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The more you suffer. The more it shows you really care... . Right ? [Gareth]

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Nathaniel Okigaara
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Ven 8 Sep - 18:43
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The more you suffer. The more it shows you really care... . Right ?
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Ca fait trois jours que Hamish est venu à la maison pour veiller sur moi. Malheureusement à présent il était parti. Je me suis dit que je ne me ferai rien mais là, assis sur mon canapé, le téléphone entre les mains j'étais en pleurs. Comme Hamish me l'avait conseillé je devais m'excuser et reprendre contact avec mon beau bijoutier. Mais il était tellement froid que je n'arrivais pas à retenir mes larmes.

The sky is cold and gray
Just like it was when we both went our separate ways
And the rain won't wash away
All the dirt of my mistakes



Je m'en veux tellement. Si seulement je n'avais pas été violent j'aurai peut être pu lui dévoiler mon amour ? Non, ça m'aurait fait trop mal, je savais trèsbien que pour lui je n'étais qu'un plan cul. Je ne devais pas lui dire alors je pleurai, seul dans cette grande demeure vide.

Je vais mourir aujourd'hui tout devient plus clair à présent. Je l'ai perdu, j'ai tout perdu, je n'ai plu envie de vivre sans lui. À cause de moi mon cœur bats à l'envers J’ai beau panser mes blessures, 
tenter de faire abstraction du pire
Mon dégoût perdure, 
Mes plaies ressemblent à ton sourire
Le feu a consumé mon âme, 
J’ai perdu l’art de faire semblant.


Aujourd'hui je meurs, voilà tout. Je pose mon portable sur la table basse où se trouve une lame de rasoir. Je viens d'envoyer un message à Gareth mais je sais qu'il ne répondra pas. Je m'en veux tellement bordel !

Je n'aurai jamais du lui dire que c'était une pute à présent ça me revient en pleine gueule... je ne veux pas re baiser avec lui, je voulais juste m'expliquer avec lui de vive voix. Même si je n'aurai su quoi dire. Je me sentais tellement honteux.

Je vais faire souffrir du monde ? C'est la question que je me pose mais seulement, je n'en peux plus. Je dois leur laisser une lettre ? Non je suis trop peureux pour ça je ne veux pas qu'ils sachent pourquoi je suis mort, le seul qui le saura sera mon beau bijoutier.

Je veux le voir, là, maintenant, qu'il me prenne dans ses bras et m'empêche de le faire mais, il ne viendra pas. Il m'en veut trop pour ça et je sais que ma mort ne lui fera ni chaud ni froid.

Mon portable vibre deux fois et j'ai la lame dans ma main, la faisant scintiller au lueur du soleil qui éclaire mon salon. Je repose le portable en soupirant finalement il veut me parler pour qu'il me demande de répondre ?

J'allume une cigarette  et je tire une longue latte  dessus. Il n'y a personne j'ai tout mon temps pour faire ma connerie. Mais je l'arrête tout e même alors que je ferme les yeux pour expirer la fumée.

Je regarde de nouveau la lame et soupire. Je n'ai plus peur, je sais comment ça se passe, la douleur, le trou noir et cette fois, la mort qui sera absente. Je prends la lame et donne un coup sec sur la longueur de mon bras gauche. J'étouffe un cri alors que le sang coule et fais de même pour le bras droit.

Je m'allonge sur le canapé en cuir et fixe le plafond en pleurant. Je vais mourir, voilà, c'est une certitude. Seul... cependant j'arrive à me relever et titube jusqu'au bar pour prendre à boire et me rassois sur le canapé pour boire, posant ensuite la bouteille sur la table basse.

J'ai la tête qui tourne mais ce n'est pas assez. Je reprends cette putain de lame pour trancher encore un peu plus profond. Je m'écroule sur le canapé.

J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Et que c'est beau d'aimer
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien




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Gareth Nightingal
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Ven 8 Sep - 18:45
The more you suffer, the more it shows you really care... Right ?
« Mais répond abruti ! »

Personne ne décrochait au bout du fil, pourtant il aurait dû, lui qui voulait tant que je lui pardonne, non ? Ce n’était pas normal... Surtout lorsque je repensais à toutes ses cicatrices que ses bras et ses cuisses arboraient, qui ne m’avait jamais rebuté. J’aurai dû n’en avoir rien à faire de son silence, me dire que Nathaniel avait simplement laissé tomber, mais je ne pouvais pas. Et la seule raison n’était pas que l’inquiétude me gagnait de secondes en seconde, j’avais envie de le voir, il me manquait, mais ma fierté me forçait à lui faire croire le contraire, mes appréhensions aussi... Je n’avais aucune certitude sur ce que le roux représentait pour moi, je savais juste que je tenais à lui, c’était suffisant pour me lever à la hâte de mon canapé pour m’habiller rapidement.

J’étais déjà en jogging, j’enfilai juste des baskets et attrapai ma veste et mes clés au passage avant de quitter mon appartement. Mes mains tremblaient sur le volant, j’espérais qu’il n’ait pas fait ce que je craignais, encore moins à cause de notre conversation... Je m’en voudrais toute ma vie si c’était le cas, et que j’arrivais trop tard. Non, je ne devais pas être si pessimiste ! Mais le rouquin était tellement fragile que je craignais l’avoir littéralement brisé avec mes mots. J’oubliai complètement ce qu’il s’était passé entre nous, je voulais juste voir qu’il allait bien. Et le serrer dans mes bras tellement il m’aura fait peur cet idiot.  

Plus jamais... Les mots me revenaient en tête et j’écrasais la pédale de l’accélérateur. Je soufflais en m’arrêtant à un feu rouge quelques mètres plus loin, dans une intersection toujours bondée. Dans le cas contraire je n’aurais même pas pris la peine de le regarder. Ma jambe droite bougeait nerveusement et je mordais frénétiquement ma lèvre inférieure au point de la faire blanchir. Enfin ce foutu feu passa au vert mais c’était sans compté sur les cons qui y restait gober. Je braquais brusquement sur la droite pour les dépasser, me fichant complètement de leur klaxon, je n’avais qu’une seule personne en tête à l’heure actuelle.

J’arrivais en trombe devant sa grande villa, je sonnais à l’interphone, ayant encore un espoir d’entendre sa voix de l’autre côté, mais encore une fois, seul le silence me revint. Pestant, j’enjambais la barrière et courrais jusqu’au paillasson. Je savais qu’il cachait un double de sa clé dans un coin, une attitude vieillotte sur laquelle je l’avais charrié à maintes reprises. Pourrais-je continuer à le faire ? Comment j’avais pu passer d’un état d’esprit à un autre aussi facilement, la peur chamboulait tout, la peur de ce que j’allais découvrir.

La porte céda face à moi et je me précipitais dans le salon, tout était silencieux. Mon cœur rata un battement lorsque je le vis, là sur son canapé, presque une mare de sang coulant sur le sol... Ma tête se mit à tourner, je n’avais jamais vu autant de sang de cette façon et je m’appuyai brièvement sur le mur, me frottant les yeux. Ma surprise s’estompant, j’allais m’accroupir au niveau de sa tête, mes yeux commençaient déjà à s’embuer.

« Nath ! Nath réveille-toi, me fais pas ça imbécile ! »

Je paniquais, littéralement, j’avais le souffle saccadé. Réfléchis, calme-toi, j’essayais de me rassurer. Mon index et mon majeur allèrent prendre son pou, extrêmement faible. Pendant tout mon trajet il avait été là, à se vider de son sang ! Je montais les escaliers quatre à quatre pour prendre des serviettes, je devais compresser ses plaies aux bras où il allait vraiment mourir. Dans la même vitesse je descendais et m’attelai à la tâche, mes mains étaient maculées de ce liquide poisseux. Elles tremblaient sans que je ne puisse rien n’y faire, je n’arrêtais pas de lui murmurer de me répondre, de bouger, mais il restait immobile, plus pâle que la mort, la bouche entrouverte où s’échappait un souffle tellement faible.

Son hémorragie ralentie par les serviettes, je me lavais les mains sommairement dans la cuisine puis allait appeler une ambulance avec mon téléphone. J’avais la voix toute tremblante, mes larmes ne cessaient pas malgré mes revers de mains. L’attente des secours me parut interminable. Je ne pouvais que continuer à stopper son saignement, je me sentais inutile. J’aurai dû savoir que ça lui ferait mal, non pas à ce point, si peut-être, je ne savais plus ! Je posais mon front contre le sien, glacé.

« Reste avec moi, tu peux pas partir comme ça... »

Finalement j’entendis les sirènes retentirent, les secours entrèrent à la hâte et le prirent vite en main. Je me sentis soudain pantois, comme si ce qui m’entourait se déroulait au ralenti, en fait je n’arrivais pas à me lever du canapé tellement j’étais simplement choqué. L’un des urgentistes s’occupa de moi, tentait de me rassurer et m’emmenait à la suite du brancard qui emmenait mon roux, je ne voulais pas le perdre... Dans l’ambulance je lui tenais la main, je ne l’avais pas fait depuis ce soir-là, c’était si loin maintenant... Des sillons silencieux dévalaient toujours mes joues. Arrivés à l’hôpital, près de deux heures passèrent, peut-être plus, il avait perdu beaucoup de sang, son état était grave, il fallait le stabiliser. On m’avait nettoyé les mains, donné un haut propre pour que je puisse mieux me reprendre ; donné de quoi manger, mais ça ne changeait rien à cette sensation d’avoir l’estomac broyé.

J’attendais, c’était insoutenable...

Jusqu’au moment où on vint me dire que Nathaniel était sorti d’affaire même si encore très affaibli. On m’autorisa à aller le voir parce que je l’avais trouvé et par conséquent sauvé, mais mon rouquin restait inconscient. Je serrais sa main dans la mienne et enfouissais ma tête dans mes bras sur le lit blanc.

« Qu’est-ce qui t’as pris... »

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Nathaniel Okigaara
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Sam 9 Sep - 6:53
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Here I stand
Empty hands
Wishing my wrists were bleeding
To stop the pain from the beatings of my heart


Mes bras sont ouverts de deux longues et profondes plaies sur chaque bras. Je vois ma vue qui se trouble, je bois un dernier verre et m'allonge. Je n'arrive plus à rester assis. Je n'aime pas cette situation que j'ai déjà vécu mais je l'ai choisie. Ça fait tellement mal et je regarde le sang couler. J'agonise lentement, mon souffle devient de plus en plus faible. Ça y est, je vais bientôt mourir. Pour de bon cette fois.

Ai-je fait une erreur ? Mourir pour quelqu'un qui ne vous aimera jamais ? Oui c'est bel et bien une erreur mais je ne me vois pas vivre sans lui, vraiment. Le rideau se ferme, l'acteur a fini son numéro, quel con.

C'est alors que j'entends un bruit de porte. Qui cela peut-être ? Gareth a peut être appelé les secours ? Il ne se serait pas déplacé pour moi après notre bagarre, si ? Non ce ne serait pas normal.

Je distingue alors la carrure et le visage si beau de mon bijoutier. Pourquoi est-il venu ? Sérieusement ? Je ferme les yeux et une larme coule alors qu'il s'accroupit et me dit quelque chose d'une voix lointaine.

J'entends alors, après qu'il m'ait « soigné », qu'il appelle les pompiers. Est-ce si grave que ça ? Je ne sais plus. Je ne sens que le sang sur mon t-shirt, je sens le liquide poisseux qui a transpercé le tissus.

Les secours arrivent on me met sur un brancard alors que mon beau bijoutier qui ne cesse de pleurer me tient la main. Le trajet jusqu'à l'hôpital n'est pas bien loin et nous arrivons assez vite. C'est à ce moment là que j'a vraiment perdu connaissance

Les rayons du soleil couchant filtrent par la fenêtre et atterrissent sur mes paupières closent. Je n'ai plus de forces, j'ai l'impression qu'elles m'ont toutes quitter. Mais je sais bien pourquoi après tout. C'est de ma faute. Je sens alors quelqu'un me tenir la main. J'ouvre péniblement les yeux et vois mon beau bijoutier me tenir la main, sa tête poser sur le matelas.

J'ai dû lui faire tellement peur. Je m'en veux, j'aurai dû mourir mais je ne sais pas si cela aurait été la meilleure des solutions. Dans les deux cas il aurait été triste. J'ai bien senti ses larmes un peu plus tôt. J'essaye de bouger le bras droit et par miracle j'y arrive et je vais lui caresser les cheveux lentement avant de prendre la parole.

Je suis désolé le fait de me dire que tu ne me pardonnerais plus jamais m'a tué... Je ne voulais pas... Pardon...

Je dis ça d'une voix tremblante et faible, presque en chuchotant. Je m'en veux tellement maintenant que j'y pense. Mais, je ne pouvais pas vivre sans lui. Même si pour lui je ne suis qu'un plan cul, moi, moi je l'aime. Par dessus tout, en à peine trois mois. Quel con... il ne m'aimera jamais.

Pourquoi est-il venu jusqu'à chez moi au juste ? Il voulait s'assurer que son message allait avoir le bon effet sur moi ? C'est à dire me faire pleurer ? Pourtant il est si vite arrivé que j'en doute. Je ne sais plus quoi penser. Je l'aime tellement.

Waking up is never easy
So why don't you come over here
Tell me 'bout the dreams that haunt you
Tell me 'bout your secret fears
I wanna change your whole perception
If only I could make you see
How it's all your own creation
That's bringing you this misery



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Gareth Nightingal
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Dim 17 Sep - 0:22
The more you suffer, the more it shows you really care... Right ?
La tête enfouie dans mes bras, l’image de Nathaniel allongé sur son canapé et en train de se vider de son sang me revenait de plein fouet. J’avais senti mon cœur s’arrêter à cette vision, sur le moment toute la rancune que j’avais pour lui s’était littéralement envolée. Et maintenant que son état était hors de danger et que le calme était revenu, je réalisais qu’il, qu’il avait voulu mettre fin à ses jours pour moi. À cause de moi... Je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir coupable, ce sentiment me broyait de l’intérieur. Toutes mes barrières s’étaient de nouveau érigées au moment où son poing avait heurté ma joue ; j’avais voulu simplement m’éloigner de ce qui m’avait fait souffrir. À aucun moment je n’aurai pensé que ma décision aurait eu cet effet sur lui, à aucun moment je n’aurai pensé que ce qu’il m’avait avoué sur ses sentiments, pouvait être vrai... L’était-ce réellement, ou est-ce que le roux avait besoin de s’attacher à quelqu’un ? Il était fragile, et ça ne faisait que trois mois que nous nous connaissions, comment pouvait-il m’aimer à ce point, ça me paraissait tellement inconcevable...

Mais en même temps, je n’étais pas le mieux placé pour parler. J’avais eu quoi, deux relations ? Et les deux s’étaient mal terminée en plus du fait que je n’étais pas vraiment amoureux au sens strict du terme. Je ne l’avais jamais été, se sentir enchaîné à une personne sans pouvoir rien n’y faire, avait quelque chose d’effrayant. Ma peur de perdre Nathaniel allait plus loin que le fait qu’il perde la vie, j’avais envie d’encore passer du temps avec lui, je réalisais que je tenais à lui, même si je ne pouvais pas dire que je l’aimais, c’était trop tôt. J’avais horreur de ne pas contrôler les choses. Ma main toujours serrant la sienne, je sursautais en la sentant bouger légèrement. Surpris, je tournais ma tête vers lui, la gardant dans mes bras, ne voulant pas le forcer. Sa main hâlée, réchauffée par la mienne se perdit dans mes cheveux.

« Nath... »

Sa voix tentait péniblement de sortir de sa gorge, elle était faible, ça me faisait mal de le voir comme ça. Pendant l’instant présent j’oubliais tout, je me levais et m’asseyais sur le lit, plus proche de lui, avant de me pencher et de capturer ses lèvres avec une rare douceur. Ma main glissait sur sa joue froide, et mon pouce la caressait alors que j’ouvrais les yeux pour les plonger dans les siens. Je lui répondis dans un murmure, mon front contre le sien.

« Ne fait plus jamais une chose pareille... Jamais je ne me le serais pardonné si... Je m’en veux de ne pas t’avoir écouté, j’aurai dû... Je n’ai pas vu que tu étais plus blessé que moi-même par ce qui s’est passé. Je marquais une pause puis relevais la tête, gardant toujours ma paume à son contact. - Écoute... je ne peux pas dire que j’ai les mêmes sentiments que toi, pour moi, c’est trop tôt, je tiens à toi, ça j’en suis sûr, je m’en rends compte, mais j’ai besoin de temps. J’ai même du mal à comprendre comment tu peux déjà m’aimer... La vérité c’est que je n’ai pas envie de m’éloigner de toi, mais cette soirée d’y à un mois, je ne veux plus la vivre, je ne pourrais pas passer dessus une seconde fois. »  

Voilà c’était dit. J’avais décidé de lui pardonner, mais cette fois, je me sentais personnellement concerné par ses problèmes. Les choses ne seraient jamais comme avant, parce qu’elles devaient changer, devenir meilleures. Je ne pouvais pas le laisser se détruire éternellement s’il comptait vraiment pour moi. Nous devions parler de tellement de sujets, il était temps que mon roux sorte de sa dépression, elle avait bien trop longtemps durée, bien trop de fois failli lui coûter la vie. Mes doigts se promenaient dans sa chevelure éparpillée, je les faisais se perdre sur le haut de son crâne puis sa tempe, ramenant ses mèches en arrière dans un geste répétitif, doux et affectueux, je savais que ça l’apaisait.

« Il faut que tu te reposes, on a tout le temps pour parler, je vais te laisser et le dire que tu es réveillé. »

Je quittais le bout du lit puis posais mes lèvres sur son front avant de quitter la chambre. Juste au moment où un infirmier s’apprêtait à rentrer pour me dire que ma visite était terminée.  J’en profitais pour le prévenir de son réveil puis sortait de l’hôpital, mes pensées toujours aussi floues.

Le lendemain, je revenais déjà le voir, toquant deux coups sur la porte blanche, j’entrais doucement. Le dossier de son lit était assez relevé pour qu’il s’assoit, sa mine était meilleure, Nathaniel avait un peu plus de couleur, même si sa fatigue restait visible. Je lui souriais avant d’embrasser sa joue et de prendre place sur la chaise près du haut du lit. L’embrasser sur la bouche alors que je ne partageais pas ses sentiments me paraissait déplacé, nous n’étions plus sur la même longueur d’onde.

« Comment tu te sens depuis hier ? On m’a dit qu’un psy était venu te voir, ça a été ? »


Ce ne devait pas être une partie de plaisir de parler de ses problèmes, mais j’étais d’avis qu’il en avait besoin.

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Lun 18 Sep - 9:31
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You try to take the best of me
Go away


Je sais très bien qu'il a pitié, quoique ? Je ne le sais même plus. C'est alors qu'il abaisse son visage pour venir m'embrasser du plus tendrement. Il ne me l'avais jamais fait ainsi, avec autant de douceur. Avait-il eu aussi peur que ça ? Je le regardais dans les yeux avec un faible sourire et il prit la parole alors qu'il avait son front posé sur le mien.


« Ne fait plus jamais une chose pareille... Jamais je ne me le serais pardonné si... Je m’en veux de ne pas t’avoir écouté, j’aurai dû... Je n’ai pas vu que tu étais plus blessé que moi-même par ce qui s’est passé. - Écoute... je ne peux pas dire que j’ai les mêmes sentiments que toi, pour moi, c’est trop tôt, je tiens à toi, ça j’en suis sûr, je m’en rends compte, mais j’ai besoin de temps. J’ai même du mal à comprendre comment tu peux déjà m’aimer... La vérité c’est que je n’ai pas envie de m’éloigner de toi, mais cette soirée d’y à un mois, je ne veux plus la vivre, je ne pourrais pas passer dessus une seconde fois. »  

Je savais très bien que j'étais tombé trop vite amoureux de lui mais je ne pouvais le contrôler. Je savais aussi qu'il ne m'aimait pas comme moi je l'aimais mais dans le fond, comme je m'en doutais cela ne me fit pas plus de mal que ça.

Ses caresses me faisaient le plus grand bien, je fermais les yeux pour en profiter au maximum. J'étais envahi de frissons et j'aimais ça. Il me faisait un effet de dingue. Pourvu qu'un jour il partage mes sentiments. Qu'est ce que j'aimerai ça.

Je prends sa main et la serre fort dans la mienne avant qu'il ne la retire. Je regardais l'heure et me rendis compte que l'heure des visites allaient finir. Je n'en avais tellement pas envie. Je voulais que mon beau bijoutier reste avec moi.

Il m'embrassa une seconde fois en me disant que nous parlerions plus tard de tout ça. Nous aurions beaucoup de choses à nous dire je pense, mais je n'avais pas envie d'y songer dès maintenant.

Je le vis donc sortir de la chambre alors qu'un infirmier passa la porte. Je soupire et vois le membre du personnel venir regarder mes perfusions. Je n'ai déjà plus de morphine et je le sens. Mes plaies me brûlent dans leurs bandages.

La plus grande souffrance, c'est d'être seul, de ne pas se sentir aimé, de n'avoir personne...

Me sentais-je aimé ? Non pas du tout. Pourtant ce n'était pas la plus grande de mes souffrance. Ma souffrance se résumait en un mot : dépression. Je peux ne me sentir que seul face à cette souffrance. Désarmé face à une telle chose. Arriverais-je à m'en sortir un jour ?

Le plateau repas arrive et je soupire ue nouvelle fois. Je n'ai pas faim et pourtant je dois me  forcer un peu comme le personnel me l'a conseillé. Je mange donc avec dégoût et une fois fini je déplace le plateau et allonge mes bras le long de mon corps afin de ne pas avoir mal pour m'endormir.

La nuit fut courte, j'avais de grosses cernes mais j'avais repris des couleurs. Je mange le petit déjeuner avec un peu plus d'enthousiasme et attends seul dans mon lit les yeux au plafond. C'est alors que la porte s'ouvre et qu'une personne , un psychiatre pour être plus précis entre. Je tourne ma tête vers lui. Je n'ai pas envie de parler. Je n'aime pas les psychiatre. Juste bon à hocher la tête lorsque nous lui parlons de certains problèmes.

 Et quand je me regarde dans le miroir j’y vois un mec bizarre 
Pâle, translucide, tellement livide 
A faire sourire un génocide 

Docteur, je rigole pas 
Il faut que vous fassiez quelque chose pour moi 
N’importe quoi 
Prenez un marteau et pétez-moi les doigts je sais pas 
Parce que là je peux vraiment plus 


De quoi je vais lui parler hein ? Faire semblant d'aller mieux ? Lui sourire pour qu'il me laisse ? Par chance il ne parle pas, il attends juste que je prenne la parole mais je la prendrai pas sa putain de parole ! Je me contente juste de lui dire ce qu'il a envie d'entendre et lui il écrit tout dans un dossier. Voilà c'est fait.

Parfois j’ai juste envie de hurler : 
« T’approches pas de moi ! Me touches pas ! »


Si seulement... Je veux lui dire, mais je lui dis à demi mots, c’est pathétique. Je suis pathétique voilà tout. Et à la fin de cet interrogatoire qui n'a servit à rien parce que je ne me suis pas laissé aller voilà tout. Je me retrouve alors de nouveau dans ma chambre. Seul en regardant mes bras. Mais quel con ! J'entends alors qu'on frappe à la porte et je souris lorsque je vois la personne que j'aime entrer.

Il m'embrasse sur la joue. J'aurai tellement avoir un véritable baiser, mais non, il ne m'aime pas donc je n'aurai le droit qu'à de simple baiser sur la joue voilà tout. Je soupire et lui dis ensuite que le rendez vous avec le psy c'est plus ou moins bien passer.

Il me faut un truc 
N’importe quoi 
Sinon je vais craquer 
Je risque de cogner une vieille, un passant, un mioche 
Et ce sera moche 
Ce sera vraiment moche


Je le regarde dans les yeux. Son regard est si beau... Pourtant je baisse la tête de nouveau. Je me vois encore dans nos anciens ébats. Lorsque nous perdions nos yeux les un dans les autres.

♠ Je ne lui ai presque rien dit... Si tu voulais que je le fasse, désolé... Je n'arrive pas à parler avec des gens qui ne me posent pas de questions... Je me suis contenté de dire le stricte minimum. J'ai besoin de rentrer chez moi.







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