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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Walking on immaculate snow [feat Seishiro Fujiwara]

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Yoan S. Myers
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Lun 6 Mar - 22:10

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara


Ça avait été une semaine de ski comme tu les aimais. Froide, ensoleillée, sans trop de monde, tu avais pu t’en donner à cœur joie et tu avais partagé ce moment avec ton meilleur ami. Tu adorais la neige, tu adorais l’hiver et dieu que tu aimais tout ce qui était sport de neige. Tu avais commencé très tôt, avec tes frères et tes parents vous alliez très souvent au ski et tu t’étais découvert une passion pour ce sport. Et puis ta maladie était arrivée et avec elle ta passion pour le ski en avait dédoublé. C’était le seul sport où tu te sentais libre d’être qui tu étais, loin des regards des autres, personne ne cherchait à voir ce qui se cachait sous ton masque et ton bonnet. Tu aimais ce sport, tu t’y sentais si bien que tu y retournais trois à quatre fois par an, que ça soit pour une semaine ou pour un week-end. Autant dire qu’à chaque fois que tu y allais tu trépignais d’impatience et tu avais le cœur lourd lorsque tu rentrais. Tu te demandais parfois pourquoi tu n’allais pas vivre dans ces étendues blanches mais tu n’avais jamais réellement trouvé la réponse ni le courage. Alors au lieu de cela tu avais fini par y trainer Hoan et parfois il t’accompagnait avec plaisir. Tu avais commencé par le ski et depuis quelques années tu avais craqué pour le snow. Maintenant tu te laissais aller au gré de tes envies, tu gérais suffisamment bien sur l’un comme sur l’autre et tu t’étais même mis à faire quelques sauts.

Mais voilà, c’était fini et le cœur lourd tu avais dû reprendre le chemin du retour. Hoan t’avait abandonné un jour plus tôt pour rentrer rapidement en ville, sa mère avait eu un accident. Il s’était avéré après coup qu’elle n’avait fait que se tordre la cheville. Aussi, tu rentrais tout seul mais tu t’en fichais tu en avais l’habitude. Emmitouflé dans ton écharpe noire et ta veste de ski tout aussi noire et aux bandes vert fluo tu attendais patiemment le train. A côté de toi trainait ta planche de snow que tu avais acheté l’an passé. Tout comme ton haut et ton bas de ski qui lui était d’un uni vert pétant, il était noir et vert et s’accordait en tout point à ta tenue. Lorsque tu l’avais acheté tu avais rigolé en disant que s’il y avait bien un endroit où tu aimais attirer l’attention c’était sur les pistes. Non pas que tu te vantais mais pouvoir porter des couleurs aussi vive sans craindre le jugement était quelque chose de particulièrement grisant pour toi. Tu souffles un moment dans tes mains. Il fait particulièrement froid et tu es pressé de pouvoir t’assoir à ta place bien au chaud dans le wagon pour les 3h de trajets qui t’attendent. Tu regrettes un peu de partir mais tu avais entendu à la météo que le temps se dégradait à partir d’aujourd’hui alors tu partais rassuré. Tes muscles même te rappelaient qu’il était tout de même temps de partir tant tu les avais sollicités en quelques jours. Ton ventre aussi réclamait répit… la faute à Hoan et son amour du fromage.

Ton train arrive et sans attendre tu montes à bord, tu cherches ta place et tu calles comme tu le peux ta planche sur l’espace du dessus avec ton sac de voyage. Tu portes rapidement un regard autour de toi, le train n’est pas réellement plein à craquer mais tu sais qu’il se remplira avec les nombreux arrêts qu’il fait en montagne. Tu retires ta veste de ski pour la glisser sur l’espace au-dessus et tu t’assieds à ta place. Tu choisissais toujours cette place-là, celle proche de la fenêtre, ton côté droit tourné vers celle-ci. C’était un tic que tu avais depuis maintenant de nombreuses années, tu ne voyageais plus en face à face, encore moins en club quatre, mais que sur une place côté fenêtre pour pouvoir masquer le plus possible ton visage. Ton côté droit était le plus marqué, ton œil à moitié blanc en déstabilisait plus d’un alors tu préférais montrer à ton voisin un profil plus normal, plus banal, seules quelques tâches dans tes cheveux restaient visibles et ta marque sur ton cou, masquée par une écharpe.

Une fois assis, tu poses ton coude sur l’accoudoir et observes par la fenêtre d’un air un peu perdu. Ces étendues blanches vont te manquer…tu aimes décidément beaucoup le froid et le vent qui fouette ton visage alors que tu prends de la vitesse sur les pistes, que tu négocies un virage, que ton cœur s’affole, et que tu n’aies qu’une envie c’est crier au plaisir que tu prends d’aller aussi vite sur une neige si parfaite. Et puis tu aimes ce moment où tu plies tes genoux puis tout ton corps, tu appuis sur tes cuisses et ses dernières se mettent à te bruler, tu calmes ta vitesse, tu freines fortement mais il te faut tout de même quelques mètres de plus pour réellement t’arrêter… perdu dans tes pensées tu ne remarques pas tout de suite la personne qui vient d’apparaitre à tes côtés. Tu sursautes puis ton regard se détourne de la neige pour se porter sur le reflet de ton voisin. Evidemment tu ne te retournera pas pour le saluer mais tu aimes bien observer discrètement avec le reflet.

Malheureusement le soleil est encore trop présent malgré le soir tombant pour que tu ne puisses le distinguer réellement alors tu détournes bien vite ton attention. De toute façon tu as fait en sorte de ne rien laisser trainer qui pourrait le déranger. Tu le sens qui s’installe, puis s’assied à tes côtés. Tu sens rapidement son parfum, il est indescriptible et de toute façon tu ne cherches pas à le décrire, tu es juste content de pas avoir quelqu’un qui sens fort à tes côtés. Et puis tu ne fais plus attention à lui, ton attention se reporte sur l’extérieur et sur la neige qui tombe doucement.

De longues minutes plus tard tu sens le train qui s’ébranle, le contrôleur se présente puis annonce les multiples gares qu’il desservira, il dit qu’il passera dans les voitures toutes les heures alors qu’ils ne le font jamais puis se tait pour laisser les rouages du train te bercer. Tu somnoles un peu, tu as envie de dormir mais tu as du travail. Tu soupires, tu as eu l’idée de filmer cette semaine au ski et tu dois déjà faire le montage pour pouvoir apporter du contenu rapidement à tes abonnés. Alors tu te tortilles en t’excusant auprès de ton voisin que tu aperçois brun pour venir attraper ton ordinateur portable, ton casque et ta batterie. Une fois le tout branché, tu enclenches ta musique et lances les rushs de tes vidéos, prêt à faire le tri dans tout ça et à commencer à monter ce que tu peux.

C’est ainsi que tu n’as pas vu le temps passer ni la nuit tomber, concentré sur ton travail et ta musique tu ne sais pas depuis combien de temps le train roule ni même combien d’arrêts il a fait. Tes doigts s’activent et parfois c’est ton sourire qui nait à la vision d’une séquence amusante. C’est pourquoi tu ne t’inquiètes pas vraiment lorsque tu sens le train qui s’arrête, tu n’y prêtes pas attention. C’est pourquoi tu ne calcules pas le temps que le train reste arrêté. Et c’est pourquoi tu n’as pas entendu l’annonce qui vient d’être faite. Concentré, tu es étranger à ce monde qui t’entoures. Pourtant tu finis par sursauter lorsque tu vois une personne se lever, tu fronces les sourcils et tu comprends que quelque chose ne va pas. Tu ôtes ton casque et c’est là que tu entends des protestations et des râles d’agacement.

Tu te tournes enfin vers ton voisin, tu ne lui fais pourtant pas face, masquant encore autant que tu le peux ton côté marqué, et tu t’adresses à lui, complétement perdu.

« Euh…excusez-moi, qu’est-ce qu’il se passe ? »

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Seishiro Fujiwara
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Mer 8 Mar - 22:20
Walking on immaculate snow
Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Les cours étaient finis. Une bonne semaine de repos avait été chaleureusement offerte par l'université de Seishiro. Ces vacances étaient normalement là pour réviser les prochains examens qui ne tarderaient d'arriver, seulement des amis de la fac avaient proposé de passer quelques jours à la montagne pour aller skier. Ils n'avaient pas vraiment besoin de réviser et ce n'était pas tous les jours qu'ils pouvaient se permettre d'avoir autant de temps libre pour eux. Il y avait encore beaucoup de neige dans les hauteurs à cette période de l'année, alors autant en profiter. L'étudiant n'avait alors pas hésité une seule seconde pour accepter la proposition. D'autant plus que le japonais aimait beaucoup ce sport d'hiver. Dans son pays natal, il habitait dans une petite ville au bord de la mer. Cependant, son père l'emmenait skier à la montagne à chacune des vacances d'hiver jusqu'à ce qu'ils déménagent en Angleterre. C'était de bons souvenirs, mais ceux de cette semaine allaient encore être meilleurs.

Sur cette belle nostalgie, il boucla ses valises et était enfin prêt à quitter son appartement et de s'éloigner de sa ville qu'était Niflheim pour quelques jours afin de passer de bonnes vacances en compagnie de quelques amis. Le trajet allait être long, mais c'était sûrement la seule contrainte pour ce voyage. Il partait passer cinq jours dans un des nombreux hôtels de la station de ski la plus proche avec trois de ses amis, étudiants dans la même filière que lui.

Ces jours sous la neige et le soleil étaient passés à une vitesse phénoménale. Il n'y avait pas beaucoup de monde à la station de ski et c'était même très plaisant. Les pistes étaient alors dépourvues de skieurs tous les cinq mètres et les étudiants pouvaient skier en toute liberté, entre les chutes et les rires. Ils skiaient toute la journée, du matin jusqu'au soir. Parfois, ils oubliaient même de prendre leur déjeuner, les petits-déjeuners de l'hôtel où ils logeaient étaient assez copieux pour tenir une journée entière. Puis venait la nuit, les jeunes hommes avaient pris deux chambres, deux par deux, mais se retrouvaient toujours dans l'une des deux et ils se racontaient des histoires, des anecdotes et jouaient même parfois aux cartes ou à des jeux de société qu'ils n'avaient pas oublié d'emmener. Ils faisaient tout cela jusqu'à ce qu'il soit bien trop tard pour que leurs pensées se coordonnent correctement, puis ils retrouvaient chacun leur lit pour passer une bonne nuit de sommeil afin de récupérer la journée qu'ils venaient de passer. Cette routine continuait jusqu'à ce que l'heure du départ arrive.

Seishiro était le dernier à quitter les lieux. Les trois autres avaient préféré rentrer le matin plutôt qu'en fin d'après-midi. Le japonais, lui, voulait profiter du dernier jour. Il n'était pas allé skier, mais s'était contenté de regarder le paysage que la baie vitrée du petit restaurant où il se trouvait lui présentait. Sans oublier le bon chocolat chaud qu'il tenait entre ses mains, accompagnée d'une gaufre toute chaude dans une assiette qui n'attendait que d'être dégustée. Bientôt, il allait devoir fermer ses valises et retourner à la gare. Le paysage ne serait plus qu'un bon souvenir. Ces vacances s'étaient déroulées comme il l'espérait. Malheureusement, toutes les bonnes choses avaient une fin.
Après avoir fini son repas, il retourna dans sa chambre pour se préparer à partir. Il avait déjà les valises de prêtes, ayant tout rangé le matin même. Il ne suffisait plus qu'à vérifier s'il n'oubliait rien. Une fois l'inspection faite, il enfila son blouson de ski, un bonnet bleu marine et une grosse écharpe noire qui lui cachait la moitié du visage. Il était maintenant bien couvert pour se rendre à la gare qui n'était pas très loin de l'hôtel.

Les valises aux pieds et le ticket en main, il attendait que le train arrive. Pour une fois, il était en avance. Habituellement, l'étudiant était soit tout juste à l'heure soit en retard dans le pire des cas. Il n'avait alors plus qu'à patienter. En attendant, il sortit son téléphone pour répondre à quelques messages à ses amis qui étaient déjà rentrés chez eux depuis quelques heures maintenant.
Le train arriva enfin. Seishiro laissa les personnes qui attendaient également le train passer devant lui, puis il prit ses valises pour rentrer à son tour dans le wagon en face de lui. Il avança calmement dans l'allée pour trouver sa place. Une fois trouvée, il remarqua qu'il y avait déjà quelqu'un assis à côté de sa place désignée. Il semblait ailleurs alors le japonais ne le dérangea pas et se contenta de s'installer à son tour. Il retira toutes les couches qui allaient le gêner pendant le trajet et attendit encore une fois que le train démarre.

Seishiro ne savait jamais quoi faire dans un train. Il avait mis ses écouteurs pour écouter de la musique et c'était tout. Il n'avait pas de livre à lire et son ordinateur portable était trop bien rangé pour qu'il le sorte sans difficultés. La curiosité le titilla gentiment et il dévia son regard vers son voisin qui était lui sur son ordinateur. Il s'était excusé un peu plus tôt, mais le japonais avait simplement énoncé le fait qu'il ne dérangeait pas. Il semblait être sur un logiciel de montage, chose trop complexe pour le pauvre petit étudiant. Il regarda le paysage qui défilait à toute allure et put apercevoir son reflet ainsi que celui de son voisin. Le soleil commençait à se coucher doucement. La seule chose qu'il arrivait à décrypter correctement étaient les mèches blanches qui tranchaient avec ses cheveux châtains. Il ne saurait dire si c'était une coloration ou autre chose mais il trouvait cela plutôt joli, bien que cela soit atypique. Le jeune homme semblait si concentré sur ce qu'il faisait que Seishiro pouvait continuer à essayer de voir d'autres traits particuliers sur son voisin. Il ne savait pas trop pourquoi il faisait cela, mais au moins, il s'était trouvé une occupation. Il remarqua quelques tatouages sur son visage. Ça l'épatait. Ses traditions et son père interdisaient qu'il se tatoue la peau de la sorte, seulement lui, il ne craignait pas cette encre noire. Malgré tout, il se mit à l'évidence qu'il n'aurait jamais le courage de se tatouer quelque chose sur son propre corps. Il avait vu quelques émissions à la télé, portant sur le tatouage... Et voir mille aiguilles s'attaquer à une pauvre peau nue l’effrayait un peu.
Ses yeux descendirent vers les mains qui pianotaient sur le clavier de l'ordinateur et constata que cette peau tatouée était bicolore. Elle était marbrée. C'était la première fois qu'il voyait une personne atteinte de dépigmentation de la peau. Pourtant, il n'eut pas une seule once de surprise ou même de dégoût. Il savait que l'homme pouvait être cruel et juger au premier regard. Sauf que lui ne le fit pas. Il comprit alors pourquoi le jeune homme à ses côtés avec plusieurs cheveux blancs.
Il le quitta finalement des yeux et se laissa bercer par la vitesse du train et somnola.

Seishiro fut brusquement sorti de ses songes lorsque le train se stoppa. La nuit était tombée et le chauffeur du train fit une annonce. Le train était momentanément arrêté et la cause était qu'il y avait eu des chutes de neiges importantes pour que le train ne puisse pas continuer son trajet en toute sécurité. Le chauffeur demanda de garder son calme et de rester assis pour l'instant. C'est ce que fit l'étudiant, mais un homme un peu plus loin ne semblait pas être d'accord avec ce qui avait été dit. Il se leva et commença à prendre ses affaires.
Il sursauta lorsqu'il entendit son voisin l'interpeller. Il tourna la tête vers lui et remarqua le fait que son interlocuteur semblait vouloir camoufler une moitié de son visage, comme pour se préserver du regard des autres. Seulement, Seishiro n'était pas comme ça. Il lui fit un sourire et lui expliqua ce qu'il se passait :

« Le train ne peut pas continuer d'avancer à cause de la neige, apparemment. Le chauffeur demande de rester assis pour l'instant mais certains n'ont pas l'air de vouloir écouter... »

En terminant sa phrase, il jeta un regard vers l'homme qui gesticulait dans tous les sens pour sortir du wagon. Pendant ce temps, il retira ses écouteurs de ses oreilles et les rangea dans sa poche. Il observait par la vitre pour voir qu'ils étaient arrêtés à une gare quelconque. Il comprenait maintenant mieux pourquoi l'homme voulait s'en aller. Peu de temps après, le chauffeur fit une autre annonce. Il signala qu'il fallait descendre du train pour le moment en s'excusant. Seishiro ne se fit pas prier et se leva en récupérant calmement ses affaires, contrairement à d'autres qui ronchonnaient. Il retint un soupir et une fois toutes ses affaires avec lui, il regarda un moment son voisin, qui était en train de ranger son ordinateur, puis il sortit du train. Il enfila rapidement son blouson avant d'attraper froid. Il ne savait pas trop quoi faire maintenant. Lui qui pensait qu'il serait rentré à Niflheim sans encombre, il s'était bien trompé.

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Yoan S. Myers
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Jeu 9 Mar - 13:43

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara

Tu aimais le train. Tu aimais le silence qui y régnait le soir et c’est pour cela que tu faisais toujours en sorte de partir en soirée. Tu aimais cette ambiance somnolente des quelques passagers, bercés par le doux cliquetis des rails, le roulement du train, ce petit cocon dans lequel tu semblais te trouver et le paysage qui défilait à toute allure de même que le soleil qui descendait. Tu aimais regarder à travers la vitre avec un peu de nostalgie comme si ce moment était un moment coupé du temps, hors de tout tu avançais, tu traversais des horizons que tu ne connaissais pas et ton cœur se réchauffait parfois lorsque tu reconnaissais un lieu. Ta musique semblait se caler avec précision sur ce décor mouvant et toi, la tête posée contre le dossier tu observais tout avec un peu de mélancolie. C’était ton rituel habituel pour la dernière heure qui accompagnait tes voyages, tu observais comme le spectateur d’un monde qui n’était pas le tien, et tu souriais faiblement en t’imaginant miles et unes vies différentes. Te rappelant combien tu aurais aimé voyager plus souvent, plus loin, loin des regards, des jugements, et loin de tout ce qui t’est familier. Mais tu es trop casanier, tu as trop peur de tout quitter alors tu restes en gare et jamais tu ne saisis ce train pour t’enfuir.

Mais aujourd’hui était un jour différent, et à l’instant où tu avais remarqué que le train s’était arrêté tu t’étais douté que ton voyage allait connaitre quelques turbulences. Tu avais alors quitté ta bulle si agréable où tu évoluais pour te mélanger au monde normal et pour te tourner vers ton voisin. Pour la première fois depuis quelques heures, tu le voyais réellement, tu croisais son regard et tu pouvais pleinement saisir dans le tien tout l’achèvement qu’il était.

Tu es saisi. Emporté dans la valse que venait de lancer ton estomac, se tordant immédiatement d’admiration et de frustration. L’homme en face de toi était tout ce que tu n’étais pas, un canon de perfection à tes yeux, vierge de toute impureté, sa peau était d’un blanc parfait que tu imaginais sans mal être immaculée. Tu l’imaginais douce, régulière, une caresse à un toucher timide, tremblant, inquiet de briser cette perfection. Ton regard croisait ses yeux d’un bleu éclatant, profond, juste, sans variation de couleur il était clair, comme un océan au petit matin et toi tu t’y noyais, tu jalousais. Il te regardait avec gentillesse et si tu l’avais vu se détourner quelques instants sur tes tatouages, parcourir ton visage en une caresse qui te fit frissonner, il était revenu bien vite s’ancrer dans les tiens. Tu avais honte, honte de toi et ton regard bicolore, honte de ta peau si moche, honte de ton être. Et pourtant tu restais dans son regard, tu restais à sa portée de vue parce qu’ainsi tu pouvais l’observer de toute ton âme. Tes yeux se déportèrent vers ses cheveux d’un noir de jais. Ils se démarquaient avec précision sur sa peau blanche et tu t’imaginais à nouveau tendre la main pour les caresser, glisser tes doigts dans ses mèches uniformes, que tu te figurais douces, légères, aussi agréables qu’une brise printanière.

Tu déglutis tandis que tu t’échappes de ses yeux en amande, que tu t’extirpes de ta contemplation pour fuir la sienne. Tu es pourtant rappelé par sa voix aussi douce que tu l’imaginais, sans jugement, sans agacement elle était d’une tranquillité qui t’aurait apaisé si tu n’avais pas été aussi perturbé par son être. Ton regard se pose à nouveau sur lui et cette fois ce sont ses fossettes qui t’attirent, elles s’étirent pour laisser place à un sourire qui t’est adressé et tu aimerais disparaitre de sa vue. Tu hoches la tête, tu comprends et tu suis son regard qui t’a quitté. Tu te sens mieux, plus détendu, alors tu peux porter sur lui ton regard sans être vu en retour, ignorant bien vite l’impétueux voyageur. Tu fixes son profil avec douceur et cette fois tu descends vers son corps assis. Tu n’en saisis pas grand-chose mais tu le vois fin sans être maigre, dans cette carrure qui laisse les muscles naitre sans graisse, qui se contractent et se font visible à chaque caresse, tu aspires à un torse tout aussi blanc, libre d’être au naturel sans artifice et quelques poils masculins sans être entaché. Tu détournes immédiatement le regard, certain que tes joues se sont arborées d’une nouvelle couleur et tu essayes de reporter ton attention sur la situation.

Tu te dis qu’il est temps de lui répondre, que cela va paraitre bizarre, alors tu te racles un peu la gorge pour faire contenance et ton regard se porte rapidement sur ta bouteille d’eau qui t’accompagne partout. Tu as soif.

« Oh, je vois » dis-tu un peu gêné, tu n’es pas très éloquent, était-ce la situation ou bien ton voisin qui te perturbait ?

Tu le regardes ranger ses écouteurs sans un mot de plus, incapable de trouver quoi dire puis tu sursautes en entendant cette fois la voix du contrôleur. Tu fronces les sourcils et la situation se rappelle à toi subitement. Bloqué ? Obligé de descendre ? Tu grimaces, tu es suffisamment habitué aux trains montagneux pour savoir que ce n’est définitivement pas bon signe. Tu es un peu inquiet, tu espères que cela ne sera pas trop long. Tu te perds dans tes pensées mais ton voisin se rappelle à toi alors qu’il se lève pour récupérer ses affaires.

Tu paniques. Tu le fixes avant de ranger précipitamment ton ordinateur et tout le bordel qui l’accompagnait, ton regard fait des vas et viens, tu le vois qui récupère son manteau et puis qui traverse l’allée du train. Heureusement, quelques passagers lui bloquent le passage et le retienne et toi tu t’actives pour fermer ton sac et te lever à ton tour. Mais voilà que tu te cognes violemment contre l’espace de rangement. La douleur te fait grimacer et même lâcher un juron et tu t’inquiètes de ne plus voir ton voisin dans le wagon. Tu ignores le tiraillement sur ton crâne, et tu attrapes ta veste, ton sac et surtout ta planche pour te diriger le plus rapidement possible vers la sortie du train. Ton cœur s’emballe, tu pestes intérieurement contre l’homme et son énorme valise, mais tu l’aides pour qu’elle soit descendue plus vite. Enfin, l’air frais t’atteins et tu frisonnes, ton regard se porte quelques instants sur la neige qui vient parsemer tes cheveux puis sur le quai. Ton regard parcourt rapidement les quelques têtes et enfin tu le vois.

Inconsciemment tu soupires de soulagement et tu esquives les passagers pour te rapprocher de lui. Tu l’observes à nouveau et tu es surpris de le voir plutôt grand -bien que plus petit que toi- et, malgré son manteau, aussi fin que tu l’avais imaginé. Elancé, élégant, il avait beau être en tenue hivernale tu n’en étais pas moins séduit. Tu t’approches de lui, les phrases se tournent et se retournent dans ta tête, tu cherches comment l’aborder, comment rester quelques instants de plus à ses côtés, comment profiter de sa chaleur l’espace d’un soupir sous cette neige aussi blanche que lui. A nouveau tu te racles la gorge, elle est sèche et tu sais combien tu te déshydrates vite.

« Hm. Il fait froid… »  Lui dis-tu, encore une fois honteux de n’avoir réussi qu’à dire cela malgré les nombreuses phrases que tu avais en tête.

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Seishiro Fujiwara
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Sam 11 Mar - 23:10
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Le soleil qui éblouissait la neige quelques heures plus tôt s'était maintenant couché depuis un moment. Il faisait froid. C'était une nuit d'hiver comme toutes les autres. Seulement, elle avait une différence. Elle n'était pas tranquille. Les passagers du train ronchonnaient et râlaient sans arrêt sur leur propre sort et le fait d'être coincé dans une gare inconnue. Cela avait le don d'agacer le petit japonais, mais il essaya tant bien que mal d'y faire abstraction. À peine sorti du wagon, Seishiro avait posé ses deux grands sacs qui servaient de valises à ses pieds et avait immédiatement couvert sa tête de son bonnet. Il souffla ensuite sur ses mains gelées pour tenter de les réchauffer, sans grand succès. Il s'était alors résigné à entourer son corps de ses bras et à hausser les épaules pour protéger son vent de la légère brise. Il y avait même quelques flocons de neige qui tombaient du ciel obscur.
L'étudiant aurait peut-être mieux fait de partir en même temps que ses amis de fac, au moins, à cette heure-ci, il aurait été au chaud chez lui, emmitouflé dans un plaid et devant un bon film.
Et non, il fallait que la malchance tombe sur lui et qu'il se retrouve ici, dans le froid et tout seul. La seule chose qu'il trouva à faire était d'observer les passagers qui étaient, quelques minutes auparavant, avec lui dans le train. Certains se rendaient à l'intérieur de la gare, ne voulant pas rester sur le quai et d'autre restaient congelés là tout comme lui. D'ailleurs, il n'apercevait pas les cheveux si particuliers de son ancien voisin de place. Il savait qu'il était sorti après lui, enfin... Est-ce qu'il était sorti déjà ?

Seishiro s'était alors retourné pour chercher le jeune homme à la peau marbrée du regard. Soudain, ll manqua presque d'avoir un sursaut en le voyant juste à côté de lui. Il eut un léger mouvement de recul et il jeta un regard vers le train pour apercevoir que toutes les lumières avaient été éteintes et que les portes étaient maintenant fermées. Il ne s'attendait pas à le voir là, devant lui. Il aurait plutôt pensé qu'il continue de vivre sa vie malgré les conséquences... Ledit voisin se racla la gorge et fit une remarque sur la météo. Il le regarda, étonné, avant que ses lèvres ne se déforment dans une moue amusée. L'approche lui provoqua un petit pouffement de rire. Ce n'était pas méchant, mais il avait été surpris, il ne s'attendait pas à ça. Oui, il faisait froid, surtout vu la façon dont l'étudiant tremblotait de tout son être. Mais surtout, Seishiro était plutôt content de ne plus être confronté à lui-même. Un peu de compagnie n'allait pas lui faire de mal, surtout qu'il n'aimait vraiment pas être seul. Ses lèvres s'étirèrent maintenant pour laisser place à un doux sourire. Il tendit sa main malgré lui vers l'autre homme et se présenta, laissant échapper une fumée blanche de ses lèvres :

« Oui, il fait plutôt froid ! Puisque je pense que le train ne va pas repartir aussi vite... Je me présente, Seishiro enchanté ! »

Puis, sur ces mots, Seishiro glissa sa main contre celle de son voisin et ils se serrèrent la main dans un petit geste sans être trop brusque. Sa main était presque aussi fraîche que la sienne, peut-être un peu plus chaude. Il eut comme la légère impression que sa chaleur corporelle réchauffa sa peau. Cependant, les mains s'éloignèrent aussitôt et Seishiro retrouva, légèrement déçu le froid qu'était l'hiver.
Il regarda autour de lui et remarqua qu'il n'y avait plus qu'eux deux à être encore sur le quai. Tous les autres passagers semblaient s'être réfugiés à l'intérieur. C'était de toute façon la meilleure chose à faire. Il reporta alors son regard vers son interlocuteur et remarqua enfin qu'il était plus grand de quelques centimètres. Cela ne le surprenait pas tellement, il avait l'habitude d'être plus petit que les autres. C'était le parfait japonais de base, pas très grand, brun et très pâle. La seule différence était qu'il avait les yeux bleus bien que parfois, ils paraissaient gris.
Le jeune homme en face de lui n'était pas comme lui. Il était bien plus différent. Seishiro put observer son visage sans aucune gêne, contrairement à son voisin qui lui semblait craindre le regard des autres. Il pouvait le comprendre. Un regard plein de jugements ou de dégoût n'était jamais supportable. Cependant, l'étudiant n'était pas comme cela. Même que les particularités qui se présentaient sous ses yeux le fascinaient. Seishiro en avait assez de la banalité. La routine et le quotidien l'agaçaient. Il avait voulu changer d'air et voilà qu'il était parti en vacances au ski. Maintenant, il était coincé dans une gare inconnue avec un autre inconnu qui lui avait servi de voisin et qu'il pourrait presque admirer. Pour avoir voulu changer d'air, c'était réussi.

Un grand frisson traversa sa colonne vertébrale et il eut un petit éternuement, camouflé derrière sa main. Il se fit la remarque qu'il était peut-être temps de rentrer au chaud au lieu de se perdre dans ses pensées en regardant sa nouvelle rencontre. Il se baissa alors pour attraper ses valises et se redressa aussitôt, adressant un autre sourire au jeune homme :

« Je pense qu'il serait mieux de se mettre au chaud... Vous... Venez ? »

Il ne savait pas pourquoi il avait hésité sur le vouvoiement. Pourtant, c'était la moindre des choses, ils ne se connaissaient pas et surtout, l'homme en face de lui devait avoir quelques années de plus.
Ce n'était pas le plus important, tout ce qu'il voulait était de se réchauffer. Pour cela, il se rendit à l'intérieur de la gare, accompagné de son voisin de place.
Une fois bien au chaud, Seishiro retira son bonnet, qui l'avait totalement décoiffé au passage, mais il garda son blouson bien fermé. Il devait avouer qu'il avait encore un peu froid, quelques courants d'air passaient à certains moments. Il aperçut quelques chaises de libres et alla poser ses valises. Un peu plus loin, il y avait plusieurs distributeurs. Il remarqua même que l'un d'eux distribuait des boissons chaudes. Il fit signe au jeune homme qu'il revenait et partit se servir deux chocolats chauds, cherchant de la monnaie dans la poche de son pantalon. Il savait que cela n'allait pas être les bons chocolats chauds qu'on pouvait trouver dans des cafés, mais cela ferait sûrement l'affaire.
Il revint alors aussi vite qu'il était parti et tendit un gobelet en plastique contenant le chocolat au jeune homme aux cheveux bicolores, gardant toujours un petit sourire aux lèvres. Ensuite, il s'installa sur l'une des chaises et souffla sur le liquide pour le refroidir. En buvant quelques gorgées de sa boisson chaude, il releva les yeux vers le jeune homme à ses côtés. Bizarrement, il ne se lassait pas de l'observer.

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Yoan S. Myers
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Lun 13 Mar - 21:23

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara

Cela faisait quelques minutes à peine que tu étais sorti du train mais déjà ton corps sentait la morsure du froid. Si tu portais ta veste de ski, le reste de ton corps n’en était que plus exposé, laissant tes oreilles se refroidir, tes jambes sentir la caresse mordante de la température et ta tête absorber dans préavis les flocons de neige qui s’y perdaient. Mais si corps commençait à se refroidir, ton cœur lui battait avec force, ton regard se perdant dans une contemplation et une admiration qui te réchauffait. Maintenant qu’il était face à toi, debout et à portée de vue, tu pouvais contempler avec douceur son corps un peu tremblant, ses joues blanches teintées de cette rougeur glacée. Il avait froid et cela provoquait en toi un sentiment de tendresse intense, ne souhaitant qu’une chose, le saisir dans tes bras pour tenter de réchauffer cet épiderme gelé. Pourtant, tu étais un grand frileux, bien que tu préférais l’hiver à l’été, tu n’en étais pas moins un grand glaçon. Constamment gelé tu avais toujours besoin d’un certain nombre de pulls, d’écharpes et tu aimais, dès les premiers degrés tombés, allumer ta cheminée et y passer le reste de ton temps à écouter les craquements du bois, bercé par sa chaleur. Ton canapé était ton nid, ta cheminée ton chant et tes plaids tes plumes.

Mais en cet instant, il n’y avait ni canapé, ni plaid et encore moins de cheminée. Pourtant, tu te surprends à imaginer le petit brun à tes côtés, blotti dans un plaid avec un livre et un de tes furets sur les genoux. Cette vision t’attire un petit sourire mais tu essayes de quitter cette image chaleureuse pour te reconcentrer sur le froid qui vous entoure et les paroles qu’il t’adresse après ton approche maladroite. Surpris, ton regard sur porte sur la main tendue que tu saisis rapidement, captant le froid de cette dernière et ignorant ton envie de la glisser dans ta poche de veste. Tu caresses cette peau que tu viens d’admirer, tu apprécies ce touché, doux, agréable, et tu te prends à nouveau en te demandant si le reste est identique. Ton corps se réchauffe un peu, tu es tremblant, à cause de lui et non pas de la neige qui s’abat de plus en plus sur vous.

Et puis la caresse s’arrête, beaucoup trop vite à ton goût. Tu prends ton temps pour écarter ta main, laissant tes doigts saisir chaque instant de plus avant qu’ils ne redeviennent solitaires. Mais si ton corps se retrouve de nouveau seul, tu es heureux de pouvoir mettre un nom sur ce visage qui te plait tant et tu lui offres un petit sourire en réponse au sien. Ce dernier semble d’éblouir, te perturber et tu mets quelques secondes avant d’entendre à nouveau ta voix pour lui répondre.

« euh… Yoan. Enchanté »

Tu ne dis rien de plus, un peu pris au dépourvu. Pourtant tu aurais voulu lancer la conversation, justifier ta présence à ses côtés, l’empêcher de s’enfuir. Mais tu ne trouves pas tes mots, tu n’avais jamais été doué pour ça et à la place tu finis par arborer une expression de gêne. Alors tu le quittes des yeux pour regarder derrière lui, puis le train. Tout semblait soudainement mort autour de vous et tu fronces les sourcils. Ce n’était clairement pas bon signe pour vous, et la neige semblait prendre de plus en plus de place… C’est à ce moment-là que tu la sentis à nouveau, cette caresse qui attirait ton ventre dans un tumulte, qui faisait frissonner ton dos puis s’abaisser tes épaules. Tu le sentais qui te regardait, te dévisageait réellement et toi tu avais honte, ton corps semble se recroqueviller sous le regard. Pourtant, tu es sensiblement content qu’il te regarde et non pas détourne son regard de dégout… tu le laisses faire sans rien dire, te demandant ce qu’il devait bien penser de tes tatouages, tes marques et de ton regard. Cela le perturbait-il autant que lui te perturbait ?

Son éternuement te fais pourtant sursauter et porter à nouveau ton regard sur lui. Immédiatement tu t’inquiètes, il faisait froid -en dehors d’être ta remarque stupide, c’était également un fait- et tu ne voulais pas qu’il tombe malade. Ta tête s’active à nouveau, tu cherches désespérément un moyen de lui proposer de prendre un café, un verre, n’importe quoi qui vous permettrait de rester ensemble. Tu paniques en le voyant se baisser pour prendre ses bagages et commences à marmonner dans ta barbe. Pourtant c’est lui qui parle en premier, t’adressant un nouveau sourire qui attire irrémédiablement le tien. C’est lui qui te propose de rentrer au chaud et c’est encore lui qui te propose de venir avec lui. Tu es honteux, tu es certainement le plus vieux -même si les asiatiques faisaient toujours plus jeune- le plus responsable et pourtant tu te laisses aller à ta timidité maladive.

Tu prends ton courage à deux mains et tu hoches la tête avec un nouveau sourire, puis te penches pour attraper ton sac et ta planche. Tu le suis alors dans la gare, frissonnant de satisfaction en sentant la chaleur qu’il y régnait. Tu savais pourtant que dans quelques minutes, lorsque tu te serais habitué, tu frissonnerais à nouveau et pesterais intérieurement. Même si cet instant apparaissait à tes yeux comme un rêve éveillé, tu n’avais pas réellement envie de passer la nuit dans cette gare. Il y avait quelques personnes qui attendaient les informations pour le retour mais ton regard s’en désintéressa aussi vite que le bonnet de Seishiro quittait sa tête. Tu portas ton regard sur ses cheveux décoiffés, ton imagination faisant déjà le travail. Tu imaginais sans mal ta main tachée parcourir ses mèches ébouriffées de tes phalanges serrées entre elles, crispées par l’effort ou bien incitant l’asiatique à offrir son cou à ses baisers… Tu secoues la tête et t’adresses une gifle mentale. Tu dérivais et délirais complétement. Tu mets quelques secondes à comprendre qu’il était déjà parti en direction des sièges et sans attendre tu le rejoins pour poser également tes affaires et agiter tes cheveux rendus humides par la neige fondue.

Le siège était un peu froid mais tu n’y fis pas réellement attention, profitant plutôt de l’éloignement du jeune homme pour attraper ton portable et envoyer un sms à Hoan pour le prévenir. Une fois fait, tu adresses à nouveau à Seishiro ton attention et tu ne te gènes pas pour le détailler et l’observer à nouveau. Tu contemples ses mouvements tranquillement, te demandant ce qu’ils donnaient dans la vie de tous les jours, tu admires à nouveau ses cheveux et tu te laisses entièrement aller. Tu étais seul dans cette gare d’inconnus, alors qui pouvait bien te juger ?

Et puis tu le vois revenir et te tendre une boisson que tu attrapes avec plaisir, le gratifiant d’un merci rapide et d’un sourire. A nouveau les phrases filent dans ta tête alors que tu prends une gorgée de chocolat qui te réchauffe.

« Je pense qu’on n’est pas rentré… la neige tombe de plus en plus »

Tu dis cela plus pour toi que pour lui, comme une constatation qu’il fallait faire, crever l’espoir qu’ils rentreraient ce soir…Tu soupires puis tu te tournes vers lui avec un sourire.

« Seishiro… c’est japonais ? Vous êtes ici pour des vacances ? »

Tu tournes et tu retournes le son de son prénom sortant de tes lèvres, la consonance est étrange mais tu l’aimes bien, elle te fait voyager et tu te fais la réflexion que tu aimerais bien visiter le Japon.

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Seishiro Fujiwara
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Ven 17 Mar - 21:38
Walking on immaculate snow
Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Tu l'avais vu. Tu l'avais vu t'observer. Tu avais senti son regard sur tes cheveux décoiffés et sur ta peau nue contrairement à la sienne. Depuis que vous étiez sorti du train, il t'observait. Habituellement, tu n'aimais pas le regard des autres. Tu préférais rester effacé et réservé. Un asiatique aux yeux clairs, ce n'était pas très courant et pourtant, toi, tu étais cet original asiatique. Seule la couleur de tes yeux faisait la différence. Contrairement à Yoan qui lui, était entièrement différent de ce que tu étais. Toi, tu étais le garçon banal et tu te fondais dans la masse. Tu restais toujours derrière. Alors tu craignais ces regards emplis de jugements. Cependant, celui de Yoan ne te dérangeait pas. Tu le laissais faire, mimant le fait de ne pas apercevoir ses regards en faisant comme si de rien n'était. Cela devenait même une situation plutôt amusante. Tu avais ce léger sourire collé aux lèvres. Lui aussi souriait, et à chacune de tes paroles. Il avait un joli sourire, il avait de jolis tatouages, de jolis yeux bicolores, tout comme sa peau si particulière mais tout autant jolie... Tu te surpris alors à le trouver beau, tout simplement.
Ce n'était pas la première fois que tu trouvais un homme appréciable à regarder. Les magazines montraient des mannequins magnifiques. La télé affichait des acteurs séduisants. Tu avais aussi des amis plutôt charmants. Cependant, Yoan avait quelque chose en plus, que tu ne saurais déterminer.

Il t'avait suivi à l'intérieur de la gare et s'était installé à côté de tes affaires que tu avais laissées en vrac pour chercher deux chocolats chauds. En attendant que les verres en plastique soient remplis, tu avais jeté un bref coup d'œil vers Yoan. Tu l'avais vu pianoter sur son téléphone pour enfin le ranger. Il avait sûrement dû envoyer un message ou quelque chose comme ça. Tu te fis la remarque qu'il fallait que tu fasses de même. Malgré tout, tu savais que tes amis ne feraient que se moquer de toi en incitant sur la chance que tu n'avais pas. Tu soupiras légèrement et récupéras les boissons chaudes dans chaque main. Cela te réchauffait les mains, bientôt, tu finirais par être une bouillotte et tu devras retirer ton blouson de ski.
De retour, tu tendis un des verres à Yoan en lui souriant et tu t'installas à ses côtés. Tu buvais ton chocolat tandis que lui fit une remarque. Tu acquiesças vivement et tu laissas tes mains reposer sur tes cuisses avec le verre en plastique, maintenant à moitié vide. Tu reportas ton attention sur lui, le contemplant. Tu l'entendis soupirer puis vos regards s'accrochèrent. Il souriait encore une fois, agrandissant le tien qui se faisait timide. Sa voix s'éleva pour prononcer ton prénom. Tu ressentis un frisson, mais tu te dis que ce n'était qu'un courant d'air. Tu te sentis flatté lorsqu'il devina ta nationalité. Bien que tu étais typé, que ce soit pour le physique ou le nom, certains pouvaient te confondre avec différentes origines asiatiques. Les stéréotypes n'aidaient évidemment pas. Tu te contentas de répondre, doucement :

« Oui, c'est bien ça ! J'ai passé une semaine de vacances dans une station de ski mais sinon j'habite pas très loin d'ici... J'imagine... Je ne sais même pas où on est en fait. » Un très léger rire secoua tes épaules, faisant ainsi trembler le liquide du chocolat que tu ramenas à tes lèvres, puis tu repris : « J'habite à Niflheim plus précisément, et vous ? »

Tu voulais savoir s'il s'en allait avant ou après toi lorsque vous retournerez dans le train pour le reste du trajet. Malgré tout, la géographie n'était pas ton fort, c'était l'une des nombreuses raisons pour que tu te spécialises dans les langues vivantes. Tant pis, tu n'auras qu'à faire semblant de connaître la ville qu'il annoncera. Tu en profitas également pour l'observer à nouveau. Il l'avait fait avec toi alors tu pouvais te le permettre aussi. Tu t'attardas sur les tatouages qui se trouvaient sur son visage. C'était les seuls que tu pouvais voir sans compter ceux sur ses mains. Par contre, tu devinais qu'il devait en avoir partout sur son corps. Tu remarquas qu'il portait deux tatouages au dessus de ses sourcils, il y avait un chiffre romain à ta gauche et un petit cœur à ta gauche. En dessous de son œil, il y avait une clé. Pour finir, tu observas une rosace, cachée par les poils de sa barbe. Tes yeux descendirent pour s'arrêter sur les tatouages qui dépassaient de son haut, marquant sa nuque. Il y avait une fleur colorée en bleu et une autre fleur de l'autre côté, accompagné d'une bouteille. Tu ne savais pas la signification de tous ces tatouages, peut-être qu'il n'y avait aucune signification et que Yoan était juste un amateur de tatouage et aimait que sa peau soit agressée par des aiguilles. Tu ne savais rien de lui. Il n'était qu'un inconnu. Au fond de toi, tu avais envie de le connaître un peu plus, savoir des petites choses anodines sur lui. Seulement, tu ne pouvais pas lui demander des choses comme cela, mais tu ne savais pas quoi lui dire d'autre non plus. Le silence qui s'était imposé n'était pas dérangeant en soit. Il était plutôt tranquille et reposant...

Tu te rendis compte peu de temps après que tu t'étais perdu dans tes pensées en le contemplant, tu terminas rapidement ton chocolat et tu relevas les yeux pour rencontrer une nouvelle fois ceux de Yoan. Puis tu repris la parole, brisant le silence :

« Après si vous le voulez, vous pouvez toujours utiliser un diminutif pour mon prénom, c'est plus simple et surtout plus court... » Tu haussas distraitement les épaules, « Après tout, c'est comme vous voulez ! »

Tu sortis ensuite ton téléphone pour enfin prévenir tes amis que tu n'avais pas eu de chance. Tu le mis ensuite en silencieux et tu le rangeas aussi vite dans ta poche. Tu savais qu'ils étaient capables de te harceler avec plein de bêtises. Tu ne voulais pas écouter ton téléphone vibrer à tout bout de champ. Tu regardais ensuite les gens encore présents dans la gare. Tu te tassas en même temps un peu plus sur ta chaise, qui n'était définitivement pas confortable. Tu commençais presque à t'ennuyer. Tu ne savais pas quoi faire et tu ne trouvais pas toujours pas de sujets de conversation. Tu restais alors silencieux, observant un homme râler au téléphone un peu plus loin.

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Yoan S. Myers
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Sam 25 Mar - 21:57

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara

Tu portes à tes lèvres la boisson chaude qui te réchauffe avec douceur, tu avais toujours adoré les boissons chaudes d’hiver, café, thé, chocolat, tu ne faisais aucune discrimination et tu te laissais aller à tes envies. Tu appréciais cette brulure qui traversait ton corps par une journée pluvieuse, grisonnante ou bien simplement froide. C’était ces petits riens qui te faisait vraiment aimer l’hiver. Et même si en ce moment tu aurais aimé être ailleurs que dans la gare d’un village perdu en montagne, tu savourais cette caresse chaude et la présence rassurante de celui dont tu venais de prononcer le nom. Ce dernier tournait toujours dans ta langue et dans tes oreilles, savourant le son que cela avait donné. Ton regard quant à lui se perdait vers le sol, tes mains tenant le gobelet apportant à ses dernières un peu de chaleur. Un peu trop même et rapidement tu jetas un coup d’œil au gobelet de Seishiro en imaginant prendre ses mains pour les réchauffer entre les tiennes. Tu chasses cette pensée, rapidement happé par les paroles qu’il t’adresse en même temps qu’un sourire.  

C’est la surprise qui te saisit lorsque tu entends la ville et tu ne peux t’empêcher un petit rire, c’était une coïncidence qui te faisait plaisir, mais tu savais qu’elle n’était pas si étonnante après réflexion. Il s’agissait de la plus grande ville que le train desservait après tout. Cela ne t’empêcha pourtant pas d’avoir une nouvelle montée de chaleur et tes pensées qui s’effilent à nouveau vers cette idée absurde que vous pourriez vous recroiser dans cette grande ville qu’était Niflheim. Mais si le destin avait été plus clément, il vous aurait fait vous rencontrer dans cette station de ski. Tu bois une nouvelle gorgée chaude, avant de répondre cette fois ci sans hésitation, naturellement et c’est à cet instant que tu te rends compte que tu as envie de lui parler sincèrement sans réellement te cacher, lui parler de toi pour qu’il te parle de lui.

« J’habites à Niflheim aussi, je reviens également d’une semaine de ski avec un ami mais il a dû partir plus tôt. »

Tu lances un rapide regard vers lui, ne voulant pas trop le dévisager mais retenir ses traits au maximum pour pouvoir y repenser jusqu’à ce que l’image devienne flou puis s’efface pour laisser place à une vague imagination. C’était idiot, et tu le savais, mais tu voulais profiter de lui, de sa présence, de son sourire et de ses mots pour le peu de temps que ce dernier vous accordait. C’était la première fois que tu te sentais ainsi, que tu voyais tes pensées divaguer, partir dans des images qui n’arriveront jamais mais qui te semblait sur l’instant particulièrement chaleureuse et venait réchauffer ton cœur. C’était probablement l’endroit, ce lieu perdu, cette idée que personne ne te jugeait ni n’était dans ta tête, qui te faisait perdre l’esprit mais tu t’en fichais. Tu ne le reverrais probablement pas, alors quel mal y avait-il à laisser aller ses rêves ? Une semaine durant tu penserai probablement encore à lui, et puis tu oublierais comme toutes les rencontres que l’on fait. Tu auras beau te dire que non, tu t’en souviendrais, de cet homme sur qui tu avais failli, mais tu n’es pas dupe, tu sais que les jours et les mois qui passent effacent les souvenirs comme des feuilles trop vieilles.

C’est alors que tu te rends comptes du silence, certes agréable mais surtout synonyme de ton mutisme avancé et tu es honteux. Tu veux faire des choses mais tu n’en amorces même pas le commencement. Tu soupires en même temps que Seishiro reprend la parole -tu étais vraiment trop nul- et tu fronces les sourcils. Son diminutif … ? Sei ? Tu clignes des yeux et immédiatement ton esprit est reparti sur les diverses utilisations de ce diminutif et te laisse pantois un peu perdu.

« Je... Vous... Tu… on peut se tutoyer peut-être ? »

Tu le regardes sortir ton téléphone et tu fini par prendre ton courage à deux mains pour lancer définitivement la conversation. Tu lui offres alors un nouveau sourire.

« Japonais donc ? Je suis à moitié Egyptien pour ma part … je sais ça ne se voit pas trop »

Tu ris, gêné, c’est une des rares fois où tu fais une blague sur ton propre physique mais elle t’était venue si naturellement. Tu devais probablement sentir que Seishiro n’avait rien à faire de ta différence. Tu bois une nouvelle gorgée de chocolat chaud pour le terminer et déposer le gobelet dans une poubelle non loin de là.

« En réalité… je m’appelles Shaï mais je préfère utiliser un autre nom »

Tu ne sais pas trop pourquoi tu lui dis. Avec le temps tu avais appris à aimer ton prénom que tu avais si injustement abandonné lorsque ta maladie t’avait adopté, mais il faisait de toi quelqu’un d’encore plus différent alors tu préférais garder ton nom d’emprunt. Pourtant, à Sei, tu l’avais dit encore naturellement alors que tu avais mis quelques mois à l’avouer à Hoan. Tu ne savais pas bien pourquoi mais tu ne te sentais pas vraiment gêné, plutôt content à vrai dire de lui confier ce secret qui n’en était pas vraiment un. Un nouveau sourire nait sur tes lèvres, tu es heureux d’avoir réussi à faire un premier pas vers ce total inconnu.

Vous êtes pourtant interrompu par l’arrivée d’un agent de la gare qui demande l’attention. Tu fronces les sourcils et cette fois ci tu grimaces, résigné.

« Messieurs, en raison d’une neige trop importante nous devons supprimer tous les trains pour la nuit, les rails sont entrain de geler. Nous avons prévenu un hôtel afin que vous puissiez être loger cette nuit, à nos frais bien évidemment, merci de bien vouloir vous présenter à l’accueil avec votre billet. La situation devrait être rétablie demain dans la fin de matinée, début d’après-midi. »

Tu sens l’indignation chez les autres passagers mais tu restes parfaitement calme, tu te fiches bien d’être rentré ce soir et de toute façon s’énerver ne ferait pas stopper la neige. Et puis cela te permettait de profiter un jour de plus des paysages enneigés gratuitement… Tu tournes le regard vers Seishiro, te demandant alors comment il allait réagir. Au moins, tu pourrais passer un peu plus de temps avec lui. Ce n’était pas si mal les problèmes de trains.

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Seishiro Fujiwara
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Mer 29 Mar - 17:23
Walking on immaculate snow
Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Tu bois ta boisson d'une lenteur paresseuse, presque peureuse. Peur de finir le chocolat trop tôt. Peur que la fraîcheur revienne agresser tes doigts gelés. Peur de l'instant présent, peur qu'il ne se finisse trop tôt, tout simplement. Et si Yoan, jetant son gobelet vide dans la poubelle à quelques mètres, s'en irait ? Si tu te retrouvais seul, sous l'écho de l'immense salle, que ferais-tu ? Tu ne savais pas. Tu ne sais rien. Tu avais acheté un chocolat en plus pour qu'il reste un peu plus longtemps à tes côtés. Sa présence est chaleureuse. Tu ne le connais pas, mais tu veux apprendre la moindre chose sur cet homme à la peau marbrée. Il t'intrigue. Il te fascine. Tu ne comprenais pas ces pensées, ces sensations. Seulement, elles étaient bien réelles.
Tu le contemples boire lui aussi sa boisson que tu lui avais gentiment offert. Tu contemples ses vêtements qui cachent son corps, sa peau et sûrement d'autres tatouages. Son regard, qui semblait auparavant être ancré sur le sol, accroche le tien. Alors, dans un geste de timidité, tu baisses les yeux, regardant ton gobelet maintenant vide. Ça y est, tu l'avais terminé.

Tu aurais pu te lever pour aller jeter l'objet qui encombre maintenant tes mains. Tu l'aurais pu, oui, mais tu ne bouges pas de ta chaise. Tu restes là, légèrement gêné. Tu sais qu'il te regarde, mais tu n'oses pas lever les yeux vers lui. Tu le laisses te dévisager comme toi, tu avais pu le faire quelques minutes avant. Tes lèvres restaient étirées d'un doux sourire, tu avais dit où tu habitais. C'était une chose normale, basique, mais tu ne t'attendais pas à ce que le jeune homme à tes côtés habite dans la même ville, Niflheim. La ville comprenait beaucoup d'habitants et l'arrêt principal du train que tu avais pris était celui de Niflheim, c'était donc logique finalement. Cependant, cette information te fait plaisir. Tu sais maintenant que tu pouvais avoir la chance de le revoir, de le croiser, une fois rentré. Tu te demandes si vous aviez pu vous retrouver au même endroit, au même moment, sans que tu ne te sois rendu compte avant. Tu es persuadé que tu ne l'avais jamais vu et tu es quelqu'un de physionomiste. Peut-être était-il déjà passé au Raven ? Tu pourrais poser la question à Noah, peut-être se souvient-il d'avoir déjà vu quelqu'un comme Yoan. Ton sourire s'agrandit en t'imaginant sa réaction, il te lancera certainement un regard perplexe, incertain, se demandant si tu n'espionnais pas quelqu'un ou même si tu avais eu le coup de foudre.

Tu relèves finalement les yeux vers Yoan, abandonnant ta dernière idée pour reprendre la parole et parler de ton diminutif. Tu as l'habitude que les gens t'appellent ainsi, peu importe la relation que tu entretiens avec eux. Tu t'étais alors permis d'en informer Yoan, il faisait bien ce qu'il voulait, après tout. Tu le regardes froncer des sourcils, puis cligner des yeux. Était-il en train de deviner quel était ton diminutif ? Tu le contemples encore, mais cette fois avec un regard amusé. Tu retrouves sa façon de faire adorable et tu gardes cette pensée pour toi. Tu ne veux pas lui dire.
Il se met à prendre la parole, de sa voix calme et posée, agréable à tes oreilles. Tu acquiesces rapidement pour la question du tutoiement. C'était sans doute quelque chose de prévisible pour les autres, mais pour toi, cela ressemble comme un petite progression pour votre relation sans nom. Tu as toujours cette peur étonnante de ne plus le revoir ensuite, malgré les maigres espoirs qui commençaient à naître. Cela te fait plaisir.

Tu as rapidement rangé ton téléphone dans ta poche après l'avoir mis en silencieux, tu ne veux pas que Yoan s'il t'ennuyait pour que tu sortes ton téléphone. C'est tout le contraire, bien que tu t'étais dit qu'il était nécessaire d'envoyer un SMS à tes amis. Maintenant, c'était fait. Tu laisses échapper un petit "oui" de tes lèvres lorsqu'il demande la confirmation que tu étais bien japonais et il commence à parler de lui. Il est égyptien. Tu ne t'en serais jamais douté et comme il venait de le dire, cela ne se voit pas trop à tes yeux. Tu l'entends rire et toi, tu ne dis rien. Tu le vois jeter le gobelet comme tu le craignais, mais il reste près de toi. Il ne s'en va pas et il continue la conversation qu'il venait de lancer.

Tu te répètes le prénom qu'il venait à peine de prononcer plusieurs fois avant de lui répondre, quelques instants plus tard :

« Shaï ? C'est un joli prénom »

Tu le trouves même magnifique. Yoan était un beau prénom aussi, mais la curiosité te piquait, tu voulais savoir pourquoi il avait choisi un autre prénom, mais tu hésites. En toute circonstance, c'est indiscret. Alors tu souris pour conclure tes paroles et un agent de la gare dût trouver que c'était le bon moment pour faire une annonce. Tu entends les autres passagers du train soupirer, râler, mais toi, tu ne dis rien, tout comme Yoan à tes côtés. Tu t'imaginais déjà chez toi, dans ton lit ou dans ton canapé devant un bon film. Tu allais devoir reporter ce programme pour une prochaine fois, mais tu n'allais pas dire non à une nuit gratuite à l'hôtel.
Une fois l'agent retourné à ses affaires, tu tournes la tête vers ton voisin qui était aussi en train de te regarder. Alors tu le lances :

« Je pense qu'il serait mieux d'aller à l'hôtel avant que tous ces gens énervés ne décident avant nous d'aller chercher les clés de leurs chambres, n'est-ce pas ? »

En lui proposant de t'accompagner, tu sais que tu pourrais lui parler encore un peu. Alors tu jettes le gobelet vide que tu avais toujours entre les mains et tu récupères toutes tes affaires avant de te diriger vers l'hôtel. Tu commences même à te sentir fatigué, t'imaginant la chambre que tu pourrais avoir. Tu jettes un regard derrière toi, pour voir si Yoan te suivait toujours. Et il est là, sa présence te rassure et tu continues ta marche avant d'arriver au fameux bâtiment.

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Yoan S. Myers
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Jeu 30 Mar - 17:57

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#Seishiro Fujiwara

Tu ne t’étais pas attendu à être aussi surpris et chamboulé par le son de ton prénom entre ses lèvres. Il avait été soufflé comme un murmure, un peu surpris peut être, loin d’être écorché mais peu habitué à être utilisé. C’était un nom inhabituel et toi-même tu n’avais pas réellement l’habitude de l’entendre. Tes frères t’appelaient par ton nom d’emprunt, voir Yoshi pour rigoler, mais personne d’autre que tes parents ne t’appelaient par ton vrai nom. Et pourtant, entre les lèvres de Seishiro, il paraissait si naturel, comme à sa place et cela t’arracha un long frisson. Ton échine se redressa et tu portas sur lui un regard empli de surprise, tentée d’une joie que tu ne comprenais pas. Après toutes ses années, aurais-tu entrouvert cette porte que tu avais fermé et verrouillée il y a bien longtemps ? Tu sembles hésitant, et tu savoures le plus longtemps possible le souvenir de ton nom sur sa langue jusqu’à ce que le son de la voix de Seishiro s’efface pour ne laisser place qu’au souvenir de tes propres sensations.

Ton cœur palpite et tu t’étonnes d’être ainsi à la merci du regard azuré et agréable du japonais, tu te mords la lèvre, ta tête te faisant vraiment défaut, ne retenant plus ton imagination d’entrevoir une situation à chaque geste qu’effectuait le jeune homme. Tu l’imagines regarder son téléphone impatient, stressé de n’y voir aucun message, puis subitement heureux, rougissant et trépignant, tu le vois accoudé au bar de ta cuisine, une de tes tasses entre les mains, la buvant avec lenteur et douceur comme pour retenir le moment, tu le vois assis dans un restaurant indéfini, le regard perdu vers l’extérieur, rêveur, puis se tourner vers toi et te sourire. Et enfin tu le vois sur tes draps clairs, ses cheveux sombres parsemant ton oreiller, le corps blotti contre ton absence, peu à peu éveillé par les rayons du soleil et ta main qui vient remettre ses mèches en place. Tu secoues violement la tête et chasse ses images, ton cœur se serre.

Le destin était cruel de mettre sur ta route ta perfection pour mieux te la retirer plus tard. Si le train ne s’était pas arrêté, tu ne te serais jamais tourné vers Seishiro, tu n’aurais jamais croisé son regard, abordé son sourire et détaillé son corps. Tu n’aurais jamais appris à lui parler, tu n’aurais jamais su son nom et tu aurais pu ne le voir qu’en partant, ne te laissant alors pas le temps de t’attarder sur lui. Mais il était cruel et aujourd’hui tu te retrouvais à pouvoir admirer de tout ton saoul le jeune homme tout en sachant que ce serait la dernière fois. Tu grimaces cette fois, te remettant de tes émotions pour te concentrer sur ce que l’agent de gare disait et surtout sur les réactions des autres passagers. Plusieurs étaient indignés, mais tu t’en désintéressas bien vite pour porter ton regard vers Seishiro, qui te regardait aussi. Tu ne t’étais pas attendu à croiser son regard si vite et tu marquas une petite pause de surprise avant de lui offrir un petit sourire et un hochement de tête.

« Tu as raison. »

Sans un mot de plus il se leva à son tour pour attraper ses affaires et suivre le jeune homme vers l’hôtel. Au fond de lui, il espérait que l’hôtel n’ait pas suffisamment de place pour pouvoir les accueillir dans des chambres différentes mais tu chassais bien vite cette idée. Vu l’état dans lequel tu étais avec la simple présence du brun, tu préférais ne pas l’imaginer dormant à quelques mètres de toi. Un peu en retrait, tu rattrapas rapidement le jeune homme avant d’atteindre l’extérieur avec un frisson. Tu grelottas rapidement avant de mettre ton bonnet et de serrer ton écharpe, observant Seishiro du coin de l’œil avec attention. Vos pas dans la neige étaient accompagnés des quelques autres voyageurs qui ne s’étaient pas attarder à se plaindre, mais tu appréciais cette marche froide et silencieuse qui te permit de remettre tes idées en place. Une fois devant l’établissement, tu portas ton regard sur l’hôtel. Tu n’étais pas vraiment exigeant de ce côté-là, même si tu préférais évidemment dormir dans ton loft, mais tu devais admettre qu’il n’était pas si mal.

Tu laissas le jeune homme entrer en premier et discuter avec l’accueil avant de t’y présenter à ton tour, essayant de détourner l’attention de l’homme qui regardait ta peau et tes yeux avec curiosité. Tu serras les dents prenant ton mal en patience avant de te voir attribué une chambre. Tu te tournes alors vers Seishiro avec un petit sourire gêné, te raclant la gorge avec hésitation.

« J… Tu… on pourrais aller manger ensemble après ? Il doit bien y avoir un restaurant ouvert à proximité… ou à l’hôtel. »

Tu le fixes comme si, adolescent d’à peine seize années, tu venais de demander à la star du lycée d’être ton petit ami, le regard un peu perdu, incapable de le regarder réellement en face et le ventre tordu d’inquiétude.

« Juste le temps d’aller poser les affaires et prendre une douche »

Tu lui souris, inquiet qu’il refuse de fatigue, ou simplement parce que ta compagnie ne valait pas un restaurant. Tu te savais stupide, mais tu voulais reculer au plus tard le moment où vos chemins se sépareraient. Le destin était peut-être cruel, mais maintenant qu’il avait le brun sous la main il ne comptait pas le laisser partir précocement.

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Seishiro Fujiwara
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Ven 31 Mar - 17:12
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Il fait toujours aussi froid à l'extérieur. Quelques flocons tombent encore du ciel, d'une lenteur admirable. Certains viennent épaissir la couche de poudreuse sous tes pieds, d'autres viennent se déposer sur tes vêtements d'hiver. Tu n'avais pas oublié de remettre ton bonnet, en sortant de la gare. La sensation d'avoir les cheveux humides à cause des flocons de neige n'était jamais agréable. Tu laisses tes pas s'enfoncer dans la neige, aux côtés de Yoan, en quête de l'hôtel. Malgré le froid qui se faufile sous tes vêtements, tu prends ton temps. Votre marche est silencieuse, et même les quelques passagers qui vous ont suivis respectent aussi ce calme. Malgré les conséquences, c'est une nuit d'hiver plutôt paisible. Tu iras dans ta chambre d'hôtel, tu prendras une douche puis tu dîneras. Tu jetas un coup d'œil vers Yoan, serait-ce une bonne idée de lui proposer de dîner avec toi ? Tu ne sais pas. Peut-être avait-il envie de rester seul ? Tu ne sais pas non plus.

L'hôtel est là, juste en face. Tu ne t'intéresses pas plus que cela à la façade et tu rentres à l'intérieur en premier. Tu secoues tes vêtements pour faire tomber la neige puis tu retires ton bonnet. Tu t'avances jusqu'à t'adresser à l'homme qui tenait l'accueil. Tu lui présentes ton ticket de train comme l'avait demandé l'agent de tout à l'heure. Peu après tu avais une chambre rien qu'à toi. Tu t'écartes pour laisser Yoan se présenter à l'accueil et tu l'attends. Tu aurais pu directement te rendre dans ta chambre pour poser tes affaires et prendre une douche, mais tu l'attends. Cela te semble impossible de t'éloigner de lui si facilement, de fuir cet inconnu que tu voulais connaître, apprendre de nombreuses choses sur lui. Tu aurais pu directement te rendre dans ta chambre pour poser tes affaires et prendre une douche, mais tu l'attends.
Il vient vers toi et tu lui souris. Il se racle la gorge comme s'il voulait avoir ton attention pour prendre la parole. C'est ce que tu fais, et sa voix s'élève. Ton sourire s'agrandit. Il venait exactement de te demander ce que tu voulais lui demander. Il avait eu plus d'audace que toi, tu avais bien trop hésité. Il reprit la parole peu après sans que tu n'aies eu le temps de lui répondre. Lorsqu'il termine sa phrase, tu acquiesces vivement avant de lui répondre :

« Oui, c'est d'accord ! On se retrouve là, tout à l'heure, à l'accueil ? »

Et sur ces mots, vous vous dirigez vers l'ascenseur. Tu appuies sur le bouton du troisième étage comme l'homme à l'accueil te l'avait dit et tu attends. Yoan ne fait rien à tes côtés, sans doute parce que sa chambre se trouvait aussi au troisième étage. Les portes se referment et vous êtes les seuls occupants de cette cabine. Toi, tu gardes la tête baissée, fixant tes pieds. Tu ne sais pas quoi faire d'autre. Étrangement, la présence de Yoan te rassurait autant qu'elle te gênait. Tu te sentais tout petit à côté de lui, tu n'es qu'un petit asiatique banal. On en voit partout des gens comme toi. Alors que lui, il est totalement différent et cela te fascine. Pourtant, tu te dis qu'il doit aussi être objet de jugements et tu sais que ce n'est pas quelque chose que tu aimerais subir. Toi, tu te fonds dans la masse et personne ne te remarque, tout son contraire.
L'élévateur finit son ascension et ouvre ses portes. Tu le laisses sortir en premier et tu le suis de près. Tu t'arrêtes en premier, devant la porte de ta chambre. Tu lui adresses un doux "à tout à l'heure" accompagné d'un petit signe de la main et tu t'enfermes à l'intérieur. Tu es maintenant seul avec tes pensées chamboulées.
Tu allumes les lumières et tu as en face de toi une chambre tout à fait convenable et qui semble confortable. Tu laisses toutes tes affaires au pied du grand lit et tu te laisses tomber sur celui-ci. Tu fermes les yeux, prêt à t'endormir. Quelques minutes après, tu te tournes sur le dos pour fixer le plafond d'un blanc immaculé. Tu penses, encore une fois, à Yoan, qui est probablement à quelques chambres de toi. Que fait-il ? Est-ce qu'il déballait ses affaires ou était-il actuellement sous la douche ? Tu commences alors à imaginer son corps, où l'eau ruisselait sur celui-ci. Tu rougis et tu te lèves de ton lit, faisant taire ton imagination. Tu sors quelques affaires propres de ta valise, essayant de penser à autre chose et tu vas dans la salle de bains. Il n'y avait qu'une douche. Tu te dis que tu avais bien besoin d'un bain pour te reposer, cependant, tu ne devais pas faire attendre le jeune homme auquel tu pensais. Tu te déshabilles donc rapidement et tu t'enfermes dans la cabine de douche. Tu fais couler l'eau et tu règles la température. Tu prends une bonne douche bien chaude, afin de te réchauffer et de remettre tes idées en place.

Tu as mis une bonne quinzaine de minutes avant de t'habiller avec tes nouveaux vêtements. Tu sèches rapidement tes cheveux avec le sèche-cheveux mis à disposition et tu les coiffes rapidement. Tu ne perds jamais trop de temps avec ta tignasse, elle était de toute façon, intenable. Tu te retrouves facilement avec les cheveux décoiffés sans pour autant que cela fasse négligé. Tu te regardes quelques instants dans la glace puis tu sors de ta chambre, enfin prêt. Tu observes autour de toi. Il n'y avait personne dans le couloir. Tu appelles l'ascenseur et tu l'attends quelques instants. Les portes s'ouvrent et laissent entrevoir deux passagers que tu avais aperçus à la gare. Tu leurs souris et tu rentres avec eux. Ils descendent également au rez-de-chaussée, sûrement pour dîner, eux aussi.
Tu arrives à l'accueil et Yoan n'était pas encore là. Les personnes qui t'accompagnaient dans l'ascenseur partent vers le restaurant de l'hôtel. Toi, tu restes là, attendant l'arrivée de Yoan avec hâte.

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Yoan S. Myers
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Sam 8 Avr - 10:51

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#Seishiro Fujiwara


Tu avais cette étrange sensation d’avoir perdu dix ans et de te retrouver au collège avec ta timidité maladive, ta gêne et ta honte. Avant ta maladie tu avais été plutôt joyeux, entreprenant, voir même séducteur -tu copiais beaucoup ton plus grand frère- mais depuis tu avais cette timidité qui te saisissait à chaque fois que tu rencontrais quelqu’un. Mais aujourd’hui, face à Seishiro, face à ses yeux océans, sa peau lisse et ses cheveux qui ne te donnait qu’envie de les agripper pour mieux profiter de ses lèvres, tu étais encore plus intimidé. Tu semblais vouloir te recroqueviller dans un trou pour que personne ne puisse te voir et pour que tu puisses observer le monde de ton côté…mais voilà qu’avec Seishiro, tu avais envie de franchir cette petite limite entre ton monde et celui des autres, tu avais envie de faire un pas pour t’approcher de lui, oser lui adresser la parole et résister à l’envie de tendre le bras pour venir caresser le sien. A vrai dire tu étais tremblant rien qu’à cette idée, incapable de savoir comment tu réagirais si tu l’effleurais et tu essayais d’ignorer ce sentiment. Il ne manquerait plus que le jeune homme te trouve bizarre, voir pervers, où trop tactile.

Lorsque tu lui avais proposé de manger avec toi, tu avais été très inquiet de le voir refuser mais lorsqu’il t’avait offert à nouveau son sourire qui faisait se tordre ton ventre, les papillons dans le creux de ton estomac avait virevolté follement. Puis vous aviez pris l’ascenseur et une fois encore tu avais refoulé ton esprit vagabond et t’étais concentré avec beaucoup d’attention sur les messages de sécurité, puis sur ceux informatifs de l’hôtel. Les trois étages furent parcourus dans le silence et si tu t’en étais un peu voulu, tu t’étais dit qu’il était mieux que tu calmes ton cœur, ton ventre et ta tête comme l’adolescent que tu prétendais être. Aussi, lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, tu n’avais pas hésité à sortir rapidement et te diriger vers ta chambre, lançant tout de même un petit regard à Seishiro qui venait de s’arrêter devant la porte de sa chambre. Tu répondis par un égal « à tout à l’heure » avant d’ouvrir la porte de ta propre chambre et y lâcher un soupir de soulagement une fois la porte refermée.

Tes pensées avaient le don de réellement se perdre depuis que tu avais rencontré Seishiro -cela ne devait faire qu’une petite heure et demi- et même si cela n’était pas bien grave, du moment que cela restait des pensées, tu te devais de reprendre un peu contenance pendant le repas. Après tout, si tu avais franchi la limite pour venir lui parler, il allait bien falloir entretenir la conversation et vu comment tu étais parti tu ne risquais pas d’aligner deux phrases. Une fois ta tête un peu remise, tu avais déposé tes affaires dans la chambre sommaire mais confortable pour te diriger immédiatement vers la douche. Tu n’avais pas l’intention de faire attendre le japonais.

L’eau sur ta peau marbrée et sur tes cheveux glacés te firent du bien, tu avais frissonné à son contact puis t’étais laissé aller, la tête baissée et les yeux fermés à simplement écouter le bruit des gouttes sur ton crane. Et puis tu t’étais mis à repenser à Seishiro, sa peau claire, ses yeux en amande, ses mains douces et fines, et tu t’étais demandé s’il avait pris une douche. S’il restait comme toi à écouter le bruit apaisant, ou s’il était plutôt du genre à s’adosser sur les murs froids, ou encore s’il était plutôt rapide. Tu t’étais aussi demandé si sa peau blanche rougissait au contact de l’eau brulante, si ses lèvres s’entrouvraient lorsque la température devenait trop élevée et la respiration difficile, s’il était du genre à laisser sa main glisser le long des parois embuées… L’eau devint nettement plus froide alors que tu venais de baisser la température pour remettre tes idées en place et chasser définitivement cette image de ta tête. Tu avais alors rapidement fini ta douche, prenant tout de même en sorte de bien te savonner pour sentir bon.

Etrangement, lorsque tu étais sorti uniquement vêtu d’une serviette sur les hanches et une autre sur la tête, tu avais fixé tes affaires avec désappointement. Tu n’avais vraiment pas pris de tenue adéquate pour aller au restaurant avec … bon ok tu ne faisais jamais réellement attention à ta tenue, tu ne cherchais jamais à plaire, plutôt à te cacher mais aujourd’hui tu avais étrangement envie de faire un peu attention à toi. Alors après avoir mis tes crèmes hydratantes habituelles pour ta peau, tu avais farfouillé dans tes affaires pour trouver des vêtements propres, un jean brut et un pull manche longue noir ni trop large, ni trop moulant, et tu avais -étrangement- passé un peu de temps devant le miroir à te regarder. Tu t’étais toisé, avait grimacé à ta vue -Seishiro ne pourrait définitivement jamais te trouver un minimum attrayant- puis tu avais tenté de te coiffer sans grand résultat. Tu laissais toujours tes longues mèches faire ce qu’elles voulaient après tout, pourquoi aujourd’hui choisiraient-elles de t’écouter ?

Tu ne savais pas bien pourquoi tu étais aussi attentif à toi-même ce soir, même lorsque tu avais pris l’ascenseur tu n’avais pas pu t’empêcher de te jeter un petit regard pour te détailler de haut en bas. C’était comme si tu allais à un rendez-vous galant, sauf que tu savais très bien que tu n’irais jamais plus loin avec Seishiro que dans tes pensées et que cette rencontre se terminerait le lendemain une fois dans le train. Tu avais fait un petit sourire à ton reflet. Tu n’avais pas l’habitude de te regarder mais tu te trouvais pitoyable, alors tu tentais de te donner du courage. Une fois en bas, tu avais rejoint l’accueil en espérant être en avance.

Tu avais pourtant été plus long et tu t’étais arrêté quelques secondes dans l’embrassure de l’entrée pour observer Seishiro qui t’attendait dans de nouveaux vêtements, ses cheveux beaucoup moins ébouriffés que précédemment -pourquoi ressent-tu cette pointe de déception ? Tu fini pourtant par t’approcher rapidement, il te tourne le dos et tu n’hésites pas pour venir saisir son épaule pour prévenir de ta présence. Pourquoi n’as-tu pas hésité ? Tu te sens à nouveau électrisé et tu te mords l’intérieur de la joue à cette stupide initiative de te découvrir tactile.

« Pardon de t’avoir fait attendre »

Dis-tu pour reprendre contenance et écarter prestement ta main de son épaule et de son corps en général. Tu lui offres un petit sourire, laissant rapidement ton regard descendre sur son corps pour observer ses vêtements avant de l’inviter vers le restaurant de l’hôtel. Une fois à l’intérieur, vous aviez été dirigé sur une petite table au coin d’un mur, assez tranquille. Le restaurant n’était pas très rempli et tu étais quasiment sûr que tous ceux présents étaient des voyageurs mais tu les ignoras bien vite pour te reconcentrer sur Seishiro. C’était la première fois que vous étiez réellement face à face et tu en étais un peu inquiet. Parviendras-tu à tenir une conversation ?

« Hm… alors euh… tu fais quoi dans la vie ? »

Bravo Yoan. Quelle éloquence.

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Seishiro Fujiwara
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Dim 9 Avr - 15:28
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Tu n'arrivais pas à te mettre à l'évidence que ce moment n'était qu'éphémère. Tu attendais là, dans l'accueil de cet hôtel où tu allais rester qu'une petite nuit. Le lendemain, il faudra reprendre ses affaires et retourner à Niflheim. Tu souhaiteras à Yoan une bonne journée et tu ne le reverras plus ensuite. Tu ne savais pas trop quoi pour rester en contact avec lui... Demander son numéro de téléphone ? C'est bien trop tôt pour demander une telle chose. Le chercher sur les réseaux sociaux ? Tu ne connaissais que son prénom, impossible. Tu te frottes frénétiquement la nuque, cherchant une solution à tous tes problèmes. Tu sembles si perdu que l'homme à l'accueil te jette un regard perplexe et intrigué. Tu étais presque prêt à faire les cent pas dans le petit espace à ta disposition, mais tu restes en place, et tu attends Yoan. C'était la seule chose qui te restait à faire sans compter tes tentatives de faire taire tes pensées. Tu devais profiter de l'instant présent sans réfléchir aux conséquences qui pourraient engendrer tes actes. C'était la meilleure chose à faire.

Tu lâches un léger soupir et aussitôt, tu sens une main se poser sur ton épaule. Tu te tournes directement pour faire face à Yoan et tu lui fais un grand sourire lorsqu'il s'excuse et qu'il retire sa main de ton épaule au même moment. Tu le contemples de haut en bas sans aucune gêne pour voir qu'il portait aussi de nouveaux vêtements. En temps normal, si tu le connaissais un peu plus, tu aurais pu vivement acquiescer en levant le pouce vers le haut en indiquant qu'il était bien habillé, mais tu te retiens de le faire. Sans trop savoir pourquoi, tu te trouves presque timide ce soir. Tu préfères alors prendre doucement la parole :

« Ce n'est pas grave, je n'ai pas longtemps attendu. On y va ? »

Tu as l'impression de te retrouver à un premier rendez-vous galant et c'était loin d'être ton genre de te retrouver dans ce genre de situation. Il t'emmène au restaurant de l'hôtel et tu le suis sans rien dire de plus. Tu aperçois les personnes, qui étaient avec toi dans l'ascenseur avec toi un peu plus tôt, en train de boire chacun un cocktail. Vous êtes rapidement dirigé vers une table au coin d'un mur. Il n'y avait pas beaucoup de monde pour l'instant alors tu espères aisément avoir un repas dans le calme et dans la tranquillité, toujours accompagné de la présence rassurante de Yoan. Une fois le serveur reparti, tu t'assois sur l'une des chaises et vous êtes maintenant face à face. Ce n'est plus comme dans le train, tu l'as maintenant face à toi et tu le vois observer les autres personnes présentes dans la salle avant de reporter son regard sur toi. Tu ne sais pas trop quoi lui dire pour commencer alors c'est lui qu'il le fait. Un peu surpris par sa question, tu y fais rapidement abstraction et tu lui réponds sans plus attendre. Si tu lui parlais de toi, il parlerait aussi de lui et c'est ce que tu voulais, savoir un peu plus sur ce jeune homme atypique :

« Pas grand chose à part être étudiant à l'université de Niflheim, dans les langues plus précisément... Et toi ? »

Il avait quand même l'air plus vieux de quelques années que toi. Ce n'était pas quelque chose de compliqué en soit, tu passais seulement la majorité. Tu essaies donc de deviner ce qu'il pouvait faire comme travail, travaillait-il seulement ? Peut-être était-il lui aussi étudiant ? Il n'y a qu'une université dans votre ville. Tu t'en voudrais presque de ne pas l'avoir aperçu ou même parlé plus tôt, s'il y étudiait aussi. Seulement, tu sais aussi que vous êtes nombreux à la fac et que tu ne pouvais pas reconnaître tout le monde. Dans un sens, s'il était étudiant, cela pourrait t'arranger. Le revoir deviendrait quelque chose beaucoup plus simple. Cependant, votre conversation est coupée par le même serveur qui revient pour donner la carte. Tu lui adresses un léger sourire pour le remercier et tu regardes les plats qui te font tous envie. Il y avait bien trop de choix alors tu te laisses tenter par le plat du jour avant de poser la carte sur la table. Tu te dis que c'est à ton tour de poursuivre la conversation alors tu te lances, sans trop savoir où votre discussion va mener. Alors c'est à toi d'hésiter, tu regardes un peu partout autour de toi comme si un sujet de conversation y était caché. Tu te réinstalles confortablement et tu demandes :

« Du coup, je me rends compte que je n'aie parlé que de moi à la gare. Toi aussi, tu as passé tes vacances à la montagne ? J'ai vu que tu avais une planche de snowboard avec toi, elle est très jolie d'ailleurs ! Personnellement, je suis plutôt ski... »

Ça y est. Une fois parti, tu n'arrivais plus à t'arrêter de parler. Tu commences alors à expliquer que tu étais parti avec plusieurs amis de la fac et que tu étais le seul à être resté un peu plus longtemps. Au final, grâce à cette journée de plus, tu avais pu faire la rencontre de Yoan et tu te dis que c'était certainement une très bonne chose. Tu lui souris encore une fois un peu plus tandis qu'un serveur différent vient vers vous pour prendre les commandes. Tu choisis en premier et lorsqu'il demande si vous voulez quelque chose en particulier à boire, tu regardes Yoan pour le laisser choisir. De l'eau te suffit amplement, mais s'il veut du vin ou quelque chose comme ça, pourquoi pas.

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Yoan S. Myers
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Mer 12 Avr - 16:27

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#Seishiro Fujiwara


Lorsque tu avais posé ta question tu t’étais douté qu’elle allait t’être retrouvé. Tu n’aimais pas spécialement parler de toi, tu te considérais comme un être inintéressant dont la vie platonique n’avait d’intérêt que la surface. Bien vite, une fois que l’on avait creusé, on se rendait compte à quel point tu étais quelqu’un de banal, tu avais fait de ta vie cette banalité que ta peau n’était pas et si elle te plaisait ainsi, tu savais qu’elle n’avait pas beaucoup d’attrait pour les autres. Aussi, si tu aimais entendre les personnes parler de leur vie, leur journée, leurs amours et leurs peines, tu n’aimais pas parler de la tienne.  Peut-être était-ce de la timidité, ou bien tu n’avais simplement pas envie que les gens viennent dans cette sphère que tu t’étais créer en te disant que si ta maladie était visible aux yeux de tous, ta banalité quotidienne, tes tracas et tes joies devaient t’être exclusives.

Pourtant, avec Seishiro, comme tu lui avais parlé de ton prénom, tu te sentais l’étrange envie de lui raconter ces petits riens qui faisaient tout, ta galère sur un montage, une bêtise d’un de tes furets, le dernier livre que tu avais lu ou encore le dernier repas que tu avais préparé ou celui que tu aimerais entreprendre. Aussi tu avais lancé la conversation presque naturellement en sachant qu’il allait te retourner la question. Et il y avait répondu assez rapidement, te laissant un peu songeur, un petit sourire sur les lèvres alors que le serveur venait déposer les cartes. Ainsi donc il était à l’université… il était vrai que Seishiro te semblait plus jeune mais il ne fallait jamais se fier aux asiatiques, ils faisaient toujours plus jeunes. Tu imaginais aisément le jeune homme sur les bancs de l’université et cela te rappela rapidement ton parcours à toi. Tu avais fait un lycée tout à fait normal dans la branche plus scientifique, tu n’aimais pas spécialement les sciences mais c’était ce que tu détestais le moins à ce moment-là. Evidemment, lorsque la terminale était arrivée et ta maladie avec, tu avais foutu ton année en l’air, passant plutôt ton temps chez toi, avec tes tatoueurs, ou bien simplement caché, qu’en cours. L’adolescent souriant et joyeux de cette époque avait disparu pour laisser place à ce que tu étais aujourd’hui. Tu avais voulu quitter le lycée mais évidemment tes parents t’en avait empêché et tu avais fini par obtenir ton bac difficilement. C’était à cette époque que tu avais commencé tes vidéos et, tes rêves avaient changé de bord pour te retrouver en BTS audiovisuel. Depuis tu n’avais plus vraiment touché une chaise de cours et tu t’en passais très bien.

Et puis vint ton tour de répondre, tu ne savais pas trop comment aborder ça et en quelques secondes tu te retrouvais paniqué de décevoir le brun. Qui apprécierait un métier comme le tien ? Il te permettait certes de gagner ta vie, mais tu n’étais qu’une personnalité parmi tant d’autres, au contenu aussi insignifiant que les autres. Seishiro était-il du genre à regarder ces vidéos ? Tu grimaces puis fini par soupiré, détournant un peu le regard sur la carte avant de répondre.

« Je… euh… fais des vidéos sur Youtube. C’est pas extraordinaire mais ça me permet de gagner ma vie. »

Tu fais un petit sourire gêné, il y avait des métiers tellement plus classe et plus valorisant que le tien. Tu portes alors à nouveau ton attention sur la carte, essayant de ne pas regarder les yeux bleus de Seishiro pour ne pas voir la déception le saisir. Mais voilà qu’en regardant la carte, de nouvelles questions se mirent à t’assaillir. Que devais-tu choisir pour ne pas paraitre être un goinfre aux yeux de Seishiro ? Ou bien un mec agaçant qui ne mange pas beaucoup et fait passer l’autre pour un goinfre ? Tu serres les dents et parcours la carte de haut en bas, puis de gauche à droite plusieurs fois avant d’hocher la tête. Tu vois Seishiro poser la carte et tu fais de même.

Ainsi en face de toi, loin de la carte destinée à vous séparer, tu te retrouves un peu mis à nu, obligé de le regarder et de sentir ta peau se hérisser et ton cœur s’emballer. Tu observes son petit sourire, son œil vagabond et sa peau qui te fait tant dériver. Et puis sa voix s’élève à nouveau et commence un long monologue qui te surprends un peu. Au début tu restes un peu perdu, réfléchissant déjà pour répondre à sa question, mais il était reparti dans des explications que tu finissais par boire. Pendu à ses lèvres sur écoutait avec attention ce qu’il te racontait -tu avais le don de toujours écouter avec attention quel ait été le sujet- tout en imaginant rapidement le jeune homme sur des skis entourés de ses amis. Amis contre lesquels tu sentais naitre une pointe de jalousie. Dire qu’ils avaient pu profiter de la présence de Seishiro toute une semaine ! Tu lui offres alors un magnifique sourire, prêt à répondre enfin mais un serveur vient sous interrompre et tu commandes alors rapidement le plat du jour -comme Seishiro ce qui te surprends- avec un coca avant de reporter ton attention sur le jeune homme pour enfin répondre.

« Tu viens souvent faire du ski ? Oui j’y suis resté une semaine avec un ami, c’est lui qui a dessiné ma planche -il est graphiste. »

Et cette fois ci c’est toi qui part dans un monologue dont tu ne te serais jamais cru capable. Tu racontes alors que tu venais à la montagne depuis ton plus jeune âge, que tu avais commencé par le ski mais t’étais mis au snowboard il y avait de cela quelques années, que tu venais plus de deux fois par ans, ton métier te permettant de bouger comme tu le voulais, et puis même ton projet plus tard d’y avoir une petite maison secondaire, confortable pour les longues nuits d’hiver. Ta passion pour ce sport se faisait clairement ressentir et rapidement tu te tais, gêné par ton monologue et ton entrain un peu trop présent.

« Pardon…comment ce fait-il que tu sois parti après tes amis ? »

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Ven 21 Avr - 16:53
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Le temps semblait s'être arrêté, tu n'écoutais plus les conversations autour de toi, il n'y avait plus que lui et toi. Encore une fois, tu te sens bien avec lui, sa présence t'apaise et fait du bien. Cela faisait une éternité que tu n'avais pas ressenti un tel sentiment, c'était comme si c'était tout nouveau pour toi. Habituellement, tu es toujours un peu timide et gêné en compagnie d'une connaissance ou d'une nouvelle rencontre. Avec Yoan, c'est tout l'inverse, tu lui parles comme si tu le connaissais depuis longtemps. Au fond, tu savais que tu n'allais sûrement plus le revoir en arrivant à Niflheim mais dans l'instant présent, cela t'importe peu. Tu veux profiter de sa présence et discuter avec lui tant qu'il est encore là.
Tu as commencé à parler de tes études et tu lui avais retourné la question, parce que toi aussi, tu veux en savoir un peu plus sur Yoan. Il semble hésiter mais toi, tu le regardes, de tes deux yeux semblants à un profond océan, avec attention, attendant sa réponse avec hâte qui ne met pas longtemps à arriver. Tu hausses les sourcils, surpris. Tu ne t'attendais pas à cette réponse, tu ne t'attendais à rien au final. Il était impossible pour toi d'émettre des suppositions sur le métier que peut pratiquer une personne lambda. Tu ne sais pas trop quoi dire, à la fois étonné et fasciné. Tu n'aurais pas pu le savoir, malgré tout, tu ne passes pas beaucoup de temps sur YouTube alors tu ne l'avais jamais vu sur le net jusqu'à le voir ici, assis en face de toi. Tu te racles légèrement la gorge et tu prends la parole :

« Non moi je trouve ça bien, au moins tu peux faire ce qu'il te plait... J'imagine ? »

Puis tu pars dans un long monologue sur tes vacances au ski, tu parles beaucoup mais tu vois Yoan qui t'écoute avec attention et cela te fait sourire. Souvent, lorsque tu partais dans de longues phrases, tes amis finissent par décrocher. Tu t'excuses brièvement d'avoir monopolisé la conversation et le serveur s'est sûrement dit que c'était le bon moment pour récupérer les cartes et prendre les commendes en note. Tu donnes ta commande en premier et tu regardes Yoan pour le laisser commander. Tu souris un peu plus en voyant que vous aviez pris le même plat. Le garçon repart aussitôt et Yoan renchérit en te posant d'autres questions. Tu es content que votre discussion se passe bien et que le silence ne prend pas le dessus, ce serait bien trop bête. Tu l'écoutes en te servant un verre d'eau et en acquiesçant par moment, afin d'affirmer que tu tiens compte de ses paroles. Tu le laisses finir et tu lui réponds, relevant les yeux vers le regard bicolore de Yoan :

« C'est la première fois que je vais passer des vacances au ski dans ces montagnes mais sinon j'y allais souvent quand j'étais encore au Japon. » Tu t'arrêtes quelques secondes, hésitant. Tu ne savais même pas pourquoi tu étais resté plus longtemps que tes amis. Tu voulais juste profiter d'une dernière journée dans les montagnes avant de rentrer dans la ville que tu connais par cœur maintenant, sans doute. Tu reprends la parole : « Il n'y a pas vraiment de raison à ça... J'aurais pu rentrer ce matin comme tout le monde mais j'ai préféré profiter tant que je le pouvais. Et puis passer toute une semaine avec trois amis, finalement, être un peu seul fait du bien ! »

Tu pouffes de rire à cette pensée. Tes amis sont bien plus énergiques que toi tu ne l'es. Tu es le petit homme tout calme du groupe. Eux, sont tous plus grands et ne sont jamais fatigués. Tu es content de les avoir avec toi mais parfois, tu aimes être seul, dans ta petite bulle. Avant que tu ne te perdes dans tes souvenirs et des bons moments passés dans la neige, tu rajoutes :

« Au moins comme ça on a pu se rencontrer, comme quoi le hasard fait bien les choses ! Et toi, tu n'es pas avec ton ami ? »

Tu sais maintenant que ledit ami est graphiste et qu'il avait passé la semaine avec Yoan, il en avait eu de la chance. Tu ne t'attardes pas plus longtemps sur cette idée afin d'éviter d'être jaloux pour un rien et tu discutes avec Yoan de tout et de rien jusqu'à ce que vos plats arrivent. Tu remercies le serveur et tu souhaites un bon appétit à Yoan, avant de t'attaquer à ton assiette. Tu commençais vraiment à avoir faim alors tu ne perds pas de temps pour prendre une bouchée de la viande que tu venais de manger. Malgré ça, vous continuez de discuter et tu lui racontes les petits rien qui faisaient tout. Tu lui confies que tu adorais cuisiner des bons petits plats rien que pour toi et que, grâce à ta grand-mère, tu pouvais avoir le mérite de dire que ce que tu cuisinais était bien plus que comestible. Tu expliques aussi que tu n'as pas vraiment l'habitude d'aller au restaurant alors cela te fait un peu bizarre d'être assis à cette table et que l'on te serve le dîner sans que ce soit toi qui l'ait préparé. Tu t'excuses plusieurs fois de monopoliser la conversation et tout ça, dans la bonne humeur.
Tu termines ton assiette bien assez vite et tu demandes à Yoan, après que celui-ci ait terminé son assiette aussi, s'il avait envie d'un dessert. Un autre serveur vient débarrasser les assiettes et tu lui demandes gentiment et poliment, comme à ton habitude, si c'est possible d'avoir la carte des desserts. Il acquiesce rapidement et part aussi vite qu'il était arrivé. La carte ne met pas longtemps à arriver et tu observes ce qu'il pourrait te plaire. Une crêpe ou une gaufre te tentaient bien.

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Yoan S. Myers
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Sam 6 Mai - 14:48

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara

Ton regard ne se lassait pas de détailler avec attention son visage. Il scrutait chaque recoin, chaque mèche, chaque étincelle dans ses yeux, et pour une fois, tu n’en étais pas gêné. Tu gravais à l’encre son image, sculptait ses contours de ta mémoire et peignais son camaïeu de couleur. Tu te faisais de lui une image entière, complète et tentais d’immortaliser ce moment aussi bien que tu le pouvais. Pourtant, tu savais que d’ici quelques jours cette image se flouterait comme les gouttes de pluie sur une toile, que les couleurs deviendraient des formes, que les contours seraient incertains et que la lumière deviendrait ombre. Tu savais que tu y repenserais, chercherait à définir l’image, puis elle disparaitrait et tu ne te souviendrais juste que de ce moment où ton cœur s’était emballé et que ton regard avait flanché. Tu en sourirais en te disant que cela avait été une émotion agréable, chaude, puis tu désespérais d’avoir oublié la couleur de ses yeux, le son de sa voix, et la caresse de sa paume contre la tienne.

Tu n’es pas dupe et tu es conscient de l’éphémère qui vous entoure, tu es conscient de cette conversation dont tu oublierais certainement les mots, mais tu tentes de profiter du moment, de lui sourire, en espérant que lui se souviendrait de toi comme tu te souviendrais de lui. Alors tu entretiens la conversation, cherchant à le connaitre aussi rapidement que l’éphémère qui vous définit. Evidemment, tu pouvais lui demander son numéro de téléphone, mais tu savais cela inutile, que ni lui ni toi ne l’utiliserai, qu’une conversation plausible ne durerait pas longtemps et que cet avenir que tu entrapercevais dans ton esprit embrumé et ton cœur emballé, n’était que les vapeurs de l’éphémère et de la beauté de l’instant. Cette idée que vous n’étiez que deux à marcher dans une neige immaculée, un instant hors du temps, hors de tout. Et alors, quand le réel se rappellera à vous, vous n’en serez que plus déçus.

Tu tentes alors d’échapper à tes pensées inutiles, bien que ce soit la finalité, le chemin n’était pas encore terminé et tu avais quelques heures devant toi pour profiter de cet instant passager. Alors tu l’écoutes, tu humes sa voix, la caresse pour venir l’ancrer dans ta mémoire, écoutant avec attention ce qu’il te raconte. Et tu lui réponds, tu poses des questions, tu t’intéresses.

« Il a dû rentrer plus tôt, sa mère a eu un petit souci. Rien de grave mais il a préféré partir plus tôt »

Tu sembles sentir tes joues chaudes à l’idée que Seishiro puisse être content de t’avoir rencontré mais tu n’y réponds rien d’autre qu’un hochement de tête, poursuivant la conversation sur des banalités agréables. Comme à ton habitude, tu avais englouti les trois quarts de la carafe d’eau à toi tout seul, tu en avais été un peu gêné mais c’était un aspect que tu ne négligeais pas, puis tu avais mangé le plat du jour avec entrain, la faim t’ayant rappelé que tu n’avais mangé qu’un sandwich à midi. Une fois fini tu avais lâché un soupire de bienheureux, ayant peut-être un peu trop mangé puis tu avais observé Seishiro demander la carte des desserts. Cela t’attira un petit tiraillement au niveau du ventre, tu voyais la fin du repas arriver à grand pas. Tu grimaces un peu à cette idée et fini par te cacher plus ou moins derrière la carte, gêné, et cherchant désespérément un moyen pour continuer la soirée avec lui.

Bien évidemment tu n’allais pas l’inviter dans ta chambre, non seulement ce n’était pas dans tes habitudes de ramener des inconnus dans ta chambre, mais en plus tu semblais ne plus réellement te contrôler… Alors tu réfléchissais tandis que ton regard parcourait la carte avec envie. Tu avais toujours été un grand amateur de dessert…. Lorsque le serveur revint pour prendre les commandes tu n’avais pas hésité une seule seconde à commander une glace. Oui, tu en avais mangé toute la semaine avec Hoan, et oui il y en avait plein dehors, mais peu t’importais. Tu jettes tout de même un petit regard sur Seishiro, puis lui offres un petit sourire. Une fois le serveur parti, tu te tournes vers lui et le dévisage à nouveau, laissant tes pensées s’effiler.

« J’ai pas envie que ça s’arrête… »

Tu sursautes soudainement, merde, tu avais dit ça à voix haute ? Tu grimaces, détournes le regard puis le reporte sur Seishiro.

« Euh… enfin je veux dire le… repas. Il était très bon, c’est dommage d’avoir fini. »

Tu souris nerveusement, puis plante ton regard sur la serviette sur la table, la trouvant soudainement particulièrement intéressante. C’était amusant de voir qu’elle était aussi immaculée que Seishiro…tu te donnes une gifle mentale.

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Seishiro Fujiwara
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Sam 6 Mai - 17:00
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Tu sens ses yeux parcourir ta peau claire, tes mèches et tes cils sombres. Pourtant, tu ne ressens aucune gêne. Tu le laisses te regarder comme toi, tu le faisais un peu plus tôt. Tu as cru apercevoir de légères rougeurs sur ses deux joues lorsque tu lui avais fait comprendre que tu étais heureux de l'avoir rencontré, heureux de dîner et de passer du temps avec lui. Tout cela étire ton sourire un peu plus. Tu t'imaginais déjà avoir mal aux joues à force de sourire autant, mais tu t'en fichais. Tu sais que tu ne pouvais que ressentir de la joie à ses côtés, grâce à sa compagnie qui te repose, qui te dévoile sous un nouveau jour. L'idée de cet instant éphémère n'était plus. Tu imaginais le revoir, un jour ou l'autre. Tu t'imaginais l'apercevoir à Niflheim, dans la rue d'en face, dans le bus que tu prenais tous les jours ou même dans le supermarché du coin. Tu l'imagines, là, présent dans des endroits anodins, où tu allais quotidiennement. Sa présence sur ce tableau qui représente ta routine le rend beau, doux et agréable. Malgré tout, ton pessimisme te rend à l'évidence, tout cela n'est qu'irréel et que la seule chose à faire est de profiter de l'instant présent.
Tu contemples la prunelle de ses yeux, comme pour découvrir les pensées qui le préoccupent. Cependant, le serveur revient avec les cartes des desserts, et même si c'est toi qui les avait demandé, le garçon te dérange. Tu te contentes simplement de le remercier poliment et de regarder les desserts sur la carte. Tu tentes de l'observer encore un peu, mais son visage est caché derrière la carte, tant pis. Tes lèvres se déforment en une petite moue concentrée et tu réfléchis au dessert que tu allais prendre. Tu reposes la carte sur la table et le serveur revient peu après. Ton compagnon commande une glace et toi une gaufre. Il repart aussitôt avec les cartes et la commande, tandis que toi, tu entends la douce voix de Yoan s'élever. Elle te surprit un peu et d'autant plus avec sa phrase qui t'intrigue. Tu ne sais pas quoi répondre alors tu bafouilles. Yoan grimace et se reprend bien aussi vite. Tu clignes plusieurs fois des yeux, hébété. Tu restes silencieux quelques secondes avant de lui répondre, en souriant :

« Oui, le repas était très bon, j'espère que ce sera la même chose pour le dessert ! » Tu détournes un instant les yeux vers la table voisine un peu plus loin avant de renchérir. « C'est vrai que le temps passe un peu trop vite à mon goût. »

La conversation continue tranquillement, mais ton esprit est encore troublé par ses précédentes paroles. Tu ne t'y attardes pas trop longtemps et vos desserts arrivent. La mélodie des tintements des couverts recommence en même temps que vos discussions. Tu ne vois pas le temps passer et tu termines ton dessert bien trop vite. Pourtant, tu as pris ton temps exprès pour que le repas s'éternise encore et encore. Cela doit bien être la première fois que tu te plains du temps qui passe. Seulement, tes plaintes ne se font pas entendre et voilà que le repas est terminé. Tu te sers un dernier verre d'eau et tu sens bien obligé de demander l'addition. Vous vous partagez la note en payant chacun votre repas et vous quittez le restaurant de l'hôtel. Vous êtes de retour dans le hall de l'entrée où tu l'attendais plus tôt. Tu regardes l'ascenseur qui t'effraie. Cette cabine qui va vous ramener jusqu'au couloir où vous vous souhaiterez une bonne et agréable nuit puis vous vous enfermerez chacun dans votre chambre. À cet instant, cette aimable soirée se terminera. Tu te retrouveras seul en compagnie de tes pensées égarées.

Tu ne veux pas de tout ça, alors tu traînes pour faire attendre le moment que tu redoutais. Tu sais que tu retrouverais Yoan le lendemain pour le petit-déjeuner et le reste du trajet jusqu'à Niflheim. Ce n'est pas ce qui t'inquiète le plus. En allant te coucher, tu sais que tu t'avances vers les séparations. Alors tu fais de tout petits pas, tu sais que tu te fais attendre, mais tu n'arrives pas à te presser. Tu réfléchis à tout et n'importe quoi, mais tu n'as aucune solution, aucun échappatoire. Alors, hésitant et légèrement tremblant, tu appuies sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Tu fixes tes pieds et peu à peu, ton sourire s'efface.
Les portes s'ouvrent et tu t'engouffres dans la cabine avec Yoan. Tu veux t'accrocher à lui, mais tu ne peux pas. Tu le laisses appuyer sur le bouton qui vous emmènera jusqu'à votre étage et tu attends. Tu t'appuies contre l'un des murs de cette cabine et tu restes silencieux. Tu ne sais plus quoi dire. Au fond, tu te surpris à espérer une panne d'ascenseur, qui n'arriverait pas. Tu frémis en voyant les portes s'ouvrir et présenter le couloir. Tu te forces à sortir et tu attends Yoan. Tu lui souris encore une fois et sûrement l'une des dernières pour aujourd'hui. Tu te confies à lui :

« J'ai bien apprécié cette soirée, merci en tout cas. Je pense qu'il est temps pour nous d'aller se coucher maintenant... »

Tu ne lui souhaites pas une bonne nuit tout de suite, ces deux mots si banals en temps normal te brûlent la gorge. Tu n'arrives pas à les sortir tout de suite. Pourtant, tu te forces encore à avancer vers la porte de ta chambre, tout doucement.

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Yoan S. Myers
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Mar 6 Juin - 20:54

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#Seishiro Fujiwara

Ton regard portait sur lui une onde de douceur et d’admiration, tinté de la gêne que ta phrase avait provoquée. Pourquoi diable avais-tu sortis ça ? Tu te laissais décidément bien trop aller à tes sentiments et cette sensation qui te réclamait plus de proximité avec le brun. Mais tu n’étais pas dupe, tu savais que cette sensation, ces sentiments n’étaient rien de plus qu’une passade, qu’un moment forgé par la neige et le fils du temps interrompu. Alors tu devais te retenir, arrêter d’imaginer et commencer à simplement réaliser. Tu profitais du temps qui vous était accordé mais tu te rendais compte à quel point cela te tiraillait entre l’envie de lui demander son numéro et cette idée que tout ceci n’était qu’un hasard heureux qui rendait les problèmes de trains superficiels et le fait d’être perdu au milieu de nulle part : un détail. Mais voilà que Seishiro te réponds et tu poses sur lui un regard surpris. Trop vite ?

Tu grimaces. Non. Il avait simplement mangé trop vite c’était tout, il était impossible que le brun apprécie ta compagnie plus que de raison. Tu laisses pourtant cette petite pointe d’espoir naitre dans tes entrailles, elle nait avec délicatesse, englobe ton cœur en attendant d’être arrosée et de pouvoir s’épanouir. Tu souris et tu la laisses là, en espérant simplement, en te disant que oui, il voulait passer plus de temps avec toi comme toi tu en crevais d’envie. Mais tu te retiens, tu lui parles du repas et de ton attrait important pour les glaces. Tu rigoles même en évoquant ton ami et vos congélateurs pleins à craquer. Et puis vient le moment où les desserts arrivent, la conversation continue, et toi tu désespères. Le temps file entre tes doigts, échappe à ton contrôle et c’est ta main qui l’achève de ton dernier coup de cuillère.

Ta bouche absorbe le temps, le déguste puis l’avale. C’est fini. Vous discutez toujours mais tu sais que la fin approche, tu vois l’addition arriver, la note se payer et Seishiro se lever. Tu dégluti, tu ne veux pas mais tu restes droit, tu te lèves à ton tour et tu l’accompagnes comme si tu marchais vers ta mort. Tu restes silencieux, incapable de dire quoi que ce soit. Vous avancez lentement vers l’ascenseur que tu regardes comme si c’était la chose la plus horrible au monde. Tu avais envie de te découvrir claustrophobe, ou bien que cet ascenseur s’arrête subitement. Mais ça n’arrivait que dans les films. Pour toi les ascenseurs s’étaient toujours arrêtés lorsque tu étais seul, ou bien avec plusieurs personnes mais jamais seul à seul avec quelqu’un que … que tu aimais bien.  

Tu finis par soupirer, suivant le brun dans la cabine. Lui aussi semblait avancer au ralenti, ses gestes étaient lents et tu avais un peu la sensation de voir un film au ralenti. Tu essayes de l’ignorer et lui offre un petit sourire avant de bailler. La semaine avait été particulièrement fatigante et malgré la tension que la présence de Seishiro à tes côtés dans un endroit aussi clos te procurait, tu commençais à ressentir la fatigue sur tes épaules.  Tu observes vaguement ton reflet dans le miroir, t’accordant quelques secondes pour vérifier que tu n’étais pas trop débraillé, avant de porter ton regard sur le reflet du japonais. Tu croises son regard et lui sourit.

Et c’est là que ça se produit. Ta main effleure inconsciemment sa main. Tu sens sa peau douce mais tu ne fais que l’effleurer, retenant ton envie de prendre cette main pour en découvrir tous les reliefs. Ton dos se tend, ta peau se pare de sa plus belle chair de poule et un frisson vient caresser ton échine. Tu mords ta lèvre et alors que tu cherches tes mots, l’ascenseur s’arrête et les portes s’ouvrent sur votre étage. Tu suis le brun dehors, timide tu ne veux pas voir ce moment arriver mais tu es bien contraint d’admettre qu’il arrivait.

Alors tu viens te poser en face de lui, ta main encore brulante et désireuse de voir plus. Sa voix s’élève pour la première fois depuis de longues minutes et tu sembles comme réveillé. Un électro choc te parcours de part en part, tu sembles sortir de tes étranges songes. Tu le vois alors faire un pas vers sa chambre, puis un deuxième. Ton geste est brusque, rapide, impulsif.
Ta main te brule alors qu’elle se referme sur son poignet, ton cœur s’emballe alors qu’il sent son pouls battre sous ta paume, et ton cerveau semble surpris. Pourquoi avais-tu fait ça ? Tu grimaces, tu n’en sais rien. Tu n’en sais rien. Tu paniques….

« Euh je… »

Tu le regardes complètement perdu, mais pourtant ta poigne ne semble pas vouloir se défaire. Ton regard s’ancre dans le sien et tu as envie de franchir les quelques pas qui vous sépare, tu veux caresser cette peau, gouter ses lèvres, embrasser sa peau. Tu déglutis avant de lâcher un soupire. Tu te ressaisis. Tu portes alors sur lui ton plus beau regard et lui offre ton plus beau sourire.

« Bonne nuit Sei »

Dis-tu avant de le libérer, te reculant de quelques pas et passant une main dans tes cheveux. Tu ne veux pas lui tourner le deux, tu ne veux pas rejoindre ta chambre, mais ta raison t’implore de rester là, de ne pas t’approcher plus, de prendre tes distances avant de bruler tes ailes de cire.  

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Seishiro Fujiwara
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Lun 12 Juin - 18:05
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Tu n'es qu'à quelques mètres de la porte de ta chambre. Tu redoutes cette distance. Il te suffit de quelques mots, quelques pas pour que tu te retrouves seul, laissant Yoan derrière toi. Tu le revois demain mais ce n'est pas assez. Tu veux en savoir plus sur lui, quelques heures ne suffisent pas. Tu as apprécié votre repas et tu aimes sa présence mais ce n'est qu'éphémère, fragile. Ce n'est que vos premières séparations, mais la prochaine sera la dernière. Tu redoutes, tu hésites. Tu as le regard fuyant et tu piétines la moquette. Tu ouvres finalement la bouche, tu t'apprêtes à lui souhaiter une bonne nuit mais tu n'es pas encore prêt alors que tu sais pertinemment que vous ne pouvez pas rester face à face pendant des heures. Tu dois te bouger, contre ton gré, malheureusement. Alors tu décides d'abord de t'avancer vers ta chambre au lieu de parler.

Seulement, tu t'attendais à tout sauf à ça. Tu imaginais Yoan te suivre tranquillement puis tu lui souhaiterais enfin une bonne nuit. Au lieu de ça, tu es coupé dans ton élan, stoppé par sa main contre ton poignet. Tu t'arrêtes et tu sens ton cœur s'affoler. Ta colonne se tend et tu frisonnes. Malgré tout, tu restes calme. Tu te tournes doucement vers lui, sans pour autant tirer ton bras pour qu'il te lâche. Tu laisses ton poignet entre ses doigts. Tu sens sa peau contre la tienne et tu veux plus. Pourtant, tu restes silencieux et tu le regardes. Il semble aussi surpris que toi mais tu ne dis toujours rien. Tu es troublé. Tu laisses les choses faire. Son toucher qui réchauffe ton corps ne te dérange pas et tu en veux plus. Tu veux plus, mais tu ne peux pas le demander. Vos regards se croisent et tu te perds dans ses yeux si particuliers. Le temps semble s'être arrêté. Son soupir semble t'être lointain, contrairement à son beau sourire que tu perçois. Tu le contemples, te jurant de conserver cet éclat comme un beau souvenir de vos moments passés ensemble. Tu lui réponds d'un autre sourire comblé.

« Bonne nuit Yoan »

Sous le feu de l'action, tu as enfin pu prononcer les mots que tu craignais. Il lâche ton poignet et tu frôles une dernière fois ses doigts, envieux. Tu le vois reculer, c'est fini. Tu continues de sourire malgré tout et tu t'approches finalement de ta porte pour l'ouvrir. Tu le regardes encore, puis tu reprends la parole, comme pour te rassurer de le revoir.

« À demain ! »

Tu rentres dans ta chambre et tu refermes la porte derrière toi. Wow. Tu étais loin de t'attendre à un tel au revoir. Tu sens encore ses doigts contre ton poignet, mais sa présence n'est plus à tes côtés. Ta chambre pour une nuit te semble bien vide maintenant. Tu soupires et tu traînes des pieds. Tu t'attardes dans la salle de bain quelques instants avant de te changer. Tu bailles et tes pensées s'entremêlent et se mélangent. Il est temps de dormir. Tu fermes les rideaux et tu éteins la lumière. Tu te faufiles sous les draps et tu fermes les yeux. La fatigue te terrasse et tu n'as plus le temps de penser aux événements précédents.
Cette nuit, tu n'as pas rêvé, ou du moins, tu ne t'en souviens plus.

Tu te réveilles lentement, difficilement. Tu ouvres les yeux. Tu as bien envie de rester là à te prélasser au lit mais tu penses à Yoan. Il s'est peut-être déjà levé, il dort peut-être encore. Tout ce que tu as envie, c'est de prendre ton petit-déjeuner avec lui. Alors tu te redresses péniblement de ce lit douillet. Tu t'étires et tu poses tes deux pieds nus sur le sol. Tu te lèves pour aller tirer les rideaux et ouvrir les volets. Le soleil agresse tes yeux et tu les fermes un instant. Tu ouvres ensuite la fenêtre pour aérer la chambre et sentir l'air frai contre ta peau. Il ne neige plus et en bas, la neige a été salie par les pneus des voitures ou les pas des touristes. Tu bailles encore en te frottant le sommet du crâne. Tu n'as pas assez dormi. Tu vas chercher ton téléphone pour voir l'heure, 8h. Tu soupires en regardant le lit qui te tend les bras. Tu résistes à la tentation et tu t'enfermes dans la salle de bain pour te préparer. Tu t'observes dans le miroir, tu as des petits yeux fatigués et ta tignasse est indomptable. Tu t'efforces à ressembler quelques choses en essayant de soigner tous ces épis. Tu abandonnes au bout d'une dizaine de minutes. Tant pis si tu es décoiffé, tu l'es toujours de toute façon. Tu t'habilles simplement et tu ranges tes affaires, prêt à partir pour prendre le train, direction Niflheim.

Tu sors de ta chambre et tu refermes la porte derrière toi. Tu regardes autour de toi mais Yoan n'est pas là. Tu n'oses pas aller toquer à sa porte. Tu ne sais même pas s'il y est encore. Tu préfères prendre l'ascenseur pour descendre. Au fond de toi, tu espérais le voir en bas, en train de t'attendre. Sinon, ce sera toi qui l'attendrais, peu importe. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et tu salues les personnes déjà présentes, tu t'engouffres à l'intérieur. La cabine reprend sa descente et sans trop savoir pourquoi, tu sens la pression monter.

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Yoan S. Myers
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Lun 12 Juin - 22:09

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#Seishiro Fujiwara

Ces trois mots t’avaient semblés être un adieu soudain, tu avais reculé l’échéance mais il avait bien fallu qu’elle vienne : le temps s’écoulait sans se préoccuper de tes incantations. Alors tu vois Seishiro quitter ta main encore brulante de son contact, puis tu le vois s’éloigner, ouvrir sa porte dans un grincement que tu aurais juré sinistre s’il avait réellement existé. Puis sa voix s’élève à nouveau, et tes lippes s’étirent en un sourire, répondant à ton cœur qui s’était gonflé de joie. Vous vous reverrez.

La porte se referme et ton sourire s’efface, ta joie s’envole aussi vite qu’elle était arrivée et tu te sens irrémédiablement… seul. Ton regard reste planté sur la porte, tu avais envie de frapper, te rétracter, entrer dans cette chambre et combler ce vide que tu sentais mais tu te retins, restant stupidement debout au milieu du couloir. Le bruit de l’ascenseur, celui des voix qui s’en élevé et les pas qui arrivèrent derrière toi te firent sursauter et tu filas rapidement jusqu’à ta chambre pour fuir cette rencontre. Tu passes la porte et le silence qui t’y attends en compagnie de la pénombre t’assène un nouveau coup. Seishiro n’était qu’une passade, qu’un train à ta gare, il s’était arrêté quelques instants mais bientôt il reprendrait sa course…sans toi. Tu soupires avant de te déshabiller sur le chemin de ton lit, posant tes affaires sur une chaise. Tu ne pris pas la peine de sortir ton pyjama, seul pour la nuit tu décides de rester en boxer, il faisait chaud, et tu t’affales sans plus de cérémonie sur les draps blancs.

Tu ne savais pas exactement combien de temps tu étais resté ainsi, la tête enfouie dans l’oreiller, ton corps se détendant enfin de cette soirée que tu ne saurais qualifier. Tu fini pourtant par activer tes membres pour te trainer jusqu’à la salle de bain pour te brosser les dents, puis les toilettes avant de finir à nouveau dans le lit, la télécommande à la main et zappant sur différentes chaines. Tu étais incapable de t’endormir. A vrai dire tu avais du mal à penser, tout te semblait être un rêve dont tu t’étais éveillé. Tu avais cette sensation que rien de tout cela n’avait existé et cela te faisait peur.

Tu avais regardé la télévision un petit moment avant de te glisser dans les draps et t’endormir finalement après avoir tourné dans le lit.

Lorsque le soleil avait percé entre les fênetres aux volets que tu n’avais pas fermés, tu avais grogné puis t’étais retourné. Tu étais bien dans tes songes, tu ne voulais pas te lever. Et pourtant, ce pincement au ventre te rappela que peu importait combien tu l’espérais, le brun de la veille n’était pas dans ton lit. Tu soupires, tu émerges, ignore ce coussin que tu serais contre toi, avant de poser pied à terre. Tu portes sur ton téléphone un regard étrangement en pleine forme malgré ta fatigue importante et hausse un sourcil en voyant qu’il était à peine 7h30. Tu grimaces puis fini par lever ton derrière du matelas. Toilette puis douche et te voilà en serviette devant ton miroir. Pour une fois, tu t’observes, tu te souris puis tu te mets à caresser ta barbe trop longue. Tu fronces les sourcils et attrapes ta tondeuse pour l’égaliser un peu plus. D’habitude tu allais plutôt chez un barbier mais tu avais décidé que tu ne pouvais pas te présenter devant Seishiro avec cette longueur. Il fallait dire que tu ne t’étais pas vraiment préoccupé de ta barbe cette semaine.

Une fois fait, ta main vient à nouveau caresser tes poils bicolores. Tu te fixes pensivement dans le miroir. Tes tatouages semblent quitter la peau de ta main. Tes tâches s’effacent. Elle devient plus fine, plus douce et plus blanche. Tu frisonnes alors tu imagines cette main te caresser avec douceur.

Tu secoues rapidement la tête et laisses retomber ta main le long de ton corps pour te dirigier vers ta valise. Beaucoup trop d’affaires étaient sales et tu grimaçais en regardant les vêtements que tu pourrais porter pour revoir…euh, prendre le train.

Tu avais finalement opté pour ton jean et ta chemise blanche recouverte d’un petit pull noir. Il n’était pas bien chaud mais l’hôtel était bien chauffé et tu avais entièrement confiance en ton blouson de ski pour ne pas prendre froid dehors.

Encore une fois tu étais retourné dans la salle de bain et tu t’étais regardé. Tu avais désespérément tenté de te coiffer et tu y étais plutôt bien parvenu, laissant tes cheveux onduler autour de ton visage sans pour autant apparaitre comme des épis. Tu t’étais souris, étrangement confiant et impatient.

Il était à peine 8h lorsque tu avais fini par franchir la porte de ta chambre. Tu avais marché quand le couloir puis t’étais arrêté au même endroit que la veille, comme si un mur invisible t’empêchait d’aller plus loin. Tu avais alors regardé avec attention la porte de sa chambre, comme si tu pouvais voir à travers, en espérant entendre un bruit qui signalerait son réveil. Mais rien ne vient te donner d’indice et tu décides finalement de descendre dans la salle du petit déjeuné pour être sûr de ne pas l’avoir loupé.

Il ne s’y trouvait pas et alors que tu fixais toutes les personnes présentent dans la salle tu sentais ton ventre se tordre d’inquiétude. Tu tentais de te rassurer en te disant qu’il n’était tout simplement pas encore levé, ce n’était pas comme si vous vous étiez donné rendez-vous après tout… A chaque ouverture de l’ascenseur, ton cœur faisait un bon et tu regardais les portes s’ouvrir avant de détourner ton regard. Et si c’était lui ? Il ne fallait pas qu’il sache que tu l’attendes avec impatience.

Et puis c’est là que tu le vois. Lorsque les portes s’ouvrent, tu aperçois sa chevelure puis son visage que tu ne pensais pas reconnaitre aussi vite. Ton visage s’éclaire et tu lui souris, t’avançant vers lui.

« Bonjour ! Je t’attendais pour petit-déjeuner »

Nouveau sourire, tes mains deviennent moites, tu te sens inquiet, stressé, mais tes inquiétudes de la veille semblent être absente. Tu ne te préoccupes que tu moment présent et des quelques heures que vous avez encore ensemble. Et si ta peau te démange à vouloir entrer en contact avec la sienne, tu te retiendrais.

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Seishiro Fujiwara
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Mar 13 Juin - 14:05
Walking on immaculate snow
Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
L'ascenseur s'arrête. Une mélodie annonce l'ouverture des portes. Elles s'ouvrent. Tu sors en même temps que les deux hommes plus âgés qui se trouvaient dans la cabine avec toi. Ton cœur se serre puis se gonfle lorsque tu relèves les yeux pour le voir. Il est là, tu ne sais pas encore s'il t'a attendu ou si vos retrouvailles sont dues au hasard. Peu importe, tu tentes d'arranger tes cheveux décoiffés une dernière fois en les aplatissant avec ta main avant qu'il ne te rejoigne. Tu lui souris, ravi de le revoir. Il répond à tes interrogations secrètes et sa réponse te réchauffe le cœur.

« Bonjour et merci, c'est gentil de m'avoir attendu ! »

Timide, tu n'oses pas lui dire que tu aurais fait la même chose si les rôles avaient été inversés. Tu remarques que sa barbe est plus courte qu'hier, mais tu gardes cette réflexion pour toi. Si tu le connaissais un peu plus, tu l'aurais sûrement dit de vive voix. Ce n'était pas le cas et malgré tout, tu es encore un peu gêné à ses côtés. Vous vous dirigez ensemble dans la salle et cette fois-ci, contrairement à hier soir, ce sera buffet à volonté.

Tu le regardes d'un œil discret et tu le trouves bien attrayant dans cette tenue. Toi, tu as simplement opté pour un sweat-shirt blanc de tout ce qu'il y a de plus simple et un jean noir basique. Il ne te restait plus grand chose et tu n'avais pas vraiment réfléchi de la façon dont tu t'habillerais. Tu as pris ce qui est venu en premier et te voici. Tu te compares encore une fois à Yoan et tu décèles la différence qui vous sépare. Pourtant, tu te sens bien avec lui. Tu pourrais passer des heures et des heures à l'observer, le contempler. Tu te ressaisis et tu vas prendre ton petit-déjeuner. Tu vas d'abord chercher un café. Tu te dis qu'il ne sera peut-être pas aussi bon que les cafés que tu as l'habitude de boire au Raven mais tu avais besoin d'un bon remontant pour te réveiller. Tu te contentes également de quelques petites viennoiseries et cela te suffit. Tu ne manges jamais beaucoup les matins de toute façon.
Tu attends Yoan et vous allez vous asseoir à une table avec vos petits-déjeuners. Une fois assis, tu poses tes mains sur ta tasse de café pour réchauffer tes doigts. Seulement, la chaleur qui caresse ta peau n'est pas la même que celle que tu as ressentie lorsque Yoan a attrapé ton poignet. Cette dernière est plus agréable, mais surtout plus rare. Tu ne lui en reparles pas, tu n'en vois pas l'intérêt. Tu portes la tasse à tes lèvres et tu souffles sur le liquide pour le refroidir. Enfin, tu goûtes le café qui tu réveilles peu à peu. Tu devras te faire violence pour ne pas t'endormir une fois dans le drap. Tu t'en voudrais si tu réussissais à gâcher les dernières heures à passer avec Yoan de telle sorte. Tu relèves d'ailleurs les yeux vers lui, il est toujours là en face de toi. Tu lui souris. Vous étiez restés plutôt silencieux jusqu'à maintenant alors tu te décides de lancer une conversation. Tu as pour habitude de rester muet le matin jusqu'à ce que tu sois réellement réveillé. Habituellement, tu es toujours un peu ronchon même si tu te réveilles toujours seul le matin et qu'il n'y a personne pour t'embêter chez toi.

« Alors, bien dormi ? »

C'était une question à l'apparence anodine, sans importance, mais tu avais envie de savoir. Tu avais envie d'être au courant de toutes ces petites choses innocentes. Comme tu voulais savoir si Yoan était du genre à mettre longtemps à s'endormir ou s'il était comme toi, le genre à s'endormir dès qu'il a la tête posée sur un oreiller. Pour toi, tu t'endormais toujours très rapidement et tu dormais comme un bébé par la suite. Il t'arrivait parfois de faire des insomnies lorsque tu es anxieux ou autre, mais cela restait occasionnel.

Tu savais pertinemment que le petit-déjeuner serait plus court que le dîner précédent. Vous aviez beaucoup discuté pendant que tu grignotais tes viennoiseries, mais maintenant, il ne restait plus que le fond de tasse de ton café. Tu n'avais même pas envie de le finir, au moins pour avoir une excuse pour rester là assis, à faire connaissance. Seulement, tu voyais du coin de l'œil les gens se lever et quitter la salle. Le train ne vous attendra pas. Tu termines ton café avant qu'il ne soit trop froid et tu es contraint de te lever de la chaise avec Yoan. Le temps passe indéniablement trop vite et tu ne peux rien faire pour le ralentir ou même l'arrêter.
Vous reprenez le même chemin jusqu'à l'ascenseur qu'hier soir. Cette fois-ci, vous n'êtes plus que tous les deux. Tu ne peux pas ralentir le pas, tu es incité à suivre le rythme des autres. Tu rentres dans l'ascenseur et tu patientes. Tu attends qu'il arrive à votre étage pour en sortir. Tu aurais bien voulu frôler les doigts de Yoan avec les tiens, d'une façon faussement inconsciente, mais tu t'es retenu. Vous n'êtes pas d'un film. Tu t'avances jusqu'à ta porte de chambre pour la dernière fois et tu souris gentiment :

« Je vais préparer mes affaires pour le train, on se retrouve après ? Je t'attendrai dans le couloir. »

Sur ces mots, tu t'enfermes dans ta chambre pour une petite dizaine de minutes, le temps de te brosser les dents et de ranger tes dernières affaires dans ta valise. Bientôt, tu seras de retour à Niflheim et tu devras dire au revoir à Yoan pour la dernière fois, ce que tu redoutes depuis le début.

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Yoan S. Myers
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Lun 19 Juin - 10:24

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#Seishiro Fujiwara

Pour toi tout s’était passé trop vite. Il était descendu de l’ascenseur dans un ralenti crée par ton cerveau, tu l’avais observé avec un petit sourire, appréciant ses vêtements simples mais qui lui allaient bien, te demandant s’il avait pris autant de temps que toi à choisir lesquels mettre. Tu saisis cet instant pour apprécier les quelques centimètres que tu faisais de plus que lui, te disant qu’il était vraiment à la bonne hauteur. Mais voilà qu’à peine tes pensées eurent fini de s’écarter, que Seishiro s’en allait vers le petit déjeuner. Ton ventre se rappela également à toi mais il se tordit également en te disant combien tout passait trop vite.

Tu avais regardé les buffets, fait ton choix, un café, des fruits frais, du pain avec du beurre et des confitures, des œufs brouillés et un peu de bacon -tu mangeais beaucoup le matin c’était ton repas favoris- sans oublier quelques liquides avec du jus d’orange et un grand verre d’eau. Mais voilà que tu étais assis en face de lui et quelque chose te disait encore que ça allait trop vite. La veille semblait trop loin, la nuit trop longue et cette matinée trop courte. Bientôt vous serez dans le train et tu ne savais pas si tu aurais le temps de profiter de ce moment. Heureusement tu étais bien réveillé alors ton regard allait sur lui sans gêne, gravant au mieux son visage en te convainquant que lorsque tu fermeras les yeux se sera bien lui que tu verrais et non pas une image floue, irréelle.

Tu tressautes en entendant sa voix, le regardant perplexe, comme surpris de le voir là, réellement devant toi, comme si tout ce que tu imaginais n’étais que des rêves et que Seishiro n’avait jamais existé. Tu te repris pourtant vite, lui souriant avant d’avaler un morceau de ton pain pour lui répondre.

« J’ai regardé un peu la télé et puis je me suis endormi directement, après une semaine aussi intense que celle-ci, je dors plutôt facilement »

Tu te remémoras rapidement la fatigue que vous aviez eu avec Hoan à force de descendre les pistes et de faire autant de sport en quelques jours, avant de retourner la question au brun.

« Et toi ? »

Tu le fixes, est-ce qu’il avait eu aussi un peu de mal à s’endormir, ou bien avait-il plutôt souhaiter que le matin arrive plus vite pour te voir ? Tu te faisais sans doute des films mais c’était agréable de penser ainsi. Ton sourire doux s’étire à nouveau. La conversation avait continué et tu t’étais rendu compte que tu avais mangé bien trop vite. C’était un de tes soucis, d’habitude tu ne t’en préoccupais pas mais maintenant que le temps était une ressource que tu souhaitais faire durer, tu t’insultais allégrement. Pourquoi avais-tu manger ce pain trop vite, comment tout avait fini dans ton estomac en un temps record ? Même ton café, jus et eau étaient déjà parti. Tu portais régulièrement ton regard vers Seishiro, priant pour qu’il ne soit pas aussi rapide que toi, mais il fallait bien admettre qu’il fallait se lever. Tu avais grimacé en suivant le mouvement, ne sachant que dire au jeune homme.

Les gens marchaient trop vite, l’ascenseur montait trop vite, cette porte s’ouvrait trop vite et l’échéance arrivait trop vite. Seishiro te parles et tu réponds immédiatement, d’un ton que tu ne pensais pas si désespéré, si faible, si… impuissant face à l’implacable temps qui passe.

« Oui… »

Simple, tu lui offres un nouveau sourire alors qu’il passe la porte de sa chambre. Tout passait trop vite. Mais cette fois ci tu t’étais activé très rapidement pour rejoindre ta chambre et ranger tes affaires. Tu ne t’étais pas plus étalé que ça aussi après 5 minutes tu avais déjà quitter ta chambre, tes sacs à tes côtés et ta planche sous le bras. Mais encore une fois Seishiro n’était pas encore sorti et tu sentis une pointe de déception en ne le voyant pas dans le couloir. Tu n’eu pas à attendre longtemps cependant pour le voir sortir de sa chambre avec ses affaires et encore une fois tu ne pus retenir un sourire illuminer tes traits. Le départ était imminent mais les quelques heures qui vous restait dans le train étaient encore à faire et l’idée d’être assis à côté de lui, la possibilité de l’effleurer, te rendait plutôt joyeux.

« Le train doit déjà être à quai » dis-tu simplement, sans trop savoir quoi dire de plus, attrapant tes affaires pour prendre l’ascenseur pour la dernière fois.

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Seishiro Fujiwara
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Dim 25 Juin - 23:44
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
Encore une fois, tu avais définitivement trop traîné. Dès que tu as refermé la porte derrière toi, tu t'es mis à penser à ce petit-déjeuner, qui fut bien trop court à ton goût. Tu trouvais que tu n'avais pas assez discuté avec Yoan et tu te demandais toujours si tu ne devais pas lui demander son numéro de téléphone ou quelque chose d'autre comme son nom de famille. Seulement, tu ne savais absolument pas comment lancer ce sujet et peut-être qu'au final obtenir son numéro serait inutile, vous finirez par vous oublier. Yoan finira par n'être qu'un beau et bon souvenir. Perdu dans tes pensées, tu as fait le tour de la chambre plusieurs fois, au cas où tu aurais pu laisser quelque chose que tu pourrais oublier. Pourtant, tu savais que tu avais à peine touché à tes affaires pour les perdre à l'hôtel. Tu as constamment besoin de te rassurer alors quand tu sors finalement de ta chambre, Yoan est déjà là. Tu lui fais un de tes plus beaux et plus grands sourires pour répondre au siens qui te fait beaucoup d'effet, il faut le dire. Puis tu t'excuses d'avoir mis un peu plus de temps que prévu en lui expliquant que tu t'étais laissé distraire et que tu étais souvent dans la lune. Tu acquiesces puis tu portes tes bagages pour te diriger vers l'ascenseur :

« Il n'attend plus que nous ! »

Dis-tu en rigolant. Tu ris, mais au fond, tu sens ton ventre se tordre. Malgré ton mal, tu es contraint de rentrer dans l'ascenseur qui vient d'ouvrir ses portes. Vous arrivez au rez-de-chaussée bien trop vite à ton goût. Tu t'avances de quelques pas pour sortir de la cabine, mais tu t'arrêtes un instant pour enfiler ton blouson de ski. Il ne neigeait plus, mais cela n'empêchait pas que l'hiver était toujours aussi froid. Ce serait bien dommage de tomber malade juste avant de rentrer, surtout que les examens approchaient à grand pas. Tu avais bien besoin d'une deuxième semaine de vacances au ski et pourquoi pas rencontrer Yoan une deuxième fois. Seulement, cela resterait des envies, des rêves. Le train vous attend. Tu portes tes valises et tu suis Yoan jusqu'à la gare, sans oublier de saluer le personnel de l'hôtel en sortant. Tu observes son dos silencieusement. Ce dos que tu pourrais toucher, ce corps que tu pourrais enlacer jusqu'à en étouffer le propriétaire. Tu pinces tes lèvres entre elles, un peu gêné par tes pensées. Malheureusement, vous n'étiez pas assez proche pour avoir la joie d'obtenir ce genre de contact physique. Ils n'existeront jamais de toute façon. Une fois arrivés à la gare de Niflheim, vous vous saluerez et vous ne vous reverrez pas. Tu ne pourras pas te rapprocher de lui pour avoir ce que tu désires. Tes envies s'estomperont au fil des jours et ton attirance pour Yoan finira par être un vestige, un tendre souvenir. Tu tentes de te ressaisir, tout n'est pas encore fini. Tu te dois de profiter des derniers instants à ses côtés. Tu t'efforces de camoufler tes craintes, tant bien que mal, en étirant tes lèvres pour former un doux sourire. Vous marchez pendant quelques minutes et vous finissez par arriver à la gare. Tu as presque l'impression que cela faisait une éternité que tu l'avais quittée pour la dernière fois. Tout passait si vite et si lentement à la fois. Le moindre de tes sentiments était perturbé, secoué avec Yoan.

Vous voilà dans le wagon que vous avez quitté la veille. Tu laisses d'abord Yoan poser ses affaires et s'installer en premier. Tu l'imites ensuite. Une fois confortablement assis sur ton siège, tu te tournes un peu vers Yoan toujours souriant puis tu lui adresses là parole :

« Bon bah voilà... C'est la dernière ligne droite ! En tout cas, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ces repas passés en ta compagnie et toutes les autres petites choses... »


Tu étais bien trop honnête. Tu te sentais comme obligé d'avouer ce que tu pensais, mais tu ne dis pas tout. Il ne te reste plus que quelques heures avec Yoan et tu comptes bien en profiter un maximum. Tu laisses tes écouteurs au fond de ton sac, ton téléphone est mis en silencieux et tu ne succombes pas face au sommeil. Toutes ces choses passent au second plan, le jeune homme devant toi passe au premier plan et tu t'efforces de retenir chaque parcelle de sa peau, chaque détail de son visage en le contemplant pour ne pas l'oublier trop vite. Même si tout ça n'était qu'éphémère.

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Yoan S. Myers
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Jeu 29 Juin - 9:15

Walking on immaculate snow
#Seishiro Fujiwara

Tout t’échappait et ta tête ressassait en boucle ce que tu savais déjà. Depuis la veille tu appréhendais, tu craignais ce moment, mais il était inéluctable alors c’est la mort dans l’âme mais le sourire aux lèvres que tu avais pris l’ascenseur en compagnie de Seishiro. Tu voulais profiter de ces derniers moments avant que la bulle n’éclate, que les bruits de la ville vous emplissent et que le retour à la normal se fasse. Tu aurais bien aimé effleurer sa main, par accident bien sûr, mais tes affaires t’en empêchait. Bien trop vite l’ascenseur se ferma et arriva au rez de chaussé et bien trop vite vous y descendiez. Tu aurais peut-être dû actionner l’arrêt de l’ascenseur, rester bloqué, comme dans les films, tu ne savais pas, une astuce comme une autre pour prolonger ce moment. Mais le temps n’était pas une commande et aussi vous étiez déjà devant la porte de l’hôtel. Le soleil était déjà assez haut dans le ciel et illuminait la neige fraiche de la nuit. Tu te demandais bien comment les hommes avaient réussi à libérer les voies en une nuit mais bien vite cette pensée fut chassée pour se reconcentrer sur le corps de Seishiro qui disparaissait sous son manteau de ski. Immédiatement tes pensées s’égarèrent en l’imaginant sur une piste de ski et ton sourire s’éclaira un peu, ouvrant la porte vers la fraicheur.

Le voyage dans la neige avait été un peu hardu avec vos affaires mais tu avais savouré la morsure du froid sur tes joues et ta tête. Cela te faisait le plus grand bien, elle avait apaisée tes pensées tourmentées et tu t’étais arrêté pour marcher aux côtés de Sei plutôt que devant, profitant pour l’observer du coin de l’œil toujours avec un sourire. Il était vraiment beau en cette matinée tout aussi ensoleillée que les précédentes, sur cette neige parfaitement blanche seulement perturbée par les traces de pas des animaux la nuit et pas encore suffisamment par ceux des hommes. Tu graves cette image sous tes paupières avant que vous n’arriviez à la gare avec un petit pincement au cœur. Vous n’aviez pas échangé un mot mais ce silence ne te gênait pas. Au contraire, il te permettait d’encore mieux saisir la présence du brun, le bruit de ses pas dans la neige, sa respiration haletante et les volutes de fumées qu’elle produisait dans l’air.

Les passagers commençaient déjà à se presser sur le quai pour entrer dans le train, vaincre le froid et retrouver leur place pour retrouver leurs familles et maisons. Toi tu ralentissais, tu freinais, prenais ton temps, mais finalement tu arrivas à votre voiture et tu montas tes affaires comma la veille. Mais la veille tu étais fatigué, rompu par la semaine de ski, tu étais content de prendre le train pour rentrer dans ton loft pour retrouver tes furets. Aujourd’hui tu montais à contre cœur, tu avais envie de te retourner sur Sei qui te suivait, le prendre dans tes bras et l’emporter au loin, très loin du train. Mais vous n’étiez pas dans un conte, et tu n’avais absolument rien d’un prince aussi tu fini par grimper, ranger tes affaires et te faufiler à ta place, attendant que Seishiro fasse de même sans le lâcher du regard. Sans gêne et sans honte tu observais le moindre de ses faits et gestes, cette main qui s’active et porte, son regard qui cherche, ses lèvres qui se pincent, ses mimiques, et ce morceau de peau que tu aperçois lorsqu’une fois la veste tombée tu le vois se tendre pour déposer quelque chose au-dessus de vous. Un long frisson te parcourt, ta main te démange, elle veut se tendre, effleurer ce bout de ventre, mais tes doigts se referment sur elle, l’empêche de bouger et ancrent dans ta peau tes ongles.

Il finit par s’assoir et te parler, t’arracher un sourire que tu aurais probablement jugé un peu trop niais si tu t’étais vu. Avais-tu déjà fait des sourires niais à vrai dire ? tu te tournes vers Seishiro et après un petit blanc fini par lui répondre le plus sincèrement et honnêtement possible.

« J’ai beaucoup apprécié aussi… »

Tu le fixes, hésites, te mords finalement ta lèvre, tu ne savais pas quoi dire de plus puis fini par rire nerveusement.

« J’aurai aimé que ça soit plus long finalement… »

Petit sourire gêné cette fois-ci alors que le train fini par s’ébranler et commencer sa lente progression vers Niflheim. Il prenait un peu plus de temps qu’habituellement à cause de la glace et cela t’arrangeait plutôt. Ton regard reste sur Seishiro, tu hésites, devrais-tu lui demander son numéro de téléphone finalement ? Même si tu ne le contactais pas au moins tu n’aurais pas de regrets n’est-ce pas ? Tu fronces les sourcils, saisit ton cœur qui battait la chamade et capitule.

« Est-ce que… on pourrait peut-être échanger nos numéros ? Enfin je ne sais pas, je sais que c’est qu’une rencontre temporaire mais je ne veux pas regretter de ne pas avoir demander »

Nouveau sourire gêné, tu aurais juré sentir tes joues rosir et tu te mords la joue avec angoisse. Quelle idée, maintenant tu n’oserais probablement plus le regarder et s’il te donnait son numéro, tu finirais par paniquer et tu n’oserais pas le contacter. Quelle idée.

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Seishiro Fujiwara
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Jeu 6 Juil - 18:09
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Seishiro Fujiwara & Yoan S. Myers
La surprise te saisit. Une première fois par ses douces paroles similaires aux tiennes, qui réchauffaient ton cœur et qui étiraient tes lèvres en un large sourire. Puis une deuxième fois, une surprise plus spontanée et plus agressive s'empare de ton petit corps. Ton dos se tend d'abord en sentant le train s'ébranler pour commencer sa route. Tu hausses tes sourcils et tu hésites lorsque Yoan te parle. Tu n'arrives pas à lui répondre à la suite. Toi qui délibérais entre lui demander son numéro ou non, toi qui angoissais de te trouver trop bête après lui avoir posé une telle question et enfin, toi qui n'arrivais jamais à faire le premier pas, voilà que Yoan réglait tous tes soucis en quelques mots. Les battements de ton cœur résonnent dans tes oreilles et tu sors maladroitement ton téléphone de ta poche. Tu acquiesces ensuite rapidement et tu lui tends ton portable qui affiche ton numéro :

« Oui... Bien sûr ! Tiens, tu peux noter mon numéro. »

Tu frémis lorsque vos doigts se frôlent quand il attrape ton téléphone. Tu l'observes taper machinalement sur son téléphone pour créer ton contact, puis vient ton tour de le faire. Tu regardes ensuite derrière lui pour voir le paysage enneigé défiler à toute vitesse. Le train roule cependant un peu moins vite et cela te rassure. Tu ne veux pas que ce paysage que tu as pu apprécier pendant toute une semaine avec tes amis puis avec Yoan s'efface. Tu ne veux pas qu'il laisse place à la ville que tu côtoies tous les jours. Pourtant, tu sais que ton voisin habite également à Niflheim, tu ne sais pas où, peut-être à quelques rues de chez toi ou à l'autre bout de la ville. Tu sais par contre que tu ne le reverras pas aussi tôt. Même si tu possèdes maintenant son numéro, tu n'oserais jamais lui envoyer le premier message, tu ne sauras jamais quoi lui envoyer de toute façon. Avec lui, tu peux être à la fois bien trop téméraire ou alors devenir un grand timide, et cela t'embarrasse.

Tu ne penses plus à tout ça et tu te ressaisis. Il est toujours là, à tes côtés, et tu profites de sa présence. Tu profites tant que tu le peux encore. Vous parlez beaucoup, de tout et de rien, mais tu te surprenais d'avoir autant de conversation. Tu aimais raconter des petites anecdotes de la vie de tous les jours et tu aimais écouter les siennes. Pourtant, tu étais le genre de personne à avoir tout plein de secrets et à ne pas dire grand chose. Tu restes toujours discret avec les autres et peu à peu, tu te rends compte que Yoan n'est pas n'importe qui. Tu lui racontes la vie que tu vivais au Japon, les quelques difficultés que tu as pu avoir au début en Angleterre avec le mal du pays que tu ressentais les premiers jours. Tu restes cependant silencieux par rapport à ton ancienne addiction à la drogue que tu essayes d'oublier au fur et à mesure. Seul Noah est au courant et tu préfères que la situation reste ainsi.
Parfois, vous restez silencieux. Ce silence ne te dérange pas, tu en profites même pour donner quelques nouvelles à tes amis et regarder le paysage derrière Yoan. Tu n'as pas vu le temps passer, les draps blancs de neige s'étaient retirés pour laisser apparaître l'herbe verte encore fraîche et un paysage urbain au loin. Le train avait accéléré et les premiers arrêts commençaient. L'arrêt de Niflheim ne serait plus très loin et tu en es bien trop conscient. Bientôt, tu quitteras ce siège confortable sur lequel tu étais assis, tu récupéreras tes affaires et tu finiras par quitter le wagon pour enfin dire au revoir à Yoan. Ta destinée était bien trop proche à ton goût, tu retrouveras ton loft, ta routine et Yoan ne sera qu'un beau souvenir de tes vacances, sûrement le plus beau.

Votre arrêt est annoncé, le train ralentit et finit par s'arrêter à la gare de Niflheim. Tu sens ton cœur se serrer douloureusement et tu utilises toutes tes forces pour te lever. Contrairement à la veille, tu ne peux pas trainer. Maladroitement, tu te dépêches d'attraper tes affaires sans rien oublier et tu empreintes la petite allée pour sortir du train. Tu ne prends même pas le temps de regarder derrière toi pour voir si Yoan te suivait ou s'il était encore en train de récupérer ses affaires.
Une fois à l'extérieur, le froid agresse ta peau et se faufile sous tes vêtements. Tremblant, tu poses tes affaires par terre et tu enfiles ton blouson de ski et ton bonnet en attendant Yoan. Il arrive et s'approche de toi. Tu lui souris, mais cette fois, contrairement à tous les autres sourires que tu as pu lui adresser, celui-ci est trop forcé. Tu souhaiterais le retenir ici encore un peu plus longtemps, encore quelques instants, mais tu ne sais comment. Tu veux qu'il reste à tes côtés, tu veux le toucher, le frôler, mais tu ne peux pas. Tu n'oses pas lui proposer de boire un café quelque part, au Raven par exemple même si tu ne sais plus quel jour il est. Tu as perdu la notion du temps et tu ne sais plus quoi faire pour qu'il reste. Tu paniques et tes pensées se mélangent avec tes émotions. Tes affaires t'encombrent et tu as envie de tout poser chez toi mais tu ne peux pas non plus proposer à Yoan de te raccompagner. Tu as encore du chemin à parcourir jusqu'à ton loft et tu ne veux pas l'éloigner de chez lui. Tu retiens un soupir et ta voix qui te semble si étrangère et inconnue s'élève sur le quai :

« Je pense que... Il est temps de se dire au revoir ? C'était un plaisir de te rencontrer en tout cas »

Ta voix se perd et tu t'arrêtes. Du coin de l'œil, tu vois le train s'éloigner lentement et continuer sa route. C'est fini. La fin que tu redoutais tant est juste en face de toi et tu as mal. Rien que sourire t'est douloureux mais tu te forces. Tu ne veux pas que les derniers souvenirs de Yoan soient un pauvre petit Seishiro trop faible. Tu ne veux rien de tout ça et tu désires le revoir une autre fois, un jour ou l'autre, mais tu ne sais comment t'exprimer et tu restes planté là en face de lui sans même réussir à lui dire au revoir convenablement.

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Yoan S. Myers
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Ven 7 Juil - 11:18

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#Seishiro Fujiwara

Le paysage défilait et toi qui aimait tant le regarder n’avait ton regard rivé que sur lui. Tu admirais ses fossettes à chacun de ses sourires, son regard pétillant qui parfois se plantait dans le tien, parfois glissait sur le paysage derrière toi, ou bien sur tes tatouages, distraitement vers le voisin. Tu observais avec attention ses lèvres qui s’activaient puis son attention lorsque tu répondais. Tu aimais sa voix et tu la gravais dans la pierre en espérant t’en souvenir, tu aimais ses mains longues et fines qui serraient ses vêtements, saisissaient sa bouteille d’eau, passaient dans ses cheveux. Tu voulais les saisir mais les quelques caresses qui vous étaient accordées n’étaient que des effleurements qui te faisait frissonner de frustration. Tu voulais le saisir entre tes bras, accepter ses touchés et saisir sa peau entre tes mains, affermir ta poigne sur son corps et te perdre dans ses yeux. Tu déglutissais et ne laissais rien transparaitre de la frustration et de la tension qui t’habitaient. Ton corps était humide de cette sueur froide, ton ventre se tordait, tu avais l’impression de n’être plus qu’un enfant, impatient, impétueux et tu avais envie de franchir le pas, sauter dans le vide. Mais tu n’étais plus un enfant et cette inconscience t’avais quittée il y avait bien longtemps.

Le train continuait sa route, tu avais demandé son téléphone mais tu ne savais pas si tu allais le relancer. Tu n’étais plus un enfant et chacun de tes gestes te semblaient trop calculés. Tu avais rangé ton téléphone avec le numéro marqué au fer rouge que tu avais vaguement lu pour voir si tu pouvais le retenir facilement. Et la discussion avait continué sur des choses banales, et tu buvais ses paroles, tu imaginais sa vie et tu brulais d’en faire partie.

Mais tu n’étais plus un enfant. Tu ne pouvais te laisser aller. Tu ne pouvais retenir son bras alors qu’il se levait pour prendre ses affaires, tu ne pouvais le ramener à toi pour le serrer contre toi et lui avouer tout ce que tu avais sur le cœur. Etait-ce seulement réel ? N’était-ce pas qu’une passade, qu’un moment temporaire dans l’infinité du temps ? Tu avais pris tes affaires la mort dans l’âme en ayant eu l’impression que le train était allé trop vite, qu’il aurait pu s’attarder, prendre son temps, mais non, il avait roulé et avait fini par t’emmener dans ce lieu bien trop familier. Et lui s’éloignait de toi, il franchissait les fauteuils pour rejoindre la sortie et tu te senti déchiré. Tu le voyais partir, quitter la gare et ne jamais le revoir. Ton ventre se serra, tu ne savais pas pourquoi le désespoir t’envahissait autant, pourquoi la frustration te tiraillais ou pourquoi ton regard ne pouvait s’échapper du sien.

Tu le suivais, paniqué, inquiet de le voir partir sans un mot. Tu t’empresses de récupérer tes affaires, tu te fiches du regard interloqué et surpris des passagers à ton visage, tu franchis les marches métalliques qui te ramène dans la réalité.

Oui, tu n’étais plus un enfant et cette réalité était ta vie. La neige, le train, Seishiro, ils n’étaient qu’un moment éphémère dont la beauté de l’instant t’avais rendu faible. Mais cette gare, cette ville, c’était la tienne. Lui est plus loin alors tu le rejoins, ton cœur se serre, s’emballe, c’est le moment des adieux. Il était temps pour toi de quitter ce rêve, de te réveiller, de quitter cette vision qui allait te hanter.

Sa voix s’élève et ton désespoir semble ne plus avoir de limite. Le moment arrive et si ton cerveau te supplie de l’achever, ton corps et ton cœur t’obligent à rester.

« Oui… » Ta voix est toute aussi faible que la sienne et tu plantes ton regard dans le sien. Ton regard embué par cette idylle sembla y voir un écho au tien. Désespoir, attente, frustration, tristesse…

Tu n’étais plus un enfant Yoan, tu devais t’éloigner, tracer ta vie et simplement oublier ce moment. Tout n’était qu’illusion et tu le savais. Dès ce week-end tout aurait disparu et ce ne serait qu’un agréable souvenir dont tu rigolerais. Tout n’était qu’un mirage. Tu n’es plus un enfant, vas t’en.

Tu te sens abandonner, tu soupires, portes ton regard vers la porte. Mais voilà que ton cœur intervient à nouveau. Il sonne, raisonne, et fini par battre la chamade.

Tu abandonnes.

Tu abandonnes tes affaires au sol, tu abandonnes ta jambe qui fait un pas en avant, tu abandonnes la raison qui te crie de ne pas faire ça. Tu abandonnes tout jusqu’à ce que tes lèvres finissent par entrer en contact avec les siennes. C’était idiot, immature, stupide, il allait s’offusquer, se reculer, te gifler, mais l’émotion qui te submergea alors que tu cédais enfin à ton impulsivité, te rendait inconscient. Tu te fichais des conséquences, désormais tu caressais ses lèvres, tu humais son odeur, tu appréciais ses mèches contre les tiennes, la sensation de son corps fugace plus proche qu’il ne l’avait jamais été.

Mais voilà qu’elle revient. Cette conscience, ce battement de cœur qui s’arrête pour te faire réaliser. Tu recules, tu le regardes, tu paniques.

« Je… euh... je suis désolé »

Ta voix se casse, elle s’efface dans ta stupeur. Tu es un lâche. Voilà ce que tu te répètes alors que tu saisis tes affaires, lorsque tu t’éloignes avec un léger au revoir que tu n’es pas sûr d’avoir bien transmis, lorsque tu avances sans un regard en arrière et lorsque tu franchis la porte de ton appartement. Tu te l’étais encore dis lorsque tes furets t’avaient rejoint et tu t’étais simplement affalé contre ta porte.

Tu es un lâche.

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Hamish c le meilleur, il est tro bô.





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