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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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The more you suffer. The more it shows you really care... . Right ? [Gareth]



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Nathaniel Okigaara
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Ven 8 Sep - 18:43
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The more you suffer. The more it shows you really care... . Right ?
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Ca fait trois jours que Hamish est venu à la maison pour veiller sur moi. Malheureusement à présent il était parti. Je me suis dit que je ne me ferai rien mais là, assis sur mon canapé, le téléphone entre les mains j'étais en pleurs. Comme Hamish me l'avait conseillé je devais m'excuser et reprendre contact avec mon beau bijoutier. Mais il était tellement froid que je n'arrivais pas à retenir mes larmes.

The sky is cold and gray
Just like it was when we both went our separate ways
And the rain won't wash away
All the dirt of my mistakes



Je m'en veux tellement. Si seulement je n'avais pas été violent j'aurai peut être pu lui dévoiler mon amour ? Non, ça m'aurait fait trop mal, je savais trèsbien que pour lui je n'étais qu'un plan cul. Je ne devais pas lui dire alors je pleurai, seul dans cette grande demeure vide.

Je vais mourir aujourd'hui tout devient plus clair à présent. Je l'ai perdu, j'ai tout perdu, je n'ai plu envie de vivre sans lui. À cause de moi mon cœur bats à l'envers J’ai beau panser mes blessures, 
tenter de faire abstraction du pire
Mon dégoût perdure, 
Mes plaies ressemblent à ton sourire
Le feu a consumé mon âme, 
J’ai perdu l’art de faire semblant.


Aujourd'hui je meurs, voilà tout. Je pose mon portable sur la table basse où se trouve une lame de rasoir. Je viens d'envoyer un message à Gareth mais je sais qu'il ne répondra pas. Je m'en veux tellement bordel !

Je n'aurai jamais du lui dire que c'était une pute à présent ça me revient en pleine gueule... je ne veux pas re baiser avec lui, je voulais juste m'expliquer avec lui de vive voix. Même si je n'aurai su quoi dire. Je me sentais tellement honteux.

Je vais faire souffrir du monde ? C'est la question que je me pose mais seulement, je n'en peux plus. Je dois leur laisser une lettre ? Non je suis trop peureux pour ça je ne veux pas qu'ils sachent pourquoi je suis mort, le seul qui le saura sera mon beau bijoutier.

Je veux le voir, là, maintenant, qu'il me prenne dans ses bras et m'empêche de le faire mais, il ne viendra pas. Il m'en veut trop pour ça et je sais que ma mort ne lui fera ni chaud ni froid.

Mon portable vibre deux fois et j'ai la lame dans ma main, la faisant scintiller au lueur du soleil qui éclaire mon salon. Je repose le portable en soupirant finalement il veut me parler pour qu'il me demande de répondre ?

J'allume une cigarette  et je tire une longue latte  dessus. Il n'y a personne j'ai tout mon temps pour faire ma connerie. Mais je l'arrête tout e même alors que je ferme les yeux pour expirer la fumée.

Je regarde de nouveau la lame et soupire. Je n'ai plus peur, je sais comment ça se passe, la douleur, le trou noir et cette fois, la mort qui sera absente. Je prends la lame et donne un coup sec sur la longueur de mon bras gauche. J'étouffe un cri alors que le sang coule et fais de même pour le bras droit.

Je m'allonge sur le canapé en cuir et fixe le plafond en pleurant. Je vais mourir, voilà, c'est une certitude. Seul... cependant j'arrive à me relever et titube jusqu'au bar pour prendre à boire et me rassois sur le canapé pour boire, posant ensuite la bouteille sur la table basse.

J'ai la tête qui tourne mais ce n'est pas assez. Je reprends cette putain de lame pour trancher encore un peu plus profond. Je m'écroule sur le canapé.

J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Et que c'est beau d'aimer
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien




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Gareth Nightingal
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Ven 8 Sep - 18:45
The more you suffer, the more it shows you really care... Right ?
« Mais répond abruti ! »

Personne ne décrochait au bout du fil, pourtant il aurait dû, lui qui voulait tant que je lui pardonne, non ? Ce n’était pas normal... Surtout lorsque je repensais à toutes ses cicatrices que ses bras et ses cuisses arboraient, qui ne m’avait jamais rebuté. J’aurai dû n’en avoir rien à faire de son silence, me dire que Nathaniel avait simplement laissé tomber, mais je ne pouvais pas. Et la seule raison n’était pas que l’inquiétude me gagnait de secondes en seconde, j’avais envie de le voir, il me manquait, mais ma fierté me forçait à lui faire croire le contraire, mes appréhensions aussi... Je n’avais aucune certitude sur ce que le roux représentait pour moi, je savais juste que je tenais à lui, c’était suffisant pour me lever à la hâte de mon canapé pour m’habiller rapidement.

J’étais déjà en jogging, j’enfilai juste des baskets et attrapai ma veste et mes clés au passage avant de quitter mon appartement. Mes mains tremblaient sur le volant, j’espérais qu’il n’ait pas fait ce que je craignais, encore moins à cause de notre conversation... Je m’en voudrais toute ma vie si c’était le cas, et que j’arrivais trop tard. Non, je ne devais pas être si pessimiste ! Mais le rouquin était tellement fragile que je craignais l’avoir littéralement brisé avec mes mots. J’oubliai complètement ce qu’il s’était passé entre nous, je voulais juste voir qu’il allait bien. Et le serrer dans mes bras tellement il m’aura fait peur cet idiot.  

Plus jamais... Les mots me revenaient en tête et j’écrasais la pédale de l’accélérateur. Je soufflais en m’arrêtant à un feu rouge quelques mètres plus loin, dans une intersection toujours bondée. Dans le cas contraire je n’aurais même pas pris la peine de le regarder. Ma jambe droite bougeait nerveusement et je mordais frénétiquement ma lèvre inférieure au point de la faire blanchir. Enfin ce foutu feu passa au vert mais c’était sans compté sur les cons qui y restait gober. Je braquais brusquement sur la droite pour les dépasser, me fichant complètement de leur klaxon, je n’avais qu’une seule personne en tête à l’heure actuelle.

J’arrivais en trombe devant sa grande villa, je sonnais à l’interphone, ayant encore un espoir d’entendre sa voix de l’autre côté, mais encore une fois, seul le silence me revint. Pestant, j’enjambais la barrière et courrais jusqu’au paillasson. Je savais qu’il cachait un double de sa clé dans un coin, une attitude vieillotte sur laquelle je l’avais charrié à maintes reprises. Pourrais-je continuer à le faire ? Comment j’avais pu passer d’un état d’esprit à un autre aussi facilement, la peur chamboulait tout, la peur de ce que j’allais découvrir.

La porte céda face à moi et je me précipitais dans le salon, tout était silencieux. Mon cœur rata un battement lorsque je le vis, là sur son canapé, presque une mare de sang coulant sur le sol... Ma tête se mit à tourner, je n’avais jamais vu autant de sang de cette façon et je m’appuyai brièvement sur le mur, me frottant les yeux. Ma surprise s’estompant, j’allais m’accroupir au niveau de sa tête, mes yeux commençaient déjà à s’embuer.

« Nath ! Nath réveille-toi, me fais pas ça imbécile ! »

Je paniquais, littéralement, j’avais le souffle saccadé. Réfléchis, calme-toi, j’essayais de me rassurer. Mon index et mon majeur allèrent prendre son pou, extrêmement faible. Pendant tout mon trajet il avait été là, à se vider de son sang ! Je montais les escaliers quatre à quatre pour prendre des serviettes, je devais compresser ses plaies aux bras où il allait vraiment mourir. Dans la même vitesse je descendais et m’attelai à la tâche, mes mains étaient maculées de ce liquide poisseux. Elles tremblaient sans que je ne puisse rien n’y faire, je n’arrêtais pas de lui murmurer de me répondre, de bouger, mais il restait immobile, plus pâle que la mort, la bouche entrouverte où s’échappait un souffle tellement faible.

Son hémorragie ralentie par les serviettes, je me lavais les mains sommairement dans la cuisine puis allait appeler une ambulance avec mon téléphone. J’avais la voix toute tremblante, mes larmes ne cessaient pas malgré mes revers de mains. L’attente des secours me parut interminable. Je ne pouvais que continuer à stopper son saignement, je me sentais inutile. J’aurai dû savoir que ça lui ferait mal, non pas à ce point, si peut-être, je ne savais plus ! Je posais mon front contre le sien, glacé.

« Reste avec moi, tu peux pas partir comme ça... »

Finalement j’entendis les sirènes retentirent, les secours entrèrent à la hâte et le prirent vite en main. Je me sentis soudain pantois, comme si ce qui m’entourait se déroulait au ralenti, en fait je n’arrivais pas à me lever du canapé tellement j’étais simplement choqué. L’un des urgentistes s’occupa de moi, tentait de me rassurer et m’emmenait à la suite du brancard qui emmenait mon roux, je ne voulais pas le perdre... Dans l’ambulance je lui tenais la main, je ne l’avais pas fait depuis ce soir-là, c’était si loin maintenant... Des sillons silencieux dévalaient toujours mes joues. Arrivés à l’hôpital, près de deux heures passèrent, peut-être plus, il avait perdu beaucoup de sang, son état était grave, il fallait le stabiliser. On m’avait nettoyé les mains, donné un haut propre pour que je puisse mieux me reprendre ; donné de quoi manger, mais ça ne changeait rien à cette sensation d’avoir l’estomac broyé.

J’attendais, c’était insoutenable...

Jusqu’au moment où on vint me dire que Nathaniel était sorti d’affaire même si encore très affaibli. On m’autorisa à aller le voir parce que je l’avais trouvé et par conséquent sauvé, mais mon rouquin restait inconscient. Je serrais sa main dans la mienne et enfouissais ma tête dans mes bras sur le lit blanc.

« Qu’est-ce qui t’as pris... »

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Nathaniel Okigaara
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Sam 9 Sep - 6:53
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Here I stand
Empty hands
Wishing my wrists were bleeding
To stop the pain from the beatings of my heart


Mes bras sont ouverts de deux longues et profondes plaies sur chaque bras. Je vois ma vue qui se trouble, je bois un dernier verre et m'allonge. Je n'arrive plus à rester assis. Je n'aime pas cette situation que j'ai déjà vécu mais je l'ai choisie. Ça fait tellement mal et je regarde le sang couler. J'agonise lentement, mon souffle devient de plus en plus faible. Ça y est, je vais bientôt mourir. Pour de bon cette fois.

Ai-je fait une erreur ? Mourir pour quelqu'un qui ne vous aimera jamais ? Oui c'est bel et bien une erreur mais je ne me vois pas vivre sans lui, vraiment. Le rideau se ferme, l'acteur a fini son numéro, quel con.

C'est alors que j'entends un bruit de porte. Qui cela peut-être ? Gareth a peut être appelé les secours ? Il ne se serait pas déplacé pour moi après notre bagarre, si ? Non ce ne serait pas normal.

Je distingue alors la carrure et le visage si beau de mon bijoutier. Pourquoi est-il venu ? Sérieusement ? Je ferme les yeux et une larme coule alors qu'il s'accroupit et me dit quelque chose d'une voix lointaine.

J'entends alors, après qu'il m'ait « soigné », qu'il appelle les pompiers. Est-ce si grave que ça ? Je ne sais plus. Je ne sens que le sang sur mon t-shirt, je sens le liquide poisseux qui a transpercé le tissus.

Les secours arrivent on me met sur un brancard alors que mon beau bijoutier qui ne cesse de pleurer me tient la main. Le trajet jusqu'à l'hôpital n'est pas bien loin et nous arrivons assez vite. C'est à ce moment là que j'a vraiment perdu connaissance

Les rayons du soleil couchant filtrent par la fenêtre et atterrissent sur mes paupières closent. Je n'ai plus de forces, j'ai l'impression qu'elles m'ont toutes quitter. Mais je sais bien pourquoi après tout. C'est de ma faute. Je sens alors quelqu'un me tenir la main. J'ouvre péniblement les yeux et vois mon beau bijoutier me tenir la main, sa tête poser sur le matelas.

J'ai dû lui faire tellement peur. Je m'en veux, j'aurai dû mourir mais je ne sais pas si cela aurait été la meilleure des solutions. Dans les deux cas il aurait été triste. J'ai bien senti ses larmes un peu plus tôt. J'essaye de bouger le bras droit et par miracle j'y arrive et je vais lui caresser les cheveux lentement avant de prendre la parole.

Je suis désolé le fait de me dire que tu ne me pardonnerais plus jamais m'a tué... Je ne voulais pas... Pardon...

Je dis ça d'une voix tremblante et faible, presque en chuchotant. Je m'en veux tellement maintenant que j'y pense. Mais, je ne pouvais pas vivre sans lui. Même si pour lui je ne suis qu'un plan cul, moi, moi je l'aime. Par dessus tout, en à peine trois mois. Quel con... il ne m'aimera jamais.

Pourquoi est-il venu jusqu'à chez moi au juste ? Il voulait s'assurer que son message allait avoir le bon effet sur moi ? C'est à dire me faire pleurer ? Pourtant il est si vite arrivé que j'en doute. Je ne sais plus quoi penser. Je l'aime tellement.

Waking up is never easy
So why don't you come over here
Tell me 'bout the dreams that haunt you
Tell me 'bout your secret fears
I wanna change your whole perception
If only I could make you see
How it's all your own creation
That's bringing you this misery



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Gareth Nightingal
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Dim 17 Sep - 0:22
The more you suffer, the more it shows you really care... Right ?
La tête enfouie dans mes bras, l’image de Nathaniel allongé sur son canapé et en train de se vider de son sang me revenait de plein fouet. J’avais senti mon cœur s’arrêter à cette vision, sur le moment toute la rancune que j’avais pour lui s’était littéralement envolée. Et maintenant que son état était hors de danger et que le calme était revenu, je réalisais qu’il, qu’il avait voulu mettre fin à ses jours pour moi. À cause de moi... Je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir coupable, ce sentiment me broyait de l’intérieur. Toutes mes barrières s’étaient de nouveau érigées au moment où son poing avait heurté ma joue ; j’avais voulu simplement m’éloigner de ce qui m’avait fait souffrir. À aucun moment je n’aurai pensé que ma décision aurait eu cet effet sur lui, à aucun moment je n’aurai pensé que ce qu’il m’avait avoué sur ses sentiments, pouvait être vrai... L’était-ce réellement, ou est-ce que le roux avait besoin de s’attacher à quelqu’un ? Il était fragile, et ça ne faisait que trois mois que nous nous connaissions, comment pouvait-il m’aimer à ce point, ça me paraissait tellement inconcevable...

Mais en même temps, je n’étais pas le mieux placé pour parler. J’avais eu quoi, deux relations ? Et les deux s’étaient mal terminée en plus du fait que je n’étais pas vraiment amoureux au sens strict du terme. Je ne l’avais jamais été, se sentir enchaîné à une personne sans pouvoir rien n’y faire, avait quelque chose d’effrayant. Ma peur de perdre Nathaniel allait plus loin que le fait qu’il perde la vie, j’avais envie d’encore passer du temps avec lui, je réalisais que je tenais à lui, même si je ne pouvais pas dire que je l’aimais, c’était trop tôt. J’avais horreur de ne pas contrôler les choses. Ma main toujours serrant la sienne, je sursautais en la sentant bouger légèrement. Surpris, je tournais ma tête vers lui, la gardant dans mes bras, ne voulant pas le forcer. Sa main hâlée, réchauffée par la mienne se perdit dans mes cheveux.

« Nath... »

Sa voix tentait péniblement de sortir de sa gorge, elle était faible, ça me faisait mal de le voir comme ça. Pendant l’instant présent j’oubliais tout, je me levais et m’asseyais sur le lit, plus proche de lui, avant de me pencher et de capturer ses lèvres avec une rare douceur. Ma main glissait sur sa joue froide, et mon pouce la caressait alors que j’ouvrais les yeux pour les plonger dans les siens. Je lui répondis dans un murmure, mon front contre le sien.

« Ne fait plus jamais une chose pareille... Jamais je ne me le serais pardonné si... Je m’en veux de ne pas t’avoir écouté, j’aurai dû... Je n’ai pas vu que tu étais plus blessé que moi-même par ce qui s’est passé. Je marquais une pause puis relevais la tête, gardant toujours ma paume à son contact. - Écoute... je ne peux pas dire que j’ai les mêmes sentiments que toi, pour moi, c’est trop tôt, je tiens à toi, ça j’en suis sûr, je m’en rends compte, mais j’ai besoin de temps. J’ai même du mal à comprendre comment tu peux déjà m’aimer... La vérité c’est que je n’ai pas envie de m’éloigner de toi, mais cette soirée d’y à un mois, je ne veux plus la vivre, je ne pourrais pas passer dessus une seconde fois. »  

Voilà c’était dit. J’avais décidé de lui pardonner, mais cette fois, je me sentais personnellement concerné par ses problèmes. Les choses ne seraient jamais comme avant, parce qu’elles devaient changer, devenir meilleures. Je ne pouvais pas le laisser se détruire éternellement s’il comptait vraiment pour moi. Nous devions parler de tellement de sujets, il était temps que mon roux sorte de sa dépression, elle avait bien trop longtemps durée, bien trop de fois failli lui coûter la vie. Mes doigts se promenaient dans sa chevelure éparpillée, je les faisais se perdre sur le haut de son crâne puis sa tempe, ramenant ses mèches en arrière dans un geste répétitif, doux et affectueux, je savais que ça l’apaisait.

« Il faut que tu te reposes, on a tout le temps pour parler, je vais te laisser et le dire que tu es réveillé. »

Je quittais le bout du lit puis posais mes lèvres sur son front avant de quitter la chambre. Juste au moment où un infirmier s’apprêtait à rentrer pour me dire que ma visite était terminée.  J’en profitais pour le prévenir de son réveil puis sortait de l’hôpital, mes pensées toujours aussi floues.

Le lendemain, je revenais déjà le voir, toquant deux coups sur la porte blanche, j’entrais doucement. Le dossier de son lit était assez relevé pour qu’il s’assoit, sa mine était meilleure, Nathaniel avait un peu plus de couleur, même si sa fatigue restait visible. Je lui souriais avant d’embrasser sa joue et de prendre place sur la chaise près du haut du lit. L’embrasser sur la bouche alors que je ne partageais pas ses sentiments me paraissait déplacé, nous n’étions plus sur la même longueur d’onde.

« Comment tu te sens depuis hier ? On m’a dit qu’un psy était venu te voir, ça a été ? »


Ce ne devait pas être une partie de plaisir de parler de ses problèmes, mais j’étais d’avis qu’il en avait besoin.

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Nathaniel Okigaara
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Lun 18 Sep - 9:31
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You try to take the best of me
Go away


Je sais très bien qu'il a pitié, quoique ? Je ne le sais même plus. C'est alors qu'il abaisse son visage pour venir m'embrasser du plus tendrement. Il ne me l'avais jamais fait ainsi, avec autant de douceur. Avait-il eu aussi peur que ça ? Je le regardais dans les yeux avec un faible sourire et il prit la parole alors qu'il avait son front posé sur le mien.


« Ne fait plus jamais une chose pareille... Jamais je ne me le serais pardonné si... Je m’en veux de ne pas t’avoir écouté, j’aurai dû... Je n’ai pas vu que tu étais plus blessé que moi-même par ce qui s’est passé. - Écoute... je ne peux pas dire que j’ai les mêmes sentiments que toi, pour moi, c’est trop tôt, je tiens à toi, ça j’en suis sûr, je m’en rends compte, mais j’ai besoin de temps. J’ai même du mal à comprendre comment tu peux déjà m’aimer... La vérité c’est que je n’ai pas envie de m’éloigner de toi, mais cette soirée d’y à un mois, je ne veux plus la vivre, je ne pourrais pas passer dessus une seconde fois. »  

Je savais très bien que j'étais tombé trop vite amoureux de lui mais je ne pouvais le contrôler. Je savais aussi qu'il ne m'aimait pas comme moi je l'aimais mais dans le fond, comme je m'en doutais cela ne me fit pas plus de mal que ça.

Ses caresses me faisaient le plus grand bien, je fermais les yeux pour en profiter au maximum. J'étais envahi de frissons et j'aimais ça. Il me faisait un effet de dingue. Pourvu qu'un jour il partage mes sentiments. Qu'est ce que j'aimerai ça.

Je prends sa main et la serre fort dans la mienne avant qu'il ne la retire. Je regardais l'heure et me rendis compte que l'heure des visites allaient finir. Je n'en avais tellement pas envie. Je voulais que mon beau bijoutier reste avec moi.

Il m'embrassa une seconde fois en me disant que nous parlerions plus tard de tout ça. Nous aurions beaucoup de choses à nous dire je pense, mais je n'avais pas envie d'y songer dès maintenant.

Je le vis donc sortir de la chambre alors qu'un infirmier passa la porte. Je soupire et vois le membre du personnel venir regarder mes perfusions. Je n'ai déjà plus de morphine et je le sens. Mes plaies me brûlent dans leurs bandages.

La plus grande souffrance, c'est d'être seul, de ne pas se sentir aimé, de n'avoir personne...

Me sentais-je aimé ? Non pas du tout. Pourtant ce n'était pas la plus grande de mes souffrance. Ma souffrance se résumait en un mot : dépression. Je peux ne me sentir que seul face à cette souffrance. Désarmé face à une telle chose. Arriverais-je à m'en sortir un jour ?

Le plateau repas arrive et je soupire ue nouvelle fois. Je n'ai pas faim et pourtant je dois me  forcer un peu comme le personnel me l'a conseillé. Je mange donc avec dégoût et une fois fini je déplace le plateau et allonge mes bras le long de mon corps afin de ne pas avoir mal pour m'endormir.

La nuit fut courte, j'avais de grosses cernes mais j'avais repris des couleurs. Je mange le petit déjeuner avec un peu plus d'enthousiasme et attends seul dans mon lit les yeux au plafond. C'est alors que la porte s'ouvre et qu'une personne , un psychiatre pour être plus précis entre. Je tourne ma tête vers lui. Je n'ai pas envie de parler. Je n'aime pas les psychiatre. Juste bon à hocher la tête lorsque nous lui parlons de certains problèmes.

 Et quand je me regarde dans le miroir j’y vois un mec bizarre 
Pâle, translucide, tellement livide 
A faire sourire un génocide 

Docteur, je rigole pas 
Il faut que vous fassiez quelque chose pour moi 
N’importe quoi 
Prenez un marteau et pétez-moi les doigts je sais pas 
Parce que là je peux vraiment plus 


De quoi je vais lui parler hein ? Faire semblant d'aller mieux ? Lui sourire pour qu'il me laisse ? Par chance il ne parle pas, il attends juste que je prenne la parole mais je la prendrai pas sa putain de parole ! Je me contente juste de lui dire ce qu'il a envie d'entendre et lui il écrit tout dans un dossier. Voilà c'est fait.

Parfois j’ai juste envie de hurler : 
« T’approches pas de moi ! Me touches pas ! »


Si seulement... Je veux lui dire, mais je lui dis à demi mots, c’est pathétique. Je suis pathétique voilà tout. Et à la fin de cet interrogatoire qui n'a servit à rien parce que je ne me suis pas laissé aller voilà tout. Je me retrouve alors de nouveau dans ma chambre. Seul en regardant mes bras. Mais quel con ! J'entends alors qu'on frappe à la porte et je souris lorsque je vois la personne que j'aime entrer.

Il m'embrasse sur la joue. J'aurai tellement avoir un véritable baiser, mais non, il ne m'aime pas donc je n'aurai le droit qu'à de simple baiser sur la joue voilà tout. Je soupire et lui dis ensuite que le rendez vous avec le psy c'est plus ou moins bien passer.

Il me faut un truc 
N’importe quoi 
Sinon je vais craquer 
Je risque de cogner une vieille, un passant, un mioche 
Et ce sera moche 
Ce sera vraiment moche


Je le regarde dans les yeux. Son regard est si beau... Pourtant je baisse la tête de nouveau. Je me vois encore dans nos anciens ébats. Lorsque nous perdions nos yeux les un dans les autres.

♠ Je ne lui ai presque rien dit... Si tu voulais que je le fasse, désolé... Je n'arrive pas à parler avec des gens qui ne me posent pas de questions... Je me suis contenté de dire le stricte minimum. J'ai besoin de rentrer chez moi.







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Gareth Nightingal
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Sam 23 Sep - 12:12
The more you suffer, the more it shows you really care... Right ?
Le bip périodique de l’électrocardiogramme agressait mes oreilles. Savoir qu’il représentait les battements de cœur de Nathaniel, qu’il était dans ce lit d’hôpital m’insupportait. Mes émotions étaient tellement emmêlées les unes aux autres, j’étais inquiet, me sentait coupable alors que je ne l’étais pas, et ne savait pas quoi faire. J’avais laissé entendre que je passais l’éponge sur ce qui s’était passé mais le roux n’avait pas vraiment réagi, sûrement trop fatigué. Quand bien même, cela ne voulait pas dire que nous n’aurions pas une discussion là-dessus, c’était la première et la dernière fois qu’il s’en prenait à moi.

Ses yeux fermés accentuaient à quel point il avait l’air faible, ma main s’échoua sur sa joue puis la sienne vint la serrer. Pourquoi rien ne pouvait jamais être simple... Je me levais, embrassai son front avant de lui dire que je partais, les visites étant terminées. De retour chez moi, j’allais m’allonger sur mon canapé tout habillé, ne pensant pas une seconde à manger quelque chose, je n’avais pas faim. Les yeux au plafond, je soupirais bruyamment, cette image horrible refusait de quitter mon esprit, je le revoyais encore. Je finissais par lui en vouloir d’avoir choisi de mettre fin à ses jours après mon refus de lui pardonner, de me faire ressentir cette culpabilité. Mais je ne pouvais pas ignorer à quel point Nathaniel était facile à briser, comme une brindille. J’avais besoin de parler, je me sentais trop mal et perdu. J’attrapai mon téléphone et appelai un de mes pères, Liam, même si je savais qu’il mettrait le haut-parleur. La soirée était entamée, ils devaient regarder un film peut-être. Entendre leur voix me fit du bien, et vider un peu mon sac aussi. Au final ils réussirent à mettre de l’ordre dans mes pensées et confirmaient ce qui commençait déjà à se faire une place dans un coin de ma tête.

Il avait besoin de moi et si je le laissais tomber il ne s’en remettrait pas... Quelque part je me sentais coincé, cette part de moi qui refusait de s’attacher à qui que soit essayait de prendre le dessus. Mais c’était trop tard, je l’étais, je ne pouvais pas l’ignorer, plus faire semblant et me dire que ça passerait. Au fond est-ce que c’était une si mauvaise chose ; j’étais attaché un homme qui avait failli mourir pour moi. Et s’il avait su que je reviendrais vers lui... Non ! Je devais vraiment faire disparaître cette idée absurde... Mais c’était un acte si désespéré... Et voilà je recommençais à devenir parano. Non, je ne pouvais pas penser qu’il ait fait ça dans ce but, je me souvenais de ses paroles dans sa chambre, c’était trop sincère pour être un mensonge.

Mes joues prirent une petite teinte rosée en y repensant, lui m’aimait et moi non... Dans qu’elle situation j’étais embarquée... Le pire étant que je voulais l’aider, ne voulait plus qu’il se fasse autant de mal. Je savais que le métis s’en voulait d’avoir voulu abandonner son père en mettant fin à ses jours, mais maintenant il devait rebondir, sortir de ce puits dans lequel il s’enfonçait. Et si je devais l’y tirer moi-même alors je le ferais.

Sur cette résolution je m’endormis dans mon salon. Le lendemain ma nuque était raide, je me levais doucement et allai me préparer. Début d’après-midi, j’arrivais dans l’hôpital puis devant sa porte et entrais calmement. Nathaniel avait des cernes mais il avait repris un peu de force, le voir sourire me faisait plaisir. Même si j’étais aussi un peu gêné. Je prenais place près de lui, il me dit que ça allait même si la fatigue persistait, puis que son rendez-vous avec le psy avait été moyen. Je fronçais les sourcils, l’air soucieux, quand l’acteur me raconta qu’au final il n’avait pas dit grand-chose. Mais une chose me rassurait, ce n’était pas un refus catégorique de sa part de se confier. J’avais remarqué depuis que le nippon était une personne assez complexe, c’était ce que je trouvais intéressant chez lui, qu’à chaque fois je le découvrais un peu plus. Seulement je n’étais jamais allé du côté sombre de sa personne, préférant passer de bons moments, même s’il nous arrivait de se confier un peu l’un à l’autre, il savait pour mon enfance par exemple.

« J’imagine bien que tu ne dois pas savoir par où commencer, mais savoir poser les bonnes questions ce n’est pas simple non plus pour une personne qui ne te connait pas... Moi aussi j’aimerais bien que tu sortes d’ici, mais ton corps ne peut pas se remettre d’une telle perte en une nuit. »

Je pris sa main dans la mienne, elle dégageait une chaleur tiède, signe que son rétablissement était en bonne voie.

« D’ailleurs, j’aimerais que tu viennes chez moi à ta sortie, tu ne peux pas retourner chez toi sans personne, il y a des choses que tu ne pourras pas faire le temps que tes bras cicatrisent un minimum... Et puis, je ne veux pas que tu y sois seul, parce que je ne peux pas faire comme si tout allait bien. »

Mes yeux croisaient les siens et il pourrait y voir toute mon inquiétude, mais aussi la détermination que je mettais à vouloir l’aider. Ce n’était aucunement par pitié, je me doutai qu’il le penserait, mais je comptais lui montrer que ça n’avait rien à voir. Nathaniel savait à quoi je faisais allusion, sa dépression ; que ce soit l’alcool, la cigarette à laquelle il était accro ou ses mutilations.

« Tu ne peux plus continuer à vivre comme ça, et je ne fermerais pas les yeux dessus. »

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Nathaniel Okigaara
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Dim 24 Sep - 7:34
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You were from a perfect world
A world that threw me away today
Today to run away


Pourtant je dois faire avec. Tu ne m'aimeras probablement jamais mais moi je continuerai de t'aimer. C'est plus fort que moi. Ton monde m'a rejeté alors que dois-je faire ? Pleurer toutes les larmes  de mon corps à défaut de faire couler mon sang ? Oui, il ne me reste plus que ça. Je ne veux pas qu'il s'en veuille encore du fait que je me sois fait du mal.

Je lui souris alors qu'il s'assoit à côté de moi, le regardant je ne peux m'empêcher de rougir. Pour quoi au juste ? Je me reprends très vite et me racle la gorge

« J’imagine bien que tu ne dois pas savoir par où commencer, mais savoir poser les bonnes questions ce n’est pas simple non plus pour une personne qui ne te connait pas... Moi aussi j’aimerais bien que tu sortes d’ici, mais ton corps ne peut pas se remettre d’une telle perte en une nuit. » 

Me confier. Pas si simple. Je préfère largement la fermer au lieu de faire chier mon monde avec ce qui ne va pas. Je préfère écouter les autres, mais après ce qui s'est passé je devrais bien me cacher pour qu'on veuille bien me confier des choses. Car c'est vrai que lorsque les gens voient des bandages aux avant-bras ils ne sont pas dupes et savent exactement ce que ça signifie.

Je soupire lorsqu'il me dit que je ne peux pas m'en remettre en une nuit. Je le sais très bien mais pourtant je l’espère. Avec de la chance je sortirai demain si Gareth reste à me surveiller, mais il ne voudra sûrement pas qu'un pauvre débris comme moi vienne chez lui.

Il prend alors ma main, la sienne est si chaude. Je le regarde et lui souris en la caressant doucement. J'aime tellement nos contacts, même les plus petits, les plus insignifiants. Ça ne l'ai pas pour moi mais sûrement pour lui. Après tout il ne m'aime pas.

Plus je me répète ça, plus je me fais du mal. Mon sourire se transforme en légère grimace. Pourquoi a-t-il dû débarqué alors que je me vidais de mon sang ? Pourquoi c'est-il inquiété alors qu'il m'en voulait ? Il n'aurait pas du venir.

Je soupire alors qu'il me sort de mes pensée, je le regarde un peu honteux à cause de ma pensée justement.

« D’ailleurs, j’aimerais que tu viennes chez moi à ta sortie, tu ne peux pas retourner chez toi sans personne, il y a des choses que tu ne pourras pas faire le temps que tes bras cicatrisent un minimum... Et puis, je ne veux pas que tu y sois seul, parce que je ne peux pas faire comme si tout allait bien. »

And I find it kinda funny, I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
I find it hard to tell you, I find it hard to take


Je le regarde un peu stupéfait. Pourquoi fait-il cela ? A-t-il à ce point pitié de moi pour faire ça ? Pourquoi ne pas me laisser ? Je n'ai plus la force dans mes bras pour me mutiler encore un peu plus.

Mes avant-bras sont en si mauvais état que je ne peux presque rien faire avec. En fin de compte il a peut être raison de m'inviter chez lui mais je m'en veux. Je vais m’immiscer dans sa vie privée et nous ne l'avions jamais fait. Quant à moi ? Je ne connaissais même pas son appartement. Je veux retourner chez moi, dans mon cocon. Je soupire.

♠️
D'accord... Mais seulement deux trois jours, je vais demander à ce qu'un infirmier passe me faire mes pansements tant qu'il le faudrait. Je n'ai pas envie de te déranger.

Devais-je lui dire aussi que je devais avoir la rencontre d'un ami ? Et puis pourquoi pas ? Ce n’est qu'un ami et puis mon beau bijoutier sait où en sont mes sentiments pour lui et puis, il ne m'aime pas, lui.

Sinon si tu veux que je reste un peu plus avec toi il faudra me laisser une journée, j'ai un ami avec qui je dois passer la journée qui va venir.

Je vais te faire une confidence, toi a qui je voue une passion immense, toi a qui sans cesse je pense, plus qu'une évidence, tu es devenu ma providence.

En fin de compte je veux vraiment rester avec lui, pour lui montrer que je peux me rattraper, que ce n'était que parce que j'avais bu. Enfin, je sais très bien qu'il y avait énormément de jalousie aussi même si ce n'était qu'un jeu. Je n'ai pas  su y jouer correctement.

Je regarde sa main dans la mienne, puis je remonte mon regard vers sa bouche, vers ses yeux. Il est tellement magnifique. Je m'en veux tellement de lui avoir fait du mal .

♠️
Je m'en veux vraiment... Pardon



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Gareth Nightingal
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Dim 24 Sep - 16:55
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Ses joues prirent une teinte rosée en me voyant et je compris que je n’étais pas le seul à être un peu embarrassé. Ce petit épisode passé j’avais envie de savoir comment Nathaniel se remettait, il n’avait pas l’air trop mal, du moins physiquement. Moralement je n’osais même pas imaginer comment il pouvait se sentir... Je notais sa grimace lorsque je lui rappelais que son corps était toujours faible et que sa sortie devrait attendre. Là, j’éprouvais machinalement le besoin de serrer sa main, je préférais quand il souriait. Même si ce dernier manquait cruellement de gaieté. J’avais envie de la lui rendre, vraiment, mais pour y parvenir il y aurait beaucoup d’étapes à franchir, est-ce que j’allais pouvoir gérer ça... Si lui ne pouvait pas... D’un coup je sentis une pression sur mes épaules, mais je la chassais aussi vite qu’elle était apparue. La question ne se posait pas.

Le roux était surpris, je le lisais sur son visage reprenant à peine sa teinte hâlée. Personnellement je ne comprenais pas trop pourquoi. Après ce qui venait de se passer, comment pourrais-je le laisser retourner chez lui tout seul comme s’il s’était fait une entorse ? Même dans ce cas-là, me connaissant j’aurais insisté pour rester chez lui, avec moi c’était toujours tout ou rien. Soit je rayais complètement une personne, soit elle comptait pour moi, et j’avais gommé la rayure que j’avais posé sur lui, ce n’était pas pour décorer. Je choisissais de porter plus d’importance au « pourquoi il était comme ça », plutôt qu’à « pourquoi il avait fait ça ». Je n’étais pas psychologue mais on ne restait pas en dépression depuis huit ans sans une raison profonde, plus que celle de sa précédente tentative. J’avais juste envie de prendre soin de lui et je ne pouvais pas m’en empêcher. Je fronçais les sourcils lorsque le métis parla de me déranger. Il continua en parlant d’un ami qu’il voudrait voir, je ne pouvais pas l’en empêcher, je n’étais pas son père.

« Tu ne me dérange pas Nath, sinon je ne te l’aurais pas proposé crois-moi. Pour ton ami, je ne vais pas te dire non, mais force pas trop, et puis n’oublie pas de manger... ‘Fin... »

Ah ça me reprenait, pourquoi je devenais toujours trop protecteur... Je détournai la tête, gêné que ça m’ait échappé et mordillant ma lèvre inférieure. Je cherchais mes mots et il baissa sa tête sur nos mains entrelacées. Est-ce je devrais cesser tous contacts physiques avec lui ? Non je ne pensais pas que ça l’aiderait, et ça ne m’enchantait pas de toute manière. Je la serrais encore lorsque le rouquin s’excusa une nouvelle fois.

« Je veux que tu ailles mieux. Avant que tu me reproches d’en avoir, non ce n’est pas de la pitié. Parce que le fait que je n’oublie pas que tu m’ais frappé, ne veux pas dire que je me fiche de ton état. Ça dépasse cette soirée ce qu’il se passe maintenant, tu comprends ? Je veux que ce soit la dernière fois de ta vie que tu fais une chose pareille, et si ça implique d’être là tous les jours et bien tu m’auras sur le dos tous les jours. Et surtout quand tu n’en auras pas envie ! »

Ce qui voulait dire, peut-être souvent ? Je ne savais pas ce qu’il avait en tête. Je me souviens de ce que je lui avais dit sur le fait de poser des questions pour qu’il vide son sac.

« Tu me répondrais si je te les posais, ces questions ? »

Plus je le regardais et plus je me disais que je prenais la bonne décision, que je faisais bien de ne pas m'enfuir comme un égoïste alors que Nathaniel avait réellement besoin d'être aidé. S'il fallait qu'il s'accroche à moi pour aller mieux, je ferais tout ce que je peux pour lui.

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Nathaniel Okigaara
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Lun 25 Sep - 5:45
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Don't you slip away from me
It's you I live for



« Tu ne me dérange pas Nath, sinon je ne te l’aurais pas proposé crois-moi. Pour ton ami, je ne vais pas te dire non, mais force pas trop, et puis n’oublie pas de manger... ‘Fin... »

Je hoche la tête en guise d'approbation. Je sais très bien qu'il est sincère avec moi, il l'a toujours été, même lorsqu’il m'a dit qu'il ne m'aimait pas. Et ce fut une vérité qui me fit assez mal mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Chacun ses sentiments non ? Je ne pouvais pas aller contre.

Mais une chose tiqua dans mon esprit. La fin de sa phrase. Je haussais un sourcil et le regardais. Il se montrait très protecteur avec moi, je n'aurai jamais pensé qu'il était ainsi. Je découvrais une autre facette de lui, facette qui me mettait du baume au cœur. Il tenait à moi et je l'en remerciais, même s'il ne m'aimait pas.

When will I stop to cut my veins
When will I start to stop the bleeding
Don't you feel that I'm nothing without you



Alors j'attendrais que tu m'aimes. Si tu le décides un jour. Je ne suis rien sans toi alors reste au moins ami avec moi. Pourquoi on me rejette toujours ? Je ne dois pas être fait pour l'amour. Oui c'est ça. Je dois me résoudre à vivre seul. Mais en restant chez Gareth cela allait être dur. Rester chez lui, sentir son odeur, le voir tous les jours, attendre son retour. J'allais sûrement en souffrir mais s'il voulait garder un œil sur moi alors je l'écouterai.

The world was on fire
No one could save me but you.
It's strange what desire
Will make foolish people do
I never dreamed that I'd meet somebody like you
I never dreamed that I'd knew somebody like you


Si seulement j'avais su. Mais c'est ainsi on ne peut jamais savoir à l'avance de qui on va tomber amoureux. Ça l'avait fait pour Caleb, pour Lin et maintenant pour mon beau châtain. Je n'y pouvais rien. Mais j'étais tout de même bien même s'il ne m'aimait pas, au moins il s'occupait de moi et c'était déjà beaucoup !

« Je veux que tu ailles mieux. Avant que tu me reproches d’en avoir, non ce n’est pas de la pitié. Parce que le fait que je n’oublie pas que tu m’ais frappé, ne veux pas dire que je me fiche de ton état. Ça dépasse cette soirée ce qu’il se passe maintenant, tu comprends ? Je veux que ce soit la dernière fois de ta vie que tu fais une chose pareille, et si ça implique d’être là tous les jours et bien tu m’auras sur le dos tous les jours. Et surtout quand tu n’en auras pas envie ! »

Pas de la pitié alors ? Ça me paraissait tout de même bizarre mais bon encore une fois je le croyais, il ne mentait jamais. Surtout quand je n'en aurai pas envie ? Ça allait être dur dans ce cas, j'étais auto destructeur et je n'arrivais pas à m'empêcher de me faire du mal et de malmener les gens qui m'empêchaient de me faire du mal.

J'avais terriblement peur de perdre le contrôle mais je ne devais pas. Au moins pour lui, pour mon amour envers lui. Je ne voulais pas le perdre une seconde fois.

« Tu me répondrais si je te les posais, ces questions ? »

Je serre un peu plus fort sa main et relève ma main pour le regarder avant de bégayer un « oui » troublé. Pourrai-je y arriver ? Sûrement, je lui fais confiance après tout.

Viens et sauve-moi - ça brûle au fond de moi
Viens et sauve-moi - sans toi je n'y arrive pas
Viens et sauve-moi





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Gareth Nightingal
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Dim 8 Oct - 22:13
The more you suffer, the more it shows you really care, right ?
C’était très rare de voir Nathaniel aussi silencieux, cela n’avait rien d’étonnant après ce qu’il s’était passé bien sûr, mais j’avais juste envie de le prendre dans mes bras. J’avais l’impression que le roux pouvait se briser à tout moment. Vraiment, ce serait inhumain d’ignorer le mal être qu’il ressentait et je ne pouvais en aucun cas m’y résoudre. Ce qu’il s’était passé, je commençais à me dire, à peut-être comprendre, que c’était une façon de laisser sa détresse exploser. Oui ça devait être ça, mes idées devenaient plus claires maintenant que j’avais mis ma rancœur de côté. Ma peur instinctive aussi s’amenuisait, je n’avais pas à l’avoir, il n’était définitivement pas quelqu’un de violent, au contraire. Je l’avais toujours trouvé doux avec moi, dans chacun de ses gestes, comme cherchant une chaleur qui lui manquait, et qui me manquait à moi aussi. En fait c’était là la raison qui expliquait pourquoi j’avais continué à le voir, parce que passer du temps avec une personne, dépasser le lendemain, faisait du bien.

Mon cœur ne s’était pas ouvert au point de l’aimer, mais ce mois sans le voir m’avait tout de même paru extrêmement long et terne. Je m’étais déjà habitué à sa présence, ces moments, et pendant ces quelques semaines, mon humeur avait été médiocre. Le seul moment où j’avais mis tout ça de côté était à mon travail, dans lequel je m’étais particulièrement concentré, plus que d’habitude. Même mon patron avait remarqué une différence mais je m’étais contenté de hausser les épaules avec un sourire de façade.

Et finalement, les choses avaient voulu que je le revois dans la pire des situations. Jamais je n’aurai pu imaginer qu’un homme puisse faire ça parce que je l’aurai repoussé. À présent je tenais sa main et ne comptais pas la lâcher. Ma prise se serrait en même temps que la sienne et je me mis à réfléchir. Que pouvais-je bien lui demander... ? Mes yeux scrutaient les traits de son visage, la fatigue qui y paraissait mais ne retirait rien à son charme naturel. Tout bien réfléchi l’accueillir chez moi allait créer un malaise, mais hors de question qu’il retourne dans son manoir pour le moment.

« Hm... Je ne vais pas tourner autour du pot, je ne vois pas comment aborder le sujet progressivement... Qu’est-ce que ça t’apporte de te faire du mal ? Pourquoi tu es aussi dur avec toi-même ? C’est plus profond que ce tu m’as déjà dit, j’en suis sûr. »

L’air encourageant, mon pouce caressait le dos de sa main alors que je le laissais mettre de l’ordre dans ses pensées. La conversation ne serait pas simple. Peut-être même qu’il refuserait d’y répondre parce qu’il ne sentirait pas prêt.

« Prends ton temps, ou même si finalement tu ne veux pas en discuter, je comprendrais. »


Même si j’avais cruellement besoin de savoir ce qu’il y avait dans son esprit, ce qui le torturait à ce point. J’espérais ne pas faire une erreur en me lançant sur cette pente glissante qu’était sa dépression.

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Nathaniel Okigaara
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Dim 15 Oct - 17:21
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Je le laisse prendre ma main et la serre fort. Sa chaleur me fait tellement de bien. Je voudrai qu'il reste à tout jamais avec moi mais comment lui dire de ne pas me quitter ? Je sais très bien qu'après que je sois rentré chez moi il ne me donnerait plus de nouvelle. J'allais de nouveau me retrouver seul, seul face à cet amour impossible. Pourquoi ? Pourquoi ça arrive toujours à moi ?

They say an end can be a start
Feel like I've been buried yet I'm still alive
It's like a bad day that never ends
I feel the chaos around me
A thing I don't try to deny
I'd better learn to accept that


Je me sens tellement mal. J'ai envie de pleurer, de lui dire « ne me quitte pas » mais j'en suis incapable. Les mots ne veulent pas sortir,il va m'abandonner, comme tout les gens que je connais ou que j'ai connu. Ça fait mal, terriblement mal.

There are things in my life that I can't control
They say love ain't nothing but a sore



Je commence réellement à le croire... La preuve, mon amour est un amour à sens unique et le restera. Une larme coule long de ma joue. Finalement je n'arriverait pas à résister. Quel idiot ! J'aurai dû mourir, il n'aurait pas dû venir. J'aurai dû me vider de mon sang, seul, sans remords aucuns.

Je le vois me regarder mais fais semblant de ne pas le remarquer. A quoi pense-t-il ? Pourquoi me regarde-t-il ? Parce que je suis pâle comme un cadavre ? Parce que mes traits sont tirés comme ceux d'une momie ou tout simplement parce que mes cernes sont de grosses valises sous mes yeux ?

« Hm... Je ne vais pas tourner autour du pot, je ne vois pas comment aborder le sujet progressivement... Qu’est-ce que ça t’apporte de te faire du mal ? Pourquoi tu es aussi dur avec toi-même ? C’est plus profond que ce tu m’as déjà dit, j’en suis sûr. » 

Ah cette question... Cette question que j'avais entendu des dizaines de fois. Une des raisons principales était que je ne m'aimait pas. Je me souviens encore de mes camarades qui se foutaient de ma gueule parce que j'étais trop frêle. La tête de turc parce que parfois j'étais le chouchou. Les coups qu'ils me donnaient mais je ne voulais pas lui dire. Ou peut être que si ? Je ne savais plus quoi faire et commençais à trembler doucement suite à ces souvenirs.

Je ne m'aime pas voilà tout. Lorsque j'étais plus jeune je me faisais tabasser, c'est con mais j'avais pris l'habitude. Ça a commencé avec des mines de compas pour ne pas que ça se voit trop, j'avais un chat à l'époque.

Je serre la main de Gareth et la regarde alors qu'il caresse le dessus de la mienne avec son pouce.

C'est devenu sérieux quand ma mère est tombée malade. Au début je faisais ça parce que je ne m'aimais pas mais quand ma mère est tombée malade et qu'elle mourra j'y suis allé un peu plus fort.

C'était la première fois que je me confiais comme ça et je n'en étais pas fier... J'avais l'impression de faire pitié. Oui c'est ce que je faisais. J'en avais marre d'être aussi faible et fondis en larmes, m'excusant je les séchais du revers de mon bandage qui me fit d'ailleurs souffrir. Je n'avais pas le droit de bouger les avant bras, ou très peu, juste pour me nourrir.

♠️
Je suis vraiment désolé c'est con oublie ce que je viens de te dire...


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Gareth Nightingal
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Jeu 19 Oct - 20:18
The more you suffer, the more it shows you really care, right ?
Je le sentais s’accrocher à ma main comme à une bouée de secours. Et si c’était vraiment ça ? Si je la lâchais allait-il couler ? Est-ce que je restais plus par peur d’une rechute ou réellement parce que je sentais que ma place était là... Pourquoi cette question ne parvenait pas à sortir de ma tête ? Pourquoi elle revenait lorsque j’étais persuadé de ce qui me motivais à rester avec lui dans cette chambre ? Peut-être que je n’étais au final pas aussi sûr...

Cependant je devais l’être, je n’avais jamais rien fait parce que je m’y sentais forcé. Plus je le regardais, plus je me sentais stupide de douter de cette manière. J’aurai pu partir, lui dire simplement que j’étais désolé mais que ce ne serait pas possible, rien ne m’obligeait à être là, rien ne m’avait jamais poussé à aller contre mes envies. Alors cela n’allait pas commencer maintenant ! Je soufflais discrètement, s’il savait à quel point moi aussi j’étais chamboulé par tout ça... Je le vis trembler un peu lorsque je finis de lui poser mes premières questions. Je ne vis pas la larme qui coula furtivement sur sa joue opposée.

D’une caresse toute aussi chaste que douce sur sa main, je l’encourageais à se lancer, les premiers mots étaient toujours les plus difficiles à sortir, il fallait faire un effort considérable. L’entendre dire qu’il ne s’aimait pas me fit un pincement au cœur, je ne voulais pas imaginer les raisons pour lesquelles Nathaniel en était arrivé là. Pourtant c’était une personne très agréable, avec qui j’avais toujours passé des moments dont j’aimais me remémorer. J’écarquillais légèrement mes yeux lorsque le roux m’avoua qu’il avait souffert dans sa période scolaire, tout comme moi. C’était une chose que j’avais tellement de mal à concevoir en le voyant aujourd’hui. Mais après tout, on pouvait en dire autant de moi. Je le laissais continuer, ma colère envers tous ceux qui s’amusaient à profiter des autres refaisait surface au fur et à mesure qu’il parlait.

Je voyais qu’en parler, et que repenser au décès de sa mère lui faisait mal, sa voix commençait à trembler, et puis ses larmes finirent par quitter ses yeux gris. Le rouquin tenta de les faire cesser d’un revers en s’excusant. Je lâchais sa main avant de me lever pour m’asseoir près de lui. De mes doigts j’essuyais doucement ses sillons car je ne voulais pas qu’il se fasse mal davantage.

« Hey, tu n’as pas à t’excuser, justement il faut que tu vides ton sac... Moi aussi j’ai vécu ça, tu ne t’en rappelles peut-être pas à cause de la fatigue... Ce n’est pas con, Nath et je ne le penserais jamais. »

Je ne pouvais plus refouler l’envie de le prendre dans mes bras, quelque part je sentais qu’il en avait besoin. Je passais mes bras dans son dos et ramenait sa tête dans mon cou, j’y sentais ses larmes chaudes couler. Je posais son bras par-dessus mes cuisses pour ne pas le blesser et mes mains caressaient son dos lentement.

« Tu ne dois pas avoir honte ok ? Je ne te jugerais pas, je te jure que non. Ces abrutis qui t’ont fait du mal, il faut les oublier, passer au-dessus d’eux, ne pas les laisser te hanter. Et ta mère... Ta mère je suis certain qu’elle voudrait te voir heureux, pour elle tu peux l’être pas vrai ? Certain que oui. »

Je lui embrassais la nuque, j’étais un peu trop affectueux mais je ne pouvais pas changer d’un coup envers lui. Puis je me redressais et lui souriais.

« À quoi tu penses, là maintenant ? »

Je voulais savoir ce qui traversait la tête de mon rouquin, contrairement à d’autres, il était encore un livre fermé et cadenassé.

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Merci Fanfan <3:
 


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Mar 7 Nov - 7:15
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« Hey, tu n’as pas à t’excuser, justement il faut que tu vides ton sac... Moi aussi j’ai vécu ça, tu ne t’en rappelles peut-être pas à cause de la fatigue... Ce n’est pas con, Nath et je ne le penserais jamais. »

Je n'ose pas le regarder dans les yeux. Je me sens honteux... Pour tout. Je n'aurai pas dû lui dire mais avec lui, impossible de lui cacher la vérité, tout comme avec le petit ange. Je garde donc mes yeux rivés sur mes avant bras qui sont posés sur mes cuisses, mes doigts jouant frénétiquement ensemble. Preuve d'une montée de stress, d'un mal étrange, un mal psychologique rattaché à de l'angoisse.

C'est alors que lorsque je m'y attends le moins l'amour de ma vie, parce que oui il l'est je le sais à présent, me prend dans ses bras. Cette étreinte si chaude me réchauffe le cœur, le fait battre à nouveau. Je ne peux m'empêcher de sangloter un peu plus, mon visage perdu au creux de son cou ;

I remember years ago
Someone told me I should take caution when it comes to love
I did, I did



Il ne m'aime peu être pas mais moi si et je lui prouverai tous les jours s'il le faut. Enfin, si l'on se revoit après que je sois retourné chez moi... Je sais à présent qu'il est LA personne avec qui je veux faire ma vie, cette tentative m'a ouvert les yeux. Pourquoi ne l'ai-je pas vu plus tôt ? Je reste contre lui alors qu'il dépose mon bras sur sa cuisse pour ne pas qu'il me fasse mal sûrement. J'ai envie de passer, moi aussi, mes bras dans son dos mais impossible, cela me ferait trop mal. Quel idiot je fais !


« Tu ne dois pas avoir honte ok ? Je ne te jugerais pas, je te jure que non. Ces abrutis qui t’ont fait du mal, il faut les oublier, passer au-dessus d’eux, ne pas les laisser te hanter. Et ta mère... Ta mère je suis certain qu’elle voudrait te voir heureux, pour elle tu peux l’être pas vrai ? Certain que oui. » 

Je sais très bien qu'il ne me jugera pas, il n'est pas comme ça du peu que je connais de lui et j'aime ça. Comment faire pour oublier ce qui est devenu ma drogue à cause de certains mioches ? Je ne sais même pas comment je vais faire pour arrêter de faire ça, c'est bien trop présent dans ma vie mais je suis sûr que si lui, lui reste prêt de moi j'y arriverai peut être ? Ré freiner cette part sombre de moi tout comme ma violence je pourrai réussir. Même si, bien sûr, cela est plus facile à dire qu'à faire...

Tell them I was happy
And my heart is broken
All my scars are open
Tell them what I hoped would be impossible
Impossible, impossible


Il m'embrasse dans le cou et je sens un long frisson me parcourir l'échine. J'aime l'effet qu'il me procure, il n'y a que lui à m'avoir fait ça. Caleb ? Je ne sais même pas si j'avais éprouvé de tel sentiment qu'avec mon bijoutier.

Lorsqu'il se redresse et laisse retomber mon avant bras sur les draps je regarde celui-ci en soupirant, la tête baissée, mes larmes coulant toujours, venant s'écraser près de mes bras que j'ai mis devant moi, appuyant légèrement dessus même si cela me tire sur les points fraîchement posés. Il me sourit et je le regarde, il est tellement beau ainsi... je ne me lasserai jamais de le regarder.

Les mots sont trop faibles pour exprimer ce que je ressens,
Je crains que tu ne me croies pas.
Comme si quelqu'un m'avait averti, il me vient cette impression :
Ce conte de fée n'aura pas de fin joyeuse.


Et si, au contraire, ce conte de fée se terminait bien ? Je ne sais pas et soupire. Il me regarde toujours et je fais attention à ses moindres fais et gestes. Il se rassoit ensuite près de moi et je le regarde toujours. Il est tellement beau...

« À quoi tu penses, là maintenant ? »

Lorsqu'il me pose cette question je relève la tête, les yeux toujours mouillés par les larmes. Dois-je lui dire ? Oui ou non ? Je ne sais pas, je sais très bien qu'il se douterait de quelques chose vu le temps que je mets à répondre, je dois lui dire. Je prends alors une grande inspiration.

Au fait que je t'aime... Gareth.

J'avance lentement ma tête de la sienne, mes lèvres des siennes et m'apprête à l'embrasser tendrement mais je sais qu'il ne sait pas où il en est et surtout, qu'il ne m'aime pas. Je recule et me remets à ma place initiale.

♠️
Pardon...


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They say before you start a war,

You better know what you're fighting for.

Well, baby, you are all that I adore.

If love is what you need, a soldier I will be.


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Gareth Nightingal
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Dim 12 Nov - 21:36
The more you suffer, the more it shows you really care, right... ?
L’entendre dire qu’il m’aimait ne pouvait pas me laisser indifférent, je sentais les battements de mon cœur s’accélérer un peu. Pris au dépourvu je le voyais approcher son visage du miens pour m’embrasser avant de se raviser. Le pire était que j’aurai eu du mal à le repousser, je soupirais doucement puis mordillait ma lèvre. Ça me faisait bizarre, c’était la première fois que ces mots m’étaient sincèrement adressés et une douce chaleur se déversait dans mon ventre. Mais il finit par se crisper parce que je ne pouvais pas lui rendre son amour, pas maintenant... Je me refusais de sauter dans le plat à l’improviste et d’attendre de voir ce que ça donne, non je voulais être clair dans ma tête. Je regardais son visage trempé de larmes, je ne supportais pas cette vision, ma main tenta de l’effacer en caressant ses joues. J’essayai de masquer ma gêne avec un petit trait d’humour.

« Au moins, c’est positif. »

Je riais légèrement, sentant mes joues chauffer un peu et prendre une petite teinte rosée. Je me sentais un peu perdu mais en même temps, j’avais l’impression que des choses allaient sûrement changer, en espérant que ce soit pour le mieux. Je ferais tout pour en tout cas. Je tournai la tête vers l’horloge murale et vit que l’heure était passée à une vitesse folle. Faisant la moue, j’échangeai un regard avec Nathaniel, un sourire un peu désolé sur les lèvres puis me levais. Je faisais passer ma main dans ses cheveux et l’embrassai sur la tempe. Décidément j’abandonnai l’idée d’être distant avec lui, je n’y arrivais pas plus de cinq minutes. Et puis, ce serait lui faire plus de mal et m’en faire à moi aussi, j’allais rester naturel, dans une certaine limite.

« Je te laisse, je repasse demain, et prend soin de toi, ok ? »

Un ton faussement sérieux vite remplacer par un sourire puis je me dirigeai vers la porte de la chambre. Les jours passèrent et le rouquin repris peu à peu des forces. Cet événement cauchemardesque nous avait contre toute attente, rapprochés. C’était comme voir une autre facette du nippon, que je trouvais adorable.

À mon travail j’avais un peu les idées ailleurs, parfois il m’arrivait de repenser à la nuit où je l’avais trouvé, me dire que si je n’y étais pas allé il ne serait plus là, un frisson parcourait mon dos chaque fois que je m’en rappelais. Mon patron n’avait pas mis longtemps à me questionner et je dû lui avouer en lui faisant promettre de ne pas ébruiter la chose. Déjà que depuis les derniers jours, des journalistes de magazines campaient devant l’hôpital... Je m’efforçais de leur mentir en disant que je ne savais pas de qui ils parlaient. Mais aujourd’hui, Nathaniel allait sortir. Rien que d’y penser tout en me dirigeant vers la bâtisse, je soupirais fortement, j’ignorai quelle réaction il aurait en les voyant. Une fois au bon étage, je toquais à sa porte puis entrais. J’eus en large sourire en le voyant assis au bord du lit, visiblement il avait hâte de le quitter. Son sac, que je lui avais fait durant son séjour était à ses pieds, prêt à être embarqué.

« Salut ! Je vois que tu es pressé, ça me fait plaisir de te voir en forme tu sais. »

Du moins physiquement parlant. Grâce aux moments que j’avais passé avec lui ici j’avais pu voir l’ampleur de son mal être et, c’était profond, cela m’effrayait même un peu, mais je mettais vite mon inquiétude de côté. Je saisissais son sac de ma main droite et le posai sur le matelas. Un air un peu plus grave pris place sur mon visage alors que je fixais le roux.

« Faut que tu saches, qu’il y a des journalistes devant l’hôpital, ils ont fini par savoir ce qui s’est passé... Et ils sont bien persistants en plus... Ça va aller ? »

Je me doutais que ça allait être un moment assez compliqué et dérangeant, mais je m’étais garé plus prêt pour raccourcir le supplice. En espérant qu’elles ne viendraient pas devant chez moi non plus ces sangsues... Il était temps ! Nous sortions puis arrivés à l’accueil, signons des papiers qui confirmaient la sortie du métis. J’ouvris la porte principale et les escaliers à peine descendues, qu’un petit groupe armé d’enregistreur tentait de nous barrer la route. Finalement le chemin jusqu’à la voiture allait plus pénible que prévu et une veine d’agacement prenait déjà place sur mon front.

« Nathaniel, vous pouvez nous préciser la raison de votre hospitalisation ? Qui est ce jeune homme, votre compagnon ? Allez-vous reprendre votre tournage ? »

Les questions fusaient dans tous les sens.

« Foutez-lui la paix ! »

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Nathaniel Okigaara
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Mar 14 Nov - 6:12
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« Au moins, c’est positif. »

Je regardais ses joues se teinter d'un pâle rouge, peut être que... Non, ce n'était pas encore le cas. Mais sa touche d'humour eut le don de me faire rire légèrement. Lui seul me procurait cet effet. Je le vis ensuite tourner la tête vers l'horloge et soupirai. Le temps était venu pour lui de partir. Il passa sa main dans mes cheveux et je soupirai de bien être, j'adorai ça ! Il m'embrassa la tempe et s'en alla.

Une fois seul je fondis en larmes. Pourquoi cela devait être si compliqué ? Pourquoi ne m'aimait-il donc pas. Oui bien sûr je le savais. Qui pouvait donc bien me supporter et m'aimer après tout. Je n'en pouvais plus de cette situation et bientôt j'allais vivre chez lui, j'appréhendais, vraiment...

Je ne te laisse pas tomber,
Je ne te laisse pas partir,
Réveille-toi avec moi,
La vie est si belle.
Ecoute ton coeur
Commence à comprendre :
La vie est si belle.


La vie est belle ? Oui... Peut être, seulement si... Je la vis avec lui. Je sais qu'il ne me laissera tomber, enfin je crois. Même lorsqu'il était fâché contre moi il était venu... Il m'a empêché de mourir, c'est parce qu'il tient un peu à moi quand même non ? Je renifle légèrement et ai un frisson en regardant mes avant bras. Pourquoi lui ai-je infligé ça ? Je suis tellement con...

On m'apporte ensuite mon plateau repas que je ne touche pas, je n'ai pas le cœur à manger, ça ne passe pas, tout simplement et je m'endors, demain je sors enfin. Hey demain je vais aller chez lui ! Putain j'appréhende tellement ! J'aurai forcément des pulsions à refouler, je ne pourrai pas lui sauter dessus comme avant...

I escaped my final moment
But it's turning back at me
On every corner I can feel it waiting
Just a moment, no awareness
I could easily slip away
And then I'll be gone forever
I'm searching,
I'm fighting for a way to get through
To turn it away


Cauchemars... Je repense à ce moment qui m'a paru être infiniment long, après tout, combien de temps ça avait duré ? Encore une fois je suis passé proche de la mort. Non. La première fois J'ETAIS mort, elle ne m'a laissé qu'une autre chance voilà tout et puis avec cette fois elle m'en a laissé une nouvelle. Pourquoi au juste ?

Je me réveille en sursaut et vois un infirmier qui me sourit en me tenant par l'épaule, me montrant mon petit déjeuner. Tellement attentionné... Il me dit de bien mangé et prépare mon sac. Je lui dis qu'il n'est pas obligé mais il me sourit. Sourire que je rends.

Une fois seul je mange et pousse le plateau loin de moi pour me lever. Mes pas son mal assuré et j'ai la tête qui tourne mais n'y fais pas attention et m'habille lentement sans me faire mal, bien que je sente les points légèrement bouger. Je me rassis ensuite sur le lit avec le sac que l'infirmier a posé à côté de moi, je n'ai plus qu'à l'attendre. Pourtant je me dis que cela ne va pas être facile de sortir d'ici. Il y aura sûrement des paparazzis. Je soupire et il arrive peu après.

With the lights out,
I hope you never leave my side.
I promise to leave my weapons left by the bedside.


Je souris en le voyant au pas de la porte qui était restée ouverte et il entrait puis pris mon sac avant de s'asseoir près de moi en ayant un air plus sérieux. Avais-je raison pour les paparazzis ? Apparemment oui et je soupirai. Il fallait vraiment qu'ils mettent leur nez de partout ceux là !

Nous sortons ensuite et comme je le constate ils sont partout. Je peste et entends Gareth parler à ma place, visiblement énervé par ceux-ci. Je ne réponds pas mais me tiens droit en souriant et en secouant la tête de dépit jusqu'à arriver à la voiture de mon amour.

Nous nous empressons donc de rentrer et de partir à toute vitesse en direction de chez lui. J'angoisse... C'est la première fois que j'allais chez lui et surtout que j'allais y rester pour quelques jours. Le voir... Tous les jours... Cela allait-il me faire du bien ou non ? Qu'importe... au moins je le verrai.


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