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 « C'est impossible, dit la Fierté ... » [Noah&Alexander]

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MessageSujet: « C'est impossible, dit la Fierté ... » [Noah&Alexander]   Ven 13 Jan - 15:47


« C'est impossible, dit la Fierté ... »
Noah & Alexander – 18 janvier
Un matin d'hiver au ciel bleu pastel, à la douce lumière dorée, cette lumière d'hiver qui éclaire sans réchauffer. L'un de ces matins d'hiver où l'air frais pique délicieusement. L'un de ces matins d'hiver où la promenade semble s'imposer. Il est presque émouvant de voir le givre blanc sur les trottoirs, sur les délicates plantes des plates-bandes.

Je voyais cette vaporeuse buée blanche, mon souffle. Je suis en vie. Je suis paisible ce matin. C'est mon jour de congé et je dévore le matin. Il n'y a personne dans les rues, malgré la beauté de la lumière. Il est encore tôt et il fait froid. Moi, j'ai les mains au fond des poches, le cou protégé par mon col et mon écharpe de laine noire. Je parcours les rues désertes. Je prends à droite. Sur les pavés givrés, quelques pigeons roucoulent. Je donne un coup de pied dans l'un d'eux. Il s'envole dans un délire de petites plumes et de battements d'ailes. Et soudain, sans que rien ne m'ait préparé à ça, une silhouette émerge, enveloppée de cette lumière dorée irréelle, de la brume exquise. Une silhouette. Je m'arrêtais. Choqué. La température monta assez subitement, de plusieurs degrés, comme si la journée avait soudainement avancé de plusieurs heures. Comme si midi sonnait déjà. Cette silhouette, je la reconnaissais, cette ombre. Je reconnaissais tous ses angles, toutes ses courbes. Je reconnaissais ses pas, sa démarche, son rythme, entre tous. Je ne voyais pas son visage, pas encore, il était trop loin, mais je n'en avais pas besoin. Je savais. Tu t'arrêtais également. Tu m'avais reconnu.

Tu étais juste assez près pour que je puisse voir se dessiner les traits si adorables de ton visage. Ton visage. Tes cheveux sombres. Ces traits que j'avais adoré sans retenue et sans relâche. Mon cœur rata un battement, puis deux, il me fit mal et sur l'azur timidement commencèrent à se dessiner des nuages blancs.

Je ne savais pas qu'il serait si difficile de te revoir. Je ne savais pas que cela me ferait tant de mal, et tant de bien à la fois. Simplement de te voir en vie, de te voir respirer, marcher, après ce qu'il s'était passé il y a un an. Je ne savais pas que j'aurai cette pointe au coeur, que le tonnerre se mettrait à gronder violemment. Les quidams penseraient que cet orage, par un jour de grand soleil, ne serait qu'un énième caprice du ciel, qu'une nouvelle incompétence des meterologues qui n'avaient pas su le prévoir. Moi je savais que c'était toi. Ta seule présence m'avait fait déclencher cet orage. Et soudainement je t'en voulais. Je t'en voulais de déclencher tout cela chez moi, je t'en voulais de ce ciel mis en chaos à cause de toi, je t'en voulais des vertiges qui me saisissaient, de ma respiration qui se faisait plus laborieuse, de l'étau qui broyait le coeur à mesure que les nuages obscurcissaient l'azur. Je t'en voulais surtout de ne pas être revenu vers moi, moi qui dépendais tant de toi. Mais je ne voulais surtout pas que tu partes à nouveau.

Je tentais de me rapprocher de quelques pas, mais mon cœur me rappela à cette réalité douloureuse, et je devais m'arrêter à nouveau. Je voulais venir pourtant, te prendre dans mes bras et te crier dessus à la fois. Je voulais te faire mal comme tu me faisais mal, mais je voulais aussi t'aimer à nouveau. Mais j'étais immobile. Peut-être que je ne croyais pas que tu étais là, à quelques mètres. Toi que j'aimais jusqu'à l'excès. Toi que, je crois, j'aime encore.
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MessageSujet: Re: « C'est impossible, dit la Fierté ... » [Noah&Alexander]   Ven 13 Jan - 16:40

Ma vie commença le matin du jour où je te visAlexander & NoahC’était un jour comme les autres. Un matin d’hiver qui s’enchainait comme celui d’hier et celui de demain. C’était un jour parmi ceux que tu aimais le plus, comme celui d’hier et probablement celui de demain. Il faisait beau et froid, c’était le temps que tu adorais, comme celui d’hier et celui de demain. C’était une atmosphère qui t’aidais à te lever, comme hier et comme ce serait le cas demain. C’était un moment où tu ouvrais tes volets, un café dans une main, une cigarette dans l’autre, et où tu observais le soleil pointer le bout de son nez, sans aucune trace de nuage. Comme le moment d’hier et celui de demain. C’était ton rituel, celui d’hier et celui de demain. Pourtant ce jour n’aurait que cet instant identique à celui d’hier, et n’aurait rien à voir avec demain. Hier tu étais heureux, demain tu y repenserai. Tu te demandera comment tu en étais arrivé là, tu te lèvera en retard, fatigué de ne pas avoir pu dormir de la nuit, tu ne prendrais pas de café, mais plutôt deux cigarettes, ton regard serait cerné, fuyant, inquiet, et tu irais au travail les pensées perturbées.

Mais tout cela n’arriverait que demain, aujourd’hui tu étais serein, une autre journée splendide dans cette superbe vie que tu vivais. La pleine lune était derrière toi et il faisait beau, qu’est-ce qui pourrait assombrir ton humeur joyeuse ? Un sourire aux lèvres, tu décides de ne pas mettre de lentilles ce matin, le froid te faisait pleurer et tes lentilles te faisaient mal, tu te coiffes un peu négligemment, enfilant rapidement une chemise bleue foncée, celle qui, lorsque tu remontais les manches, dévoilait des arabesques beiges et bleues clairs, ton pantalon noir habituel dans lequel tu te sentait particulièrement à l’aise pour travailler -et tu en avait une collection entière- et des chaussures noires. Tu fixes les cravates rapidement pour mieux hausser les épaules et les laisser là où elles étaient. Puis tu te glisses dans ton manteau noir, ton écharpe grise autour du cou et ton bonnet tout aussi gris sur la tête.

Alors comme tous les matins, celui d’hier et de demain, tu sortis de ton appartement pour te rendre à ton travail. Il était encore tôt et les rues étaient désertes. Ce matin en revanche, à la différence d’hier et de demain, une silhouette se dessina face à toi. Tu n’y fis pas attention, ton regard plutôt planté vers le sol, encore un peu ensommeillé. Tu n’y fis pas attention jusqu’à ce que le vol d’un pigeon interrompe le fil de tes pensées. Alors tu relèves la tête, curieux dans un sens, indifférent dans l’autre. Il est trop tôt pour comprendre. Tu lèves la tête et tu observes la silhouette arrêtée face à toi. Elle te parait familière, mais elle est loin, tu ne sais pas, tu es endormi. Alors tu te rapproches, non pas pour la voir, mais pour aller à ton travail. Ton regard pourtant est capté par l’homme immobile.

C’est là que tu le reconnais. Tu te figes, immobile au milieu de la rue déserte. Ton regard glisse sur son corps, il est entouré de vêtements mais tu sais parfaitement ce qui se cache dessous, tu captes ses cheveux toujours aussi longs, tu te souviens le nombre de fois où tes doigts s’y sont perdus, puis tu remontes presque timidement vers le visage que tu reconnaîtrais entre tous, ses traits marqués, sa peau claire, son bouc que tu te souviens avoir martyrisé de tes baisers, ses lèvres que tu as maintes fois embrassés, ces pommettes que tu voyais souvent, et puis ses yeux. Leur couleur t’avait surpris, presque envoûté au départ. Puis le temps avait passé et ils étaient devenus inexistants sauf en de rares moments. Tu semblais les redécouvrir en cet instant, tu y lisais de la surprise, de la colère et de l’inquiétude. Tu ne savais pas comment réagir.

Tu voulais fuir, quitter cette rue, quitter cette vision, retourner chez toi et te dire que c’est juste la fatigue qui t’as fait rêver. Mais tu sais que ce n'est pas vrai, tu sais qu’il se tient à quelques mètres de toi, tu sais aussi qu’il t’a reconnu… D’un coup tu sursautes, tu fixes le ciel qui s’est subitement couvert et tu te rends compte que cette journée parfaite ne le serait plus. Tu fronces les sourcils, pourquoi était-il là ? C’était une réminiscence du passé qui n’avait rien à faire dans cette vie.
Tu serres les dents, te contient alors que tes émotions ne savent plus quoi penser. Tu ne t’étais pas attendu à le revoir, tu voulais le garder précieusement dans tes souvenirs, dans cette période qui n’avait été pour toi qu’un tremplin vers la plénitude et la tranquillité de ta vie, mais qui restait au stade de souvenir. Tu n’avais pas de regrets… alors pourquoi restais-tu là, droit comme un i, incapable de bouger ou de faire quoi que ce soit. Que pouvais-tu lui dire de toute façon ? Tu étais parti, ça avait été ton choix, ta responsabilité et quelque chose que tu assumais parfaitement…. N’est-ce pas ?

Tu hésites, tu te dis que pour aller au travail tu allais devoir lui passer à côté. Tu te mords la lèvre, incertain. Pourtant tu ne bouges pas, tu gardes tes mains dans tes poches, son regard se fait neutre, comme tu en as l’habitude. Mais à la différence de d’habitude, tu n’offres pas de sourire à ton interlocuteur. Loin de sa bienveillance habituelle et de ta joie de vivre, ta voix est tout aussi neutre, comme si tu cherchais à contrôler les émotions qui t’envahissent. Tu le regarde dans les yeux et alors tu le salut, sans agressivité, mais sans joie non plus.

« Alec’. »

Sans t’en rendre compte tu as utilisé son diminutif. Tu serres à nouveau les dents. Tu voudrais fuir mais tu avais la sensation qu’il avait emprisonné tes jambes et qu’il avait jeté la clef. Alors tu le regardes de ton attitude incertaine et tu enfonces tes ongles dans ta peau pour te maintenir, te forcer à rester droit et parfaitement serein alors que ta tête ne l’est pas.
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MessageSujet: Re: « C'est impossible, dit la Fierté ... » [Noah&Alexander]   Mar 7 Fév - 15:15


« C'est impossible, dit la Fierté ... »
Noah & Alexander – 18 janvier
Tu t'es arrêté, tu m'as reconnu comme je t'ai reconnu. On ne s'est pas vus depuis un an. Et je ressens tout à coup cette étrange chaleur, typique, lorsqu'on a perdu de vue pendant quelques temps un être cher et que, soudain, on le retrouve. Comme si on redevenait complet, après avoir manqué d'une part de soi pendant tout ce temps.

Mon surnom. Mon propre surnom résonne en moi avec une tendresse hésitante, fébrile. Seulement deux syllabes, et ainsi le ciel reste zébré de bleu malgré l'orage d'été qui se profilait. Un orage d'été en plein hiver, un paradoxe à la hauteur des émotions contradictoires qui se bousculent en moi. Le bonheur et la colère, bataillant violemment comme ce ciel qui ne semble pas vouloir se décider.

Je sens une goutte qui dévale sur mon visage, sans pouvoir dire s'il s'agit de la pluie ou d'une larme. Non. Non, pas une larme. Pas moi, je ne pleure pas. Je n'ai pas souvenir d'avoir pleuré un jour. Même quand tu es parti, quand tu m'as laissé. J'ai frappé les murs, j'ai hurlé, je me suis battu, j'ai bu jusqu'à la perte de connaissance pour tenter d'apaiser la douleur. Mais je ne t'ai pas pleuré, Noah.

Alors une deuxième goutte tombe et je suis sûr désormais que c'est la pluie. Et je sais que c'est moi qui déclenche ça. Je sais que c'est à cause de toi et tu ne t'en rendras probablement jamais compte. Je sens mon coeur qui se pince plus fort. Mon vertige s'accentue et, une seconde, ma vue se brouille. J'ai mal au bras, mais au final je le remarque à peine. J'ai l'habitude de la douleur, et je suis trop focalisé sur toi.

Je suis sûr que tu vas reprendre ta marche et bientôt t’éloigner. T’éloigner à nouveau. M’amputer de toi. Tu vas reprendre ta vie comme si tu ne m'avais jamais croisé et ça je ne peux pas le tolérer. Ce que je veux c'est que tu restes. Ce que je veux c'est compter à nouveau. Je suis déterminé à t'arrêter si jamais tu tentes de partir. Mais quelque chose me retient. Je l'ai mérité, non ? Tu n'es pas parti sur un simple caprice, tu es parti à cause de moi. Au fond, tu dois me voir souffrir et penser que c'est bien fait pour moi. Une pensée me saisit soudainement, je suis assailli par les frissons et la nausée, l'horreur doit se lire dans mon regard, un bref instant. Et si tu avais refait ta vie ? Et si tu avais laissé un autre toucher ton corps, se repaître de tes soupirs, savourer la douceur de ta peau ? Et si tu avais laissé un autre te donner du plaisir ? Mais je balaie cette idée. Personne ne peut t'avoir donné du plaisir comme je t'en ai donné. Si tu as couché avec d'autres, ça a dû te paraître si fade… Et personne n'a pu t'aimer comme je t'ai aimé, de toute façon. Tu n'as pas pu me balayer de ta mémoire et de ta vie comme ça. Je sais que je suis toujours là, quelque part. Je sais que je te trouble encore. Sinon tu ne te serais pas arrêté, pas vrai ? Sinon tu n'aurais pas prononcé mon surnom avec cette voix. Cette voix… Cette voix que j'entends encore prononcer des suppliques, gémir de plaisir, alors que tu étais au creux de mes bras.

Je réalise soudain qu'il faut que je te réponde. Que si je ne le fais pas, ça va paraître très étrange et tu partiras d'autant plus vite. Mais… Je ne sais pas trop quoi dire, je me sens si maladroit.* Je sens que c’est vital, cependant. J’ai envie de te supplier de rester. Mon corps, mon coeur me le hurlent, mais moi, je suis trop fier. Te supplier est bien au delà de ce que mon arrogance peut tolérer. Alors je dis simplement, d’une voix cependant trop douce à mon goût :

« Noah... »

Ton nom est si doux sur mes lèvres. Les gouttes tombent désormais plus fort, plus nombreuses. C’est encore tolérable, cependant. Plus tolérable que de te voir sans pouvoir te toucher. Ah, te toucher … Je m’approche, et ce n’est pas tout à fait contre mon gré. Je m’approche, suffisamment, je tends le bras. J’effleure le tien.  

[*Oui, cette phrase n'est pas de moi, et même pour une phrase aussi banale je me sens obligée de mettre la référence : Antoine de Saint Exupery, le Petit prince.]
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MessageSujet: Re: « C'est impossible, dit la Fierté ... » [Noah&Alexander]   Mer 8 Fév - 15:05

Ma vie commença le matin du jour où je te visAlexander & Noah« C’est impossible, dit la Fierté… »

Tu es égoïste. Tu le sais, bien que cherches a le masquer par ta bonté, bien que tu offres ton aide à qui en a besoin, lorsque cela te concerne directement tu fais preuve d'un égoïsme exemplaire. Tu as réussi à le cacher, à te le cacher, tu as réussi à l'oublier. Tu as réussi à te voiler cette partie de ton être, à te dire que cette personne ce n'est pas toi. Et pourtant, ton regard reste ancré dans l'homme en face de toi, la personnification de ton égoïsme, lui que tu as abandonné, que tu as traité comme s'il n'était rien, lui que tu as fait passer bien après ton égoïsme.

En es-tu fier ? Evidemment que non. Le referais tu ? Probablement. Le regrettes tu ? Difficile à dire.

Ton regard se voile alors tu cligne des yeux pour que la netteté revienne, espérant peut être chasser cette vision, ce souvenir qui devait en rester un… mais il est toujours là. Ses yeux te transpercent et te transportent. Tu peux y lire ses émotions si claires...tu avais toujours pu le faire, il était un livre ouvert et toi tu avais joué avec.

Tu es égoïste tu te souviens ? Te souviens-tu de ces moments où tu l'as ignoré, ceux où tu l'as éloigné puis ceux où tu l'as rappelé. Te rappelles-tu ce que tu lui as fait ? Te rappelles-tu ces phrases que tu disais, peut être avec un fond de sincérité mais surtout pour le garder près de toi ? Tu es égoïste et si cela te ronge, tu sais que tu as fait le bon choix.

Tu es drôle. Te souviens-tu de ce moment où tu lui as claqué la porte au nez ? Ce moment où alors qu'il était absent tu as déménagé sans un mot ? Evidemment que tu t'en souviens, c'est un souvenir qui te ronge, toi le grand ami de la communication, tu n'as pas réussi à t'expliquer. Oh non, tu étais comme ça avant même ta mort et tu le sais. Elle a beau être ironique, elle n'a pas changé ton égoïsme. Non, tu es né et tu mourras avec. Tu sais que c'est vrai et c'est pour cela que sa vision t'es insupportable.

Pourtant tu restes là, planté dans son regard, tes émotions se mélangeant entre culpabilité, crainte, perdition et un semblant de joie. Il est en vie, et il va bien. Quel grand seigneur tu es d'avoir cette pensée! Tu savais combien il était accroché à toi et pourtant tu l'as laissé. Tu te souviens ? Tu sursautes, une goutte vient de tomber sur le verre de tes lunettes. Tu saisis cette occasion pour t'arracher à ses yeux et les lever vers le ciel. Il avait changé bien vite mais tu ne t'en préoccupes pas, tu te dis juste que cela était semblable à ton humeur. Grise. Cela semble te réveiller. C’est le moment de partir te dis-tu, le moment de quitter cet instant, l’oublier à nouveau et le reléguer au niveau de souvenir.

Mais voilà qu’elle s’élève dans les airs, vestiges d’un temps révolu, preuve d’un temps intangible, dans tes souvenirs, tu n’aurai pu la décrire, mais maintenant qu’elle t’atteignait, tu sais que tu l’aurais reconnue entre toutes. Cette voix. Sa voix. Juste un mot, écho à sa propre parole, ton nom. Tu frisonnes, tu l’avais toujours apprécié cette voix, grave, profonde, aujourd’hui un brin désespérée. Combien de fois l’avais-tu entendu ce nom, dans différentes situation ? Beaucoup, trop de fois. Cette simple phrase te transperce, elle te remémore ces petits riens qui avaient constitués cette relation, comme si tu arrivais à te souvenir toutes les fois où il a prononcé ton nom. Pourtant, beaucoup de personne le prononcent ce nom, mais pas comme lui… Tu es gêné, pourquoi faut-il que tu te souviennes de ces instants ? Quand il t’appelle, heureux de te voir, quand il te crie dessus, quand il te supplie, et quand il ne fait qu’un avec toi, qu’il le murmure au creux de ton oreille dans un soupir presque tendre. Tu n’aimes pas la tendresse, mais cet instant pourtant semble être l’exception qui confirme ta règle.

Arrêtes. Pourquoi fermes-tu les yeux, pourquoi serres-tu les poings comme si tu voulais chasser ses images de ton esprit ? C’est malin, tu ne l’as pas vu arriver, tu ne l’as pas vu se rapprocher, mais tu l’a senti. Cette caresse, cette pression, cette action qui finit par briser tes quelques espoirs que ce n’était qu’une illusion. Ton regard se porte à nouveau sur lui. De quoi as-tu peur ? De toi ? De ce que tu pourrais dire ou faire ? Ah oui, tu es égoïste et tu sais que ça va être dur de s’expliquer, de déterrer ce passé. Tu aurais voulu l’esquiver mais cet effleurement te clou sur place, t’obliges à le regarder, à humer son odeur, observer son visage de plus près.

La pluie commence à rendre tes lunettes invivables mais tu peux toujours le voir. Tu fini par desserrer les dents, laisser tes poings tranquilles et finalement soupirer.

« …qu’est-ce que tu veux ? »

Ta voix est faible, hésitante, tu ne veux pas engager la conversation…tu es piégé, pris dans la toile qu’avait tissé Alec… mais Noah…en étais-tu simplement sorti ?
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