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Sodom and Gomorrah ▬ Pv Alec

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agrou agrou
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Kurt A. O'Donnell
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Mer 14 Déc - 0:21




Sodom and GomorrahAh ! villes de l'enfer, folles dans leurs désirs ! 
Là, chaque heure inventait de monstrueux plaisirs, 
Chaque toit recelait quelque mystère immonde, 
Et, comme un double ulcère, elles souillaient le monde.
C'était les couleurs qui t'avaient attiré en premier lieu, puis l'ambiance festive qui y régnait, et enfin la musique qui s'en échappait. Ça t'avait paru sympa, t'avais envie de découvrir un peu des endroits de Nifheilm que t'avais pas encore exploré, au-delà des bars moisis de ton quartier, ou les bars trop chers du centre.

Mais alors Kurt. Oh, Kurt. Rien, mais alors vraiment rien, n'aurait pu te préparer à ce que tu étais en train de vivre ce soir. Il était vrai que tu n'étais pas quelqu'un de particulièrement méfiant, malgré ton visage peint d'une maturité acquise, il t'arrivait de faire preuve d'une forme d'innocence assez singulière. Les yeux fermés, tu t'étais engagé dans cet escalier menant à un bar en sous-sol -l'idée t'avait plutôt séduit- dans l'espoir de boire quelques bières dans une ambiance assez festive, quoique les murs que tu avais pénétré respiraient une certaine sensualité qui ne t'avait pas percuté tout de suite.

Pourquoi tu ne t'es pas méfié avant, Kurt ? Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même si cet homme est en train de se coller langoureusement à toi en te proposant de t'offrir un verre. Poliment, tu refuses son offre et il s'en va dépité. Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant ?

Si cet homme à moitié-nu n'était pas juste en face à se frotter de toute sa sensualité contre cette malheureuse barre en fer, tu te serais volontiers installé sur le canapé en velours rouge. Tu as beau ne pas être une personne coincée, Kurt -au contraire, tu sais te montrer assez débauché pour peu que l'ambiance t'y invites- tu n'es pourtant pas un habitué de ce genre d'établissements.

Quelles options te reste-t-il alors ? Tu jettes un regard vers la sortie, à quelques pas de toi. Tu pourrais t'en aller pour ne plus jamais revenir, personne ne t'en voudrait, ce genre d'erreur arrive à tout le monde (du moins tu essaies de t'en persuader). Mais tu es un homme de bon cœur Kurt, et l'idée de quitter cet endroit sans même faire l'effort de l'essayer t'embarrasse, comme un enfant qui prétend ne pas aimer un légume sans jamais l'avoir goûté. Tu n'es plus un enfant, Kurt, tu es un adulte dans un monde érotique ; et c'est donc d'un pas déterminé que tu décides de t'asseoir au comptoir et de commander un verre, ne serait-ce qu'un.

- Qu'est-ce que j'te serre mon mignon ? Sa voix lascive et son regard lubrique te gêne un peu, mais tu prends sur toi.
- Hum.. Une bière pression, s'il vous plaît. lances-tu assez fort pour que la musique ne couvre pas ta voix, en sortant ton argent.

Et puis pourquoi pas ? Tenter l'expérience une fois ne te fera pas de mal, à condition de rester raisonnable. Ton regard glisse à nouveau sur un homme, plus musclé que celui qui le précède à la barre de pole-dance, et tu en viendrais presque à admirer la force dans ses bras lorsqu'il parvient à soulever son corps et le faire tournoyer. En songeant à ta force affaiblie et tes douleurs aux muscles, tu songes que tu serais bien incapable d'un tel exploit physique.

Le barman te sert ta boisson, tu le remercies vaguement -ce à quoi il répond par un clin d’œil que tu ignores délibérément- et tu tentes de profiter de l'ambiance sensuellement chic des lieux, le décor relativement soigné malgré l'odeur de luxure qui constitue l'air ambiant, et les regards appuyés de quelques hommes, en quête de quelque chose que tu n'es pas prêt de leur offrir.

Et c'est en laissant couler le breuvage dans ta gorge que tu songes qu'il serait temps que tu oublies tes problèmes et que tu réapprennes à te lâcher un peu, Kurt..
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Mer 14 Déc - 18:56

Sodom and Gomorrha
Kurt & Alexander – 15 décembre 2016
Oui, parfois, Alexander se rendait dans des lieux un peu osés. Il s'y amusait à sa façon. Beaucoup allaient dans les boîtes de strip tease plus pour contempler que pour boire. Lui, ce qu'il adorait, c'était cette atmosphère si détestable. Il aimait la perversion ambiante. Il aimait ce mélange écœurant d'odeurs tapageuses : alcool, sueur, parfums musqués, sirops sucrés pour les cocktails. Il aimait les lumières tamisées et colorées, plongeant la pièce dans un déroutant rosé sombre. Il aimait cette musique abrutissante, d'un mauvais goût certain, mais qui pourtant accompagnait si bien les danses lascives qui se jouaient sur les podiums. Il aimait ces canapés rouges d'un confort absolument quelconque, mais sièges pourtant de tant de fantasme pour des dizaines d'hommes. Ils s'y prenaient pour des rois sur leur trône, admirant ces jeunes gens danser pour eux.


Il prenait également un plaisir malsain à observer la clientèle. On faisait rapidement deux catégories. La première, les habitués, venant régulièrement contenter leur vile voyeurisme. Ils sont à l'aise, confiants, sans gêne. Ils savent comment fonctionne le lieu, connaissent les danseurs, osent réclamer une danse d'un tel ou d'un tel, leur favori. Et puis il y a la seconde, celle des petits nouveaux, celle des innocents. Ceux qui jureraient sur la tombe de leur mère être arrivés là par hasard ou par accident. Qui regardent peu, par timidité. Qui refoulent le plaisir qu'ils ressentent, le désir que la vue de ces corps éveillent. Ceux là sont les plus amusants à observer.


Alexander se dirige vers le bar à peine entré. Il ne peut contempler paisiblement sans un verre à la main. Le serveur le reconnaît. Un désir non simulé s'éveille dans son regard. Ce jeune homme drague outrageusement tout ce qui mesure plus d’1m80, s'en devient ridicule quand on connaît un peu le manège. Comme d'habitude, Alexander ignore ses œillades appuyées, tandis qu'il lui sert son habituel whisky sec. Une fois, ce même jeune homme lui avait, “par accident”, caressé le bras. Le pompier lui avait alors brisé deux doigts en lui écrasant violemment la main avec son verre, pour lui passer l'envie de recommencer. C'était à une époque bien plus compliquée pour lui, sur le plan sentimental. Noah s'était jeté dans le vide par sa faute. Il n'avait appris que plus tard que son cher amour n'était pas mort. Une joie démesurée s'était alors mêlée à la culpabilité et au désespoir, le rendant particulièrement instable. Il s'était pris deux rapports disciplinaires, le mois en question, et avait été suspendu pour une période de trois mois, histoire qu'il se calme sans représenter un danger pour les autres et pour lui-même. Suite à l'incident au bar, le serveur s'était montré très digne : il ne s'était pas plaint, avait prétendu à une regrettable fausse manipulation avec un tiroir. En somme, Alec lui en devait presque une, et c'est pour cette raison qu'il ne l'envoyait pas bouler à nouveau.

Son whisky en main et le jeune homme parti, il se permit alors d'observer un peu les clients de ce soir. Et son regard bleu fut immédiatement interpellé par l'homme assis à sa droite. Son corps se figea, comme s'il avait comprit alors que son esprit doutait encore. Cette tignasse brune n'était pourtant pas un mystère, ni ce visage anguleux sur lequel il avait quelques fois écrasé ses poings. Kurt O’Donnell avait été pompier avec lui, il y a une vie de cela. Ils ne pouvaient pas se voir, même en peinture. Ils se provoquaient sans arrêt, se battaient, donnaient des cheveux blancs précoces à leur chef de caserne qui devait régulièrement les séparer. Étrangement, lorsque Kurt était parti, Alexander avait ressenti un grand vide. Il s'était attaché à lui comme on s'attache à un ennemi qu'on estime, à force de l'affronter. Il avait une sorte de respect pour lui et pour son courage. Jamais Kurt ne s'était montré lâche face à lui ou à un quelconque danger. Pourtant, un drame de trop, des camarades perdus et Kurt avait raccroché le casque. Ils ne s'étaient pas revus depuis.


Alexander ne put s'empêcher de remarquer qu'il avait changé. Il avait comme fondu, alors qu'il était autrefois aussi musclé que lui. Il n'avait pas seulement maigri ou perdu du muscle : on aurait cru qu'il était malade. Le pompier observa étrangement son ancien camarade. Il ressentait quelque chose, sans réussir à définir exactement de quoi il s'agissait. Un mélange de regret, de nostalgie, accompagné d'un étrange mouvement de cœur. Un peu comme lorsqu'on retrouve une vieille photo à laquelle on tenait et qu'on a égaré pendant longtemps.


« O'Donnell. J'ai failli ne pas te reconnaître. Ça fait une paye. »


Sa voix n'était certes pas au comble de l'excitation, mais on pouvait entendre qu'il était sincère et non hostile.
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agrou agrou
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Kurt A. O'Donnell
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Jeu 15 Déc - 17:59




Sodom and GomorrahAh ! villes de l'enfer, folles dans leurs désirs ! 
Là, chaque heure inventait de monstrueux plaisirs, 
Chaque toit recelait quelque mystère immonde, 
Et, comme un double ulcère, elles souillaient le monde.
Le malaise te gagne peu à peu au fur et à mesure que ton corps s'imprègne de cette atmosphère étrange que dégage le club, et tu tentes d'ignorer tant bien que mal les regards indécents que certaines personnes peuvent te lancer. À en voir ta retenue et ton air morne, n'importe qui peut deviner que tu n'étais là pour profiter des lieux, ni pour prendre du bon temps. Ton malaise semble presque inscrit dans tes yeux légèrement fuyants, tes membres tendus, et ton museau renfrogné, caché derrière ta boisson.

Et c'est ainsi dans ton plus grand moment de solitude, qu'il vient à toi, d'une façon inopinée qui lui ressemble bien, finalement.

- O’Donnell. J'ai failli ne pas te reconnaître. Ça fait une paye.

Tu es coupé dans ton élan, le verre à la main, et ton regard incrédule se tourne vers lui. Tu ignores ce qui te gêne le plus : le fait de le voir lui ici, ou le fait de le voir lui tout court. Tu manques de t'étouffer avec ta bière finalement et, tu es presque certain, tu viens probablement de te taper la honte.

- Alexander Blackwood ! lâches-tu avec peut-être un peu trop de surprise dans la voix.

Et son nom sonne étrangement dans ta bouche, si étrangement que tu le souffles presque, incertain. Il flotte sur tes lèvres comme le nom d'un être qui t'aura fait serrer des dents, et en même temps sourire bien malgré toi ; son existence soi-disant insupportable apportait à ta vie plus de couleurs que tu n'aurais bien voulu l'admettre. Vous aviez une relation assez étrange, mêlant rivalité, haine profonde et attachement ambiguë ; le simple fait de le voir à tes côtés ravive des choses  bien enfouies au fond de toi, des choses que tu avais peut-être un peu oubliées.

- Ça fait longtemps, effectivement...

Tu ignores comment te comporter avec lui, maintenant que tout a changé, maintenant que tu es différent. Pour te donner contenance, sûrement, tu portes à nouveau ta boisson à tes lèvres et en prend une longue gorgée. Alexander, ou Alec, à une époque t'aurais été incapable de rester ainsi à côté de lui sans l'insulter ou lui donner un coup de pied discrètement sous la table ; juste pour le faire chier. Et pourtant ça avait jamais été un type mauvais -toi non plus d'ailleurs-, il avait juste ces traits de caractère que tu trouvais insupportable à une époque : trop colérique, trop impulsif, trop grande gueule...

Et toutes ces choses que tu haïssais à l'époque chez lui, c'était finalement ce que tu haïssais chez toi en premier lieu, c'était ce qui te poussait à toujours vouloir lui casser la gueule.

Mais maintenant que t'es plus cet homme, Kurt, qu'est-ce que tu pourrais détester chez Alec qui te remémorerait toi ? Rien, à ta connaissance. Alec est quelqu'un de bien, la preuve aujourd'hui, il est parvenu à venir te voir sans t'insulter ou te frapper ; le temps aura eu raison de vous et enterré la hache de guerre à votre place. Peut-être te trompes-tu, mais au fond de toi, tu le trouves mûri, d'une certaine façon.

Tu poses ton verre et soupir légèrement. Machinalement, ta main vient se glisser dans le dos de ton ancien collègue, sur la base de sa nuque ; simple geste affectif que tu accordes à beaucoup de gens. Ton visage peut paraître parfois froid, mais tes mains sont toujours chaleureuses ; et si réveiller des fantômes du passé t'angoisse, tu refuses envers et contre tout de changer tes manières. Ton regard mordoré vient chercher le sien avec une amabilité franche, et peut-être un peu intrusive.

- Si on m'avait dit que je te recroiserais dans ce genre d'établissement, franchement. J'hésite encore entre être étonné ou être dépité. conclus-tu en ricanant calmement, presque avec tendresse.

À une époque, ta voix aurait prit un accent provocateur, voire insultant ; pourtant aujourd'hui, tu te montres étrangement doux et un peu taquin, mais c'est une pointe de mélancolie qui s'insère dans ta voix malgré toi et qui vient te trahir sur la teneur de ton état.
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Ven 16 Déc - 10:09

Sodom and Gomorrha
Kurt & Alexander – 15 décembre 2016

« Ils se haïssent d'être trop pareils. » (Maurice Druon)


Cette citation aurait pu s'appliquer à eux, à l'époque. Ils s'affrontaient si souvent que s'en devenait sans doute ridicule. Leurs tempéraments si voisins auraient pourtant dû les rapprocher. Au point que certains de leurs camarades avaient ouvert des paris sur les raisons de ce comportement violent et au final si peu mâture. Et les paris avaient fait un flop, car les deux hommes ne s'en étaient jamais expliqué. Peut-être qu'ils ne comprenaient pas réellement eux-mêmes. Depuis, Alexander y avait réfléchi et de son côté les raisons étaient au final assez simples.


Kurt O'Donnell était un bon bagarreur, fort et solide. Il paraissait à l'époque sans défaut, sans faille, sans faiblesse. Lui avait une faille secrète. Une méchante brèche dans sa carapace. Ce cadeau empoisonné qu'il avait reçu en même temps que sa seconde chance. Il voulait prouver et surtout se prouver qu'il était fort malgré tout, et c'est pour ça qu'il le défiait sans arrêt. Et ils se ressemblaient tellement, c'était un peu lui-même qu'il défiait ainsi.


Puis tout avait changé pour Kurt, et pour lui aussi dans un sens. Plusieurs de leurs camarades étaient morts dans l'effondrement d'un plancher, lors d'une intervention dans un bâtiment en flamme. Les amis de Kurt avaient péri dans le brasier, le laissant traumatisé au point de raccrocher le casque, incapable d'affronter le feu à nouveau. Alexander n'était pas présent à ce moment là, il se remettait d'un bras cassé. Il y serait sans doute passé aussi, sinon. Et pour de bon cette fois. A titre personnel on pouvait dire que ça ne l'avait pas véritablement ébranlé. Mais se dire qu'il devait à ce bras cassé d'avoir survécu aux flammes à nouveau avait quelque chose d'étrange.


Il en déduisait (et peut-être se trompait-il) que c'était cet événement qui était la cause du changement si troublant chez Kurt. En soi, lui aussi avait changé. Il avait perdu Noah par sa propre faute, et il s'en voulait terriblement. Sa peine et sa culpabilité l'avaient légèrement adouci, pour ne pas dire déprimé (et, sérieusement, vous vous interrogez encore sur la cause du temps particulièrement exécrable sur Niflheim cette année ?). Cet événement l'avait poussé à fouiller l'origine de sa propre histoire, et ce qu'il avait découvert l'avait laissé plus amer qu'autre chose.


Assez improbable lorsque l'on connaissait leur ancienne relation, Kurt déposa amicalement sa main dans son dos. Alexander remarqua alors que le serveur, s'apercevant du geste de l’ex-pompier, les darda d'une oeillade jalouse et s'éloigna. Bon débarras. Il lui en devait une mais il ne fallait pas pousser. Alexander, lui, était conscient du caractère sympathique de ce geste. Malgré tout il connaissait assez bien Kurt et savait que celui-ci était assez physique avec tous ceux qu'il appréciait. Et le pompier ne s'en offusqua pas. S'il n'était pas lui même ouvertement tactile avec tout un chacun, il n'était pas non plus sauvage au point de repousser tous ceux qui entraient dans son espace personnel avec des intentions non-hostiles. Tant que ce n'était pas de la drague à outrance ou carrément du rentre-dedans (sans mauvais jeu de mot).


Alexander rit franchement aux remarques de Kurt. Il termina son whisky avant de répondre.


« C'est vrai que c'est un endroit étrange pour croiser une vieille connaissance. Mais, dans un sens, quitte à boire autant avoir de jolies choses à regarder en même temps, non ? »


Comme pour appuyer ses paroles, la musique changea à cet instant et trois nouveaux danseurs, trois éphèbes entrèrent en scène pour remplacer ceux qui se retiraient.


« Puis j'aime bien observer les clients qui viennent dans ce genre d'endroit. D'ailleurs, qu'est ce que tu fais là toi ? Tu étais bien plus pur que moi, il me semble ? »


Alexander décida qu'il était temps qu'ils cessent de tenir le bar, qui après tout pouvait bien tenir tout seul. Après avoir commandé un autre verre, il entraîna son ex-camarade et désormais ex-meilleur ennemi vers l'une de ces banquettes rouges où ils purent s'installer seuls.


« En fait, ça se voit sur ta gueule que tu n'avais jamais foutu les pieds dans un club de strip tease. »


Son ton était sciemment taquin. Il voulait détendre l'atmosphère et provoquer un peu Kurt, amicalement.
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agrou agrou
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Kurt A. O'Donnell
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Sam 17 Déc - 17:58




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-  C'est vrai que c'est un endroit étrange pour croiser une vieille connaissance. Mais, dans un sens, quitte à boire autant avoir de jolies choses à regarder en même temps, non ?

Tu ricanes franchement, parce que c'est ce genre de phrases honnêtes qui font un peu la marque de fabrique d'Alec, et tu songes que c'est une bonne manière de voir les choses, sûrement. Vous n'avez probablement pas la même notion de beauté, car observer des inconnus à moitié nus se frotter à des barres en fer ne t'excite que très moyennement, mais il faut avouer que l'atmosphère qui règne ici est assez prenante. Quant aux boissons, leur prix est assez élevé pour une qualité assez médiocre, mais c'est sans doute ton cœur d'irlandais qui parle, alors tu ne cherches pas plus loin.

- Puis j'aime bien observer les clients qui viennent dans ce genre d'endroit. D'ailleurs, qu'est ce que tu fais là toi ? Tu étais bien plus pur que moi, il me semble ?

Tu manques de t'étrangler et le rouge vient gagner tes deux joues. Tu as beau ne t'être jamais montré ouvertement comme quelqu'un de particulièrement intéressé, cela ne fait pas de toi un modèle d'innocence non plus. Tu ignores encore ce qu'il entend par « pur », s'il fait référence à ton manque d'implication dans le sujet -dû à une légère timidité, ne le cachons pas- ou à autre chose.

- Pur ?! À côté de toi c'est pas difficile, espèce de débauché ! tu lâches d'une voix joueuse en riant.

Tu lui lances un regard désolé et tes lèvres viennent se pincer en un sourire ; bien sûr tu espères qu'il ne se sente pas insulté par la plaisanterie, mais tu doutes que cela arrive. Comme pour en rajouter dans la boutade, ton coude vient doucement heurter ses côtes d'un geste qui se veut amical et bon-enfant.

Tout ce temps que vous avez perdu à vous chamailler comme deux bêtes sauvages, ce temps que vous rattrapez aujourd'hui autour d'un verre dans un club de strip-tease ; la situation t'échappe mais t'amuse en même temps. C'est idiot de penser ça après seulement quelques paroles échangées, tu te dis, mais Alec est une personne bien, et ces pensées s'imposent à toi irrémédiablement à chacune de ses paroles, chacun de ses sourires. Ce soir, tu lui pardonnes tout, même ses plus grands vices, même les pires crasses qu'il a pu te faire, ou celles qu'il te fera peut-être dans le futur : ça t'importe peu. Tu n'as plus envie de perdre ton temps à te bagarrer avec une belle personne, comme tu aurais pu le faire avant ta mort, et avant leur mort à eux

Vous vous asseyez sur le canapé rouge qui te faisait envie tout à l'heure, mais que l'audace ne t'avait pas permis d'essayer. Ce n'est peut-être que ton imagination, mais depuis cette place, tu as l'impression d'être au centre de la salle, que tous les regards se braquent sur vous ; ou peut-être sur cette barre devant vous et qui fait de l’œil à pas mal de danseurs.

Et Alec en profite pour te faire remarquer la façon dont ton malaise saute aux yeux, c'est écrit sur ton visage selon lui ; et il a probablement raison. C'est ta première fois dans un club, même lui arrive à le deviner rien qu'en regardant ta gueule, et cette pensée te fait doucement sourire ; le coin de tes lèves atteindra bientôt tes oreilles à force, par sa faute.

- Te fous pas de moi, mais je suis arrivé ici sans faire exprès. Je cherchais un bar pour boire un coup, et je suis arrivé ici, ça avait l'air sympa... Jusqu'à ce que je vois les barres de pole-dance et les mecs à poil.

Non-sans lâcher un rire franc, tu passes une main sur ton visage, dépité par ta propre naïveté. Ta main se perd alors dans tes cheveux, et tu hausses les épaules en continuant ton récit.

- Donc oui, effectivement, c'est ma première fois involontaire dans un club de strip-tease. Bon j'allais pas partir comme un voleur, tu vois, donc j'ai décidé de prendre un verre quand même, histoire d'essayer. Leurs bières sont pas terribles, mais l'ambiance est sympa, je suppose.

Ton regard incertain se perd sur quelques hommes aux déplacements langoureux, dont les corps semblent appeler les regards des clients. Tu n'es pas sûr de savoir si tu apprécies la vue ou pas, mais l'idée de lorgner un inconnu sans pudeur comme peuvent se le permettre certaines personnes t’embarrasse un peu, alors tes yeux retourner se loger dans ceux d'Alec en toute innocence.

- Et toi alors ? Tu viens souvent ici ? tu marques une pause. Haha, je vois même pas pourquoi je demande, ça me semble évident que tu es un GRAND habitué des lieux...

Sur ces mots, tu lèves ton verre d'un œil amusé. Et tu souris Kurt, toujours un peu plus, sans réaliser ce qui est en train de se passer, ce qui t'arrive. Sans réaliser qu'Alec, fantôme de ton passé, par sa présence et ses quelques paroles bien placées, réussi le pari de te faire oublier ce que tu es l'espace d'une soirée bien arrosée.
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Mer 21 Déc - 0:16

Sodom and Gomorrha
Kurt & Alexander – 15 décembre 2016
Kurt dressait de lui un portrait assez peu flatteur (ou l'inverse, tout est une question de point de vue, naturellement). Il est vrai qu'il avait lâché les fauves à son départ de l'orphelinat, à dix-sept ans. Pas qu'il ait été un enfant de chœur pendant ses primes années, il pouvait même se vanter d'avoir franchi la ligne jaune au moins une fois par semaine pendant tout ce temps. Mais ses dix-sept ans lui avaient apporté une liberté inouïe. Moins de règles à transgresser, donc moins de challenge, mais en même temps un éventail de possibilités beaucoup plus large. Et un métier à risques, c'était tout ce qu'il lui fallait pour vibrer d'adrénaline. Il lui fallait jouir de l'immortalité de ses dix-sept ans. Puis de ses dix-huit ans, de ses dix-neuf ans, de ses vingt ans. Vingt-trois ans. Il avait appris alors qu'il n'était pas immortel. Que le jeu ne durerait pas éternellement.

Mais, étrangement, cet événement qui aurait dû le calmer eut l'effet inverse. Il passait son temps à prendre des risques inconsidérés, à faire la fête, à boire, à enchaîner les amants, à se battre. Jusqu'à Noah. Lui aussi, à sa manière, aurait dû le calmer. Mais il l'avait fait plonger – bien malgré lui, on l'imagine – dans un vice bien plus venimeux...

Alexander secoua légèrement la tête. Non, il ne devait pas se mettre à penser à Noah maintenant. Après une nouvelle gorgée de sa précieuse eau-de-vie ambrée, il éclata de rire.

« Débauché ! Comme tu y vas ! » il fit une pause, durant laquelle il admira l'intérieur de son verre, un sourire aux lèvres. « En y repensant, c'est vrai que j'ai toujours aimé m'amuser.  Oh et puis détends toi, je ne vais pas te casser les dents pour si peu. »

Non, il n'allait pas se battre à nouveau avec Kurt. Il ne le voulait pas. Le pompier sentait qu'il pouvait développer une nouvelle relation avec lui. Plus belle, plus forte. Ils avaient tous les deux une brèche désormais, pas vrai ? Alexander savait que Kurt n'avait pas conscience de la sienne, évidemment. Mais lui même, ça le rassurait, quelque part. De savoir qu'il n'était pas le seul à avoir une faiblesse.

Le récit de l'ex-pompier déclencha chez lui une nouvelle hilarité. C'était bien cela qu'il entendait par « pur », tout à l'heure. La naïveté absolue, la plus drôle, la plus attachante. C'était cela, Kurt. Il lui semblait qu'il n'avait jamais connu cet état. Mais s'il riait, il ne se moquait pas.


« Involontaire ? Oh non, mais tu me vends du rêve ! Mais je vais t'apprendre à t'amuser, ne t'en fais pas.  »

La remarque de son ex-collègue son l'alcool servi dans ce lui était ceci-dit tout à fait pertinente. Alexander réfléchit un instant, lorsqu'un éclair de génie le frappa alors qu'il regardait l'un des éphèbes se déhancher sensuellement à quelques mètres d'eux. Un immense sourire s’agrafa sur le visage du pompier. Il passa son bras autour du coup de Kurt et l'attira vers lui.

« C'est vrai que je connais bien des pubs où le whisky est meilleur. Tu sais quoi ? On va faire un pari. Si tu montes sur scène et que tu danses pour ce charmant public de débauchés, comme tu dis, on quitte ce club et on va finir la soirée dans un pub où on finira tellement saouls qu'on se fera jeter dehors. En revanche, si tu ne le fais pas, on reste là et je demande à Max (le petit blondinet là bas) de venir danser pour toi. Ça roule ? »

Il avait bien conscience que Kurt pouvait aussi se lever et partir, tout simplement. Qu'il n'avait aucune raison de se plier à ce pari (un peu débile, l'alcool aidant). Mais Alexander ne se posait plus vraiment ce genre de questions métaphysiques. Oh, il n'était pas ivre. Mais il en était juste au stade où on se lâche, sans penser aux conséquences éventuelles.
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agrou agrou
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Jeu 9 Fév - 1:59




Sodom and GomorrahAh ! villes de l'enfer, folles dans leurs désirs ! 
Là, chaque heure inventait de monstrueux plaisirs, 
Chaque toit recelait quelque mystère immonde, 
Et, comme un double ulcère, elles souillaient le monde.
Tes traits sont frappés d'une tendresse fortuite à l'égare de ton ancien collègue, ses paroles et ses rires s'insinuent en toi plus que de raison, sa présence ravive en toi quelque chose que tu croyais éteint, détruit

Et ce soir, tu te sens bien, Kurt.

- Mais je vais t'apprendre à t'amuser, ne t'en fais pas.

Un frisson te parcoure ; de crainte ou d'adrénaline, tu n'en es pas encore sûr. D'un point de vue tout à fait objectif, il est évident que c'est de ton tu as besoin ; mais est-ce ce dont tu as envie ? À une époque, tu aurais enroulé ton bras autour du cou d'Alec', tu l'aurais traîné dans les meilleurs bars du coin au-delà de vos différents passé, tu l'aurais défié de boire autant que toi, et vous auriez probablement ri à vous en taper sur le ventre, en trinquant à la bonne humeur et au temps qui passe.

Tu n'es pas sûr de pouvoir redevenir ce genre de personne ; tu n'en as plus la conviction, et ces lèvres au sourire si confiant laissent malencontreusement lâcher un triste soupir contre ton verre.

Alexander est ambitieux.

- J'attends de voir ça ! Lâches-tu en te donnant le plus de conviction possible, malgré ton inquiétude.

Tu lui fais confiance, et peut-être cela te portera-t-il préjudice ; mais tu n'y penses pas, tu n'as pas la tête à te projeter, seulement à te concentrer sur l'instant présent, celui qui te rend bien, ce soir, maintenant.

Tu lui fais confiance, tu y crois, et tu le laisses te guider d'une certaine façon vers sa notion de bonheur ; car c'est ce que l'amusement est censé procurer, non ?

Tu lui fais confiance lorsqu'il passe son bras autour de toi pour t'attirer vers lui, tu te laisses porter en toute quiétude, insouciant.

Sans te douter que, oui, ça porte préjudice de faire confiance à Alec.

- C'est vrai que je connais bien des pubs où le whisky est meilleur. Tu sais quoi ? On va faire un pari. Si tu montes sur scène et que tu danses pour ce charmant public de débauchés, comme tu dis, on quitte ce club et on va finir la soirée dans un pub où on finira tellement saouls qu'on se fera jeter dehors.

Tu n'oses pas lui dire que finir saoul te fait peur, que l'alcool est aussi devenu ton ennemi ; d'une certaine manière, tu as peur de le décevoir, de gâcher ce que vous venez de créer en une simple soirée. Et tu louches sur la barre d'un air incrédule, tes lèvres prêtes à riposter, refuser cette demande qui t’embarrasse plus que tu ne veux bien l'admettre, mais Alec n'a pas fini de te surprendre.

-  En revanche, si tu ne le fais pas, on reste là et je demande à Max (le petit blondinet là bas) de venir danser pour toi. Ça roule ?

Tes yeux croisent ceux du fameux Max et se détournent aussitôt, pour revenir sur la barre. Et ton sourire s'étire, nerveusement, tu te mets à éclater de rire, les joues rouges d'embarras et d'amusement. Ton coude vient de nouveau heurter les côtes d'Alec, toujours plus fort.

- Putain, t'as un de ces culot ! articules-tu entre deux ricanements.

Tu pourrais refuser, te lever, payer la note et partir ; mais non, en fait, tu ne peux pas. Si ton ego a bien diminué de taille depuis le temps, il y a quand même quelque chose qui t'en empêche, au-delà d'une quelconque fierté. Et puis, après tout, tu ne veux pas passer pour un lâche auprès d'Alec, ni ce soir, ni jamais ; c'est étrangement important, pour toi. Sans doute les décombres de votre ancienne relation.

Tu n'as jamais su refuser quoique ce soit, Kurt, et c'est pas demain la veille que ça va changer.

D'un air déterminé, tu vides ton verre en une gorgée puis te lève, en jetant un regard à ton camarade.

- Y'a intérêt à ce que ton bar en vaille le coup.

Alec t'a rendu d'humeur audacieuse (ou peut-être est-ce l'alcool) ; c'est à tes risques et périls que tu ranges ta pudeur au placard et que tu grimpes sur la petite estrade où se dresse la barre. Loin d'être mauvais danseur, tu n'en es pas pour autant acrobate, mais tu refuses de te démonter pour si peu ; tu retires ta veste et la jette rageusement à la figure d'Alec -non sans un sourire-. Vêtu simplement de ton débardeur (car le froid ne t'a jamais vraiment dérangé), tu te refuses de le retirer ; inutile d'exposer ton torse meurtri à la vue de tous, même si ton vêtement risque de glisser pendant ta chorégraphie.

Ta main vient frotter ta nuque marquée tandis que tu observes la barre une dernière seconde avant de la saisir, et si ta témérité s’essouffle, tu ne fais pour autant pas marche arrière et commence à suivre le rythme de la musique pour mieux tournoyer et danser autour.

T'es tellement maladroit Kurt, rien à voir avec la sensualité des autres danseurs, ni même leur grâce. Mais ta performance attire quelques regards curieux malgré la grimace que tu tires ; c'est pas du tout aguicheur, mais faut avouer que tu sais pas trop ce que tu fais alors on te pardonne.

Avec amusement néanmoins, tu essaies d'imiter les autres chorégraphes ; leur manière de se déplacer lascivement, d’interagir avec la barre avec lenteur, mais tu fais en sorte que tes gestes soient parfaitement exagérés quitte à te rendre consciemment parfaitement ridicule ; c'est mieux comme ça. Ça te détend.

Plus la musique continue, moins tu prends ça au sérieux, et tes pas de danse n'ont plus rien à voir avec l'ambiance générale du club ; clairement, tu n'en as plus rien à faire à ce stade là d'embarras. Sans aucune honte, tu commences à imiter le robot en enchaînant sur quelques pas de breakdance, n'hésitant pas à faire un discret doigt d'honneur à Alec, non-sans un sourire innocent.

Pour le grand final, tu t'autorises quelque chose de plus audacieux ; tu sais pas si c'est recommandé dans ton état physique, mais tu y tiens vraiment. Tu te souviens parfaitement bien de l'époque où tu étais encore pompier, et de cette barre qui était à la caserne, et que vous utilisiez pour descendre plus vite pour les interventions.

Et bordel, que vous aimiez déconner avec cette barre lorsque vous n'aviez rien d'autre à faire ; la descendre dans des positions plus ridicules les une que les autres jusqu'à en faire des paris. Alors tu te décides, les deux mains bien agrippées, tu grimpes en y enroulant tes jambes. Étrangement, tu n'as pas perdu de ton agilité de ce côté là, et tu n'as aucun mal à grimper jusqu'en haut ; ceci étant dit, il est tout à fait inimaginable que tu puisses imiter les acrobaties des autres danseurs.

Alors comme à la bonne époque, tu te laisses glisser sur la barre dans une position improbable et ridicule, faussement sensuelle, et ton air goguenard et ton sourire moqueur viennent souligner le manque de sérieux de la performance. Tu doutes sincèrement que le moindre client ait ressenti la moindre excitation en voyant ton petit numéro, et cette pensée te rassure finalement.

La musique se termine et tu lâches un soupir de soulagement ; la torture est finie, mais au final tu auras su surmonter ta pudeur ; tu auras su redevenir l'homme que tu étais à l'époque, sans aucune crainte et si extraverti.

Et même si ça ne doit durer que le temps d'une soirée, ou le temps du chorégraphie, tant pis ; t'es quand même heureux, c'est tout ce qui compte.

D'un pas léger malgré ton essoufflement (ce manque d'endurance venant de toi t'horrifies sur le moment), tu rejoins Alec, et tu récupères ta veste au passage. Tes yeux brillent d'une audace nouvelle, mais aussi d'un amusement certain.

- J'espère que ça t'a plu parce que ça n'arrivera pas deux fois. Allez, emmène-moi dans ton pub. Et que ça saute. conclus-tu dans un dernier rire.
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