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" Sans toi " (Pv Stefan)

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Ne rien pouvoir c'est vivre mort

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Lindsey Hermann
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Mer 23 Aoû - 11:50
Il c’était écoulé plus d’un mois depuis leur dernière rencontre. Un mois de pure souffrance et de colère pour Lindsey qui s’était sentit trahi et humilié par Stefan, un jeune homme dont il ne connaissait finalement rien. Bouleversé, épris de lui, Lindsey c’était complètement fait avoir par le charme de l’italien. Lui qui savait habituellement garder ses distances avec ses sentiments avait faillit à ses principes pour l’italien et en payait désormais le prix. Le jeune prostitué enrageait de son propre comportement. Comment avait il put être aussi stupide ? Comment avait il put croire en des sentiments inexistants et faire confiance à cet homme qu’il ne connaissait pas ? Ils s’étaient croisés plusieurs fois, mais a chaque rencontre tout ce qu’avait pu lui montrer Stefan n’était au final qu’un plan de séduction et de drague pour l’avoir dans son lit. Et comme l’avait si bien dit Stefan, ce dernier l’avait utiliser uniquement parce que Lindsey l’avait laissé faire. Baissant sa garde avec l’italien, le jeune allemand n’avait rien vu venir et maintenant en souffrait terriblement, même un mois plus tard.

Après avoir longuement déprimé, Lindsey avait complètement changé de stratégie par la suite, refusant de souffrir pour un homme qui s’était joué de lui. Ses barrières étaient de retour autour de son petit coeur fragilisé, mettant à présent une énorme distance avec les personnes qu’il rencontrait. Il était hors de question qu’il fasse la même erreur deux fois. Alors ce fut pour lui un mois de pure débauche, de périodes de troubles intense, mêlant sexe et alcool et ne respectant pas vraiment ses engagements dans son nouveau travail de fleuriste. La dépravation était de retour dans sa vie, se prostituant plus qu’il n’en avait besoin et couchant même gratuitement avec de purs inconnus quand il décidait qu’il ne travaillait pas. Chaque soir il emmenait un nouvel homme dans son lit, préférant oublier Stefan à sa manière et oublier cette nuit qui pesait encore lourdement dans son coeur. Lindsey cachait alors sa colère et surtout sa tristesse a ses proches. Il ne se voyait pas raconter cette histoire ridicule auprès de ses amis qui sans doute lui dirait « Ce n’était pas le bon, voilà tout, ça passera ! ». Facile à dire. Car Stefan lui avait fait du mal, il lui avait pris son petit coeur et l’avait jeté par la fenêtre et aujourd’hui le jeune prostitué devait faire avec et essayer lui même de reconstruire chaque morceau. Si jamais il devait croiser Stefan…je vous garanti que ça ne sera pas une partie de plaisir pour le blond. L’italien avait éveillé en Lindsey son côté le plus sombre. Sa passion pour lui et peut être même l’amour qu’il avait eut à son égard avait été vrai et Stefan s’en était complètement moqué. On ne se moque pas d’un démon au visage d’ange.

John avait été un appui important pour Lindsey pendant cette période. Sans savoir ce qui se passait pour le jeune prostitué, son client avait bien sur compris que ce dernier avait souffert et qu’il s’engageait dans un mauvais chemin. Inquiet pour son amant, John avait sût être un vrai réconfort pour le brun, ne lui posant aucune question et répondant simplement à ses besoins, étant présent pour lui dans les moments les plus difficiles pour lui alors qu’il ignorait tout de cette histoire. Tout comme Nathaniel et de nombreuses autres connaissances du jeune prostitué, chacun avait compris que Lindsey allait mal et chacun fit ce qu’il pu pour soulager la conscience du jeune allemand et être là pour lui.
Inquiet pour son favoris, John avait alors programmer un petit week-end à la montagne. Un week-end de détente et d’échappatoire pour aider Lindsey à se sortir de sa période de dépravation et de dépression. L’idée était louable et Lindsey était bien heureux de la proposition de John de le sortir un peu de la ville et d’aller prendre un week-end à la montagne, tout frais payé par son client, afin de se libérer la tête et peut être même de tourner enfin la page sur sa colère.

C’était donc fin juillet que Tom et Lindsey partirent pour leur petit week-end qui, aux yeux de n’importe qui, pouvait bien ressembler à un week-end en amoureux.
Située à quelques heures de Niflheim, John et Lindsey prirent la voiture pour se rendre jusqu’à cette fameuse montagne et y faire de la randonnée. Prévoyant, son client avait alors réservé une chambre dans une auberge située dans la montagne pour les deux nuits à venir, du vendredi  soir jusqu’au dimanche. Equipé de leur sac à dos, de bonnes chaussures de randonnées et de bâton de marche, les deux amants parcoururent alors le chemin pédestre qui les emmenaient vers le chalet après deux heures de marches en pleine montagne.
L’air était lourd en ce mois de juillet et le soleil brûlant. La montée jusqu’au chalet ne fut pas des plus simples mais l’effort fourni permis à Lindsey de penser à autre chose et peut être même de commencer à se détendre et de profiter de la nature. John avait eut une excellente idée et il ne le remercierait sans doute jamais assez pour cela.

C’est en fin de journée qu’ils arrivèrent finalement jusqu’au chalet. Les mollets et les cuisses brûlantes par la montée, Lindsey se sentait déjà épuisé. Il n’était pas un grand sportif et n’avait absolument pas l’habitude de faire ce genre de chose. Mais les endorphines et d’autres hormones de bien être lui procurèrent une sensation de soulagement et de liberté, de bien être.
Les deux randonneurs entrèrent alors dans l’auberge, épuisés de leur journée de marche et affamés. Lindsey n’avait qu’une hâte, manger une soupe et prendre une bonne douche chaude afin de détendre ses muscles endoloris par la marche. Ils se présentèrent alors au niveau de la réception qui leur donna leur clé de chambre, leur indiquant que les repas étaient à heure fixe dans une salle commune avec d’autres randonneurs. John et Lindsey allèrent donc déposer leurs affaires dans leur chambre, prenant une douche pour ensuite se changer et prendre des habits plus confortables et propres avant le dîner.

Assis sur le lit, fin prêt pour aller prendre son repas, Lindsey leva les yeux sur John qui terminait de se sécher et de s’habiller.


« Merci beaucoup pour cette idée de week-end…je me sens déjà beaucoup mieux…plus apaisé. »

John esquissa un sourire, ravi d’entendre les mots de son amant et s’approcha de lui, venant se mettre à genou devant lui et lui caresser la joue avec tendresse.

« Je savais que ça te plairait. J’aime beaucoup venir à la montagne et je savais que ça te plairait…ici tu pourra oublier tout tes soucis. »

A condition qu’il ne croise pas Stefan.
Fin prêt, John et Lindsey se rendirent au rez de chaussé de l’auberge pour se rendre dans la salle commune et aller prendre leur repas en compagnie des autres randonneurs…sans se douter qu’un italien viendrait perturber ce séjour.

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Lun 4 Sep - 12:50


Sans toi...
Avec Lindsey Hermann (et parfois Renzo Lawrence)


I lay awake at four, staring at the wall
Counting all the cracks backwards in my best French
Reminds me of a book I skim-read in a surgery
All about palmistry, I wonder what's in store for me ♪♫♪♫


Certaines choses sont inéluctables.

« Alors ? »
« Ta gueule. »
« Tu fatigues, Renzino ? Je t’en voudrais pas, tu sais… »
« J’ai dit ta gueule. »
« Je sais que t’es du genre à trop en faire pour épater la galerie mais faudrait pas que tu perdes connaissance, non ? »
« Putain mais tu peux pas la fermer ? »


Stefan rit sans cesser de fixer Renzo face à lui à travers la vapeur qui les enveloppe. Faiblement, parce qu’il commence à ne plus avoir de souffle. Ça fait un moment qu’ils sont dans ce sauna, mine de rien. Suffisamment longtemps pour que leurs amis aient depuis longtemps déclaré forfait. Et pour que ça commence à devenir légèrement dangereux, en plus d’être stupide. Hé ho, c’est quand même pas de ma faute si cet abruti refuse d’entendre raison. Il n’a jamais eu besoin de moi pour être bouché à l’émeri… De l’autre côté de la porte en bois, Stefan entend leurs potes qui s’inquiètent, lentement mais sûrement. Son propre corps lui envoie depuis quelques minutes des signaux de plus en plus insistants pour le pousser à déclarer forfait et partir en quête d’être frais et respirable. Pour toute réponse, l’italien attrape la louche en bois pour arroser à nouveau les pierres chaudes qui sifflent et leur soufflent une nouvelle bouffée de fumée brûlante au visage. Le tout sans quitter des yeux la grande masse de Renzo en serviette de bain qui lui fait face, avec son regard de tueur et ses muscles luisants de sueur. Un sourire narquois lui monte au visage et, parlant à voix assez basse pour n’être entendu que de son vis-à-vis, il susurre en léchant ses lèvres humides :

« Si tu sors avant moi, je te taille une pipe, okay ? »
« Raaaaah, mais ferme-la, merde ! »


À nouveau, il ne peut s’empêcher de rire. En fait, il en rit encore tout seul (mais discrètement) dix minutes plus tard alors qu’il se rince à l’eau froide dans les douches du sauna tandis que Renzo est fort occupé à décéder sur un banc, entouré par leurs camarades. Lorsqu’il les rejoint, le bougre trouve le moyen de le pointer approximativement du doigt.

« J’ai… j’ai gagné… »
« Ouais. Et sans moi, tu serais mort. »
« M’en fous, j’ai gagné… »
« La palme des tocards, ça c’est sûr… »


Les autres se marrent. Oui, cet abruti a gagné. Mais il a gagné parce que Stefan, lui, a eu la sagesse de sortir avant de tomber dans les pommes. Et sans l’aide de l’italien, seul à peu près capable de manœuvrer son gabarit, il aurait continué de cuire à l’étuvée comme un ravioli jusqu'à ce que mort s'ensuive. Donc il ferait mieux de ne pas trop la ramener, ce con… Mais bon, il l’a tout de même un peu mauvaise. Être le plus sage à défaut du plus endurant c’est bien, mais ça s’est joué à peu de choses. Bah, j’lui mettrai la misère la prochaine fois. Car il y aura une prochaine fois. Depuis maintenant une semaine qu’ils sont là, il n’y a que des prochaines fois. Les amis communs avec qui ils ont loué leur chambre dans ce chalet isolé (et à qui ils doivent accessoirement de se supporter toute la sainte journée) ont même arrêté de tenter de les raisonner. Ils se contentent de prendre les paris. C’est pourtant pas faute de les avoir prévenus… Ça oui.

Lorsque Florian lui a parlé de cette semaine en montagne à faire de la randonnée et observer les rapaces, Stefan était enchanté. Depuis un mois et demi qu’il s’efforçait de vivre à cent à l’heure, dans une perpétuelle fuite en avant depuis son aventure avec Lindsey, la perspective de changer d’air le réjouissait au plus haut point. Surtout qu’ils y allaient avec Peter, le colocataire du français aux cheveux roux. Un joyeux luron, animateur à la radio de la fac, qui doit avoir au bas mot la moitié des jeunes de Niflheim dans son carnet d’adresse et organise comme personne des fêtes mémorables. Bref, ça promettait. Sauf qu’il leur restait une place de libre pour diviser le prix au mieux. Et parmi tous ses contacts, tous les mecs jeunes, beaux et sympas qu’il connait par douzaines, Peter n’a rien trouvé de mieux que de proposer Renzo. Et cet imbécile de Renzo n’a rien trouvé de mieux que d’accepter. Tout pour faire chier, ce tocard… En honnête homme, l’italien les a prévenus que ça serait la foire d’empoigne entre eux deux. Ils ont dit que ça irait et que ça serait drôle. Ils n’ont pas étés déçus. Dès le deuxième soir, ils avaient arrêté de compter les points entre les deux basketteurs et se contentaient simplement de les ignorer quand ils s’envoyaient des piques ou d’arbitrer nonchalamment leurs défis débiles. La semaine n’a donc pas été de tout repos. Mais chacun semble avoir apprécié le séjour, à sa façon. Et il nous reste déjà plus que le week-end à passer ici, c’est passé vite... Presque trop. Et pourtant…

I pretend the plaster is the skin on my palms
And the cracks are representative of what is going on ♪♫♪♫


Certaines choses sont inéluctables. Stefan est à mille lieues de l'imaginer alors qu’ils remontent tous les quatre du sous-sol où se trouve le sauna, après s’être séchés et rhabillés, en s’interrogeant sur le menu de ce soir. Encore des patates ? Ou alors de la fondue. Quoique, fait un peu chaud pour manger de la fondue... Cependant, une part de lui le savait peut-être malgré tout. C’était impossible de ne pas s’en douter, pas après un mois et demi à revoir en rêve sa silhouette, son visage. Pas en ayant pendant des semaines l’impression de le voir partout dans la rue, d’entendre partout de le son de sa voix, de se surprendre parfois à rêver coupablement de refaire le trajet jusqu’à son appartement. Au fond, toute cette fuite illusoire devait fatalement se conclure ainsi. Mais ça n’empêche pas Stefan de se figer dans l’escalier, frappé par la foudre, lorsqu’il aperçoit soudain la petite silhouette installée dans la salle commune, vers laquelle son regard s’est vu aimanté sitôt qu’il est entré dans la pièce.

I lose a breath... ♪♫♪♫

Non… Il sent Florian se cogner contre son dos comme à travers un écran de gaze, comme si ça n’était pas vraiment à lui que ça arrivait. Comme si rien ne pouvait réellement l’atteindre à par Lui. Pourquoi ?! Lui dont il distingue les cheveux bruns, la courbe de la nuque comme s’il les avait déjà sous les doigts alors qu’il est à l’autre bout de la salle. Pourquoi es-tu là ?! Je ne voulais pas te revoir ! Si, il le voulait. À en hurler, à s’en sentir mourir lorsque le visage lumineux se tourne vers lui, le poignarde sur place. C’est la seule chose qu’il a vraiment voulue et qu’il a repoussée depuis un mois et demi. Et le retrouver soudain ici, attablé avec un autre homme, porte son cœur au bûcher sans qu’il ne parvienne à décider ce qu’il souhaite le plus entre s’enfuir et se laisser brûler. Je voulais t’oublier… Lindsey. Son petit ange. Pourquoi… pourquoi…

My love-line seems intertwined with death ♪♫♪♫

« Stef ? Ça va ? »
« Tu vois pas que tu bouches tout le passage, ducon ? »


Les voix de ses potes le ramènent au présent et il papillonne légèrement des paupières pendant une seconde en se retournant vers eux, comme s’il chancelait après être revenu trop brutalement dans son propre corps. Je dois me reprendre. Ils ne doivent pas savoir.

« Non, ça va. Rien d’important… »


Stefan accroche donc par réflexe un sourire sur son visage, adresse un doigt d’honneur et une insulte en italien à Renzo et il reprend sa marche jusqu’à la table qu’ils ont pris l’habitude d’occuper. Juste derrière la sienne. Putain… Stefan est un bon acteur. Passé son premier mouvement de stupeur, il parvient à donner le change et à avancer nonchalamment avec ses amis, en répondant et riant à leurs plaisanteries. Mais cette indifférence apparente ne rend que plus douloureuse l’essaim bourdonnant de ses pensées qui gravitent vers Lindsey comme des papillons de nuit vers la lumière. Pendant les quelques instants qu’il leur faut pour rejoindre leur place, tous ses nerfs se réveillent et s’agitent, piquetant sa peau d’étincelles à mesure qu’il se rapproche de lui. Et quand il s’assoit sur sa chaise, le simple fait de le savoir à moins de deux mètres derrière son dos fait crépiter sa nuque de questions lancinantes et de désirs inavoués. C’est qui, ce mec avec toi ? Il voudrait se lever pour le rejoindre. Il est quoi pour toi ? Ton frère ? Un ami ? Tu couches avec lui ? Il voudrait l’embrasser sauvagement. En fin de compte, tu t’en es bien remis. Si ça se trouve tu jouais la comédie toi aussi ? Le soulever et lui faire l’amour sur la table, ou à même le sol. Si c’est ça, alors j’ai bien fait de te jeter… Il voudrait le retrouver.

I'm thinking of you too… ♪♫♪♫

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Lindsey Hermann
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Dim 10 Sep - 18:38
Jamais personne n'avait fait souffrir à ce point Lindsey, pas même ce client qui un jour l’avait tué. Ce fut la première et sans doute la dernière fois que Lindsey tombait amoureux et il fallu que ça soit sous le charme d’un bel italien au coeur de pierre. Ce dernier n’avait pas beaucoup hésité pour lui faire du mal, le prendre puis le jeter, déchirer en milles morceaux le petit coeur d’un jeune homme dont l’âme était perdue depuis bien longtemps. Chaque jour qui passe sans Stefan intensifie alors la haine et la colère que peut ressentir Lindsey à son égard et ce dernier se promis alors de se venger de l’italien. Vu les sentiments qu’il ressentait encore pour lui, le jeune allemand savait que la tâche ne serait pas facile, mais Stefan devait payer, d’une manière ou d’une autre.

« Tiens, ils ont l’air de bien s’amuser ceux là. J’espère qu’ils ne seront pas trop bruyant tout le week-end quand même. »

« Pardon ? Tu disais ? Excuse j’étais ailleurs… »

« Ce groupe là…Ils ont l’air de bien s’éclater. »

Assis face à face dans la salle commune, attablés sur l’une des grandes tables de la salle, John et Lindsey prenaient tranquillement leur dîner bien mérité après une après midi de marche épuisante. Perdu dans ses pensées, Lindsey brassait sa soupe sans écouter John jusqu’à ce que ce dernier ne l’interpelle et désigne le groupe de jeunes qui remontaient les escaliers du sous-sol pour rejoindre la salle à manger. Intrigué, le jeune allemand se tourna alors pour mieux voir le fameux groupe désigné par son client et croisa…bien évidemment…SON regard. L’émotion fut alors si forte que Lindsey en lâcha sa cuillère à soupe si violemment dans son assiette que celle-ci éclaboussa toute la table et lui même de la dite soupe. Difficile de décrire cela autrement que comme dans un film mais pour Lin, il eut la sensation que tout autour de lui s’effaça et que le temps se mis alors subitement à ralentir ou même à se mettre sur pause. Il n’entendit pas John lui demander si ça allait, il n’entendait et ne voyait pas le brouhaha de la salle commune autour de lui et ne voyait plus rien si ce n’est que Lui. Stefan était là, se tenant en haut des marches à le fixer un bref instant…l’air tout aussi perdu que Lindsey et sans doute surpris par ses retrouvailles qui étaient une nouvelles fois inévitables.  

Il était magnifique. Comme la dernière fois qu’il l’avait vu…Et bien qu’il le détestait, bien qu’il ne rêvait que de l’étrangler depuis ce soir là…Lindsey ne put s’empêcher de se dire qu’il trouvait Stefan si beau. C’en était même trop troublant et déstabilisant.

Le souffle court, Lindsey sentait son coeur battre la chamade dans sa poitrine et même tambouriner sa cage thoracique. S’en était si douloureux qu’il eut l’instinct de poser sa main sur sa poitrine dans l’espoir de calmer les battements de son coeur. Les joues rosies par l’émotion, perdu et encore plus perturbé, le jeune prostitué ne savait plus ce qu’il faisait là ni ce qu’il était censé faire.


« Lindsey, ça va ? »

« Hein ? Oui…oh…excuse moi j’ai…je me suis brûlé avec la soupe…ça va. »

« Tu est sur ? Tu est bizarre depuis tout a l’heure. »

« Tout va bien, t’en fais pas. »

John ignorait toute l’histoire avec Stefan et Lindsey ne voulait pas lui en parler, ne voulant pas l’importuner avec ce genre d’histoires à dormir debout…Il allait se ressaisir, tout allait bien se passer. Le jeune prostitué tourna de nouveau son attention vers son client et esquissa un beau sourire qui se voulait rassurant alors que Stefan venait justement de prendre place dans son dos, a quelques mètres seulement de lui.

Tous deux étaient à présent si proche…ils n’avaient pas été aussi proches depuis un mois et demi et les voilà dans la même auberge, à manger dans la même pièce et à s’ignorer royalement comme si rien ne s’était passé. Comme pour toute leurs autres rencontres, ils se retrouvaient dans un endroit improbable pile au moment où l’autre s’y retrouve. Une fois encore le destin semblait vouloir les rassembler…les mener l’un à l’autre alors que chacun essayais tant bien que de mal d’avancer sans l’autre.

C’était déstabilisant et très perturbant. Pendant quelques minutes le jeune allemand essaya de se concentrer sur autre chose, essayer de rire aux paroles de John et d’oublier tout simplement Stefan qui était a quelques pas de lui…mais c’était tout simplement impossible. Ailleurs, l’estomac noué, Lin avait besoin de réfléchir et surtout de se reprendre. Les jambes tremblantes, il s’excusa auprès de John et se leva de table alors qu’ils n’avaient pas encore terminer leur diner.


« Excuse moi John mais…j’ai besoin d’aller prendre l’air et me dégourdir les jambes. »

« Euh…ok Lin pas de soucis. Ne t’éloignes pas trop, il fait déjà nuit noire dehors. »

« Je te rejoins dans la chambre, t’inquiètes je serais prudent. »

Il lui adressa un beau sourire et se pencha alors au dessus de la table pour venir embrasser tendrement son amant. Ce baiser était à double sens et au fond, Lin espérait ainsi que Stefan allait le voir et en être jaloux mais également il espérait ne pas avoir trop inquiété John et préféra l’embrasser pour se laisser en bon terme. Enfin Lindsey sortit de la salle commune et pris la direction du hall d’entrée de l’auberge sans prendre la peine de se tourner une dernière fois vers Stefan, espérant que ce dernier l’avait vu partir et espérant peut être qu’il le rejoindrait aussi. Mais pour faire quoi ? Pour dire quoi ? Le jeune ange ne savait absolument pas comment aborder la situation et était réellement perdu dans cette histoire. Enfilant son anorak, il sortit alors du chalet pour marcher a quelques pas seulement de ce dernier, sous l’air frais de l’été et dans l’obscurité des sapins.

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Jeu 14 Sep - 22:43


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I lay awake at three, staring at the ceiling
It's a kind of off-white, maybe it's a cream
There's oily residue seeping from the kitchen… ♪♫♪♫


La salle commune tout entière lui fait l’effet d’être en plastique. Le bois des tables, des murs, des poutres au-dessus d’eux, le verre des fenêtres et même le paysage montagneux au dehors. Peter et Florian parlent du programme du week-end il lui semble, et Renzo s’enfile méthodiquement la corbeille de pain pour se mettre en appétit en attendant leurs assiettes. Stefan participe par automatisme mais tout, tout lui semble creux. Rien de ce qui se trouve sous ses yeux ne peut avoir de relief alors que Lindsey est derrière lui. Je n’aurais qu’à me retourner et tendre la main… L’espace d’un instant, il en rêve tellement fort qu’il n’entend rien de ce qui se dit à sa table. Et il se voit comme dans un film faire volte face pour saisir son visage, le retourner vers lui et l’embrasser avec fougue. Il le pourrait, il en est sûr. Le petit ange aussi l’a reconnu. Le petit ange aussi s’est figé en le voyant, a rougi comme une fleur en contemplant son visage, a oublié le reste du monde au point de s’éclabousser de soupe sans s’en rendre compte. Et même lorsqu’il s’est détourné pour rassurer son partenaire, il n’avait d’yeux, d’oreilles, de sensations que pour lui alors qu’il rejoignait sa place. L’italien en est sûr. Il était dans le même état. Putain, c’est pas vrai… C’était pas censé se passer comme ça, je n’étais pas censé te revoir après ça…

Non. Même s’il en a rêvé coupablement, Stefan n’a jamais eu l’intention de revoir Lindsey après l’avoir abandonné plus d’un mois plus tôt dans son appartement. C’est pour ça qu’il s’est montré aussi cruel, aussi impitoyable. Jamais cette relation n’aurait du se poursuivre après qu’il ait soigneusement veillé à ne plus en laisser que des cendres. Aussi est-il dépité, enragé, désespéré de sentir à quel point les braises se réveillent sous les ruines, à quel point l’incendie menace de reprendre alors qu’il sait très bien que le résultat sera tout aussi stérile. Il sait tout cela. Il se le répète jusqu’à la nausée en essayant d’ignorer les flamboiements fébriles sur sa nuque à la pensée que le petit ange se trouve à moins d’une longueur de bras. Et pourtant… Une dernière fois. La phrase résonne avec force dans tout son corps lorsqu’il l’entend soudain se lever, qu’il le devine avec une acuité surhumaine en train de se pencher pour embrasser cet homme, ce John qu’il rêverait d’évincer. Il ne le suit pas du regard lorsqu’il se lève et s’éloigne. Il n’en a pas besoin. Il perçoit chacun de ses gestes comme s’il les dansait contre sa peau. Une dernière fois… Sentir son regard, ses lèvres, son corps contre lui. Le serrer dans ses bras, le dévorer tout entier, le prendre et le faire sien. Imprégner tout son être de son essence. Laisser libre cours au désir implacable qui le saisit à sa vue, aux battements de son cœur qui s’envolent dès qu’il perçoit l’éclat de ses yeux. Juste une dernière fois…

It's art-deco necromantic chic
All the dinner plates are kitsch with
Irish Wolf Hounds, French baguettes
Wrapped loose around their necks… ♪♫♪♫


Et comme si le Hasard entendait de nouveau sa prière, alors qu’il ne cherchait qu’un moyen de quitter la table sans éveiller les soupçons de ses camarades, une alarme qu’il a oublié de désactiver sonne sur son portable. Stefan sursaute, tire l’objet de sa poche, coupe la sonnerie par réflexe, puis saisit l’occasion au vol.

« Ah, s'cusez les gars, j’en ai pour un moment. Commencez sans moi, je vous rejoins ! »

Attends-moi… Il sourit et se lève tranquillement de table en plaisantant avec Peter sur sa part de soupe, mais son cœur bat la chamade. Il doit se faire violence pour ne pas courir hors de la salle commune, triturant au hasard les applis sur son portable pour donner le change alors qu’il élabore un mensonge express à leur servir à son retour (il est très bon pour ça). Malgré la fraîcheur du soir, il sort du chalet sans même enfiler de manteau, clignant des yeux partout alentours pour repérer la silhouette du jeune homme. Au final, c’est à une intuition qu’il obéit en se dirigeant vers le bosquet de sapins non loin. Il retient son souffle alors que ses baskets crissent sur le tapis d’aiguilles sèches. Sa poitrine s’embrasse quand il l’aperçoit, enfin, qui marche lentement entre les troncs collants de résine. Ne pars pas…

I think I'm hungry… ♪♫♪♫

« Tu as tâché ton t-shirt. »

Il ne sait pas comment il arrive à parler d’un ton aussi neutre. Ça lui semble impossible tandis qu’il a négligemment glissé ses mains dans les poches de son jean pour tenter de dissimuler ses tremblements. Mais il ne peut pas faire autrement. Pas après la façon dont ils se sont quittés, dont il l’a quitté. Je suis un salopard maintenant, hein ? Sans l’ombre d’un doute. Et la route sera longue s’il veut changer cet état de fait. Ça lui est égal. Je relève le défi. Si c’est le prix à payer pour pouvoir l’approcher de nouveau, il l’accepte. Même si ça contredit tout ce qu’il s’était promis. Même si la terre brûlée ne sera peut-être plus jamais fertile. Je veux t’embrasser une dernière fois… Innocemment, il esquisse un sourire en se rapprochant de lui.

« Nerveux ? »

I'm thinking of you too… ♪♫♪♫

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Lindsey Hermann
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Sam 16 Sep - 17:59
Le bouleversement dans son âme était aussi grand et profond que l’abîme qui s’était formé dans son coeur. Cette sensation était si étrange et si déstabilisante. Lindsey ne se reconnaissait plus lui même, ne reconnaissant pas cette sensation étrange qui traversait tout son être. C’était un mélange de colère et de tristesse, une haine profonde qui lui rongeait si fort les entrailles jusqu’à traverser sa peau. Quelle douleur. Exactement la même douleur que lorsque Stefan avait quitté son appartement aussi nonchalant, détaché, laissant derrière lui un jeune homme meurtrit par des sentiments incompris et laissé totalement à l’abandon. Alors revoir l’italien ce soir là sans qu’il ne s’y prépare, sans qu’il ne s’y attende…le brun n’avait rien vu venir et ses sentiments avaient repris le dessus. Lui qui avait fait tant d’effort pour l’oublier, en vain, depuis plus d’un mois…Lui qui avait essayé de passer à autre chose et de faire en sorte que cette histoire n’appartienne plus qu’au passé. Tout ses efforts furent effacés en un instant par la présence de Stefan ce soir. Il n’aurait pas pu faire semblant longtemps face à John et avait donc préféré s’éclipser, prendre l’air et essayer de se reprendre.

L’air frais de la nuit lui lacérait les poumons. Son corps était si chaud que sa respiration en était douloureuse, poignante. Alors qu’il venait de s’appuyer contre le tronc d’un sapin, le bras appuyé sur ce dernier et le visage tourné vers le sol, fixant ses pieds et essayant de maitrisé au mieux se bouleversement, cette tempête qui le foutait de l’intérieur. Les larmes aux yeux, seul, Lin avait cruellement envie de pleurer et surtout d’hurler de colère. Pourquoi ? Pourquoi devait il être là ce soir ? Pourquoi devait il se montrer devant lui ? avec ce si beau sourire et ce magnifique visage…ce regard de braise…Ce corps…Pourquoi ?
Lindsey fit alors tous les efforts du monde pour fermer les yeux et essayer de ne plus penser à Stefan et surtout de ne plus voir son visage qui le tourmentait. Impossible. Plus il tentait en vain de ne plus penser à lui, plus les images de ce fameux soir dans son appartement venaient une nouvelle fois le hanté et prendre possession de son coeur.

Lindsey se laissa alors prendre par surprise en entendant les pas venir vers lui puis cette voix s’adresser à lui. Sa voix. Finalement Stefan l’avait rejoint et avait choisi de venir le voir.
Les larmes aux yeux, le jeune homme fut perturbé par cette initiative. Il avait eut cruellement envie que Stefan vienne le rejoindre et maintenant que c’était fait il n’avait plus du tout envie de le voir. Ecoeuré, nauséeux, Lindsey se sentait extrêmement mal. Tremblant de colère et de froid, il se tourna tout de même vers l’italien qui venait de souligner qu’il s’était tâché avec sa soupe.
Quoi ? C’était tout ce qu’il trouvait à lui dire ? Ils ne s’étaient pas vu depuis plus d’un mois et il lui parlait de la tâche sur son t-shirt ? Encore une fois Stefan montrait à quel point il pouvait être blessant et surtout détaché à son égard.

Se tournant et se redressant, a quelques pas seulement de Stefan qui venait de s’approcher de lui, Lindsey se mis à rougir en le voyant venir si proche de lui. C’était incontrôlé et involontaire bien évidemment…ce gars là, malgré tout le mal qu’il lui avait fait, continuait à lui faire un incroyable effet qui était bien difficile à contenir. Heureusement qu’ils étaient dans la pénombre, Stefan ne verrait sans doute pas ni les joues rosies de Lindsey ni même les larmes qui brillaient encore dans son regard. Son coeur battait toujours aussi fort dans sa poitrine et même un peu plus fort maintenant que l’italien l’avait rejoint dehors. Ne devrait il pas le détester en cet instant ? Pourquoi son coeur ne cessait il de tambouriner ainsi ? C’était totalement injuste de tomber amoureux comme ça d’un connard pareil.
Bien évidemment il remarqua le sourire de Stefan, sa façon de se tenir face à lui, l’air détaché, comme si la nuit qu’ils avaient passées ensemble n’avait pas exister, comme si il ne se souvenait même pas de lui avoir fait cruellement mal. Ce sourire était simplement une forme de provocation aux yeux de Lindsey qui n’acceptait tout simplement cette nonchalance qu’il avait avec lui. Il venait sans doute pour se moquer de lui, quoi d’autre ?

« Qu’est ce que tu me veux ? Evidemment que je suis nerveux…Dois je te rappeler ce que tu m’a fait ce soir là ? »

Son ton était agressif, froid et sec. Rien a voir avec un Lindsey heureux et bienveillant, rien avoir avec le jeune homme qu’avait pu rencontrer Stefan quelques mois plus tôt. Lindsey était clairement en colère contre lui et avait changé depuis cette expérience avec lui. Depuis leur séparation il  avait rêvé mille fois de se venger de l’italien et celui-ci était à présent face à lui, aussi simplement que cela. Pourtant quelque chose retenait encore Lindsey de se jeter sur Stefan pour le tuer. Quelque chose le retenait encore et l’empêchait de lui hurler toute la peine et la colère qu’il ressentait à cause de lui.

Reculant de quelques pas, Lindsey n’accepterait aucune excuse de la part de Stefan. Le mal était fait depuis trop longtemps et sa rage contre lui avait pris beaucoup trop de place pour lui laisser un peu de pardon. C’était finit et définitivement bien trop tard, du moins c’est ce qu’il essayait de se faire croire.
Lindsey posa son dos contre le tronc du sapin derrière lui, essayant de mettre une certaine distance entre eux. Pourtant la fuite serait plus simple…il pourrait ignorer Stefan et rentrer à l’auberge pour rejoindre John mais…ses jambes refusaient de lui obéir, clouées au sol.


« Si tu est venu pour t’excuser, te donnes pas cette peine, c’est trop tard. »

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Dim 17 Sep - 13:46


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Wondering what you're doing, what you're listening to
Which quarter of the moon you're viewing from your bedroom
Watching all the movies, drinking all the smoothies
Swimming at the pool, I'm thinking of you too... ♪♫♪♫


Il fait froid maintenant que la nuit tombe mais la chaleur de la journée remonte encore du sol, soulevant avec elle l’odeur entêtante de la résine et des aiguilles de pin. Depuis sa prime enfance, ce parfum est associé à ses étés en Sicile et depuis que sa mère est sortie de sa vie, ce ne sont pas des souvenirs agréables. Quelque chose lui dit que cette rencontre nocturne à deux pas du châlet n’est pas prête d’arranger cet état de fait alors qu’il contemple la fine silhouette de Lindsey. Tu n’as pas changé… Pas du tout. C’est à croire que tout le temps qui s’est écoulé depuis qu’il a quitté son appartement n’est qu’une illusion. Ce sont les mêmes larmes qui brillent dans ses yeux, la même douleur, la même rancœur qui jettent leurs tumultes orageux sur son visage. Et Stefan se rend brutalement compte qu’il n’a pas changé lui non plus. Il en est toujours au même point. Malgré ce long mois et demi de fuite en avant, lui aussi est resté exactement au même endroit, sous l’ampoule fatiguée de ce salon miteux à regarder sans bouger le mal qu’il lui faisait. Tu es toujours aussi pathétique… Tout comme lui. Lui qui rêve d’attraper son visage et de mordre ses joues rougies. Mais au lieu de cela, il reste immobile, accusant sans broncher les paroles agressives du petit ange malgré la peine qu’elles lui causent. Je n’ai pas oublié. Soupirant brièvement, il repousse ses cheveux en arrière comme pour éloigner les émotions contradictoires qui le déchirent de l’intérieur :

« Ce soir-là, comme tu dis, je n’ai fait que prendre ce que tu m’as donné. Et vu les pelles que tu roulais à ce type, tu m’as l’air d’un naturel généreux alors ne me regarde pas avec tes yeux fâchés… »

Non, ne me regarde pas comme ça… Jamais se montrer aussi détaché ne l’a fait tant souffrir. Ses paroles lui en coûtent tellement qu’il se mord férocement la langue pour oublier la douleur. Qu’est-ce que je fais ? À quoi je joue ? Il n’en sait rien. Pourquoi je suis venu te rejoindre ? Il ne sait plus. Qu’est-ce que je veux de toi ? Tout. Tout ce à quoi il a renoncé. Il ne peut pas l’avoir rejoint pour autre chose. Le temps d’un battement de cils, Stefan est à deux doigts de laisser tomber les masques. Il est prêt à se jeter à son cou et à supplier pour son pardon, pour une chance, pour le droit de l’embrasser à nouveau. Tout ce qu’il voudra bien lui donner. Il esquisse même un geste dans ce sens, ses yeux dorés luisant d’un éclat fiévreux… et puis Lindsey reprend la parole. Ses mots le figent sur place. C’est trop tard… Stefan recule imperceptiblement, scrutant son visage angélique d'un regard aussi perçant que le coup de poignard qu’il vient de recevoir entre les côtes. C’est trop tard. Lindsey ne veut plus de lui. Vraiment ? Non. C’est un mensonge, c’est évident. Il lui suffit de le regarder pour en être certain et ses mâchoires se crispent tandis que ses prunelles se font métalliques. Si tu ne voulais vraiment plus de moi, ma présence ne te ferait ni chaud ni froid. Tu n’aurais pas besoin de venir t’isoler dans la forêt parce que je suis à deux mètres de toi. Tu ne me parlerais pas avec autant de rancune, en me rappelant la dernière fois qu’on s’est vus. Tu ne te piègerais pas toi-même en te collant à ce tronc d’arbre. La lumière du soir donne à son œil rempli de larme l’éclat d’un morceau d’étoile sous ses mèches sombres. Ce chatoiement le fait bouillir de désir et de frustration. Et tu ne me regarderais pas comme ça…

« Ah… Ça ne sert plus à rien que je sois là, alors. Donc je n’ai plus qu’à repartir, te laisser seul avec ton sapin, retourner avec mes potes et te laisser rejoindre ton mec comme si de rien n’était alors que tu es à deux doigts de fondre en larmes sous mon nez. C’est ça que tu veux ? »

Stefan s’avance lentement vers lui, en lui laissant soigneusement le temps de le voir venir, de s’échapper s’il le souhaite. Jusqu’à arriver suffisamment près pour poser le poing sur le tronc collant de résine, juste au-dessus de sa tête. Retenant son souffle, il se penche vers lui, le dévorant de son regard doré. Le froid de la nuit, les aiguilles de pin, et son parfum qui lèche sa peau… Ce n’est pas trop tard.

« C’est vraiment ce que tu veux, Lindsey ? »

I'm thinking of you too
I'm thinking of you too…
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Lindsey Hermann
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Mar 19 Sep - 10:56
Une fois encore Stefan n’avait aucun scrupule a accuser Lindsey d’être responsable de sa peine, qu’il n’avait fait que donner ce qu’avait espérer l’italien. Etait ce vrai ? Le jeune homme ne savait plus vraiment quoi croire en cet instant tant ses sentiments se mêlaient avec des souvenirs tout aussi douloureux. Avait il rêvé cette complicité dans la bibliothèque, dans le bus et surtout dans son lit ? Avait il crut quelque chose qui n’existait pas ? Au fond Stefan ne ressentait vraiment rien pour lui…alors pourquoi prenait il autant de plaisir à lui briser le coeur ? Pourquoi l’avait il rejoint dehors si il ne s’intéressait vraiment pas à lui ? Cela n’avait aucun sens. Stefan jouait à un jeu dangereux avec lui et cela ne rendait pas les choses faciles. Lindsey essayait de se détacher, il essayait de toute ses forces de ne rien ressentir pour lui mais c’était plus fort que lui. Le rejet de Stefan à son égard n’était pas sincère…il le sentait. Il savait au fond de lui que l’italien ressentait plus de choses qu’il ne voulait bien l’admettre et c’était surement ce qui frustrait d’autant plus le jeune allemand. Pourquoi ce rejet ? Pourquoi cette souffrance et pourquoi autant de haine ? Les choses pourraient être tellement plus facile, mais au lieu de cela, Stefan choisissait de nier tout sentiment à son égard.

Malgré ses paroles, malgré son envie de fuir, Lindsey se sentit incapable de partir en cet instant. Pourtant il souffrait. Il avait bien du mal à reconnaître le Stefan qu’il avait rencontré et apprécié ces quelques fois, si brièvement. Il n’était plus le même…il était encore ce salaud qui l’avait laissé tomber lâchement en emportant avec lui son coeur brisé. Alors oui, Lin était incapable de lui pardonner en cet instant mais malgré lui il refusait de tout laisser tomber. Il savait que Stefan se mentait à lui même, du moins il espérait que ce soit cela et il devait tout faire pour le réveiller et le récupérer. Mais d’abord…il devait se venger. Enfin l’allemand compris a quel jeu jouait Stefan et enfin il sut ce qu’il devait faire pour se venger de lui…entrer dans son jeu et l’avoir à son propre jeu. Lin sut alors qu’il ne devait plus être la victime de cette machination, il doit jouer à ce jeu et en devenir le maître pour avoir Stefan.

Allez savoir quelle force venait de s’éveiller en lui. Malgré la souffrance et la peine, malgré des mots difficiles, Lindsey se sentait prêt à ne plus être la proie mais bien le chasseur.

Le dos appuyé contre le tronc de l’arbre, il laissa s’approcher Stefan petit à petit, l’observant le coeur battant alors qu’il s’approchait un peu plus de lui avant de se tenir au dessus de lui, le surplombant, son poing posé au dessus de sa tête contre le tronc de l’arbre.
Lindsey ne bougea pas d’un cil, le regard plongé dans celui de Stefan, le souffle court par cette proximité qui bien évidemment le perturbait et faisait battre si fort son coeur dans sa poitrine.


« Ce que je veux n’a aucune importance. Et toi, qu’est ce que tu veux Stefan ? Je sais que tu brûles d’envie de m’embrasser et de me prendre comme ce soir là. C’est ce que tu veux de moi ? Qu’est ce que tu veux Stefan ? »

Lindsey faisait un effort insurmontable pour ne plus s’énerver et ne pas pleurer. Pourtant il avait cruellement envie de le frapper et de l’embrasser tant il lui en voulait et tant la colère le rongeait. Mais la vengeance serait bien meilleur sans larmes et sans cris.

Le jeu de la séduction revenait et Lindsey savait exactement quoi faire pour faire tomber Stefan sous son charme, bien que ça soit déjà fait…il devait se montrer encore plus provoquant et plus calculateur avec lui. Posant ses doigts sur le torse de Stefan, caressant doucement son torse a travers son t-shirt et remontant doucement jusqu’à la joue du jeune homme avec délicatesse, lui volant une première caresse qui lui brulait presque les doigts sans lâcher un seul instant son regard, plongeant son regard sombre dans celui doré du jeune basketteur. Il devait l’avoir, par tout les moyens, Lindsey n’avait plus qu’une idée en tête…que Stefan devienne fou de lui pour enfin pouvoir à son tour lui briser le coeur.

Effleurant les lèvres de Stefan, sans l’embrasser, il murmura alors contre sa bouche avec chaleur et désir alors que sa main venait de glisser dans la nuque du jeune homme, l’approchant un peu plus de lui et l’invitant à venir sentir son souffle contre sa bouche.


« Embrasses moi. »

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À quoi penses-tu ? Peut-être est-ce la lumière mourante du ciel, peut-être est-ce l’ombre croissante des sapins autour d’eux. Mais quelque chose change dans l’œil brun de Lindsey. Un détail insignifiant sur lequel il ne parvient pas à mettre de mots mais qui fait frémir en son cœur un pressentiment funeste et exalté à la fois. Qu’est-ce que tu caches ? Stefan ne peut détacher son regard du visage délicat, encore troublé mais étrangement résolu. Cette expression alarme tous ses instincts mais il en a à peine conscience, captivé qu’il est par l’éclat si vif de sa prunelle tremblante, par le son frémissant de sa voix qui lui retourne sa question. Qu’est-ce qui t’arrive ? L’italien ne peut le savoir. Tout juste peut-il deviner le danger qui le guette lorsque ses doigts fins se posent sur son torse pour l’effleurer avec une lenteur insoutenable. Sans le vouloir, Stefan retient son souffle et frissonne de bas en haut en sentant le sillon enflammé que creuse cette caresse le long de sa poitrine, son cou, son visage.

C’est un piège… Cette phrase résonne de façon étrange dans sa tête, comme s’il entendait tinter une clochette à travers le brouillard. Un son cristallin, aigrelet, tellement étouffé, déformé par la brume qu’il cesse d’en être inquiétant. C’est ainsi que l’italien ressent cette mise en garde alors qu’il demeure immobile sous les mains, la bouche du petit ange qui resserre doucement ses filets autour de lui. Jamais il ne ferait ça s’il n’avait pas une sale idée derrière la tête. Refuse. Va-t-en. Ne l’écoute pas… Peine perdue. Il ne prête pas la moindre attention à ces mots. Sa main frôle la hanche fine avant de se poser sur la taille souple, cherchant sa chaleur à travers l’épaisseur des vêtements.

« Ce que je veux… »

Sa voix est tellement inaudible qu’il n’est pas sûr d’avoir prononcé ces paroles. Stefan ferme à demi les paupières, le souffle court contre les lèvres qui l’appellent, l’ensorcellent du souffle parfumé qu’elles entrelacent au sien. Ne fais pas ça… Il ne faut pas…

« Embrasse-moi. »

Et Stefan obéit. Comme autrefois sur le parvis de cet immeuble sordide dans un quartier délabré de Niflheim, malgré toutes les mises en garde irréelles qui résonnent déjà trop loin pour l’atteindre, il se laisse entraîner docilement dans la gueule du loup par la main gracile du petit ange et bascule, paupières closes, dans le vide chatoyant qui s’ouvre sous ses lèvres enchanteresses. Mon dieu… Sa bouche retrouve la sienne, en sculpte l’ourlet moelleux comme s’ils n’avaient jamais cessé de s’embrasser depuis ce jour et l’italien sent tout son corps s’illuminer, entrer en fusion, revivre douloureusement dans ce bosquet de sapin à l’écart du monde. Tu m’as manqué… Cette pensée-là résonne distinctement dans chaque fibre de sa chair. Jusqu’à ce que finalement, ce soit Lindsey lui-même qui le libère de son emprise sans le savoir. Alors que Stefan se perdait sans retour dans ce baiser, il rouvre soudainement les yeux, s’écarte, recule. L’or ruisselant de ses yeux jette un très bref instant son éclat avec une surprise douloureuse sur le visage du petit ange, puis se ternit alors que l’italien achève de se redresser, de s’éloigner de quelques pas avec un sourire amer.

« Je veux t’embrasser sans sentir le goût d’un autre homme sur tes lèvres… »

C’était moins une… Oui. Il a failli se perdre pour de bon. Il ne saurait même pas dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose alors qu’il toise Lindsey de toute sa hauteur, le corps encore brûlant de cette trop brève, trop intense étreinte. Ce piège où toute une partie de lui ne demande qu'à tomber...

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