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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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Tonight, the foxes hunt the hounds ♦ Raven



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Elliot Hayaki
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Jeu 31 Aoû - 21:11



ϟ Tonight, the foxes hunt the hounds ϟ
«When Rome's in ruin,
We are the lions free of the Colosseums »




Takoyaki des sables


Cupcake à plumes


La plage t'oppressait.

Tu avais foulé ces sables tant de fois, traversant la terre entière pour rejoindre celle sur laquelle ta mère souhaitait se prélasser. Le calme d'un endroit qui vous était réservé, pour toujours ou seulement quelques journées, d'un endroit où tes rires se mêlaient aux vagues, d'un endroit où ils s'étaient éteints en grandissant. Les châteaux de sable étaient détruits par les verres de mojito qui t'enchaînaient, tandis que les baignades s'étaient faites corvées pour les shoots publicitaires. La brise elle-même faisait le deuil du parfum fleuri de la seule femme de ta vie.

La plage t'oppressait de nostalgie.
Elle ramenait la silhouette bienveillante de l'homme qui t'avait élevé.
Lui qui avait brisé cet amour innocent et naïf, que tu ne parvenais pourtant pas à effacer.

Tu n'avais pourtant pas refusé, sensible aux suppliques de ton patron en manque de personnel. Tu en avais d'ailleurs profité pour négocier tes vacances en août prochain. Les dates que tu souhaitais en échange de ta présence tout le long du festival, histoire de superviser les collègues qui t'avaient rejoint le plus récemment. Bien que tu te nourrissais essentiellement de repas à emporter, tu mettais la main à la pâte dans les cuisines du restaurant lors des coups de feu. Ils ne t'avaient pas engagé pour cette raison, ignorant à quel point tout ce qu'ils préparaient t'était familier, cependant ton caractère serviable t'avait hissé au rang de personne de confiance. Il fallait dire que tu t'étais perfectionné seul, à force de préparer dès le plus jeune âge ces plats qui rapprochaient le temps d'un repas ton père de toi.

La plage t'oppressait de solitude.
Elle rappelait l'absence de ceux qui auraient dû veiller sur toi.
Eux qui se cachaient derrière les écrans et les cadeaux hors de prix qui s'entassaient dans ta chambre.

Tu étais atteint du mal d'un pays qui n'existait pas, toi qui avait tant voyagé sans jamais connaître la douceur de cet endroit où tu te sentais de rentrer. Malgré les longues années dans la capitale, l'impression de ne pas être le bienvenu t'étranglait à chaque fois que tu devais t'y rendre. Tu t'étais égaré, le cœur apatride là où tu étais pourtant né.

Le pessimisme aurait pu t'engloutir et te conditionner à haïr ces festivités. Dès l'installation du stand, tu avais émis quelques doutes, comme angoissé de perdre cette étrange connexion à la flore. Tu n'avais pas réalisé auparavant à quel point tu étais devenu dépendant de cette présence qui n'en était pas réellement une, de ce pouvoir qui avait changé tes habitudes et tes préférences. Tu t'étais couché ce soir-là, la boule au ventre, l'appréhension te menant lentement mais sûrement sur les chemins sinueux de l'insomnie. Heureusement pour toi, la première journée fila rapidement, balayant toute trace de question anxiogène pour la suite de l'événement.

Tu t'amusais. Tu étais radieux. Ni le soleil, ni la pluie, ne parvenaient à effriter ce sourire contagieux. On pouvait même entendre des échos de ton rire si bruyant se répandre dans d'autres stands. L'attention que l'on te portait ne te dérangeait pas. Tu étais tombé dedans lorsque tu étais petit, alors pourquoi aurais-tu regretté d'être l'énergumène qui partageait son enthousiasme à tous ? Tu menais le stand en motivant tes collègues comme si vous formiez une équipe de foot. Vous vous étiez même inscrits au Beach Volley pour renforcer vos liens. Quelques journées se sont écoulées, te forçant à rester ancré dans l'instant présent pour ne rien regretter. Quelques journées où tu observais ce qu'il se déroulait autour de toi sans réellement t'en préoccuper. Une espèce de routine était née, pas mauvaise cela dit. Tu saluais tes voisins éphémères. Tu accueillais tes clients avec cet accent japonais que l'on ne soupçonnait pas sous ce physique européen. Tu dansais en cuisinant. Tu t'autorisais un cocktail de temps à autre, et tu t'étonnais à rester aussi mesuré sur ce point.

À ce stade, tu retenais principalement deux choses qui t'emmerdaient. Premièrement, les ventes de takoyaki étaient en-dessous de tes prévisions et tu ne te voyais pas stocker autant de poulpe dans ton frigo. Deuxièmement, tu avais repéré dès le départ un gars assez effacé. Il se contentait de vendre ses gâteaux, pour le compte d'un café que tu connaissais bien. Enfin, en tout cas, plus tu le regardais, plus un plan se mettait en marche. Plus tu le regardais, plus tu refusais de le laisser ainsi. Peut-être t'étais-tu convaincu qu'il subissait le moment et ratait l'opportunité de se créer des souvenirs.

Tu avais failli commettre la même erreur. Tu te sentais donc investi d'une mission divine, afin de répandre la bonne parole de l'été sur un fond musical de ukulélé.

Tu retiras ton tablier, troquant le filet qui maintenait tes cheveux en place -question d'hygiène- contre ton serre-tête noir habituel. Tu te promenas sur la plage avec des petites barquettes de dégustation, sensibilisant le peuple à la magnifique, mais méconnue, création culinaire qu'était le takoyaki. Ce ne fut qu'arrivé à la dernière brochette de ton stock que ta frimousse blonde se faufila à l'intérieur du stand du pâtissier. Tu étais sans gêne, mais il était surtout seul à ce moment là.

« Bonjour monsieur, est-ce que cela vous dirait de manger mes boules ? »

Tu ne parvins pas à garder ton sérieux bien longtemps. À voix haute, c'était bien plus loufoque que ce que tu avais pu imaginer, alors de la main gauche tu frottas l'arrière de ton crâne, tentant de te rassurer toi-même. Allez, peut-être que tu n'avais pas fait si mauvaise première impression. Peut-être même que tu arracherais une réaction positive en lui tendant le contenant. Ta gueule d'ange réussissait généralement à atténuer les comportements qui auraient pu te faire passer pour un creep.

« J'hésitais entre cette introduction et celle où je te demandais si tu avais quelques instants à m'accorder pour que je te partage la bonne parole du seigneur poulpe. Moi c'est Elliot, au cas-où tu ne m'aurais pas encore entendu le beugler, et toi ? En tout cas, tu fais des trucs badass avec ta crème là. » Tu manquas de pouffer encore de rire. Tu faisais pitié dans le domaine dans lequel excellait l'inconnu. Il allait finir par croire que tu parlais avec des sous-entendus dans chacunes de tes phrases. « Désolé, j'y connais rien. Pour moi tout ce qui va dans les poches en plastiques, c'est de la crème. »

Au moins tu avais brisé la glace.
Fiche par Millaby sur Kitten-LS • Ne pas retirer les crédits

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Merci Olive, Ivan, Dagan, Hamish, Adrian, Tybalt et Raven pour les cadeaux ♥️
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Un grand merci à mon saumon préféré ♥♥♥:
 

Mes crew tmtc:
 
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