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Thé, pudding et ironie!

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R:Divers
Messages : 75
Localisation : la ou il y a quelqu'un d'intéréssant a voir?
Métier : Kinésithérapeute/barman de temps a autre
Pouvoir : En gros, je sait ce que tu pense ++
Humeur : Taquine!

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Lun 5 Mar - 20:11

 

   
Jonathan Emilton

   
”On ne voit bien qu’avec le coeur; l'essentiel est invisible pour les yeux” Le Renard dans “Le petit prince” d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

 
Emilton : ICI
Prénom: Jonathan
Surnom: John
âge : 25 ans
Plutôt : Seke. Avec une légère préférence pour le rôle du seme, mais il arrivera toujours un moment ou il souhaitera changer un peu les rôles.
Il aura plus tendance a aimer être au dessus avec un partenaire plus imposant que lui.

Origine(s) : Un anglais comme on en fait plus!
Métier :  kinésitérapeute, barman pour combler les fins de mois.
Groupe : Reload (Plutôt psychique?)

Pouvoir et description :

Le pouvoir de Jonathan est un sens exclusif qu’il est compliqué de décrire, et qu’on va comparer aux sens “classiques”, pour être plus clair. Pour le moment, nous appellerons ce pouvoir “L’art”, pour éviter de se perdre.

L’art permet à Jonathan de voir le monde d’une manière un peu particulière, en fonction des émotions ou des êtres vivants : tout ce qui est vivant a comme une “trace” un peu particulière que Jonathan peut voir. La ou, pour reconnaître quelqu’un, vous pouvez regarder son visage, lui déterminera des trace d’Art chez vous qui vous seront propres, et dont les traits, contrairement au visage qui peut être modulé à loisir, dépendent aussi de votre caractère. En fonction des émotions ressenties, de leurs forces et, votre “visage” d’art changera, et Jonathan pourra l’interpréter comme quelqu’un qui regarde un visage changeant d’expression pourra y voir de la peur, de la joie, de la colère, etc. Pour le moment, et ça risque de durer longtemps, Jonathan ne peut réellement interpréter que peu d'émotions différentes, non seulement parce qu’il manque d’habitude, mais aussi parce que tout le monde ne ressent pas les choses de la même façon. Les pulsions soudaines, par exemples, pourront être vues par Jonathan, et il faudra être parfaitement maître de sois même pour lui cacher quelque chose.
Théoriquement, il serait même possible de redevenir parfaitement invisible pour lui si quelqu’un parvenait a effacer toutes trace d’émotions en lui. Jonathan pourrait alors prendre cette personne pour une plante, ou quoi que ce soit de vivant et qui ne ressent pas comme les animaux (humains inclus).
De même, une émotion trop forte pourrait cacher totalement la “vue” de Jonathan, comme une interférence empêcherait de capter certaines ondes.

Les personnes ayant un fort sentiment à l’égard d’une autre, ou bien d’un objet, laisseront parfois une sorte de rémanence sur ladite chose, un peu comme une odeur. Beaucoup d'attirance, ou beaucoup de contact avec un objet ou une personne laisserons donc des traces.
Tout ce qui est de près ou de loin liée aux émotions et au domaine du vivant, Jonathan en perçois une trace.
Tout le monde en laisse une, souvent infime, qu’il presque impossible de voir. En revanche, elles ont tendance à changer si vous êtes trop loin émotionnellement de votre comportement ou caractère habituel, et seront plus facile à repérer, bien que cela demandera de la concentration..
Si par exemple un meurtrier qui poignarderais quelqu’un, et s’enfuirait en proie à une forte émotion, ou a des poussées d’adrénalines fréquente et, alors il laisserait une légère trace, comme des empreintes, derrière lui. Cela ne serait pas facile, mais il serait théoriquement possible pour Jonathan de suivre cette trace, tant que la personne concernée reste dans son état de panique, de stress, ou de bonheur, peu importe. Sinon, la trace se dissipera petit à petit.
Si on compare ça a une odeur, la personne que Jonathan suivraient empestait la sueur, mais en se calmant, et en revenant dans son état normal, serait comme reposer, et lavé.

Par contre, si le meurtre est commis de sang-froid, alors, a moins qu’un détail particulier le permette, impossible de suivre quoi que ce soit.

De même, un sentiment très fort ressenti pendant un cours instant aura l’air d’une sorte de cratère au sens de Jonathan, et il pourra y avoir une idée plus ou moins précise de ce qu’il c’est passé, a condition qu’il y fasse attention.

Malus: Ce n’est pas aussi facile que ça d'utiliser ce pouvoir, et cela demande beaucoup de concentration et d'entraînement. En temps normal, Jonathan n’a qu’une vague idée de son environnement, et ne peux pas vraiment percevoir ce qui se trouve a plus d'un mettre de lui. C’est lorsqu’il se concentre qu’il est aussi précis. Au bout d’un moment d’ailleurs, tant de concentration lui fera un mal de crâne abominable, et il redeviendra “normal” sans pouvoir pour un moment. On note que s’il utilise quand même ses capacités a ce moment, il perdra un sens au hasard pour quelques minutes à quelques heures en fonction de la durée.

Position de la marque et description : un cercle noir qui se termine par une sorte de queue arrondie. La marque est très legerement cresée dans la peaux de l'anglais, et il peu donc la sentir. Jonathan soutient qu’il s'agit d’un monocle, mais la plupart des gens n’y voient qu’une sorte de sucette tordue.
âge de la mort : 24 ans.
Cause(s) de la mort :

Hémorragie interne


Mon pseudo sur le net : Gordon/limy
ge : 19 ans :D

Présence sur le forum : à déterminée?
Que pensez-vous du forum : Un forum bien sympathique à première vue, auquel j’ai rapidement accroché ! J’ai un peu peur des modos, mauvaises expériences obliges, d’autant plus que mon orthographe est assez déplorable, mais j'avais envie d’essayer.
On me dit souvent que mon RP est bon, malgré le fait que je fasse beaucoup de fautes... Advienne que pourra !


Le personnage sur mon avatar est : Kankri de Homestuck
Le code est :


Caractère

Jonathan est un type plutôt décalé, et difficile à comprendre totalement. C’est un jeune homme positif et plutôt audacieux, présentant un optimisme à toute épreuve et une volonté de fer quand cela est nécessaire. Élevées à l’ancienne, ses manières sont a la fois courtoises et taquine, et il maîtrise les mots avec une justesse rare.
Cela mit a pars, à première vue, c’est un homme simple et un peu benêt, qui se contente de ce qu’il a tant que rien ne vient tracasser son train-train quotidien. Il aime la tranquillité, le calme, déteste être en retard pour le thé… Et semble finalement assez proche de ce cliché du gentleman un peu idiot que l’on trouvera dans des romans comiques comme ceux de wodehouse.
Ses goût, a défauts d’êtres simples, ne sont pas spécialement rare, et ses manière taquine ou polies, ainsi que ses traits d'esprit, ou son humour teinté d’une ironie anglaise utilisée avec maîtrise et finesse font de lui une personne plutôt attachante.
Pourtant, derrière ses air calme et posé, il peut lui arriver, sur un coup de tête, d’être soudainement happé par le frisson dans l’aventure, et il devient alors difficile de l'empêcher de se lancer dans toutes sortes de folies.
maître de lui-même, son visage n’affiche pas beaucoup d’émotion différente, principalement peut être, parce qu’il ne les connaît pas vraiment. On le verra le plus souvent un large sourire aux lèvres, ou au contraire, une sorte de moue désabusée semblant désapprouver toute sorte de chose sans raison apparente.

Bien qu’aveugle, il ne s’en trouve nullement diminuer, et s’amuse de l’aide qu’on lui apporte souvent, plus qu’il ne s’en vexe.
C’est quelqu’un qui sait reconnaître et pardonner le mal s’il est fait par erreur, autant qu’il sait le punir ou le combattre s’il est fait avec de mauvaises intentions. Il est loin d’être aussi idiot qu’il en a l’air; faisant souvent preuve d’une grande sensibilité, apportant de précieux conseils a ceux qui lui en demandent, et la plupart du temps, ses intuitions s’avèrent correcte, mais son rôle de gentleman simplet lui vas si bien que l’on se demande toujours, après chacune des réussites qui lui sont due s’il n’est pas juste un veinard sans nom tant les situations qui suivent ses intuitions peuvent se révéler absurdement juste.

Car oui, il s'agit bien d’un rôle. Ou du moins en grande partie. Sa bêtise apparente est intelligemment calculé pour pouvoir déstabiliser rapidement n’importe quel orateur, et par ses simples monologues interminables, il pourrait se sortir de n’importe quelle situation, du moins, d’après lui.
Cela mit a pars, il aime beaucoup de choses, du sport a la musique, bien qu’il n’en pratique que peu, et si sa cécité lui empêche d’être inquiété par l’obscurité ou les images malsaine, on le retrouve très facilement effrayer et moins brillant dans ses réparties, plus vulnérable en somme, pendant les fêtes de fin d’année, ou les pétards et autres feux d'artifice fusent, ou bien lors des jours d’orage et de forte pluie.



Physique

Jonathan, a défaut d’être magnifique, est plutôt joli garçon.
Ou au moins, il n’est pas vraiment “laid”. En bon sportif, il possède un corps long et émincer, et ses grands membres fins lui permettent des mouvement fluide et gracieux qui renforce encore son image de gentleman.
Il mesure 1m75 pour 63 kg, est plutôt endurant, et étonnamment costaud pour quelqu’un de sa carrure (bien que sa force soit loin d’être surhumaine).
Les yeux gris clair, le nez fin et retroussé, des lèvres pâlottes qu’il lui arrive de mordiller quand il est stressé, son visage est plutôt joli à regarder. Ou très agaçant pour d’autres, c’est au choix. Généralement, son faciès oscille entre une douce espièglerie, un sourire taquin, ou un air désapprobateur, mais cela mis a pars, son panel d'expression faciale n’est pas très varié. Sa peau est assez pâle, sans être particulièrement remarquable pour cela. Quelque chose, cela dit, attire particulièrement l’attention lorsque l’on se trouve en sa compagnie ; il s'agit de sa voix.
Si, physiquement, Jonathan est juste un joli garçon sans plus, sa voix elle, semble tout droit sortie de la gorge d’un dieu olympien. Son ton est grave, posé, ses syllabes bien détacher, ses intonations toujours parfaites, ses imitations extrêmement bonnes… En clair, une voix modulable maîtrisée à la perfection, dont l’écoute semble dénouer les muscles, faire venir la fatigue et calmer les maux...
Il est ce genre de personne à qui l’on demanderait presque sans honte de nous chuchoter au creux de l’oreille quelques mots doux. Cette voix doit être l’une des rares choses dont il ne se vante pas, et qu’il aborde avec modestie. Peut-être principalement, parce qu’il n’en a pas besoin.

Ceux qui passent quelques heures en sa compagnie remarqueront un claquement régulier de langue lorsque Jonathan se déplace. Il s'agit d’une sorte de sonar : s'il ne perçoit pas ainsi le monde avec précision, il peut se faire une vague idée de son environnement grâce a cela, bien qu’il ne faille pas compter dessus dans les environnements trop bruyants. De fait, le bras d’un ami, ou tout simplement, une cane, le suivront à peu près partout ou il ira, bien que ce dernier accessoire n’aille pas toujours avec ses vêtements.

Ses vêtements d’ailleurs, sont assez particulier. Jonathan possède une garde-robe plutôt imposante ; bien qu’il sache parfaitement que, surtout dans sa situation, posséder quantités de vêtements de toute sorte soit une très mauvaise idée, il aime ce petit côté coquet de l’achat d’habits.
De fait, on pourra aussi bien le trouver très élégamment vêtu toute une semaine, et puis, du jour au lendemain, le voir arriver avec une chemise à fleur orange et un pantalon vert criard.
Sa manière de se vêtir a, pour ainsi dire, un petit côté aléatoire qu’il trouve amusant, et qui correspond pourtant bien à son côté “gentleman en dehors des clous”


Histoire


Une petite ville portuaire du sud de l'Angleterre. Un endroit calme et serein sans tumulte ni événement particulier. De vieilles rues tortueuses à l’aspect authentique dont les routes restent encore par endroit recouvertes d’une couche de vieux pavés que l’asphalte ne s’est pas encore décidés à recouvrir. Quelques vieux lotis paresseux, éclairer par un soleil assez doux, deux ou trois coiffeurs, à peine plus d’épicerie, pour quelques milliers d’habitants seulement.
Les rues, pour la plupart sont vide, car le peu de personne de cette ville n’étant pas encore à la retraite prennent tout les jour un train qui les mène à Londre, la grande ville la plus proche dans lequel chacun y rejoint son travail, sauf pour les quelques chanceux qui gagnent leur pain à Southend-on-Sea, à quelques kilomètre à peine.
à vrais dire, les seuls endroits que vous verrez tous les jours plutôt animé sont le port, ou cavalent marins et pêcheur soucieux de gagner leur croûte, mais que tout visiteur raisonnable évitera s’il ne compte pas rentrer chez lui empestant le poisson, ou bien le bar du poney fringant ou se retrouvent depuis deux générations tout les jeunes fils de gentlemen qui ne savent quoi faire de leur journée et sont cantonner à rester dans leur ville sans intérêt.
Ils y discutent de la ville, des filles, ou encore de leurs passe-temps oisifs et fugace.

Un homme à vélo vêtu de bleu s'avançait dans la petite ville. Son véhicule dont l’élégance restait encore à prouver se déplaçant avec difficulté sur un chemin de béton pentu bordé de mimosa fleuris. À une petite centaine de mètres, l’on pouvait apercevoir un portail en fer peint d’un vert aux goûts douteux. Derrière, se trouve un chemin de gravier coupant en deux une pelouse impeccablement entretenues, montant autour d’une petite colline sur quelques mètres avant de s'arrêter aux pieds d’une imposante et pourtant fort accueillante demeure au style victorien.
“Il y en a qui ont des moyens, pour vivre dans ce genre de baraques…”
à chaque fois que le facteur passait par ici, il se faisait encore et toujours cette même remarque, jalousant un peu le lieu de vie des Emilton. Il faut dire que n’importe qui présentant un minimum de goût ou de bon sens n’aurait pas eu matière à contredire ce brave facteur. Le manoir Emilton, qui appartenait à la famille Emilton depuis près d’un siècle était aussi resplendissant qu'à son premier jour : Un mariage d'ailleurs aussi détestable qu’il était présentable. Un mariage d'ailleurs aussi détestable qu’il était présentable.

Aujourd’hui était, malgré le beau temps et la température agréable, un mauvais jours pour le facteur; il avait un colis pour les Emilton. Il ne travaillait là que depuis quelques mois, et déjà, il ne pouvait supporter cette famille.
“Des branleurs !” disaient les un. “Des frimeurs!” Complétait les autres. “Des gens délicieux” annonçaient leurs amis, aussi nombreux que leurs détracteurs.
Mais le facteur n’était pas un de leur ami. Il ne supportait pas ces gens, et les voir ainsi, se prélasser avec insouciance sur leur terrasse faisait naître en lui le même sentiment d’aversion que l’on ressent lorsque l’on nous parle de fornication pendant un repas : soutenable, mais qui crée un soudain besoin de partir très loin.
Alors qu’il réfléchissait à un moyen de poser le coli sans attirer l’attention des propriétaire, une voix joyeuse interrompit soudainement les pensées du jeune facteur.
-Ahhh! Si ce n’est pas monsieur windelston!
Le dit windelston compris qu’il était trop tard. Il ne put s'empêcher une réponse peu enthousiaste après avoir laissé s'échapper un soupir discret.
-Si seulement vous pouviez avoir tort…

Généralement, le jeune postier Flantier windelston - Car c’est ainsi qu’il s'appelait était un homme polis. Bien qu’ayant vécu plutôt modestement, il avait reçu une éducation dont il était fier, et pour laquelle il remerciait sans cesse ses biens aimer parent, qui était eux même fier de lui.
Mais cette politesse et cette retenue avaient étrangement tendance à disparaître devant les Emilton a la même vitesse qu’une dinde bien juteuse aurait disparu devant un chien un peu trop affamé.
Un rire joyeux sortit de la gorge d’Emilton. Un rire que le facteur détestait tant il donnait a ce fortuné de pacotille, un air hautain dont il ne manquait pourtant pas de base.
“Que vous êtes drôle Wintelston. Vos parents doivent passer de fort bon moment en votre compagnie !
D’ailleurs, comment se portent-ils, nos très cher Wintelston senior? Ils ne donnent plus de nouvelle depuis un temps déjà, a moins que vous ne gardiez pour vous les lettres qu’ils nous envoient ?”

Le facteur laissa s’échapper un soupir, et c’est avec un cynisme qu’il ne cherchait même pas à cacher qu’il répondit au sir emilton.

“Ils ont tellement de choses à faire vous savez. La retraite demande beaucoup de temps. Les dosette de café à ranger, la télévision à regarder, les timbres à trier par taille, puis à dé-trier pour les retirer par forme, puis par couleur, puis par date, vous comprenez qu’ils n’ont pas vraiment le temps de vous parler de nouveau tant ils ont de priorité..”

Bien qu’il fut plutôt fier de cette répartie, il fut déçu en apercevant l’air enjoué d’Emilton.


“Des timbres ? Mais comme je les comprends, j’adooooore les timbres moi aussi ! Et - mais ne le répétez à personne, cela pourrait faire des jaloux - je vous considère comme notre meilleur fournisseur en la matière !
J’ai ouï dire que certaines personne prétendaient lire l’avenir dans les timbres. Moi, je dis foutaise, mais qui sait ce que le monde nous réserve, qu’en pensez vous ?”
Après cette déclaration surréaliste, il mit sa main dans le dos du postier pour le pousser amicalement vers le portail qui était en train de s’ouvrir.
“ça me semble possible, il y a bien des gens qui font disparaître la bonne fois ou l'amabilité en quelques mots.”
mogéra le facteur qui suivit à contrecœur le sir Emilton.

“Fascinant… Mais entrez, entrez donc! Ma femme est la, et il y a quelqu’un que j’aimerais vous présenter ! Nous parlerons timbres une fois devant un bon thé, qu’en pensez vous? Voilà quelque temps que nous ne nous sommes points vus après tout!”

Le visage rocailleux du facteur laissa paraître un soupçon d’une émotion qui n’était pas entièrement négative à l’entente de cette phrase. Levant son sourcil droit, il répondit à Emilton, pour une fois sans avoir le ton de celui qui cherche la corde et le tabouret les plus proches.
“Votre femme est venue jusqu'à là?”

“Mais bien sûr!”
Répondit avec enthousiasme Emilton.
“Nous sommes encore mariés, et amoureux comme au premier jour ! Son travail a Londres lui demande beaucoup de temps, aussi passe t-elle le plus clair de son temps à la capitale, mais elle nous rend encore visite fréquemment!
Vous l’avez déjà rencontré il y a un temps ! “

Après un moment de marche jusqu'à la terrasse du bâtiment durant lequel ils parlèrent de timbre sans que Winteltson ne montre de nouveaux signe d'intérêt à ce qu’il jugeait être des élucubration sans intérêt ainsi qu’un gâchis évident de salive, ils arrivèrent à ladite terrasse.
Mais quelque chose n’allait pas. Wintelton perçut un bruit qu’il n’avait pas l’habitude d’entendre. Et qu’il ne pensait jamais entendre ici, chez les Emilton.
Un frisson d’horreur le parcourut alors qu’il priait pour avoir simplement eu une Hallucination.
Comment cela pouvait, il arriver? Pourquoi ici ? Pourquoi a eux ?
Ce n’était tout simplement pas possible. Même s’il n’était pas le plus malin des hommes, Emilton n’aurait pas commis un tel crime envers l’humanité. C’était un benêt, mais pas un mauvais type.
Oui. Ce devait être une illusion, tout simplement.
A ce moment la, un rire aigu se fit entendre de nouveau.
Tel une immonde limace voulant entrer dans le cerveau du pauvre postier, le rire resta ancré dans sa tête pendant qu’il cherchait une explication rationnelle à ce qu’il venait d’entendre.
Dans son esprit tourmenté, se mélangeait et s'entrechoquent d'immondes image de créatures lovecraftiennes trop laide pour être décrite.
Le ciel sembla s’assombrir un peu, tandis que les paroles d’Emilton n’étaient simplement plus écoutées du jeune postier.
Le garçon, bien moins fringant qu’auparavant, se mit à haleter doucement. Cherchant par des mouvements d’yeux furtifs, un signe. Un visage. Un animal… Quelque chose qui aurait pu provoquer le gémissement long et sourd qui venait de se faire entendre à nouveau.
Il desserra sa cravate, s'arrêtant juste devant les trois marches qui menaient à la terrasse.
L’ombre d’Emilton sembla prendre une forme plus imposante, plus.. Étrange.
“Et bien mon ami ? Vous ne venez pas ?”

Non… Il ne voulait pas savoir… Il ne voulait pas voir ce qu’il y avait juste dans la maison des Emilton…
“Que… Qu’est-ce qu’il y a là-bas ?”

Emilton remonta légèrement son chapeau, et répondit, un sourire mystérieux sur les lèvres…
“Allons allons… Mon Cher Flantier. Je veux que vous le rencontriez en personne…
Suivez moi.”
Un frisson parcourut le jeune facteur, qui s’avança prudemment. Il ne voulait pas aller plus loin, mais la curiosité morbide des humains pour tout ce qui les dépasse devient parfois irrésistible… Il était comme happer. Comme attirer par l'intérieur de la maison. La porte était entrouverte et laissait pénétrer dans la maison la lumière du soleil qui semblait y être absorbé, comme si quelque chose s’en nourrissait. Dans l'entrebâillement, on ne pouvait voir grand chose de la demeure qui sembla prendre l'allure de celle du diable, aux yeux de Wintelston.
Dans la crainte de la réponse, il demanda tout de même, poussé par cette même fascination qui l’avait amené à s’approcher à ce point de l’endroit maudit.

“Et… D’ou vient cet ignoble gazouillement que nous entendons depuis que nous somme là?”
Un large sourire naquit alors sur le visage d’Emilton. Enfin. Si tant est que son sourire permanent puisse être élargi.

“Que vous avez une bonne oreille ! c’est la personne que je voulais vous présenter justement!”
Il se tourna vers la maison un instant pour demander - avec courtoisie - à sa femme de venir saluer son “ami” le facteur, avant de glisser à son invité en chuchotant qu’il allait être grandement surpris par ce qu’il allait voir.

“Ahhh, c’est sur, je pourrais même en être chamboulé…”
Et ce fut une réussite, lorsque, de la sombre demeure, il vit la porte s’ouvrir en grand, pour laisser apparaître la femme du lord Emilton. Voyant l'immonde tableau se dessiner devant lui, le pauvre facteur eut un haut le Coeur.
Non pas que la jeune lady Hannah Emilton soit laide, bien au contraire. Il était rare de voir une femme aussi gracieuse et élégante qu’elle dans les parages, et ce n’était pas uniquement dû au fait qu’elle devait être l’une sinon la seule femme présente de la ville.
Elle était grande, même plus que son mari, plutôt bien faite, et, du haut de ses trente-cinq ans, elle touchait du doigt l’eldorado de la beauté chez une femme ; celui qu’elles atteignent lorsqu’elles paraissent toujours énergiques et belles, mais ou les traits de leur visage que le temps commence enfin à attaquer, donnent à leur regard, à leur présence, une prestance et une autorité qui témoignent de l'expérience et de la sagesse.
À vrais dire, elle devait même être dans ses plus belles années, tout comme son mari. Non, le problème, pour Wintelston, venait de ce qu’elle tenait dans les bras.

“Alors?” s’exclama joyeusement lord Emilton. “Je vous présente notre Petit Emilton Junior ! Jonathan de son nom ! Comment le trouvez-vous ?”

Tirant à lui un transat qui se trouvait près de lui, Flantier s’assis lourdement. Il sortit de sa poche un mouchoir en tissus avec lequel il s’épongea le front.
Il prit faiblement la parole après avoir dégluti.
“Pardonnez-moi, il fait un peu chaud, vous ne trouvez pas?...”

ce a quoi Emilton répondit immédiatement que c’était tout a fait juste, et qu’il aurait dû penser avant aux rafraîchissements.
“François! Amenez nous quelque chose, je vous prie!”
Puis il ajouta en fixant le visage pâle du postier.
“Quelque chose de fort, apparemment, notre jeune ami Flantier a été chamboulé par toute la joie que lui a provoquer la rencontre de mon fils!”

Une voix grave lui répondit de l'intérieur de la maison.
“Tout de suite monsieur.”
Quelques instants plus tard, ledit George sortit de l’édifice, un plateau d’argent a la main dans laquelle se tenaient trois verres en cristal finement ornée, et une bouteille d’un bon whisky.
François était le majordome de la maison des Emilton. Un Français. Un homme fort appréciable et indispensable à l’homme si dispersé qu’était son patron, le Lord Emilton.
Il s'agissait d’un homme sage aux conseils avisé, qui semblait toujours avoir une longueur d’avance sur ce qu’on lui demandait. Un majordome comme on en faisait plus. Toujours droit, toujours impeccable, a tel point que l’on pouvait facilement se demander en le voyant s’il était encore possible de trouver des personne comme lui exerçant ce métier ingrat, et surtout, comment une personne ayant la cinquantaine pouvait supporter le travail gargantuesque qu’il y avait à fournir pour aider George Emilton. À vrais dire, il était même difficile de comprendre, pour ceux qui ne connaissaient pas bien les bons coté des Emilton, pourquoi cet homme restait travailler ici, et les rumeurs allaient de bon train, tantôt il était l'amant de son patron, ou bien de sa patronne, ou bien que ces derniers retenaient son chat en otage. Le fait étant que les Emilton n’auraient probablement jamais tant été eux même s’ils n’avaient pas eut la chance d’avoir le parfais françois a leur service.

Flantier ne put cependant apprécier la démarche droite du majordome, qu’il respectait pourtant profondément. Après avoir pris et vider distraitement le verre d’alcool qu’on lui avait proposé, il se mit à fixer avec plus d'intensité encore l’enfant en bas âge que tenait lady Emilton.
“Et bien” commença la délicieuse femme,d’une voix un peu sèche “Vous ne brillez pas par votre conversation Flantier. Enfin. Moins que d’habitude.”
Car si cette femme était intelligente, elle ne pouvait s'empêcher d’être désagréable avec plus ou moins tout le monde. Son mari et elle-même se livraient d’ailleurs souvent a des joute verbale qu’il était souvent amusant a entendre tant ils semblaient prendre du plaisir a se taquiner violemment l’un l’autre en toute circonstance.

“Allons ma mie, vous pourriez vous montrer plus amicale avec notre amie Flantier, il ne semble pas se sentir bien d’ailleur.”

“Quand tu commenceras à parler comme quelqu’un de normal, je pourrais entrevoir le fait d'imaginer la possibilité de cesser de parler ainsi a tes amis, George.”

Un sourire bienveillant naquit alors sur le visage dudit personnage tandis que l’air calme de sa femme devenait plus dur.
Le majordome eut un léger mouvement de lassitude mêlée à de la désapprobation, car il savait ce qui allait suivre. Il disparut dans la maison après une courbette discrète, estimant que ses maîtres n’auraient besoin de rien avant un petit moment.

“Et bien, je ne m’attendais pas à un tel effort de votre part. J’ignorais que votre imagination était si florissante, vous devriez écrire un livre, ma mie ! “

“Ce n’est pas une mauvaise idée, et puis, si sa lecture ne t’assomme pas, je saurais comment régler ce problème grâce à cet ouvrage ! “

“ Vous vous sous-estimer, je doute que l’hilarité que me procurerait un tel chef-d’oeuvre me permette de tourner de l’œil tant qu’il ne serait terminé. “

Alors que le ton devenait plus dur de chaque côté, Flantier ne disait rien. Il fixait bêtement cette masse de chair et de bave gigotante qu’il eut volontiers concéder trouver adorable en d’autres circonstances.
Il ne détestait pas les enfants, non.
Son regard se leva vers les deux hurluberlus qui se lançait au visage ironie malicieuse et pique cinglante.
Non. Ce qu’il détestait, c’étaient les Emilton…

____________

C’est dans cette ambiance si particulière que grandit le jeune Jonathan. Aveugle de naissance, il ne put aller dans des écoles normales, bien qu’il apprit très rapidement, et avec une facilité déconcertante, à s’orienter sans ses yeux.
Son enfance ne serait pas spécialement intéressante à raconter en détail. Ses parents vivaient sans que le handicap de leur fils ne soit vraiment un fardeau pour eux, et si la mère de Jonathan était souvent à Londres, et que son père travaillait souvent jusqu'à tard dans son bureau, son éducation fut tout de même bien menée, tant par François qui lui enseigna ses manières et sa grâce, que par ses parents, qui lui Transmirent un caractère bien trempé.

Ne pouvant se fier à ses yeux, Jonathan a développer ses autres sens. Si bien qu’il développa une sensibilité toute particulière à son environnement. Son excellente oreille, et ses nerfs sensibles l'ont menée sur des études de médecine, plus précisément de kinésithérapeute.
Il eut 21 ans, lorsqu’il décida de quitter la maison familiale, a la grande surprise de son père.

“Mon fils, tu es sûr de vouloir partir si tôt ? Tes études ne sont pas encore terminées..”

“Allons père, ce n’est pas comme si je risquais la mort, et puis, vous vous doutiez que je partirais un jour. Peut-être ai-je eu la chance de naître dans une famille fortunée, et je compte bien en profiter plus tard, mais en attendant, je désire me prouver que je peux m’en sortir sans votre soutien!”

“Mais voyons Jonathan, c’est insensée, tu te débrouille bien tout seul, je peux l’entendre, mais tel que je te connais, tu ne tiendrait pas tout seul dans un tel environnement, surtout avec tes yeux ! “

Un rire joyeux répondit à George Emilton.

“J’aurais été inquiet si je n'avais porté que vos gènes, mais vous oublier que vous n’êtes pas le seul à m’avoir appris à me débrouiller, et heureusement, ou je serais toujours incapable de faire mes lacets !”

“Si je puis me permettre, monsieur…”
Commença François, le majordome de la famille, qui tout comme son maître, commençait à laisser apparaître quelques signes de fatigue a cause de son âge. Son dos n’était plus aussi droit qu’il le fut des années plus tôt, et il avait perdu de son côté élégant qui avait fait sa renommée, a l’approche de la soixantaine.

“Le jeune maître a discuter avec madame, et elle semblait tout a fait favorable a l’idée qu’il parte se faire sa propre expérience de la vie. De plus, pardonnez-moi, mais je pense que le choyer plus que de raison comme vous avez l’habitude de le faire ne lui sera pas favorable plus tard. Vous comprendrez, je suppose, que le futur du jeune m-”

Il fut interrompu par George emilton, qui tournais en rond autour de son fils.
“Au diable le futur ! François, réfléchissez un peu ! “

“Monsieur, je vous en prie, soyez raisonnable.”

Si le majordome n’était plus aussi imposant et aussi grand qu’avant, il avait gagné a la place un air de “vétérans de la vie” qui lui allait à la perfection. En réalité, il devait être la seule personne capable d’influencer de manière notable chaque membre de la famille Emilton. Ironiquement, c’était lui, le domestique, qui avait le plus d’autorité sur la petite famille.

“Bon…
Bon très bien. Mais tu nous donneras des nouvelles ! “

“Père, je vous garantis que lorsque j’aurais commencé à briller là ou je vais, vous entendrez parler de moi !
Je reviendrai quand je serai fier de ce que j’accomplis!“

Et c’est ainsi que débuta la vie en solitaire de Jonathan. Il choisit rapidement de se rendre dans la ville de Niflheim, ou se trouvait déjà une université dans laquelle il avait été admis. là-bas, il se trouva un petit boulot en temps que barman. Étonnamment, il se débrouilla très bien. Son air détendu, son charme et son éloquence en firent rapidement quelqu’un de très apprécier, et, les études d'un coté, et son petit boulot nocturne de l'autre, il continuait son chemin.

_______3 ans plus tard_______
“Alors! Il vient mon verre ? “

La voix de mike sortit Jonathan de ses pensées.

“Ah oui, je suis navré.”

D’un geste fluide, le jeune aveugle fit glisser un verre de whisky à l’autre bout du comptoir.

“Merci! Tu sembles fatiguer Jonathan. Un problème ?”

Mike était une connaissance de jonathan, que ce dernier appréciais plutôt. Il s'agissait d’un homme simple, un peu bedonnant dans la trentaine, avec un certain goût pour la picole, mais toujours sympathique et enclin a la conversation.
Il avait rencontré Jonathan au bar, et venait souvent boire les soirs ou le jeune garçon était au travail.
Comme il était rare que le white hat soit si calme un samedi soir, et que Jonathan ne croulait pas sous le travail, celui-ci décida de se rapprocher de son compagnon.

“Ne m’en parle pas Mike. Je suis épuisé. Barman est un métier amusant, mais même si je ne travaille que le soir, ça devient difficile de suivre mes études. Ça demande beaucoup de concentration, tu sais.
Et comme je n’ai pas beaucoup d’argent de côté, je ne peux pas me contenter de laisser tomber ce job.”

“Et tes vieux ? Ils sont pas pétés de thune? Tu peux pas leur en emprunter un peu?”

Jonathan fit non de la tête en souriant. Ce n’était pas la première fois qu’ils avaient cette conversation.

"Je ne suis pas un misérable clampin dépendant de sa famille, je suis fatigué, mais je peux encore continuer ! C’est quelque chose que je dois faire seul.”

“Mouais.”
Commenta Mike, qui avait vidé son verre d’un trait, et le posait sur le comptoir d’un air pensif.
“On m’enlèvera pas de l’esprit que moi, si j’avais ce genre d’avantage, je me générais pas pour faire mes études sans que rien ne puisse me déranger.
Avec des horaires comme les tiennes, normal que tu galères ! d’ailleurs il est ou ton patron? J’lui en toucherais deux mots si tu veux !”



Jonathan eut un sourire en coin espiègle qu’il tourna vers Mike.
“Parce que tu aurais continué tes études si tu avais eut assez d’argent pour pouvoir vivre sans ? “
Le ricanement discret qui échappa de la bouche de Mike fut une réponse suffisante pour Jonathan, qui soupira avec amusement avant de continuer.
“Le patron m’a laissé les clés. Il a comme une sorte de rendez vous avec une femme a Londres, et il c’est absenter pour deux jours. Le bars n’ouvre pas le dimanche de toute façon. Et comme mon collègue est malade, je gère tout seul ce soir, mais je me débrouille. C'est moi qui fait la fermeture ce soir.”

Un minuteur posé derrière le comptoir se mit à biper, et Jonathan s’en saisit rapidement.

“En parlant de ça…”
Il éleva la voix pour que tout le monde dans le bar puisse l’entendre.

“Messieurs, on ferme, dépêché vous de terminer vos verres !”

L’un après l’autre, les clients partirent. Les plus habitués saluèrent amicalement Jonathan, tandis que les autres s’en allaient plus ou moins en silence, en fonction de leur taux d’alcool dans le sang.
Au bout de quelques minutes, Mike prit congé à son tour, en souhaitant bon courage à son camarade, qui se retrouva seul dans le bar.
Fidèle à lui-même, Jonathan restait parfaitement droit dans ses bottes malgré sa fatigue. Il se repassa en mémoire les clients qui avaient passé commande, et passa devant les tables où il avait livré les boissons pour chercher les verres à tâtons. Il passa bien dix minutes de plus à nettoyer les tables. Par chance, peu de clients étaient venus ce soir, et il allait pouvoir rentrer tôt chez lui. Enfin, même s’il devait être deux heures et demis du matin.
Alors qu’il se dirigeait vers l'arrière-boutique, un son étrange, lui parvint.

Non. Plutôt qu’étrange, ce sont n’était juste pas a sa place ici et maintenant. Proche de lui, quelqu’un respirait, et plutôt bruyamment. Jonathan ouvrit les yeux. Bien que cela ne lui servait à rien, il avait compris a force, que croiser directement le regard d’un aveugle pouvait être assez perturbant pour les autres, et il se servait de cet avantage de temps à autre.
Apparemment, il y avait quelqu’un à droite. Probablement un ivrogne assoupis. Enfin, c’est ce qu’il aurait pensé s’il y avait eut des tables dans ce coin de la pièce.
Se tournant approximativement dans cette direction, Jonathan se mit à fixer quelque chose qu’il ne voyait pas, croisant les bras avec une moue agacée
“J’attends.”.

Un bruit de frottement, et le plancher grincèrent de manière quasi-imperceptible.

“J’ai dit ; J’attend! “

Au bout de quelques secondes, une voix grave retentit.

“Vous… Vous me voyez ?”

“Je ne vois que ce qui mérite d’être regardé, mais il eut été difficile de vous rater, vu votre imitation de ruminant agonisant lorsque vous expirer.
Très réussie au passage.”
Le jeune Anglais tira son téléphone de sa poche. Il ne composait jamais de numéro, mais c’était bien pratique pour recevoir les appels.

“Que faites vous là?”

“Oh.. Et bien je.. Euh…”

Bien qu’il affichait un air stoïque et sur de lui, Jonathan n’était pas rassurée. La voix de son mystérieux interlocuteur semblait provenir de quelqu’un de bien plus grand, et de plus massif que notre aveugle.
Et c’était le cas. Sans entrer dans les détails, il s'agissait du type de personne qui aurais pus poser pour servir du modèle des loubard dans la première génération de pokémon.
Plus grand, plus gras, et plus costaud que Jonathan, ce n’était pas le genre de personnes que l’on aimerait mettre en colère.

“Et puis merde.”

L’homme s’avança d’un pas lourd vers Jonathan.
“Donne-moi ton portable, et comme ça, demain, tu pourras prétendre ne pas m’avoir vus.”

Malgré sa nervosité, Jonathan laissa échapper un rire amusé avant de lever les yeux vers la voix. Le type devait être plus grand que lui, et se trouvait a à peine deux mettre.

“De toute façon, je n’aime pas mentir, et je ne pense pas que l’on aurait pu croire le contraire venant de moi.
Cela dit, j’ai une réputation dans le métier, et besoin de ce job. Donc vous allez plutôt partir avant que je n’appelle la police.”

“Alors la, ça m'étonnerais!”
Un pas lourd, puis deux..

Un avantage d’être aveugle, et que l’on est souvent sous-estimer, et cela était toujours utile pour porter le premier coup.
Jonathan se décala sur le côté d’un coup, laissant ses pieds tendus, et le grand type s'écrasa violemment au sol d’une manière un peu pitoyable, il fallait bien l’admettre.
Le petit aveugle en profita pour poser son pied sur les fesses de son agresseur, qu’il trouva ignoblement molle.
Tandis que son pied descendait lourdement, il prit la parole d’une voix forte.

“Il est très intéressant de vous entendre vous débattre contre votre propre bêtise, mais la terre, aussi grosse soit-elle, ne sera jamais votre mère, aussi, je vous demanderais de partir.
Nous autres, aveugles, avons beaucoup d’instinct, et il ne me serait aucunement difficile de hacher si menu que même ceux qui n’ont pas mon avantageux handicap, n’aient plus a supporter l’horreur sans nom que doit infliger votre apparence dans leur champ de vision.
Alors.
Vous partez ?”
dit il en bougeant un peu son pied.

Bien évidemment, le jeune garçon, encore plus pâle que d’habitude, mentait allègrement, mais il sembla qu’il fût suffisamment chanceux, et suffisamment convainquant, pour effrayer le loubard.
Il est nécessaire de préciser que Jonathan est quelqu’un de persuasif. Sa voix peut faire peur, et son visage n’est jamais très rassurant lorsqu’il est en colère, mais pas suffisamment pour faire fuir un type de ce genre.
Ce gars n’en était pas à sa première tentative de cambriolage, mais le fait d’avoir un pied pressant lourdement les parties génitales contre le sol est un argument qui pourrait convaincre même le plus courageux des hommes.

“O-Ouais, désoler !”

“Et bien, bon vent ! “

et, sans se faire prier, le grand type sortit du bar après que Jonathan lui ait ouvert à nouveau.
Fier de lui, et surtout soulagé que tout, ce soit réglé sans problème, non sans l’aide bienvenue de la providence.
Mais cette dernière, joueuse et radines en bonnes attentions, montra la dette que Jonathan allait devoir payer pour son précédent coup d’éclat : l’air était lourd, humide, et quelques gouttes commençaient déjà à tomber.
Aucun orage n’avait été annoncé pour ce soir, bien que les derniers jours furent pluvieux, et Jonathan s’en soulagea.

Alors qu’enfin, le jeune homme rentrait chez lui, empruntant prudemment un chemin qu’il connaissait par coeur et émettant un claquement de langue régulier, sa canne sous le bras, il se mit à penser aux paroles de Mike.
Il n’était pas difficile de comprendre que le trentenaire avait raison. Continuer ainsi n'allait pas être de tout repos. Le travail qu’il exerçait était fatiguant, la concentration constante dont il devait faire preuve pour compenser sa vue était épuisant, et il manquait clairement de loisir. L’idée de demander un peu d’argent a ses parents lui traversa l’esprit, et en fut éjecté a grand coup de pied dans le derrière, si tant est que les idées en aient un.

La plupart des gens n’aiment pas la nuit. c’est une période d’incertitude, pour l’esprit humain.
Une période ou un homme ne peut plus se fier aussi bien à sa vue. Ou les ombres sortent de leur cachette dans le but de chasser quelques esprits peureux.
Les formes deviennent incertaines, chaque mouvement, à la lueur des réverbères, peut devenir l’auteur un spectacle de mouvement fantomatique et inquiétant, forçant l’esprit à se tenir sur ses gardes, en haleine, à l’affût d’un mouvement, d’un son qui sortirait de l’ordinaire.

Et l’on se laisse aller à imaginer toute sorte d’horreur. Derrière chaque coin de rue, au fond de chaque ruelle, se trouvent d’immondes créatures rampante, frontière entre les mondes du réel et de l’imaginaire qui se délecte de nos peurs et de nos doutes.
L’homme n’est pas une créature nocturne, et lorsqu’il cherche, seul, à mettre cette règle à l’épreuve, il est rapidement rappelé à sa condition d’être fragile et impuissante face aux peurs que lui-même, inconsciemment, s’impose.
Pourtant, ceux qui ne voient rien, et n’ont jamais rien vu ne perçoivent pas la même chose. Pour eux, la nuit, le silence, n'est en aucun cas source de stress et de panique. Bien au contraire, ils représentent un moment ou leurs sens peuvent être utilisés à leurs plein potentiels ; les bruits sont rares, lointains, et chaque son, chaque sensation, leur permet de percevoir leur environnement avec une précision et une justesse qu’il leur est impossible d’atteindre en temps normal.

Si Jonathan continuait à faire ce travail, malgré toutes les complication que cela lui apportait, c’était, bien sûr, parce que la paye était bonne, mais il y avait aussi ces moments.
Il aimait rentrer chez lui, seul, dans le silence et le calme qu'offrait les ruelles de la ville. Il appréciait beaucoup cette ambiance, cette impression d’être maître de son environnement, et de “voir” aussi bien, sinon mieux, que n’importe qui d’autre.

Ce soir, comme tous les autres, Jonathan se sentait plus assurer qu’en journée, mais cette certitude illusoire qu’il se convaincre d’avoir ne parvenait pas à lui faire oublier la sensation de la pluie sur son visage, qui tombait drue maintenant.
Maudissant le fait d’avoir bêtement oublié son parapluie, le jeune garçon ne pressa pourtant pas le pas. Au contraire, il ralentit.
à vrais dire, il n’était clairement pas sur de la direction qu’il prenait. Le bruit de l’eau s’écrasant contre les toits et les trottoirs de la ville embaumaient l’air d’une désagréable odeur d’asphalte humide, tout en couvrant tous les bruits qui guidaient habituellement notre jeune garçon. Prudemment, il se saisit de sa canne, et, tapotant devant lui a l’aide dudit ustensile, ralentit encore ça marche.
Lorsque l’on est aveugle, on ne craint pas l’obscurité; on craint le bruit. La foule, les voitures, la pluie, l’orage… Tant de choses qui bloquent un, deux, parfois tout les sens qui nous sont les plus utiles si l’on n'a pas l’usage de ses yeux. L’on devient alors aveugle. Pour de bons. Incapable de se repérer, de savoir ou l’on est, et les seuls repères auxquels on peut se fier sont ceux que nos pieds ou nos mains, avançant avec prudence dans l’espoir de ne rien croiser de dangereux, qu’il s’agisse d’une route trop fréquenté ou d’une tronçonneuse possédée par le diable, sait on jamais.

Mais ce soir, et malgré cette situation très inconfortable que vivait Jonathan, sa bonne étoile semblait ne pas être totalement endormie.
Il était presque à bon port quand il s'arrêta. Sous ses pieds, se trouvait un passage clouté. Malgré l’heure avancée, il entendit deux ou trois voitures passées, et en déduit qu’il était sur le bon chemin, la grande avenue devant laquelle il se trouvait était proche de son appartement ; il n’avait plus qu'à la traversée.
D’ici, il savait se rendre jusqu'à chez lui, et il aurait pu le faire les yeux bander, bien que littéralement, cela n'aurait pas servi à grand chose.

Il traversa donc, une fois qu’il fut a peu près certain qu’aucune voiture ne passait. Ses pas étaient lents, sa démarche chaloupée, mais tandis qu’il traversait la grande rue, un bruit de moteur se fit entendre, très rapidement rattrapé par celui de roue soulevant nerveusement de large trombes d’eau sale recouvrant la route.
Il aurait fallu être idiot pour ne pas comprendre ce qui venait, et le jeune aveugle se jeta en avant dans l’espoir d'éviter le bolide au volant duquel se trouvait un conducteur dans les veines desquelles aurait pu être retrouvé autant d’alcool que devaient en contenir, avant son passage, les bars les plus fortunés de la ville.

Se jeter au sol n’est jamais bien prudent lorsque l’on est aveugle, et ce n’est pas un claquement de langue qui nous aidera à nous protéger d’une lancée motivée par le besoin de survivre. Et bien qu’il eût préféré que son premier baiser soit sur les lèvres d’un homme charmant - Cela n'aurait pas beaucoup plus à sa mère, mais qu’importait -  c’est le sol humide et sale d’une ville polluée par la solitude et l’amertume que les lèvres de Jonathan touchèrent en premier, hors de ses couverts, serviette et autres brosses a dents.

Le garçon se releva trempé, frigorifié, blesser dans son honneur tant que dans son corps, car son crâne, bien que semblant miraculeusement intact, lui fît souffrir le martyr.
Sonné, il s'assit un moment sur le trottoir humide pour s'épousseter, et reprendre ses esprits.
Dans la chute, il avait perdu sa canne, et après l’avoir vainement cherché quelques instants sur le rebord de la route, il finit par pester et s’en alla rageusement, marmonnant à qui voulait l’entendre sous cette pluie battante que si ce maudit trottoir avait la moindre once d’estime de lui et de bon sens, il serait ravagé par le remords pour avoir si violemment agressé un handicapé, et se donnerait la mort, rongée par la dépression.
Mais les trottoirs sont rarement propices aux sentiments de remords, et c’est dans un silence froid et terriblement charismatique que, immobile, le trottoir, nullement bousculer dans son Coeur de pierre, laissa partir sans un regard en arrière le garçon dont il avait pus effleurer les douces lèvres.

Cette année était compliquée, et cette nuit, parmi les autres, l’était d’autant plus.

C’est donc tremper jusqu’aux os que notre Anglais poussa enfin la porte de son appartement. Comme il avait égaré sa canne, il n’eut rien à ranger que sa honte n’eut épargner. Laissant son amour-propre sur le pas de la porte, il laissa échapper un soupir. Sans allumer la lumière - cela lui aurait été remarquablement inutile -, il se saisit d’une télécommande sur la table de son petit studio, la tritura de manière machinale quelques instants, comme il le faisait tous les soirs, et comme tout les soir, la petite radio/mp3 dans le fond de la pièce annonça l’heure - bientôt quatre heures du matin - diffusa une musique de la playlist de l’aveugle, choisie aléatoirement. Un sourire vexé parut aux lèvres dudit personnage lorsqu’il entendit les premiers accords d’une version Accapella du “midnight crew” d’Eddie morton.

La journée de Jonathan était enfin terminée, et comme souvent, il allait sans doute passer le dimanche à dormir pour rattraper le sommeil dont il manquait tant.
Il se déshabilla sans cérémonie, posant avec précaution ses vêtements là ou il saurait qu’il les retrouverait le lendemain, et, ne trouvant le courage de mettre une chemise de nuit, il s’allongea sur le matelas au fond du petit studio trois pièce, gémissant au moment où son crâne douloureux toucha le matelas…

Il n’est pas rare qu’une blessure soit invisible, ou que l’on ne puisse pas la sentir de l'extérieur. C’était le cas ici. Si, extérieurement, Jonathan ne semblait pas avoir subi de dégât, c’est dans son crâne que se déversait lentement une quantité inquiétante de sang. Aveugle ou non, il lui aurait été difficile de repérer ce problème, et c'est d’une hémorragie interne qu’il mourut dans la nuit.

Une ambiance oppressante réveilla le garçon. Il était toujours nu comme un vers, et avait étrangement froid. Il déglutit doucement.
Quelque chose d'anormal se passait. Son crâne ne lui faisait plus souffrir, mais il n’était pas dans son lit. Il était sur quelque chose de dur, et froid.
Supposant être tombé, il voulut chercher à taton son lit, mais se sentait trop lourd pour pouvoir bouger.
Ses sens furent perturbés un moment, et il n’arrivait plus vraiment à savoir s’il était allongé ou debout, car son corps entier était frigorifié.
Il régnait un silence de mort en cet endroit. - quoi qu’il puisse être -
Tous les sens en éveil, il tenta de parler, mais toujours rien. Sa tête ne voulait pas lui répondre.
Un frisson le parcourut, et il sentit qu’il n’était plus seul. Quelque et instinctivement, il voulut se tourner vers lui, mais il ne bougea pas. Quelque chose se déplaça autour de lui. Il en était persuadé. Pourtant, pas un bruissement, pas une odeur. Seulement une impression que l’air se gelait avant de reprendre une température normale au passage de la chose.

Il n’y avait rien, pourtant, quelque chose semblait être là. Un souffle glacé. Une ombre. Un signe, que personne n’aurait pu voir, mais qu’il pouvait sentir. Jamais il n’avait pensé pouvoir entendre un silence aussi parfait que celui qui régnait ici. Bien que l’atmosphère soit effrayante, et que cette impression malsaine que quelque chose lui tournait autour stressait abominablement l’anglais, ce silence était incroyablement reposant. Tout son corps réagissait étrangement à son environnement, quel qu’il soit.

Au bout d’un moment dont personne n’aurait pus comprendre la durée, car cet endroit semblait être hors du temps, une voix brisa le silence.
En fait, il était difficile de dire si cette voix était réelle, ou s’il l’imaginait, tant elle semblait éthérée. Elle ressemblait à ces voix que l’on se crée, quand on se met à dialoguer avec notre inconscient.
On n’en comprend pas la tonalité, et on ne parvient pas à en faire abstraction, tant elle semble réelle et consistante.

« Souhaites-tu y retourner ? »

Jonathan frissonna. Le souffle glacé semblait être devant lui, et entendre des voix, dans ce genre de situation, n’est jamais rassurant.
Il lui fallait reprendre consistance, quitte à cacher sa peur derrière un humour de seconde zone, et une répartie un minimum travaillé, comme il le faisait toujours.


“Ou ça? Chez moi? Et bien ce ne serais pas de refus en fait...”

“Personne ne se rappelle de ta mort, tu seras le seul à savoir. Je t’ai également fait un cadeau… Mais je te préviens, homme, n’en parle à personne. Tu ne souhaites pas me revoir une seconde fois.”

Tentant vaguement de comprendre la situation, ou de ne pas céder a la panique, pour laquelle la situation était pourtant fort propice, Jonathan continua.

“C'est étrange, j'ai pourtant toujours souhaiter mourir en grande pompe, et les gens ont pour habitudes de se souvenir de moi.
Et aux vues de vos manière, effectivement, je ne veux pas vous croiser de nouveau..”

La voix parla à nouveau, bien que l’on aurait pu considérer ses mots comme une réponse aux remarques vides et sans substance de l’anglais.

“ Divertis-moi, Reload.  ”

Un frisson nouveau parcourut Jonathan, qui ne put retenir la question qui lui pendait aux lèvres depuis le début.

“Pardonnez-moi, mais j’aime pouvoir appeler mes interlocuteurs par des noms, ou des pseudonymes a défauts, vous êtes?”

Il se réveilla en sursaut, haletant. Il était dans son lit, seul, et un très léger grésillement se faisait entendre depuis sa radio, qui avait finie de faire passer the midnight crew.

Et c’est comme ça que Jonathan est mort, et c’est comme ça qu’il et revenus.
Il douta un moment des événements qu’ils avaient vécus, mais il ne put pas les ignorer, tant ses sens furent bouleversé par son nouveau “dont”.
Ce dernier fut un très gros problème pour lui au début, cela dit, au fur et à mesure que le temps passa, Jonathan parvint à comprendre un peu mieux le “fonctionnement” de ce pouvoir.
Au final, il termina ses études, entre autres grâce à cette capacité qui lui enlevait de sacrer épines du pied.
Une fois son objectif accomplis, et son diplôme en poche, il se mit à s'intéresser de plus prêt a sa mort, et ce que ces changements impliquait.
Autant dire qu’aveugle, et donc, sans internet pour l’aider efficacement, il était difficile d'enquêter. Mais Jonathan est têtu, reste à voir ce qu’il trouvera.




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Mar 6 Mar - 19:34
Bienvenue Jonathan o/ Rassure toi, on ne mord pas ici. Nous ne sommes pas des grammar nazi non plus, d'ailleurs la seule remarque que j'aurais à faire serait de te relire non pas pour l'orthographe mais parce que tu as certainement C/C la même phrase à deux-trois endroits de l'histoire. Le reste ne m'a pas posé de soucis niveau compréhension, ce qui veut dire que ton orthographe n'est pas si déplorable que tu le dis rassure-toi Yaaas Tu devines que tu n'es pas validé. N'aie surtout pas peur, je suis la reine du pavé. Je parle beaucoup parce que je veux être trop sûre que tout soit compris, mais ce n'est pas si énorme. En gros je me pose beaucoup de questions xD

D'abord, je n'ai pas trop compris le pouvoir. Je ne vois pas trop comment il peut rattacher précisément un de ces nuages à quelqu'un sans pouvoir définir où elle se trouve/si c'est bien la personne qui l'intéresse (puisque les couleurs correspondent à des émotions. Est-ce qu'il sait que chaque couleur correspond à une émotion ? Quelle émotion ? Ou doit-il découvrir tout ça inrp ?), surtout qu'il doit subsister des "nuages" d'autres personnes qui se mêlent à ceux-là puisque je suppose que s'il peut suivre une "piste" il doit en exister de nombreuses autres qui se superposent. En gros :

Si le pouvoir était activable, je comprendrais que ça permette de considérer une piste.
Vu qu'il ne l'est pas et que ça semble être un bordel monstre constant, comment il peut être certain de faire bonne route ? Est-ce que ça veut dire que le pouvoir n'est pas infaillible et qu'il peut perdre la trace de ce qu'il cherche ? Parce que ça me semble compliqué de ne pas bifurquer du tout avec autant d'informations sur plusieurs kilomètres.

Niveau malus, c'est certain que réapprendre avec une nouvelle vision du monde correspond à un challenge, mais par malus on veut dire un effet négatif sur ton personnage à cause du pouvoir. La désorientation dont tu parles est temporaire et il peut tout à fait la surpasser, ce qui n'en ferait plus un malus. On ne peut pas considérer non plus ce qu'il serait susceptible de lui arriver inrp comme un malus défini. Par exemple, Elliot a le pouvoir de phytokinésie et quand il l'utilise trop, ses nerfs sont liés aux végétaux qu'il contrôle. C'est à dire que si on casse la branche d'un arbre, il en ressentira la douleur, peu importe la maîtrise qu'il va acquérir de son pouvoir au fil du temps. (Je te rassure, pas besoin que ce soit si dangereux pour ton perso. Tu peux lui mettre des répercussions comme des migraines, des malaises, des troubles de concentration/d'équilibre, ...etc, mais tu vois, quelque chose qui ne bougerait pas et qui peut balancer les trucs exceptionnels qu'il peut faire.)

Côté barman, j'ai du mal à me dire que c'est adapté à un aveugle total. Je peux admettre qu'il puisse reconnaître certaines bouteilles, mais ça me semble vraiment compliqué d'être le premier choix d'un patron en terme d'efficacité. D'office ça demande énormément d'apprentissage, de temps pour le patron/employés pour l'encadrer ou adapter les boissons servies/alcools proposés/lui apprendre les dosages par rapport à sa différence et de patience pour les clients. Peut-être qu'il faudrait que tu expliques pourquoi il se retrouve là, s'il était déjà passionné par cela avant (donc qu'il aurait de l'expérience), s'il est pistonné par papa Georges, ... (tu vois le genre)

Il n'y aussi aucun détail dans le physique sur ses yeux. Je m'y connais vraiment peu et ma co m'empêche de faire des recherches, donc si tu les as fait je veux bien te croire tkt, mais me semble que les aveugles de naissance n'ont pas des yeux tout blancs (c'est parce que j'ai vu ton vava et qu'il avait l'air de les avoir blancs sur des dessins) mais qu'on peut tout de même distinguer un iris de couleur claire, sans pupille ou bien une pupille faiblement marquée ?

Puis à la fin de l'histoire, tu fais interagir Jonathan et Deathking, sauf que la mort ne dit vraiment que ce qui figure dans le contexte. Elle ne tape pas la discussion autour d'un thé à la menthe en expliquant ce qu'il se produit en détails, elle n'a aucune raison d'être gentille en fait. Quelque part, je suis sûre que ça lui fait plaisir de ne pas répondre aux questions des personnages et de les laisser galérer avec le strict minimum J'tassure !

Ne te décourage pas (j'avoue que j'ai peur de te faire peur vu la taille du message) parce qu'au final ce sont de petites choses qui demandent beaucoup d'explications (ou moins parce que j'explique trop comme d'hab') Si tu as la moindre question supplémentaire, n'hésite pas à contacter un membre du staff Love you ♥ Nos boîtes à mp sont ouvertes si tu as besoin d'aide o/

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Bienvenue Elmo

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Mar 6 Mar - 21:02
Blaburg! Coucou a toi!

Pfiouuuu! Je suis rassuré! C’est vrais que j’ai eu vachement peur en voyant la taille du message ;w;
mais c’est l’orthographe qui me faisait le plus peur, je suis content que ça aille à peu près à ce niveau!
J’ai vu une ou deux fautes un peu nulle, mais a chaque fois que je vais les modifier, je les retrouve plus._.

Pour ce qui est du pouvoir, j’en ai une idée très précise, mais j’ai voulu faire un truc clair et concis, parce qu’un texte trop long dans un espace si étroit, ça aurait fini par faire mal aux yeux du lecteur ‘o’
Je trouverais un moyen de rendre ça plus clair, mais il faut bien prendre en compte le fait qu’il s’agisse d’un sens qu’un humain n’a pas à la base, et qu’il est donc difficile de le décrire comme ça!
Pour ce qui est des pistes par exemple, il ne peut suivre que celles qui sont liés à de fortes émotions par exemple, ou à des personnes particulières, et, comme quelqu’un qui chasse un truc en forêt par exemple, il doit se concentrer pour suivre la piste. La ou un chasseur verrait une branche cassé, lui trouverai une sorte de rémanence due à une émotion plus forte qu’une autre a un moment..
Je trouverais le moyen pour rendre ça plus clair !

Pour ce qui est du malus, je n’ai pas vraiment d’idée de ce que je pourrais en faire, mais je trouverais bien ! Au pire, il perdra temporairement un de ses sens s’il se concentre trop, et puis ce sera drôle x)

Pour ce qui est du barman, c’est pas quelque chose à quoi j’aurais penser non plus au départ, mais j’ai lu des trucs sur les aveugles, et j’ai appris qu'à partir du moment ou un aveugle était bien organiser, et apprenait soigneusement à comprendre son environnement, il n'aurait que très peu de problème a gérer un endroit comme un bar etc. Il ne serait pas a l’abri des erreurs bien sur, mais ça reste faisable !
Et pi, vus comme Jonathan est têtu, il ne risque pas de demander à son père ou ses amis de le pistonner !

J’ai changé quelque chose dans la fiche, et remplacer
“Et le patron m’a laissé les clés. Ça lui arrive souvent en ce moment, c’est moi qui fais la fermeture.”
Par
“Le patron m’a laissé les clés. Il a comme une sorte de rendez-vous avec une femme a Londres, et il s’est absenté pour deux jours. Le bar n’ouvre pas le dimanche de toute façon. Et comme mon collègue est malade, je gère tout seul ce soir, mais je me débrouille. C'est moi qui fais la fermeture ce soir.”

Ensuite, les yeux! Bonne question, je ne crois pas qu’il y ait de particularité aux yeux des aveugles, ils peuvent être un plus clairs parfois, mais c’est tout! Ils ont bien une pupille et tout; l’apparence que j’ai prise est celle d’un genre d’alien, si je simplifie a fond le délire de 8000 page qu’est le web comics original. En effet, il n’a pas de pupille, et il a aussi des corne, que j’ai soigneusement enlevée sur la pdp x)
Si je dois changer la pdp, j’ajouterais aussi les yeux à la main, de toute façon, pour le moment, il a les yeux fermer sur le vava ‘o’

J’ai déjà dit dans le physique qu’il avait des yeux gris, mais je n’ai pas mis de détails à ce sujet… Je devrais ?

Pour l’image qui tourne sur la fiche, j’ai juste trouvé sa tête rigolote, alors je l’ai laissée comme ça, et puis elle était trop petite pour y mettre des yeux tout bien =w=

Au sujet du dialogue avec Deathking, je dois donc l’enlever ?
On me dira que ça pourrait être drôle qu’il se réveille sans savoir qu’il est mort, et en pensant qu’il est genre un élu de dieux, mais bon x)

Enfin, si je dois l’enlever ou le changer, je m’en occuperais, et pi s’il arrive au Deathking de papoter un peu, je dit pourquoi pas?
je poserais quelques questions en MP ou en CB :3

En tout cas, merci pour ce message clair et net 'o'
J'éspère pouvoir m'amuser avec les gens de ici bientôt :3

Blaburg Orpheo **
Merci tout plein!
Et toi courage pour euh, genre... Tout **
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Double(s) compte(s) : Akemi, Ezechiel, Geir, Reita
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Mer 7 Mar - 5:25
Courage pour ta fiche s'il y a d'autres trucs à changer et surtout... BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE WAZAA (de la part de Eze, Rei, Ake)

_________________

Je parle anglais ♠️
« Je parle japonais »
« Je parle d'autres langues »

They say before you start a war,

You better know what you're fighting for.

Well, baby, you are all that I adore.

If love is what you need, a soldier I will be.

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Invité
Invité
Mer 7 Mar - 12:01
Bon courage pour modifier ta fiche HEY HEY HEY et surtout ...

Welcome here honey o/ ♥️
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R:Divers
Messages : 75
Localisation : la ou il y a quelqu'un d'intéréssant a voir?
Métier : Kinésithérapeute/barman de temps a autre
Pouvoir : En gros, je sait ce que tu pense ++
Humeur : Taquine!

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Mer 7 Mar - 17:55
Yay! des gens-tils :D (pardon)
Merci a tous! des coeurs sur vous **

Elliot Hayuki, j'ai terminer le MP, que j'ai envoyer, merci pour ton attention et ton temps en tout cas!
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Je s'appelle Groot.



Messages : 571
Métier : Livreur à domicile
Pouvoir : Phytokinésie
Humeur : Apaisé

Double(s) compte(s) : Kyle A. Ethelred
Je s'appelle Groot.
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Ven 9 Mar - 22:16


 
Tu es validé ! Bravo !

 


« Coucou Jonathan ! o/ D'abord, je voulais te remercier de ta patience (et aussi de ne pas avoir pris peur en voyant mes pavés). Désolé de l'attente donc, mais nous voilà au moment tant attendu Yaaas C'est top d'avoir des gens super compréhensifs par rapport à l'IRL.

D'ailleurs, je te confirme que je suis bien ton parrain sur le forum. C'est moi qui continuerait à suivre tes aventures donc  Yawn

Je ne comprenais pas le pouvoir à la base, mais depuis que je le visualise comme la vision de la forme de Loup dans Twilight Princess, je le trouve vraiment intéressant. Il a énormément de potentiel et la perte de sens comme malus peut donner lieu à des situations à la fois risquées et inattendues inrp.

Du côté de l'histoire, je plains le postier Yawn Il a des parents hauts en couleur l'air de rien Jonathan. C'est amusant ce côté très papa poule qui ne veut pas que l'oisillon quitte le nid, c'est à se demander comment le fils a pu si bien tourner et être aussi indépendant xD Mais ça fait du bien de voir des histoires qui ne sont pas dans la tragédie, de voir une famille qui s'aime et des choses positives comme cet apprentissage pour être barman et dépasser le handicap. On a envie de l'encourager à continuer sur sa lancée.

Comme je te l'ai déjà dit en pv, toutes les modifications m'ont l'air ok du coup Elmo

Je te passe juste en Reload Divers puisqu'il est difficile de vraiment définir le groupe qui correspond à son pouvoir. (En vérité j'essaie d'éteindre l'espèce psychic, mais faut pas leur dire. Ils vont se méfier de moi et des autres verts chuuut) »

 
• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
 • Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
 • Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

 Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
 Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️
 

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