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me crying and glitching then realizing there is still chocolate – Hamish

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Le plus beau labrador du monde avec un @.
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Messages : 306
Localisation : Sous les étoiles.
Métier : Dessinateur industriel
Pouvoir : Détecteur de mensonge.
Humeur : ლ(ಠ益ಠლ)

Double(s) compte(s) : Bartholomew A. O'Brien ● Aaron Barrow
Le plus beau labrador du monde avec un @.
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Mer 25 Oct - 18:31

  

    
Hamish Brackens

    
don't cry when the sun is gone because tears won't let you see the stars.

  

  
Nom : Brackens.
Prénom : Hamish.
Surnom : Mimish.
Âge : 24 ans.
Plutôt : Seke.

Origine(s) : Anglais.
Métier : Dessinateur industriel.
Groupe : Reload: Psychic.

Pouvoir et description : Détecteur de mensonge. C'est aussi simple que cela ; tu peux savoir lorsque quelqu'un te ment. Il faut que ce soit par la parole ; ainsi, tu ne détectes pas les mensonges lorsqu'ils sont écrits, à moins de les lire à voix haute. Tu ne les détectes que lorsqu'ils sont prononcés en temps réel, tu ne captes donc aucun mensonge lors d'émissions enregistrées – mais si elles sont diffusées en direct, là, tu les captes. Tu ne peux pas détecter des mensonges qui prédisent le futur ; si on te dit « ça va marcher », et que ça ne marche pas par la suite, tu ne sauras pas que c'était un mensonge. Tu avais mis du temps à comprendre toutes les subtilités de ton pouvoir, et tu n'es même pas certain de les avoir toutes captées.
Malus : Tout dépend du mensonge – si c'en est un petit, qui a une part de vérité en lui, tu ressens une légère douleur dans ta nuque et l'arrière de ton crâne. Si c'est un véritable mensonge, un début de migraine se déclare et s'intensifie si tu captes d'autres mensonges à la suite. Si on continue de te mentir, la migraine devient insoutenable, tes oreilles sifflent et tu as des vertiges – tu peux même finir par t'évanouir, et te réveiller une dizaine de minutes plus tard. Une migraine, non intensifiée par un nouveau mensonge, ne dure qu'une trentaine de minutes et les médicaments contre les maux de tête n'ont aucun effet dessus. De plus, lorsque c'est toi qui mens, tu ressens les mêmes choses mais légèrement amplifié – ainsi, la migraine durera quarante-cinq minutes si un mensonge sort de tes lèvres.
Position de la marque et description : Une étoile brisée dans la nuque. Tu ne l'as jamais remarquée.
Âge de la mort : 22 ans.
Cause(s) de la mort : Suicide.

►►


Mon pseudo sur le net : kalean. Much Doge
Âge : 19 brocolis.

Présence sur le forum :  je viens dès que je peux, c'est-à-dire souvent.
Que pensez-vous du forum : jpp il est si beau........ je vous aime très très fort ♥️

Le personnage sur mon avatar est : John H. Watson – BBC Sherlock
Le code est :


 
i want to smile about something


Hamish, tu es quelqu'un d'un peu trop émotif.

Un rien peut te mettre en colère. La plupart du temps, tu ne dis rien ; tu es en colère mais tu laisses tomber pour ne pas t'attirer d'ennuis, et parce que tu culpabilises très facilement (et tu sais que tu n'arriveras pas à fermer l'œil de la nuit à cause d'une toute petite remarque que tu aurais pu faire). Mais parfois, tu piques une crise, tu hausses le ton, tu te mets sur la pointe des pieds, tu fais de grands gestes et tu laisses parler ta colère. Tu détestes quand ça t'arrive – car tu ne fais pas attention à ce que tu dis, tu parles sans réfléchir et tu finis par regretter tes mots. Alors, tu laisses cette colère au fond de toi et tu l'ignores, puis tu craches tes mots lorsque tu es en face de ton écran d'ordinateur, là où tu peux tout effacer et oublier ensuite. Tu es souvent un peu grognon, un peu râleur, un peu blasé.

Malgré cette colère dont tu arrives parfois à faire preuve, tu es très amical – toujours là pour venir en aide. Tu ne peux pas t'empêcher d'aller aider qui que ce soit dans le besoin, tant que tu puisses y faire quelque chose et ne pas être complètement inutile. Tant pis si on te manipule, tant pis si tu ne deviens qu'une simple épaule pour pleurer – tant que tu peux te rendre utile, ça te va. Tu es peut-être un peu trop gentil, un peu trop soucieux des autres – si bien que tu t'oublies et que tu ne penses pas assez à ce que tu ressens lorsque tu veux aider. C'est idiot ; mais tu as toujours fonctionné ainsi et tu ne ressens pas le besoin de changer – pour l'instant. Cette envie d'aider est bien la seule chose qui te fait oublier ta légère timidité – dès que tu veux aider, tes mots ont un peu plus de facilité à sortir, tu arrives mieux à sourire, et tu t'ouvres un peu plus. Tu hais cette timidité ; elle t'empêche de faire le premier pas, tu as l'impression qu'elle t'oblige à te refermer sur toi-même, qu'elle coince tes mots dans ta gorge. Elle t'énerve.

Tu es assez pleurnichard. Tu peux pleurer pour tout et n'importe quoi ; de joie, de frustration, de colère, parce que ta série préférée est terminée, parce qu'il n'y a plus de yaourt à la fraise, parce que ton chien a l'air triste ou t'ignore, parce que tu n'arrives jamais à te décider, et ainsi de suite. Mais la plupart du temps, tu te retiens – tu es pleurnichard, oui, mais tu ne pleures pas si souvent que ça. Il est tout aussi facile pour toi d'avoir envie de pleurer que de retenir tes larmes – et au final, ça fait un bon moment que tu as versé quelques larmes. Tu trouves ça très idiot de pleurer pour un rien, de toute façon (mais quelle que soit la raison, tu trouveras ça idiot, même si ça ne l'est absolument pas…) ; et jamais tu ne te permettras de pleurer devant quelqu'un d'autre – lorsque tu t'autorises à verser quelques larmes, c'est lorsque tu es tout seul chez toi, caché sous les couvertures.

Tu es très pudique, très facilement embarrassé. Lorsque tu es gêné, tu bafouilles, tu perds tes mots, tu ne trouves plus rien à dire, tu t'énerves. Tu n'aimes pas ça et tu le fais rapidement comprendre. Tu es très facilement mal à l'aise, aussi – tu hais les contacts physiques, aussi anodins soient-ils (rien qu'une main sur ton épaule arrive à te rendre nerveux, parfois). Contrairement à ta gêne, tu encaisses les contacts physiques ; tu ne laisses pas savoir que cela t'embarrasse et tu attends que ça passe (tu as parfois l'impression d'être enfermé dans une bulle, et que tu ne souhaites pas qu'elle éclate, peu importe ce qu'il arrive…). Tu donnes l'impression que tu es un peu trop froid, un peu trop coincé – mais tu t'en fiches, franchement.

Mais, malgré cette émotivité dont tu arrives à faire preuve, ton visage reste impassible. La plupart du temps, tu caches tes émotions ; tu ne fais pas voir que tu es inquiet, ou triste, ou n'importe quelle autre émotion (à part lorsque tu es en colère… et heureux ; tu essaies de sourire plus souvent). Tu n'aimes pas lorsqu'on arrive à lire tes émotions et tes pensées sur ton visage, alors tu te renfermes sur toi-même et tu ne laisses rien passer. Tu ne le fais jamais savoir lorsque ça va mal, car tu ne veux pas qu'on s'inquiète pour toi, tu ne veux pas embêter les autres avec tes problèmes. Tu restes dans ta bulle, et ça te va – c'est un peu triste, mais tu ne cherches pas à changer non plus.

Tant pis pour toi, Hamish.

 
but i only feel the void



Tu n'aimes pas vraiment ce à quoi tu ressembles – et tu ne sais pas vraiment pourquoi, d'ailleurs ; tu ne t'aimes pas et c'est tout. Tu n'es pas très grand, ni très petit non plus ; tu ne mesures qu'un petit mètre soixante-huit, mais ça ne te gêne pas vraiment (enfin, il t'arrive de te sentir intimidé lorsque tu parles à des gens plus grand que toi, mais tu n'y fais pas vraiment attention…). Tu aimes bien t'habiller avec des habits légèrement trop grands pour toi (tu t'y sens beaucoup plus à l'aise que dans des habits à ta taille), ce qui te donne l'impression d'être encore plus petit que ce que tu es vraiment (ou que tu avais emprunté des habits à quelqu'un d'autre).

Tes cheveux blonds cendrés sont soit bien coiffés, soit totalement décoiffés – tout dépend de ton humeur et de si tu as réussi à te lever à l'heure le matin (même si, en général, tu essaies de prendre soin de ton apparence ; tu n'aimes pas donner l'impression que tu te négliges). Tu ne les coupes que lorsque c'est vraiment nécessaire – tu détestes aller chez le coiffeur –, alors, ils restent relativement courts et ça te va. Tu ne cherches pas à faire compliqué non plus – tu n'appliques pas toutes sortes de shampooings ou de gels dans tes cheveux, tu les laisses au naturel.

Lorsque tu étais petit, on te disait souvent que tu avais de beaux yeux – mais tu n'as jamais compris pourquoi. Toi, tu trouves tes iris bleues foncées tout à fait ordinaires, tu ne vois pas ce qu'il y a de « beau » dedans. Au fil des années, tu as même commencé à les détester ; tes yeux traduisent trop tes émotions, et tu n'aimes pas ça (mais bon, la plupart du temps, tu n'arrives même pas à regarder ton interlocuteur dans les yeux, alors tu n'avais pas à t'inquiéter pour ça…) ; ils montrent à quel point tu es fatigué, à quel point tu as quelque chose à dire mais que les mots ne sortent pas. Et ça t'énerve. Tu as de méchantes cernes sous tes yeux, qui se voient trop sur ta peau un peu foncée (on dirait que tu es constamment bronzé – tu trouvais ça amusant quand tu étais plus jeune), et qui témoignent du trop peu de sommeil que tu as chaque nuit.

Tu te caches très souvent derrière des tonnes d'habits – il n'est pas rare de te voir en hiver avec une chemise sous un gros pull en laine, tout ça derrière un manteau et une écharpe lorsque tu sors (l'hiver est ta saison préférée…). C'est donc assez compliqué de réellement deviner ta carrure qu'avec un simple coup d'œil, et ce n'est qu'en été – lorsque tu es obligé de porter des habits à manches courtes – qu'on devine facilement tes formes, et tes quelques rondeurs que tu t'obstines à cacher dès qu'il fait un peu plus frais (tu n'es pas vraiment complexé… tu n'apprécies juste pas vraiment ton corps – et puis, tu préfères grandement les gros pulls aux chemises à manches courtes). Mais tu n'es pas vraiment le genre à te regarder longuement dans le miroir et à essayer de dissimuler tous tes défauts avec toutes sortes de techniques absurdes – tu es comme tu es, et tant pis si tu ne t'aimes pas.

En fait, tu penses savoir pourquoi tu n'aimes pas ce à quoi tu ressembles – tu te trouves trop banal. Il n'y a rien qui saute aux yeux lorsqu'on te voit, rien qui sort de l'ordinaire, rien d'anormal… Et même s'il y a cette canne, que tu trimballes avec toi de temps en temps, qui semble assez contradictoire avec ton jeune âge, tu ne l'as pas si souvent que ça avec toi – et tu la détestes tout autant. Alors, au final, tu ne sais pas vraiment quoi penser de toi…
i'm not scared anymore, i'm not scared anymore



Toc toc toc. Ce bruit te suit partout – peu importe où tu vas, il finit toujours par te rattraper et te briser les tympans. Même dans tes souvenirs les plus lointains, il était déjà là, te suivant jusque dans les salles de classe, jusqu'à l'appartement où tu habitais avec ton père à l'époque. Toc toc toc. C'est le bruit de tes béquilles, celles que tu avais dû te trimballer durant une grande partie de ton enfance – mais même aujourd'hui, tu entends toujours ce bruit. Pas autant que lorsque tu étais enfant, mais il parvient toujours à tes oreilles et cela te met sur les nerfs.

Tu n'as jamais connu ta mère. Très affaiblie par l'Enfinité, elle avait rendu son dernier souffle en te mettant au monde – tes pleurs, qui étaient le tout premier son que tu entendais, étaient la dernière chose qui était parvenue à ses oreilles. Tu ne l'as connue qu'à travers les photos et les quelques vidéos enregistrées sur des cassettes, que tu regardais en cachette de ton père, dans le placard où la vieille télévision et le lecteur étaient rangés. Tu te souviens encore de la façon dont tu rangeais tout rapidement (un peu trop paniqué), dès que tu entendais ton père rentrer, et que tu prenais la fuite vers ta chambre. Toc toc toc. À cette époque-là, même dans l'appartement, tu devais encore te déplacer avec tes béquilles lorsque ton genou était trop douloureux.

Un peu après tes deux ans, on t'avait diagnostiqué une instabilité de la rotule droite – rien de bien méchant ; tu pouvais toujours de déplacer sans souci (tu ne risquais que des lésions ou, dans le pire des cas, une luxation du genou, si tu ne faisais vraiment pas attention), mais cela pouvait être assez douloureux et tu ne pouvais pas faire énormément d'efforts. Alors, on t'avait refourgué des béquilles, pour éviter d'avoir trop mal lorsque tu allais à l'école et pour ne pas mettre trop d'efforts dans ton genou. (Et ainsi, adieu l'activité physique et les escaliers – les ascenseurs étaient devenus tes meilleurs amis.) Toc toc toc, c'est le bruit qui te suivait lorsque tu marchais avec tes béquilles. On t'avait dit que ça s'arrangerait avec la croissance ; que quand tu seras plus grand, tu n'aurais plus énormément besoin de tes béquilles, que tu pourras marcher sans, que tu pourras même essayer de faire du sport. Mais la croissance, c'est long – et Hamish, tu n'as jamais été quelqu'un de patient. Plus d'une fois, tu avais essayé d'aller à l'école sans tes béquilles, d'essayer de te débrouiller sans, d'essayer de faire comme si tu n'avais rien – mais tu finissais toujours par avoir mal, ou d'avoir trop peur d'aggraver ton état, alors tu allais récupérer tes béquilles à chaque fois, dépité.

À l'école, tu te sentais différent. Trop différent ; toi, tu voulais être normal, tu ne voulais pas attirer les regards sur toi. Mais avec tes béquilles dans les bras presque tous les jours, c'était compliqué de rester inaperçu – surtout face à la curiosité enfantine. Tu n'aimais pas être harcelé de questions par tes camarades de classe, ou devoir attendre l'ascenseur et toujours arriver quelques minutes en retard aux cours (tu sentais le regard des autres enfants sur toi, tu te sentais un peu trop mal à l'aise…) – tout ça à cause de simples béquilles… Tu voulais qu'on te laisse tranquille – c'était tout ce que tu voulais ; mais peu importe à quel point tu priais, tu croisais les doigts, tu adressais tes vœux aux étoiles, ils ne te laissaient pas tranquille. Ah, ils ne se moquaient pas de toi ; non, ce n'était que des petites remarques gentilles. Mais tu ne savais jamais quoi répondre ; tu n'avais pas envie qu'on vienne te parler, tu voulais rester dans ton coin. Et même si les remarques n'avaient pas pour but de te blesser, elles te mettaient mal à l'aise, elles te faisaient mal – et tu te souvenais encore que tu passais de longues minutes devant la porte de chez toi, après être rentré des cours, à essuyer les quelques larmes sur tes joues pour ne pas inquiéter ton père (mais il finissait toujours par le remarquer…). Toc toc toc, le bruit te suivait dans les couloirs de l'école.

Au collège, puis au lycée ensuite, ce n'était pas très différent ; le bruit te suivait toujours – un peu moins. Ton état s'arrangeait, comme on te l'avait promis lorsque tu étais tout petit, et il y avait des jours où tu ne prenais pas tes béquilles si encombrantes. Tu t'étais isolé ; tu restais tout seul dans ton coin et on ne venait plus t'embêter aussi souvent qu'avant. Peut-être qu'ils avaient compris que tu voulais rester seul ? Tu n'en avais aucune idée, mais cela te convenait – tu passais tes journées à dessiner des formes quelconques sur ton cahier et ils te laissaient seul, ne venant te parler que lorsque cela était vraiment nécessaire. (Le rêve.) Et puis, la fin des cours arrivaient, et tu rentrais chez toi – tap tap tap. Le bruit était remplacé par celui de tes pas, lorsque tu n'avais pas tes béquilles dans les bras – mais cela restait rare ; peut-être une fois toutes les deux semaines, alors le bruit te suivait toujours autant. Le regard des autres devenait de plus en plus dur ; ça n'arrangeait pas la légère timidité que tu avais à l'époque (et que tu as toujours aujourd'hui, d'ailleurs), et plus d'une fois, tu rentrais avec un goût amer dans la gorge et les yeux qui piquaient. Mais tu ne pleurais pas – tu ne te le permettais pas, tu voulais faire comme si tout ça ne t'atteignait pas. Tu ne voulais pas avoir l'air faible, tu ne voulais pas penser à des choses négatives ; alors tu faisais comme si tout allait bien, comme si tu étais heureux. (Tu n'étais pas un très bon menteur, Hamish ; tu ne l'as jamais été.)

À la fin du lycée, tu avais dû faire un choix. Par rapport à certains de tes camarades, qui se tournaient pour la plupart vers l'université avec de vagues projets, toi tu avais des idées bien précises en tête. Il y avait peu de chose que tu adorais dans ta vie – tu n'avais pas énormément de passions. Tout ce que tu aimais, c'était la lecture, les étoiles et la géométrie – tu ne te voyais pas continuer tes études dans la littérature ; pour toi, la lecture n'était qu'un passe-temps et tu ne voulais pas que cela devienne une obligation. Les étoiles ne venaient qu'en second choix (de toute façon, tu aurais dû suivre tes camarades de classe à l'université avant de pouvoir commencer des études en rapport avec les étoiles que tu aimais tant depuis ta plus tendre enfance), et lorsque tu avais su que tu pouvais faire de la géométrie ton métier, tu n'avais pas hésité une seule seconde. Dessinateur industriel, rien que le nom te donnait envie, même si tu n'avais jamais connu de près le secteur industriel (et puis, les études n'étaient pas très longues ; juste deux petites années, ce qui te convenait bien plus que tu ne le pensais – tu commençais à en avoir marre d'être assis en classe à écouter des cours). Et, même si tu détestais de plus en plus les cours, tu avais énormément apprécié ses dernières années d'études – tu faisais quelque chose que tu aimais, et c'était tout ce qui comptait.

Après avoir obtenu ton diplôme, tu avais enfin pu laisser tomber tes béquilles ; tu les avais échangées contre une canne, moins pénible, plus pratique. Mais… toc toc toc. Elle faisait le même bruit que ses foutues béquilles, ce bruit qui te suivait encore et encore. Malgré ce que ton médecin te répétait, tu ne la prenais avec toi pas si souvent que ça – en fait, tu ne la prenais que lorsque tu allais faire les courses ou que tu allais faire de longues promenades… Tu n'avais plus aussi mal qu'avant, et tu en étais bien heureux. Tu étais resté encore un moment chez ton père, le temps de trouver du travail et d'avoir de quoi te payer ton propre chez-toi. (Enfin, c'était ce que tu pensais…)

C'était un soir tout à fait normal, lorsque tu t'étais rendu compte à quel point tu étais seul. Tu ne sais même plus pourquoi tu y avais pensé, mais ça t'avait frappé, d'un coup ; tu n'avais personne à qui parler, personne à qui faire part de tes passions, de tes envies, de ce qui te révolte. Ça t'avait énormément attristé – trop attristé même, tu avais l'impression que plus rien n'avait de goût, après… C'était une sensation que tu n'aimais pas, et tu te trouvais idiot d'être aussi triste juste parce que tu t'étais rendu compte que personne ne tenait à toi (même si ce n'était pas idiot du tout…). Mais ce n'était pas que de la tristesse, tu étais juste… démotivé de tout. Ça t'étonnait un peu que cette découverte te fasse te sentir aussi mal – et ce n'était pas que pour cette soirée, c'était resté longtemps, trop longtemps, tu avais l'impression que ça ne voulait plus te lâcher, que tu étouffais. Plus rien ne t'intéressait, tu n'avais plus envie de faire quoi que ce soit, tu n'avais même plus envie de sortir de ton lit – même les étoiles, que tu adorais tant, laissaient un arrière-goût fade dans ta gorge. (Ça t'avait presque fait rire ; toi qui avais tant voulu qu'on te laisse tranquille durant toute ta scolarité, voilà que tu n'avais plus envie de ça. Tu avais envie qu'on te tende la main, qu'on te traîne en ville, qu'on ait des conversations qui n'en finissaient plus avec toi… Mais c'était trop tard maintenant, et tu t'en voulais de t'être autant isolé.) Alors, quand tu avais le courage de sortir un minimum des couvertures, tu passais tes journées la tête plongée dans tes bouquins ou sur ton ordinateur – et de temps en temps (ou plutôt, souvent) tu vidais une cannette de bière (tu trouvais un maigre réconfort dans l'alcool, mais ce n'était toujours pas suffisant…). Mais parfois, même tes livres ou ton ordinateur ou l'alcool ne suffisaient pas, tu avais l'impression de t'ennuyer encore et encore, et tu te demandais pourquoi tu étais dans un tel état…

Tu en avais eu vraiment marre au bout d'un moment (d'un long moment, tu étais bien resté des mois comme ça). Tu te demandais à quoi cela servait que tu continues à ne rien faire de ta vie, à passer toutes tes journées dans ton lit, à rester coupé du monde ainsi. Tu en avais presque oublié le son de ta voix. Tu en avais presque oublié le son de ta canne. Tu avais choisi l'option de la facilité, franchement – tu n'avais pas essayé d'aller mieux, tu n'avais même pas essayé de faire des efforts. C'était un soir de Novembre, tu t'en souviens encore, tu n'avais pas pris ta canne, et tu n'étais pas monté dans l'ascenseur non plus – tu avais monté les deux étages qui te séparaient du toit, lentement, doucement, pour ne pas éveiller la douleur dans ton genou. Tap tap tap… Ça faisait longtemps que tu avais entendu le bruit de tes pas, seul, sans celui de ta canne qui venait tout parasiter. Tu étais arrivé sur le toit, sans souci, avec peut-être une légère appréhension qui te tordait l'estomac, mais tu faisais de ton mieux pour l'ignorer. Tu tendais les bras aux étoiles et les étoiles te tendaient les bras – tu avais presque envie de rester ici à les regarder, mais tu n'étais pas venu pour ça (et il faisait froid aussi…). Tu t'étais approché du bord, un peu trop… le bout de tes chaussures était dans le vide, mais tu t'en fichais ; c'était le but. En réalité, tu n'y avais pas vraiment réfléchi sérieusement – tu y pensais depuis quelque temps, mais tu n'avais jamais posé le pour et le contre, tu n'avais jamais pensé aux conséquences, tu n'avais pas pensé à ton père. Tu te disais que ce n'était pas très grave, ça allait bientôt être fini de toute façon… Alors, tu avais lancé un dernier regard aux étoiles – tu avais l'impression qu'elles se moquaient de toi –, puis tu t'étais tout simplement laissé tomber.

Ah.

Ses petites pupilles rouges qui te fixaient te mettaient vraiment mal à l'aise. Tu t'étais attendu à tout, absolument tout, mais pas à te retrouver devant cette… chose qui avait pour tête un crâne de loup. La douleur dans ta nuque et dans le haut de ton dos t'empêchait de te concentrer, et c'est seulement après qu'elle t'ait posé une question que tu t'étais rendu compte que tu te trouvais tout simplement en face de la Mort. (Tu avais réussi, tu étais mort, mais tu avais l'impression que quelque chose clochait…) Tu n'avais pas vraiment compris ses paroles, alors tu t'étais contenté de hausser les épaules et de murmurer un tout petit « Je ne sais pas… » – mais tu ne semblais pas avoir le choix, de toute façon. Sur le coup, tu ne comprenais pas ce qu'impliquaient réellement ses mots, tu ne comprenais pas qu'ils étaient décisifs pour toi. Tu avais fermé les yeux, incapable de soutenir ce regard plus longtemps.

Tu n'étais plus en face d'Elle lorsque tu avais rouvert les yeux. Tu faisais face aux étoiles, et la douleur dans ta nuque s'était presque effacée… Tu t'étais redressé, tu sentais les branches du buisson s'accrocher à ton pull (presque comme si elles ne voulaient pas que tu partes…), et tu avais finalement repris tes esprits. Tu étais en bas de l'immeuble, tu avais bel et bien sauté, mais les buissons avaient rattrapé ta chute… ? Mais, buissons ou non, vu la hauteur à laquelle tu avais sauté, tu n'aurais pas pu survivre… Et c'était seulement maintenant que tu avais réellement compris les paroles de la Mort – tu avais bien succombé à ta chute, mais elle t'avait ramené à la vie, sans même que tu puisses lui donner ton avis. C'était… effrayant. Tu te demandais vaguement ce qu'il se passerait si tu remontais sur le toit et que tu sautais à nouveau, mais tu n'avais pas envie de la revoir. Tu n'avais pas envie de soutenir son regard. Tu n'avais pas envie d'entendre sa voix. Alors, tu étais sorti du buisson, sans un mot, et tu étais rentré chez toi. Tu t'étais réfugié dans ta chambre, sous tes couvertures, et tu n'avais pas dormi pour le restant de la nuit. (Non, en fait, la mort n'était pas vraiment la solution…)

C'était seulement quelques jours après cet événement que tu t'efforçais à oublier, que tu avais eu la bonne idée de te reprendre en main. De faire des efforts. D'essayer de t'en sortir. Tant pis si tu étais toujours seul, tant pis si tu vidais toujours des cannettes de bière – tu allais t'en sortir, tout ira bien. Tout ira bien. Tu avais commencé par chercher du travail – tu te disais que tu avais besoin d'une occupation, de faire quelque chose que tu aimais (que tu sois obligé de le faire pour ne pas te donner d'excuses pour ne pas le faire). On t'avait embauché dans une petite boîte, pas très loin de chez toi, tu pouvais même y aller à pied lorsque l'envie te prenait (mais tu préférais prendre le train… là, au moins, tu ne te sentais pas obligé de prendre ta canne et d'entendre le bruit…). Tu avais finalement quitté l'appartement de ton père – tu avais eu besoin de changer d'air, d'avoir un endroit rien qu'à toi. Tu avais alors emménagé dans un appartement, dans la ville d'à côté – Niflheim (tu te souvenais que tu voyais le nom de la gare à chaque fois que tu prenais le train…). C'était un petit appartement au rez-de-chaussée, un peu étroit mais cela te convenait – c'était un petit coin tranquille où tu t'y sentais bien. Pour contrer ta solitude, tu avais décidé d'adopter un chien – un labrador. Tu as toujours adoré les chiens, et les labradors étaient l'une de tes races préférées, et lorsque tu avais vu le petit chiot au refuge, tu n'avais pas hésité une seule seconde. Tu savais qu'il allait t'empêcher de te négliger de nouveau ; car si c'était le cas, tu n'aurais plus le courage de t'occuper de lui non plus, et tu ne voulais pas que ça arrive. Jamais. Alors, tu t'occupais bien de lui, et tu t'occupais bien de toi. (Tu l'avais nommé Deneb – ce n'était qu'un chiot lorsque tu l'avais adopté, il a bien grandi maintenant.)

Tu avais mis du temps à comprendre d'où venaient tous ses maux de tête. Tu savais que c'était mauvais signe d'en avoir autant, mais les quelques examens que tu avais fait à l'hôpital n'avaient rien donné. Et tu avais finalement fait le lien, un peu trop tard à ton goût, alors que tu mentais à ton père au téléphone – et tu avais eu l'air idiot de ne pas avoir remarqué plus tôt que ses maux de tête apparaissaient dès que quelqu'un – ou toi – mentait. Et il t'avait fallu encore plus de temps pour te souvenir des paroles de la Mort, et enfin comprendre que c'était Elle qui t'avait donné ce… pouvoir (tu ne savais même pas comment le qualifier). C'était un don qui pouvait s'avérer très utile, et tant mieux pour toi – tu préférais ne pas penser à la Mort, cependant. (Tu étais toujours aussi effrayé lorsque tu y pensais un peu trop…)

Te voilà maintenant dans une routine, qui ne t'ennuie pas tant que ça. Tu trouves du réconfort dans les étoiles et l'alcool, et dans ton chien qui t'apporte tant de bonheur. Tu essaies de te faire des amis, de parler aux autres, de passer outre cette petite timidité. Tout va bien, tout va mieux – ce n'est pas encore ça, mais ça va. Parfois, tu rentres tard le soir, la tête collée contre la vitre du train, et tu sursautes à chaque fois qu'une voix annonce le prochain arrêt. Puis, elle annonce le tien, tu te lèves, tu prends ta canne que tu t'obliges à prendre lorsque tu vas travailler, et tu descends du train. En hiver, lorsque le ciel est dégagé, tu as la chance de pouvoir rentrer, accompagné des étoiles et de la Lune. Souvent, tu te dépêches, tu ne veux pas faire attendre Deneb plus longtemps dans ton appartement. Mais…

Toc toc toc. Ce bruit te suit vraiment partout.
 



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Mer 25 Oct - 19:12


Tu es validé ! Bravo !

« Bienvenue sur le for-... Ah non. Yawn J'aime le titre, j'aime les musiques, j'aime la fiche et j'aime Hamish. ♥️♥️♥️ (mais pas les bidets par contre) J'ai vraiment adoré lire ta fiche, c'était doux, c'était frai... CA SENT BON LA MER ET LE SABLE CHAUD. ♥️ J'ai juste envie de faire plein de câlins à ce petit Hamish, il est vraiment trop mignon. ;; Comme tu le sais, on change pas, tu restes toujours chez les olives et je t'offre une réparation gratuite pour ton pare-brise OHOHOH »

• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
• Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
• Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥️


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