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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Les liens du sang sont indélébiles [PV Stefan]



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Icilio M. Pierce
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Ven 13 Oct - 15:12
Les liens du sang sont indélébiles

Il était entré dans la librairie sans trop savoir ce qu'il venait y faire, prit par un sentiment de curiosité qui l'avait brusquement supplié d'y entrer. A peine avait il croisé du regard la vitrine qu'il s'était empressé de terminer son thé à emporter, acheté en descendant du bus quelques minutes plus tôt au premier café du coin, quitte à s'ébouillanter sous l'impulsion. Il s'était alors débarrassé du gobelet qui lui été resté dans les mains, vidé de tout intérêt et revint sur ses pas après avoir nourrit la poubelle, se postant devant la porte d'entrée. Il ne lui fallut pas longtemps avant d'entrer. Le pas de la porte passé, il s'aventura dans les lieux en se disant que de toute manière ça ne serait jamais une perte de temps que de lire ou chercher un bon livre. Il dit bonjour au vendeur découvrant les lieux, l’apercevant sur sa gauche qui encaissait un client. Celui-ci lui rendit la politesse et Icilio s'engouffra entre les rayons, sans rien chercher de particulier, par simple plaisir de voir des centaines de livres, laissant son regard se balader de bouquins en bouquins et d'étagères en étagères. L'ambiance lui plût, c'était calme mais pas silencieux. La librairie lui renvoyait une sensation agréable, un plaisir d'être ici, bercé par une multitude de connaissances qui n'attendaient que d'être dévorées. Il s'amusa du titre de certains livres, notamment lorsqu'il tomba sur le rayon « bien être, spiritualité et psychologie du bonheur ». Le bonheur, il savait bien que ça n'existait pas. D'ailleurs, la psychologie du bonheur n'existait pas non plus, ce n'était qu'un attrape nigauds. Comment pouvait il exister un bonheur lorsque le propre de l'humain était de chercher ce bonheur inexistant ? Le chercher sans jamais le trouver, c'était ça le bonheur, c'était ça qui faisait avancer l'humanité, toujours un peu plus guidée par sa soif de recherche, d'évolution, avec l'envie cachée d'atteindre un jour ce bonheur tout en sachant au fond qu'il resterait inatteignable. Si bonheur il y avait, la vie n'aurait aucun intérêt, l'espèce humaine n'évoluerait pas, ce serait un jeu sans but, un jeu qui serait terriblement ennuyant. La joie, le fait d'être heureux, cela existe… mais le bonheur se caractérise pas quelque chose qui ne s'attrape pas, il n'existe pas en tant que tel. Il s'éloigna du rayon après s'être moqué intérieurement de certains de ces bouquin. En soit, écrire des bouquins sur le bonheur ou en acheter, cela restait toujours une question de bonheur a atteindre sans le pouvoir et si les personnes les écrivant ou ceux les achetant se sentaient mieux en se persuadant qu'ils le touchaient du doigt en le faisant… grand bien leur faisait il. C'était leurs règles du jeu, mais pas les siennes. Il esquiva en toute état de cause le rayon qu'il renomma intérieurement « trucs de sciences » pour passer à ceux de littérature. Le scientisme, très peu pour lui. L'imaginaire était déjà plus agréable à vivre et moins dangereux pour l'esprit. Après une bonne vingtaine de minutes, perdu intentionnellement entre les œuvres disponibles, il finit par tomber sur un petit rayon proposant des livres sur l'Italie. Le premier qu'il attrapa fût un livre de photographies qu'il contempla en surface. Il finit par le reposer et en prit un deuxième, un livre de cuisine cette fois ci. Mouais, ils pouvaient faire mieux niveau respect de la culture culinaire italienne… Tout n'était pas une question de pâtes et de pizzas en Italie. En reposant ce cliché de recettes, un petit livre linguistique attira son attention avec le mot «Sicile» apposé dans son titre. Il l'attrapa du bout des doigts et s'installa dans un coin pour le feuilleter. Visiblement, il s'agissait de référencer les différents dialectes présent sur le territoire sicilien et de proposer un historique évolutif pour chacun d'entre eux, remettant en avant l'histoire de l'île. Clairement, il adhérait à l'idée. Il s'était mis en tête de ne lire qu'une ou deux pages tout en feuilletant rapidement le reste afin de savoir s'il s'autorisait à l'acheter où si cela ne ferait qu'un livre inutile en plus sur son étagère mais il fût si intéressé qu'il ne vit pas le temps passer et se retrouva submergé dans sa lecture.

ft. Stefan

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Mer 18 Oct - 19:33


Les liens du sang
Avec Icilio M. Pierce


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme celui-là qui conquit la toison
Et puis est retourné, plein d'usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge…
♪♫♪♫

7 septembre.

Une semaine. Stefan tressaille et laisse échapper un juron en éloignant sa shavette de son visage, contemplant avec dépit la petite coupure qu’il vient de se faire sur le côté gauche de la mâchoire. La troisième depuis qu’il a entamé son rasage du matin. Inutile de préciser que ça commence doucement à lui porter sur les nerfs. Et j’ai encore une semaine à passer avec cette putain d’attelle… Sachant que ça fait déjà quinze jours qu’il est dans cet état, on aurait pu penser qu’il en aurait pris l’habitude mais c’est justement la dernière semaine la plus longue. L’italien en a assez de ne pas pouvoir se servir de sa main gauche, de ne pas pouvoir jouer au basket, de ne pas pouvoir aller travailler à la librairie, de souffrir lorsqu’il s’assoit, se lève ou s’allonge, de devoir compter sur l’aide d’Inno pour toutes les tâches ménagères, sans parler de l’aider à mettre son attelle. Ça le rend encore plus hargneux que d’habitude, en plus… Enfin. Au moins son visage ressemble de nouveau à peu près à quelque chose. Ça peut sembler étrange (et un peu vaniteux) que le plus dur à supporter pour lui ait été de devoir contempler chaque jour dans le miroir son visage tuméfié, avec ses hématomes sur la mâchoire, son œil au beurre noir et ces points de suture à l’arcade qui n’en finissaient plus de noircir sous les croûtes. Pourtant c’est bel et bien le cas, malgré la fracture au poignet et les deux côtes fêlées dont il a également écopées. Parce que chaque regard sur ces blessures lui évoquait fatalement la façon dont il les avait reçues et les raisons pour lesquelles on les lui avait infligées. La souffrance physique, c’était sa punition personnelle. Mais son visage abîmé, c’était le pilori. Comme s’il avait été contraint de porter ses erreurs de façon visible, offertes au jugement de tous. Comme si pour une fois son apparence avait cessé d’être trompeuse pour refléter le mal qu’il avait lui-même fait à d’autres. Comme Dorian Gray…

Mais à présent, ça va mieux. Les ecchymoses se sont résorbées depuis deux semaines. Celle autour de son œil a quasiment disparu et celle sur sa mâchoire est désormais plus jaune qu’autre chose. La cicatrice sur son arcade est à peine visible si l’on y fait pas attention ou si on ne le regarde pas de près. Non vraiment, il n’y a guère plus que ses côtes, ce fichu plâtre et cette maudite attelle qui lui gâchent la vie, même si on les lui enlève la semaine prochaine. Évidemment, il ne pourra pas reprendre le basket avant un bon mois dans ces conditions mais à la limite, avec sa rentrée en L3, ce n’est pas plus mal. Entre sa bourse et l’Erasmus, les joies de l’administration et ses premiers cours lui demandent bien assez de temps comme ça. Et puis il n’a pas envie de revoir Renzo tout de suite. Il se voit d'ailleurs en direct rougir violemment alors que le visage de l'américain vient brièvement squatter ses pensées. Non, vraiment. Pas tout de suite… Lorsqu’il en termine enfin avec sa shavette, Stefan passe une main précautionneuse et contrite sur son visage. On dirait que je me suis battu avec les chats… À peu de choses près, oui. Mais ça s’estompera bientôt. Contraint de se satisfaire du résultat, l’italien finit par se résoudre à sortir. Il n’a pas cours cet après-midi et n’a pas envie de rester à l’appartement. Rester assis devient douloureux à force, marcher lui fait du bien. Et il y a un endroit où il a envie d’aller, où il n’a pas été depuis un moment. Il se met donc en route pour la librairie, avec un peu plus d’entrain dans le pas que ces derniers jours.

Même s’il n’est pas en mesure de l’aider avec les livres (et qu’il refusera de toute façon de le faire travailler alors qu’il est en arrêt et censé se reposer), Eden est content de le voir. Il l’autorise même à faire un peu de récolement dans l’arrière boutique, pourvu qu’il ne force pas trop. Stefan le remercie d’un sourire et d’une parole amicale. Quel patron cool… Même si ce n’est pas grand-chose, ça lui fait du bien de se sentir utile et il avance avec enthousiasme vers le fond du magasin pour s’y mettre. C’est à cette occasion qu’il manque de percuter un jeune homme brun à la peau mate, installé au détour d’une étagère. Stefan parvient à l’esquiver à temps au prix d’une torsion du buste qui lui arrache une grimace de douleur, mais il l’efface aussitôt d’un sourire :

« Holà ! Pardon monsieur, je ne vous avais pas vu. Vous ne devriez pas rester dans cette allée si vous… voulez… »

Son sourire fond doucement sous l’effet de la surprise qui se peint sur son visage. Son cœur se met soudain à battre plus lourdement contre ses côtes abîmées. Mais… Il fait sa taille à présent. Ses traits ont quitté l’enfance pour devenir plus fins, plus anguleux, plus perçants aussi peut-être. Mais les yeux embusqués derrière les mèches folles l’éblouissent sitôt qu’il en perçoit l’éclat, comme le faisait le soleil d’été sicilien de son enfance. Sa bouche s’assèche, comme sous l’effet du vent sec et chaud qui souffle depuis sa mémoire, lui portant sur la langue les effluves d’aiguilles de pin. Putain, c’est pas vrai…

« Cilio ? »

Il n’arrivait pas à prononcer le « i » au début de son prénom quand il était tout petit et qu'il apprenait à parler. Même lorsque sa mère détachait longuement chaque syllabe, de sa bouche de petit garçon à l’adorable bouille ronde finissait invariablement par tomber ce surnom, qui a fini par rester. D’un coup, Stefan bondit dans le passé. Il se revoit enfant dans la pinède derrière la maison de famille de sa mère en train de courir derrière son cousin de toute la force de ses jambes griffées par les herbes sèches, heureux et fier comme un paon qu’un grand (avec ses trois ans de plus, il lui paraissait immense) veuille de lui comme compagnon de jeu. Il se souvient du regard rempli d’adoration qu’il posait sur lui quand il lui apprenait à siffler avec un brin d’herbe ou à construire une cabane. Il se souvient de la façon dont il se retenait de pleurer, dont il répétait de toutes ses forces qu’il n’avait pas mal quand sa mère ou sa tante soignait ses genoux écorchés après une chute sur un chemin caillouteux, pour qu’on le laisse retourner jouer avec son cousin. Et il se souvient… il se souvient du jour où tout s’est arrêté, où son père lui a annoncé qu’ils ne retourneraient plus en Sicile pour les vacances, que la famille là-bas ne voulait plus d’eux. Et il a beau savoir que plus de dix ans se sont écoulés depuis, le chagrin qu’il a ressenti alors lui saute à nouveau à la gorge en retrouvant sa mémoire d’enfant dans ce visage... 

Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA

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Merci à Yasuo Jésus pour cette belle signa et cette merveille de vava ♥️♥️♥️♥️♥️
Stefan parle anglais et italien !

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