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Bestiae autem gemens

Tout autour de Niflheim, du centre ville aux alentours boiseux, des créatures étranges ont été aperçues semant la terreur et le désordre. Des couleurs vives, des comportements douteux et par-dessus tout un rapport presque logique avec La Mort pour les Reloads, elles semblent pour certaines perdues, prêtes à attaquer pour d’autres. Qui sont-elles ? Que veulent-elles ? En tout cas, il serait bon de ne pas trop les chercher… Prenez garde, faites attention ; et si vous avez un tant soit peu d’intelligence, courez.


 

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sanstitre01 - Declan L. Walsh |Terminée|

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Declan L. Walsh
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Sam 19 Aoû - 3:12

Declan Lysander Walsh

That's burning away and it's never ever gonna be the way it was in your memory.

• Nom : Walsh.
• Prénom : Declan Lysander.
• Surnom : Dec'.
• Âge : 27 ans.
• Plutôt : Seke.

• Origine(s) : Americano-Irlandais.
• Métier : Officiellement au chômage, prend un peu tous les boulots qui se présentent et trempe généralement dans des affaires pas nettes (Synthèse de drogues et vols).
• Groupe : R:Divers.

• Pouvoir : Changer la matière. Il peut changer toute matière dans une autre matière cependant il ne peut changer la forme ni la contrôler avec son pouvoir. Tout ce qu'il peut faire c'est de la rendre plus malléable voire liquide. Si la matière change de forme et revient à son état initial elle ne reviendra pas à sa forme première si elle a été modifié. Une planche de bois transformée en eau et retransformee en bois aura une forme de flaque. Pour changer la matière un contact physique est nécessaire.
• Malus : Selon les matières et la surface cela peut consommer beaucoup d'énergie, il ne peut donc pas utiliser son pouvoir trop souvent ou sur de trop gros objets au risque de s'évanouir voire avoir des répercussions plus graves sur le long terme. Lorsqu'il tire trop sur la corde il peut arriver que certaines parties de son corps se changent également dans la matière voulue et mettent un certains temps à retrouver leur état normal celui-ci s'allongeant davantage à chaque abus. Aussi, il ne peut changer que les matériaux dont il connait la structure moléculaire en autres matériaux dont il la connait, son pouvoir est limité à ses connaissances et à sa compréhension.
• Marque : Le symbole de l’Ouroboros à l'intérieur de son avant-bras gauche.
• Âge de la mort : 24 ans
• Cause(s) de la mort : Suicide.

• Mon pseudo sur le net : Snow.
• Âge : Quart de siècle maggle.
• Présence sur le forum : Variable, je reprend tout juste le RP suite à une longue pause, mais je pourrais passer faire au moins un petit coucou par semaine.
• Que pensez-vous du forum : Il est joli, actif, le contexte est cool )o) enfin que du bon ♥
• Comment l'avez-vous connu ? Mh bonne question, j'avais commencé une fiche mais les études m'ont un peu bouffé, du coup je reviens m'incruster o/ (Je crois que c'était par un partenariat).

• Le personnage sur mon avatar est : Badou Nails - Dogs Bullet & Carnage
• Le code est :
Caractère du personnage
T’es un de ces gamins qu’on dit paumé, anarchiste, punk à chien, parasite de société. C’est pas faux, comme le dirait Perceval. T’es un bouledogue et un chien hargneux, qui veut rien devoir à personne, qui croit en rien, et sûrement pas en la société, tout en faisant le compromis de te faire entretenir par " ton ennemi ". Ça leur fera les pieds.

Tu crois pas en grand-chose, juste dans la fatalité, et peut-être un peu au vaudou et ces délires pagans. C'pour ça que t'as une gueule de sombre dépressif.
Enfin, si on t’enlève ton vernis de bad boy, t’es un de ces stéréotype repentis ? Genre, t’aides les gens dans la rues, les mamies et tout ? Nan, tu casses, tu gueules, tu fais vrombir ta moto pour effrayer les gosses et t’hésites pas à tabasser les gens quand t’estimes ça légitime. Pourtant, à voir ton piano et tes vieux bouquins, t’es loin d’être abrutis, t’es même sacrément cultivé... Tu te poses probablement trop de question, voilà pourquoi tu te rebelles contre tout, y comprit ce truc, dans lequel t’es pourtant né. Syndrome bordeline peut-être..toi et tes délires de voix..Mais t’es bien dans ton pull, et tu te vois pas vivre vieux, le canna et toute ces conneries dans lesquelles tu t'embarques ça t'arrange bien. Tu l'as pas demandée cette deuxième chance, tu voulais déjà pas de la première.

T’es un mec un peu con, qu’à pas trouvé sa place dans la vie et qui se cherche encore. T’es pas méchant, mais t’es pas du genre à te bouger le cul pour les autres, tu les regarde sombrer en te disant que c’est pas ton problème. Mais au fond, t’es qui pour les aider alors que toi-même tu cherches à te noyer? Ça te fais frémir quand t’as mal, ya que quand t’as la chair qui devient bleue que tu te sens bien, quand tes mots acerbes et habilement pesés lacèrent l’âme et effacent la tendresse qu’on aurait pu avoir à ton égard. Tu veux pas qu’on t’approche de trop près, tu gardes tes distances et te complaît dans ta propre compagnie. Tu dragues en racontant de la merde, t’étonnant quand les gens décident de te suivre et d'arriver à tirer ton coup, les bons jours t'arrive même à leur tirer leur fric. T'es un déchet et personne ne s'en étonne. T'es qu'un connard à problème, comme y'en a toujours eu, et comme y'en aura toujours. T'aimes pas ta vie, et la vie t'aime pas. Si t’arrêtais de la bafouer en même temps...
T'en es trop déconnecté pour ça. Tu te fous un peu de tout en fait, ce qui te rend un peu trop sûr de toi et assurément trop direct.

On peut pas te reprocher d’être hypocrite, par ce que tu ne recherches aucunement la sympathie de tes semblables, trouvant cela plus simple de balancer ce que tu penses plutôt que d’essayer d’inventer un quelconque compliment. T’es surtout un gros flemmard en fait, t’es pas du genre à te donner pour les autres et s’ils veulent te côtoyer c’est à eux de se bouger le cul. T’es marrant, à ta façon, certains se foutent de toi, d’autres se marrent avec toi. Tu n’as que faire des regards et des jugements, évoluant en marge de la société comme une mauvaise herbe. T’es un esprit libre, t’as toujours refusé les carcans imposés par la société, trouvant que te laisser injecter des règles de conduite et de pensée était terriblement malsain. Tu te construit toi-même, seul dieu de ton existence, tu es ce que tu veux être et ne laisse personne te dicter la conduite à adopter, préférant te fixer toi-même tes propres règles et limites.  

Mais dans le fond t’es vide, tu te sens seul et brisé sans arriver à combler le vide qui te bouffe les entrailles, t’entraînant dans les ténèbres où tu te complais. Tu suis des étrangers, les observes, les découvres, tentant en vain de saisir ce qu’ils ont et qui te manque, tentant désespérément de comprendre l’entrelacement de leurs cellules cognitives pour en saisir l’essence. T’es curieux, probablement trop, et ton absence de sens moral te pousse souvent à aller trop loin dans tes expérimentations. Ta vision du monde est biaisée, tu sais même plus ce que c'est que d'être heureux, tu ne trouves ton compte que dans la violence et l'exagération.
Physique du personnage
Autrefois t'avais une belle tronche, ta madre pleurerait si elle voyait la tronche de macchabée que se trimbale son chérubin. T'as de jolis traits, fins, gracieux, tu serais beaux si t'étais pas aussi maigre. T’es pas super grand, mais t’es assez maigre pour qu’on espère que tu le sois. Tu fais quoi ? Un mètre soixante-quinze à tout casser.. ? Et on est même pas sur que t’atteignes les cinquante kilos. « Mais c’est une histoire de protéines, à force de manger du gazon »...Nan, c’est plus parce que tu fumes et tu bois plus que manger.

Mais ça t’a sculpté un putain de visage de muse masculine, avec les traits minces, les joues creuses de poète maudits et des pommettes assez saillantes pour qu’on se coupe dessus et tes côtes qui viennent ourler ton torse. T'as quasiment un exosquelette qui se dessine sous ton épiderme trop pâle. De loin et avec le bon éclairage tu ressembles à s'y méprendre à Casper. Casper ouais, par ce que t'as l'air trop ahuri pour être méchant.

T’es plutôt beau gosse, en fait, si on t’enlevais cette moue râleuse que t’as en public. T’as des yeux d’une couleur assez claire, verts c'est ça? Mais c’est un regard tellement con que tu sors qu’on dirais que t’as des yeux noirs..Heureusement pour toi qu’tu fais plus jeune que ton âge, vu ton train de vie de merde..t’es pâlot aussi, tu dors bien ? Nan. Et ça se voit aux cernes que tu trimbales comme ton passeport.

T'as le mauvais genre, quand tu quittes ton pull en fibre végétale c'est pour le troquer avec un vieux t-shirt noir arborant l'iconographie de groupes issus d'un autre temps. Putain de hippie dirait ton daron. Tu leur fous la honte, ils doivent être ravis que le mouton noir se soit cassé loin de chez eux. Mais tu t'en fous, tu t'en es toujours foutu, t'as toujours été à contre courant avec ton jean troué qui est raccord avec tes Docs râpées et ta veste de jeans noir. Franchement tu rassures pas, avec tes piercings et tes tatouages, quand t'enfourche ta bécane t'as l'attirail du parfait junkie, celui qu'on trouve devant les épiceries étrangères lorsqu'on n'y voit plus le bout de son nez, celui qui nous fait changer de trottoir et qui balance des insultes aux ombres qui le narguent.

Y'a que ta chevelure qui détonne avec le reste, déjà par sa couleur, mais aussi par ce qu'elle est étrangement bien entretenue. Mieux que ton corps avec les brûlures de mégots et les cicatrices. Parfois un mégot se perd dans cette tignasse trop longue et trop épaisse digne de Raiponce. Princesse... ça leur arrive aussi de t'appeler comme ça des fois. Aux piliers de bar qui se marrent quand tu portes tes jupes à tartan. T'es un équaliste ouais, même si c'est un peu con maintenant qu'il n'y a plus de femmes. Oh ouais, t'as aussi ton sourire, ce foutu sourire qui dit " Là, maintenant, sur le bar. " T'as du charme, quand tu veux, quand tu ne préfères pas faire la gueule où chercher des merveilles au fond d'océans ambrés.

Tu te meus toujours avec le même flegme, ton joint coincé entre tes lèvres. T’en fumes au point que c’en est devenu une partie de l’odeur corporelle qui coule de tes pores comme un brouillard..ça , ton savon au citron, et ton shampoing à la fraise. T’as des longues mains, ça c’est la classe, et des pieds qu’ont la même tronche que toi..petits mais longs qu’on dirait des mains..et tu t’en sers comme tels, fini le mal de dos ! Bien que la meilleure solution pour ça, ça serait que tu tiennes un peu mieux..Mais on refait si bien le monde depuis son canapé..

Histoire du personnage
Ton histoire, elle te vend pas du rêve, tu rêvais de finir en taule, comme les mecs dans les films d’actions. De leur balancer un « Vous m’aurez jamais vivant ! » et de te jeter dans le tas, tu rêvais de finir couvert de sang, mais pas du tien… Sérieusement, Dec, le film que tu retournais dans ta caboche n’avait rien de glorieux. Mais faut dire que tu tentais désespérément de t’écarter du chemin que la vie avait tracé pour toi. Ta véritable histoire ? Même son début il est fade. T’as été conçu le jour où le petit secrétaire avait dit oui à son patron. Une histoire de cul au boulot, qui s’était même pas finie par une plainte pour harcèlement sexuel. Ça ressemblait davantage à un scénar’ de film à l’eau de rose, tu sais, ceux qui te filent la gerbe. Dès ta naissance elle te pendait au dessus de la tête, la petite maison dans la prairie avec sa chiée de mioches et ses sept chiens. T’aurais repris l’entreprise de ton père après avoir intégré une grande fac de sciences et épousé un ami d’enfance. Ils te connaissaient même pas qu’ils t’avaient déjà condamné au bonheur, ces cons.

Mais bon, heureusement que t’es né avec un don, le don de tout faire foirer, sinon tu serais mort, noyé dans ta propre bile d’allégresse. Oh Dec… Comment es-tu devenu aussi amer ? Ah ouais, c’est vrai, fallait que vos histoires se rejoignent. . T’as vu le jour dans le berceau du Jazz, bercé par les saxos et les rires s’élevant des bars de la rue où vous viviez. Tu pouvais pas courir dans les rues, alors t’avait tenté d’escalader l’immeuble en passant par la fenêtre un jour… Ta nourrice s’était fait virer à cause de cette histoire et puis vous aviez quitté la ville pour vous rapprocher des champs de coton de ton père. La maison était de plein pied, y avait un jardin, mais tu tentais toujours de grimper sur le toit, la gueule que tes parents avaient affiché ce jour là avait dû te plaire, ou tu devais pas aimer ma nouvelle nourrice. Enfin, peu importe, ça t’éclatait de voir le monde de haut. T’avais l’impression qu’il t’appartenait, qu’il était bien plus grand. A l’époque il se résumait à quelques hectares de champs d’ouate, tes parents, quelques domestiques et l’école.
Au départ ça t’avais amusé, et comme toute chose tu t’en étais rapidement lassé. Par ce que les gosses là-bas, ils préféraient regarder les dessins animés plutôt que de lire les contes d’Andersen, tu préférais déjà les histoires tristes à l’humour grotesque, et faut dire que la télé, tu l’allumais juste pour faire râler ton père quand il tentait de travailler dans la salle commune. Tu te sentais pas à ta place parmi les gamins de ton âge. Ta rencontre avec Henri n’avait fait que confirmer ce que tu savais déjà. Ce jour là ta mère t’avait enfermé dans un tombeau de tissus noir, tu te retrouvais coincé dans des mocassins au cuir dur, te compressant les orteils et te donnant une drôle de posture. Et il y avait le nœud papillon aussi, cet horrible corde qu’elle t’avait passé au cou. Tu ressemblais à un pingouin après une overdose d’esquimaux, t’avais le ventre tourneboulé par la chaleur, mais il fallait « bien présenter ». T’aurais ris jaune, si t’avais pas eu la gorge compressée. Tout ça par ce que tes parents recevaient de la famille. Y avait oncle Sam – tu n’es jamais parvenu à retenir son nom, mais il avait une gueule de Sam – puis il y avait Kurt, et enfin Henri.
T’as ri en entendant son prénom, malgré le nœud qui entravait ta gorge, par ce que franchement, il avait un nom pourrit. Tu te disais que dans ta famille, ils devaient pas aimer les gosses. Mais au moins lui, il était pas déguisé en pingouin. Ils vous avaient libérés dans le jardin, vous laissant gambader dans les champs de coton. Henri venait de la ville, pas la Nouvelle Orléans non, la vraie vie, l'Irlande. Il avait deux ans de plus que toi, mais t’avais l’impression qu’il en avait dix d’avance, qu’il appartenait carrément à un autre monde. Il avait la tenue d’un roi dans son T-Shirt et son jean de marque, alors que toi, t’en menais pas large dans ton costard miniature. T’avais viré tes grolles dès que tes parents eurent le dos tourné et t’étais parti courir dans les champs et chasser les insectes. Tu lui filais la gerbe à Henri, franchement les verres de terre, il aimait pas ça. T’avais tout tenté pour lui plaire, allant des araignées aux sauterelles, tout en passant par les milles pattes. Mais tu t’y prenais comme un pied pour l’amadouer. Il avait soupiré, et t’avait poussé dans la boue avant d’aller lire dans la grande salle. Toi quand t’es rentré pour le suivre, tu t’es fait engueuler par ta mère, et lui il se marrait, vautré sur le canapé. Elle t’avait passé un savon, au sens propre comme au figuré, et puis t’avais enfin pu rejoindre Henri pour lire à côté de lui. Il t’avait alors sourit, faut dire que t’étais moins repoussant sans ton masque de terre. Quand il était rentré chez lui, ça t’avait fait tout drôle, te laissant comme un vide.

Après son passage ta vie t’a semblé encore plus morne. Tu passais ton temps à penser à lui, à Dublin, tu t’étais même mis à regarder la télé, pensant que tu pourrais l’y voir. T’étais vraiment à côté de la plaque. T’avais huit ans lorsqu’il était revenu, t’avais lutté contre le costume mortuaire, tu te sentais grand. Tu l’avais même embarqué sur ton toit, pour regarder les étoiles. Mais une fois encore tu t’étais senti petit face à lui. Cette fois il t’avait parlé de sa ville, de son école, de Shay, son copain. Et toi tu buvais chacune de ses paroles, comme un décret divin s’écoulant des cieux. Il t’offrait un autre monde, t’emmenait ailleurs l’espace d’une nuit. Vous vous étiez endormis sur le toit, vos parents avaient dû y grimper pour vous chercher. Et il était partit, encore une fois.
Ta routine recommença, tu continuas à chercher comment l’impressionner. Il revient deux mois plus tard et à la place des insectes et des étoiles tu lui vendis la mer, le mois suivant tu initiais des rites vaudous sous ses yeux interloqués, prétendant que les sorciers du vieux carré t’avaient montré, mais tu ne faisais que reproduire ce que tu voyais à la télé. T’avais même tenté de te construire une vie, des amitiés, histoire de l’impressionner, t’avais troqué tes contes sombres pour les films d’horreur, pas par ce que tu trouvais ça plus intéressant, juste pour faire comme Henri et trouver ton Shay. Mais à chaque fois qu’Henri venait il avait des histoires plus impressionnantes que les tiennes et toi tu l’écoutais, les yeux brillants. Tu savais tout de Shay, de Dublin et de la romance, tu t’en étais fait une idée si précise que lorsque tes parents déménagèrent pour s’y rendre tu pensais tout connaître.
Et pourtant, lorsqu’Henri te présenta Shay, ses cheveux étaient moins blonds que ce que tu ne l’avais imaginé, sa voix était moins douce, son sourire moins envoûtant qu’Henri ne te l’avait décrit. Et puis franchement, qu'est ce qu'il pouvait être con. T’avais treize ans et ta tête rousse s’était déjà vidée de toutes ses illusions. T’appliquais les techniques de drague enseignées par Henri pour lui ramener de nouveaux mecs sous le nez, pour lui montrer qu’il n’avait rien pigé à ses propres récits. Mais Henri était aveuglé par l’amour et surtout… Il était plus con que tu l’avais pensé. En le côtoyant le mythe s’était effondré, Henri n’était qu’un garçon de quinze ans, le temps te dévoilant ses défauts.
Leur première rupture arriva quelques mois après ton arrivée. T’avais pas trop compris pourquoi, mais Henri était chamboulé. De ses lèvres ne s’écoulaient plus les milles et unes merveilles de la caverne d’Aladin, mais juste une bile insipide venant souiller les souvenirs que tu chérissais. Alors tu l’avais embrassé, juste pour qu’il ferme sa gueule et contre toute attente il t’avait laissé faire. Le pauvre, il devait vraiment être désespéré. Tu sais toujours pas s’il y avait plus que du mépris dans ton baiser, tu ne t’es jamais demandé si tu l’aimais, par ce que ç’aurait été rendre réel un sentiment qui ne te serait jamais rendu. Il attendit dans tes bras, quelques heures plus tard ils étaient à nouveau ensemble. Quelques mois après ils étaient séparés, et tu l’embrassais à nouveau. Cette absurde mascarade dura quelques années, jusqu’au moment où Shay se lassa de ce jeu, laissant Henri pendu à tes lèvres sans jamais retrouver la chaleur des siennes.

Après ça tu t’étais lassé, t’avais cherché l’incarnation de tes idéaux ailleurs que dans ce couple brisé. Il y avait eu Luc, puis Sven, deux Allan et même un Yves dans le tas et d’autres dont tu as oublié le nom. Tu te fichais bien du partenaire, te contentant de chercher de quoi pallier au manque que les mensonges d’Henri avaient laissé en toi. T’enchaînais les conquêtes sans trouver ce que tu cherchais, tu sais même plus quand t’as arrêté. Peut-être quand t’as commencé à boire, à draguer dans les bars en racontant de la merde. T’avais au moins le bénéfice d’être original, proposant à tes conquêtes d’un soir des séances de spiritisme pour leur faire rencontrer leurs morts. On pouvait pas tomber davantage dans le mauvais goût, t’aurais même été capable de draguer aux enterrements… Mais le pire, c’est que ça marchait, avec certains. Et les autres t’en voulait pas de toute façon. Tu perdais pied, noyé entre le stupre et l’alcool, te rendant hermétique au monde qui t’entourait. T’avais déjà fini tes études quand t’avais vraiment plongé, tu bossais chez ton père, mais même lui avait fini par te virer. De toute façon la recherche, ça t’avais jamais plu. Et ton autre père lui, il chialait et priait pour ton âme. Il disait que tu crèverais sous un pont, une balle dans la tempe, à un pont près, il avait raison.  

T’enchaînais les petits boulots pour survivre et puis, probablement par nostalgie, t’étais retourné là où tout avait commencé, la Nouvelle Orléans. T’avais alors 22 ans et tu redécouvrais le monde qui avait bercé ton enfance d’un regard glacé et désintéressé. Un peu plus d’un an plus tard tu te retrouvais le cou entravé de perles, marqué par les baisers d’un inconnu. Vous vous perdiez l’un dans l’autre dans une communion spiritueuse où vos esprits s’élevaient dans des battements d’ailes anisées. Il s’appelait Frey, un autre nom de merde, mais à force tu t’y es fait et ton rire tu l’as étouffé contre ses lèvres. Vous étiez bourrés, vos cerveaux ravagés par l’alcool. Tu l’avais embarqué chez toi après une partie de jambes en l’air coincés entre deux poubelles, l’odeur des tissus organiques en décomposition se mêlant à ton eau de Cologne et aux senteurs de l’eau de vie et du tabac refroidi, le glam du premier rendez-vous. Tu devais être las de tourner en rond sur l’équateur de ton propre monde, par ce que cette fois t’avais pas envie qu’il se tire. Tu l’observais, les rais du soleil filtrant à travers les stores redessinant son corps de jeune ado entrant dans l’âge adulte. Frey il n’avait… Rien à voir avec Henri et les idéaux que tu avais abandonné lors du précédent paragraphe.  Frey, c’était un chiot, perdu, paumé, c’était peut-être ça ouais, t’avais besoin d’un animal de compagnie.
Puis le chiot entra dans l’âge adulte, le chiot se mit à mordre et à aboyer contre ceux qui osaient poser le regard sur toi. Et toi putain, tu aidais pas. T’avais arrêté tes conneries, ton père t’avait même rendu ton boulot et laissé l’appartement que vous aviez envahit le soir de votre rencontre en défonçant la serrure - heureusement que les voisin te connaissaient – mais tu pouvais pas t’empêcher de sourire et de lancer des regards, comme un fantôme de ton déclin te collant à la peau. Mais tu l’aimais, tu cherchais pas à aller voir ailleurs, l’ailleurs venait à toi, se dandinant sous ton nez comme une carotte bien juteuse, et toi t’étais la mule de cette histoire. Tu les voyait, la souffrance de Frey, ses peurs, t’as jamais cherché à les plaquer. Tu les laissais mariner dans leur propre noirceur, observant le composé de réactions qui en résulterait. T’as été un connard sur ce coup là, Dec. Par ce que franchement, vous aviez tout pour être heureux, mais tu me diras, c’est un peu l’histoire de ta vie hein. Ça t’avait amusé au départ, et puis t’en as eu marre. Pour toi les relations c’était à la carte, t’étais trop con pour réaliser que t’y tenais vraiment à ce gars. T’as repris à boire, mais cette fois le verre de trop ne t’avais pas plongé dans le terrier du lapin d’Alice, il n’y avait pas de merveilles, juste du désespoir.

Le type devait à peine avoir dix-huit ans, il te collait dans ce bar comme l’odeur de Bourbon qui ne quittait tes lèvres. Il parlait trop, beaucoup trop, même le Jazz n’arrivait à étouffer ses balbutiements se voulant charmeurs. Alors tu l’avais embrassé. Logique de mec bourré dirons-nous. La vérité c’est que t’avais juste besoin de souffler, d’oublier ton chiot égaré. Quand il t’as sorti le classique « Chez toi ou chez moi ? » un peu trop tôt à ton goût, t’as hésité un instant. Tu sais pas ce qui t’es passé par la tête, mais au moins t’as pas fait ça chez vous. Quand tu t’es barré sans un mot, le type t’a rattrapé pour t’embrasser sur le pas de la porte, espérant probablement que ça irait plus loin. Et ce fut le cas, mais pas dans le sens où il l’avait espéré. Quand t’es rentré, Frey avait la mine plus sombre qu’à l’accoutumée, il savait, mais t’espérais qu’il fermerait sa gueule. T’as attendu qu’il te crache son venin à la figure, impassible, avant de lui adresser ton éternel sourire plat. Lui disant que ouais, tu t’es perdu sur le corps d’un autre, par ce que t’as trop bu, par ce qu’en ce moment il était chiant… Mais putain, c’était pas sa faute, t’es vraiment un connard. Il t’a éclaté tes lunettes sur la gueule, t’y as perdu un œil, et c’était bien fait pour ta gueule. Franchement, vous étiez pas fait pour être ensemble, mais t’avais pas envie de le laisser partir. Frey aurait pu être ce que t’avais toujours cherché, si seulement t’avais insisté, si tu lu avais tendu la main sans l’écarter au premier grognement. Mais t’en avais marre d’aller dans sons sens, t’étouffer pour le laisser respirer. T’avais pas envie de jouer les nounous, de lutter contre ses démons pour que tes sentiments l’atteignent.

Et pourtant lui, il t’a tout donné, sans retenue. Tu l’as vu tenter de changer, et encore une fois, tu l’as pas vraiment aidé, ton petit chiot. Tu le regardais se débattre sans lever le petit doigt, comme te demandant s’il coulerait sans toi. Peut-être que t’avais envie qu’il coule, pour te dire qu’il s’accrochait pas à toi pour rien, que tu lui apportais du bon… Et il a coulé.  T’étais dans le salon en train de noircir ton écran de formules alambiquées quand le coup est parti. Tu t’es figé. Puis tu t’es redressé pour le rejoindre, prenant ainsi part au dernier acte de votre histoire absurde. T’as posé un regard vide sur le sac qui traînait dans l’entrée, puis t’as plongé ton iris émeraude dans les siens. Vous aviez l’air tellement cons, tellement pathétiques, t’en es-tu seulement voulu ? Sa vie le quittait pour le plancher chaud de vieux chêne, et toi t’es venu poser ton cul dessus alors qu’il s’excuse. Tu le prends dans tes bras sans trop comprendre, t’as le sang qui bat dans tes tempes, mais tu ne laisses rien transparaître, tu lui dis juste que tu l’aimes, par ce que c’est vrai, c’est probablement la seule certitude que t’aies jamais eu. Tu saisis sa main qui tient le flingue et te l’enfiles dans la bouche. Ses mots te font mal… terriblement mal, au point qu’une larme vient perler au coin de ton œil, là tu regrettes, mais tu peux plus revenir en arrière. Tu te contentes de rabaisser l’arme, de sourire et de l’embrasser une dernière fois. Ce qu’il pouvait être con ce gosse. Tu lui balances ton dernier « Ta gueule » avant de te faire sauter la cervelle. T'en voulais plus, mais t'as jamais pu te résoudre à le laisser partir seul ni à continuer à vivre sans lui.

Mais ça n'était pas le chapitre final de cette absurde mascarade. Il a fallut que tu te réveilles, t'as même pas cherché à savoir s'il était encore vivant. T'es juste parti, sans un mot ni un regard. T'es plus aussi con qu'avant, t'es pire. T'as erré, vagabondé de ville en ville, t'es reparti en Irlande, te rabattre sur Henri, un temps. L'un comme l'autre vous restiez accrochés aux souvenirs de vos amours perdus, aux souvenirs que vous pouviez raviver dans l'autre. Vous ne vous aimez pas, vous avez juste désespérément besoin l'un de l'autre. Tu n'oses prononcer son nom que dans les moments d'ivresse, ou lorsque vous vous fondez l'un dans l'autre, le reste du temps se résume à des introspections muettes et des échanges sans passion. Le temps passe, cette union perd son sens, tu quittes à nouveau ce qui s'apparente à un foyer, erres comme une âme en peine, ta vie n'étant qu'une succession de fuites. Tu quittes ton île pour une plus grande, te perds dans les landes, explores l'Angleterre. T'atterris à Niflheim, las. C'est un endroit comme un autre mais tu finis par y prendre racine malgré toi, tu voles pour survivre en faisant mauvais usage de ton don. A traîner dans les mauvais quartiers tu rencontres les mauvaises personnes et finis par appliquer tes connaissances en sciences à des desseins moins louables que l'éradication de maladies, ouvrant les portes de ton paradis morose aux âmes en peine de cette ville. T'as même plus la volonté de bouger, tu t'es pas vraiment fait d'attaches alors t'as rien à fuir.



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Sam 19 Aoû - 8:03
Hey ! Bienvenue parmi nous Declan (Je ne ferai pas la blague, je ne ferai pas la blague, je ne ferai pas la blague... Par amour pour Badow WAZAA )

La vache, comme tu es cool WOAAAH ♥ Pas sympa, mais trop cool ! Et puis mama, ta plume... J'ai lu tes descriptions alors que j'étais encore en train de décéder dans mon lit et ça m'a réveillé encore mieux que mon thé du matin tellement c'était chouette ! Et pis pas moyen décidément : les sales caractères, c'est comme la crème pâtissière, je peux pas résister

J'ai hâte de te voir validé pour voir ce que tu vas faire de ce bonhomme 8D

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Merci à Yasuo Jésus pour cette belle signa et cette merveille de vava ♥️♥️♥️♥️♥️
Stefan parle anglais et italien !

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Sam 19 Aoû - 12:29
Bienvenue !
Olala quel personnage, je suis charmé
Et cet avatar

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Merci pour ces cadeaux ♥:
 

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Declan L. Walsh
R:Divers
Sam 19 Aoû - 16:35
Stefan > Je veux la blague! WAZAA *sort*

Hahaha ravi que le perso plaise 8) et oui les trous du cul sont géniaux #poutre
Merci pour tous ces compliments >< heureux que la lecture ait été agréable ^^
Et merci pour l'accueil aussi )o)

Peter > Merci pour l'accueil! :D ravi que le perso et l'avatar plaisent hehehehe
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Invité
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Sam 19 Aoû - 18:43
Hello,

Tout d'abord bienvenue, tu as de la chance parce que tu as hérité du meilleur parrain au monde : Moi. J'ai donc lu ta fiche, et j'ai juste une petite chose à te faire ajouter avant de te valider. On aimerait que tu nous rajoutes quelques lignes pour raconter son arrivée à Niflheim et du coup pourquoi ici.

Quand ça sera fait tu peux m'envoyer un MP ou me prévenir ici, je viendrai te valider comme ça o/

A bientôt Love you ♥


Yop&Cats
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(╯ಠ_ರೃ)╯︵ ┻━┻
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Métier : Street-Art / photographe
Pouvoir : Capacité de peindre sur les mur au toucher
Humeur : GRAOUH

Double(s) compte(s) : ~
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Inno Snowen
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Sam 19 Aoû - 21:55
Bienvenue ! SAVE ME INTENSIFIES Quelle histoire !

_________________



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Declan L. Walsh
R:Divers
Sam 19 Aoû - 22:10
Hoan > Merci pour l'accueil! )o)
Héhéhé génial \o/ je viens de faire les modifications, n'hésitez pas à me le faire savoir si ça ne convient pas ^^

Inno > Merci! Yaaas
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Invité
Invité
Sam 19 Aoû - 23:15


Tu es validé ! Bravo !

« Encore une fois je te souhaite la bienvenue ! C'est tout bon pour nous ton perso est intéressant et torturé juste comme il faut. J'espère que tu t'amuseras bien et si tu as des questions viens me voir :D »

• Tu peux dans un premier temps recenser ton avatar (et ton pouvoir si tu en as un), c'est très important ;
• Tu peux faire une demande d'habitation et/ou de lieu spécial si tu souhaites que ton personnage possède un endroit bien à lui;
• Et tu peux maintenant t'occuper de tes Rps, liens et autres carnets de bord dans cette section du forum !

Et surtout n'oublie pas de venir passer un coucou sur la ChatBox !
Amuses-toi bien parmi nous, au plaisir de te voir sur le forum ! ♥

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