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and I throw my heart back to the ocean – Aaron

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Human
((merci elliot pour le petit gif ♡))


tc + modérateur

Messages : 58
Localisation : à l'autre bout du monde.
Métier : professeur d'Histoire.
Humeur : ( - ⊿ - )

Double(s) compte(s) : Hamish Brackens + Bartholomew A. O'Brien
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Dim 25 Fév - 22:46




 

Aaron Barrow

   
ap·a·thy :
/ˈæ.pə.θi/
lack of interest, enthusiasm, or concern.

 

 
Nom : Barrow.
Prénom : Aaron.
Surnom : Ronnie.
Âge : trente-cinq ans.
Plutôt : pas intéressé.

Origine(s) : américain.
Métier : professeur d'Histoire à l'université de Nifhleim.
Groupe : humain.

►►


Mon pseudo sur le net : kalean. mais il paraît que je me nomme aussi Hamish. Much Doge
Âge : dix-neuf petit-pois.

Présence sur le forum : toujours.
Que pensez-vous du forum : ♥️

Le personnage sur mon avatar est : Ushijima Wakatoshi – Haikyū!! (merci Oli ♥️)
Le code est :
well, you treat me just like
Pourquoi ?
Comment ?
À quoi cela sert ?
Pour quelles raisons ?
À quel moment ?

Depuis tout petit, tu es quelqu'un qui se pose beaucoup de questions. Trop de questions – de la simple demande tout à fait normale au questionnement de soi et des lois existantes. Tu te poses des questions auxquelles tu as rarement les réponses, auxquelles les réponses ne t'intéressent pas, auxquelles tu nies les réponses. Tu te poses des questions car tu ne comprends que la moitié de ce qu'il se passe autour de toi. Trop enfermé dans ton petit monde, tu ne prends pas le temps d'observer ce qu'il se passe autour de toi, de faire attention à ceux qui t'entourent. Tu ne prends pas le temps d'essayer de comprendre, et tes questions restent en suspens sans que tu essaies réellement de partir à la quête de quelques réponses qui arriveraient à t'éclairer (comme les rayons du soleil le matin, lorsque tu sors de ton appartement pour te rendre au travail). Tu ne trouves pas le temps car, au fond, même si tu ne comprends pas très bien ton monde, tout ça ne t'intéresse pas et tant que tu peux vivre comme tu le veux, tu ne te plains pas et tu laisses tomber.

Tu fais très souvent preuve d'un grand désintéressement envers énormément de choses qui t'entourent, qui te concernent de près ou de loin. Des choses dans lesquelles tu es censé être intéressé, comme la plupart des humains qui peuplent la planète – ce qui provoque encore plus de questions chez toi (« pourquoi est-il si heureux pour si peu ? » ; « pourquoi est-il si impatient pour une chose si inutile ? ») qui demeurent, elles aussi, sans réponse. Dans toutes ses choses qui ne montrent pas un grand intérêt à tes yeux, on y trouve tes émotions, tes sentiments (qui font aussi parties de ces choses que tu ne comprends qu'à moitié). Oh, tu n'es pas un homme dénué d'émotions non plus, tu y attaches juste si peu d'importance qu'elles ne sont qu'au second plan de ta vie et que tu ne les laisses pas dicter tes actions ou prendre le dessus sur des choses plus importantes, telles que la logique et le bon-sens. Tu ne ressens jamais assez de joie pour éclater de rire, tu ne ressens jamais assez de tristesse pour pleurer, tu ne ressens jamais de colère pour te mettre à hurler. Les seules choses que tu arrives à ressentir plus ou moins correctement sont l'incompréhension, l'ennui et le dégoût. Et encore – qu'est-ce que tu en sais, que tu les ressens correctement ? (Encore une question sans réponse.)

Étant donné que tu as déjà du mal à te comprendre, tu préfères ne pas tenir compte des autres. Tu ne penses qu'à toi, mais tu n'es pas du genre narcissique non plus – tu ne te considères pas comme supérieur à un tel ; non, tu cherches juste à satisfaire ton bien-être et tant pis si tu blesses quelqu'un en le faisant. De toute manière, tu trouves tes relations sociales tout aussi inutiles que tes émotions – tu pourrais, sans hésiter une seconde, t'en passer si tu en étais capable. Mais à cause (ou grâce, selon le point de vue) de ton désintéressement dans les relations sociales, tu ne fais aucun effort avec les personnes que tu fréquentes ; et tu finis souvent (trop souvent) par tout ruiner, car tu ne prends pas la peine de réfléchir, à toi ou à ton interlocuteur, avant d'ouvrir la bouche. Tu ne fais pas attention à ce que tu dis, et plus d'une fois, tu t'es retrouvé dans des situations étranges, inintéressantes, à cause de ton manque de tact. Tu as, d'ailleurs, très rapidement été étiqueté comme quelqu'un de froid, dur, quelqu'un d'un peu trop franc – ce n'est pas totalement faux, en soi. Mais tu es juste quelqu'un qui a du mal à se faire comprendre et qui ne veut pas faire d'efforts.

Des efforts, tu en fais lorsque quelque chose te montre de l'intérêt. Cela reste relativement rare, tu trouves surtout de l'intérêt dans les voyages, dans ton travail, dans les choses que tu trouves belles. Tu peux devenir très impulsif lorsque c'est le cas, changer d'avis d'une seconde à l'autre, prendre des décisions importantes sur un coup de tête, juste parce que tu penses que ses choses pourront te satisfaire et t'être utiles. Au final, ce n'est pas si différent ; dans tous les cas, tu ne réfléchiras pas avant d'agir, et c'est bien plus une faiblesse qu'une force, tu en es bien conscient. Mais tu t'en fiches, comme près des trois quarts des choses sur la planète.

Et tu ne comprends pas pourquoi tu es comme ça. Mais y a-t-il une raison à ton comportement ?
Encore une question sans réponse.

another stranger, it's nice to meet you sir
Le réveil sonne, d'un bruit strident qui te vrille les tympans et t'arrache aux derniers fils de ton rêve cotonneux. Tu restes un petit moment étalé sous tes draps (trop fins pour la saison) avant de te décider à te lever et d'aller ouvrir les rideaux, admirant le soleil qui semble encore trop timide pour montrer le bout de son nez – mais ce n'est plus qu'une question de minute, une fois prêt à sortir dehors, le ciel commencera à se teinter de pâles couleurs agréables à l'œil, que tu adores photographier de temps en temps. Car oui, Aaron, tu passes beaucoup de temps à te préparer avant de sortir le matin, beaucoup trop. C'est pour cela que tu n'as pas de temps à perdre à traîner au lit, et encore moins à rester planté devant ta fenêtre à fixer la rue encore endormie, alors tu te diriges vers ta salle de bain avec un bâillement.

En sortant de ta rapide douche, tu te plantes devant le miroir qui trône au-dessus de l'évier. Après les avoir vigoureusement frottés, tu laisses ta serviette tomber et tu passes ta main dans tes courts cheveux brun foncé, avant d'attraper un peigne et un sèche-cheveux que tu branches à la prise électrique près de l'évier. Tu sens le souffle presque brûlant à travers tes mèches de cheveux que tu coiffes tranquillement, attendant patiemment qu'ils soient totalement secs pour éteindre le sèche-cheveux et passer à la brosse. Tu la passes encore et encore dans tes cheveux, jusqu'à ce que le résultat te soit satisfaisant, avant de passer tes doigts recouverts de cire entre les mèches pour fixer le tout. Tu restes là, immobile pendant encore quelques secondes, avant de te rendre compte que ça ne te convient pas du tout et de recommencer. Une fois cela fait, tu croises ton propre regard – de la même couleur que tes cheveux – dans le miroir, tu te dis une énième fois que tu devrais changer l'ampoule qui te donne un teint blême, puis tu attrapes une serviette que tu entoures autour de ta taille avant de regagner ta chambre.

Le ciel dégagé permet aux premiers rayons du soleil de se poser sur les murs de ta chambre, l'illuminant d'une lumière orangée, alors que tu ouvres ta grande penderie pour fouiller dans tes vêtements. Aujourd'hui tu veux des couleurs sobres, pâles, pour aller avec la couleur du ciel (tu vérifies les températures annoncées pour la journée depuis ton portable pour éviter de choisir à la légère, et te retrouver à mourir de chaud ou de froid au milieu de la journée). Tu sors des dizaines d'habits que tu déposes sur ton lit, pour te donner une meilleure idée de la couleur de chacun d'entre eux, duquel va mieux avec celui-ci ou celui-là, de ceux qui vont bien avec tes yeux ou ton teint. Tes yeux tombent sur le grand miroir, ils se baladent sur ton visage fin, sur tes épaules larges, sur ta musculature, sur le début de tes hanches à moitié cachées par ta serviette. Tu choisis finalement les habits que tu vas porter aujourd'hui (enfin, presque – tu te changes trois fois avant d'arriver à un résultat qui te plaît, à des habits qui vont bien ensembles, qui vont bien sur toi, qui te mettent en valeur, qui ne sont pas recouverts de poil de chien), et tu laisses les autres et ta serviette en désordre dans ta chambre – tu rangeras en rentrant ce soir.

Tu descends les escaliers en ajustant minutieusement tes habits, puis tu attrapes ton sac qui t'attend patiemment tous les matins dans le vestibule. Tu y  mets quelques oranges de la même couleur que les rayons du soleil pour les manger lors de ta pause, tu vérifies que tous tes cours, tous tes livres et toutes tes autres affaires sont bien présentes, puis tu refermes ton sac et tu retournes dans le vestibule pour te préparer à sortir. Tu enfiles des chaussures qui te permettent d'atteindre le mètre quatre-vingt-dix, rapidement suivi d'un gros manteau et d'une écharpe chaude pour braver le froid de l'extérieur. Tu te lances un dernier regard à ton reflet dans l'écran de ton portable, puis tu sors enfin de ton appartement pour entamer une nouvelle journée.

Comme tu l'avais prédit, les couleurs du ciel sont magnifiques.
i guess i'll go i best be on my way out
Ton regard se pose sur les photos qui couvrent les pages de l'album. Tu te vois, à tes premiers jours jusqu'à actuellement, tes trois ans. Tu tournes les pages dans le sens inverse, bien calé dans les bras de ton père qui s'amuse à trouver des petites anecdotes que tu n'écoutes même pas. Là, tu manges de la compote de pomme que ton parrain a préparée ; là, tu fais tes premiers pas, quelques secondes avant de te prendre les pieds dans le tapis ; là, tu es étalé sur une plage californienne lors d'un petit voyage – ton premier voyage (dommage que tu n'en gardes aucun souvenir). Tu tournes encore les pages, les photos de toi disparaissent petit à petit et laissent place à celles d'une jeune fille d'une dizaine d'années. Ton père se crispe, arrête de te raconter mille et une histoire derrière ses photos, et un silence pesant tombe dans la pièce. Tu observes cette fille, tu tournes encore une page, puis ton père referme brusquement l'album (manquant de peu d'écraser tes petits doigts). Avant même d'avoir le temps de te tourner vers lui, les yeux pleins d'interrogations, il se lève et range l'album, sans un mot. Puis, il revient vers toi, il te prend dans ses bras et sort doucement de la pièce.

« C'est l'heure de la sieste, Aaron. »

Et tout ce que tu arrives à penser alors que l'étagère où l'album est rangé s'éloigne de plus en plus, c'est : « mais je ne suis pas fatigué. »



Ton regard se pose sur tes petites chaussures bleues aux lacets blancs, des chaussures dignes de l'enfant de cinq ans que tu es. Tu balances tes pieds d'avant en arrière, penché en avant sur cette chaise que tu trouves inconfortable. Tu regardes tes deux pères parler avec un homme en blouse blanche – celui que tu viens tout juste de voir, celui qui t'a posé des milliers de questions plus ennuyantes les unes que les autres – et tu essaies de t'imaginer ce qu'ils disent. Tu essaies d'imaginer le diagnostic. Tu n'es pas un idiot, Aaron, et ce, même malgré ton jeune âge. Tu as bien compris pourquoi tu es ici (enfin, l'un de tes pères te l'a rapidement expliqué aussi, mais tu te plaîs bien à dire que tu as trouvé tout seul) ; un enfant qui ne parle jamais, même lorsqu'on lui adresse la parole, ça inquiète. Apparemment, tu es trop enfermé dans ta bulle, tu n'es pas assez sociable avec les autres enfants de ta classe. Apparemment, c'est ton professeur qui s'est inquiété en premier (à croire qu'il a tant l'habitude de travailler avec des petites terreurs que tu es si différent que ça à ses yeux). Tes pères finissent par revenir, ils attrapent tes petites mains et tu te lèves enfin, commençant à t'impatienter.

Une fois dehors, un de tes pères prend la parole. Les tests n'ont rien donné de concluant, ton professeur s'est inquiété pour rien. Et tes parents aussi, après le rendez-vous à l'école qui leur a annoncé les soupçons de l'enseignant. Au final, tu n'es qu'un garçon qui n'a pas envie de parler, qui est un peu trop renfermé. Tu ne comprends pas en quoi c'est un problème, si tu n'as pas envie discuter avec ton voisin de table, alors pourquoi le ferais-tu ? Tu ne comprends pas pourquoi tu as passé l'après-midi avec un inconnu si ce n'est pour avoir comme seul résultat que tu es « timide ». Tu ne comprends pas l'inquiétude, tu ne comprends pas pourquoi cela semblait être si important que ça. Tu demandes à tes pères.

« Tu comprendras quand tu seras plus grand. »

Sans doute. Tu comprends surtout que tes parents sont fermés d'esprit.



Ton regard se pose sur les touches du piano, et sur la partition que tu ne sais lire qu'à moitié, posée en face de toi. Lors de tes premières leçons, tu détestais appuyer sur les touches ; leur son ne te plaisait pas et tu n'arrivais à rien. Mais avec le temps et la persévérance (et ton père qui ne cesse de te forcer), tu arrives maintenant à jouer quelques mélodies agréables à l'oreille. Sauf qu'aujourd'hui, tu n'as pas envie de jouer. Ton père, pianiste avec une certaine renommée, se tient derrière toi et soupire.

« Fais un effort. »

Peu importe à quel point tu apprécies lorsqu'il joue, peu importe à quel point tu as envie d'arriver au même niveau que lui, tu n'as pas envie de balader tes doigts sur les touches noires et blanches. Il fait chaud – demain, c'est le premier jour de l'été, et tu es bien le seul garçon de neuf ans à être enfermé chez lui, à tenter de jouer un morceau connu, alors que le soleil brille de mille feux dehors. Tu entends les oiseaux piailler à la fenêtre, tu entends la circulation américaine mouvementée, tu entends les pas des passants et leurs voix, tu entends l'Été dehors, mais il reste à la fenêtre.

Mais tout ce que ton père entend, c'est le silence du piano.



Ton regard se pose sur le panneau qui t'indique une direction dans une langue qui t'es inconnue. Ton père répond à ta question avant même que tu n'aies le temps de la poser, et tu apprends que c'est de l'italien. Logique, vous vous trouvez en Italie – tu roules des yeux et tu serres la main de ton père, un peu intimidé par la foule autour de vous. Vous venez tout juste de quitter la France après la première représentation de ton père (celui qui est pianiste, pas le grand commercial auquel tu tiens la main), et tu te surprends à être impatient de découvrir les autres pays où il doit jouer sur scène. Tu ne te souviens pas des deux autres que vous devez visiter – tu ne sais même pas où ils se situent –, et ton père est trop occupé à te parler du programme de la journée pour que tu puisses en placer une et lui demander.

Demain soir, ton père se produit encore sur scène, dans un grand théâtre italien. Tu ne comprends pas l'engouement autour de tout ça ; il ne va que jouer une partition connue, une mélodie que tout le monde a déjà entendue, et même si tu dois avouer qu'il joue bien, ce n'est pas différent de ce que tu peux entendre à la radio ou voir à la télévision. Tu ne comprends pas, et on ne peut te l'expliquer. Mais tu ne t'en plains pas non plus, au moins, tu découvres quelque chose d'intéressant : la soif de découvrir des nouvelles cultures, des nouveaux pays ; la soif de voyager. Tu veux découvrir toute l'Europe, et les autres continents aussi. Tu demandes à ton père pourquoi il ne se produit pas dans le monde entier – et la réponse est un petit rire. Tu ne comprends pas ce que ce rire signifie.

Installé à la terrasse d'un café, tu sors la carte de la région. Tu la déplies, sans tenir compte des tasses de tes pères qui se trouvent déjà sur la table, et tes yeux se baladent sur les noms aux sonorités inconnues, sur les routes, sur les différents repères. Tu traces du bout des doigts l'une des routes sur la carte et tu relèves les yeux vers tes pères.

« Je veux être explorateur. »

Rires, encore. Tu es pourtant bel et bien sérieux, il n'y a rien de drôle dans tes paroles. Tu ne comprends pas.



Ton regard se pose sur le paysage à travers le hublot de l'avion. Tout va trop vite à ton goût, tu as eu à peine le temps de profiter de ce voyage que tu dois déjà retourner aux États-Unis. Et, en jonglant entre les professeurs particuliers (parce que, même à des milliers de kilomètres de la maison, tu as le droit d'avoir une éducation relativement correcte), les cours de piano et les représentations de ton père, tu te rends compte qu'au final, tu n'as pas eu le temps de visiter ces pays comme tu l'aurais voulu. Tes deux pères t'assurent que ce n'est pas le dernier voyage que tu feras, que tu n'as pas à être triste de quitter l'Europe aussi tôt. Mais tu n'es pas triste, tu es juste… ah. Tu n'arrives pas vraiment à savoir comment tu te sens, en fait. Dégoûté ? Déçu ? Déçu. Tu es déçu de ne pas avoir eu l'occasion de te promener dans ses rues aux cultures inconnues. Tu te promets que, quand tu seras plus grand, tu feras le tour du monde et tu visiteras absolument tous les pays.

Les livres sur tes genoux commencent à peser lourd. Il n'y en a que trois, mais ils sont assez gros – deux livres qui cartographient des régions et des bouts de pays entiers, et un livre qui retrace toute l'histoire de l'Italie. Tu ne connais pas un mot d'italien, mais tu es prêt à maîtriser la langue afin de pouvoir te plonger dans ce livre et de le dévorer en une soirée. Mais tout ce que tu fais, alors que tu observes les cartes des Pays-Bas, c'est de t'endormir à peine une demie-heure après le décollage de l'avion.



Ton regard se pose sur les billets d'avion. Tu es impatient – trois ans. Tu as dû attendre trois ans avant d'avoir à nouveau l'occasion de voyager hors des États-Unis. Cette fois-ci, tes parents et toi vous dirigez plus vers l'Europe de l'Est (par rapport à votre dernier voyage où vous êtes principalement resté à l'ouest), et le nombre de pays à visiter a considérablement diminué, mais tu es ravi. Vous sortez encore du pays pour que ton père puisse se produire à nouveau sur scène (et tu sais que cela signifie encore plus de cours de piano – tu te débrouilles vraiment bien au piano maintenant, tu n'es pas aussi bon que ton père, mais tu joues de très bons morceaux). Cette fois-ci, tu espères avoir un peu plus de temps pour visiter Moscou et les villes aux alentours – mais au vu de la courte durée du voyage, tu comprends facilement que vous restez le moins de temps possible. Et tu sens que tes plans de courir dans les rues russes enneigées ne resteront que des plans.

Dommage. Tant que tu peux agrandir ta collection de livres, alors ça vaut le coup.



Ton regard se pose sur les photos de l'album. Pris d'un élan de nostalgie, tu as eu la soudaine envie de retourner dans ses photos que tu regardais avec ton père, lorsque tu n'étais qu'un enfant. Du haut de tes dix-sept ans, tu ne comprends pas ce que tu ressens en voyant ses photos de toi bébé. Tu ne comprends pas ce que tu ressens lorsque tu tombes sur les photos d'une jeune fille d'une dizaine d'années que tu ne connais pas, et qui pourtant te ressemble plus ou moins (si on regarde la photo de loin). Tu n'hésites pas une seconde ; tu prends la photo la plus récente (qui date de 1983, si on en croit les inscriptions au dos) et tu te présentes devant ton père. Tu interromps son morceau de piano, mais tu ne prends même pas la peine de t'excuser et tu lui tends la photo.

« Qui est-ce ? »

Ton père semble hésiter. Tu ne remarques pas le malaise qui se dégage de lui, tu ne remarques pas sa mine triste. Tu insistes.

« Ta grande sœur.
– J'ai une grande sœur ?
 » tu réponds aussitôt.

Tu observes à nouveau la photo et tu comprends pourquoi elle semble te ressembler (ou bien elle semble ressembler à tes pères). Tu relèves le regard vers ton père, mais il semble t'éviter. Tu insistes encore.

« Tu avais une grande sœur. »

Un silence tombe. Tu ne réponds rien, tu attends la suite. Tu ne quittes pas ton père des yeux pour le lui faire comprendre – ce qui semble arriver.

« Elle est décédée des suites d'une maladie avant ta naissance.
– Oh.
 »

C'est tout ce que tu arrives à répondre. Tu ne sais pas quoi en penser (dois-tu en penser quelque chose ?). Tu ne connais pas cette fille, es-tu censé ressentir de la peine ? De la triste ? De la pitié à l'égard de tes pères ? Tu n'en as aucune idée, et tu ne veux pas savoir. Alors, tu hausses les épaules, tu attends que ton père reprenne son morceau de piano pour essayer de deviner ce qu'il jouait, mais il reste tout aussi immobile que toi. Tes lèvres se pincent et tu pars enfin, emportant la photo avec toi pour la ranger.

Et tu fais semblant de ne pas entendre ton père sangloter une fois que tu as refermé la porte derrière toi.



(Ton regard se pose sur les photos de ta grande sœur. Tu fais comme si tu n'avais pas compris. Comme si tu n'avais pas compris que tu l'as remplacée. Tu es venu au monde onze mois après sa mort, ce n'est pas une coïncidence. Tu l'as bien compris, ça (pour une fois que tu comprends quelque chose). Au final, tu ressens une sorte de peine, une sorte de déception de ne pas l'avoir connue. Mais comment connaître quelqu'un que l'on remplace ?

Tu te rends compte que tu en veux à tes parents.)



Ton regard se pose sur tes pères. Tu ouvres la bouche, puis tu la refermes immédiatement. Tu viens tout juste de terminer le lycée, tu pensais passer des vacances tranquilles, avant d'entamer tes études supérieures. Tu pensais rester enfermé dans ta chambre à te renseigner un peu plus sur l'histoire et la culture de divers pays. Tu pensais gagner un peu d'argent en jouant du piano dans quelques bars et cabarets. Tu pensais organiser un petit voyage au Canada, ou à Hawaï.

Mais tes parents viennent de ruiner tous tes plans en t'annonçant qu'ils divorcent. Tu ne comprends pas. À quoi ça sert de se marier si c'est pour divorcer ensuite ? À quoi ça sert de s'aimer si c'est pour se détester ensuite ? À quoi ça sert, l'amour ? Tu ne comprends pas du tout, et tu ne sais pas quoi dire alors qu'ils étalent la paperasse qui confirme leur divorce sur la table en face de toi. Tu trouves ça inutile (autant le mariage que le divorce). Tu es surpris, quand même – tu n'avais pas remarqué que ça allait de moins en moins bien entre eux, tu n'avais pas entendu leurs nombreuses disputes, tu n'avais pas senti la tension dans l'air lors de l'heure du dîner. Tu te rends compte que tu vas provoquer encore plus de disputes ; avec quel père vas-tu vivre, maintenant ? (Une question à ne pas poser, une réponse à ne pas donner.) Tu soupires finalement avant de tourner les talons.

« D'accord. »

C'est tout ce que tu dis alors que tu t'enfermes dans la salle de musique et que tu entreprends de jouer un morceau pour couvrir les voix qui annoncent une dispute prochaine.



Ton regard se pose sur le dernier carton que tu poses aux côtés des autres. Tu prends enfin le temps de souffler. Entre le divorce, les disputes à répétition, les cours de piano qui ne s'arrêtent pas pour autant, et le déménagement qui se rapproche de plus en plus, tu n'as pas eu un moment pour toi. Et même maintenant, tu n'y as pas le droit ; tu te tournes vers la porte alors que tu entends les bruits de pas se rapprocher de plus en plus. La porte s'ouvre sur ton père, le pianiste qui va rester ici, seul avec son piano. Tu hausses un sourcil.

« Tu es sûr, Aaron ?
– Oui.
 »

L'absence d'hésitation ou de réflexion dans ta réponse semble le déstabiliser. Tu hausses les épaules en guise de justification, et ton père te lance un regard où se mélangent la tristesse, l'incertitude et la déception.

« Tu vas me manquer. »

Tu hausses à nouveau les épaules. Ton père reste immobile pendant ce qui semble être une éternité avant de partir, sans un mot de plus, en refermant la porte derrière lui. Tu ne comprends pas. Si tu vas lui manquer, alors pourquoi est-ce qu'il a divorcé ? Pourquoi est-ce qu'il t'a abandonné toi et ton deuxième père ? Si tu vas lui manquer, alors il n'avait qu'à déménager en France avec ton père et toi. Mais tu ne comprends pas les adultes (pourtant tu en es un aussi).

Tu ne comprends rien.



Ton regard se pose sur la maison dans laquelle tu vas vivre avec ton père à partir de maintenant. Elle est considérablement plus petite que celle que tu viens de laisser aux États-Unis, mais tu l'aimes bien. (Tu fais comme si ce n'était pas le cas, mais la seule et unique raison qui t'a convaincu de suivre ton père, au lieu de rester aux États-Unis, c'est parce que tu as cette toujours irrésistible envie de voyager, encore et encore. De découvrir des nouveaux horizons, une nouvelle culture, une nouvelle histoire, une nouvelle langue. Tu n'as jamais osé le dire à ton autre père – mais peut-être que tu aurais dû. Peut-être.) Vous rentrez, tu fais le tour des pièces et tu finis par déposer tes sacs dans une grande pièce à l'étage, et tu te tournes vers ton père.

« Ça, c'est ma chambre. »

Et il te sourit, mais tu ne comprends pas ce que ce sourire signifie. Tu ne cherches pas à comprendre non plus. Tu fais plusieurs allers-retours dans les escaliers pour monter tous tes cartons, tu commences à déballer quelques affaires, tu aides ton père à remonter certains meubles, et la nuit arrive bien rapidement. Vous dînez sur la petite table basse du salon (vous n'aviez pas eu le temps de monter la grande table), et ton père te ressert du riz sans que tu n'aies rien demandé avant de prendre la parole.

« Que comptes-tu faire, maintenant ? »

Pour une fois, tu sembles réfléchir avant de parler. Tu réfléchis aux possibilités, à ce dont tu as envie, à ce que tu souhaites faire plus tard, à ce qui t'intéresse, à tout et à rien à la fois. Au vu du regard que ton père te lance, tu comprends qu'il semble s'impatienter, alors, comme tu n'as pas trouvé ta réponse, tu sors la première chose qui te passe par la tête.

« Voyager. »



Ton regard se pose sur ta convocation à la remise des diplômes. Au final, tu n'as pas trouvé le temps de voyager une seule fois ses dernières années, trop occupé avec ton doctorat en Histoire. Tu avais finalement choisi de partir là-dedans, de faire quelque chose qui t'intéresse, et de repousser tous les voyages que tu avais en tête pour t'y consacrer totalement après l'obtention de ton diplôme. Qui est très exactement la semaine prochaine, à dix-huit heures trente. Ton père est fier de toi (et toi aussi, d'ailleurs) et tu te demandes maintenant ce que tu voudrais bien faire avec ce diplôme. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent, mais tu n'as pas envie de te lancer quelque part si c'est pour te rendre compte que ça ne t'intéresse pas ensuite. Enfin, tu as encore un peu de temps devant toi, tu ne comptes pas te lancer dans le monde du travail prochainement. Tu veux d'abord profiter un peu de ta liberté, de ta jeunesse déjà bien entamée maintenant (même si tu es toujours considéré comme « jeune » à vingt-cinq ans), tu veux juste profiter.

Profiter de ce monde dans lequel tu vis.



Ton regard se pose sur la carte du monde accrochée au mur de ta chambre. Tu ouvres la boîte de punaise que tu tiens entre tes mains, et tu les plantes une par une dans les pays que tu as visités au cours de ta vie. Une grande partie des pays d'Europe, quelques pays d'Asie que tu as visité ses trois dernières années avec ton père, et enfin, tu plantes la dernière en Allemagne, où tu te situes aujourd'hui. Tu en as eu marre de la France et de vivre avec ton père, alors tu as traversé quelques pays d'Europe avant de jeter ton dévolu sur l'Allemagne et d'y emménager. Tu te plaîs bien ici ; entre ton petit travail à la bibliothèque du coin et les quelques soirées où tu joues du piano dans les bars, tu envisages de rester ici un bon moment.

Tu as eu un peu de mal à t'installer totalement, à te faire à la culture allemande et à avoir un assez bon accent pour arrêter de voir les sourires sur les visages lorsque tu parles. Tu te fais rapidement un petit nom dans les bars et les cabarets aux alentours, et tu arrondis tes fins de mois en allant jouer quelques morceaux de piano et en donnant des cours à l'improviste à des habitués des bars (tu ne cherches pas à être connu, comme ton autre père… mais si cela pourrait te permettre de voyager encore plus). C'est un mode de vie qui te plaît, que tu trouves intéressant, et tu arrives toujours à dénicher des perles rares à la bibliothèque où tu travailles. Tu retournes voir ton père en France de temps en temps, mais ce pays-là ne t'intéresse plus, tu as l'impression de l'avoir vu encore et encore. Mais tu n'y restes jamais longtemps, tu retournes bien vite chez toi, dans le pays juste à côté, où tu fais quelque chose qu'il te plaît.

Après être resté plus de quatre ans en Allemagne, tu finis par te lasser du pays (encore une fois). Tu emmènes ton père pour un long voyage dans les pays du Nord et les derniers pays d'Europe que vous n'avez pas visité, et une fois rentré, tu commences à ranger quelques affaires dans les cartons que tu avais gardés de ton dernier déménagement, et tu plantes de nouvelles punaises sur ta carte du monde.

Tu en plantes une d'une couleur différente sur l'Angleterre.



Ton regard se pose sur la rue que tu aperçois par la fenêtre. Tu as opté pour un grand appartement, au beau milieu du centre-ville de Niflheim, après avoir posé tes pieds dans un autre pays, une nouvelle fois. Tu espères que cette fois-ci c'est la bonne, et que l'envie soudaine de déménager ne te prendra pas à nouveau. De toute façon, tu as enfin trouvé ce que tu veux faire de ta vie : tu veux donner des cours. Tu y as pris goût, en Allemagne, à force de donner des petits cours de piano à des inconnus, le temps d'une soirée. Tu fais les démarches, tu te renseignes, tu veux aller à l'université et tu sais que ce ne sera pas simple. Tu te rassures en te disant que tu te poses définitivement à Niflheim, qu'il n'y aura plus de longs voyages qui pourront de ralentir, que tu es capable d'énormément de choses. Tu sais que tu es capable d'aller au bout de tes projets et que tu y arriveras.

Tu ne baisseras pas les bras, jamais. Tu es bien déterminé à y arriver, à faire quelque chose que tu trouves tellement, tellement intéressant.



Ton regard se pose sur Anastasia, un magnifique berger allemand âgée de bientôt deux ans. Tu l'as adoptée il y a peu de temps, peu après avoir réussi à décrocher ton titre d'enseignant-chercheur qui te permet d'être professeur en université, après des années à obtenir l'expérience requise en enseignant dans un petit lycée, non loin de la ville, et après avoir passé le concours. Tu as adopté un chien sur un coup de tête, franchement. Tu t'étais dit que cela pourrait être intéressant, et tant pis si ça ne l'était pas – heureusement pour toi (et pour Anastasia surtout), tu ne t'es jamais désintéressé d'avoir un chien – tu te demandes même parfois si tu ne veux pas en adopter un deuxième – et tu ne veux même pas imaginer ce qu'il se serait passé dans le cas contraire.

Dans deux semaines, tu commenceras à enseigner à l'université de Niflheim. Tu ne sais pas quoi penser, tu ne sais pas ce que tu ressens – de l'appréhension ? De l'impatience ? Du doute ? Tout ou rien ? Au fond, tu t'en fiches ; tout ça t'es inutile et tu ne trouves pas ça très intéressant d'y penser. Et tout ce que tu pourras en tirer, ce ne sont que des questions sans réponses et de l'incompréhension, alors tu préfères éviter de perdre ton temps. Tu as autre chose à faire, de toute façon. Des choses bien plus intéressantes que des émotions stupides.



Ton regard se pose sur l'amphithéâtre qui se vide petit à petit de ses étudiants, alors que tu commences à rassembler tes propres affaires. C'était ton dernier cours de la journée, et tu te surprends à être… impatient (sans doute ?) de rentrer chez toi, de te préparer un bon café, et de glander sur le canapé avec Anastasia toute la soirée. Tu apprécies ton travail – énormément, même – et même une fois rentré, tu continues de travailler souvent. Mais ce soir tu n'as pas envie, tu veux juste passer le début de ton week-end en toute tranquillité. Ce n'est pas plus mal, en soit.

Après t'être assuré de n'avoir rien oublié et être sorti de l'université, tu te rends au parking, où tu retrouves ta voiture. Tu rentres à l'intérieur, tu la démarres et tu prends la route du retour en allumant la radio pour avoir un petit fond sonore le temps du trajet. Tu arrives rapidement chez toi (tu pourrais te rendre à l'université à pieds, en y pensant), tu gares ta voiture dans le parking souterrain et tu montes dans l'immeuble pour retrouver ton appartement. Anastasia t'accueille en te réclamant des caresses, que tu lui offres, et tu te déchausses avant de sortir du vestibule.

Et ton regard se pose sur une carte du monde, un peu abîmée après un déménagement en vitesse, recouverte de punaises de toutes les couleurs du ciel, qui trône fièrement au milieu du salon.



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Bref, je la refais au bon endroit

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merci, mon cher filleul *wink wink*

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tu sais comment me parler

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Tu es validé ! Bravo !

 


« Au départ quand tu me parlais d'Aaron, j'avoue que je ne l'imaginais pas du tout comme ça, ou peut-être que je n'imaginais pas qu'il me toucherait dans son côté étrange et différent. (Si on considère les normes sociales de la société.) J'aime son côté rentre-dedans et déterminé, j'aime cette espèce de maladresse qui se dégage de lui et cette curiosité qui n'a parfois pas vraiment de but.

Je ne sais pas, je trouve ça beau qu'il ne se comprenne pas lui-même et que pourtant il sache ce qu'il veut, qu'il ait des buts qui le passionnent et qui provoquent des choses en lui. En vrai, je ne saurais même pas l'expliquer clairement, mais c'est normal puisqu'Aaron non plus xD

Tu t'en doutes, y'a pas de soucis. Je peux même pas t'embêter un peu en te faisant une blaguounette vu que tu vois le code gnnnnn.

Et surtout... fais attention à tes savons //SBARF// »

 
• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
 • Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
 • Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

 Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
 Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️
 

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