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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Hello, have we met before? ft. William




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Hamish Brackens
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Sam 21 Jan - 21:55

À peine Hamish avait-il ouvert les yeux qu'il savait que cette journée allait être mauvaise. Il n'avait pas vraiment de problèmes ou quoi que ce soit, il le savait juste. Une sorte de sixième sens, peut-être ? Il ne savait pas vraiment.

En fait, il aurait mieux fait de ne pas se lever du tout. Toute la matinée, il avait tourné en rond dans son appartement ridiculement minuscule, le son de la télévision en fond sonore. Peu importe ce qu'il faisait, il finissait toujours par se lasser au bout d'une dizaine de minutes, et il n'y avait rien d'intéressant à la télévision.

À midi, lorsque la faim commençait à se faire sentir, il remarqua qu'il n'avait presque plus rien à manger. Il eût l'idée d'aller faire les courses – de quoi l'occuper pendant au moins une ou deux heures –  mais son porte-monnaie en décida autrement. Il était tellement frustré qu'il le balança par terre, d'une façon si puérile que c'en était presque drôle.

Il finit par sortir dehors, pour aller faire un tour dans la ville. Mais la météo en décida autrement; il rentra chez lui après avoir passé vingt petites minutes dans les rues, trempé jusqu'aux os. Il passa trois quarts d'heure dans la douche, pestant contre personne en particulier.

En effet, il aurait mieux fait de rester couché, aujourd'hui.

La nuit était déjà tombée alors qu'il tournait toujours en rond dans son salon, trop énervé pour trouver le sommeil ou se poser devant la télévision. Il soupira puis s'arrêta un instant. Il jeta un regard dehors; forcément, il n'y voyait pas grand-chose, mais il ne pleuvait plus.

Hamish arrêta de réfléchir un instant, puis enfila ses baskets et une veste pas très chaude. Ensuite, il ramassa son porte-monnaie – qui était resté par terre toute la journée – et l'enfonça dans la poche de sa veste. Au diable le loyer !

Il s'engouffra dehors, sans même prendre la peine de fermer la porte à clé. Tant pis, de toute façon il n'y avait rien à voler chez lui, même sa télévision ou son ordinateur portable n'intéresseraient personne. Il grogna à cause du froid losqu'il sorti de son immeuble, les mains au fond de ses poches.

Hamish ne savait pas vraiment où il allait; il avait juste besoin de sortir, en vérité. Mais ses pas le guidèrent naturellement vers le bar le plus proche de chez lui – qui s'avérait être un bar juste à la limite du quartier des Plaisirs –, alors il arrêta une nouvelle fois de réfléchir et rentra à l'intérieur. Il s'installa au tabouret le plus éloigné et commanda un pinte de bière. Le petit écran plat au-dessus de lui affichait une chaîne musicale, mais le son était à peine audible.

Il observa un instant les personnes autour de lui, et ne pu retenir une grimace. Il fallait vraiment être désespéré pour trouver l'amour ici, pas vrai ? Non pas que Hamish venait ici pour ça, non, lui il venait juste pour se détendre. Et se moquer aussi.

Lorsqu'il se fit servir sa pinte, Hamish était en train de se demander s'il allait boire jusqu'à se saouler ou pas. Il haussa les épaules et commença à boire; à vrai dire, il s'en fichait. Tant qu'il ne s'ennuyait pas, tout allait bien, il suffisait seulement qu'il s'éloigne de son quotidien barbant, même si ce n'était que pour une soirée. Ou bien que quelqu'un le fasse à sa place.


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William Scott
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Sam 21 Jan - 22:52

SCOTT
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Hamish

Hello, have we met before ?
L'esprit tiraillé par une affreuse vision, ton visage dévoilait une expression emplie d'irritation. Rien ne pouvait te rendre aussi agacé que ce qui se tramait dans cet appartement peu éclairé. Tu ne l'avais remarqué que quelques minutes auparavant, mais ton cerveau ne pouvait effacer ce constat alarmant. Alors tu t'étais mis à le pourchasser afin de l'attraper. Tu courais après le criminel, tentant de ne pas trébucher, tout en agitant la main et sans oublier de crier. Le bruit sourd, à la fois proche et lointain, t'indiquait où ta cible se trouvait – elle n'était pas loin. Et après une course effrénée, vous étiez à présent en face l'un de l'autre, et de Lucifer ce démon semblait être l'apôtre. En un claquement de main, tout se termina, et le corps du suceur de sang se brisa.

« Je t'ai eu, sale moustique. »

Fichtre, ces satanées bestioles se moquaient réellement de toi. Elles osaient toujours te déranger au beau milieu d'une réflexion, et tu n'avais d'autre choix que tu te lever pour aller violemment les claquer au creux de tes mains. Non seulement, tu t'irritais la peau, mais en plus, les cadavres de moustiques n'étaient franchement pas la matière la plus agréable à toucher.

Maudissant intérieurement toute la famille d'insectes des Culicidés, tu t'allongeais sur le canapé. Il était à l'évidence même qu'ils n'allaient jamais te laisser tranquille, tant ils s'étaient rassemblés en masse dans la cuisine de l'appartement, et que tu allais devoir opter pour une solution radicale. Malheureusement, tu n'avais pas encore de lance-flamme chez toi, et à part gazer tout ton appartement, tu ne savais comment y remédier. Le plus simple était peut-être d'acheter un produit antimoustique, mais tu n'y avais pas vraiment pensé.

Tu soufflais en te relevant, et te dirigeais lentement vers la salle de bain. La seule distraction que tu avais trouvée fut balayée en quelques instants, et tu t'ennuyais à mourir. Au niveau de ton travail, tu n'avais rien à faire, aucun dossier à trouver, aucun cybercriminel à traquer, aucun rapport à rendre. Rien. Le néant. Tu finissais même par espérer qu'un homme appuie sur un énorme bouton rouge et fasse exploser un hémisphère terrestre.

Ton reflet dans le miroir te laissa de marbre. Quelques cernes marquaient ton visage, mais le plus surprenant fut cette barbe de trois jours qui te donnait un air beaucoup plus vieux. Tu ne crachais pas dessus, on arrêterait de te prendre pour un gamin lorsque tu trouves enfin quelque chose d'existant à faire. Au diable la barbe et les cernes, tu n'avais franchement pas envie de chercher après la mousse à raser, et si tu pouvais y aller à la lame directement, tu le ferais – mais par chance, il n'y en avait pas à proximité.

Une expérience. Oui. Rien n'égale une petite expérience pour passer le temps. La question était maintenant ce que tu allais précisément faire. Rester dans l'appartement en compagnie des moustiques n'allait sûrement pas t'aider, alors tu t'empressais d'attraper quelques papiers au hasard ainsi que ton manteau, fidèlement accompagné d'une longue écharpe bleue. Hors de question d'attraper un rhume par un temps et un ennui pareil.

Une fois dehors, tu soupirais. Le froid te faisait soudainement regretter ton choix, mais le souvenir du bruit atroce produit par ces nuisances volantes ne fit qu'accentuer cette idée qu'en fin de compte, le froid n'était pas si insupportable. Les mains enfouies profondément dans les poches, tu avançais sans but précis dans les rues de la ville. Et ton regard se posa quelque temps après – peut-être était-ce une heure, ou deux, tu n'en savais rien – sur une pancarte. Elle n'était pas forcément décorée ni tape-à-l'oeil mais elle était prometteuse. Un bar. Et une idée germa dans ton esprit. Tu allais y réaliser cette fameuse expérience, même si tu n'avais pas encore totalement déterminé ce qu'elle serait.

Voulant abréger la douleur des picotements provoqués par le froid, tu entras bien rapidement dans le bar et repéras une table, juste derrière le comptoir – observation avant, interaction avec les alcoloos après – et au fond de la salle. Une fois installé, tu commandas une boisson – la dernière de la liste, la plus onéreuse, mais le prix ne t'importait que peu après tout – et on te servit assez rapidement. L'hésitation te gagnait alors que tu portais le verre près de ton visage. Cet alcool n'avait franchement pas l'air excellent – et d'ailleurs, l'alcool en général n'était pas à ton goût – mais au bout de quelques gorgées, tu y avais plus ou moins pris goût, et l'alcool te monta à la tête.

Tu t'étais levé, et tu te dirigeais vers un groupe d'alcoloos, avant de commencer à sortir des stupidités pour lesquelles tu te serais déjà tiré une balle rien qu'à y penser. Heureusement, les insulter ne les avait pas réellement fait réagir, et au final, tu t'étais juste retrouvé totalement stupide en plein milieu du bar. Pour effacer ce moment de gêne, tu t'assis sur une chaise à l'écart, à côté d'un autre homme – probablement sous l'emprise de l'alcool lui aussi. Tu te rappelais encore ton comportement, que tu justifias en admettant que tout ce cinéma n'était qu'une expérience.

«L'alcool ne résout pas les problèmes, mais en crée encore plus. Regardez-moi ces pauvres êtres qui passent leur temps à se détruire eux-mêmes alors qu'ils pourraient trouver une meilleure utilité à la vie. J'sais pas moi, devenir terroriste, criminel, être jugé pour crime contre l'humanité, ça permettrait aux gens comme moi de ne pas s'ennuyer. Mais non, ils ne font que cuver dans un endroit minable, entouré de personnes minables et d'éthanol minable tout en ignorant le fait que l'alcool est un psychotrope et qu'ils pourraient bêtement perdre la vie en faisant quelque chose de stupide.  »

Tu interrompis ton récit afin de demander un nouveau verre d'une autre boisson – un peu de changement n'allait pas te faire de mal, et tu hésitais encore à essayer tous les alcools différents de la carte – et finit par le reposer sur le comptoir. D'un geste vague, tu passais ton doigt sur les bords, espérant créer quelconque musique ou que, par un quelconque hasard, la métastabilité ait soudainement raison de cet objet, et qu'il se brise.

« En fait, je suis venu pour une expérience, et me voilà comme ces ivrognes. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, mais c'est assez ironique comme situation. »



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Hamish Brackens
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Sam 21 Jan - 23:44

Hamish commençait à sentir ses pensées s'embrouiller alors qu'il lui restait encore quelques gorgées de bière. Après tout, il n'avait jamais vraiment tenu l'alcool, mais cela restait quand même assez rare que la bière fasse effet aussi rapidement. Peut-être était-ce parce qu'il n'avait pas vraiment mangé aujourd'hui ?

Bah, il s'en fichait, et de toute façon, son cerveau ne lui permettait plus de se remettre en question ainsi. Il finit sa bière d'une traite et s'amusa à faire tourner les dernières gouttes au fond du verre, la tête appuyée contre sa main. Il hésitait à recommander une boisson.

Il était venu ici pour s'amuser, alors autant y aller à fond et finir bourré comme jamais. Mais il fallait toujours qu'il rentre chez lui après, et avec un taux d'alcoolémie supérieur à ce qui est autorisé par la loi, c'était peine perdue.

Hamish eut un léger sourire; c'était peut-être peine perdue, mais au moins, ça pourrait être amusant. Il porta son verre à ses lèvres et attrapa les dernières gouttes de bière – il avait jeté sa nuque tellement fort en arrière qu'elle aurait pu se briser.

Il était sur le point de commander un autre verre, bien décidé à sortir de ce bar totalement saoul, lorsqu'un homme s'assit à ses côtés. Hamish l'avait à peine remarqué lorsqu'il commença à parler.

« L'alcool ne résout pas les problèmes, mais en crée encore plus, » lança l'homme. Hamish avait l'impression qu'il parlait dans le vide plus qu'il ne lui parlait directement. « Regardez-moi ces pauvres êtres qui passent leur temps à se détruire eux-mêmes alors qu'ils pourraient trouver une meilleure utilité à la vie. J'sais pas moi, devenir terroriste, criminel, être jugé pour crime contre l'humanité, ça permettrait aux gens comme moi de ne pas s'ennuyer. Mais non, ils ne font que cuver dans un endroit minable, entouré de personnes minables et d'éthanol minable tout en ignorant le fait que l'alcool est un psychotrope et qu'ils pourraient bêtement perdre la vie en faisant quelque chose de stupide. »

Hamish haussa un sourcil et se tourna vers l'homme. Il l'étudia un instant; des boucles folles lui servaient de cheveux et il avait étrangement envie de se noyer dans ses yeux bleu-gris. Il chassa cette pensée à l'instant où elle était arrivée et fixa son interlocuteur alors qu'il commandait un verre de… de quoi ? Oh, il n'avait même pas écouté, toujours un peu surpris qu'on vienne lui parler.

Même pas un « bonsoir », pensa-t-il en roulant des yeux. Et qu'est-ce qu'il me veut d'abord, ce type ?

On lui apporta son verre. Il se contenta de le poser sur le comptoir et de passer son doigt le long du bord. Hamish remarqua à quel point sa peau était pâle. Il semblait hypnotisé par le geste lent alors que l'homme parlait de nouveau :

« En fait, je suis venu pour une expérience, et me voilà comme ces ivrognes. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, mais c'est assez ironique comme situation. »

Ouais mais j'm'en fous, au pire, voulait dire Hamish, mais il se tut. Que devait-il répondre ? Ce type venait l'interrompre dans son plan – qui se résumait à se saouler jusqu'à la limite du coma éthylique et d'essayer de rentrer chez lui à pied – et en plus ne lui disait même pas « bonsoir » ! Quel malpoli.

Hamish passa une main dans ses cheveux, cherchant dans les tréfonds de son esprit brouillé une réponse plus ou moins polie, réécoutant les paroles de l'homme. Il fronça les sourcils et se tourna de nouveau vers lui.

« Hé, je rêve où tu viens de me traiter de minable ? » dit-il, déjà trop saoul pour être assez poli pour le vouvoyer.

Bon, après tout, il n'avait pas vraiment tort; c'est vrai qu'il avait l'air minable à se saouler comme ça.

Hamish fixa un moment le verre de l'homme, qui ne semblait pas très emballé à l'idée de le boire – de son point de vue, en tout cas. Il le désigna d'un coup de tête, tapant des doigts contre son propre verre, ne faisant même pas attention à s'il lui avait répondu ou pas.

« Je peux le boire si t'en veux pas, » proposa-t-il d'un ton qui s'approchait du chuchotement.


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William Scott
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Dim 22 Jan - 15:49

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Hamish

Hello, have we met before ?
Bien que tu n'avais pas vraiment pris la peine de te retourner pour observer l'homme à qui tu t'étais adressé, tu pouvais sentir son regard à la fois surpris et tentant de déchiffrer ces mots pourtant si simples.

« Hé, je rêve où tu viens de me traiter de minable ? »

Un sourire apparut sur ton visage mais tu l'effaças bien rapidement. Il n'était pas si saoul que cela, puisqu'il avait réussi à saisir ne serait-ce qu'un passage de ton petit discours. De plus, s'il t'avait vu, il aurait pu penser que tu te moquais encore de lui.

« Étant donné qu'il vous a fallu environ deux minutes et quarante-deux secondes pour que votre cerveau réagisse, que vous n'êtes ici que depuis peu de temps à en juger par le peu d'alcool que vous avez consommé, vous n'êtes pas quelqu'un qui boit souvent. Vous ne faites donc pas partie de la classe citée précédemment car vous ne venez pas régulièrement dans ce genre d'endroit. En revanche, si vous comptez rester ici et ingurgiter de l'alcool pendant des heures jusqu'à ce que votre corps ne tienne plus, alors, oui, vous serez un minable. » Tu marquais une pause, le temps de lui laisser analyser chacune de tes phrases. Le verre dans ton sang ne t'empêchait pas encore de penser correctement, et tu essayais de te donner un ton sérieux, ce qui semblait marcher, étant donné que tu étais toi-même convaincu de ta sobriété.  « Les autres n'ont même pas réagit à mes insultes, je ne peux plus rien faire pour eux. »

Tu observais ton verre, toujours plein. L'envie de le boire s'était envolée au moment où tu te rappelais du vent magistral que tu t'étais pris quelques minutes auparavant. Tu avais fait semblant de boire jusqu'à en être saoul, tu t'étais levé pour voir les réactions à tes propos, mais rien. Il était vrai que tu ne pouvais plus rien s'ils ne réagissaient plus, et que ton expérience était tout bonnement passée à la trappe. À quoi bon le finir, ce verre, si ça ne servait à rien.

« Je peux le boire si t'en veux pas. »

Cet homme avait-il un don pour lire dans les pensées ? En tout cas, il avait vraiment prévu de finir la soirée complètement saoul s'il commençait à demander aux autres clients leur verre. Cependant, vu qu'il se proposait si gentiment, tu n'allais pas refuser, surtout que tu ne comptais pas boire, et qu'il serait dommage de gaspiller un verre qui était quand même un peu cher. Alors tu fis glisser le verre sur le comptoir, jusqu'à ce qu'il atteigne celui de l'homme. Tu en profitas finalement pour l'observer une première fois. Dos courbé, il n'avait franchement pas l'air d'être heureux dans la vie. Tu soufflais avant de détourner le regard pour fixer le cadran de l'horloge accroché sur le mur derrière le comptoir.

« J'imagine que le fait de rester ici fait également de moi un minable de toute façon. C'est stupide.   »

Cela devait bien faire un quart d'heure que tu te trouvais dans ce bar, mais tu avais déjà envie de t'enfuir. Tu n'avais rien à y faire, ni expérimentation – étant donné qu'elle n'avait pas réellement fonctionné, ni quoi que ce soit d'autre, et surtout pas t'enfiler chaque verre. Il était devenu hors de question de commander chaque alcool – un seul t'avait suffit.

« Si vous êtes ici, seul, c'est que vous avez des choses à oublier, n'est-ce pas ? Vous désirez parlez de ce que vous avez sur le cœur ? »

Parti comme tu l'étais, peut-être que lui parler et l'écouter raconter sa vie – ô combien passionnante – allait te permettre de passer un peu de temps. Cette fois-ci, tu commandais un verre d'eau, tout en l'observant.




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Hamish Brackens
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Dim 22 Jan - 16:56

Hamish ne pu retenir une mine réjouie lorsque l'homme lui passa son verre; lui qui s'attendait à un refus du type « C'est mon verre, c'est moi qui l'ai payé donc non », le voilà servi. Il déplaça son propre verre du revers de la main et attrapa celui qui était maintenant le sien.

Il ne l'avait même pas remercié, et honnêtement c'était le dernier de ses soucis; pourquoi devrait-il être poli envers quelqu'un qui ne l'avait même pas salué ? Ah, le « bonsoir » inexistant lui était resté en travers de la gorge. S'il n'était pas embrouillé par l'alcool, il se serait sûrement moqué de lui-même, tellement il était puéril.

Mais il se contenta de hausser les épaules, faisant taire ses pensées. Il remua légèrement l'alcool d'un mouvement de poignet, manquant de peu d'en renverser quelques gouttes, puis le porta à sa bouche pour en avaler quelques gorgées.

Il fronça le nez, légèrement déçu; il s'attendait à du spiritueux ou quelque chose d'encore plus fort, mais il semblerait que la teneur en alcool de la boisson était à peine plus supérieure que celle du panaché. Ce n'était pas ça qui allait l’assommer, c'est sûr.

Mais bon, de l'alcool reste de l'alcool, alors il continua le verre.

« J'imagine que le fait de rester ici fait également de moi un minable de toute façon. C'est stupide. »

Hamish sursauta en se rappelant soudainement qu'il n'était plus tout seul. Il se tourna vers l'homme aux boucles folles et lui lança un sourire compatissant, même s'il n'avait pas vraiment écouté ce qu'il venait de dire. Tant pis.

« Si vous êtes ici, seul, c'est que vous avez des choses à oublier, n'est-ce pas ? » continua son interlocuteur.  « Vous désirez parler de ce que vous avez sur le cœur ? »

Hamish eut un léger rire, posant son verre et s'appuyant de nouveau sur sa main. Il fixa un instant l'homme, étudiant chacun de ses mots.

« Oublier, oublier… » murmura-t-il avec un sourire las, grattant ses ongles abîmés sur le bois du comptoir. « Qu'est-ce qu'il y a à oublier ? J'ai une vie tellement inutile qu'il n'y a rien à oublier. Je préférerais mille fois avoir quelque chose à oublier, quelque chose à me raccrocher au lieu d'avoir cette vie mollassonne… Tu veux la vérité ? Je suis venu ici pour me bourrer la gueule parce que je trouve ça super fun de repartir chez moi avec 2,5 grammes d'alcool dans le sang. C'est drôle, tu devrais essayer. »

Il rigola de nouveau avant de boire une nouvelle gorgée, à la limite de s'affaler sur le comptoir.

« Tu m'avais dit que tu étais venu ici pour une expérience, pas vrai ? » demanda-t-il en fermant les yeux. « En quoi elle consiste, exactement ? »

Avant que l'homme ne puisse dire quoi que ce soit, Hamish ajouta, un sourire étirant toujours ses lèvres :

« Et arrête de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être un vieux con à être le seul à te tutoyer. »

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William Scott
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Dim 22 Jan - 18:07

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Il ne fallait pas plus que cela pour que l'homme près de toi saisisse le verre. Au moins, ses réflexes n'étaient toujours pas altérés par l'alcool. C'était une bonne chose. Il se mit soudainement à rire en entendant ta question, et tu fronças les sourcils. En quoi était-elle si drôle ? Ou alors tu avais quelque chose sur le visage ? Pourtant, en te regardant dans le reflet de l'eau, tu n'avais rien. Soit il était complètement ivre – ce qui pouvait suprendre étant donné que l'alcool que tu avais commandé ne semblait franchement pas fort – soit il repensait à une ancienne blague qu'il venait seulement de comprendre. Ou...

« Qu'est-ce qu'il y a à oublier ? J'ai une vie tellement inutile qu'il n'y a rien à oublier. Je préférerais mille fois avoir quelque chose à oublier, quelque chose à me raccrocher au lieu d'avoir cette vie mollassonne… Tu veux la vérité ? Je suis venu ici pour me bourrer la gueule parce que je trouve ça super fun de repartir chez moi avec 2,5 grammes d'alcool dans le sang. C'est drôle, tu devrais essayer. »

Oh, donc il rigolait parce que sa vie était tellement ennuyante qu'en y repensant, c'était drôle. Il est monté à l'envers celui-là. Tu l'observais alors qu'il s'était presque allongé sur le comptoir, et pendant quelques secondes, tu as eu peur qu'il s'endorme, comme si tu n'existais plus, mais sa question te rassura. Tu n'allais pas devoir trouver une autre occupation.

« Tu m'avais dit que tu étais venu ici pour une expérience, pas vrai ? En quoi elle consiste, exactement ? » L'homme, à côté, marqua une courte pause avant de reprendre. « Et arrête de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être un vieux con à être le seul à te tutoyer. »

Ah, il t'avait écouté au final. Cela te surprenait au début, mais finalement, ce n'était pas si étonnant qu'il ne s'attarde sur ce détail que maintenant. Il était encore un peu plus ivre que tout à l'heure après tout. Tu pris le temps de t'éclaircir la voix.

« En effet. Je m'ennuyais, alors j'ai décidé de venir pour trouver une occupation. Au début, je pensais insulter les ivrognes pour qu'ils se battent entre eux, tout en notant le temps qu'il leur fallait pour comprendre l'information. Mais vu qu'ils n'ont pas l'air de réagir, je vais devoir trouver quelque chose d'autre. Alors en attendant je parle à un homme qui a l'impression d'être un vieux con – ce que tu n'es pas étant donné que tu sembles avoir quelques mois de plus ou de moins que moi, et je pense au fait que je pourrais faire en sorte qu'il arrive à la limite du coma pour voir combien de verre il peut endurer. Sinon, en restant plus soft, je teste quelques phrases qui me permettent d'en savoir plus sur la vie de quelqu'un. »

Ta gorge sèche après un tel discours, tu saisis ton verre du bout des doigts avant de venir le porter à tes lèvres. Après avoir bu une bonne partie de son contenu, tu le portais devant tes yeux et observais une lumière prise au hasard dans la salle à travers l'eau. Ce geste ne servait strictement à rien, mais cela t'amusait.

« Je ne suis pas totalement sûr que repartir avec autant d'alcool soit bénéfique. Enfin, tu risques de te réveiller – si tu te réveilles bien-sûr – avec un sacré mal de crâne demain. Tu devrais essayer l'eau, c'est tout de même beaucoup plus sain pour ton organisme. Et le goût est tout de même plus appréciable et moins amer, même si cela dépend du type d'eau que tu bois. N'essaye pas l'eau du robinet, trop de calcaire, ni l'eau de source, sa composition change à chaque fois, mais plutôt la minérale. Prends-en une avec pas mal de magnésium et de calcium, mais sans sodium, tu pourrais trouver cela atroce.    »

Ce n'était pas réellement un bon sujet de conversation, mais vu que tu n'avais absolument rien à lui dire, que sa vie se résumait à « nulle et mollassonne » et qu'il ne t'avait rien demandé sur ta propre histoire – en fait il avait surtout l'air d'en avoir rien à cirer, c'était la seule chose qui t'était venu à l'esprit.

« Sinon, t'en penses quoi des moustiques ? »

Bravo William, tu viens de gagner l'oscar du sujet de conversation le plus recherché et original. Au moins, c'est mieux que "il fait beau n'est-ce pas ?".




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Dim 22 Jan - 19:23

Hamish se redressa légèrement, le regard fixé sur le visage pâle de son interlocuteur alors que celui-ci s'éclaircissait la gorge.

« En effet. Je m'ennuyais, alors j'ai décidé de venir pour trouver une occupation, » expliqua-t-il.  « Au début, je pensais insulter les ivrognes pour qu'ils se battent entre eux, tout en notant le temps qu'il leur fallait pour comprendre l'information. Mais vu qu'ils n'ont pas l'air de réagir, je vais devoir trouver quelque chose d'autre. Alors en attendant je parle à un homme qui a l'impression d'être un vieux con – ce que tu n'es pas étant donné que tu sembles avoir quelques mois de plus ou de moins que moi, et je pense au fait que je pourrais faire en sorte qu'il arrive à la limite du coma pour voir combien de verre il peut endurer. Sinon, en restant plus soft, je teste quelques phrases qui me permettent d'en savoir plus sur la vie de quelqu'un. »

Hamish hocha lentement la tête au fur et à mesure que l'homme parlait, comme pour lui faire savoir qu'il était bel et bien en train de l'écouter.

« Plutôt marrant comme expérience, » dit-il alors que l'homme buvait une gorgée de sa boisson – il n'avait, de nouveau, pas fait attention à ce qu'il avait commandé, mais vu comment il le buvait et la couleur du liquide, il supposa que c'était de l'eau. « C'est vrai que c'est toujours intéressant de voir des ivrognes se foutre sur la gueule. J'aime bien ça, moi. »

Un petit ricanement s'échappa de ses lèvres. Il remua de nouveau l'alcool dans son verre avant de le finir d'une traite, se redressant au passage. Il claqua le verre contre le comptoir avec un soupir, se demandant s'il devait commander un nouveau verre ou non. Après tout, maintenant qu'il avait de la compagnie, était-ce vraiment une bonne idée de finir vraiment saoul ? Et puis l'homme semblait l'encourager, en plus.

« Je ne suis pas totalement sûr que repartir avec autant d'alcool soit bénéfique, » fit celui-ci, comme s'il avait lu dans ses pensées. « Enfin, tu risques de te réveiller – si tu te réveilles bien-sûr – avec un sacré mal de crâne demain. Tu devrais essayer l'eau, c'est tout de même beaucoup plus sain pour ton organisme. Et le goût est tout de même plus appréciable et moins amer, même si cela dépend du type d'eau que tu bois. N'essaye pas l'eau du robinet, trop de calcaire, ni l'eau de source, sa composition change à chaque fois, mais plutôt la minérale. Prends-en une avec pas mal de magnésium et de calcium, mais sans sodium, tu pourrais trouver cela atroce. »

Un sourire étira les lèvres de Hamish. Le voilà en train de lui conseiller de l'eau ! Cet homme était-il comme ça dans la vie de tous les jours, ou bien il était saoul lui aussi ?

« C'est vrai que de l'eau salée, c'est pas super top, » marmonna Hamish en s'amusant avec son verre, essayant de le faire tenir sur le bord – chose techniquement impossible, évidemment, mais il s'en fichait. « Mais l'eau ça n'a pas de goût, c'est pénible à force. »

Il fit tourner son verre autour de son doigt alors qu'un silence s'installait entre les deux hommes. Il était sur le point d'ouvrir la bouche pour dire la première chose qui lui passait à l'esprit – sans doute quelque chose d'idiot – lorsque l'homme le coupa.

« Sinon, t'en penses quoi des moustiques ? »

Hamish le fixa un instant, un peu surpris. Quoi ? De quoi ? Des moustiques ? Il glissa son regard jusqu'à ses deux verres vides. Est-ce l'alcool qui l'avait fait halluciner ou avait-il bien entendu ? Il regarda de nouveau l'homme, qui avait l'air plus sérieux que jamais.

D'abord, il pouffa. Puis ensuite il éclata de rire – tellement fort qu'il était sûr qu'il avait réveillé les morts du cimetière d'à côté –, écroulé sur le comptoir. Oh, il avait vraiment eu besoin de ce fou rire, maintenant qu'il y pensait. Ça faisait du bien.

Il se calma quelques secondes après, se rendant compte que la moitié du bar devait être en train de le fixer. Les joues rouges à cause de l'alcool et du léger embarras qu'il ressentait, il souffla et planta son regard dans les yeux de son interlocuteur, toujours couché sur le comptoir.

« Des moustiques, franchement, » gloussa-t-il avec un grand sourire. « T'as rien trouvé de mieux ? Je sais que je suis barbant au possible, mais quand même ! »

Hamish se redressa, lançant un rapide regard derrière lui pour remarquer que les personnes qui peuplaient le bar étaient trop bourrées pour faire attention à lui. Dans un geste las, il porta son verre à ses lèvres avant de remarquer dans une moue déçue qu'il était vide. Tant pis, il n'avait plus envie de commander de toute façon.

Le fou rire qu'il venait d'avoir lui avait fait se sentir tellement mieux que n'importe quel alcool.

« Les moustiques devraient être éradiqués, c'est tout ce qu'il y a à savoir sur eux, » répondit-il enfin en essayant d'enrouler l'un de ses doigts autour de ses cheveux courts. « Mais on s'en fiche un peu des moustiques, non ? »

Hamish réfléchit un instant, tirant gentiment sur ses cheveux, puis se tourna complètement vers son interlocuteur, toujours aussi souriant.

« Parle-moi un peu de toi, tiens ! Tu dois sûrement avoir une vie mieux remplie, vu que tu t'amuses à faire des expériences dans des bars – ou voir combien de verre je suis capable de tenir. »

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William Scott
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Dim 22 Jan - 20:22

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Hamish

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Quel idiot. Puisque vous parliez d'eau et de son goût plat et qui ne change jamais, tu aurais pu parler du sirop. Après tout, il n'avait qu'à ajouter un peu de sirop à son eau. N'importe quel goût faisait l'affaire, ce n'était pas très cher, et en plus, le glucose ne pouvait faire que du bien à quelqu'un qui n'a pas la grande forme. Mais c'était trop tard, tu ne t'en rendais compte qu'après avoir parlé des moustiques. Il aurait probablement trouvé cela étrange de parler de ces viles créatures de l'enfer et de revenir sur un ancien sujet.

Tu voulais à nouveau changer de sujet, te rendant compte que cette discussion n'allait mener à rien, mais l'homme à côté se mit à rire. Il n'était même plus utile de froncer les sourcils et de te demander si ta question était drôle, parce qu'elle était réellement stupide, et tu le savais.

« Des moustiques, franchement, t'as rien trouvé de mieux ? Je sais que je suis barbant au possible, mais quand même ! »

Bien-sûr que non. Tu souhaitais lui dire que tu ne le trouvais pas si ennuyant, vu que tu lui parlais et que la conversation était – à ta plus grande surprise – divertissante, mais il ne te laissa pas le temps de synthétiser ta pensée à l'oral.

« Les moustiques devraient être éradiqués, c'est tout ce qu'il y a à savoir sur eux.  Mais on s'en fiche un peu des moustiques, non ? »

Enfin quelqu'un qui partageait ton avis. Tu avais déjà cherché ces braves personnes qui haïssent les moustiques sur des forums, mais à chaque fois tu étais tombé sur les écologistes pro-insectes car « sans eux, la chaîne alimentaire ne serait pas complète » mais ce n'étaient que balivernes. Si la nature avait été mieux faite, les moustiques ne seraient jamais apparus, et la chaîne alimentaire se serait adaptée.

« Je ne trouve pas, c'est un sujet qui peut être intéressant. En plus, ces fichues bestioles propagent certaines maladies et copulent dans ma cuisine.  »

Tu le regardais toujours dans les yeux, et tu souriais – chose rare car tu ne souris jamais réellement – en notant qu'il était plus détendu qu'auparavant, et qu'il semblait pouvoir se passer d'alcool pour le reste de la soirée.

« Parle-moi un peu de toi, tiens ! Tu dois sûrement avoir une vie mieux remplie, vu que tu t'amuses à faire des expériences dans des bars – ou voir combien de verre je suis capable de tenir. »

C'était assez inattendu, lui qui semblait ne pas s'intéresser à ce que tu pouvais bien avoir à raconter, il te le demandait directement. Cette question sur les moustiques, bien que stupide, avait probablement dégelé l'atmosphère, et c'était sûrement mieux comme cela. Tu ne voulais pas passer la soirée avec un alcoolo exécrable, donc tout allait pour le mieux.

« Remplie, je ne sais pas. Je dirais que j'ai un travail qui me passionne, mais qui peut très vite être ennuyant si la chance n'est pas au rendez-vous. Par exemple, si il est trop facile, il ne m'occupe pas assez longtemps ; et quelques fois, je n'ai tout simplement rien à faire. Du coup, c'est un peu difficile de savoir si je mène une vie remplie, étant donné que je reste cloîtré chez moi pendant des jours.   »

Tu finis ton verre d'eau, avant de le reposer et de te tourner également vers lui, le coude posé sur le comptoir et le menton posé dans la paume de ta main.

« Ensuite, à part rester allongé sur mon canapé sans bouger, je ne fais rien. Comme je ne sors que très rarement, je ne fais jamais de rencontre. De toutes façons, les seules personnes que je connais me sont hostiles et me traitent d'asocial. Ils n'ont peut-être pas tout à fait tort, mais ils sont trop stupides pour comprendre qu'entre eux et moi, il y a une différence.  »

Tu répétais le dernier mot dans ton esprit, avant de rendre compte qu'il n'allait peut-être pas comprendre le sens exact. Pour éviter qu'il ne te prenne pour un quelconque extra-terrestre, tu avais tapoté trois fois avec le bout de ton index sur tes tempes. Peut-être allait-il comprendre que les gens que tu connaissais étaient des fous, ou que, justement, tu étais plus intelligent qu'eux. Enfin, s'il parvenait déjà à remarquer ce geste passant quasiment inaperçu.

« Enfin, cette vie me va très bien. J'ai eu des hauts et des bas, mais je m'en suis sorti, et je ne m'en plains pas. Même si cette routine commence un peu à me lasser.  »

Tu glissas rapidement ta main dans ta poche de manteau pour saisir ton téléphone et le sortir. Le pouce sur le petit bouton à droite, tu le pressas avant de regarder l'heure. Il n'était pas encore tard, même si la plupart des gens devaient déjà dormir. Tu remis ton téléphone rapidement dans cette même poche et tu tendis la main gauche vers l'homme en face.

« William. Ravis de faire ta rencontre.  »



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Hamish Brackens
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Dim 22 Jan - 21:13

Hamish ne savait pas vraiment pourquoi, mais il voulait en savoir plus sur son interlocuteur. Il voulait faire avancer la conversation le plus possible, il se sentait bien en lui parlant. Il souhaitait que la conversation ne finisse jamais.

« Remplie, je ne sais pas, » répondit l'homme à la demande qu'il avait faite. « Je dirais que j'ai un travail qui me passionne, mais qui peut très vite être ennuyant si la chance n'est pas au rendez-vous. Par exemple, si il est trop facile, il ne m'occupe pas assez longtemps ; et quelques fois, je n'ai tout simplement rien à faire. Du coup, c'est un peu difficile de savoir si je mène une vie remplie, étant donné que je reste cloîtré chez moi pendant des jours. »

Il bu les dernières gorgées d'eau qu'il lui restait, puis se tourna vers Hamish. Celui-ci ne pu s'empêcher de remarquer qu'il avait l'air plus décontracté de tout à l'heure, comme si lui aussi appréciait la conversation. C'était le cas de Hamish, en tout cas, alors il se tut et le laissa parler, hochant la tête de temps à autres.

« Ensuite, à part rester allongé sur mon canapé sans bouger, je ne fais rien, » continua-t-il, le visage appuyé contre sa main. « Comme je ne sors que très rarement, je ne fais jamais de rencontre. De toutes façons, les seules personnes que je connais me sont hostiles et me traitent d'asocial. Ils n'ont peut-être pas tout à fait tort, mais ils sont trop stupides pour comprendre qu'entre eux et moi, il y a une différence. »

Hamish eut un léger sourire. C'est vrai que cet homme avait l'air bien plus intelligent que la normale, et que ça ne devait pas être si simple que ça de trouver un bon interlocuteur – surtout s'il frimait en exposant toutes ses connaissances, ce qui pouvait énerver un certain nombre de personnes. Mais dans ce cas-là, pourquoi être venu lui parler, à lui spécifiquement, dans un bar rempli à craquer d'ivrognes ? C'est sûr que ce n'était pas là qu'il allait trouver quelqu'un aussi intelligent que lui.

Surtout que Hamish n'avait rien d'intéressant à raconter – et il n'allait surtout pas étaler son savoir médical pour lui arriver à la hauteur, pas question.

« Enfin, cette vie me va très bien, » conclu l'homme, le coupant dans ses pensées. « J'ai eu des hauts et des bas, mais je m'en suis sorti, et je ne m'en plains pas. Même si cette routine commence un peu à me lasser. »

« Ça se comprend, ça fait bien des années que je me suis lassé, » répondit Hamish dans le vide, n'attendant pas vraiment de réponse. Après tout, il ne faisait que s’apitoyer sur son sort, et ça pouvait rapidement devenir énervant.

Il suivit des yeux les mouvements de son interlocuteur qui semblait vérifier quelque chose sur son portable. L'heure peut-être ? Hamish se tourna vers l'horloge qui affichait quelque peu avancée, mais pas trop non plus. Un petit sourire étira ses lèvres alors qu'il se disait que si l'homme n'était pas venu engager la conversation avec lui, il serait sûrement déjà saoul et perdu dehors.

Maintenant qu'il y pensait, c'était franchement plus agréable de parler à quelqu'un de totalement inconnu plutôt que de finir endormi dehors dans le caniveau, comme un véritable ivrogne. Il avait bien fait de venir, aujourd'hui.

Il reporta son attention vers l'homme, qui rangeait son portable et était maintenant en train de tendre sa main en sa direction.

« William. Ravis de faire ta rencontre. »

Oh. Oh. Hamish ne compris pas vraiment pourquoi, mais ce geste l'emplissait d'une joie sans nom – une joie qu'il n'avait pas ressentie depuis quelques temps déjà. Il hésita un instant, puis attrapa la main de l'homme – non, de William et la serra avec un grand sourire.

« Hamish. De même. »

William, quel nom banal pour un homme aussi… original. Hamish ne pu s'empêcher de pouffer, lui qui avait un nom aussi excentrique bien qu'il soit lui-même ennuyeux. Quelle ironie. Et, bien que William était un nom assez commun, il n'en avait pas rencontré énormément au cours de sa vie. Il n'arrivait plus trop à s'en souvenir – en plus avec l'alcool, c'était encore plus dur –, mais il savait qu'un certain William avait joué un rôle important durant son adolescence. L'une des seules personnes qui avait pu le tirer de sa solitude, mais ils s'étaient perdu de vue et il avait maintenant disparu de sa vie.

Parfois, Hamish aimerait bien le revoir, même pour ne serait-ce que quelques minutes.

Il finit par lâcher sa main et commença à se tordre les doigts, toujours ce sourire idiot scotché aux lèvres. Il ne le lâchait pas des yeux, comme s'il voulait se noyer dans ce bleu hypnotisant.

« Tu peux te moquer, » ajouta-t-il précipitamment avec un petit rire. « C'est un prénom horrible, on n'a pas idée d’appeler son enfant comme ça. »

Il avait un peu mal aux pommettes à force de sourire et de rigoler, mais n'y faisait pas vraiment attention. Il était heureux, et c'était tout ce qui comptait.

Peut-être qu'aujourd'hui n'était pas une aussi mauvaise journée qu'il l'avait présagé, après tout.

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William Scott
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Dim 22 Jan - 22:28

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Tu souris lorsqu'il te serra la main à son tour. C'était assez rare quand quelqu'un arrivait à te supporter plus de quelques minutes, mais si en plus il te supportait avec le sourire, il était grand temps de sortir le champagne – quoi que non, il avait déjà bien assez bu. Et en plus de cela, il t'avait également avoué son prénom sans trouver d'inconvénients.

« Tu peux te moquer. C'est un prénom horrible, on n'a pas idée d’appeler son enfant comme ça. »

Il était vrai que son prénom était assez original, mais il ne te surprenait pas tant que cela.

« C'est une demande ou une permission ?  » Tu ricanas légèrement avant de reprendre ton sérieux. « Je ne compte pas me moquer, c'est un beau prénom, tu devrais le chérir davantage. En plus, si je me souviens bien, tu n'es pas le premier Hamish que je rencontre. Et oui, je t'assure que tu n'es pas le seul sur terre à porter un tel prénom. »

Des bribes de souvenirs te revenaient tandis que tu fixais le verre posé sur le comptoir juste devant Hamish. La première personne que tu avais rencontré portant ce prénom, tu ne l'avais pas vue depuis des années. Tu te revoyais encore enfant, seul dans un coin, et cet enfant s'approchant de toi pour te parler tandis que les autres se moquaient. Tu t'imaginais encore son grand sourire alors que tu lui demandais de te laisser seul, que tu n'avais besoin de personne. Mais ces images disparurent rapidement lorsque tu te rendis compte que ton regard s'était arrêté sur l'homme en face, et que ton sourire s'était envolé. Tu détournas les yeux pour observer à nouveau l'horloge, affichant un sourire un peu gêné, et tu te levas.

« Je suis désolé, je dois passer aux toilettes, je reviens.  »

Tu te pressas pour entrer dans la petite pièce. Elle était vide et assez propre – les ivrognes n'étant pas encore passés pour y évacuer tout ce qu'ils avaient ingurgités – et munie d'un grand miroir. Ton reflet n'était pas différent de d'habitude, mais tu commençais à te sentir fatigué. Un mal de crâne commençait petit à petit à brouiller ton esprit. L'alcool, en plus des conséquences de ton pouvoir, n'étaient franchement pas le meilleur mélange. Enfin, il n'était que bénin, alors tu pouvais encore faire abstraction.

Une fois devant le lavabo, tu fis couler l'eau, emplissant ainsi la paume de tes mains jointes, avant de venir asperger ton visage, tout en te rappelant que tu ne devais surtout pas en avaler. Le calcaire, c'est mauvais. Pestant contre le manque de serviette – se ressuyer le visage avec du sopalin, non merci – tu finis par utiliser ta manche pour éponger les quelques gouttelettes sur tes pommettes. Tant pis pour les quelques mèches que tu avais arrosé au passage, elles sècheront naturellement.

Tu avais l'air un peu plus réveillé maintenant, et l'eau t'avait fait le plus grand bien. D'un geste précis et habituel, tu remis correctement tes cheveux avant de sortir de la pièce peu éclairée. Tu saluas rapidement le barman, avant de prendre une carte du menu au passage. Une fois de retour sur ta chaise, tu souris de nouveau à Hamish.

« J'espère ne pas avoir été trop long. Ils font des plats jusque trois heures du matin, et je n'ai pas mangé depuis presque une journée. Je pense commander de la nourriture, tu as faim ? »

En fait, tu n'avais pas réellement faim, mais te forcer à manger pourrait t'aider à passer l'alcool restant, et à t'apporter un peu d'énergie. De plus, tu ne savais réellement pas comment reprendre cette discussion, ni même de quoi parler. Alors tu t'étais contenté d'appeler le barman pour lui demander de te servir un plat tout simple, juste des œufs sur le plat et un peu de salade.



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Hamish Brackens
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Lun 23 Jan - 13:34

« C'est une demande ou une permission ? » répondit William avec un rire, que Hamish ne pu s'empêcher de trouver qu'il était agréable à écouter. « Je ne compte pas me moquer, c'est un beau prénom, tu devrais le chérir davantage. En plus, si je me souviens bien, tu n'es pas le premier Hamish que je rencontre. Et oui, je t'assure que tu n'es pas le seul sur terre à porter un tel prénom. »

« Oh, vraiment ? » gloussa Hamish. « C'est un prénom tellement rare que je pensais que mes parents l'avaient inventé ! J'espère que lui, au moins, est fier de porter ce nom. »

Attendant une quelconque réponse de la part de William, il ne le lâcha pas du regard. Cependant, celui-ci ne semblait plus vraiment l'écouter, fixant un point invisible en face de lui.

Hamish pencha sa tête sur le côté – comme pour attirer son attention –, remarquant que son visage s'était refermé. Oh, avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

« Ça va ? » demanda-t-il avec un moue légèrement inquiète.

Son interlocuteur sembla se réveiller; il lui lança un petit sourire.

« Je suis désolé, je dois passer aux toilettes, je reviens, » dit-il en se levant.

« Pas de problème, » lui assura Hamish en répondant à son sourire.

Il planta son regard sur les verres qui trônaient toujours sur le comptoir, remarquant à quel point sa gorge était sèche et sa bouche pâteuse – principalement à cause de l'alcool, mais aussi parce que ça faisait déjà quelque temps qu'il n'avait pas tenu une conversation aussi longue. Mais s'il pouvait parler ainsi tous les jours, même si ça lui arrachait la gorge, il n'hésiterait pas.

Il demanda au barman de débarrasser les verres, et de lui ramener de l'eau; plus d'alcool pour ce soir, Hamish n'avait plus envie de finir saoul. Après une minute de réflexion, il commanda aussi un verre d'eau pour William – de toute façon, l'eau ça ne coûtait pas très cher et s'il n'en voulait pas, il pouvait toujours le boire à sa place, ce n'était pas un problème.

Il vérifia rapidement l'heure sur l'horloge. Un léger soupir s'échappa de ses lèvres lorsqu'il remarqua qu'il commençait lentement à se faire tard, et qu'il devrait bientôt rentrer chez lui, dans son appartement ennuyeux.

Il nota mentalement de demander le numéro de téléphone de William, comme ça au moins, ils pourront continuer leur conversation par SMS, si c'était possible.

Il venait d'engloutir la moitié de son verre d'eau lorsque William réapparu à ses côtés, un petit sourire aux lèvres.

« J'espère ne pas avoir été trop long, » dit-il, et Hamish lui répondit par un haussement d'épaule. « Ils font des plats jusque trois heures du matin, et je n'ai pas mangé depuis presque une journée. Je pense commander de la nourriture, tu as faim ? »

« Oh, pourquoi pas, » répondit Hamish avec un sourire en lançant un rapide regard à la carte – après tout, de la nourriture lui ferait le plus grand bien. Il poussa le verre d'eau plein vers William en ajoutant : « Au fait, je t'ai commandé ça, au cas-où t'aurais soif. »

Ensuite, il commanda l'un des plats les moins chers – pour dire d'arrêter de se ruiner, même s'il n'avait pas commandé énormément ce soir-là. Il eut à peine le temps de chercher un nouveau sujet de conversation qu'on lui apportait déjà une assiette de riz avec des petits pois.

Il resta un instant silencieux, mélangeant le contenu de son assiette avant de porter une cuillère à ses lèvres. Il eut une rapide grimace en remarquant à quel point le plat était fade.

« N'empêche, » commença-t-il en réduisant en bouillie l'un des petits pois. « C'est marrant que tu me dises que t'as déjà rencontré un Hamish, parce que moi aussi j'ai déjà rencontré un William. Bon plus d'un, certes, mais il n'y en a qu'un dont je me souvienne encore. »

Il bu une gorgée d'eau, et continua d'écrabouiller le contenu de son assiette.

« J'ai un peu du mal à me souvenir à cause de l'alcool, » murmura-t-il en regardant dans le vide d'un air un peu rêveur, « mais je crois que c'était au collège; c'était mon seul ami. Je me rappelle que ses camarades de classe – voire l'école entière, quand j'y repense – ne l'appréciaient pas trop, du coup ils l'isolaient. En fait je comprenais pas pourquoi tout le monde le détestait – apparemment il bouffait les gosses, rumeur un peu nulle quoi. Du coup, comme il était tout seul, et que moi aussi, j'ai été le voir, parce que je comprenais ce que c'était la solitude – et que c'était pas très cool, surtout pour un gosse au collège. »

Hamish eut un petit rire, mais il ne savait pas vraiment quelle émotion il ressentait. De la nostalgie ? De la tristesse, peut-être ? Un mélange des deux ? Il ne comprenait pas.

« Je me demande toujours si j'avais fait ça par gentillesse ou par pitié, mais je suis sûr d'une chose; c'était l'un des meilleurs potes que j'ai jamais eu, un gamin vraiment sympa. »

Il se tourna vers William, et son sourire idiot s'évanouit la seconde d'après.

« Oh pardon, c'est un peu impoli de te parler de quelqu'un comme ça. J'avais pas fait attention, désolé. »

Il bu quelques gorgées d'eau pour cacher sa gêne.
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William Scott
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Lun 23 Jan - 20:44

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« Au fait, je t'ai commandé ça, au cas-où t'aurais soif. » Hamish venait de faire glisser un verre d'eau qu'il avait lui-même commandé devant toi. Bien qu'elle n'était que minime, tu trouvais l'intention vraiment touchante. La main posée sur le comptoir se déplaça sur le petit récipient d'eau fraiche et tu le saisis avant d'en absorber quelques gorgées tandis que tu écoutais l'homme commander son propre plat.

« Merci. »

Au moment où tu fis un petit signe de la tête pour accentuer ce remerciement, le barman s'avança avec les couverts et déposa les assiettes quelques minutes après. Heureusement, personne ne commandait de plat à cette heure-ci, le service était donc plutôt rapide. Tu avais coupé un morceau d'omelette avec le bord de ta fourchette et tu la portais vers ta bouche lorsqu'Hamish reprit la parole.

« N'empêche, c'est marrant que tu me dises que t'as déjà rencontré un Hamish, parce que moi aussi j'ai déjà rencontré un William. Bon plus d'un, certes, mais il n'y en a qu'un dont je me souvienne encore. »

« Ce n'est pas vraiment étonnant. Il y a bien plus de William dans ce monde que je ne pourrais imaginer. Mais si tu te souviens d'un en particulier, c'est sûrement qu'il était inoubliable. » Tu laissas échapper un petit rire, avant de laisser Hamish reprendre son récit.

« J'ai un peu du mal à me souvenir à cause de l'alcool, mais je crois que c'était au collège; c'était mon seul ami. Je me rappelle que ses camarades de classe – voire l'école entière, quand j'y repense – ne l'appréciaient pas trop, du coup ils l'isolaient. En fait je comprenais pas pourquoi tout le monde le détestait – apparemment il bouffait les gosses, rumeur un peu nulle quoi. Du coup, comme il était tout seul, et que moi aussi, j'ai été le voir, parce que je comprenais ce que c'était la solitude – et que c'était pas très cool, surtout pour un gosse au collège. »

Tu manquas littéralement de peu d'avaler de travers. Ce William ressemblait étrangement au jeune gamin que tu étais autrefois, solitaire, effrayant selon certains, misérable pour d'autre ; et surtout, on lui attribuait également une rumeur totalement insolite.

« Il... mangeait les gosses ?   » Ta voix s'était faite assez basse, comme si tu te parlais afin de vérifier que tu avais bien entendu toutes les informations. Ne sachant si l'homme à tes côtés t'avait entendu ou non, tu toussas légèrement pour reprendre rapidement tes esprits.

« Je me demande toujours si j'avais fait ça par gentillesse ou par pitié, mais je suis sûr d'une chose; c'était l'un des meilleurs potes que j'ai jamais eu, un gamin vraiment sympa. » Tu l'écoutais sans l'interrompre, avant qu'il ne reprenne. « Oh pardon, c'est un peu impoli de te parler de quelqu'un comme ça. J'avais pas fait attention, désolé. »

Tes yeux s'étaient fixés sur son verre d'eau, avant qu'il ne le porte à ses lèvres. Son récit avait ravivé d'autres souvenirs dans ta mémoire, et l'ombre toujours présente à tes côtés alors que tu étais encore enfant se dévoilait de plus en plus. Ton regard dériva sur ses joues rosies par le peu d'alcool qu'il avait bu, s'arrêta sur ses yeux verts délavés et se perdit dans ses cheveux blonds cendrés. La carrure, le visage... Oh.

«  Non, ce n'est pas grave. J'imagine que si tu en parles autant, c'est que tu tenais vraiment à lui. Tu peux m'en dire plus sur lui ? S'il était isolé, c'est sûrement parce qu'il était un peu différent, je ne sais pas moi, il était peut-être plus du genre à déballer ses connaissances, n'est-ce pas ? C'est typique des gamins stupides d'harceler les plus intelligents qu'eux.  »

Une théorie vraisemblable venait de germer dans ton esprit, il ne te restait plus qu'à la confirmer en le poussant à t'en dire plus. Et puis, s'il ne voulait pas, tu avais déjà en tête une autre expérience qui serait parfaite pour avoir la réponse une bonne fois pour toute. Attendant qu'il te réponde de manière positive – ou non –, tu jetas un dernier coup d'oeil à l'horloge, avant de te lever rapidement.

« Il se fait vraiment tard, je reviens.  »

Tu te levais avant de te diriger vers le comptoir. Ouvrant ton porte-monnaie, tu saisis assez de billets pour payer les deux repas ainsi que les quelques boissons précédentes, et, adressant un dernier sourire à Hamish, tu sortais rapidement du bar, pour finalement revenir quelques minutes après. De nouveau à côté de l'homme, tu ne t'étais pas assis sur cette même chaise qui t'avait donné un sacré mal de dos à force d'être posé dessus.

« J'ai bien peur que nous n'ayons pas de quoi rentrer chez nous. Je suis allé voir dans les rues principales, mais il n'y a pas un chat – et encore moins de taxi –, et comme, personnellement, j'habite à plus d'une heure de marche – d'autant plus que je n'ai absolument aucune idée du chemin étant donné l'obscurité – je pense rejoindre l'hôtel le plus proche. Il n'y a presque plus personne dans le bar, je doute qu'il reste ouvert jusqu'au petit matin, et qu'on nous laisse nous y reposer.    » Tu pointas du doigt la place vide des ivrognes que tu avais insulté antérieurement. « J'imagine que tu vis également assez loin d'ici, donc, je propose que nous allions tous les deux en quête d'un hôtel. »

La demande pouvait paraître assez étrange, mais après tout, tu pensais également au fait que si Hamish traînait dehors, il pouvait lui arriver quelque chose.



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Hamish Brackens
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Lun 23 Jan - 21:49

« Non, ce n'est pas grave, » lui assura William, ce qui rassura Hamish - surtout qu'il était sûr qu'il ne mentait pas. « J'imagine que si tu en parles autant, c'est que tu tenais vraiment à lui. Tu peux m'en dire plus sur lui ? S'il était isolé, c'est sûrement parce qu'il était un peu différent, je ne sais pas moi, il était peut-être plus du genre à déballer ses connaissances, n'est-ce pas ? C'est typique des gamins stupides d'harceler les plus intelligents qu'eux.  »

Hamish eut un sourire songeur, s'enfonçant de plus en plus dans ses souvenirs. Il posa sa joue contre sa main, remuant sans appétit les petits pois fades.

« Oh, ça, pour être intelligent, il l'était ! Il répondait tout le temps aux questions des profs et il avait les meilleures notes de la classe. Ouais, c'est sûrement pour ça que les autres mioches l'embêtaient; c'est triste un peu. C'est pour ça que j'ai jamais vraiment aimé l'école, peu importe ce qu'on y fait, on se fera toujours juger. »

Il eut un rire triste, se souvenant de toutes les années d'études qu'il avait endurées pour au final se retrouver au chômage. Bon, c'était son choix d'arrêter de travailler, mais quand même. S'il avait réfléchi un peu plus longtemps, il aurait sûrement fait un choix qui lui convenait mieux.

Maintenant qu'il y repensait, William et cet enfant se ressemblaient un peu quand même...

Hamish sursauta lorsque son interlocuteur se leva soudainement. Il lui lança un regard interrogateur, sourcils froncés.

« Il se fait vraiment tard, je reviens, » dit-il avant de se diriger vers le comptoir.

Hamish le vit sortir son porte-monnaie.

« Hé attend, je peux payer aussi, si tu veux ! » s'exclama-t-il, gêné qu'il paye tout seul.

William ne lui répondit pas, régla la note et parti avec un sourire, que Hamish traduisit comme un refus de sa demande. Bon, tant pis, au moins il pourra payer son loyer à la fin du mois.

Il le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse dans la rue sombre. Il fronça à nouveau des sourcils, se demandant s'il avait vraiment dit qu'il allait revenir ou pas. Il réfléchit un instant, puis haussa les épaules; il se donnait cinq minutes, et s'il n'était toujours pas revenu, il allait lui courir après. Ah, il n'allait pas laisser filer un type aussi sympa comme ça, non !

Il se dépêcha de finir son assiette sans goût et son verre d'eau, pour ensuite les faire débarrasser par le barman. Il souffla un instant, puis enfonça ses mains dans ses poches, sur le point de se lever pour aller rattraper William.

Seulement, celui-ci rentra de nouveau dans le bar au même instant. Il s'approcha de Hamish et lui annonça :

« J'ai bien peur que nous n'ayons pas de quoi rentrer chez nous. Je suis allé voir dans les rues principales, mais il n'y a pas un chat – et encore moins de taxi –, et comme, personnellement, j'habite à plus d'une heure de marche – d'autant plus que je n'ai absolument aucune idée du chemin étant donné l'obscurité – je pense rejoindre l'hôtel le plus proche. Il n'y a presque plus personne dans le bar, je doute qu'il reste ouvert jusqu'au petit matin, et qu'on nous laisse nous y reposer. J'imagine que tu vis également assez loin d'ici, donc, je propose que nous allions tous les deux en quête d'un hôtel. »

Hamish lui adressa un sourire.

« Oui, c'est une bonne idée, effectivement, »  répondit-il en se levant – même s'il n'habitait pas si loin que ça –, jetant un dernier coup d'oeil à l'horloge. « Allons-y alors. »

Il salua le barman avant de sortir du bar. Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale alors qu'il transitionnait du chaud presque étouffant au froid douloureux de la nuit. Il referma sa veste et enfonça son menton dans le col alors qu'il regardait autour de lui pour savoir où aller.

Il lança un regard à William, comme pour lui demander quel chemin prendre, se balançant d'un pied sur l'autre pour se réchauffer. Il resta un instant perdu dans ses pensées, puis il eut un petit sourire.

« Tu sais, c'est plutôt drôle, » murmura-t-il en se retenant de claquer des dents. « J'arrive pas très bien à me souvenir de cet ami que j'avais eu, mais physiquement il te ressemblait un peu; lui aussi avait des cheveux bouclés comme les tiens, et pareil pour le teint pâle. En fait, je suis sûr que tu es aussi intelligent que lui l'était ! »

Hamish rigola, alors qu'il essayait de se souvenir un peu plus de cet enfant. Il ne faisait même plus attention à où il allait; il se contentait simplement de suivre William.

« Dommage que je n'arrive pas à me souvenir de son nom de famille... »
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William Scott
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Mar 24 Jan - 20:42

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William

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Hamish

Hello, have we met before ?
Tu souris en entendant la réponse positive d'Hamish. Heureusement, il n'avait pas trouvé étrange une telle invitation, et pour son plus grand bien, il n'était pas contre. D'un petit signe de tête, tu tournas les talons, l'invitant à te suivre, et tu sortis finalement une nouvelle fois du bar. Mais cette fois, tu étais accompagné. Lorsqu'Hamish sembla te demander dans quelle direction aller, tu réfléchis quelques secondes avant de lever le bras pour indiquer de quel côté tu allais chercher. Tu ne connaissais pas réellement ce quartier – tu ne lui avais jamais trouvé de réelle utilité – et tu avais besoin de faire quelques repèrages.

« Tu sais, c'est plutôt drôle, j'arrive pas très bien à me souvenir de cet ami que j'avais eu, mais physiquement il te ressemblait un peu; lui aussi avait des cheveux bouclés comme les tiens, et pareil pour le teint pâle. En fait, je suis sûr que tu es aussi intelligent que lui l'était ! » Murmurait l'homme marchant à tes côtés.

Bien-sûr que je suis autant intelligent, puisque je suis ce gosse. Tu en étais désormais certain, cet homme était bel et bien Hamish, le seul gamin ayant eu le courage de t'adresser la parole pendant ton enfance. Maintenant, lui, ne semblait absolument pas se douter de ton identité. Mon Dieu, Hamish, réfléchis. Un homme qui lui ressemble fortement, une intelligence identique en tout point – excepté toutes les connaissances acquises depuis ma « mort », un âge se rapprochant du tiens, et ayant de surcroît le même prénom. Dans quelle langue fallait-il lui expliquer ? Tu réfléchissais à un moyen de lui avouer qu'il avait cet enfant en face de lui. Je peux toujours crier « surprise » en sortant d'un énorme gâteau, mais si je me souviens bien, ce n'est pas son anniversaire. Et je n'ai aucun gâteau assez énorme à disposition.

« Dommage que je n'arrive pas à me souvenir de son nom de famille... »

« Tu en t'en souviens pas ? Avec un prénom pareil, il doit également avoir un nom de famille banal. Peut-être Andrew, Matthew... – ou même Scott ? Je trouve que cela sonne assez bien, « William Scott ».  »

Avec un peu de chance, l'alcool allait passer légèrement, et il allait se souvenir de ton nom. En fin de compte, s'il ne s'en souvenait pas, tu allais probablement devoir forcer ses souvenirs. Il te restait quelques objets ou vêtements datant de ton collège dans un carton, peut-être allait-il s'en rappeler. Sinon, tu serais réellement obligé de sortir une vieille photo de classe stockée dans la cave de ta maison d'enfance, pour lui démontrer par A plus B que l'enfant aux boucles sauvages et toi êtes la même personne.

Tu continuais d'avancer, prêtant à la fois un coin d'oeil aux habitations et magasins qui t'entouraient, tout en observant les réactions, les émotions, la moindre altération dans le visage de ton – supposé – ami d'enfance. Son incapacité à te reconnaître commençait sérieusement à te titiller, mais tu reconnaissais en lui l'ami un peu à la traîne, et le seul qui ne te traitait pas de tous les noms lorsque tu lui étalais ce que tu savais pour le corriger, alors tu soufflais pour chasser cette humeur négative.

« Il ne fait vraiment pas chaud la nuit dans cette ville. J'aurais préféré qu'un taxi eut été disponible, surtout après un passage improvisé dans un bar. » Tu remontais correctement ton écharpe qui avait tendance à se dénouer, laissant ainsi le vent frais passer dans ton cou et dans les mèches de cheveux presque sèches s'y étant collées.

Un bâtiment un peu différent des autres se tenait au bout de la rue, et vu l'enseigne, il s'agissait d'un hôtel. Rassuré d'avoir trouvé un toit pour ce soir, tu avançais, tout en jetant un regard à Hamish qui te suivait de près.

« Par contre, j'ai bien peur de ne plus avoir assez de monnaie sur moi.   »

Tu tâtais tes poches pour appuyer ce constat, avant de passer ta main dans ta masse ébène, l'air gêné.




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Hamish Brackens
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Mar 24 Jan - 21:28

Hamish commençait à avoir mal au crâne à force d'essayer de se souvenir de choses si lointaines, surtout que l'alcool ne rendait pas la chose facile. Il se grattait l'arrière de la nuque alors que William tentait de l'aider.

« Tu en t'en souviens pas ? » demanda-t-il. « Avec un prénom pareil, il doit également avoir un nom de famille banal. Peut-être Andrew, Matthew... – ou même Scott ? Je trouve que cela sonne assez bien, « William Scott ». »

Et il y eut comme un déclic.

« Oh !, » s'écria Hamish avec un grand sourire. « Oui, oui c'est ça ! C'est vrai qu'il avait un nom horriblement banal; si ordinaire que quand il me l'avait dit, je me souviens que j'avais cru à une blague ! »

Il eut un léger soupir de soulagement; il lui était impossible de se rappeler de son nom depuis qu'il avait fini ses études, et il lui avait fallu une simple rencontre dans un bar pour finalement s'en souvenir. Ça lui ôtait un poids des épaules, peut-être que maintenant il allait enfin réussir à reprendre contact avec lui.

Il entendit William soupirer à ses côtés - enfin, plutôt deux pas devant lui -, alors qu'il réajustait son écharpe.

« Il ne fait vraiment pas chaud la nuit dans cette ville, » dit-il. « J'aurais préféré qu'un taxi eut été disponible, surtout après un passage improvisé dans un bar. »

Hamish accéléra le pas pour le rattraper et s'arrangea pour marcher à la même vitesse que lui, afin d'éviter de se faire devancer et de peut-être ne pas pouvoir entendre ce qu'il disait. Il lui sourit, haussant les épaules.

« Bah, tant pis, tant qu'on trouve quelque part où dormir, » lui répondit-il en enfonçant un peu plus son visage dans son col, le froid picotant ses joues. « On en trouvera un demain ! »

Il marcha à ses côtés jusqu'à apercevoir un bâtiment bien éclairé au bout de la rue - un hôtel, enfin. William s'y dirigea, Hamish sur ses talons, alors qu'il se tourna brièvement vers lui.

« Par contre, j'ai bien peur de ne plus avoir assez de monnaie sur moi. »

« Oh, c'est pas grave, t'inquiète ! » répondit immédiatement Hamish avec un grand sourire. « Je pourrais payer, c'est pas un problème. Vois ça comme un remerciement pour les boissons et le repas de ce soir. »

Il arriva devant l'enseigne de l'hôtel, puis lança un rapide regard amical à William avant d'entrer. Il souffla se dirigeant vers le comptoir; le bâtiment était chauffé, et ça faisait le plus grand bien.

Il sorti l'une de ses mains de ses poches pour la poser sur le comptoir, jetant un rapide regard aux chambres disponible, avant de s'adresser à l'homme qui se trouvait de l'autre côté.

« Bonsoir, pourrais-je avoir une chambre au nom de Brackens, et une au nom de... de... »

Il se tourna rapidement vers William, l'air un peu gêné.

« C'est quoi ton nom de famille déjà ? » murmura-t-il. Il ne savait plus s'il lui avait juste donné son prénom ou bien son nom complet.


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William Scott
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Mar 24 Jan - 22:11

SCOTT
William

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Hamish

Hello, have we met before ?
« Oh, c'est pas grave, t'inquiète ! Je pourrais payer, c'est pas un problème. Vois ça comme un remerciement pour les boissons et le repas de ce soir. »

Techniquement, il n'avait pas tort de vouloir te remercier pour le repas, mais deux chambres d'hôtel coûtaient beaucoup plus cher que du simple riz avec des petits pois sans sel et probablement mal cuits. Mais tu ne le contredis pas. Sur le chemin, alors que tu réfléchissais au moyen de le mettre au courant, une nouvelle petite idée d'expérimentation était apparue. Il ne fallait pas tout ruiner maintenant.

« Merci.  »

Une fois à l'intérieur, la chaleur te fit soupirer d'aise. Après le froid glacial, cette douceur tant convoitée était enfin là, sans oublier la lumière éclatante contrastant avec les ténèbres obscures de la nuit.

« Bonsoir, pourrais-je avoir une chambre au nom de Brackens, et une au nom de... de... » Bingo. Son hésitation venait de faire naître sur tes lèvres un petit sourire mesquin. De plus, tu avais la preuve ultime, le doute s'était totalement dissipé quant à son identité. Bien-sûr, tu aurais pu lui demander son nom directement, mais il ne te l'avait pas donné lors de votre présentation, alors, tu avais jugé qu'il valait mieux ne pas lui poser la question. De plus, il t'aurait également demandé le tien, et l'effet de surprise n'aurait probablement pas atteint son effet escompté.

« C'est quoi ton nom de famille déjà ? »

Tu t'avanças pour tendre une carte de crédit que tu avais subtilement retiré de ton porte-feuille avant de la tendre à l'homme chargé de l'accueil. Avant de répondre à la question d'Hamish, tu fis signe à l'employé de s'approcher pour tendre l'oreille, et tu lui glissas discrètement :

« Une seule chambre au nom de Scott William. Pardonnez mon ami, il est tellement ivre qu'il ne se souvient même plus de mon propre nom. »

Profitant de la probable expression d'incompréhension émanant du visage de ton ami, tu repris rapidement ta carte, accompagnée de la clé – les cartes magnétiques ne semblant pas encore être installées dans cet hôtel – et saisis le bras d'Hamish avant de le tirer dans les longs couloirs éclairés par une lumière orange tamisée afin de gagner la chambre.

Il était assez tard, alors tu avais pris soin de faire glisser la clé dans la serrure avec le moins de bruit possible, tout en espérant que l'homme à tes côtés n'ait pas la merveilleuse idée de piquer une crise quant à cette probable tentative d'enlèvement et aux libertés que tu t'étais octroyées alors qu'il était sur le point de réserver une chambre à l'autre bout de l'hôtel.

Déverrouillant la porte, tu poussas doucement ton ami à l'intérieur avant de rentrer à ton tour, d'ouvrir la lumière, de refermer la porte à double tour et de finalement poser la clé sur une table de chevet. Anticipant la probable réaction d'Hamish, tu lui tendis ta carte de crédit, prenant bien soin de ne pas cacher le nom gravé.

« Je comprends ton incompréhension, mais vu que tu n'es plus autant sous l'emprise de l'alcool que tout à l'heure, j'en déduis que tu devrais pouvoir lier les éléments entre eux.   »

Tu ne savais pas réellement comment il allait réagir, s'il allait s'évanouir, pleurer, te coller son poing dans la figure – hypothèse plus que probable connaissant le type – mais tu ne pouvais plus le voir partagé entre la nostalgie, la tristesse et la douceur quand il parlait de toi sans le savoir.




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Hamish Brackens
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Mer 25 Jan - 12:28

Hamish fouilla rapidement dans ses poches à la recherche de son porte-monnaie, priant pour qu'il ait assez d'argent pour payer les chambres. Il leva la tête vers William, un peu confus qu'il ne lui réponde pas. Peut-être n'avait-il pas entendu ? Il était sur le point de répéter la question lorsque celui-ci s'avança, le bousculant presque. 

Il haussa un sourcil lorsqu'il remarqua qu'il tendait une carte bancaire à l'homme.

« Hé, mais— » tenta-t-il mais il s'interrompit en l'attendant chuchoter à l'oreille de l'homme de l'autre côté du comptoir.

Mais il va jamais me laisser payer, pensa rapidement Hamish en faisant un pas en avant pour essayer de saisir ses paroles, mais il avait déjà fini de parler.

Il fronça les sourcils, ouvrant la bouche pour lui demander ce qu'il lui prenait, mais il n'eut le temps de rien dire que William lui agrippait le bras et le traînait déjà dans le couloir.

« Hé, hé attend ! » s'écria-t-il en manquant de trébucher à cause des tapis luxueux qui marquaient une transition entre le hall d'entrée et les couloirs.

Après avoir traversé tout le couloir de l'hôtel, il lâcha enfin son bras et Hamish massa pendant un instant l'endroit où il l'avait agrippé. Il n'avait même pas eut le temps de reprendre ses esprits qu'il se faisait déjà pousser de force dans la chambre.

Il manqua une nouvelle fois de tomber, ayant un peu du mal à reprendre son équilibre. Il sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale alors qu'il entendit le léger cliquetis d'une porte que l'on verrouille.

Oh. Oh non. 

Hamish se demanda pendant un instant s'il n'allait pas se faire assassiner. Après tout, cet homme était encore un inconnu il y avait à peine quelques heures, il ne savait rien de lui.

Il avait peut-être drogué son verre ? Non, non il avait encore la plupart de ses capacités donc ce n'était pas possible; l'engourdissement de ses sens n'était dû qu'à l'alcool et à la fatigue.

Mais maintenant, le voici dans une chambre fermée à clé au bout du couloir d'un hôtel, avec un presque-inconnu. Qu'avait-il murmuré à l'homme à l'accueil ? « Ne faites pas attention si quelqu'un hurle depuis la chambre » ? 

Non, non, si ses intentions était vraiment d'essayer de le tuer – ou de lui faire autre chose –, il l'aurait su. Lorsque William lui avait proposé de passer la nuit dans un hôtel, il aurait su qu'il était en train de mentir, pas vrai ?

Hamish ne pu s'empêcher de trembler alors qu'il se retournait vers William.

« Je comprends ton incompréhension, » annonça celui-ci en tendant sa main vers Hamish, « mais vu que tu n'es plus autant sous l'emprise de l'alcool que tout à l'heure, j'en déduis que tu devrais pouvoir lier les éléments entre eux. »

Hamish fronça les sourcils alors qu'il remarquait qu'il lui tendait sa carte bancaire. Bon, peut-être qu'il n'allait pas le tuer après tout. Il hésita un instant avant d'attraper la carte de crédit en essayant de contrôler ses tremblements – en vain. Il regarda la carte, ignorant sa peur,  et se demanda ce qu'elle avait de spécial.

Quoi, il veut juste me faire voir qu'il est riche, ou…, se demanda-t-il en la retournant dans un sens, puis dans l'autre. Et puis finalement, il le remarqua. Le nom.

William Scott.

Quoi, quoi, quoi, attend. Quoi. Hamish fronça de nouveau les sourcils et releva la tête vers William, avant de se concentrer de nouveau sur la carte. Il la retourna encore dans tous les sens, avant de fixer l'homme en face de lui. D'un geste absent, il passa son doigt sur le nom, comme s'il allait s'effacer, mais ce n'était pas le cas.

« T'es pas— t'es pas sérieux là, » fut la seule chose qu'il arriva à murmurer.

Un début de migraine dans l'arrière de son crâne lui répondit que si, il était bel et bien sérieux. Hamish resta un instant immobile, ne sachant pas quoi dire de plus, alors que les engrenages se mettaient enfin en route.

Son regard était resté fixé sur William. Mais oui, bien évidemment que son ami d'enfance et lui se ressemblaient, c'était la même personne ! Hamish eut envie de se taper – et de taper William aussi, accessoirement.

« Depuis tout à l'heure je parle de toi et tu ne m'as rien dit ! » finit-il enfin par dire d'une voix qui allait dans les aiguës. « Je l'ai dit en plus, que vous vous ressemblez ! Bah oui, forcément, vous êtes la même foutue personne ! Mais le pire, le pire, c'est que je m'en suis même pas rendu compte, bien évidemment, je suis trop con pour faire le rapprochement, bah oui ! »

Il passa une main devant ses yeux, soupirant.

« Et t'aurais pas pu me le dire ! » ajouta-t-il précipitamment, un doigt tendu vers lui.

Il se tut, les bras retombant le long de son corps. Oh, il n'aurait pas dû crier comme ça, ce n'est pas ainsi qu'on accueille un ami d'enfance, pas vrai ? Il jeta encore un regard à la carte, comme pour s'assurer que le nom était toujours bel et bien là, puis se tordit les doigts, légèrement gêné de lui avoir hurlé dessus.

« Écoute, » chuchota-t-il en regardant le sol devant lui, « j'ai étrangement – étrangement, hein – envie de te frapper, mais je vais pas le faire, parce que je suis vraiment, vraiment content de t'avoir enfin retrouvé. »

Et Hamish ne pu s'empêcher de sourire comme un idiot.

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William Scott
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Mer 25 Jan - 20:54

SCOTT
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Hamish

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La carte tendue vers Hamish, l'appréhension te gagnait peu à peu, mélangée à une sorte de sentiment de regret en voyant la frayeur passagère que tu lui avais infligée. Tu y étais peut-être allé un peu fort lorsque tu l'avais traîné jusque dans la chambre d'hôtel, mais tu préfèrais que ces retrouvailles se fassent dans un cadre un peu plus privé et sans témoin. Au moins, sans spectateur, Hamish n'allait pas retenir ce qu'il pouvait avoir sur le cœur, et peut-être que tu allais te manger un sacré coup de poing, mais il n'allait avoir aucun problème.

« T'es pas— t'es pas sérieux là.»

Bien-sûr que je ne suis pas sérieux. Je suis en réalité un espion qui s'est déguisé en ton ami d'enfance, qui lui a braqué sa carte bleue avant de venir te payer des boissons. Tu ricanas intérieurement, avant de te rappeler que ce n'était peut-être pas une bonne situation pour plaisanter – surtout qu'il ne s'était pas encore décidé à te crier dessus.

« Depuis tout à l'heure je parle de toi et tu ne m'as rien dit ! Je l'ai dit en plus, que vous vous ressemblez ! Bah oui, forcément, vous êtes la même foutue personne ! Mais le pire, le pire, c'est que je m'en suis même pas rendu compte, bien évidemment, je suis trop con pour faire le rapprochement, bah oui ! » Son ton s'était montré un peu plus agressif, mais ton expression neutre ne s'était pas altérée. « Et t'aurais pas pu me le dire ! »

« Hamish, » tu soupirais, avant de porter une main dans ta mèche de cheveux cachant quasiment ton œil droit et de la faire glisser dans tes boucles maintenant sèches. « Je n'avais absolument pas prévu de te trouver dans ce bar. Au début, je ne devais même pas y aller. Comment aurais-je pu savoir que la seule personne pas tout à fait ivre dans le premier bar au hasard était en réalité le seul ami que j'ai eu ? Je ne l'ai compris que quand tu as commencé à parler du bon vieux temps. » Tu essayais de cacher toutes les émotions que tu ressentais – en fait, tu ne les dévoilais jamais, et il aurait probablement pensé que tu surjouais, car même petit, tu ne montrais jamais ce que tu avais sur le cœur. 

« The universe is rarely so lazy. Tu t'en souviens, n'est-ce pas ? Je le pense toujours, mais je n'aurais jamais pu anticiper une telle situation. »

Une certaine hésitation te gagna. Tu ne savais pas si tu devais tourner les talons et t'en aller, ou continuer cette conversation qui semblait, tout compte fait, malvenue. La solution du gâteau aurait peut-être été moins décevante. Ne sachant que faire, tu scrutais les moindres gestes de l'homme qui te faisait face. Il semblait à la fois énervé et embarassé, et tu ne savais pas réellement comment réagir.

« Écoute, j'ai étrangement – étrangement, hein – envie de te frapper, mais je vais pas le faire, parce que je suis vraiment, vraiment content de t'avoir enfin retrouvé. »

« Heureusement que tu sois content de me revoir. On parle tout de même du grand génie sans qui tu n'aurais pas pu vivre étant enfant. Bien-sûr que je t'ai manqué – je manque à tout le monde.  » Le retour de William l'Orgueilleux. Tu fixais Hamish, tentant de garder une attitude fière mais son sourire, que tu redécouvrais après tant d'années, eut raison de cette habitude, et tu finis par sourire également.

Profitant que la tension s'était relâchée, tu défis ton écharpe ainsi que ton manteau avant de les accrocher sur le porte-manteau. Réajustant les mèches noires, vagabondes et rebelles, tu analysais la chambre. Une grande télévision sur un meuble assez moderne, un petit bureau avec quelques flyers correctement rangés, une sorte de petit canapé près du radiateur, une grande armoire, et pour finir, un grand lit recouvert d'un drap en satin.

Tu passas devant une autre porte – salle de bain, probablement – et tu attrapas un oreiller ainsi qu'une des couvertures avant de les jeter sur le canapé et de proclamer que tu allais y dormir. Tu avais l'habitude de dormir sur ce type de meuble, et la couverture en satin ne t'attirait pas réellement. Elle était beaucoup trop fine pour te préserver du froid. En plus, un bout du canapé se trouvait juste à côté du radiateur, et tu allais pouvoir y coller tes pieds.

Lançant un nouveau regard vers Hamish, tu t'installas rapidement sur ton lit improvisé. Peut-être qu'il allait avoir envie de parler, de savoir tout ce qu'il t'était arrivé, de partager tous les grands moments composant sa vie, alors tu tapotas sur la place vide à côté.

« Si tu as envie de parler un peu avant d'aller dormir. Je ne t'oblige pas, bien-sûr, ce n'est qu'une proposition.   »




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Hamish Brackens
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Mer 25 Jan - 21:53

« Heureusement que tu sois content de me revoir, » lui répondit William avec un sourire. « On parle tout de même du grand génie sans qui tu n'aurais pas pu vivre étant enfant. Bien-sûr que je t'ai manqué – je manque à tout le monde.»

Hamish ne pu s'empêcher de rigoler, posant la carte bancaire sur la table de chevet – juste à côté de la clé de la chambre, comme ça il ne l'oubliera pas.

« T'as vraiment pas changé, » murmura-t-il en retirant sa veste. « Toujours aussi prétentieux."

Il n'avait pas dit ça comme une insulte, mais juste comme un simple trait de personnalité. En fait, le côté prétentieux de William l'avait toujours fait rire - de façon sincère, pas de la moquerie.

Il accrocha sa veste à côté de celle de William, puis retira ses chaussures - autant être bien confortable dans une chambre pareille. Il les poussa dans un coin puis se tourna et jeta un rapide regard dans la chambre.

Il y avait tout ce qui composait une chambre normale : un lit double avec le genre de couvertures qui glissaient au beau milieu de la nuit, une grande télévision, un bureau, un petit canapé et une grande armoire. Hamish fronça les sourcils un instant en se rendant compte qu'ils allaient dormir tous les deux dans la même chambre.

Il secoua sa tête avant de réussir à penser à quoi que ce soit, sentant déjà ses joues brûler. Il se dirigea à grands pas vers la salle de bain, se frottant l'arrière du crâne, une légère migraine toujours présente.

Il rentra dans la petite salle qui contenait une grande baignoire et un lavabo surmonté sur un petit meuble, un grand miroir accroché juste au-dessus. Une autre porte semblait donner sur les toilettes.

Hamish soupira rapidement puis fit couler de l'eau froide, osant à peine se regarder dans le miroir. Ah, l'alcool ne l'arrangeait pas, ça c'était sûr.

Il s'aspergea rapidement le visage, espérant que son mal de tête passe rapidement, puis s'essuya avec une serviette qu'il avait trouvée dans le petit meuble. Il la laissa sur le bord de la baignoire, puis sorti de la salle en fermant doucement la porte derrière lui.

Le temps de se rafraîchir un peu, William avait pris l'un des oreillers et une couverture et les avaient mis sur le canapé. Il le regarda un instant, puis il lui lança, tapotant la place à côté de lui :

« Si tu as envie de parler un peu avant d'aller dormir. Je ne t'oblige pas, bien sûr, ce n'est qu'une proposition. »

Hamish lui sourit, puis s'approcha.

« Hé, pourquoi pas ?, » lui répondit-il en se posant à côté de lui.

Il se tordit les doigts un instant avant de s'installer plus confortablement dans le fond du canapé, les cuisses ramenées contre sa poitrine. Il posa son menton sur ses genoux, s'empêchant de bâiller pour ne pas couper court à la conversation – il allait sûrement tomber de fatigue d'ici quelques minutes, mais tant pis.

« Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu fais exactement dans la vie, à part faire des expériences un peu bizarres dans des bars ? »

Hamish n'avait pas vraiment envie de parler de lui-même; il n'avait pratiquement rien à dire d'intéressant – à part peut-être que suite à une tentative de suicide il pouvait maintenant détecter les mensonges, mais il ne valait mieux ne pas en parler.

Alors, il espérait que William ne lui poserait pas de questions sur lui.

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William Scott
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Jeu 26 Jan - 21:09

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Hello, have we met before ?
Les yeux fixés sur Hamish, tu te demandais s'il allait te rejoindre. Après tout, même s'il semblait ne plus être aussi mou qu'une heure auparavant – crier l'avait sacrément réveillé –, il était tard et il pouvait ressentir le besoin tout naturel de se reposer après une soirée un tantinet mouvementée. Mais plutôt que de refuser, il s'était installé juste à côté.

« Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu fais exactement dans la vie, à part faire des expériences un peu bizarres dans des bars ? »

Donc, non seulement il ne comptait pas couper court à la conversation et aller dormir, mais en plus il voulait toujours en apprendre davantage sur ce qui occupe ta vie. Enfin, ce n'était pas si étonnant, étant donné qu'il n'avait pas eu de tes nouvelles depuis des années, sans oublier que tu lui avais manqué.

« Je pense qu'un petit récapitulatif plus ou moins complet de tout ce que la vie m'a imposé me semble être intéressant pour comprendre ce que je fais la plupart du temps. Pour commencer, après que nos chemins se soient séparés, je me suis retrouvé dans un lycée lambda. Les cours y étaient terribles, mais mes parents – enfin mon père, ma mère étant décédée peu de temps avant que je n'entre dans ce bâtiment aux couleurs infectes – ne voulaient pas m'épargner la corvée d'y aller. Seul, j'ai dû trouver un autre passe-temps, et après être sorti de ce lycée médiocre, je suis entré dans une école d'informatique. Le début fut difficile – oui, même pour moi – mais je m'y suis rapidement fait. Par la suite, j'ai tenté un concours pour entrer au gouvernement, mais j'ai échoué – mes connaissances n'étaient pas encore « assez conséquentes », alors j'ai passé une période assez difficile que je préfèrerais oublier car je me suis remis en question – oui – et j'ai fais certaines choses dont je ne suis pas vraiment fier, mais j'en suis sorti la tête haute. J'ai retenté ce fichu concours – et je suis arrivé premier – ce qui m'a assuré un poste dans le gouvernement. Je ne peux pas réellement dire dans quel domaine je travaille, mais cela occupe mes journées, alors je ne plains pas.  » Tu venais de déballer ce monologue presque sans pause, et pour le coup, tu espérais ne pas en avoir trop dit. Mais en repensant à la question de ton ami, tu te rendais compte que tu n'y avais pas totalement répondu.

« Mis à part mon travail, je reste chez moi à bouquiner des livres que j'ai lu des centaines de fois, il m'arrive également de pratiquer mes aptitudes au violon, et rarement – je dis bien rarement – je m'entraîne pour faire cuire des gâteaux. La plupart du temps, ils sont pratiquement immangeables pour les humains, alors je vais les distribuer aux chiens errants du quartier qui les acceptent volontiers. Je passe de temps en temps chez mon père pour voir comment il se porte, mais j'évite les repas de famille où je suis susceptible de croiser mon stupide frère – en fait, j'espère juste être là le jour où cet idiot avalera une cacahuète de travers.  »

Sans regarder Hamish – tu fixais le sol depuis une minute –, tu te tournais les pouces. Tu venais de parler de toi à une personne autre que ton propre reflet, et tu te sentais bien. Tu t'étonnais de plus en plus au fil de la soirée. Mais après tout, Hamish n'était pas n'importe qui.

« Je m'excuse, je ne voulais pas t'en dire autant et je t'ai probablement ennuyé.  » Tu marquas une courte pause, attendant une quelconque réaction de sa part. « Et toi ? Au bar, tu m'as dit que ta vie était « inutile et mollassone », il s'est produit quelque chose récemment ?   »




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Hamish Brackens
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Jeu 26 Jan - 22:13

Hamish s'enfonça un peu plus dans le fauteuil, appuyant sa joue sur ses genoux, la tête tournée vers William. Il réprima un nouveau bâillement alors que celui-ci semblait chercher ses mots avant de commencer à parler.

« Je pense qu'un petit récapitulatif plus ou moins complet de tout ce que la vie m'a imposé me semble être intéressant pour comprendre ce que je fais la plupart du temps. Pour commencer, après que nos chemins se soient séparés, je me suis retrouvé dans un lycée lambda. Les cours y étaient terribles, mais mes parents – enfin mon père, ma mère étant décédée peu de temps avant que je n'entre dans ce bâtiment aux couleurs infectes – ne voulaient pas m'épargner la corvée d'y aller. Seul, j'ai dû trouver un autre passe-temps, et après être sorti de ce lycée médiocre, je suis entré dans une école d'informatique. Le début fut difficile – oui, même pour moi – mais je m'y suis rapidement fait. Par la suite, j'ai tenté un concours pour entrer au gouvernement, mais j'ai échoué – mes connaissances n'étaient pas encore « assez conséquentes », alors j'ai passé une période assez difficile que je préfèrerais oublier car je me suis remis en question – oui – et j'ai fais certaines choses dont je ne suis pas vraiment fier, mais j'en suis sorti la tête haute. J'ai retenté ce fichu concours – et je suis arrivé premier – ce qui m'a assuré un poste dans le gouvernement. Je ne peux pas réellement dire dans quel domaine je travaille, mais cela occupe mes journées, alors je ne plains pas. »

Wow, wow. Hamish avait eu du mal à suivre. Il ne s'attendait pas à ce qu'il lui raconte vraiment sa vie en détails comme ça, mais ce n'était pas gênant. Au contraire, il adorait l'écouter parler; sa voix semblait l'hypnotiser. Elle était réconfortante et reposante.

Alors, Hamish ferma les yeux, ne faisant même plus attention à ce qu'il disait. Il l'entendait quand même, mais il était trop fatigué pour réussir à comprendre chacun de ses mots. C'était comme s'il y avait du brouillard dans son esprit.

Oh, s'il le pouvait, il l'écouterait parler pendant des heures sans problème. Il se sentait un peu minable d'être sur le point de s'endormir – alors qu'il lui avait quand même posé la question –, mais il se promit de vraiment l'écouter les prochaines fois qu'il parlerait.

Subitement, William s'arrêta de parler. Hamish sembla se réveiller légèrement, rouvrant les yeux pour voir son ami qui fixait le sol, l'air gêné.

« Je m'excuse, je ne voulais pas t'en dire autant et je t'ai probablement ennuyé, »  dit-il après un court silence.

« Non, non pas du tout, » répondit rapidement Hamish avec un sourire doux. Non, il ne l'avait pas du tout ennuyé, loin de là; il se sentait vraiment bien en l'écoutant, bien plus qu'en écoutant n'importe qui d'autre.

« Et toi ? » demanda William alors que Hamish se redressait légèrement. « Au bar, tu m'as dit que ta vie était « inutile et mollassonne », il s'est produit quelque chose récemment ? »

Hamish eut presque envie de rire, mais il resta silencieux un instant. Il n'avait pas envie de parler de lui, il voulait entendre la voix de son ami, pas la sienne. Il haussa faiblement les épaules, fermant de nouveau les yeux.

« Non, il ne s'est absolument rien passé depuis qu'on s'est perdu de vue, d'où le « inutile et mollassonne », » murmura-t-il alors que sa migraine s'intensifiait. Bon, peut-être qu'il s'était passé quelque chose, après tout. « Ne parlons pas de moi. »

Cette fois-ci, il ne pu réprimer un bâillement, sentant le sommeil le gagner. Il se laissa tomber contre William, pas assez éveillé pour ressentir un quelconque embarras. Ah, sa chaleur corporelle le faisait se sentir en sécurité, étrangement. Il ne pu s'empêcher de sourire.

« Dis-moi encore des choses sur toi, » chuchota-t-il avant de finalement s'endormir.

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William Scott
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Ven 27 Jan - 20:40

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Hamish

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« Non, il ne s'est absolument rien passé depuis qu'on s'est perdu de vue, d'où le « inutile et mollassonne » . Ne parlons pas de moi. »

Tu aurais dû t'en douter, c'était peine perdue d'avance avec Hamish. Il semblait vraiment ne pas vouloir te parler de lui, et le forcer n'était pas une bonne solution.

« Dis-moi encore des choses sur toi. »

Parler de moi, tu sais qu'au bout d'un moment je n'aurais plus rien à dire. Tu levas les yeux avant de fixer la lampe de chevet allumée et posée près du lit. Tu ne savais même pas ce que tu pouvais bien ajouter à ton petit monologue ; et tu n'allais tout de même pas faire une thèse sur la façon dont tu beurres tes tartines le matin.

«  Côté loisir, je n'ai plus grand chose à ajouter... A part peut-être que j'ai horreur des jeux de société – bien trop simples la plupart du temps – et de toute façon, je suis toujours seul pour y jouer donc ce n'est pas vraiment pratique. Quand je suis énervé, soit je joue aux fléchettes en visant les passants dans la rue – aucun accident jusqu'ici, je te rassure – soit j'explose des objets sur le sol – qui est une très mauvaise idée en soit car le voisin du dessous a tendance à se plaindre du moindre petit bruit, et en ramassant les morceaux, il m'arrive de me blesser.   »Ton regard dévia – avant de définitivement te brûler la rétine – sur les draps de satin et tu réfléchis à ce que tu pouvais bien lui raconter.

Tu n'avais même pas réalisé que, bien avant que tu ne répondes à sa question, Hamish s'était littéralement laissé tomber sur ton épaule. Ce geste, pouvant paraître anodin, ne te dérangeait pas plus que cela, mais tu ne savais pas réellement comment réagir à un tel contact. Tu souriais en repensant que quelques minutes auparavant, il te criait dessus, alors que là, il était doux comme un agneau et il valait mieux ne pas faire de remarque. Quel progrès.

« Sinon, hormis cela, j'ai un rythme de sommeil irrégulier, je joue du violon à n'importe quelle heure de la journée, j'ai tendance à faire cuire mes factures sur la gazinière – la cheminée n'étant pas réellement opérationnelle, je n'ai pas trouvé d'autre moyen –, j'ai horreur des enfants qui pleurent dans les cinémas – en fait je n'aime pas les cinémas, les films sont assez nuls – et pour finir, je beurre mes tartines de pain – en baguette, pas en tranche, c'est important – du côté de la croûte parce que, de toute façon, la mie est mangée avant même que je ne m'en rende compte. »

Tu t'arrêtas, et, constatant qu'Hamish ne réagissait plus – il ne uhmhait même plus –, tu te penchas légèrement pour l'observer. Les yeux clos, un doux sourire resplendissant sur son visage ; il dormait. Tu fis une petite moue, pensant que, malgré tout ce qu'Hamish avait dit, tu étais peut-être vraiment ennuyant. Quelle idée de parler de pain. Enfin, c'était soit cela, soit il était réellement fatigué.

Soupirant, tu passas un bras autour de sa taille tandis que ton autre main vint se plaquer sous ses genoux recroquevillés. Heureusement, sa position te facilitait la tâche, et tu te levas en le soulevant délicatement. En soit, il ne te dérangeait pas vraiment, assoupis ainsi sur le canapé, mais cette nuit-là, c'était ton lit, pas le sien.

Hamish n'était pas lourd, alors même si tu n'avais pas des bras de bodybuilder, tu parvins à le conduire aisément jusqu'au lit dominant la chambre. Le déposant tout aussi doucement que tu l'avais porté, tu fis glisser la couverture sur ses épaules. Tu profitas de la vue de ton ami, calme. Cela n'allait pas durer longtemps ; il allait se réveiller, souffrir d'une certaine gueule-de-bois tout en criant. Là, il n'allait pas être adorable.

Vérifiant la température de son corps, tu passas rapidement ton poignet sur son front. Il était brûlant, alors tu tentais de te rappeler d'une méthode pour la faire baisser sans le réveiller. L'asperger d'eau n'allait probablement pas l'aider, et ça le ferait obligatoirement sortir de son sommeil. Il y avait bien un moyen auquel tu pensais, mais tu n'avais aucune idée de son efficacité. Approchant tes lèvres de son front, tu déposas un léger baiser, avant de te relever. Tu avais vu plusieurs mères faire cela avec leurs enfants, alors, peut-être qu'au fond, cela fonctionnait ?

Une fois sûr qu'il n'allait pas avoir froid – malgré l'épaisseur inexistante de la couverture –, tu retiras tes chaussures, les posas près de celles d'Hamish, et tu éteignis la lumière. L'obscurité soudaine te fit cligner des yeux alors que tu t'approchais de ton lit improvisé. Le doigt défaisant le premier bouton de ta chemise – dormir avec et manquer de t'étouffer ne te réjouissant pas réellement mais tu n'étais pas seul dans la pièce – et tu te maudissais intérieurement de ne pas avoir mis de t-shirt en dessous. Tant pis, elle allait être froissée.

Glissant sous la couverture, tu soupiras d'aise en sentant la chaleur du radiateur sur tes pieds. En réalité, tu n'étais pas si épuisé que cela, mais tu ne pouvais pas faire les cent pas dans la pièce, surtout que tu n'avais aucun sujet sur lequel tu pouvais réfléchir. Contrairement à ce que tu avais pu l'imaginer, le sommeil te gagna rapidement, bien emmitouflé et au chaud.

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