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Aidos ~ Forgive me father for i have sinned (terminé)

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Human
Messages : 35
Métier : Garde du corps
Humeur : Belliqueux.

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Jeu 7 Déc - 16:59

Aidos Zarkotabek

(I dot not) Keep my soul away from harm

• Nom : Zarkotabek.
• Prénom : Aidos.
• Surnom : Zarko.
• Âge : 28 années.
• Plutôt : Ambivalent.

• Origine(s) : Natif de Monténégro, avec quelques origines anglaises et kazakhstanaises.
• Métier : Garde du corps & Saxophoniste.
• Groupe : Humain.

• Pouvoir : //
• Malus : //
• Marque : //
• Âge de la mort : //
• Cause(s) de la mort : //

• Mon pseudo sur le net : Esverancia
• Âge : 21 ans
• Présence sur le forum : 7/10
• Que pensez-vous du forum : J'aime beaucoup le background, ainsi que le design qui est top !
• Comment l'avez-vous connu ? Top-sites

• Le personnage sur mon avatar est : Sean de HxHsuan (superkokia)
• Le code est : Donnez-nous des cookies
Caractère du personnage



Libre. Comme le premier saut d'un petit oisillon aux abords du nid. Qui s'envole, bat de ses petites ailes légères. De premiers battements, faibles, désordonnés, saccadé. Puis enfin, l'air dans lequel il s'engouffre, qu'il creuse. Éventre les tourbillons du premier appel. Puis il part, vogue sur cette barque de fortune, entre eaux calmes, puis troubles, d'immenses vagues, viennent, le font chavirer, alors qu'il dérive, flotte, les poumons gonflés d'eau. Qu'il recrache sur une plage, alors que le sable chatouille ses mains, ses grains s'accrochent à sa peau mouillée, parsemés d'éraflures. Il a envie de se gratter, d'enlever cette horrible sensation qui démange son épiderme.

Mais il n'en est rien. Alors il se relève, fonce tête baissée dans cette jungle urbaine. S'approprie ce qui ne lui appartient pas. Il détruit, se détruit. S'use, s'éteint. Expire, aspire. Se bat, un crochet, puis un autre, un coup de pied. La douleur qui l'éveille, l'adrénaline qui coule dans ses veines en une nuée démentielle. L'exalte à des sens inconnus. La drogue, qui fait s'engourdir ses membres, le fait songer au beau milieu de rêves opiacés. Une autre réalité, dans laquelle il se noie, pour échapper à la première. Tendre la main, dans l'espoir d'attraper une lueur quelconque, alors qu'elle se renferme sur le vide, le néant.

Puis la conscience, qui reprend le pas. La raison, en une bouffée d'air frais, qu'il hume après toutes ces années. Les regrets, les visages qui défilent, les voix qui le chagrinent. Et toutes ses formes spectrales qui entament une danse, autour de lui. Le hante continuellement, le font culpabiliser de toutes ces années de haines, de démences, de décadence. Muté dans ses silences habituels, intimidant. Qui garde, sans jamais rien dire. Qui encaisse, en serrant les dents. Et à l'abri des regards, lorsqu'il se retrouve seul, confronté à lui-même, il se déchaîne, dans un océan de flammes passionnelles. Qui le guide, le font tenir pieds à terre, en vie, encore un peu. Rien qu'un peu. Juste assez pour pouvoir pardonner, se pardonner. Trouver la rédemption.


Physique du personnage




Une grande silhouette, élancée, de longues jambes, démesurées, qui s'active, constamment. En course constante, presque contre la montre. Une énergie débordante. Une musculature fine, aux os noueux, anguleux. Des muscles saillants, qui s'exposent sur une peau hâlée, dorée. Il aime le soleil, préfère de loin ses rayons lumineux qu'à ceux de sa jumelle lunaire. Des tatouages. Un Phoenix qui arbore son épaule gauche. L'oiseau, revenu d'entre les morts. Qui renaît de ces cendres. Un rappel, un écho à un passé ravageur où il n'était rien, seulement une ombre errante. Et aujourd'hui, un oiseau qui crache ses flammes tempétueuses, se bat contre une vie devenue sa pire ennemie. Sa nemesis.

Des flèches en dessous de l'autre épaule. Qui tournoie sur elle-même. Un côté, puis un autre. Un rôle changeant. Des allusions salaces, d'une décadence qui à l'époque lui était propre. Plus un gribouillis qu'autre chose, fait sur un coup de tête. Une impulsion, comme ça, à l'instinct. Une envie d'un soir, comme un coup, vite fait, bien fait. Rapide, sans poser trop de questions. Consumée comme l'une de ces cigarettes dont il expire la fumée.

Sur la nuque, cachée, sous une montagne de filets de soie d'ébènes. La plupart du temps attaché en un chignon mal fait. Aux mèches éparses, qui dépassent de ses oreilles, s'accroche à sa peau comme une glu noire. Des symboles, ésotériques. Parce qu'une partie de lui à toujours crut en des forces supérieures, qui n'écoutent que leur propre volonté. Des éléments instables, comme lui, qui vont et viennent, sans demander quoi que ce sois. Par envie. Parce que c'est comme ça et pas autrement.

Et un regard, pleins de mystères, deux orbes flottantes de brumes, parsemés de formes spectrales qui tourbillonnent sur elle-même. Entame une valse jumelle. Un nez aquilin, prononcé, un peu cabossé, à force de coups, de souffrances qui lui ont tambouriné le visage comme un millier de lames transperçant sa peau. Des lèvres qui parfois se courbent en un sourire lointain, nostalgique. Des secrets, qu'il s'est promis d'effacer.

Histoire du personnage




Les embruns méditerranéens, l'odeur des cyprès, les rues de pavés et les montagnes qui se dessinent à l'horizon. Forme une chaîne qui semble inaccessible, leurs hauteurs impressionnantes cachent d'autres contrées qu'il ne peut imaginer. Un si jeune âge, insouciant, libre et déterminé dans sa fausse naïveté. Une cruauté typique du bas âge, sans aucune notion de bien ou de mal. Une éducation loupée, à écumer le quartier. Toujours le nez dehors, jamais dedans. Casse-cou, aventureux, énergique. Toujours là où il ne devrait jamais être. À se faire réprimander, comme si ça allait changer quoi que ce sois. C'est rentré par une oreille, sortie par l'autre. Il s'en fiche, des conséquences, des actes. Il veux s'animer, s'envoler, de ses propres ailes. Car là, ou le vent souffle, gonfle ses poumons d'audace, là où la ville s'anime, c'est ici qu'il se sent le plus libre.

Mais la liberté ne s'acquit pas à coup d'impulsions sanguines et d'envies pleines d'espoirs. Elle se mérite. Tout comme la nourriture qui manque, fait grogner son ventre d'impatience quant au prochain repas. À savoir s'il sera là, ou non. Et des parents, qui chaque jour affiche leurs mines accablées. Ils semblent épuisés, usés, au bord d'un gouffre qui menace de les engloutirent. Alors il sort, évacue cette lassitude qui l'accable à son tour. Il ne sais pas. Ne peux comprendre, car comme la plupart des enfants, ses intérêts sont ailleurs. Dans un éveil qu'ils ne peuvent comprendre. Perdu entre ces milles pensés qui bousculent son esprit. Mais lorsque la fatalité vint prendre place. Elle domine ce petit univers dans lequel il était son propre maître. Alors il fait ses adieux, à cette vie d'insouciance qu'il avait menée, à ces paysages qui l'avaient hanté. À cette famille, qu'il connaissait à peine. Désormais, sa vie, c'était ailleurs.

~~

Figure patriarcale. Ses yeux sont ceux d'un rapace, intransigeant, qui fixe Aidos de toute sa hauteur. Ses traits sont froids, sévères, lui donne des frissons de peur parfois. Une autorité qui lui avait manqué, un pilier qui s'efforça de reprendre une éducation déjà bien bâclée. Droit dans ses bottes, bien ancré dans une société qu'il s'était promis de ne pas suivre. Et pourtant, le voilà, devant l'école, à se tourner une dernière fois vers son grand-père, qu'il salue d'un geste de la main, avant de filer. À faire comme si de rien n'était, que son existence au Monténégro n'était plus qu'un lointain souvenir.  

À tenter de sympathiser avec d'autres gosses qui le rejetaient. Qui ne pouvait comprendre sa véritable nature, celui d'un enfant que la vie avait décidé de ne pas épargner, en laissant dans son esprit déjà quelques séquelles, si profondes, qu'elles ne tarderaient pas à faire surface. Et le voilà, adolescent. L'enfant des rues, qui en cachette sortait rejoindre ses amis. Ceux qui parvenaient à canaliser toute son énergie, entre premières cigarettes consumées en toussotant et premiers actes sexuels, parfois seuls, parfois à plusieurs. Les vices sont son nouveau monde, face auquel il s'accroche, dans une dernière lueur d'espoir d'un jour, pouvoir être compris. Mais la jeunesse est un atout destructeur, qui s'incruste à même son âme, fait de lui ce qu'il avait toujours rêvé d'être. Un homme libre, sans contrainte, attiré irrésistiblement par le danger. Comme un papillon virevoltant trop près de la lumière, sous risque de se brûler les ailes. Une passion auto-destructrice qui faisait bouillir ses veines d'ardeur.

Des études qui le bridaient, le forçaient à être quelqu'un d'autre. Alors il s'arrêta, défia la seule autorité capable de lui donner des frissons d'effroi. À coucher dehors, chez des amis, des connaissances. Toujours un seul et même type de personne, ceux qui derrière leurs regards, leurs sourires, avaient toujours des arrière-pensées. Mais il s'offrait, plongé dans leurs soifs décadentes, car tout cela, cette vie de dévergondé, ça lui convenait. Car c'était au plus proche du danger, qu'il se sentait le plus vivant. Comme un noyé, qui battait des bras pour atteindre la surface, à chaque bouffée d'air, de nouvelles sensations, enivrantes.

~~

Londres est enfermée dans sa grisaille éternelle et le ciel, pleure ses larmes de pluies. Les taxis déboulent sur les avenues, emportent l'eau dans leurs roues qui glisse sur l'asphalte. Autour de lui, la populace défoule, comme cet homme d'affaires-là, qui court à travers les embruns, sa mallette au-dessus de sa tête en guise de parapluie. Une bouffée de fumée franchit ses lèvres, l'air cynique. Comme si ça allait le protéger de l'averse. Et puis il y a ces deux hommes, là, qui se tiennent par la main, un sourire figé sur leurs lèvres. Ils semblent heureux. Mais son esprit semble ailleurs, évaporé dans ses pensées noires.

Son téléphone sonne, encore. Il ne veut pas répondre, n'en a pas envie. Il ne veut plus. N'a envie de rien à vrai dire. Si ce n'est que de rester là, sous la pluie, le visage niché dans son écharpe, ses cheveux d'ébène, trempés, qui s'accroche à ses tempes. Il a envie de tout faire valdinguer, de s'en aller, loin d'ici, de cette brumaille mélancolique qui s'accroche à lui. De prendre sa moto, de foncer sur les routes mouillées, jusqu'à atterrir dans un fossé. Mais à la place, il jette sa cigarette, l'écrase du bout de ses bottes de cuir. Attrape son smartphone dont la sonnerie l'agace, le rend corrosif. Il l'allume, une dernière fois, fait pianoter ses doigts, jusqu'à cet unique message.

<< Ton grand père est mort. >>

La rage l'emporte. Il serre son portable si fort entre ses doigts que ses jointures blanchissent et son visage, est figé en une expression froide, meurtrière. Il n'hésite pas, balance le combiné au sol, le roue de coups de ses bottes de cuir. Il pensait en avoir fini avec tout ça, pensait s'être détaché au point de ne plus rien ressentir pour eux, pour cette famille qui l'avait abandonné à son triste sort. Mais alors qu'il faisait demi-tour, son visage caché sous ses longues mèches de soies, il y avait des larmes. Des perles translucides, qui comme la pluie, dévalaient de ses joues.

~~

Changer d'air. Pour tout recommencer. Tirer un trait sur le passé et évoluer, seul. Sans attaches, sans rien qui ne puisse le retenir. Rien qui ne l'empêche de plonger dans ce gouffre sans fond. Mais dans ses abîmes, à la recherche de sensations fortes, il y avait un homme. Deux iris grises, envoûtantes. Comme un ciel recouvert de nuages brumeux, amenant la foudre dans son sillage. Un mauvais, un bon présage, il ne savait différencier. Ces notions-là, on ne lui avaient pas inculqué. Peut-être bien. Il ne savait plus. Et à vrai dire, il n'en avait plus rien à foutre.

Tout ce qu'il voulait, c'était consommer. Se faire consommer. Comme un objet, sans vie, sans âme. Un pantin destiné à errer, faire sembler d'étudier dans un lycée qui ne lui intéressait guère. Sortir tard le soir, lorsque le soleil laissait place à sa jumelle lunaire. Travailler, à mis-temps, plusieurs boulots à la suite, sur des chantiers en plein cagnard. Dans les ruelles, la nuit, à distribuer des poudres illicites. Et puis le rejoindre, lui. À l'abri des regards, là où personne ne pouvait voir ce qui se cachait sous ces traits dédaigneux.

Le vrai Žarko, celui qui au contact d'Adrian n'était plus qu'une flamme impétueuse. Une passion électrisante qui faisait battre son âme déchue au contact de la sienne. Cette bataille d'épiderme s'entrechoquant dans une danse lascive. À l'horizontale, la verticale. Peu lui importait. Du temps qu'il avait sa dose, sa soif, étanchée. S'envoyer un rail sous ses yeux, comme si de rien n'était, que tout ceci n'était que leurs routines. Une habitude. Se balancer quelques vannes douteuses et fondre, ses pupilles ouvertes vers des cieux cachés par un plafond. Squatter son canapé jusqu'à plus d'heures. Le temps de redescendre, de reprendre pieds à terre en ne gardant que le souvenir d'un rêve émerveillé. D'une autre vie dans laquelle il était maître de ses émotions et envies. Que ses instincts les plus bas n'étaient plus que de vieilles mémoires égarées, fragmentées. Au-delà de songes opiacés.

Il n'aimait pas Adrian, n'avait pas de sentiment pour lui. Mais il avait besoin de lui. Plus comme une addiction. Une drogue. Comme un chat solitaire, qui de temps à autre se plaît entre les bras de son maître, lui demande quelques caresses. Pour se rassurer, savoir qu'il n'est pas seul. Que quelqu'un est là, pense à lui. Il aimait à penser à cette époque, que Lynch était sa petite poudre blanche dont il ne pouvait se défaire.

~~

Les périodes les plus sombres se comptent par le nombre de personnes esseulées qu'on laisse derrière soi. Pas par minutes, heures, semaines, mois, années. Mais par les visages qui hantent, définitivement. Ces cigarettes fumées, ces pas foulés, ces baises consumées. Il est de ces personnes-là qui ont vécu une partie de leur vie sans peur, à croire que le monde lui appartenait. Que le sang battait jusqu'à ces tempes en une montée d'adrénaline insidieuse, délicieuse.

Les pneus qui brûlent l'asphalte, laisse des traînées noirâtres sur son passage. Les courses-poursuites, à toute heure de la nuit, du jour. Le bruit des armes qui se charge. Et les balles qui fusent. Un chargeur, puis un autre. Son cliquetis délicat qu'il entend encore. Les coups de poing, les coups de pied. Les cris d'horreur, la violence irradiant dans ses veines. L'herbe, la drogue, douce, dure. Son essence propre à son moteur endurci. Il encaisse, donne, puis reprend, toujours. Jamais il ne laisse rien derrière lui. Si ce n'est que des cris, des pleurs, des plaintes, des cadavres. Aucunes traces, seulement des séquelles dans son esprit.

Mais peu lui importe. Car il se déchaîne, se laisse aller à cette passion démente qui fait se vriller son âme. L'exalte, le transporte dans un univers de violence. Là où les règles sont les siennes. Là où ses paroles fusent, avec la fureur de balles d'un revolver qui se déverse sur une peau nue. La troue, l'arrache, fait s'arracher les muscles, exploser les ligaments. Il n'en rit pas. S’exécute, simplement car la volonté de sa nature le pousse. Car c'est ainsi dans son petit monde cruel. Cette jungle urbaine. Seuls les plus forts survivent, les faibles, périssent.

~~

<< Je veux pas de cette merde dans l'appart', Aidos. >>

Le nez recouvert de poudre, il se releva de son état comateux, les yeux rougis, sanguins. Un sourire s'était affiché sur ses lèvres en remarquant la présence de son colocataire dans sa chambre. Qui lui avait dit d'entrer ? Avec son air strict, ses sourcils constamment froncés, figés en une expression studieuse, la plupart du temps, son colocataire avait un air plutôt sexy. Avec ces petites lunettes recouvrant son nez mutin recouvert de tâches de rousseur. Mais il avait en cet instant précis franchit un seuil qu'il ne fallait pas. Celui de sa chambre. Il avait pourtant été clair sur ce sujet, ne pas rentrer dans son petit domaine. Même si son domaine avait des allures de déchetterie. Des draps sens dessus dessous, des vêtements éparpillés aux quatre coins de la pièce. Un cendrier rempli à ras bord qu'il n'avait pas vidé, évacuant dans la chambre une odeur de tabac froid.

<< Ta rien à foutre là, dégage. >>

Il l'avait prévenu, avait espéré du plus profond de son âme que son colocataire déguerpisse d'ici en vitesse. Mais c'était le contraire. Celui-ci était resté devant la porte, les bras croisés, comme s'il attendait une quelconque explication. Ce n'était pas la première fois qu'arrivait ce genre d'incident. Surtout lorsqu'il s'était amusé à ramener Adrian, quelques années en arrière. Son lit avait grincé si fort dans la nuit, que les lattes s'en souvenaient encore. Même les oreilles de celui avec qui il partageait son appartement. Il ne s'était pas gêné pour lui faire une réflexion, par laquelle il avait répondu avec un grand sourire provocateur.

<< Ça peut pas continuer comme ça, il va falloir prendre une décision. >>

Une décision ? Chez lui ? Un grognement s'échappa de ses lèvres et il s'approcha. Chacun de ses pas semblant s'approprier chacune des parcelles de sa chambre. Ses pieds heurtant une canette qui valdingua à l'autre bout de la pièce. Une impulsion soudaine fit grimper en lui une montée d'adrénaline. Son côté tempétueux prenant le dessus sur une raison qu'il avait perdue depuis bien longtemps.

<< Une décision ? Y'a pas d'ça, chez moi. >>

Bientôt sa main attrapa la tête de celui qui l'avait supporté durant tout ce temps et dans un cri sourd, elle s'éclata bruyamment contre le mur.  À plusieurs reprises. Aveuglé par la haine, les substances qui coulait dans ses veines en une nuée belliqueuse. Et bientôt, son corps retomba à ses pieds, inerte. Son beau visage, recouvert d'un liquide vermeil.

~~

Frapper. Encore et encore. Enfoncer son poing dans le sac, puis sa jambe. Frapper, jusqu'à en perdre l'équilibre, jusqu'à ce que la terre ne tourne plus rond, jusqu'à ce que les astres s'éteignent, jusqu'à ce que la voix en lui, qui hurle, se taise. Jusqu'à ce que ces membres le lâche, qu'il tombe d'épuisement. Que ces bandages entourés autour de ses doigts se gorgent du sang de ceux qui l'affrontent. Dans ces combats de rue, ou bien dans ces salles privées. Il connait quelques gens, pas forcément du bon milieu, mais de ceux qui le retiennent dans cette mer abyssale. Et peu importe qu'il coule ou bien qu'il se laisse emporter par les vagues. Il se noie, alors que résonne dans son esprit, la voix des innocents. Qu'ils l'inondent de leurs paroles.

S'imaginer sur ce sac, des visages familiers, qui défilent, des visages sans voix. Ses parents, qui ne lui ont jamais inculqué quoi que ce sois, qui l'ont délaissé, abandonné. Seul, destiné à errer, tel un pantin sans âme. Dont le seul carburant est une poudre blanche qu'il ne peut contenir. Le détruit de l'intérieur, petit à petit. Comme une gangrène, un virus qui se propage, alourdi, engourdi ses membres. Son esprit qui se meurt, s'éteint dans un cocon de drogues illicites. Perd sa flamme, sa passion, sa vigueur.

Et devant ce miroir, là, il ne voit que le reflet de sa propre déchéance. Ses joues creusées, ses mains tremblantes qui empoignent ses cheveux avant d'en voir un amas de soie entre ses mains. Ses yeux rougies, ses vaisseaux sanguins explosés, teinte ses beaux yeux grisâtres de couleur pourpre. Comme le sang, qui coule, s'accroche à ses vêtements, souille ses mains.

~~

Un cri s'éteint, se meurt contre une gorge. Une agonie latente, alors qu'il serre ce cou de toutes ses forces à l'aide de ce tissu. Son regard est fixe, sur un point, dans l'horizon de ce bureau. Il le sent se débattre sous lui, comme un agneau, qui s'agite, perd de ses forces petit à petit. Ses mains tentent de retenir le chiffon qui serre sa gorge, contracte sa respiration. Il suffoque, s'excite en sentant un souffle glacial lui titiller l'oreille. Ses yeux s'ouvrent, troublé, sortent de leurs orbites. Puis ses mains retombent, le long de son corps. Il s'éteint, subitement. Trop vite, trop rapidement. Et Zarko serre encore, de rage, de haine. Son visage est impassible, mais lorsqu'il le relâche, ses mains tremblent d'elle-même.

Puis il s'avance, détourne le bureau pour apercevoir le visage de sa victime. Son beau visage ayant perdu de toutes ses couleurs, ayant pris des teintes cadavériques et ses grands yeux ouverts, qui semble le fixer. L'aperçoivent au-delà de ses limbes dans lequel il se retrouve plonger. Un regard accusateur, tranchant comme deux lames de rasoirs. C'est toi qui as fait ça. Toi qui m'a plongé dans un repos éternel. Ne l'oublie jamais Zarko. C'est toi, uniquement toi. Ta faute.

Il déglutit, empoigne si fort le chiffon entre ses doigts, qu'en dessous de ses gants, ses jointures blanchissent, jusqu'à l'extrême. Des visages murmures sous ses yeux, des formes invisibles s'accrochent à lui. Et des voix, qui crient, de peur, de désespoir. Marque son âme au fer rouge. Teinte son esprit de leurs biles ensanglantées. Mais il se retourne, leur tournent le dos, lui tourne le dos. Puis il avance. Chacun de ces pas emporte avec lui, une toute dernière lueur d'espoir.

~~

Il y avait ce flic. Là. À qui il avait donné son cul, sans réel consentement. Juste pour faire ça vite, rapidement. Afin qu'il taise à jamais ce qu'il savait sur le grand brun. Ce flic, qui maintenant gisait sous pieds sous terre. Qu'il avait enterré, en forêt, pour que personne ne le retrouve. Une petite vengeance personnelle, après toutes ces années, où il s'était offert, comme un automate, à chaque fois ses yeux rivés sur un point qu'il ne pouvait apercevoir, alors qu'au-dessus de lui, l'autre s'appliquait à son affaire. Qu'en échange, il lui promettait de garder son dossier vierge, qu'il ne balancerait rien. Il s'était donné, comme une prostituée. Se gavant d'alcool et de drogues avant, à chaque fois, pour passer le moment entre songes et cauchemars.

Mais aujourd'hui, alors que les néons défilaient sur les avenues, les rues. Ses yeux lui piquaient, ses mains tremblaient de plus belle, accrochée sur le volant. Tout lui paraissait vague, comme la lueur de ce feu rouge, qu'il traversa sans en prendre réellement conscience. Et il accélérait, toujours plus vite, toujours plus loin. En se fichant des conséquences, l'aiguille du cadran de la voiture grimpant dangereusement. Il s'en fichait, n'en avait plus rien à faire. Même lorsque dans un bruit sourd, il heurta un mur. Que sa tête resta figée sur le guidon, sa vue se floutant, alors qu'autour de lui résonner en fond sonore des alarmes stridentes.

Mais son regard se perdait dans le loin. Et il fermait les yeux, sous lui, le sol sembla s'ouvrir. Et il ouvrit ses prunelles, pour apercevoir la mer. Des embruns familiers, le doux bruit reposant des vagues heurtant le sable marin et ses coquillages. Il avait envie de plonger dedans, d'attraper le ciel d'azur pour se l'approprier. Comme une envie de tout quitter, de tout abandonner. Qu'on le laisse en paix. Qu'il se repose, auprès de cette mer agitée, pour la rendre plus calme. S'éterniser sur ses côtes, s'allonger dans les grains, puis dans l'eau, avant de se laisser porter vers ses flots, à la dérive. Dans un corps, une âme, sur laquelle il n'avait plus aucun contrôle. Il avait envie de s'en aller.

À tout jamais.

~~

Je me détruirais, pour mieux t'anéantir. Je m'arracherais un membre s'il le faut, pour pouvoir t'atteindre. Je jetterais mon âme aux enfers, pour ne serait-ce que te toucher du bout des doigts. Je brûlerais mon corps, pour t'étreindre.

C'était ainsi, qu'il avait pensé, durant toute sa vie. Et maintenant, dans cet hôpital, entre ces quatre mur blancs, insondables. Il se sentait l'âme d'un zombie. D'une coquille vide, épuisée, usée. Il avait vécu au rythme des mouvements infernaux qui avait fait basculer sa vie. Sous une adrénaline prolongée par de la cocaïne. Entre baise et meurtre. Coups de feus et coups de couteaux. Aujourd'hui, il était perplexe, plongé dans un océan de regrets infinis. Un océan où flottaient toutes ses victimes qu'il avait laissées dans son sillage. Des, pères esseulés, des fils délaissés.

Il avait rencontré un homme, à l'hôpital, dont la vie ne tenait plus que sur un seul fil. Un qui ne pourrait jamais certainement s'en sortir. Et ils avaient parlé, à l'écart. Ils s'étaient raconté leur vie, le chaos, les cercles vicieux dans lesquels ils s'étaient plongés, tête baissée. Lui aussi, avait vécu comme il l'avait fait. Lui aussi, regretté tout ce qu'il avait pu accomplir. Mais alors que sous leurs yeux, défilaient les dernières lueurs solaires, dans un crépuscule nostalgique. Il s'était tourné vers Zarko, un sourire au bord des lèvres.

<< Jamais je ne pourrais les oublier. Jamais. Mais je penserais à eux. En bien. J'ai vidé tous mes comptes, car je le sais, qu'il ne me reste plus que quelques jours à vivre. Je leur ai envoyé de l'argent à tous. Tout ce que j'ai pris, tout ce que je leur aie arraché. Je ne fais pas ça pour moi, ou bien même pour avoir la conscience tranquille. Mais pour eux, car ils ne méritent pas ce châtiment que je leur aie imposés. Eux, méritent de vivre. >>

Et aux dernières lueurs de sa vie, on l'avait conduit, jusqu'à sa chambre. Où il s'était penché au-dessus de lui, une toute dernière fois. Il avait glissé sa main dans la sienne, pour l'accompagner, dans ce long voyage, où il n'y avait qu'une seule et unique place. Il s'était abandonné, lâché. Reposant sa tête contre son corps inerte, sur ses draps blanchâtres. Avait regardé une dernière fois son visage, recouvert ses yeux de la main afin de les fermer. Puis il avait pleuré, éclaté en sanglots, comme jamais auparavant. Son corps avait été parcourus de spasmes incontrôlables, alors qu'il naviguait dans une tristesse décourageante. Mais en apercevant une dernière fois son visage, ce sourire sur ses lèvres. Il savait.

Que désormais, il allait devoir tout détruire, pour mieux se reconstruire.



Du haut de cette tour de métal. Il observe la vue qui se déroule. Les lumières incandescentes de Niflheim, la vie qui parcoure ses rues, fait s'animer le quartier même lorsque le soleil plonge vers ses horizons infinis. Une cigarette au bord des lèvres, qu'il consume lentement, expire, puis respire. Ce sera la dernière. Comme un adieu, un au revoir. À une vie qui l'avait épuisé, puisé dans ses dernières forces, ses dernières barrières qu'il s'était érigé. Aujourd'hui, plus rien ne sera pareil. Il se l'est promis. A lui-même, pour leurs mémoires. Pour ceux dont les visages défilent, viennent troubler son sommeil. Le fait parfois se tordre de douleur sous ses draps.

Il s'était fourvoyé, d'une jeunesse inappropriée, virulente, insidieuse. Jusqu'à faire s'éteindre en lui cette flamme finale. Cette dernière vigueur, étiolée. Consumée, comme la cendre qu'il balance d'un geste las dans le cendrier. Vint étreindre ses autres amas calcinés, réduit en miettes grisâtres. Mais la vie reprend son cours, même lorsque les cendres tombent à terre, qu'elles se font balayées, par un coup de vent et qu'elles s'évaporent dans les airs, comme si leurs existences n'avaient jamais eu lieu.

Alors il contemple, cette vue offerte à lui. Cette deuxième chance. La dernière, l'Unique. Et puis il se détourne, écrase sa cigarette, pose son regard sur cet instrument. Lustré d'ocre, dans son étui, conservé, à l'abri. Comme une parcelle de son âme, dénichée. Il l'attrape entre ses doigts et bientôt, dans cette antre spacieuse, résonne une douce mélodie. Une nouvelle façon de respirer, de vivre. De profiter de tout ce qui autrefois lui avait paru dénué d'intérêt.

~~

Les démons du passé, s'accrochent. Voraces, insidieux, il s'était introduit dans son esprit comme un serpent noueux, s'enroulant sur sa peau avec la grâce d'une couleuvre prédatrice, avant de finalement resserrer ses écailles sur la peau nue de son cou. Le prendre au piège au moment où il s'y attendait le moins. Ses yeux orageux avaient été sa cage hypnotique. Il s'était baigné dans cette brume énigmatique ou n'en sortait que d'horribles images de son passé chaotique.

Un gouffre, un trou noir. Qui lui avait pompé toute son énergie. L'avait usé, rendu amer, corrosif. Un putain de trou noir. Qui aspire toute la lumière, la noie dans ses eaux d'ébènes, profondes. Rien n'en ressort, jamais. Un tourbillon de néant, qui aspire, croît sans cesse. Le voilà, après tant d'années, tant de souffrances, tant de regrets. Il aurait préféré ne jamais le rencontrer, ne jamais apercevoir ses deux orbes envoûtantes qui lui donnaient de nouveau l'envie de plonger à l'intérieur. Se perdre, jusqu'à ne plus avoir pied. Jusqu'à se noyer.

C'est fini, Adrian. Je ne veux plus jamais revoir ton visage. Pas maintenant. Pas après tout ce temps. Je ne veux plus entendre parler de toi. Tu m'as épuisé, usé, abusé.

Il se souvenait de ces nuits-là, sur l'oreiller, leurs conversations après une ou deux cigarettes, une énième bataille d'épiderme. Et la sensation d'être vide à l'intérieur. Un manque. Quelque chose à combler, qui jamais ne pourrait l'être vraiment. Mais il se tenait là, devant lui, à céder face à cette tentation pécheresse. Incarnation même du Malin. À contre-coeur. Pour ses erreurs passées, ses péchés qu'il voulait expier.

Puis enfin à accepter sa requête. Pas pour Adrian. Mais pour lui.

Protéger Dagan Scamander.



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Jeu 7 Déc - 17:57
Bienvenue ! Ton début de fiche est très joliment écrit, j'ai hâte d'en lire plus~

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And I walked through the valley of Death, fearing no Evil. And God, how wrong was I...

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Métier : Conseiller financier
Pouvoir : Bulles de vide
R:Element
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Jeu 7 Déc - 18:07
Bienvenue Yawn
J'aime aussi beaucoup le début de ta fiche, et puisqu'on a un bout de passé en commun, n'hésites pas à me mp si tu as des questions, toussa <3

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Jeu 7 Déc - 18:09
ZARKO FEELS

Je....
J'ai enfin tous les éléments pour parachever mon oeuvre !
Tellement hâte de te savoir validé !

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Salut, moi c'est Oliver de Carglass.



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Salut, moi c'est Oliver de Carglass.
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Lun 11 Déc - 21:08


Tu es validé ! Bravo !

« Même si je l'ai sûrement déjà dit sur la cb, je te souhaite la bienvenue sur le forum ! J'espère que tu te plairas parmi nous. Yaaas Je me présente, Oliver et je serais à partir d'aujourd'hui ton parrain. Je serais celui qui se chargera de lire tous tes rps pour vérifier que tout est en ordre ! Si tu as des questions, n'hésite pas à te tourner vers moi. J'tassure ! Les présentations maintenant faites, je peux parler de ta fiche ! J'adorais déjà de base le prédéfini et je trouve que tu te l'es très bien approprié. J'aime beaucoup ta plume, c'est très plaisant à lire. On ressent bien les émotions de Zarko et ça c'est cool. Elle s'est lu assez vite et je ne peux qu'apprécier les fiches comme la tienne ! Bref, tout ça pour dire que j'ai hâte de voir ce que ça va donner inrp car Aidos est vraiment un personnage très intéressant. Tu as bien fait de le prendre. Yawn »

• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
• Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
• Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️


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