'était pas une priorité absolue et je me souciais plus de mon confort que celui des autres, sachant que le mien n'était jamais garanti.

Puis, ceux qui avaient passé le stade de la crainte, en étaient à me brutaliser, m'incriminer et m'exclure. Hors, je ne leur parlais pas et je n'interagissais pas avec eux. Ils fabulaient et me jugeaient sans réaliser qu'ils étaient eux-mêmes ces démons qu'ils craignaient. J'étais partisan de la moindre amitié, car leurs sourires me donnaient la nausée et que leur mentalité était retardée. Ma tête ne leur plaisait pas à cause de mes coquards et de ma lèvre continuellement coupée. Pire, leurs parents me faisaient ressentir ce grand fossé qui nous divisaient en me montrant du doigt. Ils me dévisageaient éhontément et me fuyaient comme la peste sans qu'il n'y eut de raison recevable à ce comportement. Heureusement, tout cela ne devenait qu'un futile détail quand il venait me voir.

Leonhard Konrad Rosenbaum. Rien que l'énonciation de son nom m'exaltait. Il était celui qui me comprenait dans mon entièreté, parce qu'il m'avait remarqué, moi et mes plaies et qu'il n'en était pas effrayé. Il était le seul qui partageait mes secrets, et l'inverse était aussi vrai. On était deux entités qui s'étaient retrouvées, deux enfants abusés qui s'étaient rassemblés. Je croyais même qu'il était mon âme-sœur, ma moitié damnée. Il avait mon âge, expérimentait les mêmes souffrances familiales et connaissait des choses que l'on n'apprenait pas en classe. Durant de longues années, il fut à la fois ce qui avait marqué mon adolescence, comme la puberté qui jouait la transition entre l'enfance et l'âge adulte, et ce qui me guida spirituellement. Ce garçon était pour moi ce que les autres appelaient : mon tout premier.

Sa vie était aussi mouvementée que la mienne, si ce n'était qu'il ne subissait pas de coup physique. Ses pères étaient des vermines adeptes des substances illicites et des jeux de cartes. Ils trempaient dans des affaires illégales et dangereuses sans se soucier des conséquences à venir. Ils étaient l'exemple même de l'addiction et de la perdition. L'un passait ses journées à parier ses emprunts de la mafia dans l'espoir de renflouer ses gains et l'autre s'injectait du poison extatique directement dans ses veines usées. Leurs irresponsabilités faisaient que les dettes s'empilaient et croissaient plus vite que leurs trois enfants réunis. Leur morale avait été dissoute dans l'acide qu'ils prenaient ensemble. Tous les moyens étaient bons pour récupérer de l'argent et pour faire perdurer leur plaisir égoïste. Ce fut ce genre de pensées qui les menèrent à transformer l'aînée de la famille Rosenbaum en le souvenir d'un capital non-investi dans leurs redevances.

Et nous, nous étions là, enfermés dans ce cercle vicieux avec l'impossibilité de s'en sortir avant la majorité. Nous nous léchions mutuellement nos plaies en nous moquant du monde, et nous nous embrassions à l'ombre de la honte. La tristesse n'était plus que l'équivalence de notre sourire. Pour échapper à notre misère, nous ne parlions pas de nos familles et nous jouions simplement Leon et Tybalt, sans les bagages de Rosenbaum et Dreher. Nous incarnions en somme deux pauvres adolescents à la simplicité déconcertante qui se fréquentaient pour le meilleur et pour le pire. Il n'y avait jamais de Tybalt sans Leon dans les parages, et il n'existait pas de Leon sans Tybalt dans le sillage. Nous, nous étions le lien solide des deux doigts de la main. Nous, nous étions l'association intime de la croûte et de la mie du pain. Nous, nous étions la sexualité que nous nous découvrions quand nos corps ne nous appartenaient plus. Nous toujours, nous étions nos propres antidépresseurs qui nous faisaient rire de nos malheurs. Oui, nous, nous étions Tybalt et Leon.

Un jour toutefois, tout cela changea sans que je ne compris trop pourquoi.

•••

6 Juin 2006. J'avais 16 ans à cette date. Malgré les chiffres évocateurs, je n'avais pas tout de suite compris que les prémices du fléau allait sonner à ma porte. L'atmosphère était pesante et je sentais mon dos ployer sous ces gros nuages menaçants. J'attendais patiemment l'arrivée de Leonhart, assis sur le sol de notre QG secret quand celui-ci apparut la tête dans les mains et le cœur pleins. Il montra une telle détresse, profonde et dolente que je restai coi devant ses sanglots qui secouaient faiblement ses épaules. Je n'avais jamais observé la beauté de ses larmes avant ce jour et je regrettais de l'avoir fait. Ma poitrine répondit par automatisme à son désespoir. Un pincement pénible se réveilla en moi et je le pris dans mes bras, impuissant face à son mutisme. Il me rendit mon étreinte en blottissant son visage contre mon cou et je sentis un frisson me parcourir l'échine au contact de sa peau. Mes mains glissèrent dans son dos pour rejoindre le creux de ses reins et elles restèrent nichées là, respectueuses devant l'agonie de mon ami. Cinq longues minutes s'écoulèrent, pendant lesquelles nous restâmes immobiles. Puis, il redressa la tête pour me murmurer tendrement à l'oreille :

« — Tybalt, je t'aime... »

Malaise. Mon dos se tendit, droit comme un 'i'. J'étais inquiet de cette révélation incongrue mais, moins inattendue. En temps normal, nous ne nous disions pas ces mots. Les séries télévisées étaient suffisamment surfaites pour cela. L'amour nous était un mot tabou dont le concept était effleuré du bout des doigts. Pourquoi me disait-il cela ? Je me détachais pour le dévisager, lui qui semblait aussi fragile qu'une orchidée et attendit patiemment la suite de ses paroles. Toutefois, il n'y en eut pas. Il se contentait de fixer le sol, l'âme recroquevillée dans son enveloppe charnelle et se triturait les mains, ayant visiblement quelque chose à m'avouer.

Nous nous tînmes face à face dans un silence oppressant et je ne sus pas comment me comporter avec lui pour la première fois. Je ne le reconnaissais tout bonnement pas. Était-ce réellement lui ? Leonhart, celui qui m'avait appris à aimer les défauts que je me trouvais ? Celui qui pensait ma voix séduisante au lieu d'être terrifiante ? Celui qui disait ma peau exquise et non pas fragile ? Celui même qui trouvait que mes bleus n'étaient pas laids mais, qu'ils représentaient l'essence de mon identité ? Je clignais des yeux en voyant sa mâchoire trembler. Où était donc l'éphèbe poète, fils de Zeus et frère d'Apollon, divinité de la poésie et de la musique ? Je me rappelai brièvement qu'il avait fait de moi sa muse, et m'avait fait frémir à chacun de ses apophtegmes emplis d'assurance. Néanmoins, je ne bougeai toujours pas.

« — Pourquoi ? » lui demandai-je sans plus élaborer.

Ma question fit écho dans l'intimité de notre pièce vide et s'évapora dans l'air, sans réponse pour attester son existence. Elle fit à peine réagir le brun qui s'était refermé sur lui-même. J'avais saisi : il m'interdisait momentanément l'accès à ses pensées, et brisait notre accord tacite pour rester dans son rôle d'amoureux transit. Il s'était passé quelque chose, c'était certain. Et je le contemplais encore une longue minute avant de lui caresser la joue pour lui délier la langue. Putain. Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? Pourquoi n'étais-je pas aussi doué que lui pour le réconfort ? Mon trouble me ramena à d'autres souvenirs où je lui offrais une quiétude religieuse en échange d'un voyage transcendant au moyen de ses vers imaginaires. Aujourd'hui, l'ironie avait fait que j'étais celui qui devait meubler le calme tourmenteur, tandis que je n'étais ni conteur, ni prophète de Dieu.

« — Leon, parle-moi. »

Il leva ses yeux au bout d'un moment que je crus une éternité. Je vis dans l'émeraude de son regard une lueur triste et déterminée qui annonçait les couleurs de ce qui allait se passer. Oh non. Dans ses mains se trouvait une arme qu'il avait dérobé à ses parents. C'était un pistolet rutilant qu'il pointa vers lui et qui n'augura rien de bon. J'essayai de le lui prendre des mains mais, il m'en empêcha en me repoussant et en me parlant enfin :

« — Je m'en vais libre. Ça devait arriver un jour. »

Je ne compris rien à ce qu'il me dit. Où s'en allait-il ? Et libre de quoi ? Qu'est-ce qui donc devait arriver un jour ? Et qui avait décidé que cela devait être aujourd'hui ? Je niais en bloc ses paroles insensées pour tenter de le désarmer. Usant de toute la douceur dont j'étais capable, je ne pus l'approcher sans qu'il ne me menaça de se tuer. Que pouvais-je faire pour le sauver ? Pour me sauver ?

« — Tu dis pas ça sérieusement.
Tu te souviens, Tyty ? Au-delà des nuages, dans le vaste ciel céruléen, aussi libre qu'un oiseau, aussi rayonnant que le soleil... J'y vivrais. Et avec moi, Tina et Klaus...
Arrête tes conneries, Leon ! On ne sait même pas s'ils sont morts ! Pose ce pistolet et on ira à leur recherche, hein ? Et on partira tous les deux, loin de tes vieux, avec-
Tybalt Othello Dreher. » énonça-t-il d'un ton sévère qui me coupa dans mon élan. « Ne sois pas si égoïste. »

J'étais éberlué. Moi ? Égoïste parce que je le défendais de faire une erreur ? Plus je considérais la question et plus cela m'affligeait. En réalité, peut-être qu'il avait raison. Peut-être que je voulais qu'il restât avec moi dans le seul but de tromper ma solitude. Qui pouvais-je convaincre du contraire, après tout ? Quand je l'observais, il semblait absolument croire à ses paroles, et moi aussi. J'étais faible contre lui et je le savais. S'il m'avait demandé de tout plaquer pour lui, je l'aurais suivi. Mais la mort, j'en avais une peur viscérale que Leonhart savait. Pour cette raison, il ne me forçait même pas de l'accompagner dans sa nouvelle vie.

« — Plus tard, on se retrouvera aussi car, tu es un morceau de moi. En attendant, tu vivras pour nous deux, pour nous quatre. Peux-tu le faire pour nous ?
Non, Leon ! Tu peux pas faire ça !
J't'en prie, Tybalt... Si tu m'aimes, alors laisse-moi ou tue-moi. »

Ses mots me donnèrent la chair de poule et je déglutis avec difficulté en secouant la tête. Le tuer ? Cette pensée me nouait la gorge comme si une corde essayait de me pendre. Cela était encore plus difficile de le regarder se suicider sans bouger. Je grimaçais devant le dilemme que me posais Leonhart et secouais sensiblement la tête en fermant mes paupières. « Je le savais... » murmura-t-il en me voyant faire. Je pinçais mes lèvres, malade de ne pas l'en empêcher et le devinais malgré tout sourire, éperdument épris. Puis, un coup de feu assourdissant retentit et j'entendis l'arme tomber sur le plancher dans un bruit sourd, avec l'amas ensanglanté de nos souvenirs. C'était la fin. Je me mis à sangloter sans la force de me confronter à son abandon. J'étais dévasté.

•••

Leonhart Konrad Rosenbaum était mort avec une part de moi. Il avait choisi de partir vers un monde meilleur pour éviter de finir comme sa sœur, vendue ou comme son frère, kidnappé. Ses parents n'avaient pas appris de leurs erreurs et s'étaient servis d'eux pour renflouer leur compte en banque avec les aides de l’État. Puisque j'avais été présent durant ses derniers instants, je fus suspecté d'avoir été celui qui l'avait poussé au suicide. Néanmoins, la police comprit assez tôt que je n'avais rien à voir avec cela. Je dénonçai ses parents sans pitié, afin qu'ils récoltèrent enfin ce qu'ils méritaient mais, ne m'en sentit aucunement mieux à la suite de cette trahison. Après tout, quelle importance cela avait quand tout ce que je chérissais avait déjà péri ?

Peu de temps après, on me présenta à un spécialiste en pédopsychiatrie pour « m'accompagner dans cette période difficile » et je fus suivi pendant plusieurs mois par M. Kolb, à qui je racontais docilement ce qu'il voulut m'entendre dire. Je lui décrivis nonchalamment la disharmonie de mes parents qui avaient engendré la cacophonie de ma naissance et la note mineure que représenta ma sœur. Évidemment, je n'oubliai pas de mentionner l'entrée de mon ami lunatique, la pulsation qui m'avait rendu sensiblement moins dissonant jusqu'à ce que lui-même alla brusquement à la dérive. Quand tout cela fut soigneusement consigné dans un dossier à mon nom, on me libéra de ces rendez-vous hebdomadaires à son cabinet et on m'assura que je n'avais pas besoin d'être là et que j'allais tout à fait bien. Cependant, je n'eus pas l'impression que cela me soigna du vide qu'il avait creusé.

L'année suivante, je broyais toujours du noir et avais la sensation que l'on m'avait jeté dans un mouroir. Je demeurais tourmenté par les ombres de mon passé, malgré mon état psychologique « normal ». J'étais l'ombre de moi-même, le fantôme d'un garçon déjà abîmé par la vie. Je traînais des pieds, courbais mon dos et fourrais les mains dans mes poches avec l'idée de n'être plus rien. Les nuits, la douleur était plus vive que lorsque je me remémorais ses mots et je tentais de m'accrocher au seul objet que j'avais conservé de nous : son magnum 357. J'étais confus à la notion d'amour, cette dernière si intimement liée au deuil. Ses paroles résonnaient toujours dans mon crâne, comme un agaçant refrain de publicité que je ne pouvais pas oublier.

« Si tu m'aimes, alors laisse-moi ou tue-moi. »

Peu importe combien de fois je l'entendais, je voulais ignorer l'évidence. Dieu avait-il tant apprécié Adam pour le faire vivre dans la souffrance ? Eve l'avait-elle aimé pour le pousser au péché ? Et la mort était-elle l'unique témoin de notre tendresse ? Mon ignorance me punit en m'éloignant des bras de Morphée et je demandai mentalement à Leon : Suis-je dans l'erreur de penser que ton suicide est la preuve ultime que l'on s'aimait ? J'avais une migraine carabinée, et en permanence, la nausée. Mon corps était devenu émacié et je dépérissais lentement dans mes réflexions. Eva ne prenait guère note de mon état, rancunière de la fois où je ne l'avais pas assistée. Et pourquoi l'aurais-je fait ? Au fond de moi, j'avais voulu qu'elle goûta à sa propre médecine et si j'eus ce que j'avais souhaité, mon mal-être ne s'allégea pas d'un brin. J'étais mon propre fardeau à transporter, devenant de plus en plus lourd à mesure que les journées s'écoulaient.

Le désespoir n'était pas uniquement mon ennemi. Ma mère aussi se battait contre lui, chaque jour d'un coup qu'elle me portait. Toutefois, cela ne sembla pas être suffisant pour y échapper, puisqu'elle perdit sa guerre interne lorsque son époux lui avoua qu'il voulait l'interner. Il était au courant de ce que je vivais, en avait assez de ses simagrées, et voulait profiter de la vie qu'il avait entamé avec sa nouvelle maîtresse. Moi, dans le lot, j'allais devoir les suivre avec Juliette et supporter la compagnie quotidienne de trois étrangers. Sans répondre, je quittai la table pour débarrasser les couverts et ce fut à ce moment-là que les engueulades débutèrent. Ma sœur n'attendit pas longtemps pour se réfugier dans la quiétude de sa chambre et je m'occupai promptement de la vaisselle pour me laver des démangeaisons que cela me provoqua.

La suite, vous la connaissiez. Elle essaya de me tuer de ses mains fatiguées puis, relaya la tâche à un couteau à viande, sa sanité l'ayant quitté au paroxysme de la frustration. Si je n'avais plus de raison de vivre, cela ne m'empêcha pas de ne pas savoir museler cette crainte d'en finir. De même, si Leonhart me manquait, je ne pouvais me résoudre à la laisser gagner. Ce fut pour cela que je la repoussai de mon pied et récupérai vivement la lame qu'elle avait fait tomber sous la surprise. Elle n'eut pas le temps de se remettre de ma soudaine dissidence que je lui avais montré, moi aussi, mon amour filial pour elle.

L'ustensile se fraya doucement un chemin dans sa chair tendre et sépara ses veines juteuses tout en réveillant ses nerfs. Je voulus qu'elle sentit précisément ce que j'avais sur le cœur et la pénétra de nouveau profondément dans sa poitrine chaude. M'aimes-tu, maman ?, pensai-je en la regardant me fixer d'un air incrédule. Je pouvais dire que je l'avais émue, qu'elle était littéralement touchée (au cœur) de mes dons. Ses yeux affichèrent une émotion que je ne sus identifier. Le regret ? Le dégoût ? La douleur ? Si je voulus graver l'image dans ma mémoire, je ne pus pas le faire car, on m'attrapa subitement par le col pour violemment me jeter au sol. C'était de nouveau lui, écœuré par ce qu'il avait engendré et ce qu'il avait épousé. Il jeta un bref coup d'œil en direction du corps inerte de sa femme, dont la vie se répandait généreusement sur le sol et revint à moi pour me maltraiter avec toute la véhémence dont il était habité.

J'en avais assez de ces pensées, de ces regrets qui me dégoulinaient de tous les pores. J'avais attrapé leur saleté et j'étais totalement épuisé. Ses hurlements entraient d'une oreille pour ressortir de l'autre tandis que j'admirais ce que j'avais créé. Rage. Ses mots ne me firent pas plus sens quand il commença à me crier dessus. En bon pédagogue, il me secoua même sans que je ne changeai d'expression. Je le scrutai sans gêne pour retenir toutes ces rides que l'immoralité avait excavé sur sa tête, alors qu'il me porta un coup enragé sur la joue. Je fus tellement sonné que je me mis brusquement à m'esclaffer, et ne réfléchis pas à deux fois pour recommencer à assassiner.

Morts, tous morts. Il n'y avait plus que moi en tête-à-tête avec ces dépouilles dans la cuisine. Mes jambes flagellèrent et je me laissai glisser contre le meuble, pendant que se mélangeaient mes pleurs et mes rires. Enfin, c'était le silence. Mon esprit venait d'être allégé d'un poids lourd et avait été déserté de mes idées noires. J'étais tranquille pour la première fois en dix-sept ans et cela me fit tant de bien que je ne vis pas Juliette s'enfuir à mon œuvre. Plongé dans le sang de mes parents, je prenais un bain en toute sérénité et me faisais la paix intérieure. C'était cela qui m'avait manqué : cet équanimité qui me réconcilia avec la mort.

Me levant avec difficulté, je lâchai finalement l'arme dans ma main pour le troquer avec L, sobriquet que j'avais affublé à son pistolet. Je le soupesai brièvement, fit glisser la cartouche hors de son emplacement et vérifia qu'elle y fut toujours : une balle intacte et orpheline, qui n'avait pas eu de destin jusqu'à aujourd'hui. Enfin, je saisissais les dessins de mon défunt ami, qui avait prévu mon geste déjà des années à l'avance. Il était temps, et il l'avait prédit. Depuis le début, il l'avait su et ne m'avait rien dit. J'étais attristé de ne pas avoir été dans la confidence et en même temps, soulagé que Leon me laissa quelques instructions. Il y avait toujours eu quelque chose chez lui qui m'avait semblé mystique, ce qui me fit maintes fois douter de ses origines. S'il m'avait avoué être un alien un jour, je l'aurais probablement cru.

Cela dit, je ne m'attardai pas sur ces futilités. Après tout, j'allais pouvoir directement l'interroger, l'embrasser et le toucher de l'autre côté. De la même façon que lui, gardant les yeux sur les personnes que j'avais aimé, je plaçai la bouche du canon contre ma tempe et inspirai longuement.

« — Adieu monde cruel... » susurrai-je dignement avant d'actionner la détente.

•••

SUITE EN-DESSOUS...
↑ Histoire



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Bienvenue sur le forum Tybalt Othello Chapeau !

Sympa ton avatar :3 j'aime bien ton pouvoir aussi ^-^ si je suis gentil avec toi, j'aurais le droit à un jolis bouquet de rose ? Love you ♥

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Tybalt O. Dreher
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Jeu 20 Avr - 0:17
Hello à toi,
Merci pour ton accueil. ^^
Les bouquets de fleurs ne s'achètent pas d'un sourire, surtout si tu veux un bouquet "original". :p Mais tu auras peut-être des réductions, qui sait ?

#Update : Ajout du "Mental".
#Update2 : Ajout du "Physique". o/

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Tybalt O. Dreher
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Lun 24 Avr - 2:39
Hello à toi,
Merci pour ton accueil. ^^
Les bouquets de fleurs ne s'achètent pas d'un sourire, surtout si tu veux un bouquet "original". :p Mais tu auras peut-être des réductions, qui sait ?

#Update : Ajout du "Mental".
#Update2 : Ajout du "Physique". o/
#Update3 : Ajout du début de l'Histoire. repose en paix

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↑ Merci Celis ♥️ (sur une idée originale de Tyty)

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Noah Edwing
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Mar 25 Avr - 0:59
BIENVENUE TYTY ♥️
J'adore ton caractère, étant donné que tu es vlogeur + fleuriste + cool, je veux un lien avec Yoan 8D

(comment ça tu le sais déjà ?)
YAY

BON COURAGE POUR TA FICHE

♥️

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Spoiler:
 
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Lindsey Hermann
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Mar 25 Avr - 13:28
Bienvenue chers compatriote !! Et bon courage pour la suite de ton histoire ! WAZAA

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Merci Stef' <3:
 



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Tybalt O. Dreher
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Mar 2 Mai - 5:05
@Noah : Roh, toi Yawn J'te fais un bisou... où tu veux ♥️
@Lindsey : Merci. o/

#Update4 : +1100 mots à l'histoire || toujours pas fini /meurt
#Update5 : +1700 mots à l'histoire || UC (75%)
#Update6 : +1400 mots à l'histoire || UC (80%)
#Update7 : +4200 mots à l'histoire || DONE

C'EST FAIT, CA Y EST.
...PROBLÈME, ça ne rentre pas dans le premier post donc je suis obligé de mettre la suite ici... hahahahaha /meurt

Suite de l'histoire:
 

Voilà, ce sera tout pour moi.
Et pardon. XD

P.S : Total : 10 500 mots environ. Yawn

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Seishiro Fujiwara
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Mar 2 Mai - 18:57


Tu es validé ! Bravo !

« Mon beau Tybalt Othello Dreher ♥️ QUELLE FICHE ! J'ai le mérite de dire que j'ai tout lu et que tu es ma première validation, si c'est pas beau tout ça 8D
Tu voulais un long commentaire alors je vais essayer èé Tout d'abord, très bon choix d'avatar oho J'tassure ! j'aime le pouvoir et le malus que tu lui as donné, qui va très bien avec Tyty au final, trop de métieeers, et moi qui va devoir mettre tout ça dans le listing des métiers ! D:
Ensuite, j'adore ton personnage, j'ai adoré lire ta fiche et apprendre plein de choses sur ce beau monsieur ! Et qu'est-ce que je l'aime tiens, il est horrible ça c'est vrai mais j'ai tellement aimé la façon dont tu as raconté l'histoire que je n'ai pas pu le détester au moins une fois. Je dois dire que c'était long ! Mais toi qui disais vouloir cacher la mauvaise qualité dans la quantité je suis pas d'accord ! J'ai vraiment apprécié et j'ai bien pris mon temps pour tout lire. J'ai bien fait de te décerner ce prix, tu le mérites ♥️
Bref, je sais pas quoi dire de plus... Ah, peut-être que j'ai oublié de dire que je te validais ? File te recenser tout ça tout ça, et bienvenue chez les verts oho ! (et oui, fini le gris) »

• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
• Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
• Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️


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