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 Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]

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MessageSujet: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Lun 31 Oct - 22:41


Let's go baby!
cris moi ta souffrance avec ton corps
Haine x Milo


Noir. Sombre. Tout cela semble hanter par de mauvais esprits. Cette nuit silencieuse ne semble pas faire place aux murmures des morts. Tout semble si calme. Si reposant. Et pourtant dans l’obscurité de la nuit on peut observer deux pupilles luisantes, des pupilles rouge sang. Elles scrutent la nuit avec attention, comme si elles attendaient un signal. Puis un remouds parvient, un mouvement et alors la nuit s’agite. Haine sort de sa cachette s’élançant dans une course effrénée. Analysant la situation, il ne met pas longtemps à tenter de s’enfuir. Il ne voulait plus replonger dans ce bain de sang, dans cette soif de violence. Et pourtant les soldats de son ancien boss n’ont aucune envie de le laisser en vie depuis sa fuite et son échec. Traqué comme un chien sauvage, il ne cesse de protéger sa vie et sa libérer. Enragé. Il essaie de ne pas retomber dans son passé. Dans l’homme qu’il était jadis, ce robot sans âme, qui tuait n’importe qui sans le moindre sentiment. Maintenant il le sait mieux que personne. Oui, il sait que la vie est quelque chose de précieux. Et c’est bien pour cela qu’il ne compte pas mourir ce soir. Même si pour cela il doit tuer une nouvelle fois, il n’hésitera pas. Parce que devant lui se tient un chien du diable en personne.

Une course poursuite s’enclenche, Haine cherche un moyen pacifique de régler la chose. Mais au vu de l’endurance impressionnante du tueur qui le poursuit. Il sait déjà comment cela allait devoir se finir. La violence. Le sang. La lune allait encore assister à bien des meurtres. Triste nouvelle. Il ne reste plus qu’une interrogation, trouver le bon endroit. Flingues en mains, il n’hésite pas à tirer quelques coups derrière lui, s’il pouvait au moins le blesser ce serait des points de gagné. Mais rien n’y fait, cette fois on dirait que le boss à envoyer un de ses meilleurs hommes. Un juron s’échappe d’entre les lèvres d’Haine alors qu’il reprend sa course. Son regard se fait plus dur, pour sa survie, il sait très bien qu’il doit laisser libre court à ses pulsions. Mais aussi à son instinct. Arrêt. Le temps semble se couper pendant plusieurs secondes, alors que deux silhouettes se jaugent. La lune vient éclairer leur visage alors qu’ils s’observent. Haine reste un moment comme cela, immobile, observant sa proie comme un chien sur le point de tuer. On peut voir un rictus se dessiner sur ses lèvres alors qu’il réfléchit à comment mettre fin à la vie de ce tueur. Cette personne lui ressemblant tellement, comme un miroir, tueur sanguinaire, sans âme. Connerie. Tout le monde possède une âme, même si elle est profondément enfouie. Même les plus horribles.

Un endroit calme. Les pierres tombales, le corbeau qui s’envole dans la nuit. On aurait pu penser à un mauvais décor de film d’horreur. Mais c’est loin d’être fictif, loin de là, dans ce lieu de ténèbres se joue la vie d’une personne. Un silence insoutenable, une tension palpable. Pas un souffle. Et puis enfin des coups de feu retentirent. Haine esquiva avec aisance cette première slave. Il n’avait pas besoin de se presser, la proie viendrait d’elle-même se faire liquider. Viens. Allez. Cette envie, cette haine. Le sang. Il s’élance vers lui, sans fuir ses attaques. Mais il limite la casse, quelques blessures viennent se creuser au niveau de ses jambes ou encore de ses bras. Mais aucun point vital ne se fait toucher. Il court, s’approche, il cherche le corps à corps. Une lutte sans merci, faisant place à des mouvements bien complexes. Et ensuite une nouvelle fois le silence. Tout s’arrête. Le monde semble en suspens, avant que l’un des hommes ne s’écroule sur le sol. Haine baisse les yeux sur le mort, il n’avait pas hésité à lui trancher la jugulaire sans aucune hésitation. Laissant par la même occasion ce liquide rouge et chaud teinter sa peau. Son regard semble froid. Et alors un nouveau sourire se dessine sur ses lèvres. C’était tellement bon. D’une telle jouissance. Parfait.

Et le temps reprend alors son cours. Il aurait pu certainement reprendre normalement son cours, si Haine n’avait pas était aux aguets. Il se sentait observé. Il le savait. Le mécontentement vient alors se lire sur son visage. Témoin. Un témoin gênant vient d’entrer en scène. Il peut discerner sa silhouette un peu plus loin.

« Qui va là ? »

Simple. Cassant. Serait-il l’heure d’une nouvelle course poursuite ?



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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Mer 2 Nov - 0:17


 
Au mauvais endroit au mauvais moment
Haine x Milo


Depuis quelques jours, les nuits se rallongeaient drastiquement, petit à petit grignotant sur le temps de la journée. Depuis quelques jours, il était difficile pour les habitants de Niflheim de partir au travail quand il faisait encore nuit et de revenir chez eux quand le soir était déjà tombé sur leurs chaumières. Depuis quelques temps, le froid étendait son empire temporaire, ralentissant les gens en prenant de plus en plus de place.
Enfin, depuis quatre jours très exactement, Milo Irwin, employé au cimetière de la commune, continuait d'apprendre à exécuter ses tâches tout en ayant le poignet droit maintenu dans une attèle qui freinait sa douleur, mais, de fait, également ses mouvements.

Il n'avait finalement pas pris de congé après son passage aux urgences quand il avait vu qu'il pouvait poursuivre son boulot sans trop de gêne. Il relégua les actions physiques, comme l'entretien des tombes, et s'attela plutôt à l'administratif de sa fonction. La Toussaint se rapprochait, il fallait se préparer. Ce serait sa première Toussaint dans cette ville, il avait hâte de voir le cimetière dans son apparat le plus fleuri. Plein de vivants arpenteront les allées et après cette journée, le silence des morts reprendrait tout l'espace, accompagné par le brouillard et les arbres dénudés. Milo se régalait de toutes les saisons dans les cimetières, hormis l'été. Qui a envie d'aller au cimetière quand la transpiration mouille vos vêtements ? Aller au parc prendre un pique-nique, à la limite, mais pas au cimetière du coup...

En cette quatrième journée attelé, Milo redevenait enfin à l'aise avec l'écriture manuelle, il pouvait de nouveau proprement signer des documents. Ce qui l'embêtait le plus, c'était quand il tenait son smartphone dans sa main : son pouce bloqué n'avait plus la même ampleur et sa main gauche était alors souvent réquisitionnée pour tapoter sur l'écran. Lui qui avait l'habitude de tout gérer avec son pouce droit, il ressentait ceci comme une régression.
En attendant, il avait dépassé son heure de fin de journée en ayant le nez plongé dans les papiers et les mails. Il ne remarqua l'heure qu'il était que lorsque des coups secs retentirent au loin. Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Oh, mais il est l'heure, je devrais y aller. Il enfila rapidement sa doudoune – qu'il avait choisi pour le fait qu'il se glissait facilement dedans, même avec une attèle épaississant un peu son bras droit –, ferma à clé le bureau et sortit dans la nuit.

Il marchait à petits pas rapides quand il entendit d'autres bruits étranges sur sa gauche. Intrigué, il s'arrêta et se dirigea entre les arbres, vers leur direction. Ils traduisaient des actions rapides, voire nerveuses. Était-ce des animaux sauvages qui se battaient entre les tombes ?
Quand ses yeux tombèrent enfin sur la scène du crime en devenir, son corps se figea. Il voyait là deux hommes se battre violemment. Ils ne faisaient pas tant de bruits que ça, mais le cimetière était tellement silencieux la nuit que Milo les avait repéré sans soucis.

Quelques secondes à peine avaient passé quand l'un des deux hommes mourut sous les yeux horrifiés du jeune employé, à la lumière de lampadaires lointains. Il s'empêchait de faire le moindre bruit, sa main tremblante à quelques centimètres de sa bouche. Que faire ? Que faire ?
Son cerveau décida enfin de fuir lorsque le gagnant du crime haussa la voix. Une demande bien plus glaçante que le froid ambiant. Comment avait-il fait pour le repérer ? Milo était caché dans l'ombre et suffisamment loin de lui pour être passé inaperçu. De plus, il lui avait semblé qu'il avait été trop happé par sa lutte pour faire attention à quoi que ce soit d'autre. Quelle qu'en soit la raison, l'autre savait sa présence et Milo était en très mauvaise posture. Rester ici assurait sa perte à lui aussi et s'il appelait la police, même en chuchotant sur son téléphone, il était certain que l'autre l'entendrait. Plus qu'une solution, aussi bruyante soit-elle : la fuite.

Milo s'élança à toute allure en direction de la sortie, la panique au corps et la respiration forte. Il lui semblait déjà entendre l'autre le rattraper...

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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Ven 11 Nov - 18:31


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cris moi ta souffrance avec ton corps
Haine x Milo


Haine. Ancien tueur à gages, à la solde d’un boss de la mafia japonaise. Un jeune homme sans âme, écoutant simplement les ordres, il n’hésite pas à ôter la vie, c’est son travail. Enfin cela l’était. Depuis son arrivée sur le territoire anglais, tout avait changé. Depuis cet incident… Il était revenu avec l’envie de construire une nouvelle vie et de ne plus faire de mal à des innocents. Comme une sorte d’âme en peine. Mais ce soir-là, c’était bien différent, le chien enragé venait de goûter au sang, son impulsion d’antan venant électriser sa peau. Est-il trop tard pour revenir en arrière ? Haine agit comme une bête, suivant simplement son instinct primaire. Tuer. Alors quand il entend ce mouvement, quelqu’un qui essaie de fuir. C’est plus fort que lui, sans réfléchir il se lance à sa poursuite. Agile, rapide, telle une bête sauvage qui se lance sur sa proie. Le deuxième diner est servi et il est l’heure de le déguster. Il court, observant la silhouette qui se déplace devant lui. Un homme plutôt grand et mince, il semble effrayé, apeuré à cause de lui. Il aurait pu reprendre ses esprits et se rendre compte de la connerie qu’il était en train de faire. Mais rien n’y fait Haine continue sa course, assoiffé par la peur du jeune homme. C’est tellement excitant. Pourquoi devrait-il s’arrêter ? On a l’impression de tout contrôler dans ce genre de vie. Rien ne peut l’arrêter.

Il lui faut alors peu de temps pour le rattraper, il s’élance sur lui, le poussant pour le déséquilibrait. Il ne lui reste plus qu’à pêcher le petit poisson. L’air jouissif, un sourire carnassier s’affiche alors sur le visage de l’albinos. C’est bien trop simple. Mais en même temps il ne va pas s’en plaindre. La bête en lui n’en demandait pas tant. Encore une fois se sourire alors qu’il le tient maintenant par le col. Cet homme qui semble si fragile, il se demande s’il pourrait le brisait facilement. Et pourquoi ne pas essayer hein ? Il faut tout tenter. Il perd pied, il perd le contrôle sur son propre corps, pensant sombrer dans un cauchemar irréel. Il ne pense pas que tout cela aura des conséquences et pourtant c’est bien la réalité. Mais lui-même ne veut pas s’en rendre compte. La bête l’emporte alors sur l’humain ? Quel sera le dénouement de cette pièce si intrigante ?

« Tu as vraiment cru que tu allais pouvoir t’en sortir ? »

Encore une fois ce rictus mauvais sur les lèvres. Il l’observe un moment. Tout semble si flou dans son esprit et pourtant il se souvient parfaitement de la règle la plus fondamentale de son ancien boulot. Quand il y a un témoin, l’ordre principal devient alors de l’éliminer à tout prix, et cela sans une once de compassion. Ce qu’il faisait avant sans même se poser de question. Là, il lui aurait foutu le flingue sur la tempe et il n’y aurait plus rien. Mais il n’est plus comme ça n’est-ce pas ? Une lutte interne, un combat entre le lui d’avant et le lui de maintenant. Qui allait bien pouvoir l’emporter.

L’ambiance devient alors tendue dans l’attente, et le jeune homme n’allait certainement pas se laisser faire. Il était temps de réagir. La fin de sa vie ? Peut-être. Mais ce qu’il vient alors à armer, ce n’est pas son arme, mais plutôt son poing, luttant continuellement contre lui-même. L’humain essaie de reprendre le contrôle sur la bête. La dompter. Et c’est alors qu’Haine décoche son coup de poing prêt à l’assommer et faire disparaitre les preuves. Mais alors qu’il attendait l’impact, rien, oui, rien ne vient. Haine passa tout simplement à travers le corps de cet homme. Sans même qu’il n’est le temps de comprendre, il était déséquilibré et de l’autre côté de l’homme. Par pur réflexe, il reprit son équilibre assez rapidement, avant de se retourner pour l’observer perplexe. Le rictus avait disparu, l’humain le regardait maintenant avec un air légèrement surpris. Puis une question vient alors sonner le glas.

« Tu as déjà vu la mort ? »



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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Jeu 17 Nov - 11:24


Au mauvais endroit au mauvais moment
Haine x Milo


Milo Irwin n'eut même pas le temps de rejoindre une des allées avant de se faire rattraper. Au lieu d'être empoigné tout de suite, il fut bousculé et roula alors jusqu'au gravier de la proche allée. Sa roulade aussitôt arrêtée, il poussa un cri de douleur, crispant son visage, tandis que son poursuivant vint le surplomber pour le bloquer au sol. Son bras droit blessé avait bien dégusté pendant sa roulade et il s'assurait de bien le faire comprendre à son propriétaire qui aurait bien aimé ne pas avoir affaire à sa blessure au moment dit. Entre ce mal extrêmement lancinant et le fait d'être une proie à l’orée de la mort, des larmes brûlantes vinrent perler aux coins extérieurs de ses yeux. Ça y était, c'en était fini de lui.

Le blessé n'eut même pas la volonté de s'agripper aux mains du tueur lorsque ce dernier empoigna son col. Il n'arrivait qu'à enserrer son atèle de son bras valide, dans un réflexe pour calmer sa douleur, qui se rajoutait à la douleur du gravier sous son corps. Respirant extrêmement vite, il ouvrit enfin les yeux quand son prédateur s'adressa à lui une nouvelle fois. Entendre cette voix si proche, si cinglante, si... meurtrière, l'obligea à fixer ses yeux sur lui. Il le vit alors nettement dans la lumière lugubre des lampadaires. Rouge sang. Ses yeux frappaient quiconque les regardait, deux rubis coupants dans un visage de plâtre, bien plus blanc que la buée sortant des poumons apeurés de Milo. Cette dernière agissait presque comme une barrière, elle était l'unique chose qui les séparait dans l'espace. Tout dans le corps de cet assassin criait que, pour votre sécurité, vous ne devriez jamais le croiser.

Milo ne s'attendait pas à avoir de répit et pourtant, le temps était comme suspendu un instant. Était-ce le ralentissement de toute chose avant la mort ? En aucun cas Milo n'aurait pu repérer l'hésitation dans l'homme en face de lui, il était bien trop préoccupé par ses propres émotions. Même s'il n'avait pas été paralysé, même s'il avait voulu tenter quelque chose, il n'aurait pas pu. Milo n'avait clairement pas le même niveau. Il ne s'était jamais préparé à affronter un quelconque danger dans sa vie.

Quand il vit que le coup de poing allait partir, il ferma les yeux par réflexe, tourna la tête et remonta les épaules. Il aurait aimé protéger son visage de ses bras, mais ils étaient bloqués dans leur position. Il se prépara à sentir la douleur, mais... rien ne vit.
Si, une libération. Le poids de sa mort s'envola sur le côté. Non seulement Milo n'avait reçu aucun coup, mais en plus il lui était désormais possible de se relever. Ce qu'il fit sans attendre, mais la nouvelle question de son cauchemar l'arrêta en plein élan. Milo tourna son regard vers lui. Il l'effrayait toujours, mais au moins il le surplombait un peu en étant debout.

S'il avait déjà vu la mort ? Hormis là tout de suite, non bien sûr, l'autre pouvait bien voir qu'il était vivant enfin ! Milo ne savait pas s'il devait considéré cette interrogation comme stupide ou comme métaphorique. Comme il avait fermé les yeux, il n'avait pas pu deviner que le poing de son agresseur était clairement passé à travers lui et non au-dessus de lui. De plus, il n'avait rien senti et n'était toujours pas conscient de son pouvoir. L'instant présent l'obnubilait trop pour pouvoir tilter que l'autre évoquait peut-être la Faucheuse.

De toute façon, il ne voulait pas y réfléchir et il ne voulait pas lui répondre. Il ne voulait que partir au plus vite, prendre ses jambes à son cou. Ses pieds se mirent immédiatement en position de départ et ses muscles s'étaient déjà tendus, mais il n'eut pas le temps de s'éloigner ne serait-ce que d'un pas ; l'autre avait été d'une incroyable rapidité et lui avait agrippé la cheville pour le retenir, ce qui le fit de nouveau chuter. Son bras meurtri reçut un nouveau choc et l'élança encore plus fort qu'avant, arrachant de nouvelles larmes, ainsi qu'un râle plaintif et pleuré de la bouche de Milo qui retentit dans le silence. Proie totalement démunie sur le gravier froid du lieu des morts...

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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Dim 18 Déc - 22:08


Let's go baby!
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Haine x Milo



La mort est de bonne compagnie quand on meurt, surtout quand elle vous observe pour vous donner une seconde chance. Haine faisait partie de ceux qui avaient eu la chance ou bien la malchance, seul ceux qui l’ont rencontré peuvent en juger. Dans tous les cas il l’avait rencontré et maintenant il n’était plus le même. C’est vrai ça.. La rencontre avec la mort lui avait fait changer d’avis sur pas mal de choses. Sur sa façon de voir le monde, mais aussi sur le fait de ne pas tuer à tous les coins de rues. Il n’était plus le même… Il ne devait plus l’être. Haine grogne légèrement, frappant légèrement du poing sur le sol. Il avait encore une fois cédé à sa pulsion première, un peu plus et il aurait été trop tard. Encore une fois la teinte du sang serait venue salir ses mains, le sang d’un innocent. Contrairement à celui qu’il avait tué plus tôt. Lui n’était qu’un criminel, un vil tueur à gages qui voulait sa tête. Bien entendu le jeune homme ne compte pas se laisser faire, il ne comprenait certainement rien. Et au moment où il allait fuir une nouvelle fois, Haine se saisit de sa cheville. Il tombe alors sur le sol, tête la première. Pam. Un son sourd résonne. Haine se redresse rapidement pour l’observer un moment.

Il en était sûr, il lui était passé au travers quelques minutes plus tôt. Il avait beau repasser la scène encore et encore dans son esprit, il n’arrivait qu’à cette conclusion. Il était donc évident que lui aussi possédé un don particulier. Comme lui. Un don donnait par la mort. Cette mort mesquine qui ne cesse de jouer avec lui et les autres. Elle doit bien se marrer devant sa folie meurtrière passagère. Saleté. Un jour il arrivera à prouver sa motivation. Un soupire s’échappe alors d’entre ses lèvres, alors qu’il tire le jeune blond, le soulevant du sol sans mal.

« Il a quelque chose en toi qui m’intrigue. Je sais que tu as rencontré celle qu’on appelle la mort. »

Il n’en dit pas plus. Il reste calme, totalement l’opposé de ce qu’il laissait paraitre quelques minutes auparavant. Il ne prend pas forcément compte de son état, il le saisit passant un de ses bras sur ses épaules. Commençant déjà à prendre la route sans même lui demander son avis. Kidnapping ? Peut-être bien. Mais Haine ne se rend pas compte de la gravité de son acte, lui veut simplement des réponses sur une chose qui l’échappe. Alors il sort du cimetière. Il est évident qu’il n’allait pas se laisser entraîner sans se défendre ou se débattre. Il descend ses deux prunelles rouges sur lui. Soupirant une nouvelle fois.

« Je vais pas te faire de mal. Je suis de nouveau calme. »

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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Mar 20 Déc - 20:24


Au mauvais endroit au mauvais moment
Haine x Milo


Les lèvres de Milo tremblaient de peur et de douleur. Jamais il n'en avait ressenti d'aussi fortes, jamais il n'aurait cru qu'elles pouvaient atteindre ce stade où le cerveau hurle en boucle, où le corps ne répond plus que par des cris, où il devient impossible de sortir de ce cercle de l'enfer... Ses larmes brûlantes se confondaient à ses sueurs froides. Il se tortillait, comme si cela pouvait extraire les poignards électriques dans son bras. Et pourtant, dans cette toile inextricable de signaux nerveux plus fous les uns que les autres, les sens de la victime réussissaient à rester assez en alerte pour entendre le prédateur se relever et se rapprocher.

Serrant les dents, tremblant comme une feuille, soumis à tout ce que son corps lui faisait endurer, il ne détacha pas ses yeux de l'assassin. Il ne pouvait pas. Le cimetière était désert, la nuit était profonde comme une abîme et seule deux têtes blanches respiraient dans ces abysses suspendues. L'une au sol, l'autre debout. Les mains se tendirent une nouvelle fois vers lui, le ré-agrippant au col. C'est à peine s'il osa objecter un "Non !" contre ce geste. Sa mâchoire était crispée, ses lèvres tremblotaient trop... Et puis à quoi bon se rebeller quand l'heure de la mort est en face de vous, cinglante dans sa blancheur et captivante dans sa rougeur.

Milo ne comprenait plus rien. Ni ce que l'autre venait de dire, ni ce qu'il se passait. Il ne comprenait pas qu'il était tiré contre son gré à suivre l'homme. Il ne comprenait pas la soudaine accalmie dans sa voix et dans ses gestes. Il ne comprenait pas que l'autre ait fait attention à choisir son bras valide pour le tenir. La douleur était toujours là et pourtant, on avait réussi à la faire un peu taire. Il suffisait de garder son poignet parfaitement immobile. Sa gorge l'irritait d'une nouvelle douleur sur la liste, beaucoup trop asséchée par ses fortes respirations qui s'étaient à peine espacées. Ses jambes tenaient miraculeusement le coup, elles suivaient le rythme, docilement. Ses yeux ne regardaient plus que le sol devant lui, d'un regard absent. Et puis, la peur revint. Non, non ! Hors de question de suivre ce type ! Il a voulu te frapper ! Il faut fuir, toujours fuir ! Milo se débattit tant bien que mal, sans certitude de la réussite de son plan, quand bien même la peur ordonnait fort à ses oreilles. Il n'y arriva pas. Il tirait, il poussait, mais il ne s'éloignait pas. Comme il était étrange de voir qu'une étreinte plus simple, plus détendue, tel un bras-dessus bras-dessous, pouvait mieux retenir un homme à son dépens qu'une prise plus agressive. Milo n'avait plus de force et même s'il en avait eu, l'autre lui était définitivement supérieur en ce point.

Tout à coup, cette voix rejaillit. Tout à coup, ces yeux reviennent. Milo écoute et Milo croise le regard, yeux écarquillés. Le calme de l'assassin le contamine et apaise sa peur de manière inattendue. Si lui était calme, alors... Milo avait aussi le droit au calme ? De nouveau, il ne comprenait plus rien, il subissait un ordre indépendant de sa volonté.

Alors, pendant que les jambes continuaient de suivre, le cerveau redémarrait proprement, décidant qu'il avait des informations à analyser. Il laissait la douleur finir de crier dans un coin, pendant qu'il reprenait peu à peu les rênes.
"L'intriguer" ? À quel moment avait-il bien pu l'intriguer ? Il avait reparlé de la mort. De la rencontre avec elle. La rencontre... La... Mort. Chute. Hôpital. Tatouage. Et maintenant lui. Était-ce donc de cette Mort-là qu'il parlait ? Bien que tranquillisé, il ne put s'empêcher de tout de suite imaginer les pires scénarii. L'assassin allait-il l'examiner en laboratoire ? Allait-il le dénoncer au gouvernement ? Oui, Milo avait vu la Mort avec un grand M, il ne pouvait plus se le nier. Cependant il pouvait toujours mentir. Rien ne le prouvait et peut-être que personne ne le croirait. Personne n'était censé croire une chose pareille ! Il ne fallait rien révéler, il fallait tenir. Mais le cerveau demandait des réponses. Le cerveau ne tenait plus en place, il quémandait à la mâchoire et aux lèvres de se délier et c'est dans une voix abîmée par l'assèchement de sa gorge qu'il demanda.

- Pourquoi vous dites que j'ai rencontré la Mort ? Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?


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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Mer 21 Déc - 16:33


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Où est-ce qu’il pouvait bien l’emmener ? Même lui avait vraiment un doute sur la destination. Il voulait simplement s’en aller de cet endroit. Ce lieu symbolisant la mort. Ce lieu où il aurait pu finir quelques années auparavant. Et encore, s’il avait eu cette chance d’être enterré en bonne et due forme. Un tueur à gages ne mérite sûrement pas ce privilège. Et il ne le méritera sûrement jamais. La deuxième fois que cela devra arriver, il pourrira sûrement dans un coin sans que personne ne s’en rendent compte. Certes. Et alors ? Il essaie pourtant de se racheter petit à petit, bien que cela ne lave sans doute jamais le sang qui imprègne ses mains. Jamais. Il le sait. Encore une fois il avait été au bord du gouffre, il aurait pu couler une nouvelle fois de ce côté bien sombre. Mais il avait réussi à se redresser. Et maintenant il avait un jeune blond en état de choc sur les bras. Il ne pouvait pas se plaindre, non c’était principalement sa faute. Il continue donc sa marche. Même s’il se débat, même s’il veut s’enfuir. Il ne peut pas le laissé faire. Parce que sinon Haine allait avoir des ennuis, si on le désigne comme personne dangereuse. Il était sans doute le seul albinos de la région. Autant prendre des précautions.

Il se dirige donc tout naturellement vers l’endroit où il vit. Peut-être que cela pourrait paraître suspect, mais il n’avait pas d’autre endroit. Puis sur la route le jeune avait doucement l’air de se calmer. De toute façon il n’allait pas lui faire de mal. Plus maintenant. L’odeur du sang s’était calmée. Il ne sentait plus que le sien avec les quelques égratignures qu’il avait réparti sur tout le corps. Pourtant le sang ne coulait pas le long de son corps, non. Il stagnait, le sang restait immobile sur sa peau. Comme instinctif, il contrôlait son sang, il ne devait pas perdre trop de sang. Sinon cela pourrait encore faire une catastrophe. Mais… Plutôt autre chose, quand il écoute les paroles du jeune blond, il reste un moment perplexe, s’immobilisant. Il ne connaît pas la mort, il ne connaît pas ce sujet tabou. Il le sait non. Il doit forcément le savoir. Ce n’est pas possible autrement. Haine n’est pas du genre à tourner autour du pot, fronçant légèrement les sourcils, il le regarde sérieusement.

« Je te suis passé au travers. »

Il le regarde droit dans les yeux. Il se stop, pour le regarder un moment en silence. Il y a quelque chose. Oui. Il le sent. Pourquoi il semble si hésitant ? Haine n’est pas convaincue par ses mots, alors il en rajoute une couche.

« Dans ton passé, tu es déjà mort n’est-ce pas ? Mais pourtant tu es encore bien en vie. »

Il presse doucement son bras. Attendant une réponse. Alors que son esprit se perd à lui aussi. Persuadé que tout cela est vrai. Il le sait, lui aussi était mort, mort en voulant se venger. Mais lui il est revenu alors pourquoi lui. Pourquoi celui qui l’avait aidé n’était pas revenu. Et maintenant, il se rend compte que cela était arrivé à d’autre. Pourquoi ? Pourquoi il n’a pas eu une deuxième chance lui ? Hein.


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MessageSujet: Re: Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]   Mer 11 Jan - 22:35


Au mauvais endroit au mauvais moment
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« Je te suis passé au travers. » Impossible. C'était tout bonnement impossible. Le regard de Milo ne savait sur quel œil de son agresseur se fixer. Quel œil pouvait lui donner la réponse ? Quel œil pouvait lui décrypter ce qui était en train de se passer ? Aucun. Aucun ne lui apporterait d'explication. La réponse n'était pas chez l'autre. Mais Milo niait de nouveau. Il avait refusé jusque là d'admettre, même intérieurement, que sa rencontre avec la Mort était un évènement qui s'était réellement passé. Ressusciter était une chose, se faire agresser et kidnapper en était une autre, alors accepter l'idée que passer au travers de quelqu'un était possible, et qu'en plus de tout cela, cela s'appliquait à lui... Cela faisait trop. Cela restait impossible. Tout cela était absurde. Milo avait envie de revenir au moment où il s'autorisait encore à douter d'avoir été mort quelques jours auparavant.

Ses pensées pédalaient à toute berzingue malgré son déni. Quand l'autre lui était-il passé au travers ? Il l'avait agrippé plusieurs fois, alors quand ? Aurait-ce été lorsque... Lorsque cet homme avait raté son coup et tombé à côté de lui ? Mais Milo n'avait rien senti. Devait-on ressentir quelque chose lorsque quelqu'un vous passait au travers ?

Ils s'étaient arrêtés dans un passage, de nouveau éclairés indirectement par les lampadaires des rues aux extrémités de cette contre-allée. L'autre commençait à serrer doucement, mais dangereusement, le bras par lequel il le tenait. Milo ressentait ça comme un étouffement à petit feu, l'incitant fortement à répondre à sa question, ou sinon... Volontairement ou non, Milo s'apprêtait à se justifier. Tout cela le tourmentait et même si la seule personne disponible pour l'écouter et en parler avec lui était un assassin, Milo voulait comprendre. Il avait besoin d'extraire ce poids de sa cage thoracique.

En commençant à répondre, il eut l'impression de tirer le fil de la pelote nouée dans sa poitrine. En énonçant les premiers mots, les larmes commencèrent à lui irriter le coin des yeux, qu'il avait détourné de son visage, avant de couler avec les phrases.

« Je... Je crois bien, oui. Je suis... J'ai été... Mort. Je l'ai vue. Avec un masque squelettique. »

Il osa bouger son bras blessé pour mimer le fait d'avoir un masque sur le visage. Il ne tremblait pas, mais réciter ce qu'il s'était interdit de digérer le secouait plus qu'il ne l'aurait cru. Seuls ses yeux et sa voix tremblante trahissaient le profond désarroi qu'il ressentait.

« Je ne comprenais rien. Je ne comprends toujours rien. Comment est-ce possible ? Je suis certain d'être vivant, mais je ne peux plus douter de l'avoir rencontrée... C'était beaucoup trop étrange. Comment vous avez pu le deviner ? »

Il marqua une pause pour tourner son regard vers lui.

« Et puis, quelle est cette histoire de m'être passé à travers ? »

Il avait hésité à lui parler du tatouage. Il continuait de se brimer pour ne pas tout dévoiler. Peut-être que ça n'avait rien à voir. De toute façon, la Faucheuse était le sujet le plus important ici et maintenant.


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Les morts ne parlent pas [Pv. Milo]
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