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¿Donde esta la fiesta?

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Dim 4 Fév - 17:05

 

   
Juan Allister

   
« L'eau éteint le feu, et l'aumône expie les péchés. » La Bible, L'Ecclésiastique, III.28

 

 
Noms : Flores Garcia Allister
Prénoms : Juan Felipe Hernando
Surnoms : Juanito, Don Zorro, Zorro
Âge : 25 ans
Plutôt : Uke (il peut être seme selon son partenaire, mas il est beaucoup plus souvent uke)

Origines : Anglo-vénézuéliennes.
Métier : Libraire, professeur de salsa et écrivain.
Groupe : Reload Element.

Pouvoir et description : Absorption de l'eau. Juan peut absorber l'eau d'un petit être vivant (animal ou végétal), pas plus gros qu'un chat de taille moyenne ou qu'une plante de 50cm de haut. L'eau absorbée lui confère après quelques secondes, de l'inspiration - dans son cas pour écrire. La quantité d'eau absorbée joue sur la qualité et la quantité d'inspiration obtenue, plus il en assimile, plus son inspiration est dense et inversement. La durée de l'absorption dépend de la quantité d'eau, ça peut durer quelques secondes comme une trentaine de minutes. Il ne peut utiliser ce pouvoir qu'une fois toutes les deux semaines maximum, s'il s'avère qu'il l'utilise plus fréquemment - ne serait-ce qu'une fois de trop - les conséquences seraient semblables à celles s'il l'utilise sur des êtres-vivants trop grands.
Malus : Toutefois, les inconvénients sont assez conséquents. Il ne contrôle pas très bien son pouvoir, de ce fait il n’a jamais réussi à arrêter « au bon moment », ses cibles finissaient mortes/fanées. Il n’a jamais apprécié utiliser son pouvoir car il l’effraie, mais la sensation qu’elle lui procure – et surtout l’inspiration – font qu’il réessaie, encore et encore, au point de presque être accro à ça. Même s’il déteste ça, son envie et plaisir d’écrire deviennent à chaque fois plus forte. Si la victime n'a pas une santé saine, la sensation d'absorption devient très désagréable, semblable à des piques traversant son corps. S’il l’utilise trop, il devient nauséeux et étourdi, la durée varie selon la fréquence à laquelle il l'utilise. La limite de tailles des êtres vivants peut être dépassée, mais s’il le fait, cela reviendrait à se noyer : l’eau se diffuserait dans ses poumons, il commencerait par se sentir mal presque ballonné puis aurait peu à peu du mal à respirer tout en étant incapable d'arranger ça. De ce fait, les risques de mourir sont assez élevés.
Position de la marque et description : Un trait verticale dans le creux du dos. Il l'a dissimulé en faisant un tatouage de code barre avec des numéros spécifiques liés à sa vie.
Âge de la mort : 23 ans
Cause(s) de la mort : Traumatisme crânien.

►►


Mon pseudo sur le net : Edel
Âge : 21 ans

Présence sur le forum : 7 / 7 jours
Que pensez-vous du forum : D'après vous, si je reviens, vous pensez que ça veut dire que je l'aime pas ? Ah bon ?

Le personnage sur mon avatar est : Eren Jaeger de Shingeki no Kyojin
Le code est :


Physique
¡ Miami me lo confirmo ! (¡ Gente de zona!) ¡ Puerto Rico me lo regaló ! (¡ Marc Anthony !)

Juan chantonna la chanson en se déhanchant jusqu’à ce qu’il prenne son portable et décrocha.

« Juan ! Abruti ! Qu’est-ce que tu fous ?!

Le jeune homme lâcha un rire éclatant et enchaîna les insultes affectueuses à son ami. Il parlait tellement fort que son père ouvrit brusquement la porte pour lui dire de baisser d’un ton et pourtant il avait l’habitude, son fils était comme son ex-mari : incapable de parler doucement – ou plutôt, ils l’étaient mais étaient trop passionnés quand ils s’exprimaient. Le jeune homme s’excusa auprès de son père qui referma la porte. Il informa son ami qui attendait au téléphone qu’il était en train de se préparer.

- Nan ! Bordel ! T’es pas sérieux ?! Dis-moi au moins que t’es habillé !
- Justement, j’étais en train de regarder ce que j’allais mettre !
- Purée, tu mets des heures à te préparer ! Prends quelque chose au hasard et ramène tes fesses ! »

Il n’eût pas le temps de répliquer que son ami avait déjà raccroché. Il ouvrit son placard et regarda ses vêtements en lâchant un soupir. Il enfila un t-shirt manches courtes bleu foncé, un jean gris et une veste de costume noire. Ça devrait faire l’affaire sans doute. Il aurait préféré s’habiller autrement mais savait que s’il se mettait à réfléchir davantage à sa tenue, il prendrait sans doute une heure avant de se décider. Il aimait les vêtements plus colorés surtout quand il sortait avec ses amis, car comme il le disait si souvent il n’aimait pas donner l’impression d’aller à un enterrement.
Il se regarda dans le miroir pour vérifier sa tenue, pendant sa contemplation, il regretta la couleur de sa peau, espérant que l’été prochain soit plus ensoleillé que le précédent afin qu’il puisse retrouver ses couleurs. Depuis son arrivée à Niflheim, il avait pâli à cause du temps trop souvent pluvieux, gris et beaucoup trop froid au goût du jeune homme. Il trouvait que ça le rendait trop anglais, trop métis et pas assez venezuelien au grand regret de son père qui tentait vainement de lui faire comprendre que ça ne changeait rien et qu’il le trouvait toujours aussi beau. Cependant, Juan était trop fier de ses origines et de son physique assez typé. Il n’était pas particulièrement grand (un peu moins d’1m70), sa peau était mate, ses yeux étaient presque bridés, ses cheveux bruns étaient épais et plutôt volumineux, et sa structure osseuse était assez significative de ses origines. C’était de ça dont était fier le jeune homme.
Il se rapprocha pour observer son visage. Pas de boutons, pas de points noirs ou de poils indésirables, il s’était bien rasé et avait réussi à ne pas se couper. Il était présentable. Il se parfuma, passa une main dans ses cheveux – en bénissant le fait d’avoir trouvé un coiffeur qui sache gérer sa touffe – et sourit en regardant ses yeux. Il avait beau vouloir avoir les caractéristiques physiques typiques de son pays, il aimait ses marques de métissage dont la principale était ses yeux. Ils étaient d’un vert presque émeraude et il savait que ça ne laissait pas indifférent de voir un métis aux yeux clairs, il recevait d’ailleurs beaucoup de compliments par rapport à ça, mais il en avait aussi ras-le-bol qu’on lui demande s’il portait des lentilles.
Il enfonça alors ses pieds dans ses baskets, enroula une écharpe épaisse autour de son cou et enfila son gros manteau. Il prit finalement son portefeuille et quitta finalement l’appartement en criant un « ¡ Me voy ! » à son père qui n’eût pas le temps de répondre que la porte claquait déjà. Juan dévala les escaliers et marcha très rapidement dans les rues de Niflheim en direction de la boîte de nuit où ses amis l’attendaient. Il se remerciait d’être sportif et d’avoir une bonne endurance, grâce à cela il arriva sans être trop épuisé. Il n’était pas particulièrement musclé, mais dire qu’il était maigrichon serait mentir, ses muscles étaient bien dessinés et le mettaient en avant quand il les contractait, ce qui était d’ailleurs une des raisons pour laquelle il aimait tant danser torse-nu.

Il comptait bien faire en sorte que cette soirée soit mémorable. Qu’il trouve quelqu’un avec qui passer la nuit ou, au mieux, le reste de sa vie. Il savait qu’il n’était pas spécialement beau, mais il avait encore plus conscience du charme qu’il avait et de ses atouts qu’il savait mettre en valeur. Même si la plupart d’entre eux étaient liés à son caractère. Il pouvait tout le même compter sur les marques de son métissage, sur sa voix suave ni trop aigu ni trop grave, et surtout sur son accent et ses petites erreurs lorsqu’il parlait anglais. Mais il y avait aussi son sourire chaleureux et charmeur qui mettait facilement à l’aise, son rire, ses regards taquins ou encore sa musculature.
Malgré le brouhaha général, il entendit une voix familière l’appeler :

- ¡ Primo !¡ Soy aqui ! »

Caractère
La fête battait son plein. Juan aimait boire et ne se privait pas. Il faut dire qu’à chaque fois qu’il touchait son salaire, il le dépensait très rapidement, soit en livres, soit en vêtements mais surtout en boissons et soirées. Il n’était pourtant pas le genre à dépendre des autres pour autant, il aidait même financièrement son père et détestait être dans le rouge ou avoir des dettes. Autant il aimait se faire plaisir en s’achetant diverses choses (parfois utiles, d’autres fois inutiles), il était toujours prêt à faire plaisir aux autres en offrant des cadeaux dès que l’occasion se présentait. Il était même capable de donner directement de l’argent dès qu’on lui demandait, mais encore faut-il faire partie de ses amis pour cela. Quoique la tâche n’était pas particulièrement difficile, une simple discussion sympathique lui suffisait pour qu’il vous considéra comme l’un d’entre eux et c’était un problème, car ce pauvre jeune homme faisait confiance aux gens beaucoup trop facilement ! Cependant il était autant facile pour lui de faire confiance que de mettre en confiance les autres. Ses sourires, rires, ses petites caresses – souvent une main sur l’épaule ou le dos – l’aidaient à approcher les gens. Ça aidait durant les soirées comme celle-ci.
Il tenta sa chance avec plusieurs hommes jusqu’à en trouver un qui ne l’envoya pas balader. Persistant ? Sans doute. En tout cas, il était impossible de nier le fait que Juan était un séducteur. Pas le genre à être vraiment lourd, ni celui qui cherche forcément un coup d’un soir. Non. Juan aimait séduire par plaisir de jouer, il avait une sorte de respect pour cette activité qu’il trouvait élégante (ceci dit, cela ne signifie pas qu’il est particulièrement sophistiqué dans sa façon de faire). Il aimait mettre ses atouts en valeur et plaire.
Comme toujours, un grand sourire se dessinait sur son visage, il riait fort, s’amusait vraiment après tout il n’était là que pour passer un bon moment (sans parler de sexe). Et comme toujours, ses amis étaient pas très loin, sur la piste de danse et au bar. Il était très rare de voir le latino seul. Il faut dire que sa sympathie et bonté le rendait plutôt populaire. Toutefois, son sourire était parfois trompeur, ce n’était pas le cas ce soir-là, mais il arrivait très souvent que sa langue de vipère frappa encore. Il avait beau être un excellent confident et être assez honnête en plus de sa sympathie, il aimait beaucoup les ragots, autant les écouter que les raconter. Et puis sa chanson passa, il devint dingue, appela ses amis en leur faisant des gestes et les entraîna sur la piste de danse en abandonnant son interlocuteur. Qu’est-ce qu’il aimait danser et chanter ! Il aimait se défouler et juste prendre du plaisir en se déhanchant mais aussi les danses beaucoup plus règlementaires comme celles qu’il pratiquait. Il était d’ailleurs frustré à chaque fois qu’il écoutait de la musique et qu’il ne pouvait pas danser, il se contentait alors de taper le rythme avec ses doigts, ses pieds ou sa tête. Il était capable de prendre la main d’un inconnu et de danser avec juste pour partager sa bonne humeur.
Il se laissa approcher d’inconnus et s’approcha de certains, dansant en se collant à eux sans la moindre gêne. La gêne ne faisait pas partie de son vocabulaire lorsqu’il s’agissait de danser car il savait que quand il dansait, il ne cherchait pas à draguer et il espérait que ses partenaires soient simplement flattés qu’il les garde en tant que tel pour plusieurs danses, cela sous-entendait qu’il trouvait bon leur niveau de danse. Il ne trouva cependant pas son bonheur ce soir-là et se contenta de rester avec ses amis. Après quelques heures, ils sortirent finalement et furent frappés de plein fouet par la froideur de la nuit. Les rues étaient plutôt calmes, ce qu’appréciait quand même Juan, car même s’il écoutait presque constamment de la musique et vivait dans le bruit, il savait apprécier les moments de tranquillité. Ils trouvèrent une fête organisée par d’autres amis et la squattèrent finalement. Ca aussi, c’était quelque chose qu’il faisait beaucoup : s’inviter là où il voulait. Il y avait des limites et tout dépendait des fêtes, mais ça ne le dérangeait pas d’aller à des soirées où il ne connaissait absolument personne ou même d’aller à des mariages d’inconnus.
Ils arrivèrent j’ai l’ami en question et s’amusèrent à boire, danser, chanter, rire pour tout et n’importe quoi. Puis ils décidèrent de jouer à Action ou Vérité. Le genre de jeu classique auquel Juan aimait participer mais dont il se lassait rapidement. Il préférait répondre « action » surtout parce qu’il trouvait ça plus amusant, mais ses amis insistèrent pour qu’il répondit à quelques questions.

« C’est quoi ton plus grand rêve ?
- … Devenir célèbre et trouver le prince charmant !

Tous rirent, lui aussi. Ce n’était pourtant pas vraiment une plaisanterie. Bien qu’il fût séducteur et qu’il enchaîna les conquêtes d’un soir, il se plaisait à rêver de l’amour avec un grand A. Il ne se voilait pas la face pour autant, mais étant un grand romantique il se plaisait à y penser. Ses amis le taquinaient avec ça et au lieu de lui poser des questions plus intimes comme ils le faisaient avec les autres, ils s’amusaient à lui poser des questions sur sa vision de l’amour qu’ils trouvaient très naïve.

- Tu serais prêt à faire quoi par amour ?
- … Hm… Je sais pas trop… Beaucoup de choses ? »

Encore une fois, tout le monde rit, y compris lui. Il restait souvent vague quand on lui posait ce genre de questions, répondant par des « je ne sais pas » ou encore des « beaucoup de choses » ou un mélange des deux comme à l’instant. Au fond, il savait la vraie réponse : tout. Il pourrait donner sa vie pour les gens qu’il aime voire même prendre une vie pour eux. Il n’en parlait pas, sauf parfois à son père sur le ton de la plaisanterie, mais il savait que si quelqu’un faisait du mal à un de ses proches, il lui ferait payer de la pire des façons. Déjà qu’en temps normal il était rancunier, alors si en plus ça affectait ses proches… Il avait d’ailleurs une mémoire normale voire pas très bonne (il était un peu tête en l’air et avait oubliait souvent des choses), mais s’il y avait bien une chose qu’il retenait c’était la tête et/ou le nom des gens qui lui avaient fait du tort, même s’il ne se souvenait pas forcément de ce qu’il s’était passé.
Juan rentra assez rapidement chez lui, une prise de tête avait éclaté et il savait qu’il s’énervait facilement. Il était passionné dans tout ce qu’il faisait et ressentait, il avait donc du mal à calmer sa colère. Cependant, il n’avait que rarement montrer sa vraie colère. Il était plutôt le genre de personnes comparables à un volcan : il accumule puis explose de façon violente. Sans doute un héritage de son padre

Malgré tout, le jeune homme reste bienveillant, poli et très avenant. Cette façade très joyeuse lui permet de surmonter son mal du pays qu’il a encore malgré son arrivée quelques années plus tôt, mais aussi le côté sombre de sa personnalité qui s’est développée depuis sa rencontre avec celui qu’il appelle « Dieu ». Il se peut que vous le croisiez, vous le reconnaîtrez facilement entre sa façon de parler et rire fort, sa bonne humeur communicative, son accent latino (même si parfois c’est plus une difficulté à bien s’exprimer en anglais) et aussi à la façon presque caricaturale qu’il a de prendre des photos de tout et n’importe quoi, même s’il a un faible pour les selfies.
Histoire
« Quand je serai grand, je serai une grande femme !
- Une femme ? Mais voyons, Juanito, tu deviendras un homme, un grand homme !
- Et s’il veut devenir une femme, hm ? Pourquoi tu veux devenir une femme, Juan ?
- Je veux être aussi fort et aimé que abuela ! »

Les éclats de rire résonnèrent dans la villa spacieuse. Les paroles du petit Juan alors âgé de 4 ans restèrent gravées dans la mémoire de ses pères qui trouvèrent cela adorable. La grand-mère du garçon était une femme respectable, sévère mais avec un cœur gros comme le monde. C’était une mama pure et dure ! Elle était connue pour avoir été (et elle l’était toujours) une danseuse talentueuse et respectée. Les paroles innocentes du petit métis n’entrèrent pas dans l’oreille d’un sourd. Après de longues conversations concernant son futur et son bien-être, ses pères et sa grand-mère décidèrent de lui faire prendre des cours de danse. Salsa, merengue et tango. Il devait les maîtriser et être à la hauteur des espérances de sa famille. L’échec n’était pas une option.

*****

« Quand je serai grand, j’aimerais être un prince enfermé dans un château ! Et j’attendrais mon prince charmant !
- Juan, concentre-toi sur ton rythme. »

Le ton sec de sa grand-mère lui faisait bien comprendre qu’il ne pouvait pas répliquer. Il devait se concentrer dans ses exercices, mais la danse ne lui plaisait plus depuis longtemps déjà. Il avait 9 ans. L’enfant rêvait de tout. Rêvait trop aux yeux de sa famille. A l’école, on le voyait déjà comme le futur plus grand danseur du pays voire même du continent. C’était une évidence au vu des heures passées à s’entraîner et surtout parce que son abuela n’était autre que son entraîneur. Cependant, ses objectifs avec cet art ne s’élevaient pas plus haut que danser dans son coin ou avec ses proches. Ces derniers l’incitaient à s’inscrire à diverses compétitions qu’il se devait de gagner. Encore une fois, perdre n’était pas dans les possibilités.

*****

« Quand je serai grand, je serai astronaute !
- Et puis quoi encore ?
- Je plaisantais… Papa !! Je peux devenir écrivain ??
- Ecrivain ? Pourquoi ça ?
- J’aime les livres… Ils font rêver… Je veux faire rêver les gens ! »

C’en était trop. La claque le prit par surprise. Après avoir fait une crise pour quitter la danse, son père latino n’arrivait plus à cacher sa déception. Il s’était focalisé sur sa fille, ne prêtant que très peu attention à son fils de 13 ans qui ne s’en plaignait pas. Il aimait énormément sa sœur, même si, au fond, il l’enviait beaucoup. Il avait tenté de rattraper son retard scolaire dû à ses entraînements intensifs et ses compétitions de danse, et il y parvenait peu à peu, se découvrant ainsi une nouvelle passion : la littérature. Malgré son âge, il avait rapidement laissé tomber les bandes dessinées pour plonger dans le monde des contes, romans classiques et du théâtre. Il rêvait d’être un de ces héros braves et forts, intelligents et beaux. Toutefois, il savait que ce n’était que des rêves.

*****
« Quand je serai grand-
- Juan. Arrête. Pas maintenant.
- Mais-
- PAS MAINTENANT ! »

Le fracas du verre contre le sol fit sursauter l’adolescent qui se figea. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas la situation dans laquelle il se retrouvait. Il n’aimait pas devoir assister aux disputes de ses pères, devoir leur mentir pour qu’ils se calment et surtout pour qu’ils ne sachent pas où se trouve leur fille adorée. Il n’aimait pas non plus devoir les écouter se confesser lorsqu’ils se retrouvaient seuls. Il voulait rester enfermé dans sa chambre à pleurer, à lire et écrire des histoires. Mais sa plume ne voulait plus se déplacer sur le papier. Son esprit n’était plus libre ni innocent. Il avait été enchaîné au point de ne plus avoir d’imagination pour écrire. Il se sentait horriblement vide. L’adolescent de 17 ans qui rêvait, n’était plus. Il retourna alors dans la danse pour se défouler, apprenant le bachata pour ne pas retrouver les mauvais souvenirs des danses qu’il maîtrisait déjà.

*****
« … Papa… Pourquoi on va là ?
- Ce sera mieux pour nous.
- … Et Iris ?
- Juan. On en a déjà parlé.
- … Pourquoi t’as pas voulu qu’elle vienne ?!
- JUAN !

Encore un haussement de ton. Les larmes montèrent aux yeux du métis qui baissa la tête. Il entendit son père soupirer d’exaspération, sans doute.

- Désolé, mon cœur… Mais tu sais que la situation n’est pas facile pour moi non plus…
- Est-ce que papa t’a vraiment-
- Juan. S’il te plait… Je n’ai pas envie d’en reparler…
- … On pourra les revoir ? … Au moins Iris... ?
- ... Oui, quand elle fera des compétitions internationales.

Juan savait que c’était un mensonge, mais il voulait croire que son père ne lui mentirait jamais.
Le trajet avait été long jusqu’à leur nouvelle « maison ». C’était petit appartement à Niflheim, ville d’origine de son père. La petitesse du lieu et la froideur de la ville avait fait plonger Juan en dépression. Il avait toujours été habitué à vivre dans cette villa spacieuse de Maracaibo presque toujours éclairée par les rayons de soleil. L’odeur de la végétation, de la chaleur, des fruits… Les chants des oiseaux, les aboiements constants des chiens, les éclats de voix des passants et voisins… Les tempêtes violentes qui alourdissaient l’air… Les fêtes constantes qui commençaient l’après-midi et qui finissaient le lendemain matin, si ce n’était pas plus… Les chants, la musique, les danses, les rires… Tout ça… Il devait dire adieu à tout ça. Il en avait un peu voulu à son père de l’avoir éloigné de sa vie, mais il savait en même temps qu’il ne voulait que son bien… Il lui avait fallu du temps pour s’adapter un peu, quelques années. Il avait dû réapprendre cette langue dont il ne connaissait que vaguement une sorte de dialecte anglo-espagnol qui était parfois utilisé au Venezuela pour se donner un style. Et pourtant, son père s’était battu pour que ses enfants maîtrisent sa langue, mais ça n’avait pas été suffisant. Après tout, personne ne s’était imaginé qu’ils iraient en Europe…

*****

« Et tu vas faire quoi après ?
- Je sais pas trop, le psy a dit que je devais entrer dans une assoc’ ou faire quelque chose que je faisais déjà avant, tu sais, histoire de me rassurer et me sentir un peu à l’aise.
- Comme draguer tous les mecs que tu croises et sortir en boîte tous les soirs ?

Le latino rit et insulta son ami espagnol. Ca faisait déjà un an qu’ils se connaissaient et sortaient ensemble presque tous les jours. Depuis peu, Juan avait rendez-vous avec un psychologue pour se sortir de sa dépression. Le changement de pays avait été néfaste pour lui, autant pour son moral que pour sa santé : il lui tombait très souvent malade et avait du mal à suivre ses cours à cause de ça. Et bien qu’il sorte quotidiennement, il n’était jamais très en forme ou enthousiaste. Ses rendez-vous avec le psy lui faisait beaucoup de bien, ils lui permettaient de s’ouvrir sur ses sentiments, sa situation son mal-être, il sentait que c’était très différent que parler à un ami.
C’est grâce aux conseils de son psy que le jeune homme pût poursuivre ses études afin de devenir libraire, et c’est aussi grâce à lui qu’il entra dans la communauté latino de Niflheim. Il prit son temps pour se replonger dans l’ambiance sud-américaine qui lui manquait tant. Il reprit la danse, en apprit de nouvelles : le bachata et le perreo qu’il perfectionna rapidement comme les danses qu’il maîtrisait déjà. Même s’il n’avait pas que des bons souvenirs de ces entraînements quand il était jeune, il savait qu’il ne pouvait pas s’arrêter complètement de pratiquer cet art, c’était dans son sang, dans ses gènes et qu’aller à l’encontre de ça reviendrait à le rendre malheureux. Danser était synonyme de respirer et donc de vivre.

*****

« Tu veux faire quoi après ça ?
- Hm… Peut-être devenir prof comme toi !
- Evite de faire ça à plein temps, alors !
- T’en fais pas, je préfère mon boulot à la librairie !

Il travaillait en tant que saisonnier dans une petite librairie de la ville, le travail lui plaisait, que ce soit le contact avec les livres ou la clientèle. Il ressentait pourtant toujours de la tristesse en travaillant ou en lisant car son rêve de devenir écrivain ne l’avait jamais quitté. Depuis le divorce de ses pères, il avait été incapables d’écrire quoique ce soit et ça le tiraillait constamment. Pour oublier et gagner un peu plus d’argent, il se mit à proposer des cours de salsa à des particuliers. Il avait alors 21 ans. Les débuts n’avaient pas été faciles : il trouvait les britanniques trop coincés et facilement embarrassés par ce qu’il leur faisait faire ou à cause des termes qu’il employait. L’ambiance chaleureuse de son pays lui manquait… Au moins les gens se déhanchaient sans problème même quand ils ne savaient pas danser ! Et surtout, surtout… Ils n’essayaient pas de draguer comme des gros porcs au lieu de simplement s’amuser en dansant. Le choc des cultures avait été et était toujours difficile à gérer et accepter, mais il s’y habituait à son rythme, notamment grâce à l’aide de son père qui lui aussi avait du mal à reprendre un mode de vie occidental.

*****

« Juan ! Bon sang ! Qu’est-ce que je vais faire de toi, hein ?!
- … Désolé… C’était pas fait exprès… Je… Papa… Tu veux bien m’écouter ?
- Il manquerait plus que ce soit exprès ! Sérieux, t’es pas croyable ! Bon… Dis-moi tout, qu’est-ce qu’il y a ? Il s’est passé quelque chose ?
- … Papa… Je… Tu te moqueras pas, hein ?
- … C’est une histoire d’insecte étrange ?
- Non ! Non ! Hum… Voilà… Hum… J’ai vu Dieu. Il est venu à moi et m’a parlé…

Le regard inquiet de son père devint las, il soupira et se retint de sermonner son fils. Il savait que son fils était particulièrement attaché à sa religion, des deux il était le seul à aller régulièrement à l’église. Il tenta alors la plaisanterie et ricana en frottant doucement la tête de Juan.

- Tu t’es cogné plus fort que ce que je croyais !
- Papa… C’est vrai…
- D’accord, d’accord… Qu’est-ce que Dieu t’a dit, alors ?
- … Je… Ne sais plus… C’était… C’était bizarre…

Son père secoua doucement la tête et prit le métis dans ses bras avant d’aller lui chercher un verre d’eau. Juan tenta de se rappeler de ce qu’il s’était passé, il se souvint qu’il avait mis de la musique et qu’il dansait et chantait dans sa chambre en rangeant ses livres, et puis… Les événements suivants étaient assez flous. Il avait senti son pied glisser sur un t-shirt qui traînait, son corps avait perdu l’équilibre, il se souvint de la vision de son plafond, ça avait été à la fois lent et rapide. Et puis… BAM ! La tête contre le bord de son bureau. A ce souvenir, il grimaça et se frotta là où une bosse s’était formée. Il avait vu quelque chose, Dieu de ce dont il se souvenait, mais il n’arrivait pas à se rappeler de ce qu’Il lui avait dit et s’en voulait terriblement, mais il savait que si c’était le cas, c’était Sa volonté, il devait donc l’accepter.

- Tu es sûr que ça va ?
- … Oui, j’ai juste un peu mal.
- Laisse-moi revérifier, d’accord ?

Le père de l’étudiant était particulièrement inquiet, il avait accouru après avoir entendu un gros « boum » et surtout parce que son fils ne lui répondait pas. Son inquiétude avait augmenté quand il l’avait trouvé allongé par terre et n’avait nullement diminué quand, après avoir repris conscience, Juan avait éclaté en sanglots et s’était blottit contre lui. Il insista pour l’emmener à l’hôpital mais les résultats ne montrèrent rien d’alarmant, de ce fait, l’inquiétude fit place à une sorte de colère. De ce fait, pendant tout le trajet du retour, il ne cessa de le réprimander en lui disant qu’il devrait ranger sa chambre plus souvent – et pas que ses livres.

*****

« Allô ?
- …
- Juan ? C’est toi ?
- … Rafael…
- Qu’est-ce qu’il y a ?? Il s’est passé quelque chose ??
- … J’ai peur…
- Peur ? De quoi ??
- …
- Parle-moi, Juan !!
- … Je sais pas ce que j’ai fait… J’ai peur…
- Juan ?? Juan ?? »

Le jeune latino était âgé de 24 ans le jour où il découvrit son pouvoir. Sa première utilisation avait été accidentelle – comme la plupart des suivantes – et avait été faite sur Azur, son chat. Le choc avait été important, mais il l’avait encore plus été quand quelques instants après la mort de son chat, il eût une étrange démangeaison puis l’illumination. Il avait écrit trente pages, d’une traite, ses larmes avaient séché sur son visage et il ne prêtait déjà plus attention au cadavre. C’est seulement après qu’il ressentit de nouveau le bouleversement, le dégoût et la peur. Il lui fallut quelques mois pour s’en remettre.
Il obtint son diplôme et fût rapidement embauché dans une librairie, tout semblait aller bien, et pourtant… Les accidents semblables à celui avec Azur se firent plus fréquents, au début ce n’était que des accidents et puis, Juan commença à comprendre ce qu’il se passait, pas complètement, mais juste un peu. Il était persuadé que c’était un don de Dieu qui avait pitié de lui, alors il décida de garder cela comme étant un secret et fit plusieurs tentatives pour utiliser soigneusement ce don. C’est ainsi qu’il finit son premier roman sous le pseudonyme Don Zorro, quelques mois après la mort de son chat. Entre-temps, son père lui offrir un autre chat que le métis nomma Coca pour la blancheur de son pelage…

Le premier roman qu’il fit publier ne fût pas un best-seller, cependant le nombre de ventes fût très bon pour un premier livre. Il écrit par la suite une nouvelle qui eût plus de succès.

Juan aura bientôt 25 ans. Il écrit son prochain roman sous le regard soulagé et admirateur de son père. Il est entre impatience, excitation et peur. Il sait qu’il du sang – et de la sève – sur les mains, mais le désir d’écrire et de Le satisfaire sont devenus trop importants pour lui. Il ne peut plus se passer de cette douce sensation, elle ne l’empêche toutefois pas de vivre une vie normale dont il profite pleinement sans avoir conscience d’être mort une fois.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?
- … Devenir un écrivain célèbre. »




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Dim 4 Fév - 20:03
EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEDE WAZAA

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Lun 5 Fév - 8:52
Ooooh, mais en voilà un personnage cool dis donc ! La salsa c'est trop bien en plus WAZAA

Re-bienvenue parmi nous, Prince ! Au plaisir de te recroiser avec ta nouvelle tête :D

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Ven 9 Fév - 17:03
REIIIIIIIIIIIIIIII o/

Merci, Natsuo ~ au plaisir de te croiser aussi avec lui

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Juan parle en #FF7F50 en anglais et plaisante en espagnol de la même couleur mais pas en italique, BIGLEUX ! U mad ?
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Dim 11 Fév - 18:42
Ouuuuh, finalement t'as changé d'avis pour l'avatar Yaaas

Franchement, c'est badass. Je rêvais de voir apparaître un professeur de zumba (genre j'étais prête à faire un prédéf juste pour ça jpp), mais salsa c'est trop cool aussi. Tu vas un peu être notre Chris Marquès Yawn Bon courage pour la fiche o/

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Mar 13 Fév - 21:05


Pré-validation de modérateur

JUAN. Elmo
Tu le sais déjà, mais coucou c'est moi ton parrain, celui qui va stalker tous tes RPs pour voir si tout va bien. Sneaky

Pouvoir ► Je trouve ton pouvoir très intéressant, et les malus sont plutôt cools aussi. J'tassure !

Cohérence contexte ► Rien à signaler ! J'ai bien aimé l'histoire de Juan, ce pauvre bébé. i cri everitim J'ai hâte de le voir inrp. J'tassure !

Orthographe ► J'aime beaucoup ton style d'écriture ! Il est fluide, et il y a très peu de fautes et puis ça sent bon la mer et le sable chaud. J'tassure !

Autre ? ► Bienvenue dans la Labrateam. Much Doge

Le staff est à ta disposition pour toutes questions ou informations complémentaires. Modérateurs ou administrateurs, n'hésites surtout pas. ♥️


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salt squad, salt squad, watcha gonna do when they come for you ?
Merci Elliot ♥

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Mer 14 Fév - 10:47


 
Tu es validé ! Bravo !

 
« Bonjour Juanito et rebienvenue sur le forum. ♥️ J'ai sorti Liam du lit rien que pour toi, j'espère que t'es content ! Je confirme tout ce qu'a dit Hamish plus haut, ton personnage est vraiment cool et je l'aime beaucoup. Tu disais hier sur la cb que tu n'aimais pas ce que tu écrivais mais franchement, j'ai vraiment apprécié la lecture ! J'adore comment tu as construit l'histoire sur des "qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?", ça donne du rythme et c'est bien. J'tassure ! Ton pouvoir est cool, tu viendras m'aider à me soigner des œdèmes pulmonaires ? Yawn Enfin, faut vraiment qu'on ai un lien entre copains latinos, tu viendras m'apprendre la salsa ! »

 
• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
 • Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
 • Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

 Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
 Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️
 

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