RSS
RSS

Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

 :: Centre Ville :: Centre ville :: Librairie Latasha Wilson Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les liens du sang sont indélébiles [PV Stefan]



Recap'rp & chronologie
Messages : 83
Localisation : Somewhere
Métier : Étudiant en langues / Serveur
Pouvoir : Possession
Humeur : Sleepy

avatar
R:Divers
Voir le profil de l'utilisateur




Icilio M. Pierce
R:Divers
Ven 13 Oct - 15:12
Les liens du sang sont indélébiles

Il était entré dans la librairie sans trop savoir ce qu'il venait y faire, prit par un sentiment de curiosité qui l'avait brusquement supplié d'y entrer. A peine avait il croisé du regard la vitrine qu'il s'était empressé de terminer son thé à emporter, acheté en descendant du bus quelques minutes plus tôt au premier café du coin, quitte à s'ébouillanter sous l'impulsion. Il s'était alors débarrassé du gobelet qui lui été resté dans les mains, vidé de tout intérêt et revint sur ses pas après avoir nourrit la poubelle, se postant devant la porte d'entrée. Il ne lui fallut pas longtemps avant d'entrer. Le pas de la porte passé, il s'aventura dans les lieux en se disant que de toute manière ça ne serait jamais une perte de temps que de lire ou chercher un bon livre. Il dit bonjour au vendeur découvrant les lieux, l’apercevant sur sa gauche qui encaissait un client. Celui-ci lui rendit la politesse et Icilio s'engouffra entre les rayons, sans rien chercher de particulier, par simple plaisir de voir des centaines de livres, laissant son regard se balader de bouquins en bouquins et d'étagères en étagères. L'ambiance lui plût, c'était calme mais pas silencieux. La librairie lui renvoyait une sensation agréable, un plaisir d'être ici, bercé par une multitude de connaissances qui n'attendaient que d'être dévorées. Il s'amusa du titre de certains livres, notamment lorsqu'il tomba sur le rayon « bien être, spiritualité et psychologie du bonheur ». Le bonheur, il savait bien que ça n'existait pas. D'ailleurs, la psychologie du bonheur n'existait pas non plus, ce n'était qu'un attrape nigauds. Comment pouvait il exister un bonheur lorsque le propre de l'humain était de chercher ce bonheur inexistant ? Le chercher sans jamais le trouver, c'était ça le bonheur, c'était ça qui faisait avancer l'humanité, toujours un peu plus guidée par sa soif de recherche, d'évolution, avec l'envie cachée d'atteindre un jour ce bonheur tout en sachant au fond qu'il resterait inatteignable. Si bonheur il y avait, la vie n'aurait aucun intérêt, l'espèce humaine n'évoluerait pas, ce serait un jeu sans but, un jeu qui serait terriblement ennuyant. La joie, le fait d'être heureux, cela existe… mais le bonheur se caractérise pas quelque chose qui ne s'attrape pas, il n'existe pas en tant que tel. Il s'éloigna du rayon après s'être moqué intérieurement de certains de ces bouquin. En soit, écrire des bouquins sur le bonheur ou en acheter, cela restait toujours une question de bonheur a atteindre sans le pouvoir et si les personnes les écrivant ou ceux les achetant se sentaient mieux en se persuadant qu'ils le touchaient du doigt en le faisant… grand bien leur faisait il. C'était leurs règles du jeu, mais pas les siennes. Il esquiva en toute état de cause le rayon qu'il renomma intérieurement « trucs de sciences » pour passer à ceux de littérature. Le scientisme, très peu pour lui. L'imaginaire était déjà plus agréable à vivre et moins dangereux pour l'esprit. Après une bonne vingtaine de minutes, perdu intentionnellement entre les œuvres disponibles, il finit par tomber sur un petit rayon proposant des livres sur l'Italie. Le premier qu'il attrapa fût un livre de photographies qu'il contempla en surface. Il finit par le reposer et en prit un deuxième, un livre de cuisine cette fois ci. Mouais, ils pouvaient faire mieux niveau respect de la culture culinaire italienne… Tout n'était pas une question de pâtes et de pizzas en Italie. En reposant ce cliché de recettes, un petit livre linguistique attira son attention avec le mot «Sicile» apposé dans son titre. Il l'attrapa du bout des doigts et s'installa dans un coin pour le feuilleter. Visiblement, il s'agissait de référencer les différents dialectes présent sur le territoire sicilien et de proposer un historique évolutif pour chacun d'entre eux, remettant en avant l'histoire de l'île. Clairement, il adhérait à l'idée. Il s'était mis en tête de ne lire qu'une ou deux pages tout en feuilletant rapidement le reste afin de savoir s'il s'autorisait à l'acheter où si cela ne ferait qu'un livre inutile en plus sur son étagère mais il fût si intéressé qu'il ne vit pas le temps passer et se retrouva submergé dans sa lecture.

ft. Stefan

_________________






Ma fiche ~ Mes liens ~ Mes rps
Messages : 321
Métier : Etudiant en droit
Humeur : Sombre et débridée

Double(s) compte(s) : Ginger Briggs
avatar
Human
Mer 18 Oct - 19:33


Les liens du sang
Avec Icilio M. Pierce


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la toison
Et puis est retourné, plein d'usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge…
♪♫♪♫

7 septembre.

Une semaine. Stefan tressaille et laisse échapper un juron en éloignant sa shavette de son visage, contemplant avec dépit la petite coupure qu’il vient de se faire sur le côté gauche de la mâchoire. La troisième depuis qu’il a entamé son rasage du matin. Inutile de préciser que ça commence doucement à lui porter sur les nerfs. Et j’ai encore une semaine à passer avec cette putain d’attelle… Sachant que ça fait déjà quinze jours qu’il est dans cet état, on aurait pu penser qu’il en aurait pris l’habitude mais c’est justement la dernière semaine la plus longue. L’italien en a assez de ne pas pouvoir se servir de sa main gauche, de ne pas pouvoir jouer au basket, de ne pas pouvoir aller travailler à la librairie, de souffrir lorsqu’il s’assoit, se lève ou s’allonge, de devoir compter sur l’aide d’Inno pour toutes les tâches ménagères, sans parler de l’aider à mettre son attelle. Ça le rend encore plus hargneux que d’habitude, en plus… Enfin. Au moins son visage ressemble de nouveau à peu près à quelque chose. Ça peut sembler étrange (et un peu vaniteux) que le plus dur à supporter pour lui ait été de devoir contempler chaque jour dans le miroir son visage tuméfié, avec ses hématomes sur la mâchoire, son œil au beurre noir et ces points de suture à l’arcade qui n’en finissaient plus de noircir sous les croûtes. Pourtant c’est bel et bien le cas, malgré la fracture au poignet et les deux côtes fêlées dont il a également écopées. Parce que chaque regard sur ces blessures lui évoquait fatalement la façon dont il les avait reçues et les raisons pour lesquelles on les lui avait infligées. La souffrance physique, c’était sa punition personnelle. Mais son visage abîmé, c’était le pilori. Comme s’il avait été contraint de porter ses erreurs de façon visible, offertes au jugement de tous. Comme si pour une fois son apparence avait cessé d’être trompeuse pour refléter le mal qu’il avait lui-même fait à d’autres. Comme Dorian Gray…

Mais à présent, ça va mieux. Les ecchymoses se sont résorbées depuis deux semaines. Celle autour de son œil a quasiment disparu et celle sur sa mâchoire est désormais plus jaune qu’autre chose. La cicatrice sur son arcade est à peine visible si l’on y fait pas attention ou si on ne le regarde pas de près. Non vraiment, il n’y a guère plus que ses côtes, ce fichu plâtre et cette maudite attelle qui lui gâchent la vie, même si on les lui enlève la semaine prochaine. Évidemment, il ne pourra pas reprendre le basket avant un bon mois dans ces conditions mais à la limite, avec sa rentrée en L3, ce n’est pas plus mal. Entre sa bourse et l’Erasmus, les joies de l’administration et ses premiers cours lui demandent bien assez de temps comme ça. Et puis il n’a pas envie de revoir Renzo tout de suite. Il se voit d'ailleurs en direct rougir violemment alors que le visage de l'américain vient brièvement squatter ses pensées. Non, vraiment. Pas tout de suite… Lorsqu’il en termine enfin avec sa shavette, Stefan passe une main précautionneuse et contrite sur son visage. On dirait que je me suis battu avec les chats… À peu de choses près, oui. Mais ça s’estompera bientôt. Contraint de se satisfaire du résultat, l’italien finit par se résoudre à sortir. Il n’a pas cours cet après-midi et n’a pas envie de rester à l’appartement. Rester assis devient douloureux à force, marcher lui fait du bien. Et il y a un endroit où il a envie d’aller, où il n’a pas été depuis un moment. Il se met donc en route pour la librairie, avec un peu plus d’entrain dans le pas que ces derniers jours.

Même s’il n’est pas en mesure de l’aider avec les livres (et qu’il refusera de toute façon de le faire travailler alors qu’il est en arrêt et censé se reposer), Eden est content de le voir. Il l’autorise même à faire un peu de récolement dans l’arrière boutique, pourvu qu’il ne force pas trop. Stefan le remercie d’un sourire et d’une parole amicale. Quel patron cool… Même si ce n’est pas grand-chose, ça lui fait du bien de se sentir utile et il avance avec enthousiasme vers le fond du magasin pour s’y mettre. C’est à cette occasion qu’il manque de percuter un jeune homme brun à la peau mate, installé au détour d’une étagère. Stefan parvient à l’esquiver à temps au prix d’une torsion du buste qui lui arrache une grimace de douleur, mais il l’efface aussitôt d’un sourire :

« Holà ! Pardon monsieur, je ne vous avais pas vu. Vous ne devriez pas rester dans cette allée si vous… voulez… »

Son sourire fond doucement sous l’effet de la surprise qui se peint sur son visage. Son cœur se met soudain à battre plus lourdement contre ses côtes abîmées. Mais… Il fait sa taille à présent. Ses traits ont quitté l’enfance pour devenir plus fins, plus anguleux, plus perçants aussi peut-être. Mais les yeux embusqués derrière les mèches folles l’éblouissent sitôt qu’il en perçoit l’éclat, comme le faisait le soleil d’été sicilien de son enfance. Sa bouche s’assèche, comme sous l’effet du vent sec et chaud qui souffle depuis sa mémoire, lui portant sur la langue les effluves d’aiguilles de pin. Putain, c’est pas vrai…

« Cilio ? »

Il n’arrivait pas à prononcer le « i » au début de son prénom quand il était tout petit et qu'il apprenait à parler. Même lorsque sa mère détachait longuement chaque syllabe, de sa bouche de petit garçon à l’adorable bouille ronde finissait invariablement par tomber ce surnom, qui a fini par rester. D’un coup, Stefan bondit dans le passé. Il se revoit enfant dans la pinède derrière la maison de famille de sa mère en train de courir derrière son cousin de toute la force de ses jambes griffées par les herbes sèches, heureux et fier comme un paon qu’un grand (avec ses trois ans de plus, il lui paraissait immense) veuille de lui comme compagnon de jeu. Il se souvient du regard rempli d’adoration qu’il posait sur lui quand il lui apprenait à siffler avec un brin d’herbe ou à construire une cabane. Il se souvient de la façon dont il se retenait de pleurer, dont il répétait de toutes ses forces qu’il n’avait pas mal quand sa mère ou sa tante soignait ses genoux écorchés après une chute sur un chemin caillouteux, pour qu’on le laisse retourner jouer avec son cousin. Et il se souvient… il se souvient du jour où tout s’est arrêté, où son père lui a annoncé qu’ils ne retourneraient plus en Sicile pour les vacances, que la famille là-bas ne voulait plus d’eux. Et il a beau savoir que plus de dix ans se sont écoulés depuis, le chagrin qu’il a ressenti alors lui saute à nouveau à la gorge en retrouvant sa mémoire d’enfant dans ce visage... 

Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA

_________________


Merci à Yasuo Jésus pour cette belle signa et cette merveille de vava ♥️♥️♥️♥️♥️
Stefan parle anglais et italien !

Cartes de membre, cadeaux et joies:
 


Recap'rp & chronologie
Messages : 83
Localisation : Somewhere
Métier : Étudiant en langues / Serveur
Pouvoir : Possession
Humeur : Sleepy

avatar
R:Divers
Voir le profil de l'utilisateur




Icilio M. Pierce
R:Divers
Dim 5 Nov - 16:28
Les liens du sang sont indélébiles

On manqua de lui rentrer dedans mais il ne s'en formalisa pas, plongé dans sa lecture, esquissant même un sourire en entendant - ce qu'il supposait être le vendeur- lui faire remarquer qu'il ne devrait pas rester planté au beau milieu du passage. Sans lever les yeux de son bouquin, il se décala pour laisser à l'homme la place de passer, se dépêchant de terminer la lecture de la page qu'il avait entamée tout en lui répondant d'une voix sympathique, n'ayant pas particulièrement prêté attention à la surprise dans le tonalité finale de sa voix, qu'il n'y avait aucun mal. Son esprit était à la Sicile et ses dialectes, il voulait y rester encore un peu plus longtemps, ne pas le laisser revenir de suite à la librairie de Niflheim, la maison lui manquait.

« Pas d'soucis, vous en faites pas, vraiment. J'finis juste de jeter un œil, j'vais passer à la caisse.»

Il fût tout de même forcé de lâcher sa page des yeux, abandonnant difficilement sa lecture, en entendant le vendeur l'appeler « cilio ». C'est lui qui pointait un regard surpris, voire stupéfait sur le jeune homme désormais. Il n'avait pas donné son prénom alors il lui parut surréaliste de se faire dénommer par un inconnu, même surnommer, d'autant plus qu'on ne l'avait pas appelé comme ça depuis… depuis bien une dizaine d'année maintenant. Il arqua un sourcil, son interrogation mise en avant par son visage, comme s'il lui demandait implicitement le pourquoi du comment il connaissait son prénom et l'appelait ainsi. Le seul qui l'ai jamais appelé « cilio », c'était son petit cousin Stefan, de trois ans plus jeune que lui et qu'il voyait durant les vacances régulièrement en Scille jusqu'à ce que la vie ne vienne les séparer tous les deux de l’île ; une bouille d'amour sur pattes qui le suivait toujours partout, le seul petit blondinet de la famille, dont les yeux dorés l'avaient toujours captivé.

Il fixa attentivement le vendeur, le dévisageant de la tête aux pieds. En dehors du fait qu'on aurait pu croire qu'il était passé sous un camion durant l'année, deux détails captèrent son attention, le laissant frissonnant : il était blond… les yeux dorés…

«… Sérieusement ? » les mots s’échappèrent d'entre ses lèvres, il se retrouvait là, dans une allée de la librairie, figé face à la vue du jeune homme devant lui. Plus il le contemplait et plus il lui devenait évident que l'homme qui lui faisait face était son petit cousin. « … Stefan ? »

Ses pensées se bousculèrent les unes les autres dans sa boite crânienne. Comment c'était possible ? Pourquoi aujourd'hui ? Cela faisait des années qu'il n'avait plus de nouvelles de Stefan. La dernière fois où il avait demandé après lui on lui avait répondu que son paternel ne voulait plus qu'il entende parler de lui et du reste de leur famille, ça lui avait brisé le coeur. Il aurait aimé que Stefan cherche à garder contacte d'une manière ou d'une autre, ça lui avait vraiment mis un coup de ne plus le revoir mais entre temps il avait lui même suivit son paternel et la vie avait fait qu'il n'avait jamais pris le temps ni de chercher après son petit cousin ni de le contacter. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'il l'avait oublié. Il n'y avait rien de plus important que la famille pour Icilio, qu'il ne se soient pas vus pendant des années n'y changeait rien : il restait toujours son cousin et il l'adorait toujours autant. D'ailleurs, d'où son adorable petit cousin faussement casse-cou qui cherchait à avoir son attention et à l'impressionner, qui le regardait toujours avec de grands yeux émerveillés était devenu le canon devant lui ? Les deux images ne collaient pas, il refusait totalement de les associer, Stefan était resté un enfant pour lui, à aucun moment il ne s'était dit qu'il avait dû grandir, tout comme lui. Il posa son bouquin sur la première étagère qu'il trouva à bout de bras et s'élança sur l'italien pour se le coller dans les bras et le serrer fort contre lui.

« Dio Mio, Stefan ! Qu'est-ce que tu fous là ?! »

Il s'écarta un peu pour pouvoir mieux le regarder, c'était bien lui, aucun doute là dessus.

« Regarde toi Bambino ! Qui t'as autorisé à grandir comme ça ?! »

Il demanda en riant, le sourire jusqu'aux oreilles alors qu'il lui tirait instinctivement les deux joues pour lui gagater dessus, ce qui ne serait pas sans lui rappeler les traumatismes d'enfance causés par les petits vieux et le peu de petites vieilles qui s'amusaient à pincer les joues de tous les gamins qui leur passaient devant au village.

« Sono così felice di vederti ! Qu'est-ce que tu deviens ?? »

ft. Stefan

_________________






Ma fiche ~ Mes liens ~ Mes rps
Messages : 321
Métier : Etudiant en droit
Humeur : Sombre et débridée

Double(s) compte(s) : Ginger Briggs
avatar
Human
Dim 12 Nov - 15:58


Les liens du sang
Avec Icilio M. Pierce


Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ?
♪♫♪♫

C’est pas vrai… Stefan est incapable de réagir même lorsqu’il s’entend appeler par son prénom, confirmant l’improbable. C’est vraiment lui… Malgré la conscience aigüe quelque part dans un coin de sa tête qu’ils doivent vraiment avoir l’air stupide à se regarder comme ça dans le blanc des yeux avec la mâchoire qui tombe sur les genoux, il ne peut toujours pas bouger, sidéré par la situation. Combien y avait-il de chances pour qu’il croise ici, dans une petite librairie anglaise où il n’était pas censé travailler, un cousin sicilien émigré aux Etats-Unis et perdu de vue depuis plus de dix ans ? Pas beaucoup, à l’évidence. De fait, il n’y était absolument pas préparé et ne peut endiguer le flot de questions, de souvenirs, de sentiments contraires que provoquent en lui ces retrouvailles. J’arrive pas à croire que ce soit lui. Pourtant ça ne fait aucun doute mais bon sang, il était tellement plus grand avant… Jamais Stefan n’aurait pensé pouvoir regarder dans les yeux ce cousin  plus âgé qui commençait sa puberté quand lui restait encore un enfant, la dernière fois qu’ils se sont vus. Et voilà qu’aujourd’hui il s’étonne de lui découvrir des traits aussi harmonieux, des cils aussi épais, un air presque féminin conféré par les longues mèches brunes qui adoucissent les contours de son visage. Surtout associés à une telle carrure d’épaules. Si les choses avaient étés différentes, si leurs vies avaient suivi un autre cours, l’italien aurait été fier que son cousin soit devenu ce beau ténébreux au regard perçant. Mais leur histoire étant ce qu’elle est, il ne sait tout simplement pas comment réagir. Chaque centimètre gagné, chaque trait enfantin perdu creuse entre eux le fossé du temps, ne laissant plus face à face que deux inconnus. Et pourtant.

Pourtant Icilio lui saute au cou comme si c’était une évidence, avec tellement de sincérité que, pendant quelques secondes, Stefan ne songe même pas à ses côtes ou son poignet fragile, encore moins à le repousser. Cette voix rieuse qui le questionne et se réjouit, ce grand sourire qui lui est adressé, cette langue chantante dont il redécouvre les inflexions avec un étonnement mêlé de nostalgie… Mais il n’a pas changé d’un pouce ! Pendant un instant, un sourire s’esquisse sur ses lèvres et ses yeux renouent avec les étoiles d’admiration auxquelles son cousin avait droit. Il se surprend même à rire avec lui lorsqu’il lui pince les joues, se dégageant gentiment quand les restes de ses hématomes se rappellent à son bon souvenir.

« Aïe ! Doucement, tu vas me renvoyer aux urgences ! »

Étourdi par la joie d’Icilio, Stefan oublie en réalité rapidement la douleur. Toutes les douleurs. Même celles qui chuchotent vilainement dans un coin de sa tête que son cousin l’a abandonné, qu’il n’a jamais pris de nouvelles après le départ de sa mère, que personne en Sicile ne s’est soucié de lui ou de son père et n’a accepté de les revoir depuis onze ans maintenant. Même ces vilains démons qui exhument tristesse, colère et amertume de ce qui fut son cœur d’enfant ne font pas le poids face au sourire étincelant qui lui est adressé. Ça viendra, le connaissant. Mais pas tout de suite. Après l’éclat de rire qui lui monte aux lèvres alors qu’Icilio s’extasie sur sa poussée de croissance.

« Tu peux parler, j’ai l’impression que t’as rétréci au lavage ! Et que t’es beaucoup trop beau ! »

Et sans grand respect pour ses côtes douloureuses et sa main dans le plâtre, il ramène le jeune homme contre lui pour lui rendre son étreinte à son tour, oubliant momentanément tout le reste.

« Nom de Dieu, Cilio ! C’est vraiment toi ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? »

Il en a complètement oublié qu’on vient de lui poser la même question, plus ou moins.

Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA

_________________


Merci à Yasuo Jésus pour cette belle signa et cette merveille de vava ♥️♥️♥️♥️♥️
Stefan parle anglais et italien !

Cartes de membre, cadeaux et joies:
 


Recap'rp & chronologie
Messages : 83
Localisation : Somewhere
Métier : Étudiant en langues / Serveur
Pouvoir : Possession
Humeur : Sleepy

avatar
R:Divers
Voir le profil de l'utilisateur




Icilio M. Pierce
R:Divers
Mer 6 Déc - 19:52
Les liens du sang sont indélébiles

Il n’en revenait toujours pas bien qu’il l’ai dans ses bras pour la deuxième fois. Stefan était là. C’était bien lui, ce même cousin qu’il avait perdu de vu il y avait des années maintenant, à qui il avait pourtant souvent pensé. Tous les deux avaient été éloigné de leur famille, de la sicile, par leur père. Chacun avait son histoire et les raisons de leur séparation n’étaient sans doute pas les mêmes du tout mais à quelque part, ça les rapprochait au moins par ça. Il avait laissé un enfant, c’était un homme qu’il avait maintenant devant les yeux et il était perturbant d’avoir tant l’impression de le retrouver tout en ayant l’impression de ne pas le reconnaître, d’un fossé qu’ils auraient creusés entre eux. De son cousin, il ne connaît plus rien, rien sur sa vie après leur départ. Jamais il n’avait pris le courage nécessaire pour le retrouver et essayer de renouer un lien. A vrai dire, il n’avait jamais compris les raisons de son départ de la famille. Son père ne voulait plus de contact avec eux, d’accord, mais rien ne l’empêchait de le garder d’une manière ou d’une autre de son côté. A quelque part, il lui en avait voulu lorsqu’il était plus jeune. De la tristesse, cela s’était transformé en rancoeur et avait finit par devenir de la crainte. Jamais il n’aurait pris l’initiative de le chercher sur les réseaux sociaux par exemple, il aurait trop mal vécut le fait de se faire envoyer chier. Alors, l’avoir dans ses bras, là, devant lui… il était réellement heureux. Il sourit à sa remarque, amusé.

« J’espère bien que c’est moi ! Tu m’as dans les bras depuis 5 minutes, ce serait bien qu’t’en sois assuré ! »

Il s’éloigna, riant de la stupidité de son adorable cousin qui avait pourtant tant changé. Où était passé ce petit nain avec sa bouille d’amour qui le suivait de partout et voulait absolument tout faire comme lui quand bien même ce qu’il faisait ne lui plaisait pas toujours ? Pourtant, c’était bien lui. Plus il le regardait et moins il avait de doute. Avec un peu de gymnastique cérébrale, il arrivait désormais à rattacher le visage d’enfant qu’il avait gardé en mémoire de son petit Stefan et le visage qu’il avait à présent en face de lui.

« On dirait que la beauté, c’est un truc de famille ! » il continua en plaisantant, sans la moindre prétention. « Tu t’es vu ? Tu m’aurais pas reconnu, je serais sans doute venu te draguer. »
Ce qui n’était pas vrai, ce n’était pas du tout son genre d’aller draguer un inconnu, peu importe à quel point il le trouvait à son goût, mais l’idée y était.

« J’en reviens pas… quand je vais dire ça à mama, je vais la faire chialer, c’est sûr » il posa une main affectueuse sur son épaule. « Je suis vraiment content de te voir, Stefan… j’suis ici pour les études, j’ai déménagé avec mon père aux états unis puis on est venu en Angleterre… J’étudie les langues à la fac. J’habite en ville. Et toi ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Il jeta un œil à l’écran de son téléphone portable pour surveiller l’heure. « On a tellement de choses à se raconter… T’as le temps pour boire un truc ? On peut aller chez moi, j’suis à 20 minutes à peine. »

ft. Stefan

_________________









Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Centre Ville :: Centre ville :: Librairie Latasha Wilson-