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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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[FLASHBACK] Fuck you [Renzino]

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Jeu 7 Sep - 23:20


Fuck you
Avec Renzo Lawrence


Bin ich schöner ?
Zerschneid mir das Gesicht
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15 septembre 2015. Stefan regarde pour la troisième fois le plan du campus qu’on lui a remis à la rentrée, ainsi qu’à tous les nouveaux étudiants de Licence 1 après la cérémonie d’ouverture. Oui, ça a l’air d’être là. Il aurait pu le devenir tout seul rien qu’à la forme du bâtiment, les gymnases ayant souvent la même tête, mais il préfère être sûr. Dans un lieu nouveau comme celui-ci, on n’est jamais trop prudent. Encore que ça va, il pensait être plus dépaysé que ça. Mais outre le fait qu’il est là depuis plus d’un mois et demi, il a mis un point d’honneur à se promener partout en ville et à écumer les pubs à son arrivée pour améliorer son anglais et rencontrer des gens, avec l’aide d’Akemi par là-dessus. Certes, il s’est réveillé avec la gueule de bois un peu plus souvent qu’à son tour (et pas toujours seul) mais dans l’ensemble, ça lui a permis de se faire rapidement à ce nouvel environnement. De toute façon, il n’arrivait pas à rester dans sa chambre universitaire le soir. Dès que le silence et le calme l’enveloppaient, il lui semblait entendre le sifflet de l’agent d’escale sur le quai de la gare et il partait aussitôt en quête de bruit, de vie, de choses qui ne soient pas des souvenirs. Casse-toi de ma tête… Grâce à tout cela, il ne s’en est donc pas trop mal sorti pour ses premiers jours de cours et a même d’ores et déjà fait la connaissance d’un étudiant fort sympathique, un français roux en Erasmus comme lui avec qui le courant est tout de suite passé. Il ne lui manque plus qu’une étape pour pouvoir pleinement rassurer Papà quant à son intégration à la vie estudiantine de Niflheim : le club de basket.

Il se doutait qu’il y en avait un mais il était particulièrement heureux d’apprendre qu’il était plutôt bien classé dans les compétitions universitaires. Au moins, il y aura du challenge et je vais pouvoir progresser. Il en est persuadé alors qu’il avance avec attention dans le labyrinthe des différents vestiaires et salles dédiés aux nombreux sports pratiqués, se repérant bientôt grâce au bruit caractéristique des chaussures sur le parquet ciré et à l’écho du ballon frappant le sol. Un frisson d’excitation danse sur ses épaules tandis qu’il se rapproche, une légère appréhension aussi, peut-être. Reste calme, tout ira bien. Évidemment que tout ira bien. Stefan n’en doute pas une seconde alors qu’il se change rapidement dans les vestiaires attenants au terrain. Il pourrait se sentir timide à l’idée de rencontrer ses coéquipiers, mais l’idée ne l’effleure qu’une seconde, remplacée par sa bonne vieille certitude de réussir à se faire apprécier. Il n’y a jamais eu de mal, il n’y a pas de raison pour que ça change aujourd’hui. Il est le Soleil, après tout. Même cette salope de Domenica ne peut pas m’enlever ça. C’est avec cette conviction qu’il pénètre sur le terrain…

« Attention ! »

… et se fait agresser par un ballon échappé d’un entraînement qu’il réceptionne par réflexe, en clignant des yeux de surprise. Hola ! Relevant le nez, il aperçoit une quinzaine de jeunes hommes en tenue de sport qui le scrutent, essayant de deviner son identité et de vérifier son état après cette passe impromptue. Aussitôt, Stefan les rassure par un sourire éclatant en s’exclamant avec humour :

« Ah, je suis bon endroit pour club de volley, bene ! »

Son accent est encore très prononcé et sa syntaxe pas toujours exacte mais la blague fait mouche. Quelques uns rient, la plupart sourient. Parfait. L’italien s’approche en dribblant et rend la balle d’un geste sûr au premier qui vient à sa rencontre. Un coup d’œil dans le reste du gymnase lui apprend que l’entraîneur n’est pas là, aussi demande-t-il avec curiosité :

« C’est bien ici pour s’inscrire ? »
« Oui, le coach s’est absenté mais il va revenir d’ici cinq minutes. »
« D’accord ! Je m’échauffe avec vous ? Comme ça, c’est fait. »
« Oui, pas de problème. Tu t’appelles ? »
« Stefan. Je viens de Romà cette année et je fais basket depuis, euh… collège. Enchanté ! »
« Cool, t’es pas un débutant ! Tu joues à quel poste ? »
« Euh… Small Forward ? »
« Haha ! Comme toi, Alvin ! Fais gaffe, on va pouvoir te virer de l’équipe maintenant ! »
« Okay, nan mais okay ! Le nouveau, je te retrouve à la sortie du gymnase pour t’apprendre à me piquer ma place ? »
« Euh, non non, finalement je rentre chez moi. Ciao, ragazzi ! »


Claironne-t-il en faisant mine de tourner les talons avec un grand signe de la main. Cette fois, tout le monde rigole. Stefan les accompagne lorsqu’ils reviennent sur le terrain, déjà parfaitement à l’aise, un sourire conquérant au coin des lèvres. Et voilà, comme d’habitude... Et c’est alors seulement qu’il le remarque. Pendant qu’il faisait connaissance, un grand type à la tignasse auburn est resté à l’écart. Un beau bestiau, en vérité. L’italien doit lever les yeux pour le dévisager en s’approchant de lui, ce qui n’est pas non plus si courant. Mais il n’y a pas que ça. Stefan marque un léger temps d’arrêt en arrivant à sa hauteur. Hm ? Un visage mince et anguleux, aux traits banals mais réguliers, harmonieux et emprunt d’une force peu commune. Oui, c’est ça : il y a quelque chose de décidé, de tenace dans la saillie de ses arcades, l’angle de sa mâchoire ou la courbe de son front. Et lorsqu’il croise le regard fauve de ses yeux en amande, embusqués sous les sourcils comme des prédateurs, l’italien sent un crépitement inattendu le long de sa colonne. Comme de l’excitation, ou un avertissement. Il la chasse d’un nouveau sourire, lui tendant rapidement la main alors que le coach revient dans le gymnase.

« Salut ! Tu es ? »

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Renzo Lawrence
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Sam 9 Sep - 23:22
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ft. Stefan Allesia
La rentrée a eu lieu depuis deux semaines et la seule chose que j’attendais était la reprise des activités de clubs. Plus de deux mois que je n’ai pas participé à un véritable entraînement, ça commençait à faire long. Heureusement que ma famille est venue me rendre visite pendant presque trois semaines. J’ai pu dire au revoir à ma chambre universitaire pendant ce laps de temps et m’installer avec eux dans le petit appartement qu’ils ont loué grâce à AirB&B. Mais l’été, c’est trop long, et j’ai tendance à trop vite m’ennuyer. Les deux premières semaines de cours ont été chiantes au possible et c’est avec une joie non feinte que je me suis pointé au premier entrainement de l’année avec dix minutes d’avance.

Des éclats de voix me parviennent alors, me sortant de mes pensées, et je me tourne pour voir mes coéquipiers parler avec quelqu’un. D’où je suis, je ne vois qu’un mur de dos et aperçois à peine le visage du nouveau venu. Des rires se font entendre. Qu’est-ce qu’ils foutent ? Machinalement, je dribble avec le ballon que je tiens à la main avant de le lancer vers le panier en me détournant de l’attroupement. Le ballon entre sans problème. Ce n’est pas comme si ça m’intéressait vraiment après tout. Et pourtant, je ne peux empêcher mon regard de revenir vers les gars, poussé par la curiosité. Finalement ils s’écartent et je peux voir la source de leur hilarité soudaine.

Ma première pensée est que tu es beau. C’est le genre de choses qui a tendance à m’énerver rapidement. Tu dégages ce truc qui semble faire graviter les gens autour de toi, alors que tu ne les connais pas. Mes coéquipiers rient à ce que tu leur as dit et je me mets instinctivement sur la défensive. C’est viscéral, je ne saurai pas vraiment l’expliquer, mais dès que je te vois, je sens que l’entente entre toi et moi ne sera pas bonne. Le fait que tu sembles te faire apprécier des autres aussi rapidement y est probablement pour quelque chose. Quand je repense à ma propre intégration dans l’équipe en janvier dernier, qui s’est avérée difficile à cause de  mon arrivée tardive et du fait que j’étais plus fort que la moitié d’entre eux, ça me fait doucement tiquer de te voir agir ainsi avec eux. Tu as cette aura charismatique qui attire les autres et qui met à l’aise. Sauf pour moi.

J’ignore si tu sens mon regard posé sur toi, mais tu finis par m’apercevoir et tu franchis la distance qui nous sépare pour me tendre la main joyeusement.

« Salut ! Tu es ? »

Je baisse les yeux vers cette main tendue. Merde, je n’ai pas mes gants. Je ne les mets jamais pour jouer parce que ça rend ma prise sur le ballon moins bonne. En général, il y a peu de chance que je ne touche quelqu’un à pleine main pendant un match ou un entraînement, donc je ne m’en inquiète pas plus que ça. Je les porte juste en début de séance pour pouvoir saluer mes potes, et après je les retire. Mais tu es arrivé en retard, et je ne les ai plus. D’abord hésitant, je finis par me dire qu’au moins, je saurais à qui j’ai à faire. Si c’est un Reload, je pourrai connaître son pouvoir - avec un peu de chance ce sera un truc utile - et si ce n’est pas le cas, je saurai que je dois faire gaffe à ne pas te toucher. Mon hésitation n’a duré qu’une fraction de secondes, avant que je ne lève la main pour serrer la tienne.

« Renzo. »

La petite bouille d’Appolonia s’impose à mon esprit, et je me souviens du jour où elle est entrée dans ma vie. C’était l’anniversaire de ma sœur, mais je m’en fichais. Ça m’énervait qu’elle soit le centre de l’attention, entourée de cadeaux et de paroles idiotes que mes oncles, mon grand-père et mes parents n’arrêtaient pas de lui dire. Même ma part de gâteau ne me donnait pas envie. Quand mon oncle est venu vers moi pour me tendre une boîte gigotant et couinant dans tous les sens, la vague de tristesse que je ressentais s’est envolé. J’ai ouvert la boite pour découvrir un adorable chiot qui me regardait avec ses grands yeux pétillants et j’ai ressenti la plus grande joie de toute ma vie.

Sauf que je n’ai ni chien, ni sœur.

« Lawrence ! Réveille-toi ! »


La voix du coach me sort de mes pensées quand celui-ci revient dans le gymnase. Les autres se marrent et je relâche ta main en claquant la langue. Fait chier. Les personnes ordinaires sont les plus chiantes à gérer. Au moins, quand je récupère un pouvoir, je peux jauger son utilisation, les souvenirs c’est plus contraignants, ça s’impose sans me demander mon avis. Les maux de crâne liés à ça, je connais assez.

Je récupère un des ballons qui traine et je suis l’équipe vers le coach. Celui-ci se tourne vers toi.

« T’es qui toi ? »
« Il vient pour s’inscrire coach, il joue en Small Forward. »
« Hin. » Il t’observe, te jauge de la tête aux pieds en semblant réfléchir. « Parfait, ça va permettre de voir si vous êtes toujours aussi nuls ! Powell, Adams, Keegan, Simon et Lawrence d’un côté. Brown, Prouxl… » Il s’arrête devant ce dernier, le jauge. « Nan, pas toi. Morris, Stevens, Lewis, et toi, le nouveau, de l’autre côté. Vous me faites un quart temps. »

L’excitation prend possession des joueurs désignés, moi le premier. Mon regard se pose sur toi, un petit sourire au coin des lèvres. J’ai hâte de voir ce que tu vaux sur le terrain. Ceux qui n’ont pas été choisis pour jouer se mettent de sur le côté après que tous les ballons traînant sur le sol aient été rangés. Un quart d’heure après, une fois tout le monde échauffé, tout le monde se met en place sur le terrain. Les pivots de chaque équipe se place au centre du terrain pendant que le coach s’installe pour faire l’entre-deux.
©️ Eurydyce

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Lun 11 Sep - 16:48


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Avec Renzo Lawrence


Bin ich klüger ?
Töte mich und iss mein Hirn
Hab ich dein Weib
Töte mich und iss mich ganz auf
Dann iss mich ganz auf… ♪♫♪♫


« Enchanté ! Moi c’est Stefan. »

Enchanté… Non, ce n’est pas le mot exact. C’est plutôt comme passer la main contre du papier de verre. Un contact rugueux, râpeux, pas agréable mais qui éveille quand même les nerfs et la curiosité. C’est ce que ressent l’italien alors qu’il soutient son regard. Ça et la sensation que sa patience n’a pas fini de s’écorcher contre les pupilles flamboyantes du dénommé Renzo… Mais il n’a pas le temps de se dire que ce dernier a l’air visiblement contrarié de lui avoir serré la main : le coach est de retour. Un homme d’âge mûr, court, trapu et grisonnant, les traits taillés à la serpe et le bouc pas taillé du tout. Le genre que l’on verrait plus à sa place dans un pub ou une fonderie et doté visiblement d’un caractère en totale adéquation avec son physique. Avant même qu’il ait pu se présenter ou avoir une pensée désolée pour Prouxl – Condoléances, vieux. Qu’est-ce que t’as du en bouffer avec un nom pareil… – le voilà enrôlé dans une des deux équipes formées à la va-vite pour un petit match de mise en jambes. Ce n’est pas pour lui déplaire, bien au contraire. C’est en effet un bon moyen de faire connaissance avec le jeu de ses nouveaux coéquipiers. D’ailleurs, une intuition lui fait tourner la tête vers le regard fauve de Renzo qui le lorgne en affichant un sourire semblable au sien, sans doute parce qu’il pense exactement la même chose. Une seconde d’irritation lui griffe les lombaires. Quoi, tu penses que je suis nul, c’est ça ? Il n’a aucun moyen de le prouver. Mais il y a quelque chose dans sa curiosité nonchalante qui lui souffle que c’est le cas, ou à tout le moins que le grand rouquin l’imagine moins bon que lui. Stefan lève imperceptiblement le sourcil en lui rendant son regard. Et ben tu vas pas être déçu… Après l’échauffement, il rejoint son équipe aux dossards bleus de leur côté du terrain, inspirant profondément tandis que la concentration donne des reflets métalliques à ses yeux dorés. Les pivots s’avancent, le coach lance la balle…

… Et un quart temps plus tard, la victoire leur revient. Après un dernier face-à-face, Stefan a réussi à feinter Renzo dans la raquette pour un dernier panier. Alors ? Heureuse ? Il retombe à terre avec un cri victorieux et Sean, le grand pivot sympathique qui l’a accueilli à son arrivée, lui assène une tape joyeuse dans le dos. Un ou deux autres de ses coéquipiers viennent d’ailleurs le féliciter brièvement. L’italien a été bon durant ce match d’entraînement. Rapide et réactif pour feinter et se placer, mais aussi suffisamment puissant pour marquer efficacement ses adversaires, il a vite su tirer son épingle du jeu et faire reconnaître ses qualités à ses coéquipiers. Et pas que, d’ailleurs. Pendant qu’il retourne les compliments et les félicitations à ses camarades – l’humilité, ça rapporte toujours des points – il sent distinctement la frustration de Renzo, qui a l’air de mal digérer cette défaite de rentrée. Stefan évite de le regarder trop frontalement mais il ne peut s’empêcher de lui jeter de petits coups d’œil de temps en temps. Très vite et malgré le fait qu’ils ne jouent pas aux mêmes postes, ils se sont cherchés et affrontés sur le terrain. Le grand rouquin est redoutable. Plus grand et plus lourd, il le surclasse indéniablement en termes de puissance brute et l’italien ne doit qu’à sa souplesse et sa rapidité d’avoir pu lui tenir tête. C’est là-dessus que je vais devoir miser les prochaines fois… Car il y aura fatalement de nombreuses prochaines fois. En attendant, l’entraînement normal va reprendre et le coach l’interpelle :

« Le nouveau. Tu t’appelles ? »
« Stefan Allesia, monsieur. »
« T’es pas trop mauvais, Allesia. On arrivera peut-être à faire quelque chose de toi, avec un peu de chance. Très bien mesdemoiselles, l’échauffement est terminé ! Jusqu’ici vous faisiez du tricot, maintenant on va jouer au basketball. »


Un peu plus d’heure plus tard, les joueurs quittent les vestiaires puis le gymnase, frissonnant en retrouvant l’air frais et la nuit tombante de septembre.

« Pfouaaah ! J’ai les pattes en coton… »
« T’as rien fichu Owen, tu te souviens pas ? "Nan, pas toi !" »
« Roh ta gueule. Hey, Stefan, tu fais quelques choses là tout de suite ? On avait prévu d’aller boire un verre avec la plupart des gars pour fêter la reprise des entraînements. »
« Oui, avec plaisir ! »
« Cool ! On va voir si tu tiens l’alcool. J’te préviens : ici ta bière, tu la commandes à la pinte. En dessous, c’est pour les faibles. »
« Oui, je sais. Je déjà vomi plusieurs fois avec ami anglais quand j’arrive ici. Maintenant je suis plus faible. »
« Hahahahaha ! Super, ça va être drôle. Hey, Renzo ! Tu viens baptiser le nouveau avec nous ? »


Les regards se tournent vers le jeune homme, dont celui de Stefan, plus incisif. Il ne dit rien, mais attend patiemment la réponse de l’intéressé, ce type étrange qu’il devine réfractaire à son aura de sympathie. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est suffisant pour que sa présence lui soit tout aussi irritable que pourrait lui être la sienne…

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Renzo Lawrence
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Mer 13 Sep - 17:39
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ft. Stefan Allesia
Quand j’étais plus jeune - et plus con - je défiais tous ceux qui passaient à portée de mon ballon de basket. Même si j’étais sûr de perdre en voyant le type face à moi, c’était quelque chose que je ne pouvais m’empêcher de faire. Une sorte de challenge personnel. Je voulais savoir ce que les autres valaient par rapport à moi. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus humble sur mes capacités sportives, même si je reste toujours assez sûr de moi. Ce serait être aveugle de ne pas se rendre compte que je suis l’un des meilleurs joueurs de l’équipe de basket de Nifhleim. Néanmoins, même si je suis devenu un peu moins orgueilleux, j’ai toujours ce réflexe inconscient de vouloir me mesurer à ceux que j’estime pouvoir me faire de l’ombre.

Et tu en fais clairement partie.

Il est évident que tu es le genre de type populaire à se mettre tout le monde dans la poche rapidement avec un beau sourire et de jolies paroles, mais je veux savoir ce que tu vaux. Parce que c’est pas le tout de venir s’inscrire au basket, si c’est juste pour faire se pavaner devant les mecs, ça sert à rien. Mon regard a probablement été trop insistant car tu finis par te retourner vers moi. Je serre les dents face au défi que j’y vois, et nous allons nous échauffer avant le match organisé par le coach. J’aime les entraînements qui commencent comme ça. Ca permet de se remettre en conditions rapidement…

… Quand le coup de sifflet final retentit et que je te regarde retomber sur tes pieds après avoir marqué le panier final, je sens une colère indescriptible grimper en flèche. A moins que ce ne soit juste de la frustration mêlée à de la jalousie et de la vexation. Probablement un peu des trois. Savoir que je me suis fait avoir par une feinte aussi ridicule m’exaspère au plus haut point et je détourne les yeux, furieux, en venant m’essuyer le visage avec le haut de mon t-shirt. Ton équipe est ravie et même mes propres coéquipiers viennent te féliciter. Je dois avouer que t’es pas mauvais, t’as su être assez réactif et rapide pour m’avoir, mais ça me gonfle. Vraiment. Et les petits coups d’oeil que tu me lances ne font rien pour arranger les choses.

« Bah alors Renzo, tu t’es laissé avoir par le nouveau ? »
« Ta gueule Vince ! »

Il éclate de rire et je m’éloigne du terrain pour aller choper une bouteille d’eau avant de rejoindre tout le monde près du coach en essayant de ravaler ce sentiment de frustration qui me tiraille les entrailles.

A la fin de l’entraînement, ma colère s’est presque entièrement envolée. Jouer m’a fait oublier la défaite du début de soirée et la douche a terminé de faire disparaître les crispations de mes épaules. Peut-être que le départ de mes parents quelques jours plus tôt et le stress de la rentrée ont contribué à me rendre irritable. Va savoir.

« Hahahahaha ! Super, ça va être drôle. Hey, Renzo ! Tu viens baptiser le nouveau avec nous ? »

La voix de Sean me tire de mes pensées et je me tourne vers lui, pour me rendre compte qu’ils sont tous en train de me regarder, toi le premier. Involontairement, je me crispe. Merde. Pourquoi je réagis comme ça dès que tu me regardes ? Pourquoi ta simple présence semble m’énerver alors qu’on vient à peine de se rencontrer ? J’ai toujours notre dernier affrontement en tête. Un sourire étire mes lèvres.

« Ouais, avec plaisir. »

Tu m’as peut-être battu au basket, mais l’idée de te voir rouler sous la table me rend presque impatient. Je réajuste mon sac sur mon épaule avant de sortir mes gants de la poche de ma veste et je vous suis en les enfilant.

Vingt minutes plus tard, nous sommes une dizaine autour d’une des tables du pub où nous avons l’habitude de venir. Autant de chope se trouvent devant nous, et les discussions vont de bon train entre les joueurs. Tu t’es placé à quelques chaises de moi et je t’ignore royalement, préférant discuter avec mon voisin. Pour l’instant, le début de soirée commence doucement, mais c’est loin d’être la première fois que je sors avec les gars de l’équipe, et ça ne devrait pas tarder à dégénérer.

« Hey, il a une bonne descente le nouveau, dis donc ! »
« Ouais, fais gaffe Renzo, j'ai l'impression qu'il te surclasse aussi sur ce terrain… »

Je tourne la tête vers toi et, en effet, je constate que le niveau de ta bière a largement baissé comparé à la mienne. Ma main se serre légèrement autour de ma chope alors que je t’observe. Putain, tu commences sérieusement à me gonfler toi. Je fronce les sourcils alors qu’un long frisson ne me grimpe le long de la colonne vertébrale. Puis je viens vider ma boisson d’une traite. Le claquement du verre contre le bois de la table résonne et je sens les regards de tous les mecs posés sur moi alors que plus aucun ne semble vouloir parler. Regards qui se mettent alors à passer de toi à moi. Je m’en fous, le mien ne te quitte pas alors que je souris, un air de défi collé au visage.
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Jeu 14 Sep - 21:12


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Bin ich ehrlicher
Beiss mir die Zunge ab
Bin ich reicher
Dann nimm mir alles ♪♫♪♫


Je sens que je vais me plaire dans cette équipe. Stefan en est persuadé alors qu’ils font route tous ensemble vers le pub. Assez rapidement au fil des discussions, il repère les différents caractères de la bande de joyeux lurons. C’est naturel chez lui. Il faut bien ça quand on veut se tailler une place durable au sein d’un groupe. Sean Lewis, le capitaine, a le profil de son grade avec ses airs de grand frère qui veille du coin de l’œil sur tout le monde. Alvin Keegan est du genre calme et réservé au premier abord, mais capable de saillies qui font mouche à chaque coup lorsque personne ne s’y attend pour tacler gentiment son entourage. Vince Powell est gentil, vraiment gentil. Un brin naïf aussi, et pas vraiment délicat par le fait, mais sa générosité suffit à faire oublier sa maladresse. Owen Prouxl est le rigolo de la bande. Tu m’étonnes, avec un tel blaze… Les autres sont plus discrets, mais tout aussi sympathiques. En définitive, il n’y a qu’un type parmi tous ses coéquipiers qui lui reste dans le nez. Et c’est à croire que les autres l’ont senti. À croire que tout le monde, plus ou moins, a déjà deviné la tension qui crépite dans l’air lorsque leurs regards se croisent…


En temps normal, Stefan n’aurait même pas fait attention à la petite vanne d’Owen. Oui, il aime la bière, surtout depuis qu’il habite en Angleterre. Il s’est même promis d’entretenir son tour de taille par la mise en place d’un jogging quotidien tant il prévoit que cet amour pourrait finir par devenir débordant. Si l’on ajoute à ça que ses oncles lui ont donné l’habitude des digestifs, il a souvent tendance à siphonner sa première pinte. Mais lorsqu’il entend qu’on le compare à Renzo, le maillon fort de sa nouvelle équipe qu’il a tenu en respect moins de deux heures plus tôt, il tourne aussitôt la tête. Son regard égratigne les pupilles fauves qui le fixent depuis l’autre bout de la table. L’agacement effleure ses épaules en un grattement désagréable alors qu’ils se jaugent. Quoi ? T’es jaloux ? Peut-être. En tous les cas, il le voit bientôt renverser la tête en arrière pour vider sa pinte en trois longues gorgées, avant de la claquer devant lui en replongeant son regard dans le sien. Cette fois, l’irritation lui mord l’estomac, amplifiée par les regards sidérés qui passent de l’un à l’autre. Ah ouais ? Sans le quitter des yeux, Stefan attrape la chope de Vince encore au trois quarts pleine à sa droite, l’échange avec la sienne et la vide à son tour d’une traite. Ah ouais ? Le claquement du verre contre le bois résonne avec un écho perceptible uniquement d’eux. Autour de la table, les yeux et les bouches s’arrondissent. De son côté, l’italien enfile son sourire d’ange et envoie un baiser au grand rouquin. Et bah allons-y.

« Une fois gagner, c’est bien. Deux, c’est mieux. »

Aussitôt, les membres de l’équipe ne se tiennent plus d’excitation. Sean, avec toute son autorité de capitaine, prend les choses en main :

« Alvin ! Owen ! Vous êtes commis au ravitaillement. Je veux toujours une pinte d’avance sur cette table ! »
« Yes Sir !! »


Et une bataille dantesque commença alors, pinte après pinte… Une. Aucun problème ! Deux. Je tiens toute la nuit ! Trois. N-Nickel ! Quatre. Je… je suis bon, encore… Cinq. Allez… encore une…

« Et si tu veux un… un match après ça, y a… y a pas de soucis ! J’te… j’te prends quand tu veux – hic ! – … Tapette ! »

Et c’est alors qu’Alvin pose devant lui sa sixième pinte. Là, Stefan change un peu de couleur. Oh putain…

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Renzo Lawrence
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Jeu 14 Sep - 23:09
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ft. Stefan Allesia
Comme la plupart des adolescents américains, j’ai commencé à boire lors des fêtes organisées par les mecs populaires du lycée. C'est-à-dire vers l’âge de quinze ou seize ans. Au début, je faisais facilement parti des premiers à me retrouver au fond du jardin ou au-dessus des chiottes à rendre le contenu de mon estomac jusqu’à ne plus qu’avoir de la bile. A la fin du lycée, je faisais plutôt parti de ceux qui se foutaient de la gueule des plus jeunes incapables de tenir face à un litre de bière. Au final, j’ai vite réussi à obtenir une plutôt bonne descente, et boire ne me fait pas peur. Bon je dois avouer qu’en arrivant en Angleterre, il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour m’habituer. Leurs bières sont quand même plus violentes qu’à Boston, mais au final, je m’y suis fait, alors je sais que peu importe ce que décidera ce tocard de blondinet, je perdrai pas face à lui.

Il y a un crépitement d’adrénaline qui me parcourt le dos quand nos regards se croisent, juste après que j’ai terminé ma choppe. Je viens à peine de te rencontrer, et pourtant je peux voir dans l’or de tes yeux que tu ressens le même. Cette excitation du défi qui vient d’être lancé dans le silence le plus total. Pas besoin de mots, ou de grandes paroles hurlées au dessus de tout le monde, non, juste une pinte vidée d’une traite, et un regard pour accentuer le tout. Je vois à peine l’air outré de Vince quand il se fait piquer sa chope, il comprend bien vite ce qu’il se passe quand tu la vides juste devant lui, sans briser le lien entre nos yeux.

Le claquement de la choppe vide sur la table fait résonner celle-ci sous mes avant bras posés dessus. Je serre les dents quand tu m’envoies ce baiser que j’ai juste envie de te faire bouffer. Tu relèves le défi, parfait, tu vas vite comprendre ta douleur.

« Une fois gagner, c’est bien. Deux, c’est mieux. »
« Parle pas trop vite, tu pourrais vite le regretter ! »

Les mecs autour de nous ont déjà réagi à la provocation que nous nous sommes lancées. Le Capitaine prend déjà les choses en main pour que nous ayons toujours de quoi boire, et j’ai à peine le temps de dire « Ornithorynque » qu’une nouvelle pinte est devant mon nez.

La bataille qui s’en suit est jouissive, je dois l’avouer. Quand l’un de nous boit une pinte, l’autre enchaîne avec deux. Les cris de nos coéquipiers résonnent autour de nous, et je suis presque sûr que les clients du pub sont venus observer le duel. Une pinte, deux… Je te regarde avec un sourire narquois et suffisant. Trois pintes, quatre… Bon, je commence à avoir la tête qui tourne un peu, mais ça va, je tiens bon. Je suis plus grand et plus fort que toi, je sais que je gagnerai. Une autre pinte arrive devant moi. Cinq pintes. Je te vois tituber et je t’entends à peine marmonner un truc incompréhensible.

« Je… J’comprends qu’dalle, to… tocard ! »

La sixième pinte est posée devant nous, et je te vois verdir avec satisfaction. Même si je dois avouer que je commence aussi à avoir la tête qui tourne. Mais ça ira. J’ai pas encore atteint le bout. Je peux tenir. On boit notre pinte et c’est la fin pour toi. Je crois que Vince a vu le coup venir quand tu recules ta chaise parce qu’il s’approche de toi quand tu dégueules sur le sol. Je me lève d’un bond, faisant tomber ma chaise au passage, et je me frappe le torse avant de lever les bras en l’air.

« ALORS ! –hic- C’QUI LE PATRON ! TOCARD ! –hic- »

Sur ces mots, j’attrape une autre pinte et la vide d’une traite.

Vingt minutes plus tard, on se retrouve tous dehors. Sean me soutient d’un bras. J’ai eu beau dire que je pouvais me débrouiller tout seul, il semble persuadé du contraire et, en effet, quand il fait mine de me lâcher, je titube. Il me rattrape à temps. Quant à toi, Alvin et Vince te soutiennent chacun d’un côté, et je me gêne pas pour me marrer à voix haute.

« C’t’abruti ! On –hic- défie pas impu-hic-nément Renzo Lawrence ! »
« Ouais, ouais, on a compris…  Putain t’es lourd mec… »
« Tu veux que je t’aide Sean ? »
« Ouais steplait, sérieux, il fait un poids de vache ce con… »
« Oh ! Me traite –hic- pas de vache, fais –hic- gaffe ! »
« Tain Renzo, me souffle pas dans la tronche sérieux… Bon on fait quoi ? On les ramène à la fac ? »
« Pas le choix, ils sont trop pétés pour qu’on prenne le risque de les laisser partir seuls… »
« Super… »

Le chemin inverse jusqu’au campus est un numéro à lui tout seul. Même si je parviens à me dégager de la prise de Sean et Owen pour marcher en titubant, il leur faut plusieurs fois faire en sorte que je ne tombe pas sur la route. Je continue de me foutre de ta gueule parce que t’es pas foutu de marcher tout seul. Arrivés devant la cité universitaire, néanmoins, c’est un autre son de cloche. Celle-ci est plongée dans l’obscurité à part quelques fenêtres encore allumées au niveau des chambres. Je m’apprête à rentrer tout seul quand la voix d’Alvin m’interpelle. Je me retourne à temps pour te recevoir contre moi.

« Oh ! Kestufou ? –hic- »
« Démerde-toi ! Vous êtes tous les deux dans le même bâtiment. C’ta faute s’il est dans cet état. »
« Kwaaa ? »
« Aller ! Salut mec, à demain ! »

Je me retrouve donc planté devant la porte d’entrée, avec ton cadavre remuant et gémissant dans les bras, pendant que les autres abrutis partent pour rentrer chacun chez eux. Bande de lâches. Putain, je titube quand tu te mets à remuer en marmonnant quelque chose d’incompréhensible et je passe l’un de tes bras par-dessus mes épaules pour te soutenir. Fait chier. T’es moins lourd que moi, mais tu pèses ton poids aussi, et je tiens pas spécialement bien sur mes jambes… J’arrive à sortir mes clés pour déverrouiller la porte de l’immeuble.

C’est tout un partout du combattant pour parvenir à rejoindre ta chambre. J’ai réussi à te faire dire à quel étage tu es et je remercie le ciel que le réparateur soit venu pour l’ascenseur avant la rentrée, parce que te trainer jusqu’au quatrième étage dans les escaliers… Je crois qu’en fait je t’aurai abandonné sur le pallier de la résidence sans aucune honte.  Le mouvement de la cabine me donne des hauts le cœur et je dois plusieurs fois assurer ma prise sur toi. Putain, tu fais chier à être aussi mauvais. Heureusement aussi qu’on ne croise personne, ça m’aurait fait chier que je sois vu en ta compagnie. Je sais pas pourquoi tu m’insupportes à ce point, mais ça me gonfle.

Dans le couloir on titube jusqu’à la porte de ta chambre. 410. Au bout du couloir forcément. Putain.

« Tes clés tocard ? »

Tu marmonnes un truc que je comprends pas. Merde. Je crois avoir compris le mot « poche ». Forcément. Je commence d’abord par regarder les poches de ta veste, sans succès, avant de voir une bosse de la poche arrière de ton jean. Sérieusement… Je grommelle et récupère le trousseau de clé avant de te maintenir entre le mur et moi pour chercher la bonne. Il me faut au moins une dizaine d’essai. Entre le nombre de clés trop important – à moins que je ne vois double – et le fait que la serrure n’arrête pas de tourner, ce n’est pas évident. Sans compter que j’ai l’impression que la porte se met à me juger.

« Rah taggle toi. »

Quand la clé entre enfin dans la serrure comme papa dans maman, j’ouvre la porte et te récupère pour entrer. C’est le même genre de chambre que la mienne – quoique peut-être mieux rangée – donc atteindre le lit n’est pas compliqué. Je réussis à te faire grimper sur ton lit. Mon programme était clairement de t’abandonner là et de descendre à l’étage en dessous pour retrouver ma propre chambre mais… Je préfère foncer dans tes chiottes pour rendre le contenu de mon estomac à mon tour… Et sans comprendre comment ni pourquoi, je me réveille le lendemain couché sur ton lit… Avec toi…
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Fuck you
Avec Renzo Lawrence


Bin ich mutiger
Töte mich und iss mein Herz
Hab ich dein Weib
Töte mich und iss mich ganz auf… ♪♫♪♫


« J’ai perduuuuuuuuu… »
« C’est pas grave, tu pouvais pas savoir. »
« Ouais, et puis tu t’es bien battu. Six pintes pour un débutant face à Renzo, c’est honorable. »
« T’es un grand, Stef. T’es un grand… »
« Merci les gars… Mais j’ai perduuuuuuu… »
« T’en fais pas, va. Au moins, t’as gagné à l’entraînement. »
« Ouais, c’est… c’est vrai ça… HEY ! À basket, j’te baise ! ‘Culé !!! »


La fin de sa phrase de perd vers le trottoir et dans les rires des gars qui le portent, mais il n’en pense pas moins. La prochaine fois, j’vais gagner, t’vas voir… C’est bien la seule idée à laquelle il peut se raccrocher pour l’instant. Malgré tous les efforts de ses coéquipiers pour le réconforter, sa défaite du pub lui est aussi amère que les trois litres de bière qu’il a vomis un peu plus tôt. C’est étrange, d’ailleurs. D’habitude, Stefan est bon perdant. Il a horreur de ça c’est vrai, mais puisqu’une défaite sereine fait toujours meilleure impression qu’une victoire arrogante, il a vite appris à réfréner ses élans premiers et à faire bonne figure les (rares) fois où il lui arrive de perdre à un jeu. Mais là, pas moyen. Même si l’alcool ne l’aide pas spécialement à conserver un quelconque empire sur lui-même, c’est rare qu’il l’ait aussi mauvaise. C’est parce que c’est contre lui… Oui. Il le devine distinctement bien qu’il peine à mettre un pied devant l’autre le long de cette allée de réverbères dansants. Perdre contre ce Renzo Lawrence le rend ivre de dépit bien plus que la bière. Quelle déveine pour lui, donc, de se retrouver catapulté dans ses bras moins de vingt minutes plus tard, alors qu’ils arrivent au pied des bâtiments de la cité U. Raaaah, les traîtres… L’italien tente de rassembler ses ultimes forces pour s’éloigner de ce torse massif contre lequel il patauge.

« Lâ-lâche-moi… J’ai pas besoin toi… »

Ben voyons. Il ne tient même pas debout tout seul. Que Renzo s’avise de le lâcher et il finirait probablement sa nuit le nez sur le pavé, ou dans le local poubelle. En fait, cette faible protestation est même la dernière chose dont il ait vaguement conscience. À partir du moment où le grand rouquin passe un de ses bras sur son épaule, sa tête bascule sur sa poitrine et son esprit dans les limbes…

« Oh… »

Il ne se réveille que le lendemain, la bouche pâteuse, le corps en plomb et le crâne tout entier violé par une migraine absolument abominable, qui chante toutes ses arpèges au rythme du réveil qui lui fracasse impitoyablement les tympans…

« Pu… »

… Affalé pour moitié sur son lit et pour moitié sur un cadavre malodorant, dont il reconnait presque aussitôt les cheveux auburn.

« Taiiiiiiiiiiiin…. »

Stefan roule sur le côté et s’enfouit sous son oreiller avec un gémissement d’agonie. Éteindre le réveil meurtrier le vide quasiment de toutes ses forces, et tout ça pour rien puisque son mal de tête ne recule pas d’un pouce. Mais trop tard, le mal est fait. Il est réveillé, son cerveau s’est remis en marche et lui transmet instantanément le triste bilan de ce lendemain de soirée : outre sa caboche sur le point d’éclater comme un melon trop mûr, sa bouche est tapissée de carton, son corps pris dans une gangue de ciment et il a soudain une conscience aigu d’avoir dormi avec ses chaussures, ses vêtements froissés de la veille et un type imbuvable qui pue autant l’alcool que lui. Et il est 7h. Ce qui signifie que sa journée de cours est encore pleine et entière devant lui. L’Enfer… Au bas mot. Par pur instinct de survie, il finit par trouver la force pour se lever et tituber jusqu’à la salle de bain avant de mourir étouffé dans les vapeurs de son propre corps. La lumière de la salle de bain manque de l’achever quand il l’allume, ainsi que son reflet dans le miroir. Putain, j’ai rarement été aussi moche… Ça lui brise le cœur. Tout ça à cause de cet enfoiré dans mon lit… Ça les lui brise tout court. Lorsqu’il revient après un jet d’eau froide sur la tête et un doliprane, il jette un regard mauvais à la grande carcasse qui émerge difficilement elle aussi. Ses yeux décortiquent rapidement sa silhouette et, après avoir constaté qu’il est aussi habillé que lui, il pousse un soupir en se préparant sa cafetière du matin.

« Au moins, on dirait que je pas baise toi… Ptain, je préfère encore me couper une couille… »

Stefan est rancunier. Depuis qu’il l’a rencontré, Renzo effrite sa patience comme un termite ronge le bois mort. Il le trouve grossier, stupide, agressif et borné. Et surtout, il a perdu face à lui. Rien qu’un concours de beuverie, dans l’absolu ce n’est pas grave. Mais dans l’absolu de l’absolu, c’est ce qu’il y a de pire à ses yeux. Il a perdu face à lui… Cette idée le fait bouillir de rage alors qu’il le fixe, l’œil mauvais. Là tout de suite, il sent comme une envie de le frapper lui monter aux lèvres. De se jeter sur lui, de le plaquer contre le matelas et de cogner, de mordre, de blesser jusqu’à ce qu’il reconnaisse qui est le meilleur. De dévorer ce visage et cette bouche boudeuse… Euh, ça devient bizarre, là. Oui, tout à fait. L’italien désigne sa porte d’un geste impatient de la tête.

« Bon, tu dégages maintenant ? Et la prochaine fois tu vomis dans les quelqu'un d'autre toilettes, pense à tirer derrière toi... »

Qu’il disparaisse de sa vue, ça vaut mieux…

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Fuck you
Avec Renzo Lawrence


Dann iss mich ganz auf
Doch leck den Teller ab
Es kocht die Eifersucht... ♪♫♪♫


19 décembre, 7h47. Emmitouflé dans son manteau, Sean Lewis presse le pas vers le parking de la fac non loin du gymnase, là où ils ont tous rendez-vous dans moins d’un quart d’heure. Pas de doute, après un automne particulièrement humide, l’hiver est là pour de bon. Il pleut toujours régulièrement mais les températures ne cessent de chuter jour après jour, au point qu’il y aura sûrement de la neige à Noël. Le capitaine songe distraitement aux vacances qui l’attendent après ce dernier match de l’année et à la délicieuse dinde aux marrons de son grand-père lorsqu’il ira fêter la naissance du Christ à Glasgow et un soupir rêveur lui échappe de derrière son col. Il ne manque plus qu’une petite victoire aujourd’hui et il connaîtra la paix intérieure malgré le thermomètre en chute libre. Se dit-il pile au moment où des éclats de voix bien connus lui parviennent au détour d’une voiture couverte de givre.

« Oh ! T’es tombé de ton lit, Renzino ? »
« Ferme ta gueule, je peux en dire autant de toi tocard… »
« Et t’as mal dormi, on dirait… »
« Salut les gars. Gardez vos forces pour 10h, s’il vous plaît… »
« Salut, Capitaine ! T’inquiète pas, il me restera de l’énergie pour Essex même après avoir étalé ce con. »
« J'peux savoir qui va étaler qui connard ? »
« Couché Lawrence, ou c’est le banc pour tout le match. »


Renzo retient son mouvement de violence précédemment initié sitôt que le coach brandit l’ultime menace en arrivant sur le parking et Stefan laisse échapper un sifflement méprisant tout en le toisant de derrière son écharpe. Non mais quel blaireau, celui-ci… De son côté, Sean soupire et poursuit la discussion comme si de rien n’était, accueillant les autres joueurs qui arrivent petit à petit. La rivalité instinctive et ardente qui oppose constamment Renzo et l’italien, sur le terrain comme en dehors, n’a pas décru avec le temps, bien au contraire. Tout le monde est au courant à présent et, depuis bientôt un semestre de cours et d’entraînements, plus personne ne fait attention aux vacheries qu’ils peuvent bien s’envoyer tant qu’ils n’en viennent pas aux mains ou que ça ne nuit pas à leur performance sur le terrain. Mais sur ce dernier point, il n’y a pas trop de soucis. Le coach l’a d’ailleurs bien compris et prend un malin plaisir à les faire s'affronter systématiquement durant les entraînements. L’un comme l’autre ont fait des progrès fulgurants depuis le début de l’année en multipliant les un-contre-un enflammés. Ceci dit, ce n’est pas sa plus grande préoccupation pour le moment. Après une heure et demie de route, alors qu’il gare de minibus sur le parking de l’Université rivale, il prend cinq minutes pour s’adresser à ses joueurs avant de quitter le véhicule :

« Okay, écoutez-moi attentivement, les gars. Prouxl, lâche ton jouet avant que je le balance par une fenêtre. Ce n’est pas notre premier match de la saison, mais c’est notre premier match de l’année contre Essex. Et vous savez tous – sauf toi Allesia, les autres te brieferont – ce que ça veut dire… »

Stefan hoche la tête. En vérité, il est déjà au courant. Le club de basket de l’Université d’Essex est plus ou moins leur Némésis et pas seulement parce qu’il est arrivé juste au-dessus du leur dans le classement national de l’an dernier ou qu’il leur a infligé une cuisante défaite pour terminer la saison… Sous ses arcades proéminentes, les yeux du coach lancent soudain des éclairs et un frisson parcourt tout son auditoire :

« Ça veut dire que je ne veux pas de pitié. Ça veut dire qu’après ce match, je veux les entendre se masturber en pleurant sur leur défaite depuis Niflheim au moins jusqu’à Pâques. Ça veut dire que quiconque ne donnera pas de son sang et de ses tripes sur ce terrain d’ici une demi-heure aura personnellement affaire à moi ! Est-ce que vous m’avez bien compris, bande de fillettes ?! »
« OUAIIIIIIIIIS !!! »
« Alors fermez vos gueules et pas de quartier. »


Lorsque l’équipe quitte le car, elle est remontée à bloc. Au début, Stefan ne comprend pas tout à fait pourquoi une telle rage de vaincre. Bon, y a la soif de revanche d’accord, mais ça n’explique pas tout non pl… Oh. La lumière se fait lorsqu’il voit arriver l’entraîneur adverse pour les accueillir à l’entrée du gymnase, un grand brun délié au physique de danseur et aux boucles nouées en catogan. Dès que les deux hommes se voient, la tension devient tellement palpable que l’italien sentirait presque l’électricité statique hérisser ses cheveux. Non… Il jette un regard interrogateur à Alvin qui marche à côté de lui et ce dernier hoche la tête d'un air entendu. Nooooooon… Si. Les coachs ont un passif ensemble. Et un gros. La température chute en-dessous de zéro dès qu’ils ouvrent la bouche et se serrent la main, s’écrasant mutuellement les phalanges :

« Bonjour, Steve… »
« Salut, Clyde… »
« Tes garçons sont en forme, on dirait. »
« Plus que les tiens, je te le garantis. »
« Allons, ne sois pas si agressif. Tu vas encore être déçu du résultat… »


Le dénommé Clyde dégage sa main de la poigne de bûcheron de leur coach pour la poser sur son épaule avec un sourire mielleux. La dose de venin qui y est contenue est tellement concentrée que Stefan en sent l’amertume sur sa langue.

« Je te paierai une bière pour te consoler ensuite, hum ? »

Le fils de puuuuuute ! Une vague d’hostilité balaie uniformément les rangs de Niflheim, à peine contenue derrière les larges épaules du coach qui reste impassible sous l’insulte. Cette fois, Stefan est aussi remonté que ses camarades. La même étincelle de rage brille dans tous leurs regards lorsqu’ils suivent les deux adultes jusqu’aux vestiaires qui leur sont réservés. Peu importe à quel prix, ils vont tellement faire mordre la poussière à l’équipe de ce salaud qu’elle en crachera encore l’an prochain. Ce fait est tellement clair dans l’esprit de tout le monde que lorsqu’ils sont tous changés et prêts à aller s’échauffer, leur coach n’a qu’une seule phrase à leur égard :

« Écrasez-les. »

Personne ne répond. Pas besoin…

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Merci à Yasuo Jésus pour cette belle signa et cette merveille de vava ♥️♥️♥️♥️♥️
Stefan parle anglais et italien !

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Renzo Lawrence
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Ven 15 Sep - 22:27
Fuck you
ft. Stefan Allesia
L’alcool c’est bon. C’est désinhibant, ça permet de faire des choses qu’on ne pourrait pas faire en étant sobre et ça m’a permis de te foutre une raclée (tocard d’italien), toi qui viens de t’inscrire au club de basket. Nan franchement, j’aime bien me bourrer la gueule. Mais alors par contre… Le lendemain matin et le retour de bâton, ça, on ne peut pas dire que je sois vraiment fan. Quand la sonnerie du réveil retentit dans mon crâne avec un écho digne des plus belles grottes du monde, j’ai qu’une envie c’est d’attraper le portable sur la table de nuit et de l’envoyer valser à travers la chambre. Sauf sue le simple fait de bouger mon bras accentue ma migraine. Mon corps est lourd, ma bouche pâteuse, et j’ai besoin d’une douche. En vitesse. Y’a une voix qui me fait grimacer et grogner, avant que je ne sente le lit sous moi se mettre à bouger.

Je me retrouve bien vite seul sur le matelas, et mes neurones se décident enfin à se connecter, rappelant à mon bon souvenir les événements de la veille. Au moins, malgré la douleur lancinante dans mon crâne, j’ai le plaisir de me lever avec la satisfaction de t’avoir ridiculisé devant tout le club de basket. Ca valait bien une gueule de bois. Je me redresse sur le lit au moment où tu entres dans ta salle de bain. Merde, comment j’en suis arrivé à dormir ici ? J’étais pourtant en forme – plus ou moins – quand je suis arrivé jusqu’ici pour le jeter sur son lit… Je me souviens juste être allé rendre le contenu de mon estomac dans les chiottes et… Plus rien.

Ta voix et ton accent à couper au couteau me sortent de ma rêverie passagère et je tourne la tête vers toi pour grimacer.

« Encore heureux. T’inquiète, si je t’avais baisé, ton cul s’en serait souvenu. »

Je me lève sur ses paroles, et le monde semble tourner pendant une seconde. Merde. Je parviens à reposer mon regard sur toi. T’as une sale gueule et ça me plaisir de voir ça. On fait moins le malin après s’être tapé la honte devant tous ses futurs coéquipiers hein ? Avec un peu de chance t’as assez d’intelligence pour décider d’abandonner l’idée d’entrée dans le club, et j’aurai pas à voir ta sale gueule toutes les semaines.

« Pas comme si j’avais envie de rester ici. »

Franchement, ça m’arrive rarement de détester quelqu’un dès la première rencontre, mais pour toi, je fais une exception. C’est viscéral, vraiment, ta tronche me revient pas, et je suis toujours frustré et furieux d’avoir perdu le match contre toi hier. Gagner une beuverie c’est cool, mais perdre au basket, ça, ça me fout les boules. Mais je me rattraperai, et la prochaine fois, c’est la poussière que tu mangeras plutôt que la gueule de bois du matin. Je quitte la chambre sans me faire prier, claque la porte bien fort pour être sûr de ne pas faire de bien à ta migraine – avant de me rappeler que j’en ai une aussi – et je me dirige vers ma propre chambre un étage plus bas.


19 décembre 2015 – 09:45


« Écrasez-les. »

Deux mots qui suffisent à tous nous mettre dans le bain. Aujourd’hui marquera l’écrasante défaite d’Essex face à Nifhleim. Hors de question de subir l’humiliation à laquelle ils ont dû faire face en juin dernier durant le face à face qui leur à coûté leur place en demi-finale du tournoi. Remontés comme jamais, tout le monde se lève pour aller s’échauffer sur le terrain, même les remplaçants. En temps normal, je me serais sûrement retourné vers toi pour me moquer de toi et du fait que tu ne joueras pas le match, mais l’équipe adverse choisit ce moment pour entrer dans le gymnase et nous nous tournons tous dans leur direction.


La façon dont ces types entrent sur le terrain me fait penser à un putain de film. J’ai toujours haï leur air suffisant quand ils arrivent quelque part. Comme s’ils étaient les meilleurs et que rien ni personne ne pourrait les battre. Bon, c’est un peu le cas. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont repartis avec la coupe il y a six mois. Sérieusement, il manquerait plus qu’un plan avec un traveling horizontal et les groupies en arrière plan et ils seraient sûrement en train de retenir leurs orgasmes à répétition. Putain d’enfoirés.

Ils jettent leur veste respective sur les bancs avant de nous rejoindre sur le terrain pour les échauffements. Mon regard s’arrête sur l’un d’eux, le type que j’exècre le plus au monde. Bien avant toi d’ailleurs. Ils viennent nous faire face et comme par un signal nous faisons de même, nous toisant mutuellement au milieu du terrain. Mon regard croise celui de David Neil, grand, brun, la peau mate, canon et capitaine de l’équipe de basket d’Essex depuis maintenant deux ans, et mon Némésis. Il me dépasse d’un ou deux centimètres et doit avoir deux ou trois ans de plus que moi. On joue au même poste et nos duels de force pendant les nombreux matchs que nous avons disputés sont devenus légendaires.

« Alors gamin, t’aurais pas grandi depuis la dernière fois ? »


Ma mâchoire se crispe et mes poings se serrent. Je sais qu’autour de moi, les mecs sont prêts à me sauter dessus au moindre faux pas. A la moindre faute de ma part, le coach n’hésitera pas à me sortir, et dans ce cas ce sera la défaite assurée. Je tente de retenir le colère qui bouillonne déjà en moi.

« Fais gaffe connard, aujourd’hui c’est toi qui me regardera d’en bas quand tu seras étalé dans ta merde. »

J’affiche un sourire malsain. Aujourd’hui il va se rétamer, je m’en fais le serment. L’autre rit à son tour, pas du tout impressionné par mes menaces et nous repartons chacun de notre côté pour commencer l’échauffement…

Vingt minutes plus tard, la rencontre a commencé et Essex mène déjà de quatre points. Le match a débuté sur les chapeaux de roues et aucune des deux équipes ne veut laisser l’autre prendre le dessus. David et moi nous sommes déjà retrouvés deux fois en face à face et la guerre est clairement déclarée entre nous. Nous finissons le premier quart-temps avec un écart d’une dizaine de points d’écart. La frustration et la colère se mêlent pour toute l’équipe. J’ai perdu trois des cinq duels avec David, et l’ambiance n’est pas à la bonne humeur pour l’instant. Je récupère l’une des bouteilles qu’un des potes me passe et en bois une grande gorgée.

« Eh ! Tu dors ou quoi ? Tu lui lècheras les pectoraux après le match, mais là c’est pas le moment ! »

Je me tourne vers toi et si j’avais eu des fusils à la place des yeux tu serais probablement mort sur place dans la seconde. Je franchis les deux pas qui nous séparent pour te toiser.

« Et c’est le type assis sur le banc qui me dit ça ? T’aurais même pas tenu deux minutes face à lui, alors ferme ta gueule tocard ! »
« Roméo & Juliette vous roucoulerez plus tard, là on a autre chose sur le feu ! »

Tu t’apprêtais à me répondre quelque chose mais le coach nous a interrompus avant. On se fusille encore du regard avant de rejoindre le groupe pour écouter les consignes. Je me laisse tomber sur le banc pour vider ma bouteille en paix. Evidemment, la plupart des directives me concernent et je claque la langue, agacé, alors que je tourne la tête vers le banc voisin pour observer ce connard de David en train de se faire féliciter par ses potes.

Le match reprend et la seconde mi-temps n’est pas mieux. Même si nous parvenons à rattraper quelques points lors des premières minutes, Essex parvient rapidement à creuser l’écart entre nous. Si encore il n’y avait que David de fort dans leur équipe, nous aurons probablement pu gérer, mais tous leurs joueurs sont bons et parviennent à marquer aisément ou à faire les passes nécessaires à la réussite. Chaque face à face avec le capitaine me rend nerveux. Même si l’adrénaline court dans mes veines, la présence même de ce type m’exaspère. Evidemment qu’il est plus fort, plus puissant et plus rapide, je n’ai jamais pu dire le contraire, mais j’estime m’être suffisamment entraîné pour pouvoir le rattraper. Apparemment ce n’est pas encore suffisant… A trente secondes de la fin, alors que David fonce pour marquer le panier qui sera probablement le dernier du quart-temps, je vois Alvin se jeter dans sa trajectoire pour le bloquer. Sauf que David est lancé à vive allure et qu’il n’a pas le temps de se stopper. Je vois mon coéquipier tomber sur le sol et une faute est sifflée immédiatement. Sean va l’aider à se relever et même s’il sourit en s’excusant, je peux vite remarquer que quelque chose ne va pas.

Quand l’arbitre siffle la mi-temps après le lancer franc tiré par Alvin, nous sommes tous à bout de souffle. Mon regard se lève vers le tableau des scores : 49 à 31, et nous ne sommes pas en tête. Fait chier. Abattus, nous quittons le terrain sous les regards amusés de nos adversaires et j’entends à peine la réflexion de David. Sean m’empêche de me jeter sur lui et nous nous dirigeons vers les vestiaires dans un silence de mort.


[Spéciale cace-dédi à Elliot et sa playlist qui m’a inspiré l’entrée des joueurs adversaires sur le terrain  ]
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Sam 16 Sep - 21:26


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De retour dans les vestiaires, le coach commence par les balayer du regard en silence, sa ride du lion plissée comme jamais entre ses arcades sourcilières. L’ambiance est mortifère. Tout le monde ronge son frein en s’essuyant le front ou buvant de l’eau, et repense à ces deux premiers quart-temps éprouvants. Stefan, lui, a la jambe qui tressaute et envie de manger son maillot de frustration. Putain de merde, si j’avais joué, j’aurais pu aider, j’aurais pu faire quelque chose, je… Il a beau savoir qu’il n’est qu’un nouveau, qu’il a déjà bien de la chance d’être remplaçant pour un match de cette importance (au moins personnelle puisqu’il ne compte pas pour un quelconque tournoi), la perspective de devoir rester encore une mi-temps supplémentaire regarder la débâcle sans rien pouvoir tenter pour l’endiguer alors qu’il s’en sait capable le rend fou. Faut que je demande au coach de jouer, rien qu’un peu… Justement, ce dernier se décide enfin à reprendre la parole après un bref soupir :

« Bon, on va pas se mentir : c’est pas brillant. Mais c’est pas désespéré non plus. Si on ne leur lâche rien au prochain quart-temps, on a une chance de revenir au score. Pour commencer, Keegan, tu sors. »

Silence. Alvin cligne des yeux une fois ou deux comme un hibou avant de bégayer, estomaqué :

« Quoi ?! Mais… mais pourquoi ? »
« Parce que si tu crois que tu m’as blousé avec ta cheville qui flanche, tu te fourres le doigt dans l’œil. Pas de mais. Tu restes sur le banc, Allesia prend ta place. Prouxl, concentre le jeu sur lui dans un premier temps, qu’ils prennent la mesure du danger et laissent Lawrence souffler un peu. Ensuite, oubliez la défense en un-contre-un pour l’instant, restez en défense de zone. Ça devrait forcer Neil à passer le ballon lorsqu’Essex est en attaque et nous donner des ouvertures… »


Même s’il écoute aussi attentivement que possible la suite des directives, Stefan jette un coup d’œil désolé à Alvin, tout dépité sur son banc. Bien sûr, une part de lui était impatiente de pouvoir entrer sur le terrain mais pas au détriment d’un camarade blessé par une faute idiote, commise par un adversaire arrogant. Cette pensée lui fait serrer les poings et les mâchoires alors que la pause se termine et qu’ils quittent les vestiaires. Toi, le Neil, j’vais t’allumer… Quoi que puisse en dire ce con de Renzo. Justement, en parlant de ça, le coach les prend tous les deux à part avant de retourner sur le terrain, leur pose une main de fer sur l’épaule et les fusille du regard chacun leur tour :

« Écoutez-moi bien : si on perd ce match à cause de vos bagarres de bac à sable, je vous vire tous les deux du club aussi sec. Oui, même toi, Lawrence. Le basket est un sport collectif. Que vous vous battiez à mort en dehors du terrain ce sont vos affaires mais là, vous êtes dans la même équipe. Et on ne joue pas contre ses coéquipiers... »

Les deux garçons se regardent de mauvaise grâce après ce sermon. Stefan réalise que c’est la première fois qu’il participe à un vrai match depuis un long moment et qu’il va jouer avec l’américain. Putain… C’est vrai qu’il y a de quoi s’inquiéter. Malgré tout, l’entraîneur a raison. Que ça lui plaise ou pas, ils sont dans la même équipe et ils vont devoir jouer ensemble – yeurk… – pour battre leurs adversaires. Alors il finit par hocher la tête avec raideur. Cinq minutes plus tard, ils reviennent sur le terrain et le match reprend. Bordel, ils touchent leur bille, les cons… C’est vrai. Les joueurs d’Essex sont forts. Plusieurs d’entre eux pratiquent le basket depuis de longues années et ça se sent dans leur technique fluide et redoutable. Et au bout de quelques minutes, il doit bien admettre que tenir tête à David relève du tour de force. Il n’a rien à envier à Renzo en matière de puissance, ses membres sont plus longs et plus agiles et sa vivacité de serpent contraint Stefan à faire preuve de prudence lors de leur premier un-contre-un, qu’il perd. Enfoiré… Malgré tout, l’italien ne s’arrête pas à cette défaite et se démène comme un beau diable sur le terrain, exploitant au maximum les passes que concentre sur lui Owen, en habile meneur qu’il est. La stratégie est simple : profiter au maximum de ce qu’il soit un petit nouveau que personne ne connait et dont personne ne se méfie. Trois paniers plus tard, Essex a pris la pleine mesure du danger et réorganise sa défense pour tenter d’entraver ses manœuvres, ce qui redonne un peu de marge à Renzo. Et c’est là que commence à se produire l’extraordinaire…

À la moitié du troisième quart temps, alors que Niflheim remonte en attaque, Stefan réceptionne une passe d’Owen et court vers le panier. Feinter l’ailier adverse n’est pas un problème – trop raide sur tes appuis pour faire quoi que ce soit… – mais son visage se crispe lorsqu’il voit David arriver face à lui, avec le pivot en renfort. Merde ! Par réflexe, il commence à rectifier sa posture pour se préparer à l’un-contre-un. Sauf que je m’appelle pas Lawrence, moi. Je peux pas passer en force avec deux mecs qui me… Un éclair auburn à la limite de son champ de vision. Une large silhouette qui dépasse David et l’autre joueur qui le bloque. Qu’est-ce… ? Renzo qui tourne la tête vers lui sans stopper sa course alors qu’elle l’amène pile dans un angle qui… Putain ! Sans réfléchir, Stefan raffermit sa prise, fond en avant et projette la balle de toutes ses forces vers le sol. Entre les jambes de David. Elle rebondit à toute vitesse sur la surface cirée du terrain et achève sa trajectoire contre la paume de l’américain qui reprend immédiatement le dribble pour foncer vers le panier. Avant que qui que ce soit ait pu comprendre ce qui vient de se passer, le claquement chuintant du cuir contre le filet retentit sous le gymnase, suivi par l’écho du ballon qui retombe au sol après le dunk de Renzo. Yes !!! Stefan entend d’ici les cris de stupeur des remplaçants sur leur banc mais sourit surtout devant la tête médusée de David, qui le regarde comme s’il venait d’entendre une blague de très mauvais goût. Ça te la coupe, hein ? Tandis qu’ils reviennent en défense, Sean arrive à sa hauteur, passablement remonté :

« Stef ! Mais qu’est-ce que tu fous ?! C’est pas le moment pour des coups de poker aussi risqués ! »
« Pas poker. Je savais qu’il le rattrape. »
« Tu quoi ?! »
« Je savais qu’il le rattrape. »



Et c’est la pure vérité. Parce que Stefan connait mieux que personne les accélérations de Renzo et que ce dernier a déjà réussi à intercepter des passes tordues de sa part. Il savait exactement où et comment tirer pour qu’il rattrape celle-ci. Sans réellement le vouloir, il cherche le regard de l’américain, comme pour confirmer ce qui vient de se passer. Il est à la fois excité et dérangé d’y voir la même étincelle de compréhension qu’il sent palpiter dans son esprit. À cet instant du match, personne n’a encore totalement appréhendé ce qui se passe à part eux. Mais dès l’action suivante, le doute n’est plus permis : quand Renzo monte au panier et lui passe la balle au dernier moment pour qu’il puisse dunker par surprise à sa place alors que le gros des défenseurs est sur lui et que Stefan s’est placé exactement là où il le fallait pour ça, il sent l’adrénaline pulser à toute allure dans ses veines. On a tellement joué l’un contre l’autre… Depuis son banc, le coach est comme frappé par la lumière et sourit soudain de toutes ses dents… Qu’on sait exactement comment jouer l’un avec l’autre...

Dès lors, le match prend une tournure totalement différente. Les deux garçons sont si efficaces qu’ils submergent la défense adverse quasiment à eux seuls. Quand à leurs camarades, ils sont tellement galvanisés de ce retournement de situation qu’un regain d’énergie porte toute l’équipe. Owen adapte aussitôt sa direction de jeu pour leur permettre de foncer en duo, Vince les aide à revenir au score depuis l’arrière par des trois points de toute beauté et Sean devient une véritable muraille en défense. Tant et si bien que quand le quatrième quart temps se termine, après une dernière action magistrale, le score est sans appel : 67 à 72. Stefan crie de joie avec ses coéquipiers, ivre de cette juste revanche. C’était ardu et il est complètement épuisé, mais la frustration qui bouillonne sur les traits de David vaut toute la fatigue de ce match. Ptain, je vais bander pendant au moins six semaines rien qu’en y repensant… Pour un peu, il en féliciterait presque Renzo. D’ailleurs, il suit ce dernier du regard quand il vient faire face au capitaine d’Essex pour régler leurs comptes et le rejoint en s'appuyant négligemment sur son épaule, juste histoire de narguer leur adversaire. Après tout, même si ça le fait un peu chier, c’est leur duo qui a permis de remporter ce match. Alors l’italien sourit aux anges devant le beau brun et lui souffle un baiser.

« Boom, bébé… »

C’est comme ça. Stefan est un tel poseur qu’il est capable d’oublier sa rivalité juste pour la beauté de la scène…

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Renzo Lawrence
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Dim 17 Sep - 13:56
Fuck you
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Quand le coach a fait sortir Alvin du terrain sans aucune autre forme de procès, j’ai compris ce qui allait se passer et mon regard s’est presque instantanément posé sur toi avant de revenir sur le coach pour écouter les consignes pour la seconde mi-temps. Une fois un peu reposés et prêts à retourner sur le terrain, j’ai dû faire face aux menaces d’être viré de l’équipe si jamais on en venait à être trop cons pour pouvoir se concentrer sur le match. Du coin de l’œil, je t’ai vu hocher la tête et j’ai fait de même, les poings serrés. La simple idée de jouer avec toi m’était insupportable à cet instant. J’étais persuadé que ça allait marquer la fin définitive du match. Je ne pouvais pas plus me tromper que ça…

Alors que les premières minutes n’ont pas été magistrales, bien que nous ayons réussi à marquer quelques paniers, c’est lorsque tu t’es retrouvé confronté à David et au pivot adverse que le match a pris un tournant imprévu. Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, une poussée d’adrénaline venue de nulle part, une intuition… Peu importe. Je me suis mis à courir vers le panier en te jetant un coup d’œil en espérant que tu comprennes mon objectif. Et apparemment oui. J’aurai jamais cru que tu ferais une telle passe, mais elle a réussi. Le contact du cuir contre ma paume a été brusque mais jouissif. Tout en laissant nos adversaires essayer de comprendre ce qu’il venait de se passer, j’ai repris le dribble jusqu’à aller marquer.

Tête des coachs après la première action de Stef et Renzo:
 

Lorsque le ballon est retombé sur le sol, il m’a également fallu quelques secondes pour comprendre ce que je venais de faire. Ce que nous venions de faire. Nos regards se sont croisés alors que nous remontions en défense, et j’ai compris que ce n’était pas un simple coup de chance. Le reste du match s’est occupé de confirmer ça. Chaque action que nous entreprenions se soldait par un succès et je sentais l’adrénaline augmenter dans mes veines à chaque instant en voyant le visage défiguré par la rage de David. La fin du troisième quart temps a vu venir des félicitations et des cris de joie de la part des gars et le dernier quart temps nous donne la victoire sans difficulté. La dernière action du match est magistrale, de mon point de vue en tout cas. Alors que je m’apprête à dunker, David se pointe devant moi au dernier moment pour me bloquer le passage. Je souris en plongeant mon regard dans le sien et sans le lâcher des yeux, je fais une passe sur le côté en sachant pertinemment que tu seras là pour la rattraper et marquer à ma place.

C’est logique après. Depuis trois mois qu’on se connait, on a appris à se connaître et à se détester suffisamment pour comprendre comment l’autre joue. Nos face-à-face lors des entrainements sont devenus assez nombreux pour que l’on sache les réactions de l’autre. Combien de fois t’ai-je observé pendant les cours, notant chaque habitude que tu peux avoir ? Et au final, il est évident que tu faisais la même chose. Tout le monde crie de joie en voyant le score final du match.

Tête des coachs à la fin du match:
 

Lorsque je tourne la tête vers David et que la frustration déforme son visage de beau-gosse, l’excitation est telle que je sais que j’y repenserai pendant plusieurs semaines après ça. Mon sourire suffit à le rendre encore plus furieux et je ne me gène pas pour le narguer en venant vers lui pour lui faire face.

« Alors ça fait quoi de se faire laminer par un gamin, connard ? »
« C’était un coup de chance. Prends pas trop tes aides Lawrence. »

Tu choisis ce moment pour me rejoindre et t’appuyer sur mon épaule. Je me crispe et fais mine de te dégager de là avant de ravaler ce geste. Ma haine envers Neil est sûrement plus intense que ma rivalité avec toi. Après tout, je dois admettre que c’est notre duo qui est parvenu à lui faire faire sa gueule, et j’y serai probablement pas arrivé sans toi. Chose que je ne dirai jamais à voix haute. Faut pas rêver. Le coach d’Essex rappelle ses joueurs et une fois David nous tournant le dos, je dégage mon épaule de toi. Ce n’est que lorsque nous sommes hors de vue de l’autre équipe que je me tourne vers toi.

« Refais ça et je te pète le bras, tocard. »
« T'inquiète pas, Renzino. J'aurais trop peur de choper ta connerie ou ton manque de talent... »
« Suffit vous deux. Sérieux vous pouvez pas profiter de la victoire et mettre vos gamineries de côté ? »

Sean a interrompu mon geste de te rentrer dedans encore une fois. T’as de la chance au final. Une fois le debrief d’après match fait, et les douches prises, nous retournons au bus pour rentrer à Nifhleim. Tout le monde s’arrête un instant pour voir les deux coachs se faire face. Le nôtre claqu un billet de dix livres sur l’épaule de son rival.

« Allez, va. Pour te payer ta bière... »

Nous éclatons de rire devant l’air furieux du coach d’Essex et nous rentrons.


Mardi 23 février 2016

Face à face, j’ai l’impression de voir des étincelles dans tes yeux dorés et probablement qu’il doit y avoir les mêmes dans les miens. On se toise, on se jauge, les poings serrés et les mâchoires crispées. La main de Sean sur mon torse m’empêche de me jeter sur toi pour te refaire le portrait. Alvin et Owen ne sont pas loin non plus, et les autres gars restent un peu en retrait. Nos affrontements sont devenus un spectacle récurrent depuis plusieurs mois, et ce n’est même plus surprenant pour eux de nous voir nous insulter à longueur de temps. Tel un duo comique qui ne se mettrait pas à la page, ça a fini par les blaser plus qu’autre chose. Mais depuis quelques temps, c’est devenu de pire en pire. Je ne saurai pas vraiment dire pourquoi, mais ta simple présence me rend à la fois nerveux et tendu. Je ne parviens plus à garder ne serait-ce qu’une once de calme dès que je vois ta tête. Et ce qui se cantonnait au gymnase avant a fini par se répercuter dès que je te croise dans les couloirs de la fac.

En réalité, il y a eu un changement. D’abord imperceptible, j’ai fini par réaliser ce qui me dérange réellement dans ta présence. Quelques semaines plus tôt, lors d’une énième soirée organisée dans la maison des parents de Vince, à l’extérieur de la ville, tu as encore trouvé bon de te donner en spectacle. Agacé, je t’ai regardé et écouté jouer de la guitare devant tout le monde. Un peu à l’écart, toute cette scène m’agaçait au plus haut point. Le simple fait que tu parviens à capter l’auditoire d’un claquement de doigt m’exaspère. Ce côté populaire et charmeur est une chose que je ne peux pas supporter, mais le coup de la guitare, ça a été le summum. Le problème, c’est que tout le monde semblait apprécier, alors je suis resté dans mon coin sans rien dire et à siroter ma bière. Si seulement ça avait pu s’arrêter là. Mais mon regard n’arrêtait pas d’être attirer par toi, tel un aimant attiré par son contraire. Les chansons rocks que tout le monde chantait avec toi se sont vite transformées en airs plus calmes, et ton air un peu rêveur, concentré et détendu ont fait naître en moi quelque chose de nouveau. Quand je m’en suis rendu compte, j’ai détourné les yeux et j’ai quitté la pièce, en voyant Vince et Sean s’embrasser au passage.

Cette tension qui est née entre nous est bien réelle, et je suis persuadé que tu la sens aussi. A cet instant, entre nous, au milieu du gymnase, elle est tellement tangible que ça me gonfle encore plus. C’est sûrement ce qui a fait que nos disputes se sont faites plus virulentes avec le temps. Finalement, je finis par repousser le bras de Sean et à faire demi-tour pour rejoindre les vestiaires après avoir balancé le ballon que je tenais à la main plus loin. C’est bientôt la fin de l’entraînement, mais le coach est parti depuis un moment pour une raison personnelle. Je quitte le gymnase, ignorant les quelques remarques que les autres peuvent me faire, je suis furieux et ce qui m’énerve davantage, c’est que je ne sais même pas pourquoi. Je rejoins les toilettes pour me passer de l’eau sur le visage et la tête. Putain. Tout ça parce que j’en suis venu à te toucher par accident. Ca a suffit à m’énerver et à te dire de dégager… Merde. Je regarde la paume de ma main avant de serrer le poing. Qu’est-ce que je m’en fous de ta sœur sérieux.

Je quitte les chiottes pour retourner au gymnase histoire de finir l’entraînement. Sauf que ça me gave de revoir ta tronche, et… Un bruit de pas me fait relever les yeux et je te vois débarquer face à moi.

« Qu’est-ce que tu fous là ? Tu peux pas te passer de moi c’est ça ? Retourne donc faire ton poseur avec les autres. » Je m’avance vers toi de quelques pas. « Sache que c’est pas en passant ton temps à mendier l'attention de tout le monde que ça te rend intéressant. Tocard. »

Je te passe devant en te donnant un coup d’épaule, et reprends la direction du gymnase.
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Lun 18 Sep - 18:08


Fuck you
Avec Renzo Lawrence


I woke up impatient and anxious
Chasin' dreams in my sleep
Got me feeling like I made it
Then I wake up and see ♪♫♪♫


« Laisse courir Stef, c’est bon… »

De mauvaise grâce, Stefan repousse la main qu’Alvin a posée sur son épaule pour le retenir lorsque Renzo s’est détourné pour partir vers les vestiaires. Putain d’enfoiré… Cette fois, il a bien cru qu’il allait lui sauter à la gorge. Sans le bras de Sean qui les séparait autant qu’il empêchait l’américain d’avancer, il aurait sans doute cédé à la colère qui tremble encore dans ses membres, peinant à se rendormir. Le capitaine se tourne d’ailleurs vers lui avec un soupir une fois que Renzo est parti et l’italien ne peut retenir un mouvement d’impatience en croisant son regard désabusé :

« On est d’accord : cette fois j’ai rien fait et c’est lui qui a pété une pile tout seul ! »
« Ouais, ouais… mais vous êtes tout le temps comme ça. Et c’est de pire en pire ces derniers temps. »
« Mais j’y peux rien, il passe son temps à me chercher ! »
« Je sais, je sais, mais c’est pas le seul fautif non plus Stef, tu peux pas le nier. On vous demande pas de vous adorer, mais essayez de faire en sorte que ça reste supportable. »


Stefan grommelle un truc incompréhensible avant d’aller récupérer au petit trot le ballon envoyé à l’autre bout du gymnase. Même si ça lui fait mal de l’avouer, Sean a raison. Ça devient pénible. Il en vient sérieusement à se demander s’ils ne devraient pas se tabasser un bon coup pour crever l’abcès et ensuite s’ignorer proprement. Sans compter que ça me ferait un bien fou de lui péter deux ou trois dents… Mais toute séduisante que soit cette idée, elle ne lui laisse au final qu’un arrière-goût de frustration. Au fond, il sait que ça ne règlerait que temporairement la situation car ce n’est pas là que se situe le nœud du problème. Le problème, c’est que Renzo compte 1m90 de silhouette vigoureuse et bien découplée pour 83 kilos de muscles massifs. Le problème, c’est que Renzo cache des traits séduisants dans son visage régulier, comme la puissance de son regard en amande, l’angle viril de sa mâchoire ou l’ourlet moelleux de sa lèvre inférieure. Le problème, c’est que depuis quelques temps, la seule vue de son corps dans les vestiaires frappe sur sa libido à coup de tuyau de plomb. Ça couvait depuis un moment, peut-être même depuis le début si ça se trouve, mais il n’en a réellement pris conscience qu’après la rentrée du second semestre. Lorsqu’il est repassé un soir au gymnase après l’entraînement parce qu’il y avait oublié son portable et qu’il a surpris Renzo en train de s’entraîner tout seul, torse nu malgré la température glaciale de janvier qui régnait dehors. Ce gros abruti…

Ça aurait pu s’arrêter là. Sur le moment, l’italien est simplement resté quelques secondes à l’abri de son regard dans le couloir, à regarder le va-et-vient de ses muscles sous sa peau dorée ou les saillies des tendons de son cou contre ses clavicules. Il ne comptait pas s’éterniser, jusqu’à ce qu’arrive par une porte latérale un autre garçon, un petit brun mince et vif au sourire malicieux qui a salué l’américain avec une familiarité qui l’a fait tiquer. Ça aurait pu s’arrêter là. Mais Stefan a vu Renzo lâcher son ballon, rendre son sourire au nouveau venu et le rejoindre pour l’embrasser à pleine bouche. Aussitôt, quelque chose a rugi dans son bas-ventre alors qu’il voyait les mains du petit brun se perdre sur le large dos de l’américain, vers sa nuque et son short de sport. Quand Renzo l’a plaqué contre un mur en retour, l’italien a tourné les talons pour vider les lieux, les joues rougies, furieux d’avoir compris ce qui se passait. Il s’y prenait comme un sac, en plus… Il n’a toujours pas décoléré depuis et c’est pour ça qu’il a les nerfs à fleur de peau lui aussi dès qu’ils entrent dans le champ de vision l’un de l’autre. Ulcéré d’y repenser, Stefan finit par se diriger vers les vestiaires pour se changer. Il doit passer déposer un document au secrétariat de son UEP et a l’autorisation de partir un peu avant les autres aujourd’hui. Mais il ne s’attendait pas à tomber nez-à-nez avec Renzo au coin d’une rangée de casiers. Putain de con… Son irritation grimpe aussitôt en flèche, accompagnée par cette griffure chaleureuse le long de ses côtes à la vue des gouttes d’eau qui perlent au bout de ses mèches de cheveux et glissent sur son torse. Il s’apprête à tourner les talons avant que ça ne parte de nouveau en sucette mais l’américain est plus rapide que lui. Stefan répond au quart de tour, à bout de patience :

« Hey ho, ta jalousie de merde, elle commence sérieusement à me les râper ! Achète-toi un charisme si t’es pas content ! En attendant je te baise, Renzino… »
« Jaloux de quoi ? De toi ? Haha, tu rêves le rital. En attendant, si tu baises comme tu joues, j'ai rien à craindre de ta queue. »


QUOI ?! Ses yeux s’écarquillent de stupeur alors que les paroles moqueuses de Renzo résonnent dans son cerveau. Son effarement dure moins d’une demi-seconde avant qu’il ne se jette sur lui et le saisisse au col avec rage, malgré le fait qu’il soit plus petit de dix bons centimètres. Une part de lui se rend compte qu’ils n’ont jamais été aussi proches physiquement en dehors d’un match qu’à cet instant et que l’odeur musquée de sa sueur lui surcharge les neurones.

« Qu'est-ce que t'as dit ? Répète pour voir, enculé ?! »
« Je disais que si tu baises aussi mal que tu joues, j'ai rien à craindre de ta queue, tocard. »


Ses yeux luisent d’un éclat sauvage devant son sourire narquois qui lui donne envie d’y planter les dents. Il resserre sa prise sur son maillot. Ah ouais ?! Il y a peu de sujets avec lesquels Stefan est vraiment susceptible. Mais parmi ceux-ci, on dénombre son père, sa cuisine et ses performances sexuelles. S’attaquer à l’un de ces points peut vite avoir des conséquences périlleuses. Ah ouais ?! L’or des pupilles de l’italien s’assombrit alors qu’il prend brutalement sa décision. Et bah on va voir ça… Il relâche son col pour lui saisir la nuque d’une main, plaque l’autre contre ses fesses et s’empare de sa bouche sans lui laisser le choix. Aussitôt, ses lèvres ouvrent les siennes, sa langue prend possession des lieux, enveloppant sa jumelle dans une danse impérieuse qui lui enflamme les reins. Mais malgré cette déflagration qui raccourcit son souffle, il garde la tête froide. Je n’ai pas encore fini avec toi… Stefan ferme les yeux pour appuyer le contact, jouant également de son corps moulé contre le sien pour lui couper toute retraite. Même lorsqu’il sent Renzo qui commence à trembler et à gémir sous ses lèvres, esquissant de vagues gestes pour tenter de le repousser, il poursuit son étreinte, le soumettant sans aucune pitié à la magie de sa langue. C’est le secret de ce baiser : ne laisser à son partenaire ni contrôle ni répit, submerger tous ses sens jusqu’à le porter à l’extase. En quelques mots, comme le lui disait Leo en lui apprenant la technique : Embrasse comme si tu faisais l’amour. Ça fait des années que Stefan a retenu la leçon et il l’applique comme au premier jour. Crispant ses doigts frémissants sur la nuque et les fesses de l’américain avec un grondement avide en le devinant fébrile et pantelant contre sa bouche, il lui porte le coup de grâce en le plaquant contre un casier pour presser son érection contre la sienne. Bingo. À peine trente secondes après qu’il ait commencé à l’embrasser, Renzo ne sait plus où il l’habite. Stefan le relâche doucement, à bout de souffle et encore légèrement étourdi, mais son sourire est indubitablement victorieux alors qu’il s’essuie nonchalamment la lèvre.

« On dirait que mes piètres performances t’impressionnent, finalement. T’as besoin d’un temps mort ? »

Tocard...

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Renzo Lawrence
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Mar 19 Sep - 23:27
Fuck you
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Le bon sens aurait voulu que je te laisse passer devant moi sans t’accorder la moindre attention. Le bon sens aurait voulu que je mette cette putain de colère, qui gronde en moi dès que je te vois, de côté. Le bon sens aurait voulu que je n’écoute pas cette petite voix dans ma tête qui me crie de continuer à te chercher à la moindre occasion. Et le bon sens aurait voulu que je ferme ma gueule plutôt que de l’ouvrir et de te faire répliquer. Sauf que le bon sens, moi, je l’emmerde. Un jour, ça me portera préjudice, c’est certain, mais là tout de suite, j’en ai strictement rien à foutre. Je dois avouer que me foutre de tes capacités sexuelles, c’est petit, mais c’est tellement jouissif de te voir t’énerver de cette façon que je ne réagis même pas quand tu te jettes sur moi pour m’attraper par le col. Au contraire, quand tu me demandes de répéter, j’obtempère, en détachant chaque mot avec soin et en te toisant d’un air narquois de ma dizaine de centimètres en plus.

Pour être honnête, je pensais vraiment que tu allais me frapper et je crois que je n’attendais que ça. Ca m’aurait donné une excuse pour te refaire le portrait pour de bon. Je pensais sincèrement que ce serait l’étincelle qui ferait péter cette tension entre nous. Et probablement que ça nous aurait fait du bien, à toi comme à moi. Mais non. Tu ne frappes pas, et je crois qu’au final c’est pire.

Tout se passe vite, trop vite. Je n’ai pas le temps de réagir et seuls mes yeux s’écarquillent de surprise quand ta bouche prend possession de la mienne. Tes mains sur ma nuque et mes fesses déclenchent un long frisson dans l’ensemble de mon corps. Si j’avais été un personnage de dessin animé, on aurait pu voir la vague de tremblements partir de mes pieds et remonter jusqu’à la pointe de mes cheveux. Je suis tellement choqué par le geste que je ne peux que te laisser faire à ta guise lorsque ta langue glisse entre mes lèvres pour attraper la mienne. Quand je finis par comprendre ce qu’il se passe – et il me faut bien une demi-douzaine de secondes pour ça – je tente de te repousser, mais mes assauts sur tes épaules sont aussi persuasifs et crédibles qu’un enfant de trois ans disant qu’il n’a pas mangé de chocolat alors que sa bouche en est barbouillée.

Il ne faut pas beaucoup plus longtemps pour que je finisse par arrêter de me débattre  et fermer les yeux. Mes doigts s’agrippent à tes épaules et ton corps contre le mien m’arrache un gémissement. Putain, mais qu’est-ce qui se passe… J’ai… Non, je ne peux même pas réfléchir correctement… Mon esprit est trop embrouillé. Avant que je ne m’en rende compte, mon corps réagit et je me sens à l’étroit dans mon boxer. Involontairement, je gémis, tremble et me sens fébrile contre toi. Tous mes sens sont en émois et la logique n’a plus sa place dans ma tête. Lorsque tu me fais entrer en contact contre le casier derrière moi, me faisant clairement sentir ton érection contre la mienne, un orgasme incompréhensible me traverse les reins, avant que tu ne me lâches.

« On dirait que mes piètres performances t’impressionnent, finalement. T’as besoin d’un temps mort ? »

Hébété, perdu, choqué, je te regarde les yeux ronds. Je suis essoufflé et je crois que j’ai oublié comment je m’appelle. Mon cerveau ne parvient même pas à connecter suffisamment de neurones pour que je parvienne à te répondre et tu quittes les vestiaires sans rien ajouter, sous mon regard médusé. Les jambes encore tremblantes, je me laisse glisser contre les casiers  jusqu’à me retrouver sur le sol, une fois que tu es hors de vue. Il me faut un moment pour parvenir à me remettre de ce qu’il vient de se passer, je crois même que c’est la voix de Sean me demandant ce que j’ai qui me ramène à la surface, me rappelant que j’ai loupé la fin de l’entrainement.

Vendredi 26 février 2016

Les jours qui suivent sont les plus bizarres que j’ai pu passer depuis un moment. La scène du vestiaire me reste dans la tête et j’ai beau y chercher une explication rationnelle, je n’y parviens pas le moins du monde. Tu m’as fais jouir en me roulant une pelle. C’est une chose totalement… impossible… Normalement…  J’ai beau essayer de ressasser ça, ça ne fait que me donner la migraine et me donner une violente montée de chaleur dans tout le corps. Autant dire que les deux fois où je t’ai aperçu dans les couloirs de la fac après ça, j’ai vite fait demi-tour pour éviter d’avoir à te croiser. C’est probablement ça qui m’énerve au final, ne pas savoir comment me comporter avec toi. Ça et le fait que tu es réussi à me déstabiliser de la sorte. Ton petit air satisfait avant que tu ne quittes les vestiaires me reste en mémoire et je m’en veux encore de ne pas avoir été capable de te remettre à ta place immédiatement après ça.

La tension qui flotte entre nous depuis aussi longtemps que nous nous connaissons était aussi sexuelle qu’agressive. Nous l’avons senti tous les deux, et  il n’y a plus aucun doute à ce sujet aujourd’hui. Savoir que tu me plais à ce point me fait chier et plus j’y pense, plus ça me fout en rogne. Comment je peux être autant attiré par un connard dans ton genre ? C’est totalement incompréhensible.

Alors que les premiers jours étaient plutôt empreints de gêne et d’incompréhension, la fin de semaine est plutôt mise sous le signe de la rage et de la frustration. Alors cet après-midi quand Matthieu m’a envoyé un message pour me proposer de venir à une soirée chez un de ses potes, j’ai tout de suite accepté. Après avoir passé la journée affalé sur mon lit parce qu’il n’y avait pas cours, je finis par trouver un semblant de motivation pour aller prendre une douche, m’habiller et quitter la cité universitaire sur les coups de 21h. Dans le bâtiment, la plupart des étudiants ne dort pas, trop occupé à squatter les chambres des uns et des autres. La musique retentit à plusieurs étages et des rires se mêlent aux brouhahas des conversations qu’on peut entendre dans les couloirs. Une ambiance ordinaire de début de weekend.

Après avoir salué quelques potes, je sors dans l’air frais de la nuit et traverse le parking pour rejoindre ma voiture. Une petite fierté. Mes parents me l’ont offert quand je suis arrivé à Nifhleim un an plus tôt. Je crois que c’était pour eux une façon de dire qu’ils étaient là pour moi après ce que j’ai pu vivre. Un frisson me parcourt le dos comme à chaque fois que j’y pense et je lève la tête vers ma bagnole quand j’aperçois une silhouette s’appuyer dessus. Mon sang ne fait qu’un tour.

« Hey toi ! »

Je m’approche et l’éclairage lointain de la cité U suffit à éclairer le visage du type en question. Je blêmis en te reconnaissant. Putain qu’est-ce que tu fous là toi ? En deux secondes, je décide de laisser la colère retenue des derniers jours submerger la gêne que je peux encore ressentir en me rappelant ce baiser.

« Dégage de ma caisse tocard ! Et dégage de ma vue tout court d’ailleurs. » Je viens me mettre face à toi. « Je commence sérieusement à en avoir marre de te voir sur mon chemin peu importe où je regarde et où je vais. Quand est-ce que tu comprendras que ta simple existence me fait royalement chier ?! »

De nouveau, je me sers de ma taille pour tenter de t’impressionner, même si je sais que ça ne servira probablement à rien. J’en ai eu la preuve il y a quelques jours.
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Frustration trades in for payment
Thankfully they know me
Can't get enough of the paper
Get enough of the paper… ♪♫♪♫


« Ciao, bambino… »

C’est la seule chose que Stefan se permet d’ajouter en quittant les vestiaires sans même prendre le temps de se changer, récupérant simplement son sac, juste pour la beauté du geste et le plaisir de se retirer en le toisant de son sourire victorieux, satisfait. Prends ça dans tes dents, ducon… Ce sentiment jouissif de triomphe ne le quitte pas de la soirée, même s’il est obligé de s’éclipser dans les toilettes à l’entrée du gymnase pour calmer fébrilement son érection. Et quoiqu’il en dise, lui aussi met à peine trente secondes à venir en revoyant les joues rougies, le souffle court, l’expression éperdue de Renzo qui le regardait comme s’il s’était égaré dans son corps soudain trop grand pour lui. Ça n’a pas de prix… Le lendemain, Stefan est un autre homme. Le désir qui gronde dans son ventre quand il repense un peu trop à l’américain est toujours présent, certes, mais le fait d’avoir pu lui faire ravaler son insolence et de le battre à plates coutures sur ce terrain apaise sa frustration. Il est beaucoup plus détendu, a retrouvé toute son assurance. Et apercevoir à l’occasion la silhouette de Renzo qui fuit au bout d’un couloir de la fac est une telle sucrerie sur son ego qu’il en ronronnerait presque. Et maintenant, c’est qui le patron ? Oui, déciment, tout va pour le mieux après ce petit corps-à-corps dans les vestiaires. La seule chose qui pourrait dissiper sa bonne humeur est l’éventuelle envie de recommencer qui n’attend pas plus de quelques jours pour lui aiguiser les nerfs à nouveau…

Trois jours plus tard, Stefan fait pensivement tourner le fond de sa bouteille de bière, fort occupé à inspecter les profondeurs insondables de l’ennui mortel dans lequel il s’enfonce à mesure que la soirée avance. Putaiiiiiiiin… Il n’aurait pas du accepter. L’italien adore faire la fête, boire et rire en société à toutes occasions. Mais il y a des soirs où ce n’est pas la peine, surtout quand on a accepté par politesse l’invitation d’un type qu’on n’apprécie pas plus que ça. La musique ne lui plaît pas, il n’y a pas assez de vrais bons alcools ni de mecs mignons à son goût, et la soirée refuse encore de décoller. Il est là depuis à peine une heure et il a déjà l’impression qu’il va se fossiliser. Si encore il pouvait draguer un peu pour se distraire, il trouverait peut-être moyen de se consoler. Stefan n’a rien contre les moches s’ils sont drôles et sympas. Mais en l’occurrence, il suffit qu’il réfléchisse à la possibilité d’aller flirter avec l’un des types présents pour savoir qu’il n’aura pas la tête à ce qu’il fait. Là tout de suite, c’est un autre corps qu’il aimerait bien goûter… Roh et puis merde. À bout de patience, il finit par jeter l’éponge. Prétextant la fatigue et son entraînement de basket demain matin, il s’excuse auprès de son hôte, renfile son bombardier et s’en va sans demander son reste.

Le froid de février lui arrache un frisson et il rajuste son écharpe en laine autour de son cou. On se caille les meules dans ce pays… Heureusement il n’a pas trop loin à faire. La soirée avait lieu dans une barre d’immeuble trois rues plus loin et il dispose d’un raccourci dans les buissons pour s’éviter d’avoir à contourner tout le bâtiment de la cité U. Glissant légèrement sur la terre humide en émergeant à l’extrémité du parking, il va s’appuyer sur la première voiture venue pour retirer un caillou logé dans sa chaussure quand soudain…

« Hey toi ! »

Oh bordel ! Stefan relève la tête comme sous l’effet d’un coup, littéralement frappé par cette voix qu’il n’a pas entendu depuis près de trois jours. Mais c’est pas vrai… Et pourtant. C’est bien Renzo qui s’approche de lui au pas de charge. L’italien le reconnait même avec son gros manteau d’hiver et l’écharpe qui lui cache le menton. Aussitôt, une mèche s’allume dans ses entrailles avec un crépitement. Délaissant sa chaussure, il se redresse pour le regarder venir à lui, encaissant sans broncher la pelletée gratuite d’agressivité que son vis-à-vis lui jette au visage, le surplombant de façon menaçante. Mais Stefan ne bouge pas d’un pouce, soutient sans problème son regard et reste étonnamment calme face à la masse de fureur qui le domine. Pas la peine de te la jouer gros dur alors que tu tremblais comme une pucelle dans mes bras… Cette image lui donne toute l’assurance nécessaire pour toiser Renzo même s’il est plus petit et lui adresser un sourire mielleux par-dessus son écharpe :

« Baisse d’un ton, Renzino. Moi aussi je me porte bien mieux quand je vois pas ta tronche et que tu ferme ta gueule. D’ailleurs, c’était très agréable de te clouer le bec… »

Oh putain ouais… Rien que d’y repenser, il se sent l’envie de recommencer, là tout de suite, quant bien même l’américain l’insupporte toujours. C’est agaçant, d’ailleurs. Pourquoi vouloir baiser à ce point un type aussi con ? Mystère. En attendant, il éprouve toujours une satisfaction intense à voir la colère crisper son visage. Il peut presque deviner les pensées furieuses et contradictoires qui le font bouillir sur place alors qu’il lui fait face, et ça ne fait qu’élargir son sourire. La mèche allumée poursuit dangereusement sa course dans son ventre.

« Et depuis quand t’as les moyens de te payer cette bagnole de nouveau riche alors que t’es toujours sapé comme un clochard ? »

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Renzo Lawrence
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Mer 20 Sep - 21:40
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C’est totalement gratuit, je le sais. Et alors ? Encore une fois le bon sens m’a abandonné. En fait, je crois même que dès qu’il voit cette putain de tête d’italien, il me fait un fuck et part dans l’autre sens. C’est pour ça que je continue de me mettre dans des situations compliquées avec toi, que la colère grandit dès que je te vois et que mes poings me démangent quand je suis à côté de toi, que mes nerfs lâchent et que ma libido se réveille. Wait… What ? Non. Et puis quoi encore ? Même s’il est vrai que mon corps semble très réceptif à la présence du tien, il est hors de question que j’assume cette attirance qui ne fait que me mettre dans un état de rage incontrôlé. Encore plus depuis que tu t’es décidé à m’embrasser au point de… Je serre les poings en continuant de te toiser et n’ayant qu’une envie, te faire ravaler ce petit sourire satisfait que tu m’offres. Connard.

« Baisse d’un ton, Renzino. Moi aussi je me porte bien mieux quand je vois pas ta tronche et que tu ferme ta gueule. D’ailleurs, c’était très agréable de te clouer le bec… »

Heureusement qu’il fait nuit et que je suis dos aux lumières du bâtiment parce que je sens mes joues chauffer quand tu termines ta phrase. Putain d’enfoiré. Je refuse de parler de cet événement. Si je pouvais, je l’enterrerais dans les plus profondes catacombes de Paris pour ne plus jamais avoir à y penser. Enfin… Si j’étais honnête avec moi-même, ce n’est pas ça que je ferai, mais je ne préfère pas y penser.  J’ai des fourmillements qui se baladent sur la surface de ma peau rien qu’à te voir et à savoir que je pourrai me jeter sur toi pour t’embrasser à mon tour. Voire plus.

« Si seulement je pouvais en dire autant. J’ai baisé des puceaux qui embrassaient mieux que toi, alors ne prends pas tes grands airs avec moi. Ça ne marchera pas. »

Il y a cette étincelle au creux de mes reins qui s’est rallumée sur les braises du feu ardent que tu as déclenché trois jours plus tôt. Je la sens et je tente de l’éteindre par ma simple volonté. Autant demander à Lucifer de fermer boutique en gelant les feux de l’Enfer. La frustration et la colère déforment mon visage.

« Et depuis quand t’as les moyens de te payer cette bagnole de nouveau riche alors que t’es toujours sapé comme un clochard ? »
« Ferme ta gueule, aux dernières nouvelles ma vie ne te regarde pas, le rital ! Et je t’interdis de reparler de ce qui s’est passé. » C’était probablement qu’un coup de chance de toutes façons. « La prochaine fois que tu me touches, c’est mon poing dans la gueule que tu te prendras, et tu le verras pas venir non plus. C’est clair ? »

J’ai levé mon poing vers toi pour illustrer mon propos. Je crois que je n’ai jamais autant usé de mauvaise foi de toute ma vie, mais hors de question de le dire. Mes paroles ne sont que la vérité, rien que la vérité. Je refuse d’avoir une quelconque attirance pour ce type.

« Maintenant dégage de ma caisse où je me ferai un plaisir de t’écraser. Tocard. »
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Jeu 21 Sep - 9:43


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I know you love it babe, 'cause I'm a risk
But if you put it on me, I'm a win
And if you give it to me, I won't forget
When I'm a legend baby, and we're all rich ♪♫♪♫


« Ben voyons… »

Souffle-t-il avec mépris. Pendant une demi-seconde, Stefan a failli se vexer en entendant la contre attaque de Renzo mais il a suffisamment bonne mémoire pour savoir qu’elle transpire la mauvaise foi par chaque syllabe, en plus d’être assez grossière. Enfin, je comprends que t’aies les boules… C’est vrai que si les situations avaient étés inversées, si c’était lui qui s’était retrouvé à jouir par surprise avec un seul baiser de la part de l’américain, lui aussi n’aurait plus été qu’un concentré de déni et de frustration. Sauf que ce n’est pas le cas. Présentement, c’est Stefan qui mène le jeu. Et même s’il est toujours irrité de se sentir attiré physiquement par un tel bouffon, le simple fait d’être en position de force suffit à apaiser ses tourments, à se délecter du face-à-face et, pourquoi pas ? À accepter le désir qui réchauffe et tend ses muscles en ce moment même. Pourquoi se priver, après tout ? L’idée ne lui parait même plus si improbable. Renzo est viril, beau quand on fait abstraction de ses sourcils en bataille, séduisant quand on aime les charmes un peu brutaux, un peu sauvage. C’est son cas. Et son envie se précise de plus en plus à mesure qu’il voit exactement comment le faire tomber dans le piège. La mèche continue de brûler de plus en plus férocement dans son bas-ventre. L’éclat s’en reflète dans ses yeux alors qu’il se laisse aller à rire sous la menace et le poing levé qui lui sont présentés.

« Pourquoi je reparlerais pas de ce qui s’est passé ? Si c’était aussi nul que tu le dis, tu devrais plus te tenir et le crier sur tous les toits, non ? ‟Le rital embrasse comme un pied” ! Au lieu de ça, ça fait trois jours que je te vois fuir dans les couloirs. Et on sait tous les deux pourquoi… »

À pas tranquilles, Stefan s’éloigne de la voiture pour contourner son propriétaire sans cesser de sourire, nonchalant comme un chat. Pourtant, malgré son flegme apparent, c’est bien une tension fébrile et impatiente qui crépite sur sa nuque lorsqu’il lui frôle l’épaule.

« Lopette. »

Tout se passe en un éclair : Renzo se retourne pour lui faire ravaler cette insulte mais Stefan est plus rapide, anticipe le mouvement et profite qu’il soit moins stable sur ses appuis pour le saisir par les pans de son manteau et le coincer contre la portière de sa voiture. Le choc est amorti par leurs vêtements mais sentir soudain leurs visages si proches et leurs souffles se mêler fait hurler tout son corps d’excitation. Je veux lui arracher ses fringues. Je veux l’entendre crier pendant que je le baise. Un brasier sulfureux assombrit son regard tandis qu’il le dévore des yeux, souriant sauvagement tout près de sa bouche en reprenant son ronronnement implacable, d’une voix assourdie par le désir :

« T’es un menteur, Renzino. Je t’ai senti trembler, je t’ai senti bander, je t’ai entendu gémir. Je sais que t’as pris ton pied. Et tu sais quoi ? »

L’une de ses mains retourne au même endroit que la dernière fois, saisir ses fesses fermes comme si elles lui appartenaient déjà. L’autre agrippe son écharpe pour dégager son menton. La chaleur et l’odeur de la peau de son cou lui sautent au visage. Dans son ventre, la mèche termine de se consumer dans un chuintement fiévreux.

« Moi aussi. »

Et Stefan vient sceller ses mots contre ses lèvres dans un baiser volcanique, oubliant le froid avec une joie guerrière sous le souffle de l’explosion. Je veux le sentir jouir à nouveau…

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Renzo Lawrence
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Jeu 21 Sep - 13:25
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Tu as raison. Tu as raison et ça contribue à m’énerver davantage. Ce que je dis n’a absolument aucun sens, et même moi je peux entendre toute la mauvaise fois dont je fais preuve. Sérieusement, quand on ne croit pas soi-même à ses propres paroles, autant dire qu’on arrive à un niveau de crédibilité proche du zéro absolu – et encore, je ne suis même pas certain que ce soit suffisant. Si je voulais que mes paroles soient sincères, j’aurai déjà hurlé à qui veux l’entendre que tu embrasses mal en plus d’être un tocard et de te prendre pour meilleur que tu ne l’es. Mais je ne l’ai pas fait et j’ai préféré te fuir, parce que le désir que je ressens est bien présent. Putain fait chier. Pourquoi ? Pourquoi je ressens ce genre de choses pour un connard comme toi ?

Alors oui, effectivement, on sait tous les deux pourquoi je n’ai rien dit, mais ça ne m’empêche pas d’être furieux, à la fois contre toi et contre moi. Si encore je ne devais faire face qu’à ma mauvaise foi, je pourrai probablement m’en remettre. Mais je dois également observer ta fierté et ta satisfaction de savoir que tu as réussi à m’atteindre avec un simple baiser. Je ne réponds rien, parce que je n’ai rien à te répondre, ou du moins sans prendre le risque de passer pour un abruti – ce que je fais déjà très bien apparemment. Alors je te laisse me dépasser en serrant les poings et la mâchoire dans le but évident de te laisser le dernier mot, pour cette fois, parce que je n’ai aucun argument à te balancer. Et ça me fait chier.

« Lopette. »

QUOI ? Je me retourne pour te rattraper et t’en foutre une, mais j’ai à peine eu le temps de me retourner que je me retrouve plaquer contre la voiture sans avoir pu réagir ne serait-ce une seconde. Le choc m’a fait fermer les yeux et quand je les rouvre, ton visage n’est plus qu’à quelques centimètres du mien. Je blêmis.

« Qu’est-ce que… ? »

Mon rythme cardiaque vient de brusquement s’accélérer alors que je regarde l’or en fusion de tes yeux. On est si proche que même dans l’obscurité, je parviens à te discerner distinctement. L’étincelle a fini de rallumer les braises et la chaleur au creux de mes reins s’intensifie avant de se diffuser dans mon bas-ventre. Putainputainputainputain… Des images me traversent l’esprit qui n’ont rien à voir avec quoique ce soit de notre relation, jusqu’ici. Je t’imagine allongé sur les draps me suppliant de te prendre, ou bien moi à genoux face à toi en train de te faire grimper aux rideaux, et de… ARG. Je me fous une gifle mentale et te lance un regard que j’espère assez noir pour te faire reculer, mais au final, il n’est qu’empreint de surprise, de désir et d’impatience.

« T’es un menteur, Renzino. Je t’ai senti trembler, je t’ai senti bander, je t’ai entendu gémir. Je sais que t’as pris ton pied. Et tu sais quoi ? »

J’ai chaud. J’ai chaud et pourtant je tremble. Mais c’est loin d’être de froid. L’excitation est présente, bien trop présente à vrai dire. Cette façon que tu as de te montrer si dominateur fait contracter mon bas ventre. Par réflexe, mes mains viennent agripper les manches de ton manteau quand la tienne vient attraper mes fesses m’arrachant un gémissement de surprise que je fais taire en me mordant la lèvre.

« Moi aussi. »

Je fais mine de vouloir te repousser quand tu viens m’embrasser. Ce baiser n’a rien à voir avec celui des vestiaires, il est moins impérieux, mais tout aussi bon. Mon esprit me hurle de te dégager de là, de te frapper et de me casser d’ici pour rejoindre Matthieu, mais mon corps, ce sale traître, finit par se laisser aller à cette étreinte et j’en viens même à te rendre ce baiser. Putain, je ne devrais pas… On ne devrait pas… On se hait, on ne se supporte pas. On devrait se battre plutôt que de se rouler une pelle dans l’obscurité d’un parking et…

« Oh et puis merde. »

Mes mains viennent attraper ta tête alors que j’accentue notre lien. Ma langue vient se nouer à la tienne dans une danse qui n’a rien de doux ou de sensuel. Ce serait plutôt affamé et désireux. Comme si après des jours sans se nourrir, on se retrouvait face à une énorme assiette de viande. Pas le temps de prendre son temps. Je te veux, et tout de suite. A tâtons, je viens récupérer ma clé de voiture pour ouvrir cette dernière. Le bip retentit et je nous décale légèrement pour venir ouvrir la portière arrière sans lâcher ta bouche ne serait-ce qu’une seconde. Je parviens à l’ouvrir et nous tombons presque à l’intérieur. La clé tombe quelque part dans l’habitacle alors que je me retrouve allongé sur le dos avec toi sur moi. Mes mains partent alors à l’assaut de ton manteau et de ton écharpe. Je ne me détache de toi, essoufflé, pour dire seulement une phrase.

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And as it unfolds, I got you, I promise
I promise I'm on it ♪♫♪♫




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When I say take I'll take care of you
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It's under control, I got it (I got it babe)
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Arrêtez j'ai dit pokerface


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